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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

actualites

Le pape en Allemagne. Dans le désert de la foi

dominicanus #actualités

À Berlin et à Erfurt, Benoît XVI entrera dans la partie de l'Europe qui est la plus éloignée de Dieu. Il veut en faire une nouvelle terre de mission. Un reportage à Chemnitz, ville où les athées sont en majorité et où presque plus personne n'est baptisé

 

 

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ROME, le 21 septembre 2011 – "Là où est Dieu, là est l’avenir" : c’est le titre que Benoît XVI a voulu donner à sa troisième visite en Allemagne, qui commence demain.

La "priorité" de ce pontificat est de rapprocher les hommes de Dieu : le pape Benoît XVI l'a dit plusieurs fois. Mais la situation de l’Allemagne rend l’urgence encore plus pressante.

L'ex-Allemagne de l'Est est, avec l'Estonie et la République Tchèque, le territoire européen où les athées sont le plus nombreux et où les non-baptisés sont la majorité.

À Berlin et à Erfurt, la ville de Luther, le pape Joseph Ratzinger entrera précisément dans ce périmètre où l’éloignement de la foi est le plus fort d’Europe.

Mais à Fribourg en Brisgau, troisième étape de son voyage, l'affaiblissement de la foi chrétienne est également un phénomène très répandu.

Un livre paru récemment en Allemagne, aux éditions Gerth Medien, analyse en termes très crus le déclin du christianisme dans ce pays.

Le titre est déjà éloquent : "Gesellschaft ohne Gott. Risiken und Nebenwirkungen der Entchristlichung Deutschlands [Société sans Dieu. Risques et effets collatéraux de la déchristianisation de l’Allemagne] ".

L'auteur, Andreas Püttman, 47 ans, est chercheur en sociologie des processus culturels à la fondation Konrad Adenauer et il a déjà obtenu le Katholischen Journalistenpreis, un prix de journalisme qui a été créé par les médias catholiques allemands.

Moins de la moitié de la population, 47 %, affirme croire en Dieu et cela non seulement dans l’Est de l’Allemagne, mais dans l’ensemble du pays.

Entre 1950 et aujourd’hui, le nombre de protestants s’est effondré, passant de 43 à 25 millions. En ce qui concerne les catholiques, il y en avait 25 millions en 1950 et ils sont aussi nombreux aujourd’hui, mais il s’en est également perdu beaucoup entre ces deux dates.

En 1950, un catholique sur deux assistait à la messe tous les dimanches, mais aujourd’hui, dans la partie Ouest du pays, ils ne sont plus que 8 % à le faire. Dans l'ex-Allemagne de l’Est, où les catholiques sont une petite minorité, ce pourcentage est de 17 %.

L'âge moyen des pratiquants est partout de 60 ans. Et 15 % seulement des Allemands âgés de moins de 30 ans, autrement dit les parents potentiels de la prochaine génération, considèrent que l’éducation religieuse est importante pour les enfants.

En ce qui concerne le contenu de la foi, il n’y a que 58,7 % des catholiques et 47,7 % des protestants qui croient que Dieu a créé le ciel et la terre. Ils sont encore moins nombreux à croire en la conception virginale de Marie ou en la résurrection des morts. Et 38 % seulement des Allemands considèrent Noël comme une fête religieuse.

Dans ce désert de foi qui gagne du terrain, comment la "nouvelle évangélisation", autre grand objectif de ce pontificat, peut-elle être réalisée ?

Sa mise en œuvre peut prendre des formes très variées. L’une d’elles est décrite dans le reportage ci-dessous, qui a été publié le 20 juillet dernier dans "Avvenire", le quotidien de la conférence des évêques d’Italie.

Ce reportage a été réalisé à Chemnitz, qui s’appelait précédemment Karl-Marx-Stadt et qui est l’une des villes les plus dépourvues de foi d’une ex-Allemagne de l’Est déjà fortement déchristianisée.

Parmi les principaux artisans de la nouvelle évangélisation, il y a quelques familles de catholiques néocatéchuménaux venant d’autres pays d’Europe, qui se sont installées là-bas avec cet objectif missionnaire.

