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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

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"Aucun pape n'a démissionné depuis 1000 ans...". Benoît XVI explique qu'il n'a jamais abdiqué

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"Aucun pape n'a démissionné depuis 1000 ans...". Benoît XVI explique qu'il n'a jamais abdiqué

Si un pape n'abdique pas, il ne peut y avoir de nouveau conclave. Bergoglio serait invalide.

Nous n'aurions pas deux papes, mais un "demi-pape" : un pape sans exercice concret du pouvoir.

 

par Andrea Cionci, Libero Quotidiano, 4 mai 2021

Traduction autorisée du père Walter Covens

 

"Il n'y a qu'un seul pape", répète Benoît XVI depuis huit ans, sans jamais expliquer duquel il s'agit.

 

 

"Il n'y a qu'un seul pape", répète Benoît XVI depuis huit ans, sans jamais expliquer duquel il s'agit. Au sujet de sa démission qui fait débat, beaucoup demandent, avec impatience : "S'il est toujours le pape, pourquoi ne le dit-il pas ouvertement ?"

 

Peut-être ne le peut-il pas, mais nous avons repéré un texte où Ratzinger explique que, si avec la Declaratio de 2013 il a démissionné, renonçant à son "ministerium", ses fonctions pratiques, à l'inverse il n'a pas du tout abdiqué son "munus", le titre divin de pape. (Les mots sont importants : démissionner, c'est abandonner ses fonctions, abdiquer, c'est renoncer au titre de souverain).

 

Des "légalismes cléricaux" ennuyeux, comme le dit Bergoglio ? Non. Il s'agit d'un énorme problème - qui est soigneusement évité dans le débat public - car si un pape vivant n'abdique pas son munus en se dépouillant complètement, un autre conclave ne peut être convoqué. Toujours d'un point de vue théologique, le Saint-Esprit ne dirige pas l'élection du pape lors d'un conclave illégitime, ni ne l'assiste. Le "pape François" n'aurait donc jamais existé, il ne serait qu'un "évêque vêtu de blanc", comme dans le troisième secret de Fatima, et personne d'autre dans sa ligne de succession ne serait un vrai pape. Il vaut donc la peine de s'y intéresser.

 

Mais venons-en au document : à la page 26 de "Dernières conversations" (Fayard 2016), un livre-interview de Peter Seewald, le journaliste demande à Benoît XVI : " Avec vous, pour la première fois dans l'histoire de l'Église, un pontife dans l'exercice plein et effectif de ses fonctions a démissionné de son "office". Y avait-il un conflit intérieur autour de cette décision ?".

 

Réponse du pape Ratzinger : "Ce n'est pas si simple, bien sûr. Aucun pape n'a démissionné depuis mille ans et même au premier millénaire, c'était une exception : une telle décision doit donc être longuement réfléchie. Pour moi, cependant, cela semblait si évident qu'il n'y avait pas de conflit intérieur douloureux".

 

UNE AFFIRMATION ABSURDE, car nous imaginons communément le mot "démission" : au cours des mille dernières années (1016-2016), pas moins de quatre papes ont renoncé au trône (dont le célèbre Célestin V, en 1294) et, au cours du premier millénaire de la papauté (33-1033), il y en a eu six autres. Peut-être Ratzinger ne connaît-il pas bien l'histoire de l'Église ?

 

Sa phrase a, au contraire, un sens parfaitement cohérent si l'on comprend que "démissionner" du ministerium - comme l'a fait Ratzinger - ne signifie pas du tout "abdiquer" le munus. Cela peut même être le contraire. La distinction - vaguement (et peut-être intentionnellement) hypnotique ICI - entre munus et ministerium a été formalisée au niveau canonique en 1983, mais il est utile à Benoît XVI de faire passer un message très clair : lui, en effet, ne nous parle pas des papes qui ont abdiqué, mais de ceux qui ont démissionné comme lui, c'est-à-dire ceux qui ont perdu le ministerium, les fonctions, SANS ABDIQUER.

 

Tout concorde : l'"exception" du premier millénaire dont parle Ratzinger est celle de BENOÎT VIII, connu sous le nom de THÉOPHYLACTE DE TUSCULUM qui, évincé en 1012 par l'antipape Grégoire VI, en fuite, dut renoncer au ministerium pendant quelques mois, mais ne perdit pas du tout le munus de pape, au point d'être ensuite rétabli sur le trône par le saint empereur Henri II. Au cours du deuxième millénaire, cependant, aucun pape n'a jamais renoncé au seul ministerium, tandis que quatre pontifes ont, au contraire, abdiqué, renonçant au munus.

 

Consulté sur la question historique, le professeur Francesco Mores, professeur d'histoire de l'Église à l'université de Milan, confirme : "Il y a bien cette différence entre le premier et le deuxième millénaire. La jonction décisive est la réforme "grégorienne" (de 1073). Bien qu'en conflit avec les pouvoirs séculiers, les papes du deuxième millénaire ont toujours maintenu un minimum d'exercice pratique de leur pouvoir (c'est pourquoi ils n'ont pas renoncé au ministerium (note de l'éd.), à la différence de très rares cas dans le premier millénaire : Pontien, Silvère, mais surtout Benoît VIII".

 

Benoît XVI nous dit clairement qu'il a dû renoncer au ministerium comme son ancien prédécesseur homonyme et qu'aucun d'eux n'a jamais abdiqué le munus.

 

Si ce n'était pas le cas, comment Ratzinger pourrait-il affirmer qu'en démissionnant comme il l'a fait, aucun pape n'a démissionné au cours du deuxième millénaire et qu'au cours du premier millénaire, il s'agissait d'une exception ?

Aucun échappatoire.

 

 

Une autre confirmation vient de l'autre livre d'entretiens de Seewald, "Ein Leben", où, à la page 1204, Benoît XVI prend ses distances avec Célestin V, qui a légalement abdiqué au cours du deuxième millénaire (1294) : "La situation de Célestin V était extrêmement particulière et ne pouvait en aucun cas être invoquée comme (mon) précédent".

 

Toujours dans Ein Leben, le mot "abdication" apparaît huit fois - neuf dans l'édition allemande ("Abdankung") - et ne fait jamais référence à Ratzinger, mais uniquement aux papes qui ont abdiqué pour de bon, comme Célestin, ou qui ont voulu le faire sérieusement, comme Pie XII pour échapper aux nazis. Pour Ratzinger, en revanche, il n'est question que de démission ("Rücktritt").

 

Aujourd'hui, nous n'aurions donc pas "deux papes", mais un "demi" pape : seulement Benoît XVI, dépourvu de pouvoir pratique. C'est pourquoi il continue à porter du blanc (mais sans la mozzetta), à se signer P.P. (Pontifex Pontificum), à vivre au Vatican et à jouir inexplicablement d'autres prérogatives pontificales. Y a-t-il d'autres explications ?

 

La question ne peut pas passer à la trappe : 1,285 milliard de catholiques ont le droit de savoir qui est le pape. ICI Peut-être une conférence de presse du pape Benoît, par exemple, ou un synode avec une discussion publique entre les évêques et les cardinaux nommés avant 2013 : la clarification - de manière absolument transparente - ne peut plus être différée.

    

***

 

APPROFONDISSEMENT

 

(Le paragraphe suivant, tiré du blog Stilum Curiae du vaticaniste confirmé Marco Tosatti ICI est réservé à ceux qui veulent reconstruire avec plus de détails, mais la lecture peut aussi se poursuivre directement en allant au dernier "aparté" sur les prophéties de la bienheureuse Katharina Emmerich).

 

Répondant à Seewald, à propos de la démission de sa charge, Ratzinger précise aussitôt, en effet : "Ce n'est pas si "simple"", c'est-à-dire que "la charge papale n'est pas "d'un seul tenant"" car en 1983, la distinction a été faite, en droit canonique, entre munus et ministerium, c'est-à-dire entre titre divin et exercice pratique. Certains canonistes bergogliens prétendent que Benoît XVI a démissionné parce que le ministerium et le munus sont inséparables. Bien sûr : ceux-ci ne sont inséparables qu'en tant que " droit initial " du pontife, en ce sens qu'un pape nouvellement élu a, en plus du titre, par nécessité, le droit d'exercer aussi le ministerium, le pouvoir pratique. Cependant, les deux entités ne sont pas équivalentes, ni inséparables, étant donné que si un pape renonce au munus il perd évidemment aussi le ministerium, et vice versa il peut très bien renoncer au ministerium tout en gardant le munus et en restant pape.

 

Un exemple ? Un nouveau père a certes le droit indissociable d'éduquer son fils, mais s'il ne peut le faire pour diverses raisons, il peut déléguer cette tâche à d'autres. Mais il reste toujours le père.

 

Ratzinger lui-même dans "Dernières conversations" à la page 33 cite l'exemple : "Même un père cesse d'être un père. Il ne cesse pas de l'être, mais il quitte les responsabilités concrètes. Il continue à être un père dans un sens plus profond, plus intime, avec une relation et une responsabilité particulières, mais sans les tâches d'un père".

 

Revenons à la référence historique et nous verrons que les comptes s'additionnent.

 

Ratzinger a ensuite résumé dans sa phrase comment aucun pape n'a abandonné le ministerium (restant ainsi pape à toutes fins utiles) en mille ans (entre 1016 et 2016) alors que, dans le premier millénaire (33-1033), c'était une exception. C'est vrai. Il renonce au ministerium seul comme ces quelques papes du premier millénaire, la différence étant qu'il le fait volontairement. La propre question de M. Seewald le précise : "Avec vous, pour la première fois dans l'histoire de l'Église, un pontife dans l'exercice plein et effectif de ses fonctions a démissionné de sa charge".

 

Et voici l'explication complète du professeur Francesco Mores, professeur d'histoire de l'Église à l'université de Milan : "Il y a effectivement cette différence entre le premier et le deuxième millénaire concernant le fonctionnement de l'institution papale. La jonction décisive est la réforme du XIe siècle, que nous appelons aussi "grégorienne" (par le pape Grégoire VII, évêque de l'Église de Rome de 1073 à 1085) : un renforcement dans un sens hiérarchique du rôle du pape. Avec l'institution d'une première forme de "clergé cardinal", à partir de 1059, les papes ont pu structurer et contrôler certains offices, grâce aussi à la création d'une hiérarchie officielle. Bien qu'en conflit avec les pouvoirs séculiers, les évêques de l'Église de Rome ont toujours maintenu un minimum d'exercice pratique de leur pouvoir, à l'exception de très rares cas au cours du premier millénaire : ceux des papes Pontien et Silvère - qui furent peut-être déposés à l'initiative du pouvoir impérial - et du pape Benoît VIII, qui fut soutenu par Henri II contre l'" antipape " Grégoire, soutenu par la famille romaine des Crescenzi. Élu peut-être en 1012, Benoît VIII ne se trouve pas par hasard au seuil de la transformation de l'institution papale qui s'est produite entre le premier et le deuxième millénaire".

 

En guise de confirmation supplémentaire, le médiéviste Roberto Rusconi écrit dans son livre " Il Gran rifiuto " (Morcelliana 2013) : " Dans les premiers siècles, les renonciations des papes étaient provoquées de manière forcée dans le contexte de la persécution impériale [...] Il s'agissait parfois de renonciations explicites, parfois de suppressions de facto ".

 

Le professeur Agostino Paravicini Baragliani, l'un des plus grands spécialistes de la papauté, ajoute : "[Pour les papes à partir de 1016] il ne me semble pas que le problème de la perte de leur fonction puisse être posé, certainement pas pour les papes qui ont été victorieux".

 

La déclaration de Benoît XVI n'est donc parfaitement correcte que si l'on comprend sa "démission" comme une renonciation au ministerium, sans abdication du munus, comme il l'a en fait écrit dans la Declaratio.

