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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

actualites

Présidentielle - Le vrai héros des Intouchables interpelle les Français

dominicanus #actualités

Philippe Pozzo di Borgo, qui a inspiré les réalisateurs du film "Intouchables", interpelle la société française et les candidats à l'élection présidentielle. Il répond à nos questions sur la place donnée aux handicapés, aux personnes âgées et sur les revendications d'un droit à interrompre ses souffrances.

 


Le vrai héros des Intouchables interpelle les... by notretemps 

Journal du Vatican / Les membres des Focolari à la conquête de la curie

dominicanus #actualités

Ils sont omniprésents. Il y a parmi eux deux cardinaux et bon nombre d'archevêques exerçant des fonctions importantes, en particulier dans la diplomatie. Le secrétaire d'état est leur protecteur 

 

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CITÉ DU VATICAN, le 6 avril 2012 – Au Vatican, c’est l’heure des Focolari. C’est même à un couple historique de membres de ce mouvement fondé par Chiara Lubich qu’a été confiée, cette année, la rédaction des méditations qui accompagnent le Chemin de Croix pontifical du Vendredi Saint, au Colisée.

Il s’agit d’Anna Maria et Danilo Zanzucchi, que le site web du mouvement mentionne "parmi les premiers couples qui aient suivi l’esprit de fraternité proposé par Chiara Lubich".

Anciens consulteurs du conseil pontifical pour la famille, les deux époux ont été "pendant quelque quarante années responsables du mouvement Familles Nouvelles, auquel ils continuent à apporter leur précieuse contribution".

"C’est la première fois que le pape confie cette tâche à un couple", note le site, non sans un certain orgueil.

Mais, pour les membres des Focolari, cette attribution de la rédaction des méditations du Chemin de Croix de 2012 n’est que le couronnement d’une série beaucoup plus importante de nominations qui se sont succédé à leur avantage au cours du pontificat de Benoît XVI.

On trouve en effet parmi les membres des Focolari le cardinal Ennio Antonelli, qui a été appelé en 2008 à la présidence du conseil pontifical pour la famille et a ainsi rejoint l’autre membre des Focolari qui faisait partie de la curie à ce moment-là, Mgr Vincenzo Zani, sous-secrétaire de la congrégation pour l’éducation catholique depuis 2002. 

On trouve parmi les membres des Focolari le nouveau cardinal brésilien Joao Braz de Aviz, qui a été nommé en 2011 préfet de la congrégation pour les religieux, où il a marqué une évolution par rapport à la direction conservatrice de son prédécesseur, le slovène Franc Rodè. (Auteur d’une thèse de doctorat consacrée à la théologie de la libération, Braz de Aviz a favorisé le choix, comme sous-secrétaire de son dicastère, de sœur Nicla Spezzati qui, contrairement à sœur Enrica Rosanna qui l’a précédée, ne porte pas l’habit religieux).

On trouve parmi les membres des Focolari l’archevêque Giovanni Angelo Becciu, qui a été choisi en 2011 pour être le nouveau substitut de la secrétairerie d’état, rôle clé dans le gouvernement central de l’Église catholique, puisque tous les dossiers les plus importants de la curie romaine passent sur son bureau. 

Becciu appartient à la diplomatie pontificale et il a été nonce à Cuba. Mais il n’est pas le seul membre des Focolari à faire partie du corps diplomatique du Saint-Siège. Déjà depuis l’époque de Jean-Paul II, de nombreux diplomates du Vatican peuvent être classés comme membres ou comme sympathisants des Focolari.

Il s’agit des nonces actuellement en poste en Pologne (Celestino Migliore, précédemment vice-ministre des Affaires étrangères du Vatican et représentant à l’ONU), en Lituanie (Luigi Bonazzi), à Malte (Tommaso Caputo, précédemment chef du protocole à la secrétairerie d’état), en Jordanie (Giorgio Lingua), au Brésil (Giovanni d’Aniello), ainsi que de l’observateur permanent à Strasbourg près du Conseil de l'Europe, Mgr Aldo Giordano.

Par ailleurs on trouve comme membre des Focolari, à la secrétairerie d’état, l’archevêque Luciano Suriani, délégué des représentations pontificales : une sorte de directeur du personnel non seulement de la diplomatie vaticane mais de toute la curie romaine.

À cela il faut ajouter le fait que des femmes membres des Focolari travaillent en assez grand nombre dans différents services de la curie. S’il y a au secrétariat du pape une laïque consacrée appartenant à l’Institut de Schoenstatt, Birgit Wansing, le cardinal secrétaire d’état Tarcisio Bertone emploie à son secrétariat personnel Eurosia Bertolassi, qui fait partie des Focolari et qui est sa collaboratrice depuis l’époque où il était le numéro deux de la congrégation pour la doctrine de la foi.

Depuis longtemps il y a des relations constantes entre Bertone et les membres des Focolari. C’est en effet à eux, lorsqu’il était secrétaire de ce qui fut le Saint-Office, qu’il confia en 2000 la tentative, qui finit par échouer, de ramener dans le droit chemin l’étrange archevêque africain Emmanuel Milingo.

Et c’est justement avec l’un des enfants du couple Zanzucchi, Michele, que le cardinal Bertone a écrit un livre-entretien à propos du pape Karol Wojtyla : “Un cuore grande” [Un grand cœur]. Hommage à Jean-Paul II, publié en mai 2011 par la Libreria Editrice Vaticana à l’occasion de sa béatification.

Sandro Magister
 www.chiesa


Le site officiel du mouvement fondé par Chiara Lubich :

> Mouvement des Focolari



Tous les articles de www.chiesa à propos du gouvernement central de l’Église catholique:

> Focus VATICAN



Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

Benoît XVI, Discours aux enfants du Mexique

dominicanus #actualités

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Chers enfants,

Je suis content de pouvoir vous rencontrer et de voir vos visages joyeux remplir cette belle place. Vous occupez une place très importante dans le cœur du Pape. En ce moment, je voudrais que le sachent tous les enfants du Mexique, particulièrement ceux qui supportent le poids de la souffrance, de l’abandon, de la violence ou de la faim qui, durant ces mois, à cause de la sècheresse, s’est fait ressentir fortement dans certaines régions. Merci pour cette rencontre de foi, pour la présence festive et pour le recueillement que vous avez exprimé par des chants. Aujourd’hui, nous sommes pleins d’allégresse et c’est cela qui est important. Dieu veut que nous soyons toujours heureux. Il nous connaît et nous aime. Si nous laissons l’amour du Christ changer notre cœur, alors nous pourrons changer le monde. C’est là le secret de la vraie joie.

Ce lieu où nous nous rencontrons porte un nom qui exprime l’aspiration présente dans le cœur de tous les peuples : la paix, un don qui vient d’en-haut : « La paix soit avec vous ! » (Jn 20, 21). Ce sont les paroles du Seigneur ressuscité. Nous les écoutons durant chaque messe et elles résonnent de nouveau ici aujourd’hui avec l’espérance que chacun se transforme en semeur et en messager de cette paix pour laquelle le Christ a donné sa vie.

Le disciple de Jésus ne répond pas au mal par le mal. Au contraire, il est toujours l’instrument du bien, le héraut du pardon, le porteur de la joie, le serviteur de l’unité. Jésus désire écrire en chacune de vos vies une histoire d’amitié. Tenez-le donc comme le meilleur de vos amis. Il ne se fatiguera pas de vous dire d’aimer toujours chacun et de faire le bien. Vous l’écouterez si vous entretenez à tout moment une relation constante avec Lui qui vous aidera même dans les situations les plus difficiles.

Je suis venu afin que vous ressentiez mon affection. Chacun de vous est un cadeau de Dieu pour le Mexique et pour le monde. Votre famille, l’Église, l’école et ceux qui portent une responsabilité dans la société doivent travailler ensemble afin que vous puissiez recevoir en héritage un monde meilleur sans envie ni divisions.

Pour cela, je désire élever ma voix, pour inviter chacun à protéger les enfants et à avoir soin d’eux afin que jamais leur sourire ne s’éteigne, qu’ils puissent vivre en paix et voir l’avenir avec confiance.

Vous n’êtes pas seuls, mes chers petits amis. Comptez sur l’aide du Christ et de son Église pour mener un style de vie chrétien. Participez à la messe du dimanche, à la catéchèse, à quelque groupe d’apostolat, cherchant des lieux de prière, de fraternité et de charité. C’est ainsi qu’ont vécu les bienheureux Cristóbal, Antonio et Juan, les petits martyrs de Tlaxcala, qui, connaissant Jésus, au temps de la première évangélisation du Mexique, ont découvert qu’il n’existait pas de trésor plus grand que lui. Ils étaient petits comme vous, et d’eux, nous pouvons apprendre qu’il n’y a pas d’âge pour aimer et servir.

Je désirerais rester plus longtemps avec vous mais je dois déjà partir. Nous resterons unis par la prière. Je vous invite également à prier continuellement, aussi à la maison ; ainsi vous expérimenterez la joie de parler avec Dieu en famille. Priez pour tous, pour moi aussi. Je prierai pour vous, pour que le Mexique soit un lieu dans lequel tous ses enfants puissent vivre avec sérénité et dans l’harmonie. Je vous bénis de tout cœur et vous demande d’apporter l’affection et la bénédiction du Pape à vos parents et à vos frères et sœurs, ainsi qu’aux autres personnes qui vous sont chères. Que la Vierge Marie vous accompagne !

Merci beaucoup, mes petits amis.