Sandro Magister

www.chiesa



EN MISSION AU FIN FOND DE L'ALLEMAGNE DE L’EST

par Marina Corradi



On est en été, le soleil est encore haut dans le ciel, mais il est huit heures du soir et les rues sont déjà à demi désertes. Nous nous trouvons à Chemnitz, au 29 de la Theater Strasse, dans un vieil immeuble qui vient d’être restructuré et qui sent encore la chaux fraîche. Ce qui est le plus frappant chez les familles néocatéchuménales de Chemnitz, lorsqu’on les voit réunies comme ce soir, c’est le nombre d’enfants : chacun des six couples en a neuf, ou dix, ou même quatorze. Au total, il y en a à peu près soixante-dix, adolescents ou mariés depuis peu de temps. On regarde leurs visages, leurs yeux qui brillent et, tandis que d’une pièce voisine parvient le cri péremptoire de l’un des premiers petits-enfants, on se dit : quelle merveille, et quelle richesse nous avons perdue, nous les Européens à enfant unique !

Elle est émouvante, cette petite foule de jeunes chrétiens qui sont là ce soir, à Chemnitz, anciennement Karl-Marx-Stadt. Parce que, dans ce coin de l’ex-République Démocratique Allemande, la civilisation est née en l’an 1136, lorsqu’une poignée de moines bénédictins y fonda une abbaye ; ils avaient amené avec eux des familles chrétiennes, qui vivaient autour du monastère et qui défrichaient les forêts pour les transformer en terres arables ; ces familles avaient, elles aussi, une dizaine d’enfants chacune.

L’histoire peut-elle recommencer, alors qu’elle semble terminée ? On se pose la question, dans cette ville silencieuse et éteinte, où un habitant sur quatre est vieux et souvent seul, de même que sont seuls les enfants uniques de familles séparées. Ici les gens se retournent pour regarder, quand une famille néocatéchuménale sort avec ne serait-ce que la moitié de ses enfants. Et lorsqu’un camarade de classe est invité à déjeuner chez eux, il est stupéfait et photographie avec son téléphone portable la nombreuse tablée.

Répartie en deux communautés, chacune étant accompagnée par un prêtre, la mission ?ad gentes? de Chemnitz se compose de deux familles italiennes, deux espagnoles, une allemande et une autrichienne. Les pères de famille avaient un travail stable dans leur pays d’origine. Dans les années 80, ils sont partis pour la première mission. Ils étaient envoyés par le fondateur du Chemin néocatéchuménal, Kiko Argüello, qui répondait ainsi à un désir exprimé par Jean-Paul II : que des chrétiens réintroduisent l’Évangile dans les banlieues des métropoles occidentales. Andrea Rebeggiani, professeur de latin et de grec, a quitté sa maison de Spinaceto, dans la banlieue sud de Rome, avec sa femme et ses cinq premiers enfants et il est arrivé à Hanovre en mars 1987, à un moment où la ville était prise dans une tempête de neige. De même Benito Herrero, un riche avocat catalan, a tout abandonné pour venir ici, avec l’objectif d’apprendre l’allemand aux cours du soir en compagnie de réfugiés kurdes.

Cela constituait déjà une extraordinaire aventure. Mais, en 2004, le Chemin néocatéchuménal a eu l’idée d’un nouveau projet : des familles, accompagnées par un prêtre, allaient partir pour s’installer dans les villes les plus déchristianisées, simplement afin de se trouver au milieu des gens et d’être le signe qu’une autre vie était possible. Une structure bénédictine, en quelque sorte. L’évêque de Dresde, Joachim Friedrich Reinelt, a alors invité les néocatéchumènes à Chemnitz, peut-être la ?frontière? la plus dure de toute l’ex-RDA. Et ces familles sont de nouveau parties. Pas seulement les parents, mais également les enfants, librement, un par un. "Nous n’avions que cinq ou six ans quand nous avons quitté notre pays", explique aujourd’hui Matteo, fils d’Andrea. Aujourd’hui nous sommes grands, maintenant c’est notre mission".

Pour des jeunes qui ont grandi à l’Ouest, la vie est difficile à Chemnitz, dans cette région pauvre qui ressemble encore à la RDA. Certains d’entre eux s’y sentent mal à l’aise et s’en vont. Puis, presque toujours, ils reviennent. La vie est difficile pour les pères, qui doivent de nouveau chercher du travail à cinquante ans. Lorsque le salaire ne suffit pas, on vit des allocations familiales du système de sécurité sociale allemand et de l’aide fournie par les communautés néocatéchuménales du pays d’où l’on vient. Avec ces dernières, le lien est fort. Dans le pays d’origine, les communautés récitent sans cesse le chapelet pour ces familles. Et en été elles envoient leurs jeunes ici, pour faire la mission en ville : ces groupes d’adolescents romains ou espagnols apportent une explosion de joie dans les rues désertes de Chemnitz.

