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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

benoit xvi

La preuve juridique de l'avocate Acosta : la démission rendue invalide intentionnellement par le pape Benoît XVI lui-même

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei, #actualités

 

Pour lire l'original italien de l'article d'Andrea Cionci dans Il Libero : Il testo giuridico dell'avvocatessa Acosta: dimissioni rese invalide – apposta - da Benedetto XVI

Pour lire la traduction anglaise du Fr. Bugnolo sur FromRome.Info: NEW BOOK ON BENEDICT’S RENUNCIATION SUSTAINS BR. BUGNOLO’S VIEW

 

 

Introduction par FromRome.Info

 

Dans cet article, Cionci passe en revue le nouveau livre qui prouve que Benoît XVI est toujours le pape. Selon Cionci, la thèse de l'avocat Acosta, avocat de droit civil en Colombie, est la même que celle avancée en premier lieu par le Frère Bugnolo, à savoir que la Renonciation a été écrite avec l'intention précise de tromper la mafia de Saint-Gall et de faire apparaître sa validité aux yeux des fidèles du Christ, à temps, afin d'éviter que la fonction papale ne tombe entre les mains des ennemis de Dieu et de l'humanité. Cionci a résumé la thèse du Frère Bugnolo en anglais ici. - Le livre d'Acosta a été présenté par FromRome.info ici. (NDTR: traduction française ici)

 

TRADUCTION FRANÇAISE (Père Walter Covens)

 

AVERTISSEMENT : Ce qui suit, à première vue, semblera être une sorte de roman de Dan Brown, ou un désordre technico-juridique. Si vous n'êtes pas déjà un lecteur partial et hostile, qui nous reléguera immédiatement parmi les tenants de la théorie de la terre plate, suivez-nous avec un peu d'ouverture d'esprit. Cela en vaut vraiment la peine. Pour notre part, nous allons essayer de simplifier la chose à l'extrême, même avec des exemples "terre à terre".

 

 

Un pape émérite vraiment irritant....


"Il n'y a qu'un seul pape", dit Ratzinger depuis huit ans, mais il n'explique pas duquel il s'agit. Les grands médias essaient de lui faire dire à tout prix que le pape est François, mais ils n'y arrivent pas. Voilà.

 

Bref, ça l'énerve vraiment, ce "pape émérite" : il continue à porter du blanc, à porter le titre de Pontifex pontificum, à donner la bénédiction apostolique, à écrire des livres, à donner des interviews, à parler des questions morales et de la vie de l'Église. Bref, il continue fâcheusement à agir comme s'il était resté pape, bien qu'en retraite spirituelle. Et il n'admet JAMAIS que le seul pape est François. Il dit simplement et de façon sibylline que de pape IL N'Y EN A QU'UN, comme dans sa dernière interview au Corriere : ICI

 

Des provocations capricieuses et inutiles, donc, juste pour envoyer un milliard de catholiques chez le psychanalyste ? Même le Cardinal Pell a compris que Benoît XVI ne peut pas continuer avec ces "bizarreries" ambiguës. Essayons toutefois de nous rappeler qui était Ratzinger : pour certains, il était trop traditionaliste, pour d'autres crypto-moderniste, mais humainement parlant, tout le monde reconnaissait en lui un homme doux et humble, un philosophe rigoureux, un théologien avisé.

 

Alors, serait-il devenu un vieillard extravagant, rancunier et vaniteux ? Réfléchissons.

 

 

La thèse choquante, mais pas trop


Il n'y a qu'une seule hypothèse qui équilibre tous les récits et nous la résumons pour vous en quelques mots : la clé du mystère des deux papes se trouve dans la manière stratégique et intelligente dont Benoît a rédigé une démission spécialement invalidée et dans la façon dont il s'est comporté après cette démission.

 

À CREUSER  !

 

Concentrez-vous sur ce point : même si, au début, cela ressemble à une énigme, il y a une logique à cela, et nous la découvrirons avec ceux qui sont dans le métier.

 

 

Le "motif"


Mais immédiatement, l'objection surgira : pourquoi Benoît aurait-il manigancé tout cela ?

 

Peut-être, comme beaucoup le prétendent, parce qu'il était assiégé par une faction interne (la fameuse mafia de Saint-Gall) et/ou par la pression internationale, comme lorsqu'Obama a bloqué le code Swift des comptes du Vatican : ICI.

 

Selon certains, l'Eglise catholique "à l'ancienne" était le dernier obstacle aux desseins mondialistes et supranationaux visant à créer, en plus du reste, une nouvelle religion syncrétiste et éco-maçonnique. Voilà.

 

Par conséquent, le stratagème de la démission invalide était la seule chose que Ratzinger, laissé seul et entouré de médias hostiles, pouvait faire pour sauver l'Église.

 

Pendant huit ans, par son comportement, Benoît XVI a essayé de nous faire comprendre que le Pape, c'est LUI et SEULEMENT LUI, par des actes et des paroles.