© Libreria Editrice Vaticana

 

Suivre en direct le Voyage du Pape Benoît XVI au Mexique et à Cuba

dominicanus #actualités

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Pour son 23e voyage à l'étranger et le 3e outre atlantique Benoît XVI se rend au Mexique et à Cuba. Le Mexique est le deuxième pays catholique du monde, en nombre de fidèles, après le Brésil. Le pape Jean-Paul II avait effectué une visite historique à Cuba en 1998 souhaitant en particulier que Cuba puisse "s'ouvrir au monde" et que le monde puisse "se rapprocher de Cuba".


Benoît XVI se rend dans ces deux pays "afin d'y proclamer la Parole du Christ et que s'y renforce la conviction que notre époque est un temps propice pour évangéliser avec une foi robuste, une espérance vive et une charité ardente".

 

Durant ces six jours, retrouvez toutes les rencontres et les célébrations de ce voyage à suivre en direct sur KTO.


Programme des retransmissions :En direct du MexiqueVendredi 23 mars

23h30 : Accueil à l’aéroport de Léon par le président de la République, Felipe Calderón Hinojosa.


Benoît XVI le premier discours de son deuxième déplacement en Amérique latine.


Samedi 24 mars

09h35 : Flash matin ‘Le pape dans l'avion'

20h35 : Flash soir ‘Mexique les enjeux de la visite'
 


Dimanche 25 mars


01h : Visite de courtoisie au Président de la République

Visite au siège de la représentation gouvernementale de l'Etat de Guanajuato, la 'Casa del Conde Rul'.


01h30 : Benoît XVI salue les enfants et les fidèles réunis sur la Place de la Paix.


17h : Messe au parc du Bicentenaire de la ville de Silao

Le pape préside une grande messe en présence des fidèles venus des 91 diocèses que compte le Mexique, au pied de la colline du 'Cubilete' où se trouve le sanctuaire du Christ-Roi.


Lundi 26 mars

02h : Office des Vêpres dans la cathédrale de León

Benoît XVI adresse un message aux évêques mexicains ainsi qu'aux représentants des autres conférences épiscopales d'Amérique latine et des Caraïbes.


17h30 : Cérémonie de congé. Benoît XVI prononce son dernier discours au Mexique


En direct de Cuba

21h : Accueil à l'aéroport de Santiago de Cuba par le président Raúl Castro, devant qui le Pape prononce un discours.


0h30 : Messe à Santiago, sur la Place ‘Antonio Maceo'

Cette messe entend marquer le 400e anniversaire de la redécouverte de la Vierge de la Charité du Cuivre, la sainte patronne de Cuba.


Mardi 27 mars


16h30 : Visite au sanctuaire de la "Virgen de la Caridad del Cobre" de Santiago de Cuba



Mercredi 28 mars

0h30 : Visite de courtoisie au Président du Conseil d'État et du Conseil des ministres de la République au palais de la Revolucion de La Havane


16h : Messe à la Havane sur la Place de la Revolution ‘José Marti'.


23h30 : Cérémonie de congé à l'aéroport ‘José Marti' de la Havane.


Commentaires des retransmissions : Arnaud Arcadias et Philippine de Saint-Pierre

Cliquez sur les liens correspondants pour revoir ces programmes après leur diffusion.

Les Flashs infos


Pendant toute la durée du voyage au Mexique et à Cuba, trois flashs par jour pour suivre l'actualité du Saint-Père


Le matin vers 09H35, rediffusion à 12h25


En journée à 15h25, rediffusion à 18h10


Le soir vers 20h35, rediffusion à 21h35


Retrouvez l'ensemble des Flashs infos de ce voyage en suivant ce lien.


A voir dès maintenant pour mieux comprendre les enjeux de ce voyage pontifical :

 Eglises du Monde : Mexique

 Père Francis Weiss


À la veille du voyage de Benoît XVI au Mexique, Églises du monde vous emmène dans le deuxième pays catholique au monde. Pourtant, l'influence de l'Église y est en baisse : depuis 1970, le nombre de fidèles est passé de 97% à 87%. Le Mexique est également confronté à d'importants problèmes migratoires et une forte violence liée au narcotrafic. Quels sont les enjeux du voyage du Pape ? Un journaliste de KTO a pu rencontrer Mgr Carlos Briseño, évêque auxiliaire de Mexico, et une famille catholique mexicaine engagée en paroisse, qui nous apporteront leur éclairage. Une émission présentée par Pierre Schmidt, qui reçoit le Père Francis Weiss, Spiritain, Chargé de mission pour la DCC.


Et pour découvrir l'action l'engagement des catholiques au Mexique auprès des populations, KTO vous propose deux reportages réalisés en partenariat avec le CCFD Terre solidaire :

Défendre les droits de l'homme au Chiapas : une mission du CCFD


Au Mexique, les communautés indigènes du Chiapas, sont sans cesse menacées d'expropriation de leur territoire par le développement des industries extractives, notamment minières, et la politique d'expansion des agro-carburants. Pour soutenir et assurer la reconnaissance de ce peuple, le Centro de Derechos humanos Fray Bartolomé de Las Casas, fondé par Mgr Ruiz en 1989, agit en lien avec la communauté locale d'Actéal qui s'engage par la non-violence dans la défense des droits élémentaires de ces populations indigènes.

Pour une gestion citoyenne de l'eau


Au Mexique, dans l'Etat de Morelos, de gros producteurs fruitiers accaparent l'eau en amont du fleuve Amatzinac au détriment des petits producteurs ruraux et des habitants, en aval. Soutenues par l'équipe du Centro Antonio Montesinos, les communes de Zacualpan de Amilpas, Temoac et Jantetelco se mobilisent depuis deux ans, par le moyen de " forums citoyens ", pour faire respecter les lois qui existent en faveur du partage de l'eau et pour mettre en oeuvre des actions de sensibilisation de la population pour une meilleure gestion de celle-ci. Pour le Vatican, l'accès à l'eau est un droit naturel et inviolable. Dans un document récent (mars 2012), le Conseil Pontifical Justice et paix souligne notamment que "l'eau fait trop souvent l'objet de pollution, de gaspillage et de spéculations", et cause "des conflits persistants". Au contraire, celle-ci doit "être protégée comme un bien universel indispensable pour le développement intégral des peuples".

Les bonnes nouvelles occultées par les intrigues du Vatican

dominicanus #actualités

Fuites de documents, complots, luttes pour le pouvoir: les chroniques du Vatican ne parlent que de cela. Et, du coup, elles ne voient pas que, pendant ce temps-là, d'autres événements ont lieu. Non pas négatifs, mais positifs. Précisément ceux qui sont voulus par le pape 
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ROME, le 16 février 2012 – Demain, veille du quatrième consistoire de son pontificat, Benoît XVI réunira autour de lui tous les cardinaux pour une journée "de réflexion et de prière" sur un thème très élevé : "L'annonce de l’Évangile aujourd’hui".

Parmi les cardinaux présents, il y aura entre autres Darío Castrillon Hoyos et Paolo Romeo, c’est-à-dire les deux prélats qui se sont trouvés, ces jours-ci, au cœur d’une affaire n’ayant rien d’élevé, née du compte-rendu anonyme d’un entretien entre Romeo et des interlocuteurs chinois, entretien dont ces derniers auraient retiré l’impression "qu’un attentat contre le Saint Père est programmé". 

Le cardinal Castrillon Hoyos, entré au début du mois de janvier en possession de ce compte-rendu anonyme – rempli de considérations à propos des luttes pour le pouvoir au Vatican et de l'élection du futur pape – l’a remis au secrétaire d’état Tarcisio Bertone. Et, le 10 février, ce texte a été publié en totalité dans le journal "Il Fatto Quotidiano" :

> "Strettamente confidenziale per il Santo Padre"

On a du mal à imaginer que la "réflexion" à laquelle les cardinaux se livreront avec le pape puisse faire abstraction des contrecoups de ce document et d’autres, beaucoup plus fiables, qui ont filtré de manière imprévue jusqu’au monde extérieur et sont devenus publics ces jours derniers, jetant une lumière sinistre sur le gouvernement central de l’Église catholique.

De plus, mercredi prochain, jour qui marque le début du Carême dans le rite romain, Benoît XVI imposera les cendres à divers cardinaux résidant à Rome. Et, la semaine suivante, il prendra part avec les dirigeants de la curie à une retraite spirituelle prêchée par un cardinal que l’on aura opportunément fait venir de loin, du Congo, l'archevêque de Kinshasha, Laurent Monsengwo Pasinya.

Mais, lorsque l’on voit ce qui se passe au Vatican, il apparaît peu probable que ces exercices de piété soient suffisants pour purifier l’air malsain que l’on respire aujourd’hui à la curie.

Le 28 janvier dernier, une réunion des chefs de dicastère de la curie - ayant pour but d’étudier comment élaborer et publier les documents du Vatican en évitant les incidents qui en ont marqué l’histoire récente – s’était terminée sur une série de bonnes résolutions, y compris celle de mieux protéger le caractère secret des archives.

Or non seulement les fuites de documents ont recommencé à peine quelques jours plus tard, mais elles se sont multipliées à travers un grand nombre de canaux et avec les pires effets. Et rien ne permet de penser que cette hémorragie soit terminée.


***


Commentant ces fuites de documents et la vague de discrédit qu’elles entraînent pour le Vatican et pour l’Église, John L. Allen, le plus important des vaticanistes américains, fait deux réflexions.