Discussions à la porte du cimetière : "Est-ce que vous savez que les ossements de vos morts ressusciteront, un jour ?". Pour la plupart, les gens de Chemnitz haussent les épaules et s’éloignent : "Surtout les vieux, on a l’impression qu’ils ne supportent pas d’entendre parler de Dieu". Mais la véritable mission, dit l’avocat Herrero, "c’est d’être ici". Ici, dans la vie quotidienne, derrière les comptoirs ou au travail, au milieu de gens qui vous regardent et ne comprennent pas, qui posent des questions et s’étonnent ; des gens qui sont ombrageux, méfiants, effrayés. Être ici, comme Maria, 27 ans, maîtresse dans une école maternelle où tant d’enfants ont des parents déjà séparés, et donner le témoignage d’une famille dans laquelle on s’aime pour toujours. 

Ou bien encore comme l’un des jeunes espagnols, qui travaille, l’été, comme barman chez un marchand de crèmes glacées : il a piqué la curiosité du patron, qui est venu écouter la catéchèse, un soir, et qui est revenu ensuite. Cela porte sur un tout petit nombre de personnes : mais les néocatéchumènes n’ont pas la manie du prosélytisme. Ils sont déjà heureux d’être ici : "Avant tout, la mission nous apprend l’humilité, à nous et à nos enfants. Nous ne sommes pas des supermen, mais des hommes comme les autres, fragiles et craintifs". Craintifs ? Il faut un courage de lion pour tout abandonner et partir avec toute une nichée d’enfants vers un pays inconnu. 

D’où leur vient leur courage ? "Dieu – répondent-ils – demande à l’homme ce qu’il a de plus cher, exactement comme il l’a demandé à Abraham, qui lui a offert son fils Isaac. Mais lorsque l’on offre tout à Dieu, on découvre qu’il nous donne beaucoup plus. Et il est fidèle, il ne nous abandonne pas". Combien d’histoires pourraient raconter, ces chrétiens qui vieillissent joyeusement au milieu d’une ribambelle d’enfants et de petits-enfants. Il y a ce professeur ancien soixante-huitard qui, à trente ans, se sentait fini et déçu, et qui a aujourd’hui 9 enfants et 7 petits-enfants, plus 3 à venir prochainement. Il y a cet informaticien qui, à l’adolescence, a souffert d’être abandonné par son père et a perdu la foi ; et qui sait ce que peuvent avoir dans la tête ces jeunes de Chemnitz, avec la division de ceux qu’ils aiment. Des jeunes qui envient ses enfants : "Quelle chance vous avez – nous disent-ils souvent – vous, vous rentrez d l’école et vous prenez vos repas tous ensemble. Nous, nous mangeons tout seuls, ou avec le chat". Avec, pendant un instant, la nostalgie d’une vraie famille.

"Il y a des signes qui sont capables de toucher même le cœur de ceux qui sont les plus éloignés – dit Fritz Preis, de Vienne – et nous sommes là pour les faire connaître à ces gens". Mais quel moteur pousse à un abandon aussi extraordinaire de toute certitude ? "Moi, j’ai fait tout cela par gratitude", répond l’avocat catalan. "Gratitude pour mon épouse, pour mes enfants, pour la vie, pour tout ce que Dieu m’a donné".

On se tait, parce qu’un chrétien "normal", qui se fait déjà du souci à cause de ses enfants peu nombreux dans son pays, reste muet devant la foi de ces familles qui témoignent d’un Dieu qui demande tout mais qui donne beaucoup plus qu’il n’a reçu. On se tait, devant la sérénité de ces quatre sœurs laïques qui aident les familles à faire face aux problèmes quotidiens : "Je voulais simplement me mettre au service de Dieu", explique Silvia, romaine, avec un sourire comme on en trouve rarement dans nos villes. Verront-ils ces visages, cette joie singulière, les gens d’ici, eux qui ne croient plus à rien ? Quand les néocatéchumènes expliquent qu’ils sont venus de Rome et de Barcelone pour annoncer que le Christ est ressuscité, les gens de Chemnitz se détournent, troublés, comme dérangés dans un profond sommeil. Quelquefois ils répondent : "Nous voudrions y croire, mais nous n’en sommes pas capables". 