 


Des fantasmes ? Parlons-en.
Le premier texte juridique qui confirme enfin la vérité

 

Cette thèse avait déjà été en partie avancée par nous ici dans un article où nous nous étions intéressés aux étranges fautes de latin de la déclaration de démission de Ratzinger : elles servaient à attirer l'attention sur un document écrit exprès et non valide.

 

Cette fois, pour confirmer l'hypothèse, vient le premier TEXTE JURIDIQUE consacré à la question : "Benoît XVI : Pape "émérite?", un volume de près de 300 pages publié en anglais, espagnol et portugais, également disponible en ebook, par l'avocate colombienne et ancienne professeure universitaire de droit civil et commercial Estefania Acosta.

 

 

Ce qui compte vraiment


Le livre aborde techniquement, toutes les objections qui ont été avancées jusqu'à présent contre l'élection de Bergoglio en 2013 : de l'intervention de la mafia saint-galloise - avec les déclarations retentissantes du Cardinal Danneels - à l'éventuel état d'excommunication de Bergoglio, jusqu'à son appartenance ventilée à la franc-maçonnerie, etc. etc.

 

L'avocat Acosta écarte beaucoup d'entre elles, en réduit certaines et en reconnaît d'autres comme vraies, mais non diriments d'un point de vue juridique.

 

La présentation du livre explique ce qui importe vraiment à Acosta : "C'est le premier livre à offrir, avec une rigueur académique et d'une manière systématique, la preuve canonique que Benoît XVI n'a jamais renoncé validement à la fonction de Pontife Romain et reste donc le seul et unique vrai Pape de l'Eglise Catholique, auquel tous les catholiques doivent allégeance et obéissance sous peine de schisme. En raison de cette irrégularité et d'autres irrégularités précédant et concomitantes à l'élection du cardinal Jorge Mario Bergoglio lors du conclave de 2013, "François" est bel et bien un antipape, c'est-à-dire qu'il occupe illégitimement la Chaire de Pierre et, par conséquent, le reconnaître comme pape est, à tout le moins, un déni objectif de la vérité."

 

 

Enquête sur la manière dont la démission est "construite".


L'avocat Acosta explique la chose comme suit : "Dans le livre, nous montrons comment le texte de la Declaratio écrite par Ratzinger a été soigneusement préparé pour que, dans un premier temps, on ne remarque pas que Benoît XVI ne démissionne pas du tout de la fonction de Pontife. En fait, nous voyons comment, dans les déclarations qui suivent sa démission, Benoît XVI fournira divers indices pour que cette réalité puisse être découverte par une analyse attentive du texte, qui - sans surprise - est plein de fautes de latin pour attirer l'attention. Des indices supplémentaires sont aussi le fait que Benoît continue à porter du blanc (se justifiant par la phrase surréaliste qu'"il n'a plus de soutanes noires dans son armoire" ndlr) ; puis il veut maintenir sa résidence au Vatican, son nom, sa bénédiction apostolique et continue à répéter avec insistance qu'"il n'y a qu'un seul pape" sans préciser lequel...".

 

(... en frappant sa main sur l'accoudoir, comme pour dire "Les nazes !", ndlr).

 

"Attention, poursuit Acosta, la clé de l'invalidité de la démission ne réside pas dans le fait que Benoît a été "forcé". Benoît a agi librement dans le sens où il savait très bien ce qu'il faisait, il savait qu'il continuerait à être le Pape parce qu'il ne démissionnait pas d'ÊTRE le Pape (munus) mais déclarait simplement qu'il renonçait à FAIRE le Pape (ministerium) ou à réaliser (d'ailleurs, seulement une partie) des actions pratiques que le pontife réalise. Et cela invalide sa démission, comme nous le verrons, puisque "être" et "faire" sont indivisibles pour le pape. Pour cette raison, Ratzinger vient, de manière cohérente, de déclarer au Corriere della Sera : "Il y a huit ans, j'ai fait mon choix en pleine conscience et j'ai la conscience droite".

 

Tout était prévu, donc, mais pas dans le sens où les médias conformistes veulent le voir. Probablement, Benoît XVI a suivi cette stratégie pour laisser l'"Église profonde", comme l'appelle Mgr Viganò, se révéler pour ce qu'elle est, et pour ses intentions. Il a adopté la tactique de Bergoglio consistant à "ouvrir des processus et ne pas occuper des espaces" : il a laissé les choses évoluer d'elles-mêmes et sur la conscience progressive des fidèles, puisqu'il ne lui est pas possible de proclamer de manière autonome une vérité qui serait réduite au silence par les gardiens du politiquement correct.

 

 

Le nœud juridique clé mis en évidence par Acosta


Le point clé est qu'on ne peut pas ÊTRE pape SANS ÊTRE AUSSI COMPLÈTEMENT pape parce que munus (être) et ministerium (faire) sont indivisibles, ce que le Secrétaire de la Nonciature Apostolique Mgr Sciacca a également rappelé en 2019, (ed.).