La première concerne l’affaire de Mgr Carlo Maria Viganò, le nonce aux États-Unis, dont ont été rendues publiques deux lettres adressées au pape et au cardinal Bertone, pleines d’accusations contre divers responsables de la curie, accusations déclarées sans fondement par un communiqué du gouvernorat de la Cité du Vatican:

> Wikileaks in Vaticano. La replica del governatorato

Voici ce qu’écrit Allen :

"Certains cardinaux connaissent déjà de grosses difficultés chez eux et les intrigues actuelles au Vatican ne leur rendent pas service. Timothy Dolan de New-York, par exemple, mène en ce moment contre l'administration Obama un combat qui est arrivé à son stade final, à propos des règles en matière d’assurances [qui obligeraient les associations catholiques à payer pour leurs employés même les primes pour les contraceptifs et l’avortement]. Ce serait bien qu’il y ait à Washington un ambassadeur pontifical faisant autorité et ayant de bons contacts pour aider à naviguer dans cette passe difficile, mais il est clair que ce n’est pas le cas".

La seconde réflexion concerne le fait que l'attention des médias se concentre uniquement sur les intrigues et pas sur des événements d’Église qui ont lieu au même moment et qui sont beaucoup plus importants :

"La perception des intrigues a occulté ce qui aurait dû faire deux bonnes nouvelles pour le Vatican. La semaine dernière, le Vatican a organisé un sommet consacré aux abus sexuels, lançant ainsi une réponse globale et préventive et s’engageant lui-même dans des réformes. D’autre part, les dirigeants du Vatican font, précisément en ce moment, un très grand effort pour amener leurs institutions au niveau des standards internationaux en matière de transparence financière. Il est probable que, à aucun autre moment de son histoire, le Vatican ne s’est autant employé à coopérer avec des organismes régulateurs laïcs, extérieurs. Dans un flux d’informations normal, des articles consacrés à ces faits pourraient redonner une image positive du Vatican et de l’Église. Mais, à l’heure actuelle, ces articles sont en concurrence avec ceux qui parlent des scandales et, la plupart du temps, ils ont le dessous".

Aux deux "bonnes nouvelles" rappelées par Allen, on pourrait en ajouter une troisième : l'événement international consacré à "Jésus notre contemporain", organisé par la conférence des évêques d’Italie et conçu principalement par le cardinal Camillo Ruini :

> Jésus notre contemporain

> Italia, terra di missione

Cet événement, qui a eu lieu à Rome du 9 au 11 février et dont l’un des temps forts a été une mémorable conférence du théologien et évêque anglican Nicholas Thomas Wright consacrée à la résurrection de Jésus, s’est tenu devant 1 800 personnes très attentives, auxquelles il convient d’ajouter les milliers d’autres qui l’ont suivi sur le web.

Mais c’est justement à ce moment-là qu’a éclaté l’affaire du présumé "complot criminel" contre le pape, ce qui a annulé l'impact du colloque sur les médias.

*

Pour ce qui est de la première des deux "bonnes nouvelles" évoquées par Allen et occultées par les intrigues qui ont lieu à la curie, www.chiesa en a parlé dans cet article :

> La première fois de Marie Collins

Ce symposium international "Pour la guérison et le renouvellement", qui a eu lieu à l’Université Pontificale Grégorienne et auquel ont participé de hautes autorités du Vatican ainsi que des représentants de 110 conférences épiscopales et de plus de 30 ordres religieux, a été la première grande initiative organisée dans le monde catholique pour traiter à l’échelle mondiale et de manière coordonnée le phénomène des abus sexuels commis sur des mineurs, en donnant la priorité absolue à l’attention portée aux victimes.

Il a également été la première initiative de grande ampleur organisée par l’Église catholique non pas en réaction ultérieure et secondaire à la montée des critiques et du scandale, mais en tant qu’action préventive. Et au moment même où le colloque avait lieu, on inaugurait à Munich un centre de formation internationale à la lutte contre les abus sexuels. 

Tout cela se fait sous l’impulsion donnée par Benoît XVI depuis le début de son pontificat. Le résultat, c’est que l’Église catholique – en dépit de ses fautes et omissions passées et présentes, qu’elle reconnaît – peut désormais être considérée comme l'institution la plus active du monde dans la lutte contre ces crimes que sont les abus sexuels commis sur des mineurs, dans la "guérison" des blessures et dans le "renouvellement" des méthodes d’action, beaucoup plus active et cohérente que bien des organismes internationaux, gouvernements, cours de justice, ou tribunaux médiatiques.

On peut ajouter à cela une autre nouvelle, qui est passée, elle aussi, au second plan. Aux États-Unis, l'action en justice "John Doe 16 v. Holy See” s’est terminée par un non-lieu le 10 février, lendemain de la clôture du colloque organisé à l’Université Grégorienne. Cette action en justice visait à mettre également en cause le Saint-Siège et le pape Benoît XVI lui-même pour les abus sexuels commis sur des mineurs par un prêtre du Wisconsin.

Le principal promoteur de cette action en justice, l'avocat Jeff Anderson, a déposé sa renonciation à poursuivre la procédure afin d’éviter le danger d’un jugement défavorable de la cour de justice du Wisconsin, qui aurait compromis le succès d’actions en justice similaires engagées contre le Saint-Siège et contre le pape devant d’autres tribunaux.

Une chronique détaillée de cette importante affaire judiciaire est donnée par ce reportage de Radio Vatican, avec une déclaration de l'avocat du Saint-Siège aux États-Unis, Jeffrey Lena :

> Abusi su minori: archiviata causa contro Santa Sede


***


En ce qui concerne la seconde "bonne nouvelle" évoquée par Allen et occultée par les intrigues, il faut signaler qu’il y a dans les bureaux de la secrétairerie d’état, dans la Troisième Loge du Palais Apostolique, un tableau où est affiché, depuis le 26 janvier, un décret d’urgence apportant des modifications à la loi 127 de l’État de la Cité du Vatican.

La loi 127, promulguée le 30 décembre 2010 et entrée en vigueur le 1er avril 2011, concerne la prévention et la lutte contre le blanchiment des capitaux provenant d’activités criminelles et le financement du terrorisme :

> "Transparence, honnêteté et responsabilité"


En pratique, il s’agit de la loi la plus importante - mais ce n’est pas la seule - qui pourra permettre au Saint-Siège d’être admis sur la "white list" des états ayant les standards de transparence financière les plus élevés du monde.

Cette démarche de nettoyage et de remise en ordre des finances du Vatican a également été - et est - fermement voulue par Benoît XVI. Les indiscrétions qui ont filtré, au cours de ces dernières semaines, à propos des formes et des affaires d’irrégularités financières sont précisément ce que combat l'action réformatrice qui est menée actuellement.

Les modifications apportées à la loi 127 par le décret d'urgence du 25 janvier sont également le résultat d’une inspection qui a été effectuée au Vatican pendant cinq jours, au mois de novembre dernier, par une importante équipe d’inspecteurs de Moneyval, l'organisme du Conseil de l'Europe chargé de l’évaluation des procédures de lutte contre le blanchiment d’argent sale qui sont en vigueur dans chaque pays.

Ces modifications n’ont pas encore été rendues publiques. Elles le seront lorsque le décret d’urgence où elles sont indiquées aura été transformé en loi, dans un délai de 90 jours à partir de la date d'affichage, après examen par la Commission Pontificale pour l’État de la Cité du Vatican. Cette commission a pour président le nouveau président du gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, l'archevêque et prochainement cardinal Giuseppe Bertello, et l’un de ses membres est le cardinal Attilio Nicora, président de l'Autorité d’Information Financière (AIF) également créée, le 30 décembre 2010, par un motu proprio de Benoît XVI.

L'AIF a – c’est une nouveauté sans précédent – des pouvoirs de contrôle sur chacune des opérations financières effectuées par les dicastères de la curie romaine et par tous les organismes et entités dépendant du Saint-Siège, y compris l'Institut pour les Œuvres de Religion (IOR), le gouvernorat et la secrétairerie d’état elle-même.

Il se dit déjà, par exemple, que, parmi les modifications apportées à la loi 127, il y a des sanctions plus lourdes pour ceux qui se rendent coupables de transgressions. L'AIF peut punir chaque irrégularité financière commise par un organisme du Vatican d’une amende pouvant s’élever jusqu’à 2 millions d’euros.

Quelques-unes des modifications apportées à la loi 127 ont été présentées en avant-première par le vaticaniste Andrea Gagliarducci dans cet article publié sur Korazym.org le 1er février :

> Il Vaticano migliora la legge antiriciclaggio

Par ailleurs leur signification générale a été expliquée par le ministre des affaires étrangères du Vatican, l'archevêque Dominique Mamberti, dans "L'Osservatore Romano" du 27 janvier.

D’autres modifications ayant pour objectif de rendre les lois du Vatican encore plus rigoureuses et contraignantes ont aussi été mentionnées de manière anticipée dans les réponses apportées par le Vatican aux accusations lancées ces jours derniers par les médias sur la base de documents qu’ils avaient pu se procurer :

> Riciclaggio di denari? No, di accuse, dicono in Vaticano

Par exemple, dans l’une de ces réponses, celle du 9 février, on peut lire que "l’article 28, alinéa 1, lettre b), du nouveau texte de la loi 127, modifié par décret du président du gouvernorat le 26 janvier 2012, établit que ceux qui sont soumis aux obligations de cette même loi (parmi lesquels l’IOR) doivent remplir 'les obligations de vérification adéquate… lorsqu’ils effectuent des transactions occasionnelles dont le montant est égal ou supérieur à 15 000 euros, indépendamment du fait qu’elles soient effectuées en une seule transaction ou en plusieurs transactions liées'".