 

Et nous en arrivons à ces "exceptions" de papes qui ont "démissionné" comme Benoît XVI : le pape Pontien (?-235), qui fut déporté en Sardaigne et renonça pendant quelques mois au ministère avant d'abdiquer spontanément et légalement, abandonnant la fonction. Le pape Silvère, (480-537), déporté dans l'île de Patare, qui fut privé du ministerium du 11 mars au 11 novembre 537, jusqu'à ce qu'il abdique volontairement. Le cas le plus significatif concerne un autre Benoît VIII, né Théophylacte II des comtes de Tusculum

 

En 1012, il fut évincé par l'antipape Grégoire VI et contraint de fuir Rome, laissant le ministerium aux mains de son adversaire pendant quelques mois, jusqu'à ce que le saint empereur Henri II fasse justice en évinçant l'antipape Grégoire et en le réinstallant sur le trône de Pierre. Benoît VIII est donc resté TOUJOURS LE PAPE, et s'il a été contraint pendant quelques mois d'abandonner le ministère, il n'a jamais abdiqué.

 

 

En conclusion

Avec sa réponse à Seewald, Benoît XVI a mis noir sur blanc, avec une référence historique sans équivoque, bien que liée à une distinctio de 1983, qu'il a annoncé qu'il renonce au seul ministerium et que, n'ayant pas abdiqué, il est toujours le seul et unique pape. C'est pourquoi il ne cesse de dire qu'il n'y a qu'un seul pape sans expliquer lequel.

 

S'il avait démissionné dans le sens d'"abdiquer", Ratzinger n'aurait jamais pu affirmer que "dans les mille dernières années, aucun pape n'a démissionné", puisqu'il existe le cas bien connu du refus de Célestin V (1294). Et voici, en effet, comme preuve supplémentaire, ce que Ratzinger déclare dans le livre d'entretiens "Ein Leben" de Peter Seewald (2020).

 

Question de Seewald : "En 2009, vous vous êtes rendu sur la tombe du pape Célestin V, le seul pape avant vous à avoir démissionné ; aujourd'hui encore, on s'interroge sur la signification de cette visite. Qu'y avait-il derrière ?"

 

Réponse de Benoît XVI : "La visite à la tombe du pape Célestin V a été en fait un événement fortuit ; de toute façon, j'étais bien conscient du fait que la situation de Célestin V était extrêmement particulière et ne pouvait donc en aucun cas être invoquée comme un précédent".

 

Célestin abdique en effet en écrivant : "... j'abandonne librement et spontanément le pontificat et renonce expressément au trône, à la dignité, à la charge et à l'honneur qu'il comporte".

 

Au lieu de cela, Ratzinger a déclaré "renoncer au ministère(ium) d'évêque de Rome". Ainsi, il conserve la robe blanche et diverses autres prérogatives pontificales car il n'a jamais abdiqué.

 

 

Une dernière considération

En marge, une note à prendre au bénéfice de l'inventaire toujours nécessaire lorsqu'on parle de prophéties, mais aussi de saints et de mystiques reconnus par l'Église. Le langage imagé de ces messages ne se prête pas à des interprétations littérales, mais on ne peut manquer de noter comment dans les prophéties de la mystique Katharina Emmerich, béatifiée par Jean-Paul II, il y a des références qui peuvent être adaptées à l'histoire et à la figure du pape Benoît VIII de Tusculum, dont la "redécouverte", comme nous l'avons vu, pourrait avoir des conséquences perturbatrices.

 

Emmerich note : "J'ai eu une vision du saint empereur Henri II. Je l'ai vu la nuit, seul, à genoux au pied du maître-autel d'une grande et belle église... et j'ai vu la Sainte Vierge descendre seule. Elle étendit sur l'autel une nappe rouge recouverte de lin blanc, plaça un livre incrusté de pierres précieuses et alluma les cierges et la lampe perpétuelle".

 

Le mystique fait également référence à une sorte de grand pontife qui viendra remettre les choses en ordre dans l'Église : "J'ai vu un nouveau pape qui sera très strict. Il s'aliénera les évêques froids et tièdes. Il n'est pas romain, mais il est italien. Il vient d'un endroit qui n'est pas loin de Rome, et je crois qu'il vient d'une famille pieuse de sang royal. Mais pendant un certain temps encore, il y aura beaucoup de conflits et d'agitation." (27 janvier 1822).

 

La figure d'un pape fort et sauveur se retrouve également dans le message de Notre Dame du Bon Succès, reconnu par l'Eglise, (apparition de 1594 à Quito). "Nombreux seront les facteurs qui coopéreront à la vengeance de Marie et à la restauration de l'Église et de la chrétienté, mais un seul, décisif, est énoncé par la Vierge : le rôle qu'aura un homme privilégié, un "grand prélat".

 

Or, c'est l'empereur Henri II qui a remis sur le trône le vrai pape Benoît VIII, Théophylacte des comtes de Tusculum, seigneurs féodaux de Tusculum, à quelques kilomètres de Rome.

 

Théophylacte était un descendant d'un autre pape, Jean XII de Tusculum, et était apparenté à Hugues de Provence, roi d'Italie de 926 à 947 : peut-être était-il donc de sang "royal" ?

 

Benoît VIII fut un pape très ferme : il s'engagea dans la mer Tyrrhénienne contre les Sarrasins, soutint les révoltes anti-byzantines en Italie du Sud, condamna la simonie et... réaffirma le célibat du clergé. Cela vous semble familier ?

 

On pourrait aussi fantasmer que Notre-Dame arrivant "dans la nuit de l'Église" pour répondre aux prières d'Henri II veuille montrer un cardinal abusivement vêtu de blanc, (le tissu rouge couvert par le lin blanc) et que le livre précieux soit le Code de droit canonique et la lampe, la lumière de la raison ou de la dévotion pour un pape défunt.

 

L'"arrivée" de ce "grand prélat salvateur" serait-elle donc dans la redécouverte de cette référence nodale à Benoît VIII ? D'autres prophéties font référence à une église qui, comme un aigle aux yeux bandés et ligotés, attend d'être libérée pour prendre son envol. Et dans les armoiries de Benoît VIII, on trouve justement un aigle (l'animal de Saint Jean) noir sur un champ d'or.

 

Après tout, vous semble-t-il réaliste que dans les prochaines années, un évêque de sang royal puisse émerger de Bracciano, Marino, Monteporzio ou d'une autre ville proche de Rome ?

 

Évidemment, ce ne sont que des suppositions, et il ne pourrait en être autrement s'agissant des prophéties. Certes, la redécouverte du cas exceptionnel du pape Benoît VIII évoqué par Ratzinger pourrait générer une série de phénomènes en chaîne. Si le grand prélat est Théophylacte, l'histoire nous le dira.

 

Traduction anglaise : https://www.fromrome.info/2021/05/04/pope-benedict-xvi-i-have-not-abdicated/

Traduction espagnole : https://katejon.com.br/.../2021/05/4_5805264602581175211.pdf

Traduction portugaise : https://katejon.com.br/wordpress/?p=1849

Marie Noël, Te Hominem...

dominicanus #actualités
http://www.benoit-et-moi.fr/2020/

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Le 31 décembre 1940.

Le dernier jour de l’année, le Bon Dieu était dans le ciel et regardait en bas dans une église où les gens étaient en train de Lui chanter le Te Deum.

L’église n’avait plus ni clocher ni cloches et le curé avait eu bien du mal à boucher les plus gros trous des murs et du toit pour que les fidèles ne fussent pas trop mouillés, les jours de pluie, en y récitant leurs prières.

Il y avait là Léontine, dont les trois maisons avaient été brûlées et qui logeait maintenant dans un grenier froid.
Il y avait là Thérèse, à qui les Allemands n’avaient laissé ni meuble ni linge et qui était venue à l’office avec le manteau de sa voisine.
Il y avait François, de la ferme des Noues, dont tous les chevaux et les vaches avaient été emmenés par la troupe, si bien qu’il ne pouvait plus labourer ses terres et, à côté, dans le même banc, la pauvre Madeleine dont le mari avait été tué d’un coup de fusil à l’entrée du bourg.
Il y avait Germaine, la boiteuse, dont les trois fils étaient prisonniers…
Et Théodore, dont la femme et les deux petites filles avaient péries ensemble, ensevelies sous la grange…
Et Marguerite, qui avait perdu, en fuite, son petit garçon, et personne ne savait plus ce qu’il était devenu…
Et Vincent dont la vieille mère avait flambé dans la voiture…
Et Jean-Pierre dont un éclat d’obus avait crevé les deux yeux…
Et tous et toutes qui ne savaient plus où aller, ni quoi manger parce que les ennemis emportaient, des champs, des étables et des boutiques, de plus en plus, la nourriture.

Ils étaient là, tous ensemble, nombreux, serrés dans l’église.
Quelques uns pleuraient.
Mais tous chantaient d’une voix appliquée et pieuse le Te Deum du dernier jour de décembre – « pour toutes les grâces et bienfaits reçus au cours de l’année » – comme leur vieux curé le leur avait dit.

Le Bon Dieu, les écoutant, en fut dans l’admiration.
Et Il dit aux Anges :
« En vérité, en vérité, l’homme est une sainte créature. Voyez tous ces pauvres gens : ils M’avaient, il y a douze mois,  confié leur année pour qu’elle fît un bon voyage, et Je l’ai chargée pour eux de calamités et d’épouvantes. Ils avaient prié tous les jours pour être délivrés du mal, Je les ai livrés aux pires maux. Ils avaient imploré la paix, J’ai lâché sur eux la guerre. Ils M’avaient demandé le pain quotidien, Je leur ai préparé la faim dont plusieurs d’entre eux vont mourir. Ils avaient cru mettre en sûreté entre Mes mains leurs familles et leur patrie, J’ai broyé leur patrie et brisé leurs proches…
Certes, J’avais Mes raisons… Je ne peux pas ne pas laisser tomber sur un pays le poids de ses fautes. Je ne peux pas nettoyer le monde, quand il est sale, sans le retourner sens dessus dessous comme J’ai déjà fait du temps de Noé, quand il M’a fallu le laver à grande eau. Mais c’est Mon ouvrage de Dieu où nul que Moi ne voit clair. Ils ne savent pas, eux, les hommes, ce que Je fais, ni à quel bien Je travaille et, simplement, ils le souffrent.
Pourtant les voilà qui Me louent et remercient comme si J’avais gardé chacune de leurs pauvres petites existences selon leur pauvre prière. En vérité, leur foi est grande. Et ils M’aiment de grand amour.
Ô Mes enfants, Mes enfants!…
Les entendez-vous  qui chantent Sanctus! Sanctus! tant qu’ils peuvent?
Vous aussi, chantez au ciel, Anges, Prophètes et tous les Saints un cantique en l’honneur d’eux dont le malheur Me rend gloire. »

Alors le Bon Dieu entonna : Te hominem laudamus et les Anges chantèrent et louèrent l’homme.

Marie Noël (Notes Intimes, 1959).

Le Nouvel Évangile Stop Covid - Sermon de l'abbé Martin

dominicanus #actualités
Une image qui dit tout (photo BENOÎT & MOI)

Une image qui dit tout (photo BENOÎT & MOI)

« Le soir venu, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : l’endroit est désert et l’heure est avancée. Renvoie cette foule qui ne respecte pas les consignes sanitaires, de peur qu’il n’advienne un nouveau cluster. Mais Jésus leur dit : ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur ce qui est nécessaire. Alors ils lui disent : mais nous n’avons là que cinq masques jetables et un tout petit peu de gel hydro alcoolique ! Alors Jésus ordonna à la foule de s’asseoir sur l’herbe en respectant les distances et les gestes barrières, les disciples distribuèrent le gel et les masques, et chacun rentra chez soi se faire tester, et tous les tests étaient négatifs… »

 

 

Vous croyez que je plaisante ? Pas du tout. Je me prépare pour le jour où le Comité de Salut Public nous demandera de réécrire l’Evangile conformément aux consignes sanitaires : cela ne saurait tarder. Allons, direz-vous, ne plaisantez pas avec ces choses. Il faut bien être attentifs, « le virus circule toujours » … Nous ne risquons pas de l’oublier, les slogans officiels nous le répètent à satiété, avec les consignes infantilisantes qui les accompagnent : « lavez-vous les mains », comme à la maternelle.