 

Ratzinger déclare dans sa démission - que, puisque l'exercice pratique (ministerium) qui consiste à ÊTRE le pape (munus) lui est devenu pesant, alors il renonce à FAIRE certaines choses en tant que pape (comme "annoncer l'Évangile et gouverner la barque de Pierre"). Cela ne lui a jamais pesé d'ÊTRE le pape. Cela lui pesait seulement de faire certaines des choses pratiques que le pape fait.

 

Mais cette déclaration de sa part n'implique PAS qu'il n'EST plus le pape.

 

Puisque le Munus et le ministerium sont indivisibles, pour qu'il ne soit pas pape, il n'a même pas besoin de faire quoi que ce soit en tant que pape.

 

Vous comprenez ? Si le pape veut démissionner, il ne peut pas garder le munus (l'ÊTRE) et ne renoncer qu'aux choses lourdes du ministerium (le FAIRE). Trop commode. C'est pourquoi la démission de Ratzinger est habilement et consciemment construite comme un non-sens JURIDIQUE.

 

Benoît XVI N'A JAMAIS DÉMISSIONNÉ parce que la démission est INVALIDE et que le Pape EST TOUJOURS LUI, et SEULEMENT LUI puisque, comme tout le monde le répète : le Pape EST - SEULEMENT - UN".

 

Et d'ailleurs, pour preuve, Benoît XVI continue "fâcheusement" à s'habiller en blanc, à se signer Pastor pastorum, etc.

 

Le Cardinal Pell proteste contre sa conduite et les grands médias tentent de le rafistoler, comme ci-dessus.

 

 

Une métaphore banale


Vous avez la tête qui tourne ? C'est compréhensible, mais essayons un exemple plus terre à terre, pour ne pas trop nous stresser. Imaginons un type qui s'appelle Carlo et qui dit :

 

"Tu sais : les choses à faire qui impliquent d'ÊTRE le mari de Lucie sont devenues très lourdes, alors je déclare que je renonce à les faire, donc je NE SUIS plus le mari de Lucie".

 

Cette phrase n'autorise pas Carlo à ne plus ÊTRE le mari de Lucie, même s'il ne fait plus certaines des choses les plus pénibles à faire en tant que mari.

 

Tant qu'il n'y a pas de divorce légal avec perte de tous les droits et devoirs conjugaux, Carlo est le mari de Lucia et elle ne peut pas épouser Franco son nouvel amant.

 

Si Franco prétend être le mari légitime de Lucie, sans que le divorce avec Carlo ait eu lieu, Franco ment et est passible de poursuites.

 

C'est subtil, mais essayez d'aller au tribunal avec votre femme et de vous déclarer déjà divorcés comme le propose Carlo : voyons ce que le juge répondra.

 

 

Conclusions


En résumé, Ratzinger ne s'est pas "accidentellement trompé" en écrivant sa démission, car elle est construite selon une logique juridique qui n'est pas accidentelle ; il continue à être le pape de manière cohérente et à le faire "à moitié", ce qui est juridiquement impossible. Donc s'il dit que le pape est un, il nous dit implicitement que sa démission n'est pas valide et qu'il a été contraint à cet artifice.

 

Or, au-delà de l'aspect technique, où l'on peut s'égarer un instant si l'on n'est pas juriste, le scénario esquissé, aussi incroyable soit-il, fait s'emboîter toutes les pièces du puzzle et, de fait, le docile Benoît - seul vicaire du Logos incarné restant sur terre -, hormis le fait de voiler son langage, a toujours dit la vérité, se comportant de manière cohérente avec sa déclaration et son style d'homme et de religieux. Un tour de passe-passe ? Non. Après tout, il devait faire, ou ne pas faire, quelque chose pour défendre l'Église contre ceux qui faisaient pression pour le renvoyer ? C'est la faute des "autres" si, aveuglés par leur soif de pouvoir, ils n'ont pas réalisé que la Declaratio n'était pas juridiquement valable et constitue, aujourd'hui, pour eux, une sorte de bombe à retardement.

 

Acosta conclut : "Ratzinger est ambigu pour ne pas mentir, sachant que dans certains cas et sous certaines conditions, l'ambiguïté est moralement justifiée. C'est pour cela qu'il ne répond jamais clairement, c'est pour cela que ses réponses sont énigmatiques, c'est pour cela que sa "démission" est tout aussi "codée" : il semblait qu'il renonçait à être le pape mais en réalité, ce qu'il fait c'est "renoncer" à certaines fonctions pratiques qui selon lui correspondent au pape. Et cette "renonciation" fractionnelle, incomplète ou partielle n'est pas valide parce qu'elle va à l'encontre de la loi divine : elle va à l'encontre de l'institution de la papauté qui repose sur une seule tête, ce que Jésus a fait en choisissant seulement Pierre comme pape, et elle va à l'encontre de la plénitude des pouvoirs dont, de droit divin, le pontificat jouit".

 

***

 

Voyons maintenant si certains conservateurs vont prendre la parole, peut-être même en reculant (avec une pincée de bonne volonté) de quelque position granitique et en risquant quelque chose, et voyons si les modernistes bergogliens sauront répondre sur le ton et démonter cette reconstruction.