Même lorsque l’IOR opère sur des banques étrangères – principalement allemandes, comme on l’a accusé de le faire "pour échapper aux contrôles de l'Italie" – il a été réaffirmé que "tous les mouvements de capitaux sont régulièrement contrôlés et archivés".

Enfin, en ce qui concerne les transactions financières suspectes antérieures au 1er avril 2011, date de l'entrée en vigueur de la loi 127, il a été assuré que "l’autorité judiciaire du Vatican a également le pouvoir d’enquêter [à leur sujet], et cela y compris dans le cadre de la coopération internationale avec la Justice d’autres états, Italie incluse".

En somme, Allen a raison lorsqu’il écrit que, en matière financière, "il est probable que, à aucun autre moment de son histoire, le Vatican ne s’est autant employé à coopérer avec des organismes régulateurs laïcs, extérieurs".

Voilà pour ce qui concerne les "bonnes nouvelles".

En ce qui concerne les mauvaises, qui occultent non seulement les bonnes mais même le côté lumineux de ce pontificat, on lira utilement l'interview accordée par le cardinal Walter Kasper à Gian Guido Vecchi et publiée dans le "Corriere della Sera" du 13 février 2012 :

> Kasper: "C'è uno stile cattivo nella curia"

Dans cette interview, Kasper déclare notamment :

"C’est un problème de manque d’ecclésialité. Ceux qui se prêtent à ces activités manquent de loyauté envers l’Église. Ils créent de la confusion dans le peuple chrétien. Et cela alors même qu’il y a un pape qui travaille au renouvellement de l’Église : lui qui, quand il a constaté des abus, a voulu y mettre bon ordre".


Sandro Magister
www.chiesa



Tous les articles de www.chiesa à propos du gouvernement central de l’Église catholique:

> Focus VATICAN



Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

Chine. Le cardinal Zen contre Sant'Egidio

dominicanus #actualités

Et aussi contre une revue de Communion et Libération. "Avec un bon cœur, on peut faire des choses mauvaises", écrit-il. Et il explique pourquoi les diplomaties parallèles de ces deux mouvements font plus de mal que de bien aux catholiques chinois 

 

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ROME, le 9 février 2012 – À l’issue de la première journée du grand événement international "Jésus notre contemporain" – qui a commencé aujourd’hui à Rome et auquel www.chiesa a consacré son précédent article – l’attention est attirée par une interview accordée au père Bernardo Cervellera par le cardinal Joseph Zen Zekiun, combattant indomptable de la liberté et de l'unité de l’Église catholique en Chine.

Mais déjà, la veille de cette prise de parole publique, le combatif cardinal avait montré quel genre d’homme il est. Dans un article cinglant diffusé par "Asia News", l'agence de presse de l’Institut Pontifical des Missions Étrangères qui publie aussi ses articles en chinois et est justement dirigée par le père Cervellera.

Le cardinal Zen a voulu ajouter à son article ce sous-titre : "En dialogue avec la Communauté de Sant'Egidio et avec Gianni Valente de '30 Jours'".

Un sous-titre qui dit tout de suite quelle est la double cible de la polémique lancée par le cardinal.

Le cardinal Zen reproche à la Communauté de Sant'Egidio d’avoir invité avec tous les honneurs au meeting interreligieux de Munich – organisé en grande pompe par cette communauté du 11 au 13 septembre 2011 – un évêque chinois qui a gravement désobéi au pape en participant, le 14 juillet dernier, à l'ordination illicite d’un nouvel évêque non approuvé par Rome mais imposé par les autorités chinoises.

Le cardinal Zen reproche à la revue "30 Jours" et à son spécialiste des affaires chinoises, Gianni Valente, d’avoir interviewé – sans rien objecter à ses affirmations – ce même évêque "qui porte gravement préjudice à l’unité de l’Église" et qui, d’autre part, "n’est pas libre de dire ce qu’il pense", dans la mesure où il est solidement tenu par le régime communiste.

La revue "30 Jours" a un important rayon d’action. Elle est publiée en six langues et envoyée gratuitement à de nombreux évêques et supérieurs religieux dans le monde entier. Elle est dirigée par le sénateur à vie Giulio Andreotti, ancien premier ministre et ministre des Affaires étrangères de nombreux gouvernements italiens. Et elle est rédigée par des gens qui appartiennent à Communion et Libération.

Communauté de Sant'Egidio, Communion et Libération : ces deux mouvements sont connus pour leur engagement à l’échelle internationale. Le premier y a même gagné le surnom d’"ONU du Trastevere", du nom du quartier de Rome où se trouve son siège.

Mais cela ne signifie pas que la diplomatie vaticane porte toujours un jugement positif sur l'activisme de ces deux diplomaties parallèles.

Bien au contraire. Les dirigeants qui, au Vatican, s’occupent de la Chine considèrent que les activités de la Communauté de Sant'Egidio et celles de "30 Jours" en ce qui concerne ce pays font plus de mal que de bien, dans la mesure où elles sont trop influencées par la politique de Pékin.

En ce qui concerne la Communauté de Sant'Egidio, cette sujétion au régime a été constante depuis que ce mouvement s’occupe de la Chine. Dans le cas de la revue de Communion et Libération, en revanche, c’est une nouveauté qui date de ces dernières années.

Dans le passé, la communauté fondée par le père Luigi Giussani s’était en effet distinguée par son combat acharné en faveur des communautés chrétiennes opprimées par le pouvoir communiste, dans les pays de l'ex empire soviétique.

Même alors, l'anti-diplomatie de CL n’était pas bien vue par les autorités vaticanes, qui cherchaient au contraire à négocier des concessions même minimes, mais à prix élevé, avec les régimes communistes. C’était l’époque de ce que l’on appelait l’Ostpolitik, dont le principal stratège était Agostino Casaroli, d’abord ministre des Affaires étrangères puis secrétaire d’état.

Dans l'article du cardinal Zen publié par "Asia News" il y a un passage très intéressant. C’est celui où il accuse le Saint-Siège d’avoir voulu réactiver avec la Chine, ces dernières années, précisément la "désastreuse" diplomatie de l'Ostpolitik.

Le principal responsable de ce retour au passé aurait été – selon Zen – le cardinal Ivan Dias, en sa qualité de préfet de la congrégation vaticane pour l'évangélisation des peuples entre 2006 et 2011. Dias venait de la diplomatie vaticane, où il avait travaillé avec Casaroli.

Mais aujourd’hui il y a au dicastère "de propaganda fide" un nouveau stratège pour les relations avec la Chine, qui ignore les faiblesses et qui est très proche de Zen, l'archevêque chinois Savio Hon Taifai.

En conséquence, le contraste s’est accentué entre la fermeté retrouvée du Saint-Siège en ce qui concerne la Chine et les initiatives de la Communauté de Sant'Egidio ou de "30 Jours".

Le cardinal Zen décrit clairement ce contraste, à la fin de son article publié par "Asia News" :

"Le vrai bien, pour l’Église qui est en Chine, ce n’est pas de continuer à marchander avec des organismes qui sont non seulement étrangers mais clairement hostiles à l’Église, mais de mobiliser les évêques et les fidèles pour qu’ils s’en débarrassent".

Voici le lien permettant de lire le texte intégral de son article :

> Zen : Quel est le vrai bien pour l'Église en Chine

Et voici l'interview consacrée par "30 Jours" à l’évêque chinois Jean-Baptiste Li Suguang, contre laquelle le cardinal Zen s’est insurgé :

> "L'Église en Chine n'a pas changé un iota à la Tradition apostolique"



À propos de l’opposition entre la diplomatie du Saint-Siège et la Communauté de Sant'Egidio :

> Journal du Vatican / Sant'Egidio en liberté surveillée (29.12.2011)

Un effet de cette opposition est la froideur avec laquelle la secrétairerie d’état du Vatican a accueilli la récente nomination du fondateur de la Communauté de Sant'Egidio, Andrea Riccardi, comme ministre de l'actuel gouvernement italien.


Tous les articles de www.chiesa à ce sujet :

> Focus CHINE

Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

La France, le triple A, la campagne présidentielle et la foi. Un peu d'histoire (2)

dominicanus #actualités

Après Marthe Robin, faisons un petit saut dans l'espace et le temps...

Marcel Van, né le 15 mars 1928 à Ngam Giao (Viêt Nam), et décédé le 10 juillet 1959, était un religieux rédemptoriste vietnamien. Durant sa vie, il a eu, un peu comme Marthe Robin, des dialogues avec sainte Thérèse de Lisieux, avec Jésus et avec la Vierge Marie. Et il a reçu la mission de prier pour la France.

 

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"Il y a en France un seul parti vraiment fort et heureusement c'est lui qui l'emporte. C'est le parti de la Prière de mes âmes épouses. Il est très puissant mais il doit utiliser l'arme de la Prière pour garder la France. Si elle n'avait cette arme pour la soutenir la France serait renversée..."

 


En présence de Jésus, Marcel Van dialogue avec sa petite sœur Thérèse, en novembre 1945: la petite Thérèse rassure Marcel Van sur l’avenir de la France:

 

Jésus me dit : "Mon enfant, prie pour la France, sinon malheur à elle !"

 

En disant ces paroles, il avait l'air plus triste qu'auparavant, mais je ne l'ai pas vu pleurer. J'ai constaté seulement qu'il fixait du regard le drapeau noir qui se trouvait là ; puis me regardant de nouveau, il sourit et me recommanda de vous communiquer ces choses...