– Oui, mais rendez-vous compte : le danger, la protection des personnes fragiles … Que les personnes fragiles se protègent, bien entendu. Qu’il faille les protéger, c’est entendu. Est-ce une raison pour maintenir tout un pays dans la psychose et dans la peur ? Le journal publie : Recrudescence de l’épidémie dans la Loire. Lisez l’article : deux cas en réanimation. Que cherche-t-on à faire ? À tuer toute vie sociale ? À transformer la population en zombies dociles, qui ne se déplaceront que si on leur donne la permission ? Qui y trouve son compte ? Pourquoi n’entendons-nous jamais les voix discordantes, celles qui donnent des informations pertinentes et mesurées, sans entretenir le délire alarmiste des médias et des réseaux sociaux ? Non, l’épidémie ne reprend pas, et pour maintenir la pression on en est réduit, faute de pouvoir asséner quotidiennement le nombre des morts, qui est infime, de parler des « clusters » – pourquoi « clusters » et non « cas d’infection » ? Pour effrayer davantage ? J’ai lu quelque part les propos d’un pontife médiatique qui disait que nous vivons « une stabilité dangereuse », propos qui n’auraient pas déparé dans la bouche du docteur Knock : « Vous vous portez bien ? C’est très inquiétant ! Tout bien portant est un malade qui s’ignore ! ».

Qui a intérêt à nous faire peur ? L’Etat, qui peut assouvir sa passion habituelle pour le jacobinisme répressif ? Le masque partout pour tout le monde, à Montarcher (lire, par exemple, les propos de l’anthropologue suisse Jean-Dominique Michel ou du professeur Freund, urgentiste à la Pitié Salpêtrière, sur le site « Benoît et moi », le 20 juillet dernier) comme à Sarcelles, au Crêt de l’Oeillon comme dans le métro, à l’église comme en discothèque, et 135 € d’amende ? Un journaliste italien, il y a quelques semaines, avait écrit un éditorial qui s’intitulait Dalla mascherine alla museruola : du masque à la muselière. Les Italiens ont toutes les raisons de le dire, puisque le ministère de Giuseppe Conte, sans légitimité démocratique, reposant sur une alliance improbable gialla-rossa a mis, à la faveur de la crise, le parlement hors-jeu depuis six mois et gouverne uniquement par décrets du Premier Ministre, l’équivalent de nos ordonnances … Circulez, il n’y a rien à voir !

Faut-il rappeler que cette semaine, par une prolongation extraordinaire de la session parlementaire, sans vrai débat et toutes affaires cessantes, a été votée la loi de bioéthique dont notre évêque nous disait si justement la semaine dernière qu’elle n’était ni bio ni éthique, dangereuse pour les plus faibles, ouvrant la porte à de nouvelles dérives qui ne manqueront pas d’arriver ? Qui en a parlé ? C’était bien plus important de dénombrer les « clusters » ! Et le tour est joué … C’est le principe du cliquet : une fois que l’on a franchi un cran, on ne revient plus en arrière, et on prépare le cran suivant. La loi PACS ? On nous a juré que c’était pour ne pas avoir à toucher au mariage. Ce cran-là franchi, le « mariage pour tous » est arrivé – oui, mais cette fois on a promis qu’on n’irait pas plus loin, qu’il n’était pas question d’aller à la PMA, à la GPA … Et passez muscade, une loi au Parlement en plein été et en pleine crise, et le cran est passé. C’est quoi, le prochain ? Le tri sélectif avant la naissance ? Les bébés proposés sur catalogue ?

Vous connaissez la parabole de la grenouille bouillie : si vous jetez la grenouille dans l’eau bouillante, elle saute aussitôt de la casserole. Alors il faut la mettre dans l’eau légèrement tiède, pour qu’elle s’y trouve bien, et faire monter la température tout doucement. Et quand la grenouille s’en aperçoit, elle est cuite. Frères et sœurs, allons-nous nous laisser faire, ou écouter aujourd’hui la parole de l’apôtre Paul : « J’en ai la certitude. Ni la mort, ni la vie, ni le présent, ni l’avenir, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus-Christ notre Seigneur ». Rien, entendez-vous, rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu. Et nous nous laissons gagner par la peur, par l’hésitation, par la « servitude volontaire », pour reprendre l’expression de Montaigne et La Boetie ? Préférons-nous nous laisser bercer par la providence d’Etat et le ministère du bien-être, qui nous garantira de tout, et qui nous permettra même d’aller à l’église, si nous suivons bien les consignes, et si nous portons bien notre masque, comme en 1790 il fallait porter une cocarde tricolore à son chapeau pour montrer qu’on était bon patriote ? Nous voulons une vie sans risque, nous aurons une vie sans risque. Mais rappelez-vous quand même de la grenouille, si vous ne voulez pas finir bouillis.

 

Abbé B. Martin
2 août 2020

nicolasbonnal.com

ANDREA CIONCI: LE CAS ETRANGE DE LA RENONCIATION DE BXVI. UNE NOUVELLE EXPLICATION

dominicanus #Benoit XVI, #actualités
ANDREA CIONCI: LE CAS ETRANGE DE LA RENONCIATION DE BXVI. UNE NOUVELLE EXPLICATION

Publié en italien par Marco Tosatti

Traduit de l'italien en anglais par Giuseppe Pellegrino

Traduction française autorisée : père Walter Covens

 


Chers amis et ennemis de Stilum Curiae, Giuseppe Pellegrino a traduit un article très intéressant d'Andrea Cionci, du quotidien italien Libero, sur la renonciation de Joseph Ratzinger. Andrea Cionci est historien de l'art et écrit sur l'histoire, l'archéologie et la religion. Il a fait des reportages au Liban et en Afghanistan. Vous trouverez d'abord le texte français, puis l'article original italien. Bonne lecture.

§§§


La "renonciation" a été intentionnellement mal rédigée par Ratzinger pour casser la banque

Un frère latiniste explique le vrai sens du texte latin qui a été falsifié par le Vatican

 Par Andrea Cionci

 

11 juin 2020 - Publié initialement dans Libero

Ces derniers jours, il y a eu une discussion sur Internet concernant la critique faite de la démission de Benoît XVI de la papauté par un latiniste franciscain italo-américain qui est expert en textes scolastiques et en argumentation canonique sur la démission papale. Frère Alexis Bugnolo, qui a traduit plus de 9000 pages de Saint Bonaventure à partir du latin original et qui maîtrise la langue de l'Église comme peu d'autres, a été interviewé sur YouTube par Decimo Toro.

Grâce à une lecture attentive du texte de la Declaratio de renonciation de Benoît XVI, suivant un fil rouge de logique, de droit canonique et de sens du latin original, le frère Bugnolo soutient que le texte a été écrit par Benoît, avec une habileté et une subtilité extrêmes, dans l'intention qu'il soit finalement découvert comme étant invalide. Ce faisant, Ratzinger a permis à la "Mafia de Saint-Gall", le lobby ecclésiastique maçonnique progressiste qui l'a forcé à abdiquer, à prendre le pouvoir à la hâte et à se montrer ainsi au grand jour. Benoît a démissionné de telle manière que tous les actes, nominations et changements de doctrine effectués par la "fausse église" puissent finalement être balayés d'un seul coup, précisément en raison de l'invalidité de sa renonciation à la papauté.

C'est pourquoi, selon le frère Bugnolo, le Vatican a délibérément falsifié les traductions de la Declaratio latine de Benoît, tentant de remédier à ses défauts intentionnels dans le texte original, mais démontrant en fait une nouvelle malveillance. Il y a quarante ans, Jean-Paul II et le cardinal Ratzinger de l'époque savaient déjà, grâce au Troisième secret de Fatima, que le lobby maçonnique gay du clergé tenterait de prendre le pouvoir, et c'est pourquoi ils ont modifié le Code de droit canonique à temps, en mettant en place un système d'urgence pour "casser la banque" en cas d'usurpation. C'est, en substance, la thèse de Bugnolo.

Afin de prévenir les accusations selon lesquelles sa reconstitution des événements est une théorie du complot, frère Alexis ne cite que les documents du site web du Vatican que nous avons joints ci-dessous. Ils peuvent tous être consultés sur le site du Vatican.

Il est évident que le texte de la Declaratio de Benoît XVI contient un certain nombre d'énormes erreurs grammaticales, qui ont déjà été relevées en 2013 par d'éminents classicistes tels que Luciano Canfora et Wilfried Stroh. L'absence du pluriel de majesté "nos" qui est toujours utilisé dans les documents officiels est déjà surprenante, mais le Frère Bugnolo, qui a traduit plus de 9000 pages de Saint Bonaventure, a identifié quarante autres imperfections linguistiques : des erreurs dans la déclinaison de verbes, l'utilisation de "decisionem" au lieu du correct "consilium", "vobis" au lieu de "vobiscum", l'utilisation erronée de "explorata" pour dire "investigué", etc. La liste complète peut être consultée ici.

Mais le plus grand problème est la construction du texte de Ratzinger qui rend la renonciation papale invalide. Depuis sa réforme par Jean-Paul II et Ratzinger en 1983, le Code de droit canonique exige la renonciation au "munus petrino" - l'office, la charge de la papauté qui vient de Dieu et de Saint Pierre. (Auparavant, le pape n'avait qu'à dire "renuntio" - "je démissionne" - et la modification de 1983 de cette exigence a probablement été ajoutée afin de renforcer d'éventuelles futures abdications papales).

Dans sa Declaratio, Ratzinger écrit que sa force, en raison de son âge avancé, "n'est plus adaptée à l'exercice adéquat du munus petrino". Cependant, il ne dit pas du tout qu'il y renonce, mais plutôt, "bien conscient de la gravité de cet acte, je déclare renoncer au ministère [c'est-à-dire à l'exercice] d'évêque de Rome - [declaro me MINISTERIO Episcopi Romae...renuntiare]. Ainsi, au début de la Declaratio, il cite le munus de manière générique, mais ensuite il déclare formellement renoncer uniquement au ministerium, ce qui, selon de nombreux experts, est complètement inutile pour la validité de l'acte. Ce serait comme si un roi qui abdiquait disait qu'il renonce à l'exercice de son pouvoir sans renoncer au trône qu'il a obtenu par droit divin.

Entre autres choses, Ratzinger n'écrit même pas "renuntio" mais plutôt "declaro renuntiare", ce qui n'implique pas que sa démission soit sincère, tout comme le fait de "déclarer l'amour" ne correspond pas nécessairement à "aimer". En supposant que Benoît ait été soumis à des pressions - face au choix, par exemple, de démissionner ou de mettre le Vatican en faillite (à ce sujet, il faut se référer à l'affaire bien connue de l'annulation du code SWIFT du Vatican et au blocage des comptes bancaires du Vatican qui a eu lieu dans les semaines précédant la démission en 2013) - il aurait pu choisir librement de "déclarer sa démission" - ce qui est bien différent de dire "je démissionne librement".

Une autre question soulevée par Bugnolo : Pourquoi Ratzinger a-t-il écrit que le siège serait vacant après 18 jours ? L'acte de démission devrait rendre le siège vacant soit au moment du décès, soit à celui de la démission du pape.