Deux générations sans Dieu, c’est beaucoup, pour la mémoire des hommes. Mais lorsque, un jour, quelques-uns des enfants du professeur Rebeggiani se sont mis à chanter depuis le balcon de leur logement – pour le pur plaisir de le faire – le vieux chant "Non nobis Domine sed nomini tuo da gloriam", les voisins se sont mis à leurs fenêtres et ils y sont restés pour écouter. Et une veuve a demandé aux jeunes de chanter ce même chant au cimetière, en mémoire de son mari mort. Ils l’ont fait et l’un de ceux qui étaient là s’est approché, quand ils ont eu fini de chanter, et leur a dit : "Cela fait tellement longtemps que je n’avais pas entendu quelque chose qui m’ait donné une espérance".

Qui sait, se demande-t-on, si les choses n’ont pas aussi commencé de cette façon pour le petit groupe de moines bénédictins et de laïcs qui sont arrivés ici en 1136 : par l’étonnement d’hommes qui entrevoyaient en eux une beauté et en éprouvaient une mystérieuse nostalgie.

Le quotidien de la conférence des évêques d’Italie qui a publié ce reportage, dans le cadre d’une enquête répartie sur plusieurs numéros et dont le thème était "Les graines de la foi" dans différentes villes de plusieurs continents :

> Avvenire

C’est également "Avvenire" qui a publié, le 14 septembre, la synthèse suivante du livre d’Andreas Püttman :

> Scristianizzazione, la sfida della Germania


À propos du Chemin néocatéchuménal fondé par Kiko Argüello et des controverses qui en ont marqué le parcours, on peut voir sur www.chiesa :

> Focus MOUVEMENTS CATHOLIQUES


Le programme et les textes du voyage de Benoît XVI à Berlin, Erfurt et Fribourg-en-Brisgau :

> Voyage apostolique en Allemagne, 22-25 septembre 2011

Le soir du samedi 17 septembre, la télévision publique allemande ARD a diffusé, au cours de l’émission "Wort zum Sonntag", l’intervention suivante de Benoît XVI, dans la perspective de son voyage :

> "Chers compatriotes..."


Le pape y a notamment déclaré :

"Peut-être me demanderez-vous : 'Mais Dieu, existe-t-il ? Et s’il existe, s’occupe-t-il vraiment de nous ? Pouvons-nous arriver jusqu’à Lui ?'. Bien sûr, c’est vrai : nous ne pouvons pas mettre Dieu sur la table, nous ne pouvons pas le toucher comme un ustensile ou le prendre en main comme n’importe quel objet. Nous devons de nouveau développer la capacité de perception de Dieu, capacité qui existe en nous. Nous pouvons pressentir quelque chose de la grandeur de Dieu dans la grandeur du cosmos. Nous pouvons utiliser le monde à travers la technique, parce qu’il est construit de manière rationnelle. Dans la grande rationalité du monde, nous pouvons pressentir l’esprit créateur dont il provient, et dans la beauté de la création, nous pouvons pressentir quelque chose de la beauté, de la grandeur et de la bonté de Dieu. Dans la Parole des Saintes Ecritures, nous pouvons entendre des paroles de vie éternelle qui ne viennent pas simplement d’hommes mais qui viennent de Lui, et dans celles-ci, nous entendons sa voix. Et enfin, nous voyons presque Dieu aussi, dans la rencontre avec les personnes qui ont été touchées par Lui. Je ne pense pas seulement aux grands : de Paul à François d’Assise jusqu’à Mère Teresa ; mais je pense aux si nombreuses personnes simples dont personne ne parle. Et pourtant, quand nous les rencontrons, il y a de la bonté, de la sincérité, de la joie qui émane d’eux et nous savons que Dieu est là et qu’il nous touche aussi. C’est pourquoi, durant ces journées, nous voulons nous engager à revoir Dieu, pour redevenir des personnes par lesquelles une lumière de l’espérance entre dans le monde, cette lumière qui vient de Dieu et qui nous aide à vivre".


