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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Lectures pour la solennité de l'Epiphanie

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C
Livre d'Isaïe (Is 60, 1-6)
 
epiphanie-C-1lec.jpg


60
01  Debout, Jérusalem !
Resplendis :
elle est venue, ta lumière,
et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi.
02  Regarde : l'obscurité recouvre la terre,
les ténèbres couvrent les peuples ;
mais sur toi se lève le Seigneur,
et sa gloire brille sur toi.
03  Les nations marcheront vers ta lumière,
et les rois, vers la clarté de ton aurore.
04  Lève les yeux, regarde autour de toi :
tous, ils se rassemblent, ils arrivent ;
tes fils reviennent de loin,
et tes filles sont portées sur les bras.
05  Alors tu verras, tu seras radieuse,
ton coeur frémira et se dilatera.
Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi
avec les richesses des nations.
06  Des foules de chameaux t'envahiront,
des dromadaires de Madiane et d'Épha.
Tous les gens de Saba viendront,
apportant l'or et l'encens
et proclamant les louanges du Seigneur.
 

Psaume (Ps 71, 1-2, 7-8, 10-11, 12-13)
 
epiphanie-C-ps.jpg
 
01  Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
02  Qu'il gouverne ton peuple avec justice,
qu'il fasse droit aux malheureux !

07  En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu'à la fin des lunes !
08  Qu'il domine de la mer à la mer,
et du Fleuve jusqu'au bout de la terre !

10  Les rois de Tarsis et des Iles
apporteront des présents.
Les rois de Saba et de Seba
feront leur offrande.
11  Tous les rois se prosterneront devant lui,
tous les pays le serviront.

12  Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
13  Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.




Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens (Ep 3, 2-3a.5-6)

3
02i  Frères, vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :
3a  par révélation, il m'a fait connaître le mystère du Christ.
05  Ce mystère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes.
06  Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile.




Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 2, 1-12)
 
 
epiphanie-ev1.jpg


2
01  Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
02  et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
03  En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui.
04  Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent :
05  « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
06  Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. »
07  Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ;
08  puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
09  Sur ces paroles du roi, ils partirent.
Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant.
10  Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.
11  En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
12  Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
 
Copyright AELF - 1980 - 2006 - Tous droits réservés


 

Le Christ, notre unique espérance pour la paix - Homélie Ste Marie, Mère de Dieu

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)
 

sainte marie mere

 

 

Tout le monde veut la paix. Nous voulons la paix de l’esprit, la paix du cœur, la paix dans nos familles, la paix dans le monde. La paix, l’équilibre, l’ordre sont indispensables pour la croissance, la prospérité. Un jardin ne peut pas fructifier dans un cyclone. Le cœur de l’homme et les sociétés humaines ne peuvent pas davantage s’épanouir dans des conflits violents.

 

Le Jour de l’An est un jour où même les plus pessimistes parmi nous ressentent au moins une petite chiquenaude d’optimisme, un petit souffle d’espérance. Nous espérons que la nouvelle année sera meilleure que la précédente – meilleure pour nous, pour nos familles, pour le monde. C’est pour surfer en quelque sorte sur cette vague d’optimisme naturel que l’Eglise a instauré en 1968 la Journée Mondiale de la Paix chaque premier janvier.

 

Mais un désir naturel de paix ne suffit pas pour établir une vraie paix, une paix durable, que ce soit dans nos cœurs, dans nos familles ou dans le monde. Seul le Christ peut apporter la vraie paix. Lui seul peut venir à bout de toutes les divisions, des antagonismes, des blessures qui sont la terre nourricière des conflits. Comme l’affirme  Benoît XVI dans son encyclique Spe salvi (n. 31) :

 

« Dieu est le fondement de l'espérance – non pas n'importe quel dieu, mais le Dieu qui possède un visage humain et qui nous a aimés jusqu'au bout – chacun individuellement et l'humanité tout entière. »

 

 

C’est le message central de Noël. Dieu est venu pour être notre Sauveur, car nous en avions bien besoin. Le Christ est venu pour nous apporter la paix que nous désirons tant, car nous ne pouvons pas réaliser cette paix par nous-mêmes. La bénédiction que Dieu enseigne à Moïse dans la première lecture de ce jour était aussi une promesse, et Dieu a tenu cette promesse en nous donnant son Fils.

 

« Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu'il t'apporte la paix ! »

 

De nos jours il est de bon ton de dire que toutes les religions se valent. Mais toutes les religions ne se valent pas. Jésus Christ est l’unique Sauveur. Il n’y a qu’un seul Dieu, créateur du ciel et de la terre, la Bienheureuse Trinité, Père, Fils et Saint Esprit. Et la deuxième Personne de la Très Sainte Trinité s’est fait homme. Croire en lui, le suivre, espérer en lui, ce n’est pas la même chose que de suivre Bouddha, Confucius ou Mahomet ou de croire en Krishna ou en Shiva. Bien sûr nous devons respecter toutes les croyances, mais nous les respectons parce que le Christ nous a révélé qu’il a créé tous les hommes à son image et à sa ressemblance, et que tous sont aimés du Père et sauvés par son Fils ! Jésus est l’unique Sauveur. Voilà ce que nous croyons. N’en doutons jamais!

 

Tous les chrétiens ne sont pas des saints, mais la foi chrétienne, seule, a donné naissance à la notion de la dignité humaine universelle et aux droits de l’homme. Jusqu’à la venue du Christ, il n’y avait aucune force dans le monde qui puisse surmonter les obstacles entre les peuples, les cultures et les civilisations. L’idée de la fraternité universelle de l’humanité n’est apparue que parce que le Christ s’est identifié à chaque être humain, qu’il est mort pour tous les hommes, en aimant tous les hommes, et en offrant son pardon à tous les hommes.

 

A Noël, les papes se tiennent au balcon qui surplombe la Place Saint-Pierre à Rome, et il s’adressent au monde entier. Ils adressent leurs vœux de Noël en plus de cinquante langues. Et dans toute la foule des pèlerins assemblés, certains applaudissent chaque fois qu’ils reconnaissent leur langue à eux. Pour chaque langue, il y a des gens présents qui parlent cette langue. Où peut-on trouver cela, ailleurs que dans l’Eglise catholique ?

 

Le Christ seul peut donner la vraie paix à chaque cœur, chaque famille, chaque société, car lui seul appelle chaque homme son frère, et lui seul peut nous enseigner à faire de même.

 

Aujourd’hui, en plus de la Journée Mondiale de la Paix, l’Eglise célèbre aussi d’une manière solennelle la Maternité divine de la Vierge Marie. Ce n’est pas une simple coïncidence. Comme Benoît XVI l’expliquait dans un de ses Messages pour la Journée Mondiale de la Paix, la famille a une mission irremplaçable au service de la paix, c’est une école de paix pour les individus et pour la société dans son ensemble. Jean Paul II disait que la famille constitue « le lieu premier d'‘humanisation' de la personne et de la société », le « berceau de la vie et de l'amour ».

 

Quand Jésus est né à Noël, Dieu lui-même est devenu un membre de la famille humaine. Il s’est confié aux soins d’une mère humaine. C’est ainsi que Dieu a décidé de sauver la race humaine, devenant lui-même un membre de cette race, pour l’élever de nouveau à la communion avec le Père.

 

C’est pourquoi toutes les nations, races, et communautés de personnes à travers le monde et l’histoire sont véritablement unies. Elles sont vraiment recréées en une seule famille, liées, non par le sang, mais par quelque chose de plus fort que le sang : la grâce de Dieu, non pas par manière de parler, mais en vérité.