 

Probablement les habituelles accusations méprisantes de conspiration, les murs d'indifférence, les attaques personnelles, ou peut-être des réponses inutiles du type : "Le pape est le pape" arriveront. Malheureusement, c'est précisément le doute.

 

De telles réactions seraient encore plus contre-productives que les objectifs déjà lourds, les plus récents et égoïstes de la pensée dominante, tous du côté de Bergoglio.

 

Il n'est pas nécessaire d'attaquer, nous sommes ouverts. Qu'il y ait un débat et que le meilleur gagne sur une base technico-juridique, pour autant que l'échange se fasse entre des personnes pertinentes, lucides, intellectuellement honnêtes et intéressées par la Vérité.

LE PAPE BENOÎT XVI A-T-IL REÇU DES INSTRUCTIONS DE ST. HILDEGARDE DE BINGEN POUR SA FAUSSE DÉMISSION ?

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei, #actualités

 

20 JUIN 2021
par le Frère Alexis Bugnolo

Traduction française: père Walter Covens

 

Dans la quête pour comprendre les événements qui ont entouré le 11 février 2013, de nombreux auteurs ont jusqu'à présent exploré presque tous les aspects des événements qui ont précédé et suivi. Mais un événement qui n'a pas encore été exploré pourrait avoir eu une influence cruciale sur la prise de décision du Pape Benoît XVI.

 

Il s'agit de l'événement suivant.

 

Le 7 octobre 2012, quatre mois et quatre jours avant la lecture de sa Declaratio, le pape Benoît XVI a déclaré sainte Hildegarde de Bingen docteur de l'Église.

 

Le fait qu'il ait choisi de le faire le jour de la fête de Notre-Dame des Victoires, alias la fête de Notre-Dame du Rosaire, qui commémorait cette année-là le 441e anniversaire de la victoire catholique à la bataille de Lépante, ne peut être un simple détail administratif.  Non, elle montre que la doctrine et l'enseignement de sainte Hildegarde, pour le pape Benoît XVI, sont intimement associés à la médiation et à l'intervention de la Vierge dans l'histoire.

 

En outre, le 10 mai 2012, au mois de mai, deux jours après la fête de Saint Michel Archange et trois jours avant la commémoration de la première apparition de la Vierge à Fatima, 95 ans auparavant, le pape Benoît XVI a étendu la fête de sainte Hildegarde à toute l'Église, faisant d'elle une sainte de facto.

 

Mais il convient de s'interroger sur la nature exacte de ce lien.

 

 

Qui était sainte Hildegarde de Bingen ?


Saluée même par les laïcs comme la femme la plus érudite du Moyen Âge, sainte Hildegarde est née vers 1098, l'année précédant la prise de Jérusalem par les croisés, sur ordre du bienheureux Urbain II, lors de la première croisade. Elle est morte à l'âge de 81 ans, en 1179, le 17 septembre, environ 7 ans avant la naissance de saint François d'Assise.

 

Sa fête, le 17 septembre, est donc la même que la fête de la stigmatisation de saint François, qui est célébrée ce jour-là, bien qu'elle ait eu lieu le 14 septembre.

 

À l'âge de 14 ans, elle prononça ses vœux de religieuse bénédictine au monastère de Disibodenberg, en 1112. Vingt-quatre ans plus tard, ses collègues moniales l'ont élue abbesse, titre et fonction qu'elle a occupés jusqu'à la fin de sa vie.

 

Sainte Hildegarde était une mystique, c'est-à-dire que dès son plus jeune âge, elle a fait l'expérience de grâces mystiques extraordinaires. La sienne était une participation habituelle à la vision béatifique, c'est-à-dire au niveau inférieur de connaissance des affaires humaines présentes et futures.  Notre Seigneur, en tant qu'Homme, avait aussi cette habitude, mais rares sont les Saints qui ont partagé ce charisme avec Son Humanité Sacrée. L'autre, que je connais, est la Bienheureuse Anna Maria Taïgi, membre du troisième ordre des Trinitaires.

 

Grâce à cette vision habituelle, sainte Hildegarde a pu devenir l'une des femmes les plus érudites de son époque et a écrit sur une grande variété de sujets, même si elle n'en parlait jamais et avait honte que les autres la trouvent étrange si elle admettait l'avoir.

 

 

Les visions de la fin des temps de sainte Hildegarde


Mais le sujet qui semble avoir le plus de rapport avec le pape Benoît XVI est le suivant : elle a écrit plus que tout autre saint de son époque sur l'Antéchrist et sa venue, et semble relater ce qu'elle a vu de l'avenir.  Le fait qu'elle ait fait cela il y a quelque 800 ans ajoute à la crédibilité de ses prophéties, car il est absolument impossible qu'elle ait pu connaître ou deviner les événements de notre époque, par simple sagesse humaine.