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

Journal du Vatican / Un nouveau dirigeant à "La Civiltà Cattolica". Après une embardée

dominicanus #actualités

Changement de directeur pour la revue des jésuites de Rome, qui est contrôlée par le Vatican avant d'être imprimée. Le nommé et le battu. Un article qui a fortement irrité les évêques des États-Unis. Suivi par une correction 

 

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CITÉ DU VATICAN, le 15 septembre 2011 – Le jésuite Antonio Spadaro, 45 ans, expert en littérature et écrivain, est depuis une semaine le nouveau directeur de "La Civiltà Cattolica". Il a battu sur le fil un candidat apparemment mieux placé que lui, le père Michele Simone, déjà directeur-adjoint et commentateur politique de la revue, mais considéré par les autorités vaticanes comme plus proche, peut-être trop, de la tendance de centre-gauche du monde politique italien.

Le père Spadaro succède au père GianPaolo Salvini, 75 ans, directeur de "La Civiltà Cattolica" depuis 1985, date à laquelle il avait remplacé le père Bartolomeo Sorge qui l’avait lui-même dirigée pendant douze ans.

C’est aussi en 1985 – il faut le noter – qu’avait eu lieu la rencontre ecclésiale de Loreto qui marqua un changement radical, voulu par Jean-Paul II, dans l’orientation des dirigeants de la conférence des évêques d’Italie.

Si "La Civiltà Cattolica" fait particulièrement autorité, c’est parce que ses projets d’articles sont revus, avant impression, au Palais Apostolique du Vatican. Jusqu’à Paul VI, c’est le pape lui-même qui s’en chargeait mais, depuis une vingtaine d’années, cette mission est confiée à des hauts fonctionnaires de la secrétairerie d’État.

De temps en temps, un incident se produit, parce que les vigilants réviseurs du Vatican eux-mêmes ont parfois des distractions. Comme le disait Horace à propos des contradictions de l'Iliade et de l'Odyssée, "quandoque bonus dormitat Homerus", même le grand Homère sommeille quelquefois.

La revue bimensuelle des jésuites de Rome a connu récemment un tel incident à propos d’un article consacré à la réforme du système de santé aux États-Unis, paru dans le numéro du 5 juin 2010 sous la signature du jésuite Andrea Vicini, enseignant au Boston College et à la faculté de théologie de l’Italie Méridionale, à Naples.

Cet article, qui citait largement les opinions de sœur Carol Keehan de la Catholic Health Association et celles d’autres organismes ecclésiaux des États-Unis, portait un jugement globalement positif sur la réforme fortement voulue par Barack Obama, réforme qui avait pourtant suscité des réactions négatives de la part des dirigeants de l’épiscopat américain en ce qui concerne le traitement de l’avortement et les droits à l’objection de conscience.

Ces dirigeants de l’épiscopat n’ont pas manqué de faire connaître au Vatican leurs protestations à propos de l’article en question.

À tel point que, dans un numéro ultérieur, celui du 19 mars 2011, le sujet de l’éditorial de "La Civiltà Cattolica" a justement été : “Les évêques des USA et la réforme du système de santé”.

Cet éditorial soulignait que "l’approbation" de la réforme du système de santé exprimée par sœur Keehan, par "d’autres congrégations religieuses" et par "quelques organismes religieux", était "malheureusement" le résultat "d’évaluations hâtives et partielles, en désaccord avec les opinions des évêques des USA, dont le jugement a été exprimé sur la base des enseignements moraux de l’Église, en tenant compte de tous les aspects de cette réforme".

En note, l'éditorial ajoutait que "l’article consacré à cette réforme que notre revue a publié en juin dernier exprimait également des jugements analogues".

Sandro Magister

www.chiesa





La revue des jésuites de Rome, publiée sous le contrôle de la secrétairerie d’état du Vatican :

> La Civiltà Cattolica

Et pour en savoir plus sur ses relations avec le Saint-Siège :

> "La Civiltà Cattolica" a un directeur supplémentaire. Au Vatican

__________


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

Conseil Pontifical pour la Famille, Gender : La controverse

dominicanus #actualités

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Présentation de Tony Anatrella

 La théorie américaine du Gender, référence des instances internationales (ONU, Unesco, Commission européenne, etc.) et source d’inspiration de nombreuses législations, figure désormais dans les manuels de S.V.T. de 1re L et ES.

 
Selon le Gender, l’identité sexuelle n’est pas une donnée biologique mais une construction sociale : on ne naît pas homme ou femme, on le devient. Ainsi, chacun peut choisir son orientation sexuelle (homosexuelle, hétérosexuelle, bisexuelle, transsexuelle).