 

Voilà ce qui a poussé saint Paul à dire aux Galates, comme nous venons de l’entendre dans la deuxième lecture, que le Fils de Dieu est « né d’une femme », pour que tous, par la foi en lui, puissent recevoir l’adoption divine. Tous ceux qui ont été baptisés dans le Christ sont devenus son frère ou sa sœur. Dans le Christ chacun – quelle que soit sa race, son âge, son sexe – peut appeler Dieu son Père et Marie sa Mère, tout comme le Christ.

 

Nous voulons tous la paix, pour nous-mêmes, pour nos familles, pour le monde. Maintenant nous savons comment nous pouvons l’obtenir : en nous rapprochant du Christ, et en aidant les autres à se rapprocher de lui. Il n’y a pas de meilleure alliée pour nous aider à nous rapprocher de Jésus que sa Mère.

Le Christ, notre unique espérance pour la paix

Le Christ, notre unique espérance pour la paix

Lectures 1er janvier - Sainte Marie, Mère de Dieu

dominicanus

 

1ère lecture : « Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai » (Nb 6, 22-27)

 

Lecture du livre des Nombres

Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :
« Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras :
Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :
“Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage,
qu’il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage,
qu’il t’apporte la paix !”
Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël,
et moi, je les bénirai. »

– Parole du Seigneur.

 

 

 

 

 

 

 

Psaume : Ps 66 (67), 2-3, 5, 6.8

R/

Que Dieu nous prenne en grâce
et qu’il nous bénisse !

 

(Ps 66, 2)

 

Que son visage s’illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.


Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
sur la terre, tu conduis les nations.

La terre a donné son fruit ;
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que la terre tout entière l’adore !

 

 

 

 

 

 

 

2ème lecture : « Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme » (Ga 4, 4-7)

 

 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates

Frères,
lorsqu’est venue la plénitude des temps,
Dieu a envoyé son Fils,
né d’une femme
et soumis à la loi de Moïse,
afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi
et pour que nous soyons adoptés comme fils.
Et voici la preuve que vous êtes des fils :
Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs,
et cet Esprit crie
« Abba ! », c’est-à-dire : Père !
Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils,
et puisque tu es fils, tu es aussi héritier :
c’est l’œuvre de Dieu.

– Parole du Seigneur.

 
 
 

Evangile : « Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né.Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus » (Lc 2, 16-21)

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. 
À bien des reprises, Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
à la fin, en ces jours où nous sommes,
il nous a parlé par son Fils.
Alléluia.

(cf. He 1, 1-2)

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem,
et ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né
couché dans la mangeoire.
Après avoir vu,
ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé
au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient
de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements
et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ;
ils glorifiaient et louaient Dieu
pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,
selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour,
celui de la circoncision,
l’enfant reçut le nom de Jésus,
le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

 

 

Et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.

Et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.

Toute vie humaine est un don de Dieu - Homélie pour la Sainte Famille

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)
Alors que l’on attribuait des allocations familiales aux familles nombreuses, bientôt on récompensera les femmes qui n’ont pas d’enfants par des "crédits de carbone" !
Alors que l’on attribuait des allocations familiales aux familles nombreuses, bientôt on récompensera les femmes qui n’ont pas d’enfants par des "crédits de carbone" !

Alors que l’on attribuait des allocations familiales aux familles nombreuses, bientôt on récompensera les femmes qui n’ont pas d’enfants par des "crédits de carbone" !

L’Eglise fait preuve d’une grande sagesse en consacrant ce dimanche dans l'octave de Noël à la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Aujourd’hui un milliard de catholiques rendent grâce à Dieu pour le don de la famille, demandant le secours de Dieu pour vivre la vie de famille selon son dessein d’amour. C’est bien lui qui a voulu la famille, c’est son idée à lui !

 

Dès le commencement, il nous créa homme et femme – époux et épouse, père et mère. Et après que le péché des origines eut abîmé la famille, il l’a sauvée en nous envoyant Jésus dans une famille, restaurant et réaffirmant ainsi son engagement d’agir dans le monde par la vie de famille.

 

Nous ne connaîtrons probablement jamais en ce monde toutes les raisons qui ont poussé Dieu à donner à la vie de famille une place si centrale dans sa création et dans sa rédemption. Mais nous pouvons au moins en dénombrer quelques-unes.

 

L’une des raisons les plus importantes est de nous montrer que la vie, toute vie humaine, est un don précieux qui vient directement de Dieu. Personne ne peut produire une autre vie humaine tout seul, à la manière d’un artiste produisant une peinture, ou d’un maçon faisant un mur. La vie humaine provient de l’union d’un homme et d’une femme, union souvent bénie par la conception d’un enfant.

 

Que toute vie humaine est un don de Dieu est une vérité qui ressort puissamment de la première lecture de ce jour. Anne montre clairement qu’elle comprend que son fils n’est pas d’abord le sien, mais celui de Dieu.

 

La même vérité ressort du passage de l’évangile de ce jour, où Jésus, pour la première fois, atteste sa dépendance primordiale vis-à-vis de son Père céleste, et non pas de ses parents terrestres.

 

La même chose vaut pour nous, pour chaque être humain. Nul d’entre nous n’est un pur "produit" de la science ou de la chance ; personne n’est le résultat d’une "erreur" ou d’un "accident" : tous, nous sommes les enfants bien-aimés de Dieu, appelés à vivre pour toujours avec lui au ciel.

 

Voilà pourquoi l’Eglise catholique est si intransigeante pour tout ce qui concerne les questions de génétique et de la dignité de la vie humaine. Les êtres humains sont des membres uniques de cette terre, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, et, bien que déchus, promis à une gloire éternelle. Les autres créatures qui nous entourent, du rhinocéros à la forêt amazonienne, sont belles et merveilleuses, et méritent notre respect et un usage responsable, mais elles ne partagent pas la même dignité qu’un être humain. En fait, l’univers physique tout entier a moins de valeur que le plus minuscule embryon humain, car l’univers passera, mais chaque âme humaine vivra pour toujours, soit au ciel, soit en enfer.

 

Notre culture populaire n’est pas en accord avec cela, et, de plus en plus, elle essaie de nous convaincre que les êtres humains sont un cancer, une menace pour la terre. Prenez, par exemple, le rapport de l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population) de novembre 2009. Ce rapport utilise le changement climatique pour promouvoir l’avortement et estime que les familles devraient être récompensées pour renoncer à avoir des enfants, car, dit le rapport, les enfants perpétuent la pollution de la terre : 

 

« Chaque naissance entraîne non seulement les émissions imputables à ce nouvel être durant tout le cours de sa vie, mais aussi les émissions produites par tous ses descendants. Il en résulte que l'économie d'émissions liée à ce que toutes les naissances seraient désirées ou planifiées se multiplie avec le temps. » (UNFPA, Etat de la Population Mondiale 2009) 1

 

 

Alors que l’on attribuait des allocations familiales aux familles nombreuses, bientôt on récompensera les femmes qui n’ont pas d’enfants par des "crédits de carbone" ! Si cela nous paraît une bonne idée, alors nous pouvons être sûrs que nous ne pensons pas comme Dieu. Certes, nous sommes appelés à user des ressources de la terre et à les développer d’une manière responsable, mais la terre n’est pas plus importante que les gens qui l’habitent. En réalité, c’est pour nous, les hommes, pour vous, pour moi, et même pour le voisin qui nous embête, que Dieu a fait la terre. La vie humaine n’est pas un cancer de la planète ; accueillir le don de la vie humaine, c’est la vocation même de la planète terre.

 

Quand nous disons que chaque vie humaine est un don de Dieu, une réalité sacrée, cela veut vraiment dire : toute vie humaine. Cela vaut aussi pour les célébrités, les acteurs de cinéma, les sportifs d’élite, les hommes et les femmes politiques et autres personnalités publiques. A cause de la presse à sensation et des mass médias, nous avons tous tendance à l’oublier. Ces personnalités publiques sont des personnes réelles, avec des familles, des espoirs et des rêves bien à elles. Elles méritent le même respect que celui que nous désirons pour nous-mêmes et pour les personnes de notre entourage. Mais les médias nous ont habitués à utiliser des critères différents. Nous en sommes arrivés à penser que nous avons le droit de tout savoir sur leur vie privée, avec leurs combats et leurs peines. Nous en sommes arrivés à les considérer comme des cibles. Nous parlons d’eux plus durement que pour n’importe quel collègue de travail ou membre de notre famille.