Durant la méditation qui suivit je revis ma sœur Thérèse. Elle avait d'abord les yeux fixés sur le drapeau puis elle me regarda de nouveau, ne cessant de sourire. Mais au moment où elle leva une seconde fois les yeux vers le drapeau noir, les larmes inondaient son visage. Le regard fixé sur le drapeau, elle ne cessait de verser d'abondantes larmes. J'en fus tellement ému que je me mis moi-même à pleurer.

Thérèse pleurait toujours. C'était la première fois que je la voyais pleurer ainsi. Maintenant encore, quand j'y pense, je ne peux retenir mes larmes. Ma sœur leva ensuite les yeux sur Jésus qui, lui, ne pleurait pas, se contentant de regarder le drapeau. J'ai entendu alors ma sœur Thérèse, toujours en pleurs, parler à Jésus en français. Je n'ai retenu que quelques mots que, d'ailleurs, je ne peux écrire correctement...

Elle disait : "Ô mon Jésus... Jésus… Embrasse la France..."

 

C'est tout ce que j'ai retenu et je n'y comprends rien. Ma sœur Thérèse me regarda de nouveau, ses larmes avaient cessé de couler et elle me dit : "Mon cher petit frère, qu'est ce que tu penses de cela ?" Je me contentai de lui répondre : "Tout ce que je peux faire c'est de prier". Elle ajouta : "Oui, mon petit frère, prie, ne cesse pas de prier !"

Vers la fin de l'oraison, je vis que le drapeau noir était brisé et qu'il gisait par terre. Alors, Jésus se pencha de nouveau sur moi… Comme au début... Thérèse fit de même et je ne vis plus rien, si ce n'est mes larmes qui coulaient en présence d'un si grand amour....

Quand je me voyais assis sur les genoux de Jésus, je tenais en main du papier et une plume et j'étais très beau, n'ayant pas la taille que j'ai maintenant mais celle d'un enfant de quatre ans…Ma sœur Thérèse était, elle aussi, très belle. Cette fois, je l'ai vue plus distinctement; son visage frais et souriant venait encore ajouter à ma beauté.

 

 

 

Suite à une question de Van sur la France, Frère Eugène lui répondit : "La France est actuellement très corrompue; tout le pays est communiste. On a tué des prêtres et on persécute la religion plus qu'en Russie". Van était absolument découragé.

En ce temps-là, ma sœur Thérèse me recommandait de prier beaucoup pour la France mais après avoir entendu ces paroles du frère Eugène, j'étais comme découragé, d'autant plus qu'il affirmait que plusieurs pères soutenaient ce qu'il avait dit.

J'interrogeais alors ma sœur Thérèse qui me répondit : "Reste tranquille, petit frère ; même si les paroles du frère Eugène étaient dix fois vraies, tu ne dois pas te troubler. Même si toute la France était réellement telle qu'il le dit, il suffirait qu'on y trouve un seul français qui aime Jésus, pour qu'il ait de nouveau pitié de la France."

Jésus : "Ô ! Petit frère, il faut que tu pries vraiment beaucoup pour la France, surtout pour que les Français soient toujours prêts à répandre mon Amour dans tout l'univers. Mais il faut faire en sorte que le règne de mon Amour s'établisse au plus intime du cœur des Français."

Jésus : "Le mois prochain, ta sœur Thérèse te donnera une formule de prière à cette intention. Je ne t'ai pas demandé de prier spécialement pour un autre pays, je te l'ai demandé uniquement pour la France. Quand la France a la joie de t'avoir comme intercesseur, que peut-elle désirer de plus ?"

Jésus, souriant à Van : "De plus, ces prières ne sortent pas de la bouche d'un homme de ce monde ; elles ont leur source dans mon Amour même. Etant favorisée à ce point, qu'est ce que la France peut désirer de plus ? Et pourtant, il y a encore un très grand nombre qui ne savent pas m'aimer."

 


Message de Notre Dame à Marcel Van, reçu le 15 novembre 1945 : Marcel Van reçoit des visions sur la France, Marie lui parle de l’établissement du règne de son Cœur Immaculé

 

Pendant la bénédiction du Très Saint Sacrement, j'ai vu Jésus assis me prendre sur ses genoux (j'avais alors la taille d'un petit enfant) et m'étreindre dans ses bras. Je ne cessais de le regarder et lui, de son coté, me regardais aussi puis, approchant son visage du mien, il me donna un baiser. Ensuite, me faisant signe de regarder devant moi, il me dit à l'oreille : "Regarde la France, regarde la France !"

Je tournai donc la tête et portai mon regard dans la direction qu'il m'indiquait de la main; j'aperçus un drapeau noir qui était planté là. Quant à ma sœur Thérèse, de son bras gauche, elle m'entourait l'épaule gauche et de ne cessait de me regarder en souriant comme si elle n'avait pas remarqué le drapeau planté devant elle... Un instant après, Jésus regarda ma sœur Thérèse et dit : "Pauvre France ! Une fois libérée du communisme, elle aura affaire à une société secrète plus perverse encore : la Franc-maçonnerie !"

 

Notre Dame a dit : "Van, écoute-moi. Comme Jésus te l’a dit auparavant, au début de la lutte, mes apôtres paraîtront très faibles, si faibles qu'on les croira incapables de tenir tête a l'enfer... Par là, mes apôtres apprendront à être plus humbles. Cependant, plus l'enfer aura été victorieux auparavant, plus il sera honteux ensuite, car, ce ne sera pas moi en personne qui écraserai la tête de Satan mais mes enfants...

Ensuite, mon règne s'établira peu a peu dans le monde, comme Jésus te l'a dit. Je serai beaucoup glorifiée sur la terre, mais, petit enfant, il faut que tu pries beaucoup pour mes petits apôtres... Le monde entier me reconnaîtra pour sa véritable Mère, et, c'est alors qu'il comprendra clairement l'amour dont mon Cœur déborde pour lui.

Prie, le règne de l'amour arrivera bientôt dans le monde... Petit Van, sache que je me choisis des apôtres dans tous les pays, et, il y en a dans chaque pays... Je me servirai de la France pour étendre le règne de mon amour partout... Surtout, prie pour les prêtres de la France, car, c'est par eux que j'affermirai en ce pays le règne de mon amour... Français, mes enfants et vous, mes prêtres de France, je vous aime.

Soyez sur vos gardes. [Il est un] parti [qui], contrairement au parti communiste, ne nuira pas directement à mes enfants... Il détruira [la foi] peu a peu ; oui, peu a peu, il va se propager, peu a peu il va vomir sa fumée infernale pour vous faire mourir asphyxiés ; il agira de façon a vous éloigner peu a peu de mon amour, pour vous rapprocher de l'amour profane...

Pauvre France, une fois libérée de communisme, elle subira une influence plus perverse encore, celle de la franc-maçonnerie."

 

Message de Jésus à Marcel Van, reçus en 1945 : le Seigneur va s’appuyer sur la France pour établir son règne d’Amour

"Ô mon enfant, prie pour le pays que j'aime particulièrement... Ah ! La France... Si on ne prie pas, elle sera encore une fois malheureuse, et le Règne de mon Amour ne pourra que difficilement s'y établir... Van, ne doute pas de ce que je viens de te dire, en voyant que la situation en France est déjà un peu plus stable [1945 : la deuxième guerre mondiale vient de se terminer]...

Mon enfant, je parle ainsi pour que la France soit avertie et sache prévenir, car l'Ennemi veut faire de ce pays un foyer de discordes. Il faut beaucoup prier... France ! France ! Promets-tu d'être fidèle ? Es-tu décidée à protéger et étendre le Règne de mon Amour dans le monde ?

 

Je me servirai de la France pour étendre le règne de mon Amour partout... Surtout, prie pour les prêtres de France, car c'est par eux que j'affirmerai en ce pays le règne de mon Amour. Van, n'oublie pas le pays que j'aime le plus, tu entends ? C'est en France que mon Amour s'est tout d'abord manifesté.

 

Ô monde, Dieu veut maintenant te transformer au moyen de l'amour ; il faut que tu vives dans l'amour... Cependant, pour en arriver là, il faudra beaucoup de prière, car le monde s'oppose encore à l'amour.

 

Marcel Van : Pour moi, tout ce que je sais, c'est que Jésus veut rétablir en ce monde le règne de son Amour ; c'est par le lien de l'Amour qu'il veut ramener l'unité dans le monde, faire du monde un royaume qui lui appartienne en propre. Le règne de son Amour deviendra un pilier de feu qui soutiendra le monde sur le point de se disloquer... Et si le monde revient à la vie, il le devra à cette flamme d'Amour."

 

 

Message de Jésus à Marcel Van, reçus en 1945 : prédilection du Seigneur pour la France – union de la France et du Vietnam


En la fin de l'année 1945, voici que Jésus explique à Marcel Van, sa prédilection pour la France :

Van, n'oublies pas le pays que j'aime le plus, tu entends ?... Le pays qui a produit la première petite fleur qui, depuis, en a engendré beaucoup d'autres...

Cette petite fleur, c'est celle que j'ai choisie pour être ta sœur aînée, Thérèse... Van, considère cette fleur-là et comprends ceci : c'est en France que mon amour s'est tout d'abord manifesté. Hélas ! Mon enfant, pendant que le flot de cet amour coulait par la France et l'univers, la France de façon sacrilège l'a fait dériver dans l'amour du monde, de sorte qu'il va diminuant peu à peu... C'est pourquoi la France est malheureuse.