Mais comment la société peut-elle se fonder sans reconnaître la différence sexuelle ? Comment la famille peut-elle se structurer en dehors des liens engagés entre un homme et une femme, sources d’alliance, de filiation et de génération ? Comment la vie psychique de la personne peut-elle s’élaborer quand la réalité du corps est niée ?

Face au bouleversement identitaire, social et familial qui se met en place, cet ouvrage présente, dans un esprit critique, les axes fondamentaux du Gender (ses origines féministes et égalitaristes, ses données anthropologiques, sociologiques et psychanalytiques, son évolution depuis les années 1980, etc.).


Enseignants, éducateurs et parents pourront se forger, en toute connaissance de cause, une pensée argumentée et pédagogique à l’adresse des jeunes dont ils ont la responsabilité.

Les éditions Téqui rassemblent ici les interventions de sept experts : Tony Anatrella, Oscar Alzamora, Jutta Burggraf, Xavier Lacroix, Beatriz Vollmer, Angelo Scola.

Défendons le Christ

dominicanus #actualités

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L’honneur du Christ nous y oblige, interdisons ces spectacles blasphématoires

Aidez-nous, signez la pétition !

Une pièce de théâtre demande à des enfants de caillasser le visage du Christ à coups de grenades, puis des matières fécales se répandent sur ce visage pendant qu'une phrase apparaît : "tu n'es pas mon berger".

Un autre spectacle dans d'autres théâtres tourne en dérision le Golgotha et la Croix, le Christ est appelé ici "el puto diablo" et est comparé à un terroriste.

Sa plaie ultime de crucifié est remplie de billets de banque.

Des hamburgers jonchent le sol de la scène de spectacle pour parodier de façon grotesque la multiplication des pains.

Pour plus de précisions et pour réagir, allez sur le site défendonslechrist.org

L'euthanasie est moralement inacceptable. Entretien avec l'évêque de Bayonne

dominicanus #actualités

Mgr-Aillet.jpgEn France, l’évêque de Bayonne, Mgr Aillet est intervenu dans le débat sur l’euthanasie après la mise en examen d’un médecin urgentiste de l’hôpital de la ville, accusé d’avoir délibérément provoqué la mort de plusieurs patients en fin de vie. Dans un communiqué, l’évêque de Bayonne note que cette triste affaire est instrumentalisée par des personnes ou des lobbies qui tentent de relancer le débat sur la légalisation de l’euthanasie. Or – écrit-il – il n’est pas concevable qu’un médecin, dont la vocation est de soigner les personnes qui lui sont confiées, puisse s’arroger le droit de supprimer un patient au nom d’une compassion mal comprise. En raison de la confusion qu’entretiennent certains médias, de nombreux français se croient favorables à l’euthanasie alors qu’ils sont légitimement opposés à l’acharnement thérapeutique. Or en France, l’acharnement thérapeutique est interdit par une loi de 2005, la loi Léonetti. Les pouvoirs publics devraient développer les centres de soins palliatifs pour une meilleure application de cette loi.


Mgr Marc Aillet interrogé par Charles-François Brejon (Radio Vatican) : >> RealAudioMP3

Les évêques de France consternés par un article outrancier pour la foi chrétienne

dominicanus #actualités

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En France, le porte-parole de la Conférence des évêques a exprimé son indignation à la suite d’un article du quotidien Libération intitulé « tous en cène ». Des lignes « inqualifiables » - écrit Mgr Bernard Podvin – à l’encontre du cœur de la foi chrétienne. La liberté d’expression – ajoute-t-il – s’honore quand elle respecte ceux qu’elle offense.

Dans cet article, sous prétexte de commenter la dernière Cène, deux journalistes font leur propre récit de la vie de Jésus en des termes outranciers et blessants. L’article a suscité des réactions consternées y compris de la part de personnes qui ne sont pas de foi chrétienne. Interrogé par Charles-François Brejon (Radio Vatican), Mgr Podvin fait part de sa tristesse : >> RealAudioMP3 

Contre la théorie du genre à l'école - Interpellez le Premier Ministre

dominicanus #actualités

 

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Malgré des dizaines de milliers de signataires contre la théorie du Genre dans les programmes de Première 

Luc Chatel fait obstinément l'autruche !

 

Avant vos vacances

faîtes deux bonnes actions!