L'argument concernant le mot "munus" n'est pas nouveau, et il a été amplement traité par Vittorio Messori, Antonio Socci, et d'autres vaticanistes faisant autorité. Mais maintenant, frère Alexis, pour la première fois, a divulgué que dans toutes les traductions de la Declaratio (sur le site web du Vatican), le mot munus est aussi traduit par "ministère", réunissant ainsi en un seul sens deux prérogatives que le droit canonique distingue clairement. Frère Bugnolo explique : "Qui a autorisé ces traductions ? Le mot munus devrait être parfaitement traduisible dans toutes les langues. C'est la preuve que le Vatican a tenté d'annuler la distinction fondamentale que le pape Benoît, dans son récent livre-interview "Ein Leben", n'a fait que réaffirmer, déclarant qu'il conserve toujours "l'office spirituel" (spirituelle Zuordnung) après avoir renoncé à l'exercice concret (konkrete Vollmacht). Il est toujours le pontife régnant et il continue à porter la soutane blanche, à donner la bénédiction apostolique et à signer de son nom P.P., Pontifex Pontificum, le titre qui appartient au pape régnant". (Il convient de rappeler que la seule explication donnée par Ratzinger pour avoir maintenu la soutane papale blanche était qu'"il n'y avait pas de soutanes noires dans sa garde-robe").

En 2016, Mgr Giuseppe Sciacca, évêque-secrétaire de la Signature Apostolique, a répondu aux arguments sur le munus dans un article extrêmement technique et totalement incompréhensible pour les non-experts. "Comme un habile juriste", dit le frère Bugnolo, "Sciacca dit, à juste titre, que le pouvoir ne peut pas être divisé entre deux papes, mais il prend la validité de la démission pour acquise et ensuite il évite la vraie question. Il dit ensuite que la renonciation au ministerium incluait automatiquement la renonciation au munus, mais en fait ce n'est pas vrai, car Benoît aurait facilement pu nommer un vicaire pour gérer le ministerium tout en conservant sa propre charge, le munus, ce qui est également essentiel pour les questions théologiques et dogmatiques, et pas seulement pour les questions canoniques, dans la mesure où il vient directement de Dieu".

Ensuite, il y a d'autres anomalies très étranges dans les traductions publiées par le Vatican : "Je déclare que je renonce au ministère d'Évêque de Rome, Successeur de Saint-Pierre, qui m'a été confié par les Cardinaux le 19 avril 2005, DE SORTE QU'à partir du 28 février 2013, à 20 heures, le Siège de Rome, le Siège de Saint-Pierre, soit vacant". Comme le précise Frère Bugnolo, "De sorte que" est écrit par Ratzinger en latin comme "ut", qu'il faut cependant traduire par "POUR QUE". En revanche, "DE SORTE QUE" serait correctement rendu en latin par "quomodo".

Ce sont deux choses très différentes : "de sorte que" présuppose l'automatisme juridique absolu d'une relation acte-conséquence. En revanche, "pour que" peut également révéler une intention cachée ou un effet désiré qui est généré intentionnellement. C'est la différence entre une "manière" externe et naturelle par rapport à une "fin" subjective.

Par exemple, il n'est pas correct de dire : "Je mets l'appât dans le piège de sorte que la souris puisse être capturée", car il n'est pas acquis que la souris tombera dans le piège. Il faut plutôt le dire : "J'ai mis l'appât dans le piège pour que la souris puisse être capturée."

Imaginons un instant que Benoît ait en fait été obligé d'abdiquer : il écrit donc qu'il "déclare démissionner" de son "ministère" "DE SORTE QUE" le siège soit vacant... donc peut-être aussi par l'action des usurpateurs. S'il avait effectivement écrit "POUR QUE", il aurait implicitement admis la validité de sa démission. Mais en fait, il ne l'a pas fait.

Voici une autre anomalie : pourquoi Benoît écrit-il que le nouveau conclave devra être convoqué "PAR CEUX DONT C'EST LA COMPÉTENCE" et non "par vous, cardinaux" ? Cela ressemble à une délégitimation, puisque ce sont évidemment les cardinaux auxquels il s'adresse qui devront former le conclave. C'est comme si le président du Sénat, parlant d'un futur président de la République, disait qu'il "devra être élu par ceux dont c'est la compétence" et non, comme c'est évident, "par vous, les membres du Parlement".

En outre, Ratzinger ne précise pas la DATE PRÉCISE du nouveau et véritable conclave pour l'élection du Souverain Pontife. Il dit seulement qu'il devra être convoqué APRÈS QUE LE SIÈGE SERA VACANT, ce qui est, en réalité, le moment qui suit sa mort. C'est pourquoi l'élection valide du nouveau Pontife serait, dans ce cas, de la compétence exclusive de QUELQUES CARDINAUX, ceux qui ont été désignés avant la venue de Bergoglio et qui sont disposés à reconnaître le "coup" qui s'est produit. En fait, les cardinaux nommés par Bergoglio ne seraient pas juridiquement valides, parce qu'ils sont choisis par un pape invalide, parce que la renonciation n'était pas valide. Dans le cas où de nombreuses années passeraient et où les cardinaux "légitimes" créés par Benoît ou Jean-Paul II ne seraient plus vivants ou actifs, le nouveau pontife devrait être choisi par l'Église romaine, comme dans l'Antiquité. Vu sous cet angle, c'est pourquoi un nouveau conclave devrait être convoqué "par ceux dont c'est la compétence" et non par les cardinaux auxquels il s'adresse. La logique est sans faille.

S'agit-il d'une fiction politique ? Ou est-ce une Declaratio qui, tout en semblant bâclée, se révèle être, si on la lit correctement, un document d'une cohérence "ratzingérienne" implacable ?

Frère Bugnolo en est certain : les erreurs dans le latin ont été intentionnellement voulues par Ratzinger pour attirer l'attention sur la non-validité du document et pour que, lorsqu'il serait lu attentivement, la vérité émerge en temps voulu. Le même avis est partagé par l'avocat viennois Arthur H. Lambauer, un expert reconnu en droit international, qui avait déjà relevé les anomalies en 2013 : "Je crois que Benoît a délibérément commis des erreurs pour rendre son successeur invalide, de telle sorte qu'il ne créerait rien d'irrévocable (mariage homosexuel, diaconat féminin, etc.) et que, si nécessaire, le successeur pourrait être balayé".

Il y a surtout un fait objectif et incontestable : pendant ces étranges 18 jours qui se sont écoulés entre la "démission" et le siège vacant (qui, en règle générale, devrait partir de la démission), personne n'a pu ou voulu corriger la Declaratio si "mal" rédigée par Benoît. Pourquoi ? Et pourtant, il est de la compétence spécifique des cardinaux de corriger le pape de manière bienveillante et filiale, s'il est dans l'erreur. "Cela démontre, soutient le frère Bugnolo, que les cardinaux étaient déloyaux et aveuglés dans leur hâte de prendre le pouvoir, alors que d'autres fonctionnaires du Secrétariat Apostolique, qui ne pouvaient certainement pas ne pas remarquer certaines erreurs, étaient "complices" de Benoît qui était bien conscient de la ruse, et ils se sont tus pour qu'un jour "la bombe explose". Dans les deux cas, une usurpation est révélée".

Examinons quelques objections : "Peut-être que Ratzinger ne connaît pas assez bien le latin ou qu'il était déjà trop vieux pour bien l'écrire". Il est difficile de croire que le théologien allemand, qui a été pendant quatorze ans à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui est l'auteur d'écrits remarquables en latin, ne saurait pas maîtriser ce texte. De plus, le pape est entouré d'excellents latinistes qui auraient pu l'assister. En février 2013, il a été suffisamment lucide pour pouvoir donner un discours spontané de 58 minutes. "En tout cas," répond le frère Alexis, "l'invalidité demeurerait, car la renonciation exige non seulement une lucidité mentale totale mais aussi une connaissance absolue du droit canonique".

Une autre objection possible est : "Peut-être que quelqu'un d'autre qui ne connaît pas bien le latin l'a écrit". Mais si le document provient d'un coercitif ou d'un contrefacteur, pourquoi le construiraient-ils de telle manière qu'il serait canoniquement invalide ?

Une dernière critique possible : "Benoît XVI ne tromperait jamais personne." En fait, le pape Benoît n'a trompé personne, il a seulement écrit une démission du ministère. Selon le frère Bugnolo, il y a d'autres personnes qui n'ont pas voulu regarder ce qui a été réellement écrit et comment Benoît s'est comporté depuis 2013. Ainsi, ils se sont trompés par avidité de pouvoir.

À la première lecture, tout cela vous laisse perplexe : cela semble absurde, mais terriblement cohérent. Dans ce cas, il est inutile de lancer l'accusation habituelle de tout rejeter comme une "théorie du complot" car il y a ici des faits qui méritent une explication EGALEMENT logique et cohérente.

Dans le monde laïque, un héritage peut être contesté légalement pour bien moins que cela, et pourtant la question de la validité de la renonciation d'un pape du trône de Pierre a été admise très rapidement, voire peut-être trop rapidement. Que se passe-t-il ensuite ? Les arguments du frère Bugnolo se fondent sur les preuves et fournissent également un motif qui les explique. Peut-être seront-ils simplement ignorés et tournés en dérision, ou bien leur auteur commencera-t-il probablement à subir une série d'attaques ad personam. Nous verrons ce qui se passera.

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Version latine originale de Benoît XVI

 

Fratres carissimi

 

Non solum propter tres canonizationes ad hoc Consistorium vos convocavi, sed etiam ut vobis decisionem magni momenti pro Ecclesiae vita communicem. Conscientia mea iterum atque iterum coram Deo explorata ad cognitionem certam perveni vires meas ingravescente aetate non iam aptas esse ad MUNUS Petrinum aeque administrandum.

 

Bene conscius sum hoc munus secundum suam essentiam spiritualem non solum agendo et loquendo exsequi debere, sed non minus patiendo et orando. Attamen in mundo nostri temporis rapidis mutationibus subiecto et quaestionibus magni ponderis pro vita fidei perturbato ad navem Sancti Petri gubernandam et ad annuntiandum Evangelium etiam vigor quidam corporis et animae necessarius est, qui ultimis mensibus in me modo tali minuitur, ut incapacitatem meam ad ministerium mihi commissum bene administrandum agnoscere debeam. Quapropter bene conscius ponderis huius actus plena libertate declaro me MINISTERIO Episcopi Romae, Successoris Sancti Petri, mihi per manus Cardinalium die 19 aprilis MMV commisso renuntiare ita ut a die 28 februarii MMXIII, hora 20, sedes Romae, sedes Sancti Petri vacet et Conclave ad eligendum novum Summum Pontificem ab his quibus competit convocandum esse.

 

Fratres carissimi, ex toto corde gratias ago vobis pro omni amore et labore, quo mecum pondus ministerii mei portastis et veniam peto pro omnibus defectibus meis. Nunc autem Sanctam Dei Ecclesiam curae Summi eius Pastoris, Domini nostri Iesu Christi confidimus sanctamque eius Matrem Mariam imploramus, ut patribus Cardinalibus in eligendo novo Summo Pontifice materna sua bonitate assistat. Quod ad me attinet etiam in futuro vita orationi dedicata Sanctae Ecclesiae Dei toto ex corde servire velim.

 

Traduction française du site du Vatican

 

Frères très chers,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Église. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le MINISTÈRE pétrinien.

Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle,  doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière. Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l’Évangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le MINISTÈRE qui m’a été confié. C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Évêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du  28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire.

Frères très chers, du fond du cœur je vous remercie pour tout l’amour et le travail avec lequel vous avez porté avec moi le poids de mon ministère et je demande pardon pour tous mes défauts. Maintenant, confions la Sainte Église de Dieu au soin de son Souverain Pasteur, Notre Seigneur Jésus-Christ, et implorons sa sainte Mère, Marie, afin qu’elle assiste de sa bonté maternelle les Pères Cardinaux dans l’élection du Souverain Pontife. Quant à moi, puissé-je servir de tout cœur, aussi dans l’avenir, la Sainte Église de Dieu par une vie consacrée à la prière.