 

Le résultat, c’est que nous nous sommes habitués à nous remplir la tête avec aigreur ou avec une curiosité malsaine pour la vie privée d’autres personnes. C’est ce contre quoi nous mettait en garde Benoît XVI :

 

« Chaque jour, en effet, à travers les journaux, la télévision, la radio, le mal est raconté, répété, amplifié, nous habituant aux choses les plus horribles, nous faisant devenir insensibles et, d'une certaine manière, en nous intoxiquant, car la négativité n'est pas totalement éliminée et, jour après jour, elle s'accumule. Le cœur s'endurcit et les pensées s'assombrissent. » (Hommage du Saint-Père à l’Immaculée sur la Place d’Espagne, mardi 8 décembre 2009)

 

Certes, ce genre de négativité et de "judgmentalism" n’est pas aussi grave qu’une atteinte à la vie humaine comme l’avortement ou le trafic de drogue, par exemple. Mais il contribue à créer un climat dans lequel les attitudes hostiles à la vie peuvent s’épanouir. C’est pourquoi nous devons être responsables dans le choix des informations que nous lisons, écoutons ou regardons. Il y a tellement de sources d’information à notre disposition aujourd’hui que nous n’avons aucune excuse pour avaler tout ce que les médias voudraient nous faire avaler.

 

Cette semaine, pour rafraîchir le respect que nous devons avoir envers toute vie humaine et toute famille, efforçons-nous donc de réfléchir à la manière dont nous nous servons des mass médias, pour éviter que les mass médias ne se servent de nous.

 

1. Les termes de l'accord de la COP21 appellent les mêmes réserves. 

Lectures pour la fête de la Sainte Famille C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : L'enfant donné par le Seigneur (1 S 1, 20-22.24-28)

 

Lecture du premier livre de Samuel

Le temps venu, Anne conçut et mit au monde un fils ; elle lui donna le nom de Samuel (c'est-à-dire : Dieu exauce) car, disait-elle : « Je l'ai demandé au Seigneur. »
Elcana, son mari, monta au sanctuaire avec toute sa famille pour offrir au Seigneur le sacrifice habituel et celui du voeu pour la naissance de l'enfant.
Anne, elle, n'y monta pas. Elle dit à son mari : « Quand l'enfant sera sevré, je l'emmènerai : il sera présenté au Seigneur, et il restera là pour toujours. »
Lorsque Samuel eut été sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la maison du Seigneur, à Silo ; elle avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin.
On offrit le taureau en sacrifice, et on présenta l'enfant au prêtre Éli.
Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t'en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi en priant le Seigneur.
C'est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l'a donné en réponse à ma demande.
A mon tour je le donne au Seigneur. Il demeurera donné au Seigneur tous les jours de sa vie. » Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.
 
 


 

Psaume : 83, 3, 4, 5-6, 9-10

 

R/ Seigneur, en ta demeure, toute paix, toute joie !

 

Mon âme s'épuise à désirer
les parvis du Seigneur ; 
mon coeur et ma chair sont un cri v
ers le Dieu vivant !
 

L'oiseau lui-même s'est trouvé une maison,
et l'hirondelle, un nid :
tes autels, Seigneur de l'univers,
mon Roi et mon Dieu !
 

Heureux les habitants de ta maison :
ils pourront te chanter encore !
 
Heureux les hommes dont tu es la force :
des chemins s'ouvrent dans leur coeur !
 

Seigneur, Dieu de l'univers, entends ma prière ;
écoute, Dieu de Jacob.
 
Dieu, vois notre bouclier,
regarde le visage de ton messie.
 
 


 

2ème lecture : Dieu fait de nous ses enfants (1 Jn 3, 1-2.21-24)

 

Lecture de la première lettre de saint Jean

Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés :il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu- et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu'il n'a pas découvert Dieu.
Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est.
Mes bien-aimés,si notre coeur ne nous accuse pas,nous nous tenons avec assurance devant Dieu.
Tout ce que nous demandons à Dieu, il nous l'accorde, parce que nous sommes fidèles à ses commandements, et que nous faisons ce qui lui plaît.
Or, voici son commandement :avoir foi en son Fils Jésus Christ, et nous aimer les uns les autresc omme il nous l'a commandé.
Et celui qui est fidèle à ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous reconnaissons qu'il demeure en nous, puisqu'il nous a donné son Esprit.



 

Evangile : Les parents de Jésus le retrouvent chez son Père (Lc 2, 41-52)

 
Acclamation : Vraiment, tu es un Dieu caché, Dieu parmi les hommes, Jésus, Sauveur ! (cf. Is 45, 15)
 
sainte-famille.jpg
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume.
Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent.
Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.
C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. »
Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.
Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son coeur tous ces événements.
Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes.
 
 


Copyright AELF - 1980 - 2009 - Tous droits réservés
 

Liturgie de la Parole Nativité du Seigneur: Veille - Nuit - Aurore - Jour

dominicanus #Solennités
MESSE DE LA VEILLE AU SOIR
PREMIÈRE LECTURE
« Tu seras la joie de ton Dieu » (Is 62, 1-5)

Lecture du livre du prophète Isaïe

    Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,
et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse
que sa justice ne paraisse dans la clarté,
et son salut comme une torche qui brûle.
    Et les nations verront ta justice ;
tous les rois verront ta gloire.
On te nommera d’un nom nouveau
que la bouche du Seigneur dictera.
    Tu seras une couronne brillante
dans la main du Seigneur,
un diadème royal
entre les doigts de ton Dieu.
    On ne te dira plus : « Délaissée ! »
À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »
Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,
cette terre se nommera « L’Épousée ».
Car le Seigneur t’a préférée,
et cette terre deviendra « L’Épousée ».
    Comme un jeune homme épouse une vierge,
ton Bâtisseur t’épousera.
Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,
tu seras la joie de ton Dieu.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 88 (89), 4-5, 16-17, 27.29)

R/ L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ! (cf. Ps 88, 2a)

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges. »

Heureux le peuple qui connaît l’ovation !
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;
tout le jour, à ton nom il danse de joie,
fier de ton juste pouvoir.

« Il me dira : Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. »

DEUXIÈME LECTURE
Le témoignage de Paul au sujet du Christ, fils de David (Ac 13, 16-17.22-25)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Invité à prendre la parole dans la synagogue d’Antioche de Pisidie,
    Paul se leva, fit un signe de la main et dit :
« Israélites, et vous aussi qui craignez Dieu,
écoutez :
    Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël a choisi nos pères ;
il a fait grandir son peuple pendant le séjour en Égypte
et il l’en a fait sortir à bras étendu.
    Plus tard, Dieu a, pour eux, suscité David comme roi,
et il lui a rendu ce témoignage :
J’ai trouvé David, fils de Jessé ;
c’est un homme selon mon cœur
qui réalisera toutes mes volontés.