 

Pour démontrer la validité de ses pouvoirs de prévision, elle a prédit avec exactitude les événements suivants qui ont secoué le monde catholique :

 

  1. la dissolution du Saint Empire romain germanique
  2. l'abolition des monarchies catholiques par une secte diabolique qui s'est consacrée à la destruction de l'Église
  3. La perte des États pontificaux et le confinement des papes dans un petit territoire à Rome avec un certain nombre de petites juridictions dispersées autour.
  4. La révolution industrielle, au cours de laquelle l'approvisionnement en nourriture, en médicaments et en lois saines améliorera la vie quotidienne des pauvres dans le monde entier.
  5. L'émergence d'un empire mondial dirigé par les rois d'Angleterre.
  6. La montée d'États-nations dirigés par leurs propres leaders qui ne sont pas des monarques.

 

Ces prophéties sont contenues dans son traité sur l'Antéchrist, dans la partie III, Vision 5, de son œuvre monumentale, le Livre des œuvres divines, ou Liber Divinorum Operum.

 

Mais ce qu'elle dit de l'Antéchrist est complètement stupéfiant, et A. J. Baalman, qui a un exemplaire de ce livre en main, et moi-même, en discuterons dans une série d'émissions sur Ordo Militaris Radio, cette semaine.

 

 

Sainte Hildegarde a prophétisé les deux Papes


Mais pour l'instant, je ne veux parler que d'une seule de ses prophéties, dont personne n'a parlé jusqu'à présent : la prophétie de 2 papes, dont l'un serait un serviteur trompé de Satan et un antipape.

 

Cette prophétie est fondée dans le livre cité, dans l'édition publiée par la Catholic University Press, à la page 464, n. 29, et les mots en sont les suivants :

 

Prenez garde aussi que personne ne vous dispose à être trompé en quelque circonstance que ce soit par des actes illusoires ou fantaisistes. Car ce n'est que lorsque le temps sera venu où la sublimité de l'Église aura été dilapidée et la foi de la vérité écrasée sous les pieds - c'est ce que l'on entend par la révolte qui se produira au temps du fils maudit dont la mère est impure, puisqu'elle ne sait pas de qui elle (ici commence la p. 465) a conçu - alors sera révélé celui qui sera l'homme du péché, car il sera entièrement infusé dès le début par le péché, de sorte que, pécheur, il collectionnera et ensuite se vantera de ses péchés. ...
... En effet, au temps du fils de la perdition, la foi, qui a déjà perdu sa force, sera renversée et affaiblie. Car celui qui garde la sublimité de l'Église en Dieu et qui tient la foi droite garde quelque chose de grand, car c'est par ces choses qu'il entrera dans le royaume céleste. Mais celui qui ne garde pas la foi ne garde rien, car il ira à la perdition.

 

Je vais donner ici un exposé, ou une explication.

 

Lorsque sainte Hildegarde de Bingen parle de l'avenir, elle le fait de manière très abrégée, en mettant l'accent sur les vertus et les vices. Bien qu'elle parle dans l'ordre chronologique, elle s'intéresse ainsi davantage aux causes spirituelles.

 

Dans ce passage, elle utilise une phrase qu'il faut bien comprendre pour dégager le sens de son texte. Il s'agit de l'expression "sublimité de l'Église". En latin, ce qui est sublime est ce qui est le plus exalté, le plus haut et le plus supérieur. En tant que tel, c'est un terme qui fait référence à l'ordre suprême de la dignité dans une mesure ou une fonction quelconque.

 

Ainsi, dans un sens, ce terme peut faire référence à la nature exaltée de la vertu ou de la grâce de l'Église. Mais dans un autre sens, il peut se référer à la plus haute fonction hiérarchique, celle de la papauté.

 

Dans le passage ci-dessus. Sainte Hildegarde explique le texte de la Lettre de Saint Paul dans sa Seconde Lettre aux Thessaloniciens, chapitre 2, versets 2 à 4, qui concerne la propre prophétie de Saint Paul concernant l'Antéchrist et sa venue. Ainsi, puisque sainte Hildegarde commente ce passage précis de saint Paul, nous pouvons être sûrs qu'elle fait référence à la fin des temps et qu'elle ne se contente pas de commenter la corruption de l'Église à tout moment.

 

Ainsi, dans ce sens, lorsque la Sainte parle de "la sublimité de l'Eglise" qui "a été dilapidée et la foi de la vérité écrasée sous les pieds", on peut comprendre qu'elle parle de la saisie de la fonction papale, puisque dilapider une chose, c'est faire un mauvais usage d'une chose précieuse, et que tous ceux qui n'ont aucun droit sur une chose, en font un mauvais usage dans la mesure où ils l'utilisent sans avoir le droit de la détenir, de la posséder et de l'exercer.

 

La Sainte établit ensuite un lien avec la grande révolte dont parle saint Jean dans l'Apocalypse, lorsque la queue du Dragon frappera dans le ciel un tiers des étoiles qui s'y trouvent - un passage que les Pères de l'Église rapportent à l'apostasie massive du Clergé à la fin des temps.