BENEDICTUS PP XVI

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LE TEXTE ORIGINAL ITALIEN DE L'ARTICLE

Da qualche giorno, circolano in rete le denunce di un francescano italoamericano, latinista, esperto in Scolastica e in argomentazioni canoniche sulla rinuncia papale, che, intervistato dallo youtuber Decimo Toro, sta diffondendo i contenuti esplosivi del suo sito www.fromrome.info.  Frà Alexis Bugnolo, questo il suo nome, ha tradotto oltre 9000 pagine latine da San Bonaventura e padroneggia la lingua della Chiesa come pochi.

 

Il frate, leggendo attentamente la Declaratio di rinuncia di Benedetto XVI, seguendo un filo rosso fra logica, diritto canonico e lingua latina, ritiene che sia stata da lui scritta, con estrema abilità e sottigliezza, appositamente perché nel tempo venisse scoperta invalida. In questo modo, Ratzinger ha permesso alla “Mafia di San Gallo”, la lobby massonico-progressista ecclesiastica che lo aveva costretto ad abdicare, di prendere frettolosamente il potere e di svelarsi. Benedetto ha fatto così in modo che tutti gli atti, le nomine e i cambiamenti nella dottrina operati dalla “falsa chiesa” possano essere spazzati via in un sol colpo proprio per l’invalidità della sua rinuncia al papato. Per questo il Vaticano– secondo frà Bugnolo – ha deliberatamente falsificato, nelle traduzioni in lingua straniera, la Declaratio latina di Benedetto, tentando di porre rimedio alle sue falle intenzionali, ma dimostrando, così, ulteriore dolo.  Quarant’anni fa, Giovanni Paolo II e l’allora card. Ratzinger sapevano già, dal terzo Segreto di Fatima, che le lobby gay-massoniche del clero avrebbero tentato di prendere il potere, per questo avevano cambiato per tempo il Codice di diritto canonico predisponendo un sistema di emergenza per far saltare il banco in caso di usurpazione.

Questa la tesi. Per prevenire le accuse di complottismo alla sua ricostruzione, frate Alexis  cita solo i documenti dal sito del Vaticano che copiamo-incolliamo di seguito. Tutti possono controllare con un clic su www.vatican.va.

E’ del tutto assodato che nel testo della Declaratio di Benedetto sono contenuti alcuni grossolani errori grammaticali, notati già nel 2013 da eminenti classicisti come Luciano Canfora e Wilfried Stroh. Se già stupisce la mancanza del plurale maiestatico usato nei documenti ufficiali, frà Bugnolo, già traduttore di oltre 9000 pagine di San  Bonaventura, ha però notato una quarantina di altre imperfezioni linguistiche: verbi declinati male, “decisionem” al posto del corretto “consilium”, “vobis” al posto di “vobiscum”, l’uso erroneo di “explorata” per dire “indagata”,  etc. Per l’elenco completo: https://fromrome.info/2020/06/10/clamorous-errors-in-the-latin-of-the-renunciation-2/

Ma il grosso problema è la costruzione del testo di Ratzinger che renderebbe invalida la rinuncia al papato. A partire dal 1983, infatti, il Diritto canonico esige la rinuncia al “MUNUS  petrino”, ovvero all’ufficio, alla carica  del Pontefice che deriva da Dio e da San Pietro. (Prima, al papa bastava solamente dire “rinuncio” e tale modifica fu aggiunta probabilmente per blindare  eventuali future abdicazioni papali).

Ratzinger scrive nella Declaratio che le sue forze, a causa dell’età, “non sono più adatte per esercitare in modo adeguato il MUNUS petrino”. Tuttavia, non scrive affatto di rinunciarvi, ma piuttosto: “ben consapevole della gravità di questo atto, DICHIARO DI RINUNCIARE AL “MINISTERO” (cioè all’esercizio) di Vescovo di Roma”. All’inizio, quindi, cita il Munus in modo generico, ma formalmente poi dichiara di rinunciare solo al Ministerium, a detta di molti, del tutto inutile per la validità dell’atto. Come se un re, abdicando, dicesse di rinunciare a esercitare il potere pratico senza rinunciare al trono ottenuto per diritto divino.

Tra l’altro, Ratzinger non scrive nemmeno “rinuncio”, bensì “dichiaro di rinunciare”, il che non implica che la sua rinuncia sia sincera, così come “dichiarare di amare”, non corrisponde per forza ad “amare”. Ipotizzando che Benedetto sia stato sottoposto a pressioni, posto di fronte a una scelta, ad esempio fra le dimissioni e la bancarotta vaticana (per questo si rimandi alla nota vicenda del codice swift e del blocco dei conti bancari vaticani) egli potrebbe aver LIBERAMENTE SCELTO DI “DICHIARARE DI RINUNCIARE”. Una cosa molto diversa dal dire “liberamente rinuncio”.

Altro interrogativo sollevato da Bugnolo: perché Ratzinger scrive che la sede sarà vacante dopo 18 giorni? Eppure la rinuncia dovrebbe rendere la sede vacante fin dalla morte o dall’atto di rinuncia del papa.

La polemica sul Munus non è nuova e se ne sono occupati ampiamente Vittorio Messori, Antonio Socci e autorevoli vaticanisti, ma Frà Alexis, per primo, ha divulgato che, in tutte le traduzioni della Declaratio (sul sito vaticano), anche il Munus viene tradotto con “ministero”, accorpando quindi in un unico significato due prerogative che il diritto canonico ha ben distinto. Spiega frà Bugnolo: “Chi li ha autorizzati? Munus sarebbe perfettamente traducibile in tutte le lingue. Questa è la prova che il Vaticano ha tentato di annullare la fondamentale distinzione che papa Benedetto, nella sua recente intervista “Ein Leben”, ha pure nuovamente ribadito dichiarando come tuttora egli mantenga per sé l’”incarico spirituale”(spirituelle Zuordnung) avendo rinunciato all’esercizio concreto (konkrete Vollmacht). E’ ancora il papa regnante e infatti continua a indossare la veste bianca, a impartire la benedizione apostolica e a firmarsi P.P., Pontifex Pontificum, titolo che spetta al papa regnante”. (Va ricordato che l’unica spiegazione fornita da Ratzinger per aver mantenuto la veste bianca fu che non “aveva vesti nere nel suo armadio”).

Alla querelle sul Munus aveva risposto nel 2016, in un articolo estremamente tecnico, del tutto incomprensibile per i non addetti ai lavori, Mons. Giuseppe Sciacca, vescovo e segretario della Segnatura apostolica. “Come un furbo avvocato – dice frà Bugnolo –  Sciacca dice, giustamente, che il potere non può essere diviso fra due papi, ma dà per scontata la validità della rinuncia ed elude la vera questione. Dice poi che rinunciare al Ministerium comporta rinunciare automaticamente anche al Munus, ma questo non è affatto vero perché Benedetto avrebbe potuto benissimo nominare un Vicario per gestire il Ministerium e mantenere la propria carica, il Munus, che è essenziale anche per questioni teologiche e dogmatiche, non solo canonistiche, in quanto proviene da Dio”.

Vi sono poi altre stranissime anomalie nella traduzione italiana pubblicata dal Vaticano: “dichiaro di rinunciare al ministero di Vescovo di Roma, Successore di San Pietro, a me affidato per mano dei Cardinali il 19 aprile 2005, IN MODO CHE, dal 28 febbraio 2013, alle ore 20,00, la sede di Roma, la sede di San Pietro, sarà vacante”.

Come specifica frà Bugnolo: “In modo che”, in latino è scritto da Ratzinger con UT che però deve essere tradotto con AFFINCHE’. Diversamente, “in modo che” si deve tradurre, invece, con “QUOMODO”.

Sono due cose molto differenti: “in modo che” presuppone l’assoluto, legale automatismo di un rapporto atto-conseguenza. “Affinché” invece può rivelare anche un intento nascosto o un effetto voluto, ingenerato appositamente. La differenza che passa tra un “modo” esterno e naturale rispetto a un “fine” soggettivo.

Ad esempio, non è corretto dire: “Metto l’esca nella trappola in modo che il topo sia catturato” perché non è detto che il topo caschi nell’inganno. Si deve piuttosto dire: “Metto l’esca nella trappola affinché il topo sia catturato”.

Immaginiamo per un attimo che, realmente, Benedetto sia stato costretto all’abdicazione: lui scrive quindi che “dichiara di rinunciare” al suo “ministero” “AFFINCHE’” la sede sia vacante… quindi forse anche per l’azione degli usurpatori. Se avesse scritto realmente “in modo che” avrebbe implicitamente ammesso la validità della sua rinuncia. Così, no.

Altra anomalia: perché Benedetto scrive che il nuovo conclave dovrà essere convocato “DA COLORO A CUI COMPETE” e non “da Voi cardinali”? Suona come una delegittimazione, dato che sarebbero ovviamente i cardinali a cui si rivolge a dover formare il conclave. Come se il presidente del Senato, parlando di un futuro presidente della Repubblica dicesse che questi “dovrà essere votato da coloro a cui compete” e non, come ovvio, “da voi parlamentari”.

Ratzinger, inoltre, non specifica la DATA PRECISA del nuovo, vero conclave per l’elezione del Pontefice. Dice solo che questo dovrà essere convocato DOPO CHE LA SEDE SARA’ VACANTE, cioè realmente, il momento successivo alla sua morte. Ecco perché l’elezione valida del nuovo Pontefice COMPETEREBBE, in quel caso, solo ad ALCUNI CARDINALI, quelli nominati prima dell’avvento di Bergoglio e disposti a riconoscere l’avvenuto “golpe”. Infatti le nomine cardinalizie di Bergoglio non sarebbero legalmente valide, perché emanate da un papa invalido, poiché invalida è stata la rinuncia. Nel caso passassero ancora molti anni e non rimanessero vivi e attivi cardinali “legittimi”, nominati da Benedetto o da Giovanni Paolo II, il nuovo Pontefice dovrebbe essere scelto dalla Chiesa romana, come nei tempi più antichi. Ecco perché, in questa ottica, un nuovo conclave dovrebbe essere convocato “da coloro a cui compete” e non ai cardinali cui lui si rivolge. Non fa una piega.

Fantapolitica o una Declaratio apparentemente pasticciata che, però letta nel modo giusto, si rivela di adamantina, “ratzingeriana” coerenza?

Frà Bugnolo è sicuro: gli errori di latino sono stati voluti apposta da Ratzinger per attirare l’attenzione sull’invalidità del documento e per far emergere, a una attenta lettura, la verità quando i tempi sarebbero stati maturi. Dello stesso avviso è l’avvocato viennese Arthur H. Lambauer, noto esperto di diritto internazionale, che già nel 2013, aveva notato le anomalie: “Ritengo che Benedetto abbia commesso errori di proposito per rendere invalido il successore in modo che non creasse nulla di irrevocabile (matrimoni gay, diaconato femminile etc.) e nel caso, spazzarlo via”.

Su tutto, un dato oggettivo e incontestabile: in quegli strani 18 giorni che passano dalla “rinuncia” alla sede vacante (che pure, a regola, dovrebbe scattare dalla rinuncia) nessuno ha potuto o voluto correggere la Declaratio scritta da Benedetto così “malamente”. Perché? Eppure è compito specifico dei cardinali correggere il papa, in modo premuroso e filiale, ove sbagliasse.  “Questo dimostra – sostiene frà Bugnolo – che i cardinali erano sleali e accecati dalla fretta di prendere il potere e che forse alcuni di loro, come anche alcuni funzionari della Segreteria Apostolica cui non potevano sfuggire certi errori, erano “complici” di Benedetto e, ben consapevoli del trucco, hanno taciuto affinché un giorno “scoppiasse la bomba”. In entrambi i casi si rivela un’usurpazione”.