    De la descendance de David,
Dieu, selon la promesse, a fait sortir
un sauveur pour Israël :
c’est Jésus,
    dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement,
en proclamant avant lui un baptême de conversion
pour tout le peuple d’Israël.
    Au moment d’achever sa course,
Jean disait :
‘Ce que vous pensez que je suis,
je ne le suis pas.
Mais le voici qui vient après moi,
et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.’ »

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Généalogie de Jésus, Christ, fils de David » (Mt 1, 1-25)

Alléluia. Alléluia. 
Demain sera détruit le péché de la terre,
et sur nous régnera le Sauveur du monde.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Généalogie de Jésus, Christ,
fils de David, fils d’Abraham.
    Abraham engendra Isaac,
Isaac engendra Jacob,
Jacob engendra Juda et ses frères,
    Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara,
Pharès engendra Esrom,
Esrom engendra Aram,
    Aram engendra Aminadab,
Aminadab engendra Naassone,
Naassone engendra Salmone,
    Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz,
Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed,
Jobed engendra Jessé,
    Jessé engendra le roi David.

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon,
    Salomon engendra Roboam,
Roboam engendra Abia,
Abia engendra Asa,
    Asa engendra Josaphat,
Josaphat engendra Joram,
Joram engendra Ozias,
    Ozias engendra Joatham,
Joatham engendra Acaz,
Acaz engendra Ézékias,
    Ézékias engendra Manassé,
Manassé engendra Amone,
Amone engendra Josias,
    Josias engendra Jékonias et ses frères
à l’époque de l’exil à Babylone.

Après l’exil à Babylone,
Jékonias engendra Salathiel,
Salathiel engendra Zorobabel,
    Zorobabel engendra Abioud,
Abioud engendra Éliakim,
Éliakim engendra Azor,
    Azor engendra Sadok,
Sadok engendra Akim,
Akim engendra Élioud,
    Élioud engendra Éléazar,
Éléazar engendra Mattane,
Mattane engendra Jacob,
    Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie,
de laquelle fut engendré Jésus,
que l’on appelle Christ.

    Le nombre total des générations est donc :
depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ;
depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ;
depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations.

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
    Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
    Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
    elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

    Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
    Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;

on lui donnera le nom d’Emmanuel,
qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

    Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
il prit chez lui son épouse,
    mais il ne s’unit pas à elle,
jusqu’à ce qu’elle enfante un fils,
auquel il donna le nom de Jésus.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.

OU LECTURE BREVE

ÉVANGILE
« Généalogie de Jésus, Christ, fils de David » (Mt 1, 18-25)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
    Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
    Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
    elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

    Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
    Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

    Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
il prit chez lui son épouse,
    mais il ne s’unit pas à elle,
jusqu’à ce qu’elle enfante un fils,
auquel il donna le nom de Jésus.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 
MESSE DE LA NUIT
PREMIÈRE LECTURE
« Un enfant nous est né » (Is 9, 1-6)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le peuple qui marchait dans les ténèbres
a vu se lever une grande lumière ;
et sur les habitants du pays de l’ombre,
une lumière a resplendi.
    Tu as prodigué la joie,
tu as fait grandir l’allégresse :
ils se réjouissent devant toi,
comme on se réjouit de la moisson,
comme on exulte au partage du butin.
    Car le joug qui pesait sur lui,
la barre qui meurtrissait son épaule,
le bâton du tyran,
tu les as brisés comme au jour de Madiane.
    Et les bottes qui frappaient le sol,
et les manteaux couverts de sang,
les voilà tous brûlés :
le feu les a dévorés.

    Oui, un enfant nous est né,
un fils nous a été donné !
Sur son épaule est le signe du pouvoir ;
son nom est proclamé :
« Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,
Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »
    Et le pouvoir s’étendra,
et la paix sera sans fin
pour le trône de David et pour son règne
qu’il établira, qu’il affermira
sur le droit et la justice
dès maintenant et pour toujours.
Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)

R/ Aujourd'hui, un Sauveur nous est né :
c'est le Christ, le Seigneur.
 (cf. Lc 2, 11)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

Il jugera le monde avec justice
et les peuples selon sa vérité !

DEUXIÈME LECTURE
« La grâce de Dieu s’est manifestée pour tous les hommes » (Tt 2, 11-14)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite

Bien-aimé,
    la grâce de Dieu s’est manifestée
pour le salut de tous les hommes.
    Elle nous apprend à renoncer à l’impiété
et aux convoitises de ce monde,
et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,
avec justice et piété,
    attendant que se réalise la bienheureuse espérance :
la manifestation de la gloire
de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
    Car il s’est donné pour nous
afin de nous racheter de toutes nos fautes,
et de nous purifier
pour faire de nous son peuple,
un peuple ardent à faire le bien.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Aujourd’hui vous est né un Sauveur » (Lc 2, 1-14)

Alléluia. Alléluia. 
Je vous annonce une grande joie :
Aujourd’hui vous est né un Sauveur
qui est le Christ, le Seigneur !
Alléluia. (cf. Lc 2, 10-11)

 

Et voilà le signe qui vous est donné...

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    En ces jours-là,
parut un édit de l’empereur Auguste,
ordonnant de recenser toute la terre
    – ce premier recensement eut lieu
lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
    Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
    Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,
vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.
Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
    Il venait se faire recenser avec Marie,
qui lui avait été accordée en mariage
et qui était enceinte.

    Or, pendant qu’ils étaient là,
le temps où elle devait enfanter fut accompli.
    Et elle mit au monde son fils premier-né ;
elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,
car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
    Dans la même région, il y avait des bergers
qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs
pour garder leurs troupeaux.
    L’ange du Seigneur se présenta devant eux,
et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.
Ils furent saisis d’une grande crainte.
    Alors l’ange leur dit :
« Ne craignez pas,
car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,
qui sera une grande joie pour tout le peuple :
    Aujourd’hui, dans la ville de David,
vous est né un Sauveur
qui est le Christ, le Seigneur.
    Et voici le signe qui vous est donné :
vous trouverez un nouveau-né
emmailloté et couché dans une mangeoire. »
    Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,
qui louait Dieu en disant :
    « Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 
MESSE DE L'AURORE
PREMIÈRE LECTURE
« Voici ton Sauveur qui vient » (Is 62, 11-12)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Voici que le Seigneur se fait entendre
jusqu’aux extrémités de la terre :
Dites à la fille de Sion :
Voici ton Sauveur qui vient ;
avec lui, le fruit de son travail,
et devant lui, son ouvrage.

    Eux seront appelés « Peuple-saint »,
« Rachetés-par-le-Seigneur »,
et toi, on t’appellera « La-Désirée »,
« La-Ville-qui-n’est-plus-délaissée ».

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 96 (97), 1.6, 11-12)

R/ La lumière aujourd'hui a resplendi sur nous :
un Sauveur nous est né !

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !
Joie pour les îles sans nombre !
Les cieux ont proclamé sa justice,
et tous les peuples ont vu sa gloire.

Une lumière est semée pour le juste,
et pour le cœur simple, une joie.
Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ;
rendez grâce en rappelant son nom très saint.

DEUXIÈME LECTURE
« Dieu nous a sauvés par sa miséricorde » (Tt 3, 4-7)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite

Bien-aimé,
    lorsque Dieu, notre Sauveur,
a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,
    il nous a sauvés,
non pas à cause de la justice de nos propres actes,
mais par sa miséricorde.
Par le bain du baptême, il nous a fait renaître
et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.
    Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance,
par Jésus Christ notre Sauveur,
    afin que, rendus justes par sa grâce,
nous devenions en espérance
héritiers de la vie éternelle.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Les bergers découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né » (Lc 2, 15-20)

Alléluia. Alléluia. 
Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime !
Alléluia. (Lc 2, 14)

 

Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel,
ceux-ci se disaient entre eux :
« Allons jusqu’à Bethléem
pour voir ce qui est arrivé,
l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »
    Ils se hâtèrent d’y aller,
et ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
    Après avoir vu,
ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé
au sujet de cet enfant.
    Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient
de ce que leur racontaient les bergers.
    Marie, cependant, retenait tous ces événements
et les méditait dans son cœur.
    Les bergers repartirent ;
ils glorifiaient et louaient Dieu
pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,
selon ce qui leur avait été annoncé.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 
MESSE DU JOUR
PREMIÈRE LECTURE
« Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu » (Is 52, 7-10)