 

Or, c'est ce que nous avons vu précisément au cours de ces 8 années et plus manifestement au cours de ces 15 derniers mois. Parce que tout le clergé a suivi l'antipape, en étant trompé volontairement ou non par des menteurs, qui sont les fils du Dragon.  En effet, dans les exorcismes, Satan a appelé les francs-maçons ses "enfants bien-aimés", et donc les francs-maçons de la Hiérarchie peuvent à juste titre être compris comme étant sa queue. En outre, à la demande de Bergoglio, tout le clergé du monde a cessé d'offrir la messe publique, ce qui est le signe des temps de l'antéchrist prédit par le prophète Daniel lorsqu'il parle de la cessation des sacrifices publics.

 

Et la vérité de la Foi a très certainement été écrasée sous les pieds pendant cette période où Bergoglio a dilapidé la sublimité de la Foi.

 

Puis, après avoir parlé de l'Antéchrist et de sa mère, la Sainte parle clairement de notre époque, lorsqu'elle dit : "Au temps du fils de la perdition, la foi, qui a déjà perdu sa force, sera renversée et affaiblie". - C'est une description très précise de l'ère post-Vatican II.  Le verbe "renverser" signifie "renverser" ou "frapper", et c'est clairement ce que Vatican II a fait. Et l'Aggiornamento a clairement affaibli la foi partout.

 

Ensuite, elle parle de 2 papes, le vrai et le faux.  D'abord du vrai :

 

Car celui qui garde la sublimité de l'Eglise en Dieu et tient la foi droite garde quelque chose de grand, car c'est par ces choses qu'il entrera dans le royaume céleste.

 

Elle parle ici, à mon avis, du pape Benoît XVI, qui, en tant que pape, se trouve au sommet de l'ordre hiérarchique terrestre de l'Église. Il garde la bonne foi, pas la fausse prêchée par d'autres, et garde quelque chose de grand, c'est-à-dire le munus pétrinien. Et sa douce souffrance de la persécution et de l'emprisonnement comme Pape, lui méritera le salut éternel.

 

Mais ensuite elle parle de l'antipape :

 

Mais celui qui ne garde pas la foi ne tient à rien, car il ira à la perdition.

 

Ici, en identifiant Bergoglio avec le masculin singulier, "celui qui" et "ne garde pas la foi" - comme cela est évident pour tous ceux qui croient - ne détient PAS le munus pétrinien, ("ne tient à rien"), et ira à la damnation pour son usurpation.

 

 

Le Pape Benoît XVI et Sainte Hildegarde


Il est clair que le pape Benoît XVI était conscient que la foi avait été gravement affaiblie et endommagée après Vatican II. En fait, il en a parlé précisément le 14 février 2013, trois jours seulement après avoir lu sa Declaratio.

 

Il a déclaré Sainte Hildegarde Docteur de l'Église, pour laquelle nous pouvons être certains qu'il avait non seulement lu ces paroles de la Sainte que nous venons de lire, mais qu'il les appréciait au plus haut point.

 

Enfin, en tant que théologien ayant écrit de nombreux articles sur le munus pétrinien, en tant que chose détenue, et le ministère pétrinien en tant que chose à faire, nous pouvons dire avec une forte probabilité que le Pape Benoît XVI a pu comprendre ce même passage de la manière que j'ai proposée, comme faisant référence à un temps futur dans lequel il y aurait 2 papes. L'un avec le Munus Pétrinien et la Foi Catholique qui a été promis par Dieu à travers St. Hildegarde au salut éternel, et l'autre sans le Munus et la Foi, qui irait à la perdition.

 

Ainsi, en déclarant Sainte Hlidegarde de Bingen Docteur de l'Eglise en la fête de Notre Dame des Victoires, le Pape Benoît XVI envoie-t-il un signe au monde catholique tout entier - dans cette distinction entre munus et ministerium, d'un Pape qui reste fidèle et conserve le premier, et d'un faux Pape qui n'a ni l'un ni l'autre - qu'il a trouvé dans ses écrits le grand stratagème par lequel il renversera l'œuvre de la franc-maçonnerie ? de la démasquer au monde entier ? de protéger la Sainte Mère l'Église dans sa vérité, et de la séparer du collège corrompu de cardinaux et d'évêques qui s'est attaqué aux enfants et aux fidèles pendant de nombreuses décennies ?

 

Étant donné que le pape Benoît XVI, en tant que théologien, était un ferme partisan de la nécessité pour l'Église à la fin des temps de se séparer de l'Église de l'Antéchrist, cette possibilité semble être quelque chose que nous ne pouvons plus ignorer.

Le Message dans la Bouteille (mis à jour)

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #actualités

Dernière Mise à Jour le vendredi 11 juin 2021

 

Après huit années de conspiration du silence, l'actualité concernant l'invalidité de la renonciation de Benoît XVI et du conclave qui a fait du cardinal Bergoglio ("Pape François") un usurpateur du trône de St Pierre, s'accélère et prend une ampleur de plus en plus universelle.

 

Aujourd'hui je vous propose la traduction de deux articles, parus hier, concernant un vidéo-documentaire sur le sujet. 

 

Merci de le partager un maximum à vos contacts sur les réseaux sociaux et dans votre messagerie.