  

Interpellez directement le Premier ministre contre le Gender

en collant le texte ci dessous sur le site de Matignon ou en redigeant le vôtre

  http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/ecrire

 

Depuis la plage ou la montagne, envoyez lui cette carte postale  pour lui dire votre détermination sans faille.

(à télécharger ici)

 

http://ecole-deboussolee.org/wp-content/uploads/2011/07/gender1_recto-verso_planche.pdf

   

 

Faites circuler ces propositions autour de vous !

Signez la pétition !

 

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Idée de texte à coller dans le formulaire de Matignon

 

Monsieur le Premier ministre,

 

La réforme de la classe de Première conduite par Monsieur Chatel voit l'arrivée de la théorie du genre ou théorie du « gender » dans les programmes et les manuels de Sciences de la Vie et de la Terre. La théorie du genre est une théorie philosophique et sociologique mais elle n’est pas scientifique. Elle affirme que l’identité sexuelle (qui serait un concept psychologique et non biologique) est une construction culturelle relative au contexte du sujet.

Ainsi peut-on lire dans le manuel Hachette : « Le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle, mais ce n’est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin. Cette identité sexuelle, construite tout au long de notre vie, dans une interaction constante entre le biologique et le contexte socio-culturel, est pourtant décisive dans notre positionnement par rapport à l’autre. Devenir un individu sexué fait partie intégrante de la construction identitaire. »

Ce programme et ces manuels reflètent au moins 3 entorses gravissimes aux valeurs de notre Ecole :

 

Entorse à sa mission :
L’école doit former l’esprit critique selon les exigences propres de la raison. Le lycée ne saurait dicter des comportements, mais bien former des intelligences. Il ne doit pas devenir une caisse de résonance des opinions ambiantes et versatiles de la société, sous peine de fragiliser les esprits.

 

Entorse à sa neutralité :
En feuilletant ces manuels, je n’ai pu m’empêcher de songer à la fameuse lettre de Jules Ferry aux instituteurs : « Avant de proposer à vos élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se trouve, à votre connaissance, un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Si oui, abstenez-vous de le dire. » Notre code de l’éducation exige d’ailleurs le « respect de la personnalité de l’enfant et de l’action éducative des familles » (art. L. 111-2). Dans ce domaine extraordinairement intime qu’est la sexualité, à un âge où les jeunes sortent tout juste de l’adolescence et se construisent, ces manuels constituent une grave intrusion dans leur vie. En tout état de cause, les élèves n’ont pas à être examinés par l’Etat en ces domaines.

Entorse à sa liberté :
On ne peut pas obliger les professeurs de SVT à relayer un discours qui sorte du cadre scientifique. Comment pourront-ils évaluer les élèves et les préparer aux épreuves du bac sur de telles options partisanes ? Il est clair, au moins, que la théorie du « gender » ne peut être présentée aux élèves que comme un choix philosophique (dont on voit mal ce qu’il vient faire dans un cours de SVT !) et non comme une réalité indiscutable.

Il est indispensable que soient réaffirmées les véritables missions de l’école en dissipant les équivoques de ou liées à l’interprétation du programme, en garantissant la liberté intellectuelle des enseignants et la liberté de conscience des élèves.

Je demande avec les 32 000 premiers signataires de l'appel de "l'école déboussolée" et selon le principe de la neutralité de l'école publique et de l'égalité républicaine que soit :

- Précisée la portée de la circulaire du 30 septembre 2010 et les programmes que les services de la DGESCO ont voulu définir.
- Interdit l’usage des manuels mis en cause.
- Garanti que le thème du « gender » ne sera pas à la session 2012 des épreuves anticipées du bac ni aux sessions suivantes.
- Transférée le cas échéant l’étude du « gender » dans le domaine du débat critique de l’éducation civique ou de la philosophie.

 

            Assuré que vous saurez vous faire l'écho de cette préoccupation persistante, je vous prie de croire, Monsieur Le Premier ministre, en l'expression de ma haute considération.

La Parole sacrée au Moyen-Âge

dominicanus #actualités

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Du 4 au 7 juillet, les spécialistes d’Histoire religieuse se sont réunis à Fanjeaux, un des anciens bastions de l’hérésie albigeoise, dans le Sud-Ouest de la France. 


« La Parole sacrée, formes, fonctions et sens (XIème-XIVème siècle) », tel était le thème de la 47ème édition de ces colloques. L’accent fut donc mis sur les différentes façons dont elle se réalise, à ses effets et ses significations.