Lecture du livre du prophète Isaïe

    Comme ils sont beaux sur les montagnes,
les pas du messager,
celui qui annonce la paix,
qui porte la bonne nouvelle,
qui annonce le salut,
et vient dire à Sion :
« Il règne, ton Dieu ! »
    Écoutez la voix des guetteurs :
ils élèvent la voix,
tous ensemble ils crient de joie
car, de leurs propres yeux,
ils voient le Seigneur qui revient à Sion.
    Éclatez en cris de joie,
vous, ruines de Jérusalem,
car le Seigneur console son peuple,
il rachète Jérusalem !
    Le Seigneur a montré la sainteté de son bras
aux yeux de toutes les nations.
Tous les lointains de la terre
ont vu le salut de notre Dieu.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4, 5-6)

R/ La terre entière a vu
le Sauveur que Dieu nous donne.
 (cf. Ps 97, 3)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

DEUXIÈME LECTURE
« Dieu nous a parlé par son Fils » (He 1, 1-6)

Lecture de la lettre aux Hébreux

À bien des reprises
et de bien des manières,
Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
    mais à la fin, en ces jours où nous sommes,
il nous a parlé par son Fils
qu’il a établi héritier de toutes choses
et par qui il a créé les mondes.
    Rayonnement de la gloire de Dieu,
expression parfaite de son être,
le Fils, qui porte l’univers
par sa parole puissante,
après avoir accompli la purification des péchés,
s’est assis à la droite de la Majesté divine
dans les hauteurs des cieux ;
    et il est devenu bien supérieur aux anges,
dans la mesure même où il a reçu en héritage
un nom si différent du leur.
    En effet, Dieu déclara-t-il jamais à un ange :
Tu es mon Fils,
moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ?

Ou bien encore :
Moi, je serai pour lui un père,
et lui sera pour moi un fils ?

    À l’inverse, au moment d’introduire le Premier-né
dans le monde à venir,
il dit :
Que se prosternent devant lui
tous les anges de Dieu.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » (Jn 1, 1-18)

Alléluia. Alléluia. 
Aujourd’hui la lumière a brillé sur la terre.
Peuples de l’univers, entrez dans la clarté de Dieu ;
venez tous adorer le Seigneur !
Alléluia.

 

Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. 

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    Au commencement était le Verbe,
et le Verbe était auprès de Dieu,
et le Verbe était Dieu.
    Il était au commencement auprès de Dieu.
    C’est par lui que tout est venu à l’existence,
et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
    En lui était la vie,
et la vie était la lumière des hommes ;
    la lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

    Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
son nom était Jean.
    Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
    Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

    Le Verbe était la vraie Lumière,
qui éclaire tout homme
en venant dans le monde.
    Il était dans le monde,
et le monde était venu par lui à l’existence,
mais le monde ne l’a pas reconnu.

    Il est venu chez lui,
et les siens ne l’ont pas reçu.
    Mais à tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu,
eux qui croient en son nom.
    Ils ne sont pas nés du sang,
ni d’une volonté charnelle,
ni d’une volonté d’homme :
ils sont nés de Dieu.
    Et le Verbe s’est fait chair,
il a habité parmi nous,
et nous avons vu sa gloire,
la gloire qu’il tient de son Père
comme Fils unique,
plein de grâce et de vérité.

    Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant :
« C’est de lui que j’ai dit :
Celui qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était. »
    Tous, nous avons eu part à sa plénitude,
nous avons reçu grâce après grâce ;
    car la Loi fut donnée par Moïse,
la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

    Dieu, personne ne l’a jamais vu ;
le Fils unique, lui qui est Dieu,
lui qui est dans le sein du Père,
c’est lui qui l’a fait connaître.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

OU LECTURE BREVE

ÉVANGILE
« Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » (Jn 1, 1-5.9-14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Au commencement était le Verbe,
et le Verbe était auprès de Dieu,
et le Verbe était Dieu.
    Il était au commencement auprès de Dieu.
    C’est par lui que tout est venu à l’existence,
et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
    En lui était la vie,
et la vie était la lumière des hommes ;
    la lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

    Le Verbe était la vraie Lumière,
qui éclaire tout homme
en venant dans le monde.
    Il était dans le monde,
et le monde était venu par lui à l’existence,
mais le monde ne l’a pas reconnu.
    Il est venu chez lui,
et les siens ne l’ont pas reçu.
    Mais à tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu,
eux qui croient en son nom.
    Ils ne sont pas nés du sang,
ni d’une volonté charnelle,
ni d’une volonté d’homme :
ils sont nés de Dieu.
    Et le Verbe s’est fait chair,
il a habité parmi nous,
et nous avons vu sa gloire,
la gloire qu’il tient de son Père
comme Fils unique,
plein de grâce et de vérité.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

La Visitation. Le cri silencieux de Jean Baptiste - Homélie 4° dimanche de l'Avent

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
Toutes les découvertes scientifiques sur la vie de l'enfant in utero jettent une lumière bouleversante d'authenticité sur l'événement de la Visitation.

Toutes les découvertes scientifiques sur la vie de l'enfant in utero jettent une lumière bouleversante d'authenticité sur l'événement de la Visitation.

 
 
    Après Jean-Baptiste - ou plutôt avant lui - la grande figure de l'Avent qui nous aide à "préparer les chemins du Seigneur", c'est Marie. Dans les égises de rite byzantin l'iconostase (une cloison qui sépare les lieux où se tient le clergé célébrant du reste de l'église) est percée de trois entrées. Celle du centre est fermée par une porte à deux battants qu'on appelle "les portes royales". Elles donnent accès à l'autel et présentent l'image de l'Annonciation avec celles des quatre évangélistes. Sur les deux portes latérales figurent les archanges Michel et Gabriel. À droite (au sud) des portes royales, se trouve l'icône du Christ bénissant. À gauche, celle de la Vierge Marie tenant le Christ. À côté de l'icône du Christ se trouve celle de saint Jean-Baptiste.

    Dans l'Évangile de ce dernier dimanche de l'Avent nous voyons la rencontre au sommet de Jésus, porté par Marie, et de Jean, le Baptiste en herbe, encore dans le sein maternel, dans le ventre d'Élisabeth, "la stérile", ayant été conçu six mois avant Jésus. Pour comprendre autant que faire se peut ce mystère de la Visitation, il est bon de s'attarder quelques instants sur sa dimension humaine. Je me permets ici de citer le Père Daniel-Ange, qui lui-même se réfère à un petit livre de Luc Lannoye: Le tout-petit, éditions Fidélité, 1997. Il montre que "toutes les découvertes scientifiques sur la vie de l'enfant in utero jettent une lumière bouleversante d'authenticité sur l'événement de la Visitation". Jugez-en plutôt.
 
Mais comment est-il, ce petit Jean? Au début de ce sixième mois, Jean a 25 centimètres et pèse 500 grammes. Le sang circule à un rythme accéléré dans ses vaisseaux sanguins. Le coeur bat rapidement. Nageant dans sa bulle, il suce déjà son pouce. Il répond aux stimulations tactiles, quand son papa palpe doucement le ventre déjà arrondi de sa maman. Depuis quelques semaines il perçoit nettement les sons extérieurs. Ses minuscules oreilles bien formées sont comme continuellement aux aguets.

Les expériences psychophoniques par ultrasons ont montré comment, entre la seizième et la trente-deuxième semaine de gestation, l'enfant réagit aux différents sons par des mouvements de ses yeux, de ses petites paupières déjà formées. Dès le quatrième mois, ses oreilles fonctionnent. Vivant dans le liquide amniotique, il n'a pas besoin de coussin d'air dans le canal auditif protégeant le tambour, et l'eau est un meilleur conducteur du son que l'air. Il entend tout, et d'abord les battement sourds du coeur de sa mère. Il entend un bruit très fort dans l'utérus, qui est le son rythmé de la circulation du sang de sa mère, ainsi que les bruits des nerfs qui passent à travers son intestin. Mais il perçoit aussi tous les bruits extérieurs, comme le claquement d'une porte ou une musique très forte. Il y réagit. Bref, son monde phonique est déjà organisé.