 

***

 

 

 

LE MYSTÈRE DERRIÈRE LA DÉMISSION DU PAPE BENOÎT XVI 

Il Messaggio nella Bottiglia
Italien/Anglais, maintenant avec sous-titres anglais/italien

 

Il s'agit du documentaire sur la mafia de Saint-Gall qui démasque pour la première fois tous les acteurs impliqués dans la manipulation journalistique et canonique des événements de février 2013 au Vatican, dans le contexte de l'histoire du Vatican au cours des 60 dernières années.  Réalisée en langue italienne, elle est maintenant republiée ici avec des sous-titres en anglais.

 

Dans cette vidéo, nous sommes confrontés aux faits historiques précis du 11 février 2013 et aux preuves indéniables et non démenties, contre lesquelles aucun argument ne peut être avancé, maintenant pour que le monde entier puisse les voir.

 

Y avait-il une conspiration pour évincer Benoît XVI ? Qui en faisait partie ? Quelles sont les preuves ? Admettent-ils ce qu'ils ont fait ? Ont-ils tenté de dissimuler les preuves et de couvrir leurs traces ? - Ces questions et une myriade d'autres se trouvent dans ce seul documentaire, Il Messagio nella Bottiglia, un trésor de preuves dans des documents et des films, pour la première fois.

 

L'importance de ce documentaire ne peut être sous-estimée. Partagez-le donc avec chaque cardinal, évêque, prêtre, diacre, séminariste, religieux, paroissien, parent et ami.  Ce sont les faits que le monde catholique tout entier a le droit de connaître.

 

Que vous ayez entendu ou non des doutes et des théories sur les raisons de la démission de Benoît XVI, ce documentaire est un bon point de départ pour un examen rationnel et scientifique des preuves. Pour tous ceux qui ont encore des yeux pour voir et un esprit ouvert à la vérité, Il Messagio nella Bottiglia - Le message laissé dans une bouteille - sera un point de référence pour toute l'Église sur les questions et les controverses qui tourbillonnent autour des événements du 11 février 2013.

 

 

***

 
Le premier documentaire sur François, Benoît XVI, la mafia de San Gallo et la franc-maçonnerie ecclésiastique

La vidéo choquante traite également de la renonciation de Benoît XVI jugée invalide par de nombreux canonistes

07 juin 2021


Il y a deux jours, le documentaire "Il Messaggio nella Bottiglia" est sorti en italien et en anglais : 40 minutes choquantes où sont analysées, sur la base de faits objectifs, des questions brûlantes telles que la renonciation du pape Ratzinger ; la "mafia de Saint-Gall" ; la généalogie épiscopale des cardinaux qui en font partie ; l'objectif historique de la franc-maçonnerie (ecclésiastique et séculaire) de démolir l'Église catholique ; la mystification du personnage de saint François ; le tournant matérialiste de la néo-église et l'incroyable puissance de feu médiatique qui propose une image de François très différente de ce qui, selon les auteurs, est la réalité.  

 

Parmi les personnes interrogées figurent le frère italo-américain Alexis Bugnolo, le professeur Francesco Lamendola et le youtuber Marco Cosmo de la chaîne "Decimo Toro" qui a mis le film sur le web. L'auteur est un réalisateur inconnu qui a préféré rester anonyme pour ne pas être fauché dans sa carrière.

 

Le documentaire peut être vu sur Youtube ICI, mais comme il pourrait être censuré ou bloqué par les administrateurs (comme cela s'est déjà produit pour ceux de Monseigneur Viganò), il a également été publié sur Rumble ICI.

 

Selon les personnes interrogées, il existe dans l'Église une ancienne hiérarchie infidèle, également liée à l'ordre des Jésuites et fortement inspirée par la franc-maçonnerie, qui a pris le pouvoir après une préparation d'au moins deux cents ans, pratiquement dès la première infiltration de la franc-maçonnerie dans l'Église. Une figure clé de ce courant, le cardinal Mariano Rampolla del Tindaro, qui devait devenir pape, mais dont l'élection fut bloquée par l'empereur d'Autriche, précisément en raison de son adhésion à la franc-maçonnerie.

 

Le primat de Belgique, le cardinal Danneels, dans son autobiographie, a lui-même parlé de la Mafia de Saint-Gall, descendant de Rampolla, en admettant candidement que le groupe de cardinaux super-modernistes dont il faisait partie voulait déposer Benoît XVI et que leur champion était le cardinal Bergoglio. Nous citons la "Biographie" de 2015 : "C'est un confrère jésuite de Martini et cardinal archevêque de Buenos Aires, il s'appelle Jorge Mario Bergoglio. L'attitude de Bergoglio lui vaut la confiance de nombreux participants du groupe de Saint-Gall, dont Danneels. [...] Même si les cardinaux du groupe de Saint-Gall présents à Rome ont envoyé à Ivo Fürer une carte postale avec le message : "Nous sommes ici ensemble dans un esprit de paix", c'est le cardinal Ratzinger qui a été choisi par le conclave comme le successeur presque évident du pape polonais, même si pendant le pré-conclave, le cardinal jésuite Jorge Mario Bergoglio était une alternative réaliste".