E veniamo alle possibili obiezioni: “Ratzinger non conosce approfonditamente il latino o era già troppo anziano per scriverlo bene”. Difficile che il teologo tedesco, per 14 anni a capo della Congregazione per la Dottrina della fede, già autore di eccellenti scritti in latino, non sapesse padroneggiarlo. Peraltro, il papa è circondato da eccellenti latinisti che avrebbero potuto supportarlo. Nel febbraio 2013 era, poi,  lucido tanto da poter tenere un discorso a braccio di 58 minuti. “In ogni caso, l’invalidità resterebbe – risponde frate Alexis – perché la rinuncia impone non solo piena lucidità mentale, ma anche assoluta consapevolezza del diritto canonico”.

Altra prevedibile contestazione: “Glielo ha scritto qualcun altro che non sa bene il latino”. Ma se il documento provenisse da un coercitore o da un falsario, perché costruirlo in modo da essere canonicamente invalido?

Ultima critica eventuale: “Benedetto XVI non ingannerebbe mai nessuno”. Infatti, papa Benedetto non ha ingannato nessuno, ha solo scritto una rinuncia al ministerium. Secondo frà Bugnolo, sono altri che non hanno voluto vedere cosa c’era scritto realmente e come lui si è comportato fino ad oggi. Così, si sono ingannati da soli per la loro avidità di potere.

A una prima lettura, tutto ciò lascia frastornati: sembra assurdo, ma terribilmente coerente. A nulla vale, in questo caso, sbandierare la solita categoria difensiva del “complottismo” perché qui ci sono dati di fatto che meritano una spiegazione ALTRETTANTO logica e alternativa.

Nel mondo laico, a livello giuridico si possono impugnare dei lasciti per molto meno, eppure la questione sulla validità della rinuncia di un papa al soglio di Pietro è stata liquidata molto, forse troppo in fretta. Prossimi scenari? Le argomentazioni di frà Bugnolo, che hanno pure un loro perché e si appoggiano su evidenze, forse saranno semplicemente ignorate, derise o il loro autore probabilmente comincerà a subire una serie di attacchi ad personam. Staremo a vedere.

RUSSO : LA PROPHÉTIE DE RATZINGER, LA PRIÈRE DE BENOÎT XVI

dominicanus #actualités, #Benoit XVI

Chers amis et ennemis du Stilum Curiae*, Benoît XVI se porte bien, même s'il mène une vie, si possible encore plus retirée et isolée qu'auparavant, à cause de l'épidémie de Coronavirus qui est apparue même au-delà des hauts murs du Vatican. Sergio Russo (...), nous a envoyé une réflexion sur les deux personnes, le théologien Ratzinger, qui a prophétisé sur l'avenir du christianisme et de l'Église, et le fragile Benoît XVI d'aujourd'hui, qui soutient l'Église par sa prière. Bonne lecture. 

Marco Tosatti

 

 

En 1969, un jeune théologien du nom de Joseph Ratzinger, concluant une série de conférences radiophoniques qu'il avait données, a fait une prédiction vraiment unique sur l'avenir :

 

"Nous sommes à un énorme tournant dans l'évolution de la race humaine, un moment auquel, en comparaison, le passage de l'ère médiévale à l'ère moderne semble presque insignifiant..."

 

Et puis, passant à l'examen de la situation spécifique de l'Église, il a poursuivi en disant:

 

"Pour moi, il est clair que des temps très difficiles attendent l'Église. Sa véritable crise vient seulement d'arriver. Nous devons nous attendre à de grands bouleversements. Mais ce qui est également certain, c'est ce qui restera à la fin : une Église qui n'est pas une Église politique (qui réduit ses prêtres au rôle de simples "travailleurs sociaux"), mais plutôt une Église qui va replacer la Foi au centre de son expérience.

 

"Et lorsque les épreuves de guérison de cette période auront été surmontées, une telle Église, rendue plus simple et pourtant spirituellement enrichie, en sortira plus grande et plus solidement ancrée...

 

"En évoluant vers un monde complètement planifié et organisé, les humains se retrouveront extrêmement seuls, car, ayant complètement perdu de vue Dieu, ils percevront vraiment l'horreur de leur propre pauvreté. Ce n'est qu'alors qu'ils verront le "petit troupeau" des croyants sous un jour nouveau, ils le verront comme un espoir de quelque chose qui leur est également destiné, une réponse qu'ils ont toujours secrètement recherchée".

"Je pense, et en fait je suis certain, que l'avenir de l'Église viendra de personnes profondément enracinées dans la pure plénitude de la foi. Il n'y aura plus ceux qui se contentent de "rester assis là", sans penser au temps qui passe, ou ceux qui critiquent continuellement, en supposant qu'ils sont des mesures infaillibles de tout, ni ceux qui se contentent de prendre le chemin le plus facile, qui évitent l'élan de la foi, en la déclarant fausse et obsolète, tyrannique et légaliste, ou en évitant tout ce qui exige, blesse ou nécessite un sacrifice.

 

"L'Église repartira plutôt de petits groupes et mouvements, et d'une minorité qui rétablira son véritable point d'ancrage au centre : la foi dans le Dieu Un et Trine, et en Jésus Christ, le Fils de Dieu, qui s'est fait homme et qui nous promet la vie au-delà de la mort.

 

"Ce qui reste, donc, ne sera que l'Église du Christ".

 

J'ai été très frappé par les images du dimanche 15 mars de l'évêque de Rome marchant seul (accompagné de ses escortes) dans les rues de la ville déserte de Rome, une scène aussi inédite que surréaliste, et entrant dans une église du centre historique de Rome, une de ces églises romaines historiques qu'il cherchait, quelques jours auparavant seulement, à fermer aux fidèles (voir décret n. 446/20 du vicaire de Rome, le cardinal De Donatis, le 12 mars, dans lequel il décrète "l'interdiction de toutes les églises du diocèse de Rome à tous les fidèles"), décret qui a ensuite été rapidement annulé, apparemment à la suite des vives protestations des fidèles de Rome.

 

J'ai également été frappé quelques jours plus tard, en voyant le même évêque de Rome, le matin du 25 mars, réciter l'Angélus en regardant une place Saint-Pierre presque complètement vide, une image concrète de "désolation"...

 

Oui, la désolation ! ... Et pourtant, il y a eu beaucoup plus de joie et d'allégresse il y a peu de temps encore, le 7 octobre dernier, lorsque le soi-disant fétiche de la "pachamama" a été porté en procession en plein milieu de l'enceinte sacrée et vénérable de la basilique Saint-Pierre, le centre du christianisme, le lieu saint par excellence.

Selon certains commentateurs compétents et faisant autorité, ce qui s'est passé ce jour-là dans la basilique qui est baignée du sang des martyrs et qui, au cours des siècles, a été le témoin de nombreux rites augustes et sacrés, était une véritable "abomination" au sens propre...

 

Oui, abomination ! ... Y a-t-il peut-être une certaine corrélation entre ces deux concepts : abomination et désolation, et l'un est-il peut-être une conséquence de l'autre ?

 

Eh bien, je trouve maintenant que je rappelle inévitablement ces paroles graves et énigmatiques du Seigneur Jésus qu'il a prononcées sur la fin des temps : "Quand vous verrez l'abomination de la désolation dont a parlé le prophète Daniel, debout dans le lieu saint (que le lecteur comprenne)..." (Mt 24:15).

 

Et que dit le prophète Daniel à ce sujet ?

 

Le prophète dit : "La moitié de la semaine, il abolira le sacrifice et l'offrande : À leur place sera l'abomination désolante... Ils aboliront le sacrifice quotidien et à sa place sera l'abomination dévastatrice... À partir du moment où le sacrifice quotidien sera aboli et l'abomination désolante mise en place, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours..."

 

C'est pourquoi, pour l'instant, je ne fais qu'un commentaire très bref et concis sur les paroles du prophète mentionnées ci-dessus. Je dis seulement que nous ne savons pas "encore" exactement quelle sera l'abomination dévastatrice. Quant à l'abomination de la désolation, j'ai essayé de lui donner une interprétation timide et hypothétique. Et enfin, pour l'abolition du sacrifice quotidien, nous ne pouvons actuellement en avoir qu'une idée pâle et partielle grâce à l'interdiction faite par les évêques et l'État d'ordonner aux fidèles et aux prêtres de participer ensemble à toute sorte de service religieux, en premier lieu la Sainte Messe, sous peine de dénonciations et d'amendes très élevées...

 

Je conclus par deux scènes (tirées du texte du "troisième secret de Fatima" qui a été solennellement rendu public par Saint Jean-Paul II le 26 juin 2000) et que je ne cesse de rappeler en voyant jour après jour dans les médias ce qui se passe actuellement... "Quelque chose de semblable à la façon dont les gens apparaissent dans un miroir lorsqu'ils passent devant celui-ci : un évêque vêtu de blanc..." Et cette scène me fait penser au Pape François qui, dès son élection, s'est présenté aux fidèles comme le nouvel "Evêque à Rome" arrivé du bout du monde, et qui pourtant ne semble jamais vouloir se détacher de ce monde pris tel quel, comme il prêche sur les thèmes de l'environnement et de l'écologie, du réchauffement climatique, etc.

 

Et dans l'autre scène, en contraste, on voit "Le Saint Père traversant une grande ville à moitié en ruines, à moitié tremblant d'un pas hésitant, affligé de douleur et de chagrin, à genoux..." Et il me semble voir ici le Saint-Père, le Pape Benoît XVI, complètement absorbé par la prière, et qui peut déjà entrevoir avec joie, même au milieu de ses larmes et de ses souffrances actuelles, l'aube de cette Église qu'il a lui-même prédit qu'un jour viendrait, que "avec la foi et la persévérance est en train de restaurer son véritable point d'ancrage au centre : la foi dans le Dieu Un et Trine, et en Jésus Christ, le Fils de Dieu, qui s'est fait homme et qui nous promet la vie au-delà de la mort".

 Sergio Russo

 

* Stilum Curiae est le nom du blog du célèbre vaticaniste Marco Tosatti. J'ai traduit pour vous l'article italien en m'aidant de la traduction française de Vincent Pellegrini

Abbé Henri Vallançon, Bibliste: Pâques 2020 : le retrait de la gloire de Dieu

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Édouard Husson, Professeur des Universités - Lettre ouverte à l'évêque de mon diocèse et à tous les évêques de France

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Livre bleu du Mouvement Sacerdotal Marial Message - 83 Soyez dans la joie

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Livre bleu du Mouvement Sacerdotal Marial Message - 83 Soyez dans la joie

Chers amis lecteurs,

 

Dimanche dernier, quatrième dimanche de Carême, l'antienne de la messe d'ouverture nous exhortait à être dans la joie: "Réjouissez-vous avec Jérusalem". C'est la raison pour laquelle ce dimanche est appelé Laetare, premier mot de l'introït grégorien. 

 

Et demain, 25 mars, nous célébrons le mystère de l'Annonciation, premier mystère joyeux du Rosaire.

 

Il me semble que dans les temps de battage médiatique autour du coronavirus (COVID-19), cette double invitation revêt un caractère éminemment prophétique.

 

Je vous propose dans ce contexte de méditer la locution reçue par Don Gobbi le 18 Octobre 1975 Fête de St Luc, évangéliste, intitulée: SOYEZ DANS LA JOIE. C'est la dernière locution commentée par Don Gobbi avant de mourir, et dans son commentaire il avait dit que c'était le résumé de tous les messages.

 

Je fais partie du Mouvement Sacerdotal Marial depuis le 8 décembre 1975. Je venais de commencer ma formation préparatoire au sacerdoce. C'est donc avec une joie non dissimulée que je vous invite à méditer ce message.