À partir du septième mois, il entend les composantes des voix. Après seulement quelques jours suivant sa naissance, il saura déjà distinguer entre une langue étrangère et la langue maternelle déjà longuement entendue. Il y est donc familiarisé. Tant d'expériences scientifiques ont prouvé cette sensibilité de l'enfant aux différents sons: tel chef d'orchestre était étonné qu'il connaisse déjà comme telle une partition, et qu'il l'apprenne plus facilement que les autres; comme s'il rejoignait quelque chose en lui. Effectivement, il apprendra que sa mère, lorsqu'il était encore in sinu, lui chantait souvent ce morceau.

Surtout, à partir de ce sixième mois, l'enfant est sensible au contenu même des chants et musiques. Telle maman avoue avoir dû sortir d'une disco où elle aurait aimé rester, parce que son enfant en elle manifestait un rejet de cette musique violente. Le hard rock l'agite, une berceuse l'apaise. À ce stade, il commence déjà à mémoriser. Son inconscient trame tout ce qu'il entend, tout ce qui se passe autour de la mère.

Des scientifiques anglais ont montré qu'un enfant reconnaît mêmes des histoires lues par la maman. Un foetus de quatre à cinq mois sent parfaitement bien si la musique est pacifiante ou agressive. Il se relaxe en entendant du Vivaldi. Le génial Yehudi Menuhin a démontré qu'il était possible par la musique de faire en quelque sorte vibrer l'enfant encore non né. Par ailleurs, l'enfant est déjà ultrasensible à la lumière: si un spot trop intense est braqué sur l'abdomen de la maman, le battement de coeur de l'enfant s'accélère.

Dès le début du sixième mois, il commence à faire ses premiers mouvements bien perceptibles, ses premières déglutitions. Il est surtout actif la nuit, lorsque la mère est couchée. Ses poumons sont déjà formés, il commence à faire certains mouvements respiratoires.

    Beauté de la création... Splendeur de la vie humaine... Aujourd'hui, dans ce domaine, nous sommes des témoins privilégiés par rapport à toutes les générations qui nous ont précédés! Jamais auparavant on n'avait pu avoir une connaissance aussi précise de la vie de l'embryon et de son "cri silencieux". Je fais allusion ici au film, réalisé par le Dr Bernard Nathanson, ardent promoteur de la légalisation de l'avortement aux États-Unis, repenti en voyant l'échographie d'un avortement, et devenu dès lors un ardent apôtre de l'abolition de la légalisation de l'avortement.

    Dans l'épisode de la Visitation c'est aussi un cri silencieux, mais un cri de joie, celui de Jean, un embryon de six mois. Ensuite c'est le cri sonore d'Élisabeth, sa mère, qui "s'écria d'une voix forte" : "Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi? ... Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur."

    Comment Élisabeth a-t-elle pu entendre le cri silencieux de Jean? Parce que ce cri est accompagné d'un tressaillement sensible, d'une danse devant l'auteur de la vie porté par Marie, Arche de la Nouvelle Alliance, Tabernacle de la Vie, ostensoir de la Présence Réelle. Jean qui entend la salutation de Marie, Élisabeth qui perçoit le tressaillement de Jean: tout cela est confirmé aujourd'hui par la science et doit susciter notre émerveillement, notre respect devant la splendeur de la vie humaine avant la naissance.

    Mais au lieu de cela, on préfère se boucher les oreilles, se voiler la face. Alors que le foetus perçoit la lumière et entend les sons dès le sixième mois, les grands de ce monde (les adultes) refusent de voir la lumière, ne veulent pas entendre parler Dieu et de Dieu. Nathanson a été calomnié. La vérité de son film a été confirmée par la justice (le 25 février 1992). Rien n'y fait: le 28 décembre 1997 a été inauguré en France le premier "Mémorial du Milliard" (un milliard d'avortements selon les statistiques de l'ONU.) On compte environ 42 million d'avortements chaque année dans le monde !!!

    L'avortement est-il, oui ou non, « un crime abominable » ? Si oui, nous devons le dire. Et il faut aller plus loin, il faut le montrer. L'avortement n'est pas une simple disparition, c'est un meurtre, nous disait Jean-Paul II. Alors il faut le montrer. Le choc des photos est aussi important que le poids des mots.

    Avez-vous remarqué qu'au cours des débats sur l'avortement à la télévision, on n'aperçoit que des adultes et des enfants? Ceux dont il s'agit, les embryons, sont les grands absents de ces émissions alors qu'elles portent essentiellement sur le sort qui leur est réservé.

On ne les présente jamais :
 
* ni dans les états successifs de leur développement,

* ni dans leur état de victime,

* ni dans leur combat pour sauvegarder leur existence.

Or, ici encore moins qu'ailleurs, on ne peut faire l'économie des images.
 
* Fait-on l'économie des images dans les reportages sur les camps d'extermination nazis, alors que ce sont des images à peine soutenables?

* Fait-on l'économie des images dans la présentation de certains accidents de la route quand on veut justement prévenir les conducteurs pour éviter de pareilles catastrophes? Pourtant la sécurité de la vie en ses débuts vaut bien la sécurité routière.

* Fait-on cette économie des images lorsqu'on veut mettre en garde la jeunesse contre l'usage de la drogue en montrant l'état de déchéance où elle conduit?

    Après avoir vu « Le Cri Silencieux » du Dr Nathanson, Jean - Paul II a dit: "J'ai eu l'occasion de voir un tel film et aujourd'hui encore je ne puis me libérer de son souvenir. Je ne puis m'en libérer. Il est difficile d'imaginer ce drame horrible avec toute son éloquence morale et humaine" (4 juin 1991).

    Il ne s'agit pas de condamner qui que ce soit. Dieu seul est juge, mais il s'agit de dénoncer un scandale qu'un silence et des omissions coupables tendent à banaliser. Des femmes de 20 à 30 ans, après avoir subi l'avortement, ont déclaré « avoir été dupées » sur sa nature. On leur a fait croire qu'il s'agissait de l'ablation d'une tumeur bénigne. On peut et on doit militer pour le respect de la vie, sans pour autant être taxé d'agressivité ou de manichéisme. On ne peut pas, on ne doit pas taire l'enseignement moral de l'Église, à condition, bien sûr, d'accepter de se reconnaître soi-même pécheur et jugé par cette vérité. Les saints ont cette humilité : « Seigneur, méfie-toi de Philippe, disait Philippe Neri, ce soir même il pourrait être musulman". Nous pouvons dire, nous aussi: Seigneur, méfie-toi de moi. Je pourrais moi-même être tenté d'avorter, ou de pousser quelqu'un (ma fille, ma maîtresse...) à avorter.

    À l'occasion de Noël, donnons du poids à notre prière en allégeant notre porte-monnaie au bénéfice de telle ou telle oeuvre qui se consacre à l'aide des mamans en détresse. Sauver une vie, cela n'a pas de prix! Vous direz peut-être que ça ne va rien changer. Le pire serait qu'un jour on puisse nous reprocher de n'avoir rien fait. Une chose est certaine : avec nous ou sans nous, la Lumière vaincra les ténèbres!
 