L’un de ces membres, l’Abbé Georges Passerat, professeur d’Histoire religieuse à l’Institut Catholique de Toulouse revient sur quelques uns des points forts de cette réunion : >> RealAudioMP3 

Des propos recueillis par Emma Jehl (Radio Vatican)

Les ordinations épiscopales illicites constituent un acte grave

dominicanus #actualités

Au cours des dernières décennies, des évêques ont été ordonnés dans certains pays sans mandat pontifical, c’est-à-dire de manière illicite. Le Saint-Siège publie à ce sujet une déclaration du Conseil pontifical pour les Textes législatifs, rappelant les normes prévues par le Code de droit canon. 


Le document, qui répond à des demandes d’éclaircissements, rappelle les peines encourues par l’évêque ou les évêques qui ordonnent sans autorisation comme par celui qui reçoit cette ordination illicite, à savoir l’excommunication automatique ; il rappelle que les fidèles du diocèse concerné sont autorisés à ne pas obéir à un évêque « illégal » ; mais il souligne aussi que des circonstances atténuantes sont prévues, en particulier quand ceux qui commettent un tel délit agissent sous le coup d’une crainte grave, d’une nécessité ou d’un fort désagrément, comme la violence physique. Ces circonstances atténuantes doivent toujours être vérifiées au cas par cas. Quoiqu’il en soit, étant donné le scandale, la division et le trouble que de telles situations engendrent parmi les fidèles, les évêques concernés ont le devoir rétablir leur autorité grâce à des signes de communion et de pénitence appréciés de tous, faute de quoi leur gouvernement pourra difficilement être perçu par le Peuple de Dieu comme la manifestation de la présence active du Christ dans son Église. 


En clair, le texte invite à saisir la gravité d’une ordination épiscopale sans mandat pontifical qui blesse profondément la communion dans l’Église catholique et qui doit donc être sanctionnée. Il reconnaît que certaines situations personnelles peuvent constituer des circonstances atténuantes qui doivent être vérifiées, et que de toute manière, les conséquences d’un tel geste exigent des actes significatifs de reconstruction de la communion ecclésiale et de pénitence. Les personnes excommuniées et qui en sont conscientes, ne peuvent pas participer à l’Eucharistie, administrer les sacrements et accomplir des actes de gouvernement. Enfin, si la situation l’exige, afin de réparer le scandale et de rétablir la communion, le Saint-Siège peut infliger des censures ou des sanctions. De telles mesures ont toujours comme objectif de favoriser le repentir et la réconciliation. L’excommunication est levée dans les cas de repentir sincère. Pour les ordinations épiscopales, l’absolution ne peut être donnée que par le Saint-Siège. 

Éclairage Olivier Tosseri (Radio Vatican) : >> RealAudioMP3 

Des manuels scolaires de biologie inacceptables !

dominicanus #actualités

svt

 

Vous en avez sans doute déjà entendu parler : l'idéologie du gender s'invite dans les manuels de SVT (Sciences de la Vie et de la Terre) destinés aux classes de Première *.

Elizabeth Montfort vient de m'inviter par e-mail à appuyer sa demande de RV à Luc Chatel. Je viens d'y donner suite et vous invite à en faire autant. Merci !

 

* Lire aussi : 


Madame,

Monsieur,

En tant que porte-parole de l’association pour la Fondation de Service politique, j’ai demandé rendez-vous à Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale. Soutenez mon action !

Je vous remercie d’envoyer par mail au ministre le message suivant :

Monsieur le ministre,

Je m’associe aux démarches entreprises auprès de vous et de vos services concernant le contenu des nouveaux manuels de SVT en classe de première.

Inspirés par l’idéologie du gender, ces manuels réduisent la différence sexuelle homme/femme a un choix personnel de comportement.

Cette explication est scientifiquement fausse. Les manuels scolaires ne doivent pas présenter comme scientifique une option idéologique.

Je vous demande de recevoir les représentants de l’Association pour la Fondation de Service politique qui est sur ce sujet mon porte-parole.

[Votre signature]

Adressez ce message au directeur de cabinet du ministre : philippe.gustin@education.gouv.fr

Avec tous nos remerciements pour votre action.

signature EM Elizabeth Montfort,
porte-parole de l’Association pour la Fondation de Service politique,
ancien député européen

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