Mais, mon enfant, la France est toujours le pays que j'aime particulièrement... J'y rétablirai mon amour... Et pour commencer à répandre sur elle mon amour, je n'attends désormais qu'une chose : que l'on m'offre suffisamment de prières. Alors, mon enfant, de la France, mon Amour s'étendra dans le monde... Je me servirai de la France pour étendre le règne de mon amour partout...

Surtout, prie pour les prêtres de France, car c'est par eux que j'affermirai en ce pays le 'Règne de mon Amour...'"

 

Le Seigneur parle ensuite de la future et mystérieuse union de la France et du Vietnam dont Thérèse et Van sont le symbole :

 

"Pour ce qui est de ton temps, le Vietnam, la France est actuellement son ennemie ; mais dans l'avenir, elle fera de lui un pays qui me rendra un plus glorieux témoignage... Ô Van, ce que ta sœur Thérèse fait pour toi, tu dois le faire aussi pour la France.

Je veux que l'union qui existe entre les deux petites fleurs (de France et du Vietnam) soit le symbole de l'union que je veux voir régner entre la France et le Vietnam... Mon enfant, souviens-toi que c'est avec la France, que ton pays le Vietnam parviendra à consolider le Règne de mon Amour. Prie pour que les deux pays ne fassent plus qu'un ensemble...

Ô mon enfant, mon amour te donne le nom de seconde petite Thérèse. Dans le ciel, je te donnerai pour mission d'aider ta grande sœur Thérèse à inspirer au monde la confiance en mon amour..."

 

 

 

Prière pour la France

 

Prière dictée par Jésus à Marcel VAN - 14 novembre 1945

 

Jésus : Petit enfant de mon amour, écoute. Je vais te dicter une prière et cette prière, Je veux que les Français me la récitent :

 

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans Ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d'amour pour Toi, elle contribue à Te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de Te rester à jamais fidèles et de travailler d'un cœur ardent à répandre Ton Règne dans tout l'univers.

 

Amen


La France, le triple A, la campagne présidentielle et la foi. Un peu d'histoire (1)

dominicanus #actualités

Que la France ait perdu son triple A, cela a fait couler déjà beaucoup d'encre depuis hier, surtout dans le cadre de la campagne présidentielle, où chaque candidat tente de tirer les marrons du feu aux dépens des autres candidats. Mais que la France ait perdu la foi, cela ne les émeut guère, les faiseurs d'opinion non plus.

Le Père Bernard Peyrous, historien et promoteur de la cause de béatification de Marthe Robin (Vie de Marthe Robin, Editions de l'Emmanuel/Editions Foyer de Charité, p. 116-117) écrit à propos de la première rencontre entre Marthe et le Père Finet:

 

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"... La France est, depuis 1638, consacrée à la Vierge Marie. Elle en est la reine et la patronne. Or la France n'est pas, aux yeux de Marthe, de l'abbé Finet, de bien des catholiques de l'époque, un simple territoire avec une population. C'est aussi une entité spirituelle, c'est un pays qui a une mission à la fois humaine et spirituelle. Plus tard, en 1980, le pape Jean-Paul II ne dira pas autre chose au Bourget, quand il posera la question: u, fille aînée de l'Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême?' En 1936, la France est encore le soutien du catholicisme. Plus de la moitié des missionnaires du monde sont des Français (les deux tiers en 1914). Les vocations demeurent très nombreuses. Le rayonnement culturel du catholicisme français est sans égal. Mais le pays à subi, dans les périodes précédentes, une série d'épreuves. Il n'a pas surmonté les pertes de la Première Guerre mondiale. Il est intérieurement divisé, mal gouverné. Il ne sait pas où il va, alors que le nazisme est à ses portes et prépare la revanche, alors que le communisme se développe, alors que les pays anglo-saxons laissent se développer nazisme et communisme sans voir les menaces qu'ils portent en eux. Les 26 avril et 3 mai 1936, les élections législatives amèneront à la Chambre des députés une majorité de gauche et d'extrême gauche qui entreprendra des réformes sociales, mais ne réagira pas contre la montée du péril nazi. Ce sont les mêmes députés qui, quatre ans après, voteront les pleins pouvoirs au maréchal Pétain et laisseront s'installer le régime de Vichy, absolument contraire à leurs convictions initiales. On est donc en plein trouble. Aussi est-il logique, après avoir parlé de la Vierge Marie, de parler du pays qui lui est consacré, dont Marthe et l'abbé Finet sont citoyens, et dont on se demande où il va. De nouveau, nous laissons la parole à Marthe:

 



La France va descendre jusqu'au fond de l'abîme, jusqu'au point où l'on ne verra plus aucune solution humaine de relèvement. Elle restera toute seule, délaissée de toutes les autres nations qui se détourneront d'elle, après l'avoir conduite à sa perte. Elle ne restera pas longtemps dans cette extrémité. Elle sera sauvée, mais ni par les armes, ni par le génie des hommes, parce qu'il ne leur restera plus aucun moyen humain... La France sera sauvée, car le Bon Dieu interviendra par la Sainte Vierge. C'est Elle qui sauvera la France et le monde...

Le Bon Dieu interviendra par la Sainte Vierge et par le Saint-Esprit: ce sera la nouvelle Pentecôte, le second "avènement" du Saint-Esprit. Ce sera une ère nouvelle et à partir de ce moment se réalisera la prophétie d'Isaïe sur l'union des coeurs et l'unité des peuples... Après le nouvel "avènement" du Saint-Esprit qui se manifestera plus particulièrement en France, celle-ci réalisera vraiment sa mission de fille aînée de l'Eglise, et l'épreuve, en la purifiant, lui rendra son titre perdu.

 


(à suivre)

"Migrations et nouvelle évangélisation" - Message de Benoît XVI pour la JOURNÉE MONDIALE DES MIGRANTS ET DES RÉFUGIÉS (2012)

dominicanus #actualités

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Chers frères et sœurs !

Annoncer Jésus Christ unique Sauveur du monde «constitue la mission essentielle de l’Eglise, tâche et mission que les mutations vastes et profondes de la société actuelle ne rendent que plus urgentes » (Exhort. apost. Evangelii nuntiandi, n.14). Aujourd’hui, nous ressentons même l’urgence de promouvoir, avec une force nouvelle et des modalités renouvelées, l’œuvre d’évangélisation dans un monde où l’élimination des frontières et les nouveaux processus de mondialisation rendent les personnes et les peuples encore plus proches, soit grâce au développement des moyens de communication, soit grâce à la fréquence et à la facilité avec lesquelles les déplacements de personnes et de groupes sont rendus possibles. Dans cette nouvelle situation, nous devons réveiller en chacun de nous l’enthousiasme et le courage qui poussèrent les premières communautés chrétiennes à être des annonciatrices intrépides de la nouveauté évangélique, en faisant retentir dans notre cœur les paroles de saint Paul: «Annoncer l’Evangile en effet n’est pas pour moi un titre de gloire; c’est une nécessité qui m’incombe. Oui, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile !» (1 Co 9, 16).

Le thème que j’ai choisi cette année pour la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié - «Migrations et nouvelle évangélisation » - découle de cette réalité. En effet, le moment présent appelle l’Eglise à accomplir une nouvelle évangélisation également dans le phénomène vaste et complexe de la mobilité humaine, en intensifiant l’action missionnaire tant dans les régions de première annonce que dans les pays de tradition chrétienne.

Le bienheureux Jean-Paul II nous invitait à « nous nourrir de la Parole, pour que nous soyons des “serviteurs de la Parole” dans notre mission d’évangélisation... [dans] une situation qui se fait toujours plus diversifiée et plus prenante, dans le contexte de la mondialisation et de la mosaïque nouvelle et changeante de peuples et de cultures qui la caractérise » (Lett. apost. Novo millennio ineunte, n. 40). En effet, les migrations internes ou internationales, comme issue pour rechercher de meilleures conditions de vie ou pour fuir la menace de persécutions, de guerres, de la violence, de la faim et de catastrophes naturelles, ont produit un brassage de personnes et de peuples sans précédent, avec des problématiques nouvelles non seulement d’un point de vue humain, mais également éthique, religieux et spirituel. Les conséquences actuelles et évidentes de la sécularisation, l’apparition de nouveaux mouvements sectaires, l’insensibilité diffuse à l’égard de la foi chrétienne, la nette tendance à la fragmentation, rendent difficile de se concentrer sur une référence unifiante qui encourage la formation d’ « une seule famille de frères et sœurs dans des sociétés qui deviennent toujours plus multiethniques et interculturelles, où les personnes de diverses religions aussi sont encouragées au dialogue, afin que l’on puisse parvenir à une coexistence sereine et fructueuse dans le respect des différences légitimes », comme je l’écrivais dans le Message de l’an dernier pour cette Journée mondiale. Notre époque est marquée par des tentatives d’éliminer Dieu et l’enseignement de l’Eglise de l’horizon de la vie, tandis que progressent le doute, le scepticisme et l’indifférence, qui voudraient éliminer jusqu’à toute visibilité sociale et symbolique de la foi chrétienne.