La Visitation. Le cri silencieux de Jean Baptiste - Homélie 4° dimanche de l'Avent

Jésus a sauvé le monde par son obéissance - Homélie 4 Avent C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)
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Jésus est venu pour être notre paix, comme nous l’apprend la première lecture. Le contraire de la paix, c’est la guerre. Ainsi, si Jésus est venu pour être notre paix, il a dû y avoir une sorte de guerre qui a été arrêtée. Laquelle ? La rébellion de la race humaine contre Dieu. A l’aube de l’histoire, le démon tenta nos premiers parents d’essayer d’arriver au Bonheur, non pas en suivant les commandements de Dieu et en vivant en amitié avec lui, mais en désobéissant à ses commandements et en se rebellant contre lui. C’est ainsi qu’ils ont mangé du "fruit défendu". Et dès ce moment-là, ce monde, que Dieu avait créé dans l’harmonie, est devenu un champ de bataille entre le bien et le mal.

 

Dieu est notre créateur, nous sommes faits à son image et à sa ressemblance. Quand nous nous rebellons contre lui – et tout péché est une rébellion contre Dieu – nous sommes comme un poisson contre l’eau, ou comme la terre qui se rebelle contre le soleil : c’est marcher sur la voie de l’autodestruction. Dès lors, l’instant où la famille humaine s’est coupée de l’amitié avec Dieu, elle est dans une situation périlleuse. Personne n’était en mesure d’en réparer les dégâts, pas plus qu’un enfant ne pourrait recoller les morceaux d’une vitrine qu’il a fait voler en éclats. Nous avions besoin d’un Sauveur, quelqu’un qui était à la fois homme, comme nous-mêmes, et Dieu, avec la puissance pour reconstruire notre relation avec Dieu.

 

Ce Sauveur, c’est Jésus. Et il a accompli notre rédemption, notre salut, la réparation des dommages causés par nos péchés, par son obéissance à la volonté du Père. Là où Adam s’était rebellé contre les commandements de Dieu, Jésus, par amour pour nous, a obéi jusqu’à la fin sur la croix. C’est la signification de la phrase mystérieuse de la deuxième lecture de ce jour :

 

« Me voici, mon Dieu, je suis venu pour faire ta volonté ».

 

Il est notre paix, car c’est lui qui a mis fin à notre rébellion.

 

L’obéissance n’est pas une valeur très estimée dans la culture populaire contemporaine. Dans la mentalité moderne, démocratique, individualiste, l’obéissance est considérée comme suspecte. Nous pensons que c’est une insulte à la créativité humaine. C’est comme si nous n’étions pas capables de nous débrouiller par nous-mêmes. Pourtant, l’obéissance du Christ n’est pas suspecte. Ce n’est pas une obéissance aveugle, c’est l’obéissance de l’amour et de la sagesse. C’est l’obéissance qui consiste à ne pas résister à la nature des choses.

 

Voici comment nous devrions raisonner… Quand un homme de sciences veut trouver le remède à une maladie, ou envoyer une navette spatiale vers Jupiter, ou encore découvrir une nouvelle source d’énergie, quelle est la première chose qu’il doit faire ? La première chose qu’il doit faire, c’est d’essayer de comprendre les lois de la biologie, de la physique, de la thermodynamique.

 

L’obéissance à des lois n’inhibe pas la liberté d’un homme de science pour développer son potentiel ; c’est ce qui, en fait, rend possible cette liberté. De même, l’obéissance du Christ à la volonté du Père, ne rabaisse pas notre nature humaine, elle la répare.

 

Et quand nous prenons l’obéissance du Christ comme modèle et comme guide, nous faisons l’expérience de cette réparation dans notre cœur.

 

L’obéissance du Christ est comme l’anticorps au virus spirituel du péché. Ce virus a infecté tout le monde, mais au lieu de causer une fièvre physique, il cause une fièvre spirituelle : angoisses, conflits intérieurs, comportements autodestructrices, injustice, dépressions, craintes de toute sorte.

 

Notre foi en Jésus Christ, si elle est authentique et saine, est antipyrétique (ce qui fait tomber la fièvre), car elle permet à son obéissance de couler dans nos veines spirituelles, nous apportant la paix, l’espérance et le courage.

 

C’est ce qu’avait bien compris le Bienheureux Jean XXIII. C’est la raison pour laquelle il a choisi comme devise "Obedientia et pax", obéissance et paix. Nous ne pouvons pas avoir la paix sans obéissance. C’est ce que nous enseigne Jésus en vivant selon sa devise à lui :

 

« Me voici, je suis venu pour faire ta volonté ».

 

Durant cette Messe, le Christ va rendre présent, une fois de plus, son acte sauveur d’obéissance, son “oui" définitif à la volonté du Père. Si, au lieu de nous rebeller, nous permettons à ce "oui" de faire écho dans notre propre cœur tout au long de la semaine qui commence, nous ferons aussi l’expérience de la paix intérieure qui est le fruit de l’obéissance à Dieu. Cette semaine, à l’approche de Noël, nous rencontrerons tous au moins deux situations qui mettront cette obéissance à l’épreuve, dans lesquelles nous serons tentés de désobéir au commandement de Dieu d’aimer notre prochain comme nous-mêmes.

 

D’abord, nous aurons l’occasion de rencontrer des membres de nos familles avec lesquels nous avons été en conflit, avec qui il y a eu des étincelles, qui nous ont blessés par le passé. Noël est une époque où les familles se rassemblent. C’est une belle tradition, mais il y a des écueils. Prenons la décision, aujourd’hui, au cours de cette Eucharistie, de nous tourner vers Jésus, chaque fois que nous risquons de nous emporter, pour que nous puissions activer sa grâce, lui permettre de faire écho à son "oui" dans nos cœurs, même si cela nous cloue à la croix.

 

Ensuite, il y aura le défi de l’activisme. Nous serons tous très occupés durant ces jours, et il nous sera difficile de trouver du temps pour être seul à seul, en silence, avec Dieu. Mais si nous ne sommes pas décidés en priorité à trouver au moins cinq ou dix minutes pour cela, comment Dieu pourra-t-il faire couler sa grâce en nos cœurs ? L’excitation de cette période de l’année peut ou bien nous épuiser, ou bien nous ragaillardir, nous rendre joyeux. Si nous essayons de passer ces jours en nous appuyant sur nos ressources uniquement, nous serons épuisés. Mais si nous restons proches de Dieu, en renouvelant notre oui à lui en passant du temps avec lui tous les jours, en exploitant sa grâce, nous serons ragaillardis.

Lectures 4° dimanche de l'Avent C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : Le Messie viendra de Bethléem (Mi 5, 1-4)

 
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Lecture du livre de Michée

Parole du Seigneur :
Toi, Bethléem Ephrata,le plus petit des clans de Juda, c'est de toi que je ferai sortir celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, à l'aube des siècles.
Après un temps de délaissement, viendra un jour où enfantera celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les enfants d'Israël.
Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom de son Dieu. Ils vivront en sécurité, car désormaissa puissance s'étendra jusqu'aux extrémités de la terre, et lui-même, il sera la paix !
 
 



 

Psaume : Ps 79, 2.3bc, 15-16a, 18-19

 

R/ Dieu, fais-nous revenir ; que ton visage s'éclaire, et nous serons sauvés !

 

Berger d'Israël, écoute,
toi qui conduis ton troupeau, resplendis !
Réveille ta vaillance
et viens nous sauver.

Dieu de l'univers, reviens !
Deu haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu'a plantée ta main puissante.

Que ta main soutienne ton protégé,
le fils de l'homme qui te doit sa force.
Jamais plus nous n'irons loin de toi :
fais-nous vivre et invoquer ton nom !