 

***

 

18 Octobre 1975 Fête de St Luc, évangéliste


a « Je t'ai choisi, mon fils, pour cette simple raison : parce que tu es le plus pauvre, le plus petit, le plus limité, humainement le plus dépourvu.
b Je t'ai choisi parce que, dans ta vie, mon Adversaire avait désormais réussi à chanter victoire ; Dans ton existence, Je t'ai fait vivre comme une anticipation de tout ce que Je ferai Moi­-même au moment de mon plus grand triomphe.
c Un jour, mon Adversaire croira pouvoir chanter sa victoire totale : sur le monde, sur l'Église, sur les âmes.
d C'est alors seulement que J'interviendrai — terrible et victorieuse — afin que sa défaite soit d'autant plus grande que plus assurée aura été sa certitude d'avoir vaincu pour toujours.
e Ce qui se prépare est tellement grand qu'il n'y a jamais eu rien de tel depuis la création du monde : c'est pourquoi tout a déjà été prédit dans la Bible.
f Celle­-ci a déjà annoncé la lutte terrible entre Moi — « la Femme revêtue du soleil » — et le Dragon rouge, Satan, qui réussit à séduire beaucoup de monde même par l'erreur de l'athéisme marxiste. Elle a également annoncé la lutte des anges et de mes enfants, contre les partisans du Dragon, conduits par les anges rebelles. Elle a surtout clairement annoncé ma victoire complète.
g Vous, mes fils, vous êtes appelés à vivre ces événements.
h C'est le moment où vous devez savoir cela pour vous préparer à la bataille en connaissance de cause. Il est temps que Je commence à vous révéler une partie de mon plan.
i Avant tout, il est nécessaire que mon Ennemi ait l'impression d'avoir tout conquis, d'avoir désormais toute chose en ses mains. C'est pourquoi il lui sera permis de s'introduire à l'intérieur de mon Église et il réussira à obscurcir le sanctuaire de Dieu. Il moissonnera les victimes les plus nombreuses parmi les ministres du sanctuaire.
j Ce sera en effet le moment des grandes chutes pour mes fils de prédilection, pour mes Prêtres.
k Satan tendra aux uns l'embûche de l'orgueil, à d'autres celle de la passion de la chair, à d'autres celle du doute ou de l'incrédulité, à


(107 sur 1174)

 

d'autres encore celles du découragement et de la solitude.
l Combien alors douteront de mon Fils et de Moi et croiront que c'est la fin de mon Église !
m Prêtres consacrés à mon Cœur Immaculé, mes fils chéris que Je suis en train de rassembler pour cet
te grande bataille : la première arme que vous devez utiliser, c'est la confiance en Moi, c'est votre abandon le plus complet.
n Surmontez la tentation de la peur, du découragement, de la tristesse. Le découragement paralyse vos activités et cela favorise mon Adversaire.
o Soyez sereins, soyez dans la joie.
p Ce n'est pas la fin pour mon Église ; mais c'est le début de son total et merveilleux renouvellement qui se prépare.
q Le Vicaire de mon Fils, par un don venu de Moi, arrive déjà à l'entrevoir et, même dans la tristesse du moment présent, il vous invite à être dans la joie.
r Dans la joie ? Me demanderez­-vous, étonnés.
s Oui, mes enfants, dans la joie de mon Cœur Immaculé qui vous enclôt tous. Mon Cœur de Maman sera pour vous le lieu de votre paix, alors qu'au dehors, se déchaînera la plus grande tempête.
t Même si vous avez été blessés, même si vous êtes souvent tombés, même si vous avez douté, même si, à certains moments, vous avez trahi, ne vous découragez pas, parce que Je vous aime.
u Mon amour pour vous sera d'autant plus grand que mon Adversaire se sera davantage acharné sur vous.
v Je suis Maman, mes enfants, et Je vous aime davantage, parce que vous m'avez été arrachés.
w Et ma joie est de faire de chacun de vous, Prêtres chéris de mon Cœur Immaculé, des fils tellement purifiés et fortifiés qu'à l'avenir, plus personne ne réussisse à vous arracher à l'Amour de mon Fils Jésus.
x Je ferai de vous des copies vivantes de mon Fils Jésus.
y Soyez donc heureux, soyez confiants, soyez totalement abandonnés à Moi. Soyez toujours en prière avec Moi.
z L'arme que J'utiliserai, mes enfants, pour combattre et pour gagner cette bataille sera votre prière et votre souffrance.
A Alors, vous serez, vous aussi, oui, sur la Croix, avec Moi et avec mon Fils Jésus, auprès de sa Maman et la vôtre. (...) »

 

***

 

Vous pouvez télécharger l'intégralité des messages au format PDF ici :

 

FR BUGNOLO: MONSEIGNEUR SCHNEIDER, VOTRE ESSAI EST UNE BOUILLIE DE MENSONGES ET DE PRÉSOMPTIONS !

dominicanus #Benoit XVI, #actualités
FR BUGNOLO: MONSEIGNEUR SCHNEIDER, VOTRE ESSAI EST UNE BOUILLIE DE MENSONGES ET DE PRÉSOMPTIONS !

Le docteur angélique, saint Thomas d'Aquin, dans sa Summa Theologica, transmet la tradition catholique sur les devoirs des fidèles catholiques dans les affaires où la foi elle-même est mise en doute ou en danger en public par les actions ou les déclarations des prélats, même de son propre évêque, lorsqu'il écrit :

 

« Résister en face », c'est-à-dire devant tout le monde, dépasse la mesure de la correction fraternelle ; et Paul n'aurait pas ainsi repris Pierre s'il n'avait été son égal en quelque manière pour la défense de la foi. Mais avertir en secret et avec respect peut être fait même par celui qui n'est pas un égal. Voilà pourquoi S. Paul, écrivant aux Colossiens (4, 17), leur demande de reprendre leur supérieur : « Dites à Archippe : "Prends garde au ministère que tu as reçu du Seigneur, et tâche de bien l’accomplir." » Remarquons toutefois que, s'il y avait danger pour la foi, les supérieurs devraient être repris par les inférieurs, même en public. Aussi Paul, qui était soumis à Pierre, l'a-t-il repris pour cette raison. Et à ce sujet la Glose d'Augustin explique : « Pierre lui-même montre par son exemple à ceux qui ont la prééminence, s'il leur est arrivé de s'écarter du droit chemin, de ne point refuser d'être corrigés, même par leurs inférieurs. » (Somme Théologique, IIa IIæ, Q. 33, a. 4, ad 2)

 

Ainsi, je prends ma plume pour réprimander publiquement Mgr. Athanasius Schneider pour les déclarations faites dans son Essai publié aujourd'hui sur le site LifeSite News, intitulé : On the question of the true pope in the light of the opinion of the automatic loss of the papal office for heresy and the speculations about the resignation of Benedict XVI1

 

 

 

Tout d'abord, je trouve remarquable que Monseigneur ait persisté dans son opinion selon laquelle le crime canonique d'hérésie publiquement posé ne fait pas perdre immédiatement toute fonction dans l'Église, tant sur le plan théologique que canonique. Il a déjà soutenu cette opinion auparavant, contre tous les Pères et les docteurs de l'Église, comme l'ont montré plusieurs autres écrivains. Sa tentative de le faire à nouveau, en soutenant qu'un passage particulier de Gratien est fallacieux, est simplement un recours absurde à un argument absurde. Gratien n'a jamais été une autorité magistérielle, de sorte que le fait qu'un passage particulier soit authentique ou non ne change rien au fait que des auteurs notables, dont le pape Innocent III, avant et après Gratien, étaient d'avis que l'hérésie entraîne la perte de la fonction, pour qui que ce soit. - Est-il vraiment en train de dire qu'Innocent III a enseigné l'erreur, à cause d'une glose défectueuse ? Je dis que lui-même, que l'évêque Schneider, enseigne l'erreur sur la base d'une mauvaise herméneutique. Prétendre que l'Église peut perdre sa Foi parce qu'elle ne peut pas discerner qu'une glose non authentique présente un enseignement erroné, c'est dire que l'Église n'a pas la grâce du discernement en matière de Foi, mais moi, Mgr Schneider, je les connais mieux que tous. Qui pensez-vous être, Excellence ? Pensez-vous être plus grand que saint Robert Bellarmin, S. J., qui est un Docteur de l'Église, et qui n'est pas d'accord avec vous ?

 

Le canon 1364 ne fait aucune exception pour un pape. Le principe du Premier Siège n'est jugé par personne, qui est inscrit dans le canon 1404, concerne les affaires devant un tribunal et les actes du Pontife romain. Il ne concerne pas l'homme qui est le pape, dans le cas de sa foi personnelle. Car tout comme un homme hérétique n'est pas membre de l'Église, un homme hérétique n'a pas de fonction. Et donc un homme considéré ou jugé pour cause d'hérésie, n'est considéré ou jugé pour aucune fonction. C'est pourquoi le canon 1364 ne prévoit aucune exception et impose l'excommunication à toute personne qui commet un crime public d'hérésie, de schisme ou d'apostasie.

 

 

 

Deuxièmement, en ce qui concerne la Declaratio du pape Benoît : Votre Excellence montre que, soit vous ne comprenez pas le droit canonique, soit vous ne comprenez pas la causalité elle-même. Si vous aviez pris connaissance de certains des documents qui vous ont été envoyés par de nombreux catholiques du monde entier, vous constateriez que le Code de droit canonique - un authentique document magistériel que vous n'avez pas le droit d'ignorer ou de déformer - exige lui-même, pour que la démission papale soit valable, que l'acte posé par l'homme qui est le pontife romain soit un acte de renonciation au munus pétrinien. Mais le pape Benoît XVI n'a jamais posé un tel acte. Les déclarations faites avant ou après un tel acte, concernant l'intention ou la signification de l'acte, n'ont aucune incidence sur la nature de l'acte. Si votre Excellence avait fait preuve d'autant de diligence que moi, lorsque vous étiez à Rome et que vous avez rendu visite à Mgr Arrieta, secrétaire du Conseil pontifical pour les textes juridiques, vous auriez compris qu'un acte de renoncement papal doit être clair en soi, il ne peut être soumis à l'interprétation de quiconque, pas même du pape. Car s'il a besoin d'interprétation ou d'explication, alors il n'est pas clair, et il n'est pas valide. Et si l'homme a validement démissionné, l'interprétation qu'il en donne ne fait pas autorité. Un pape ne peut pas non plus démissionner, en interprétant avec autorité un acte non valide comme étant valide, après coup. Car le canon 332 §2 exige un acte de renonciation au munus pétrinien : et par là même, il ne permet pas un acte de démission par une interprétation papale post-factum d'un acte non clairement manifeste.

 

Votre opinion est contraire à celle de saint Alphonse de Liguori, C.Ss.R., docteur de l'Eglise, au sujet de l'interprétation juridique. Pensez-vous le savoir mieux que lui, qui était titulaire de deux doctorats en droit, l'un en droit canonique et l'autre en droit civil ?

 

 

 

Troisièmement, toutes vos citations, bien qu'elles n'aient aucun rapport, ne prouvent même pas le bien-fondé de vos arguments, comme je vais le montrer ici, en citant chacune d'elles et en les commentant :

 

Et parmi vous, parmi le Collège cardinalice, se trouve également le futur Pape, auquel je promets dès aujourd’hui mon respect et mon obéissance inconditionnels. (SALUT DE CONGÉ DU PAPE BENOÎT XVI AUX CARDINAUX PRÉSENTS À ROME, Jeudi, 28 février 2013)

 

Comme, normalement, tous les papes sont d'anciens cardinaux, cette déclaration peut être faite à tout moment au Collège des cardinaux, qu'ils soient tous présents ou non. Elle ne signifie rien. Nous devrions tous promettre notre obéissance à tous les futurs papes légitimes, et aux papes passés, car notre obéissance est due à la fonction.