Dans ce contexte, les migrants qui ont connu le Christ et l’ont accueilli sont souvent poussés à ne plus le considérer comme étant important dans leur vie, à perdre le sens de la foi, à ne plus se reconnaître comme faisant partie de l’Eglise et conduisent souvent une existence qui n’est plus marquée par le Christ et son Evangile. Ayant grandi au sein de peuples marqués par la foi chrétienne, ils émigrent souvent dans des pays où les chrétiens constituent une minorité ou dans lesquels l’antique tradition de foi n’est plus une conviction personnelle, ni une confession communautaire, mais est réduite à un fait culturel. Là, l’Eglise est placée face au défi d’aider les migrants à maintenir solide la foi, même lorsque manque l’appui culturel qui existait dans le pays d’origine, en identifiant également de nouvelles stratégies pastorales, ainsi que des méthodes et des langages pour un accueil toujours vital de la Parole de Dieu. Dans certains cas, il s’agit d’une occasion pour proclamer qu’en Jésus Christ, l’humanité participe du mystère de Dieu et de sa vie d’amour, est ouverte à un horizon d’espérance et de paix, notamment à travers le dialogue respectueux et le témoignage concret de la solidarité, tandis que dans d’autres cas, il existe la possibilité de réveiller la conscience chrétienne assoupie, à travers une annonce renouvelée de la Bonne Nouvelle et une vie chrétienne plus cohérente, de façon à faire redécouvrir la beauté de la rencontre avec le Christ, qui appelle le chrétien à la sainteté, où qu’il soit, même en terre étrangère.

Le phénomène migratoire actuel est également une occasion providentielle pour l’annonce de l’Evangile dans le monde contemporain. Des hommes et des femmes provenant de diverses régions de la terre, qui n’ont pas encore rencontré Jésus Christ ou ne le connaissent que de façon partielle, demandent à être accueillis dans des pays d’antique tradition chrétienne. Il est nécessaire de trouver à leur égard des modalités adéquates afin qu’ils puissent rencontrer et connaître Jésus Christ et faire l’expérience du don inestimable du salut, qui est pour tous source de « vie en abondance » (cf. Jn 10, 10); les migrants eux-mêmes peuvent jouer un rôle précieux à cet égard car ils peuvent devenir à leur tour « messagers de la Parole de Dieu et des témoins de Jésus Ressuscité, espérance du monde » (Exhort. apost. Verbum Domini, n.105).

Sur l’itinéraire exigeant de la nouvelle évangélisation, dans le domaine migratoire, les agents de la pastorale - prêtres, religieux et laïcs - assument un rôle décisif et doivent œuvrer toujours plus dans un contexte pluraliste: en communion avec leurs Ordinaires, en puisant au Magistère de l’Eglise, je les invite à rechercher des chemins de partage fraternel et d’annonce respectueuse, en surmontant les oppositions et les nationalismes. Pour leur part, les Eglises d’origine, celles de transit et celles d’accueil des flux migratoires doivent savoir intensifier leur coopération, au bénéfice de ceux qui partent et de ceux qui arrivent, et, dans tous les cas, de ceux qui ont besoin de rencontrer sur leur chemin le visage miséricordieux du Christ dans l’accueil du prochain. Pour réaliser une pastorale fructueuse de communion, il pourra être utile de mettre à jour les structures traditionnelles d’attention aux migrants et aux réfugiés, en les accompagnant de modèles qui répondent mieux aux nouvelles situations dans lesquelles les cultures et les peuples divers interagissent.

Les réfugiés qui demandent asile, ayant fui les persécutions, les violences et les situations qui mettent leur vie en danger, ont besoin de notre compréhension et de notre accueil, du respect de leur dignité humaine et de leurs droits, tout comme de la prise de conscience de leurs devoirs. Leur souffrance exige de la part des Etats et de la communauté internationale des attitudes d’accueil réciproque, en surmontant les craintes et en évitant les formes de discrimination, et que l’on rende concrète la solidarité notamment à travers des structures d’accueil adéquates et des programmes de réinsertion. Tout cela comporte une aide réciproque entre les régions qui souffrent et celles qui accueillent déjà depuis des années un grand nombre de personnes en fuite, ainsi qu’un plus grand partage des responsabilités entre les Etats.

La presse et les autres moyens de communication ont un rôle important pour faire connaître de façon correcte, objective et honnête, la situation de ceux qui ont été contraints de quitter leur patrie et leurs êtres chers et qui veulent commencer à se construire une nouvelle existence.

Les communautés chrétiennes doivent accorder une attention particulière aux travailleurs migrants et à leurs familles, à travers l’accompagnement de la prière, de la solidarité et de la charité chrétienne; la valorisation de ce qui enrichit réciproquement, ainsi que la promotion de nouveaux programmes d’action politiques, économiques et sociaux, qui favorisent le respect de la dignité de chaque personne humaine, la protection de la famille, l’accès à un logement digne, à un travail et à une assistance.

Les prêtres, les religieux et les religieuses, les laïcs et surtout les jeunes hommes et femmes doivent faire preuve de sensibilité en offrant leur soutien à un grand nombre de frères et de sœurs qui, ayant fui la violence, doivent se confronter à de nouveaux styles de vie et à des difficultés d’intégration. L’annonce du salut en Jésus Christ sera une source de soulagement, d’espérance et de « joie pleine » (cf. Jn 15, 11).

Je désire enfin rappeler la situation de nombreux étudiants internationaux qui font face à des problèmes d’insertion, à des difficultés bureaucratiques, et à des obstacles dans la recherche de logement et de structures d’accueil. De façon particulière, les communautés chrétiennes doivent être sensibles à l’égard des nombreux jeunes garçons et filles qui, précisément en raison de leur jeune âge, outre la croissance culturelle, ont besoin de points de référence et cultivent dans leur cœur une profonde soif de vérité et le désir de rencontrer Dieu. De façon particulière, les universités d’inspiration chrétienne doivent être des lieux de témoignage et de diffusion de la nouvelle évangélisation, sérieusement engagés à contribuer, dans le milieu académique, au progrès social, culturel et humain, ainsi qu’à promouvoir le dialogue entre les cultures, en valorisant la contribution que peuvent apporter les étudiants internationaux. Ceux-ci seront poussés à devenir eux aussi des acteurs de la nouvelle évangélisation s’ils rencontrent d’authentiques témoins de l’Evangile et des exemples de vie chrétienne.

Chers amis, invoquons l’intercession de Marie, « Vierge du chemin », afin que l’annonce joyeuse du salut de Jésus Christ apporte l’espérance dans le cœur de ceux qui, le long des routes du monde, se trouvent dans des situations de mobilité. À tous j’assure ma prière et je donne la Bénédiction apostolique.

Du Vatican, le 21 septembre 2011

BENEDICTUS PP. XVI

 

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Trop de confusion. Bertone verrouille la curie

dominicanus #actualités

Le document de "Justitia et pax" relatif à la crise financière mondiale sous le feu des critiques. Le secrétaire d'état le désavoue. "L'Osservatore Romano" le massacre. Désormais tout nouveau texte du Vatican devra obtenir l'autorisation du cardinal avant d'être publié

 

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ROME, le 10 novembre 2011 – Le jour même, vendredi 4 novembre, où à Cannes le G20 allait parvenir à sa faible et incertaine conclusion, un petit sommet était convoqué à la secrétairerie d’état, au Vatican, pour tenter de porter remède à un n-ième moment de confusion de la curie romaine.

Sur le banc des accusés : le document relatif à la crise financière mondiale publié dix jours plus tôt par le conseil pontifical Justice et Paix. Un document qui avait déconcerté beaucoup de gens, au Vatican et ailleurs.

Le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’état, déplorait de n’en avoir rien su jusqu'au dernier moment. Et c’est précisément pour cela qu’il avait réuni ce sommet à la secrétairerie.

La conclusion du sommet a été de transmettre à tous les services de la curie romaine cet ordre péremptoire : désormais, aucun écrit ne doit être publié sans contrôle préalable et autorisation de la secrétairerie d’état.
***

Il est certes étonnant que Bertone et ses collaborateurs n’aient vu ce document qu’après sa publication.

Dès le 19 octobre, en effet, avec cinq jours d’avance, le bureau de presse du Vatican – qui dépend directement de la secrétairerie d’état – avait annoncé la conférence de presse de présentation du document au cours de laquelle le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, président du conseil pontifical Justice et Paix, et Mgr Mario Toso, secrétaire de ce conseil, prendraient la parole.

Toso, salésien comme Bertone et son ami de longue date, a été placé à ce poste justement parce que le cardinal secrétaire d’état l’a voulu.

Quant au texte du document, le bureau de presse du Vatican avait indiqué qu’il était déjà prêt en quatre langues et qu’il serait distribué aux journalistes accrédités trois heures avant d’être rendu public.

Le 22 octobre, nouvelle information : le professeur Leonardo Becchetti se joindrait aux deux autres présentateurs.

Becchetti, professeur d’économie à l'Université de Rome Tor Vergata et spécialiste du microcrédit et du commerce équitable et solidaire, est considéré comme le principal rédacteur du document.

Et en effet, le 24 octobre, lors de la conférence de presse de présentation, son intervention a été la plus spécifique ; elle tendait en particulier à demander l'introduction d’une taxe sur les transactions financières, dite "Tobin tax", du nom de l’un de ses concepteurs, ou aussi "Robin Hood tax".

Au G20 de Cannes l’idée de cette taxe est réapparue dans quelques allusions de Barack Obama et de Nicolas Sarkozy, mais sans aucun effet concret.

Une autre affirmation du document du Vatican, selon laquelle l'économie européenne serait menacée par l’inflation plutôt que par la déflation, a été contredite le 1er novembre par la décision du nouveau gouverneur de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, qui a abaissé le taux d’escompte de l'euro, au lieu de l’augmenter comme on le fait toujours lorsque l'inflation constitue un véritable danger.