 

 



 

2ème lecture : « Je suis venu pour faire ta volonté » (He 10, 5-10)

 

Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
en entrant dans le monde, le Christ dit, d'après le Psaume : Tu n'as pas voulu de sacrifices ni d'offrandes, mais tu m'as fait un corps.
Tu n'as pas accepté les holocaustes ni les expiations pour le péché ;
alors, je t'ai dit : Me voici, mon Dieu, je suis venu pour faire ta volonté,c ar c'est bien de moi que parle l'Écriture.
Le Christ commence donc par dire : Tu n'as pas voulu ni accepté les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les expiations pour le péché que la Loi prescrit d'offrir.
Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime l'ancien culte pour établir le nouveau.
Et c'est par cette volonté de Dieu que nous sommes sanctifiés, grâce à l'offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.
 
 


 

Evangile : La Visitation (Lc 1, 39-45)

 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Chante et réjouis-toi, Vierge Marie : celui que l'univers ne peut contenir demeure en toi. Alléluia. (cf. So 3, 14.17)
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint,
et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?
Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi.
Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
 
 


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Le message de Jean Baptiste, serviteur de notre joie - Homélie 3° dimanche de l'Avent C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)
Jean Baptiste est dépeint comme un prédicateur au caractère colérique, qui faisait peur aux gens pour les amener au repentir. C’est une caricature !

Jean Baptiste est dépeint comme un prédicateur au caractère colérique, qui faisait peur aux gens pour les amener au repentir. C’est une caricature !

Une fois de plus aujourd’hui, comme c’est fréquemment le cas au cours de l’Avent, saint Jean Baptiste est sous les feux de la rampe. Souvent, par exemple dans les tableaux et les films, Jean Baptiste est dépeint comme un prédicateur au caractère colérique, qui faisait peur aux gens pour les amener au repentir. C’est une caricature ! Tout d’abord cette conception n’explique pas comment il a été capable d’attirer à lui des foules si nombreuses et de gagner tant de cœurs. Et ensuite, cette conception passe à côté de l’essentiel de son message qui est que le salut est tout proche, sur le point de se réaliser. C’est exactement à l’opposé d’un message prétendument noir, pessimiste, menaçant.

 

En fait, pour peu que nous voulions bien comprendre et l'admettre, le message de Jean est source d’une joie bien plus profonde que n’importe quelle autre joie que nous pourrions expérimenter dans notre vie. C’est cela que la célébration liturgique de ce troisième dimanche de l’Avent voudrait nous aider à comprendre et à vivre. Ce dimanche est appelé "dimanche Gaudete", le dimanche de la réjouissance. Le mot "joie" et ses dérivés ainsi que ses synonymes (allégresse) se trouvent douze fois dans les lectures de ce jour.

 

Jésus n’est pas venu pour nous intimider et nous opprimer ; il est venu pour nous sauver, pour nous apporter le salut, l’amitié avec Dieu, la plénitude et la sécurité de la vie en communion avec lui, notre Créateur et notre Rédempteur, pour nous rassembler dans les "greniers" de son Royaume éternel… Voilà le message de Noël, le message que nous méditons tout au long de ce temps de l’Avent.

 

Dans la deuxième lecture de ce jour, saint Paul nous commande d’être « toujours dans la joie du Seigneur ». Et au cas où nous serions tentés de croire qu’il exagère, aussitôt après, il dit :

« Laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie ».

 

Nous ne pouvons être toujours dans la joie du Seigneur si notre joie est fondée sur les plaisirs éphémères de ce monde. Sur quoi alors la baser ? Le salut, l’amitié avec Dieu, quelque chose qui ne passe pas, et que personne ne peut nous enlever. C’est la source de la joie chrétienne, et c’est cette joie que Jésus nous apporte.

 

La joie de notre Seigneur et Sauveur diffère des joies du monde de trois manières.

 

D’abord elle ne passe pas. La raison en est qu’elle provient d’une réalité vivante : notre relation avec le Christ. L’arbre de Noël est un arbre toujours vert. Pendant l’hiver en Europe et ailleurs, tous les autres arbres perdent leurs feuilles et entrent "en sommeil". Pas le sapin ! La verdure du sapin symbolise l’espérance au cœur de l’hiver avec ses journées froides et privées de lumière.

 

Ensuite, la joie du Christ s’intensifie au fur et à mesure que nous avançons dans notre pèlerinage de foi. C’est la raison pour laquelle la couleur liturgique de ce jour est normalement le rose. Le rose rappelle la couleur du ciel au petit matin, au moment où le soleil se lève. Pour les chrétiens fidèles, la vie est comme une longue aurore, et la mort l’entrée dans la splendeur de la lumière éternelle.

 

Enfin, plus nous donnons de la joie aux autres, plus nous serons nous-mêmes dans la joie. D’où la coutume d’échanger des cadeaux de Noël. Jésus lui-même nous assure qu’il y « plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Ac 20, 35). Nous avons tous pu en faire l’expérience : même si cela nous coûte et nous demande des sacrifices, nous éprouvons alors une grande joie. Mais lorsqu’au contraire, nous cédons à nos tendances égoïstes, nous devenons tout ratatinés, comme Ebenezer Scrooge, le personnage principal du roman de Charles Dickens, roman qui est devenu un des comtes de Noël les plus connus (A Christmas Carol), ainsi que l’un des personnages les plus célèbres de l’univers de Donald Duck, Balthazar Picsou (Scrooge McDuck en anglais). C’est ce même personnage qui a été adapté plusieurs fois au cinéma, et encore dans le film Le Drôle de Noël de Scrooge

 

C’est à une autre expérience que la liturgie de la nuit de Noël nous invite. En transmettant la lumière, en aidant les autres à allumer leur cierge à l’aide de la flamme de la nôtre, nous ne perdons rien ; au contraire, nous gagnons davantage de lumière et de chaleur que si nous avions gardé notre flamme pour nous-mêmes.

 

Voilà la joie que Jésus veut nous apporter : une joie qui demeure, qui grandit, qui se multiplie et qui vient de l’acceptation de Celui que le Père nous donne comme Sauveur.

 

Si l’amitié avec Jésus Christ est source de joie éternelle, alors plus cette amitié s’approfondit et mûrit, et plus nous ferons l’expérience de la joie éternelle. Les meilleurs auteurs spirituels de l’Eglise catholique sont tous d’accord pour dire que cette joie dépend de trois choses : connaître, aimer et imiter Jésus Christ. Le fait que nous soyons ici aujourd’hui montre que, du moins dans une certaine mesure, nous connaissons et nous aimons Jésus. Mais est-ce que nous l’imitons ? Si quelqu’un nous suivait avec une caméra vidéo depuis le moment où nous quittons l’église jusqu’au moment où nous revenons dimanche prochain, quel genre de comportements pourrait-il enregistrer ? Notre vie quotidienne serait-elle un fidèle reflet de l’honnêteté, de l’intégrité, de la pureté de Jésus, des sacrifices auxquels Jésus a consenti pour pouvoir nous aimer ? Le Temps de l’Avent dure encore deux semaines. Faisons en sorte de mieux imiter Jésus pendant les deux semaines à venir que durant les semaines précédentes.

 

Je crois que nous savons tous comment il faut nous y prendre. D’abord, il nous faut commencer chaque jour par la prière, car sans l’aide de Dieu, nous ne pouvons rien faire. Ensuite nous devons faire un sérieux effort pour traiter notre prochain comme nous voudrions qu’il nous traite : d’abord les membres de notre famille, ensuite les amis, les collègues, les étrangers… Nous ne voudrions pas qu’ils nous critiquent et nous calomnient dès que nous avons le dos tourné. Nous ne voudrions pas qu’ils fassent semblant de ne pas voir nos besoins et nos difficultés. Nous ne voudrions pas qu’ils nourrissent de la haine et du ressentiment à notre égard, même si nous le méritons.

 

Si nous essayons de connaître, d’aimer et d’imiter le Christ chaque jour un peu plus, notre amitié avec lui ne se refroidirait jamais, et, peu à peu, notre vie deviendra une vraie fontaine de joie chrétienne.

« Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

« Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

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