 

 

J’ai fait ce pas en pleine conscience de sa gravité et aussi de sa nouveauté, mais avec une profonde sérénité d’âme. (AUDIENCE GÉNÉRALE, Mercredi 27 février 2013)

 

La conscience d'un acte, quelle qu'elle soit, ne rend pas un acte valide, sauf si vous pensez que vous êtes Dieu ou que celui qui agit est Dieu. Le canon 332 §2, en imposant des conditions à une démission papale et en la définissant comme une renonciation papale au munus pétrinien, enseigne implicitement que le pape Jean-Paul II a jugé invalide une renonciation au ministerium, que Jean-Paul II a jugé son successeur, comme l'homme qui était le pape, et que l'acte lui-même doit être dûment manifeste, pour être valide.  Toutes ces dispositions ne prévoient pas la pleine conscience d'une erreur substantielle ou d'une nouveauté comme cause de validité (cf. can. 188 et 126).

 

 

"Il n'y a pas le moindre doute sur la validité de ma renonciation au ministère pétrinien. La seule condition de validité est la pleine liberté de la décision. Les spéculations sur la non-validité de la renonciation sont tout simplement absurdes" (Lettre du 18 février 2014 à Andrea Tornielli, publiée dans La Stampa, 27 février 2014).

 

La controverse sur l'effet canonique de la Declaratio n'a rien à voir avec l'affirmation selon laquelle une renonciation au ministerium ne peut être valide ou n'est pas valide. Elle a trait à l'affirmation que la renonciation au ministerium a les mêmes effets que la renonciation au munus, et qu'elle remplit les conditions du canon 332 §2, comme n'étant pas corrompue par une erreur substantielle (cf. canon 188).  De plus, si le pape Benoît XVI pense que la liberté d'action est la seule cause de la renonciation valide, alors il se montre dans une erreur invincible en ce qui concerne son propre acte, car il est clair qu'au canon 332 §2 il y a deux causes de validité de la renonciation au munus : qu’elle soit faite librement et qu’elle soit dûment manifestée. Et si vous pensez que vous pouvez transposer ces deux causes de validité d'un acte de renonciation au munus à un acte de renonciation au ministerium, pour faire de la renonciation au ministerium une renonciation au munus, alors vous êtes clairement dans l'erreur, grave erreur ! Alors votre acte est invalide soit en raison des canons 38 lors de la lecture d'un acte administratif en violation du canon 36 §2, et/ou du canon 15 §1 pour tous ces cas d'erreurs dans les actes juridiques contre les canons 188 et 332 §2.

 

 

Lors d'une conversation avec un journaliste du journal italien Corriere della Sera, l'ancien pape Benoît XVI a déclaré "Le Pape est un, il est François". Ces paroles de Benoît XVI ont été rapportées dans l'édition écrite du Corriere della Sera, le 28 juin 2019, et anticipées dans la version italienne de Vatican News le 27 juin 2019.

 

Cette déclaration de l'évêque Schneider est étonnante en soi, car elle est faite à propos d'un rapport qui a été démystifié par LifeSite News quelques jours plus tard. Je suppose que l'évêque ne lit pas le journal très électronique qui publie son essai. Et je suppose que les rédacteurs de ce même journal électronique ont omis une correction fraternelle pour l'aider à sauver la face en répétant une affirmation aussi fausse. Mais encore une fois, je suppose peut-être trop.

 

 

 

Quatrièmement, Votre Excellence, pourquoi citez-vous des déclarations du pape Benoît concernant ses intentions de prouver que l'acte de renonciation au ministère signifie un acte de renonciation au munus papal, pour ensuite, dans la section suivante de votre essai, nous dire de ne pas soutenir que les actions et les déclarations du pape Benoît qui montrent clairement son intention de s'accrocher à la dignité et à la fonction papales ne doivent pas être interprétées ainsi ?

 

L'Église est une société visible. Par conséquent, ce qui était essentiel pour l'accomplissement de la démission de Benoît XVI n'était pas sa possible pensée interne mais ce qu'il a déclaré à l'extérieur, car l'Église ne juge pas des intentions internes (de internis non iudicat Ecclesia). Les actes ambigus du pape Benoît XVI, comme porter une soutane blanche, garder son nom, donner la bénédiction apostolique, etc., n'affectent pas le sens sans équivoque de son acte de renoncement. Nombre de ses paroles et de ses actes démontrables et sans équivoque après sa démission confirment également qu'il considère le pape François, et non lui-même, comme le pape.

 

Les preuves doivent-elles être interprétées uniquement pour appuyer votre théorie, et non la réalité objective ? Pensez-vous honnêtement qu'un pape qui a validement démissionné, devrait s'habiller en pape, signer en tant que pape, donner des bénédictions en tant que pape ? De plus, pensez-vous qu'un vrai pape saluerait un pape retraité, à Panama City, en disant à la foule :  Regarde, Benoît, le pape !

 

Si vous voulez fermer les yeux sur des faits qui réfutent vos allégations, c'est votre affaire, mais demander au reste de l'Église de le faire est le comble même de l’orgueil.

 

 

 

Enfin, je dois vous reprocher publiquement de blasphémer contre les Saints de la Sainte Mère l'Eglise, lorsque vous écrivez :

 

Déclarer que le pape François est un pape invalide, soit à cause de ses hérésies, soit à cause d'une élection invalide (pour des raisons de prétendues violations des normes du conclave ou pour la raison que le pape Benoît XVI est toujours le pape à cause de son renoncement invalide) sont des actions désespérées et subjectives visant à remédier à la crise actuelle sans précédent de la papauté. Elles sont purement humaines et trahissent une myopie spirituelle. Toutes ces entreprises sont en fin de compte une impasse, un cul-de-sac. De telles solutions révèlent une approche pélagienne implicite pour résoudre un problème avec des moyens humains ; un problème, en effet, qui ne peut être résolu par des efforts humains, mais qui nécessite une intervention divine.

 

De nombreux conciles, dont le concile d'Étampes, en France, en 1130 après J.-C., présidé par saint Bernard de Clairvaux, et le synode de Sutri, approuvé par saint Pierre Damien et le bienheureux pape Victor III et saint Grégoire VIII, ont déclaré des hommes papes invalides. Dire que tous ces efforts sont pélagiens, et qu'il s'agit d'une impasse, est non seulement un mensonge historique mais aussi un blasphème contre ces saints hommes.

 

 

 

Pour toutes ces raisons, je vous demande publiquement de retirer les fausses affirmations de votre essai, si vous voulez être considéré plus longtemps par les catholiques comme un évêque fidèle à l'enseignement et à la pratique de l'Église au cours des 2000 dernières années. Votre désir de soutenir la revendication de Bergoglio de la papauté n'est manifestement pas fondé sur des faits, sur l'histoire ou sur le droit canonique, et cause un grave scandale auprès des fidèles.

 

La véritable voie à suivre est la voie catholique, et elle a été proposée aujourd'hui par des catholiques qui connaissent leur foi et acceptent l'enseignement de l'Église dans son intégralité.2

 

________________________________________________________

1. On trouvera une traduction française de ce texte ici

2. Le texte original anglais de l'article du Fr. Bugnolo

 

FLASH INFO: APPEL À UNE ENQUÊTE INTERNATIONALE SUR LA CORRUPTION DU VATICAN - COMMUNIQUÉ DE PRESSE

dominicanus #Benoit XVI, #actualités
FLASH INFO: APPEL À UNE ENQUÊTE INTERNATIONALE SUR LA CORRUPTION DU VATICAN - COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ROME - 28 février 2020 : Un groupe de catholiques a lancé aujourd'hui un appel à la convocation d'une enquête internationale sur la corruption du Vatican par tous les évêques de l'Église catholique « en raison du grave désordre manifeste dans les organes du Siège Apostolique ».

 

L'effort demande une enquête internationale au cours de laquelle les preuves de chaque accusation seront présentées par un comité de juristes à un panel informel de jurés, qui sera composé d'évêques de l'Église catholique. L'objectif de l'enquête sera de demander aux jurés évêques de juger si les cas présentés sont recevables et s'il est maintenant utile pour le bien de l'Église que le Collège des évêques se réunisse pour entendre les cas.

 

Le communiqué de presse invite les juristes et les évêques catholiques à participer à l'enquête. Toutes les parties intéressées doivent contacter le président de la commission.

 

Le communiqué de presse officiel du groupe (voir ci-dessous) cite le précédent du Concile de Constance, tenu au début du 15e siècle, au cours duquel deux papes ont démissionné pour mettre fin au schisme occidental. Parmi les accusations qui seront portées, il est question de savoir si la renonciation du pape Benoît XVI par le biais de la Declaratio du 11 février 2013 l'a séparé de l'Office, si le Conclave de 2013 était légitime, et si Jorge Mario Bergoglio s'est séparé de l'Église par une hérésie opiniâtre manifeste, une apostasie et/ou un schisme. Cette dernière accusation, concernant le schisme, semble viser le soi-disant accord du Vatican avec la Chine, qui a trahi 30 millions de catholiques aux prédateurs de ce régime.

 

Tous les contacts à ce sujet doivent être pris par l'intermédiaire du président du comité organisateur, M. Brian Murphy de God’s Plan for Life.

 

 

+++

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Traduit du texte original anglais : http://godsplanforlife.org/pastoral/press_release.html

 

 

DEMANDE D'UNE ENQUÊTE INTERNATIONALE SUR LA CORRUPTION AU VATICAN

 

Communiqué de presse du comité d'organisation

 

28 février 2020

 

En accord avec le droit de tous les fidèles de l'Église catholique, tel qu'il est exprimé dans le canon 212 du Code de droit canonique de 1983, nous invitons cordialement les juristes et les évêques de l'Église Catholique à assister à une enquête sur la corruption au Vatican, afin qu'il puisse être présenté sous forme canonique un libelle de plaintes concernant de graves irrégularités canoniques dans le fonctionnement du Siège Apostolique, pour lequel, conformément à l'enseignement de Robert Bellarmin, lorsque le Siège est entravé par un doute positif réel quant à la revendication légale du titre de papauté par un quelconque requérant, il est du devoir des évêques d'intervenir (Bellarmin, De Concilio, II, 19), comme ils l'ont fait lors du Saint Concile Œcuménique de Constance.

 

Nous invitons les juristes à participer à un comité de préparation de l'enquête internationale à laquelle nous invitons les membres du Collège des Apôtres, qu'ils soient cardinaux, archevêques, évêques ou émérites, à participer.

 

L'objectif de l'enquête est simplement de donner une évaluation publique des preuves et des accusations afin de déterminer s'il serait approprié et utile que le Collège des évêques se réunisse pour entendre les affaires et juger de ce qui doit être fait pour demander leur correction et leur modification.

 

Le Comité ne propose pas, par cette enquête, que le Souverain Pontife soit jugé, puisque le Saint-Siège ne peut être jugé par personne (canon 1404), mais plutôt, conformément au précédent établi - que le Collège des Évêques ait le droit de juger la prétention de tout homme à occuper la fonction de Souverain Pontife en cas d'élections contestées, de perte de fonction par hérésie et de renonciations invalides - que le Collège des Évêques agisse désormais en raison du désordre grave et manifeste des organes du Siège Apostolique.

 

Date de l'enquête : à déterminer, au deuxième ou troisième trimestre de 2020

Lieu : à déterminer

 

Organisé par

le Comité pour l'Enquête Internationale

 

Brian Murphy, PhD, Président de la commission

et Président de God’s Plan for Life, CA, États-Unis

 

Frère Alexis Bugnolo, B.A. Anthropologie culturelle,

Président Ordo Militaris Inc., États-Unis

 

Eric Mayoral, B.A., États-Unis

 

Sean Hyland, B.A., Allemagne

 

P. Walter Covens, Martinique

 

Contact de la commission : Brian Murphy

1-949-235-4045

brian@godsplanforlife.org 

 

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VIDÉO DE RÉFÉRENCE

 

 

 

LA RENONCIATION DU PAPE BENOÎT XVI à la lumière du Magistère du Pape Jean Paul II

 

Reference Video: Pope Benedict XVI Is Still Pope

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