Quant à l’objectif principal du document  - rien de moins que la création d’un gouvernement unique mondial de la politique et de l'économie - il est sorti du G20 de Cannes littéralement en lambeaux. Non seulement personne n’a parlé, même vaguement, d’une telle utopie, mais les rares décisions concrètes qui ont été prises vont dans la direction contraire. Le désordre mondial est aujourd’hui plus grand qu’auparavant et l’incapacité accrue des gouvernements européens à assurer une "governance" du continent constitue son déficit le plus grave.

C’est une maigre consolation pour le document du Vatican que d’avoir été rapproché des idées des indignés d’"Occuper Wall Street". Ou d’avoir eu un écho dans un article contestataire du primat anglican Rowan Williams, publié dans le "Financial Times" du 2 novembre, en faveur de la "Robin Hood tax".

***

Mais, plus que ces très mauvais résultats, ce qui a le plus irrité beaucoup de lecteurs compétents du document du conseil pontifical Justice et Paix, c’est qu’il est en contradiction flagrante avec l'encyclique "Caritas in veritate" de Benoît XVI.

Dans son encyclique, le pape Joseph Ratzinger ne fait pas du tout appel à une "autorité publique à compétence universelle" pour la politique et l’économie, c’est-à-dire à cette espèce de grand Léviathan, inventé on ne sait ni comment ni par qui, dont le document du 24 octobre parle si favorablement.

Dans "Caritas in veritate" le pape parle plus justement de “governance" (c’est-à-dire de réglementation, en latin "moderamen") de la mondialisation, à travers des institutions subsidiaires et polyarchiques. Cela n’a rien à voir avec un gouvernement monocratique du monde.

D’autre part lorsque l’on rentre dans le détail des analyses et des propositions spécifiques, on est également étonné de l’important écart entre ce que dit le document du conseil pontifical Justice et Paix et ce que soutient depuis longtemps "L'Osservatore Romano" dans les éditoriaux de son commentateur économique, Ettore Gotti Tedeschi, président de l'Institut pour les Œuvres de Religion [IOR], la banque du Vatican, lui aussi nommé à ce poste parce que le cardinal Bertone l’a voulu.

Par exemple, il n’y a pas une seule ligne, dans le document, qui attribue la crise mondiale de l'économie et de la finance à la baisse de la natalité et à sa conséquence, le vieillissement de plus en plus coûteux de la population.

Il était facile de prévoir que Gotti Tedeschi n’allait pas rester silencieux. Et de fait, le 4 novembre – le jour même où a eu lieu le sommet convoqué par Bertone à la secrétairerie d’état –"L'Osservatore Romano" a publié un éditorial de lui qui apparaît comme un désaveu total du document du conseil pontifical Justice et Paix.

Voici cet éditorial. En le lisant on se demande si sa rédaction initiale n’était pas encore plus dure...

Sandro Magister
 www.chiesa


FACE AUX PERSPECTIVES DÉFLATIONNISTES, UN NOUVEAU MODÈLE DE LEADERSHIP

par Ettore Gotti Tedeschi



Les erreurs d’interprétation et la sous-évaluation de la crise économique actuelle ont été graves et elles perdurent.

Ses véritables origines, c’est-à-dire la baisse de la natalité, et ses conséquences qui ont conduit à augmenter les impôts portant sur le PIB pour absorber les coûts du vieillissement de la population, ont été mal interprétées. Et les effets des décisions prises pour compenser ces phénomènes ont été sous-évalués, en particulier la délocalisation de la production et la consommation fondée sur l’endettement.

Ensuite l’urgence d’une intervention et les critères à respecter pour dégonfler l’endettement provoqué n’ont pas été correctement pris en considération. On n’a donc pas prévu la forte perte de confiance qui a conduit au redimensionnement des valeurs boursières et à la crise de la dette.

Désormais, il n’y a plus beaucoup de solutions.

Pour réduire la dette totale – la dette publique et celle des banques, des entreprises, des ménages – et la ramener aux niveaux d’avant la crise, c’est-à-dire à environ 40 % de moins, il est imaginable, mais pas recommandable, d’en annuler une partie par une sorte de concordat préventif sur la base duquel les créanciers seraient payés à 60 %.

Il est pensable, mais il s’agit d’une hypothèse sans perspectives, d’inventer une nouvelle bulle pour compenser la dette par une croissance des valeurs mobilières ou immobilières.

On peut envisager – mais espérons que ce ne soit qu’une tentation – une taxation de la richesse des ménages, mais cela revient à sacrifier une ressource nécessaire au développement et à créer en même temps une injustice.

On peut également rechercher une voie de développement rapide, grâce à une augmentation de la compétitivité, mais celle-ci n’est pas facile à générer dans un contexte de crise mondiale. Il n’y a pas de capitaux à investir, les banques sont faibles, le problème démographique pénalise la demande et les investissements. De plus, dans ce contexte, les consommations fondées sur l’endettement ne sont même pas imaginables.

Les pays occidentaux sont coûteux et, pour les rendre économiques en peu de temps, il faudrait intervenir sur le coût du travail. Mais des interventions à caractère protectionniste pour soutenir les entreprises non compétitives produiraient des inconvénients pour les consommateurs et réduiraient les consommations déjà en déclin.

On pourrait dévaluer la monnaie unique, mais cette initiative aboutirait à l’augmentation du prix des biens importés.

D’aucuns pensent aussi à l’inflation pour dégonfler la dette. Mais l’inflation ne démarre pas si la croissance économique est nulle, si les salaires ne progressent pas, si l’ombre du chômage est présente et si les prix des matières premières eux-mêmes sont en baisse.

On pourra dire que la spirale inflationniste ne démarre pas tant que l’on éprouve de la méfiance vis-à-vis de sa propre monnaie. Le problème, c’est qu’aujourd’hui on ne peut faire confiance à aucune monnaie : toutes, y compris l’euro et le dollar, sont faibles.

Si l’inflation ne démarre pas, c’est aussi parce que la liquidité ne circule pas, mais c’est surtout parce que celle qui a été créée par les banques centrales a remplacé celle qui avait été produite par les systèmes bancaires pour soutenir la croissance fondée sur l’endettement.

Le principal problème, aujourd’hui, n’est donc pas l’inflation mais la déflation. En effet les marchés privilégient la liquidité. Cela parce que la valeur de la monnaie s’accroît dans les périodes de déflation, tandis qu’elle diminue dans les périodes d’inflation.

Aujourd’hui, faire progresser l’économie sans augmenter la dette publique signifie établir une corrélation entre les taux d’intérêt et le PIB. Dans les pays dont la dette publique est supérieure à 100 % du PIB, il est évident que, pour obtenir une croissance de 1 % sans provoquer d’augmentation de la dette, il faut avoir des taux d’intérêt qui ne dépassent pas 1 %, ce qui a pour effet de pénaliser l’épargne.

La solution est dans les mains des gouvernements et des banques centrales, qui doivent mener une action stratégique coordonnée de ré-industrialisation, de renforcement des institutions de crédit et de soutien de l’emploi.

Cela demandera du temps, un temps d’austérité pendant lequel il faudra reconstituer les fondamentaux de la croissance économique.

Mais surtout les gouvernements doivent redonner confiance aux individus et aux marchés en adoptant une "governance" qui corresponde à la situation et qui, tout en assurant une adaptation technique, soit aussi un modèle de leadership. C’est-à-dire un outil pour atteindre cet objectif qu’est le bien commun.



Parmi les nombreuses interventions d’Ettore Gotti Tedeschi à propos de la baisse de la natalité comme cause ultime de l'actuelle crise économique mondiale, voici une synthèse de l'article qu’il a publié l'été dernier dans "Atlantide", revue de la Fondation pour la subsidiarité, qui est proche de Communion et Libération :

> Riprendiamo a fare figli e l'economia ripartirà

Dans "L'Osservatore Romano" du 27 août 2011, Gotti Tedeschi s’est également prononcé avec énergie contre la taxation des patrimoines qui est soutenue par des hommes politiques, des syndicalistes, des économistes, des entrepreneurs et des hommes d'affaires de différents pays, ainsi que par de nombreux dirigeants catholiques :

> L'orizzonte di Noè, per una vera soluzione della crisi

Gotti Tedeschi est par ailleurs fermement opposé à une taxation des transactions financières dans un pays comme l'Italie, où l’épargne des ménages est très élevée. À son avis, cette épargne privée devrait être non pas punie par de nouvelles taxes mais orientée, avec des garanties données par l’état, vers le financement des petites et moyennes entreprises qui sont l'ossature de l'économie productive italienne.
 

Un commentaire critique du document de Justice et Paix par Jean-Yves Naudet, professeur à l'Université Paul Cézanne d'Aix-Marseille III, président de l'Association des économistes catholique:

> Un texte qui doit inviter à la réflexion

Un éreintement très net du document est aussi dû à un économiste laïc italien faisant autorité, le professeur Francesco Forte, qui fut titulaire à l'Université de Turin de la chaire qui avait été celle du grand économiste libéral Luigi Einaudi, gouverneur de la Banque d'Italie puis président de la république de 1948 à 1955 :

> Il professor Forte boccia il temino targato Bertone


Le document publié le 24 octobre 2011 par le conseil pontifical Justice et Paix :

> "Pour une autorité financière et monétaire à compétence universelle"

Et la présentation qui en a été faite par le cardinal Turkson, Mgr Toso et l'économiste Becchetti :

> Conferenza stampa del 24 ottobre 2011


L'encyclique "sociale" de Benoît XVI :

> "Caritas in veritate"



Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

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