 

Le livre n'a jamais été traduit en italien, ni démenti par le Vatican, dans l'attente probable que l'affaire soit oubliée.

 

Cependant, un coup de projecteur sur l'affaire de la mafia de Saint-Gall est maintenu depuis 2015 par le théologien palermitain Don Alessandro Minutella, ICI excommunié deux fois sans procès canonique (par le cardinal bergoglien Beniamino Stella) en 2018 qui, depuis sa chaîne Youtube "Radio Domina Nostra", répète chaque jour que Bergoglio n'est pas le pape et que Benoît XVI n'a jamais démissionné. La chaîne est désormais suivie par plus de 50 000 personnes et ses émissions en direct, avec des catéchèses ou des messes en latin, font souvent le double des téléspectateurs de la messe de François diffusée en direct par Vatican News. Il est le prêtre le plus suivi en Italie mais les médias font comme s'il n'existait pas (évidemment).

 

Le professeur Lamendola, professeur de lettres et de philosophie, explique dans le documentaire que l'objectif de la franc-maçonnerie est de détruire l'Église catholique de l'intérieur afin d'instaurer un Nouvel Ordre Mondial, qui est en train de prendre forme.

 

On pense aux paroles de François confiées à La Stampa le 15 mars 2021 : "Nous gaspillerions la crise en nous refermant sur nous-mêmes. Au contraire, en construisant un NOUVEL ORDRE MONDIAL basé sur la solidarité, en étudiant des méthodes innovantes pour éradiquer l'arrogance, la pauvreté et la corruption, tous ensemble, chacun pour sa part, sans se déléguer et se déresponsabiliser, nous pouvons guérir l'injustice". 

 

Nous avons rapporté cette déclaration déconcertante ICI.

 

La franc-maçonnerie - explique toujours Lamendola - poursuit des objectifs complètement opposés à ceux de l'Église du Christ, des objectifs complètement matérialistes. La fraternité humaine dont parle Bergoglio dans la dernière encyclique n'est pas une fraternité due au fait que nous sommes tous enfants de Dieu, mais que nous sommes tous enfants de la Terre Mère, la Pachamama précisément, dont nous avons parlé ICI. Ce n'est pas pour rien que l'encyclique ne parle jamais de Dieu, ni de Jésus-Christ.

 

Le frère Bugnolo rappelle comment la décomposition formelle de la fonction papale en munus et ministerium, base du piège juridique de la renonciation, avait été préparée en son temps par Jean-Paul II et le Card. Ratzinger lui-même. Un nouveau fait émerge : Benoît XVI a, en fait, inexplicablement nommé comme cardinaux de nombreux membres de la mafia de Saint-Gall, et/ou des modernistes et/ou ses ennemis jurés. Cela peut s'expliquer par le fait que la renonciation invalide à la papauté était déjà prévue depuis longtemps pour annuler définitivement ce courant au sein de l'Église. Accueillis par le vaticaniste Aldo Maria Valli, nous avons expliqué le sens de l'opération ICI

 

Il y a quelque temps, nous avons émis l'hypothèse que le "truc" pourrait être inspiré par le troisième secret de Fatima. ICI

 

En tout cas, François et les siens peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Personne ne fera rien. Il y a quelque temps, nous avons trouvé une déclaration sans équivoque de Ratzinger dans l'une des interviews de son livre ICI.

 

Elle a convaincu de nombreuses personnes, elle a également été reprise par le plus important journal catholique allemand, Die Tagespost, mais rien n'a été fait.

 

Le pape Benoît pourrait également afficher une enseigne au néon devant sa fenêtre indiquant "Le pape, c'est moi" et tout le monde penserait à une distraction, une coïncidence, une conspiration. Personne ne se soucie de cette question.

 

Les bergogliens font semblant de ne pas s'en soucier, tout au plus malmènent-ils leurs interlocuteurs comme le faisait l'Avvenire, nous donnant explicitement des imbéciles ICI

 

Les traditionalistes, qui détestent Benoît XVI, pensent que, en tant que "moderniste" (selon eux), Ratzinger est un impréparateur et un approximatif, totalement peu fiable, donc ces "légères" incohérences ne les touchent même pas. Pour eux, le fait que Ratzinger ait inversé le mot munus avec ministerium n'est qu'une négligence, même si cela remet en cause les canons 124, 332 § 2, 188, 17 du droit canonique qui rendent sa renonciation d'une nullité retentissante, selon plusieurs canonistes. Ils ignorent une série infinie de divergences que nous avons mises en évidence et reconstruites selon la conception du "Plan B" ICI. 

 

Les conservateurs, en revanche, se concentrent sur les démolitions explosives de l'Église catholique que François est en train de réaliser : ils se désespèrent parce que maintenant ils devront renoncer à la messe en latin, mais ils n'arrivent pas à avoir un doute : peut-être que quelque chose a mal tourné dans la renonciation de Benoît XVI et alors peut-être que l'Esprit Saint n'est "pas venu" ? Peut-être que François n'est pas le vrai pape ? La question ne leur vient même pas à l'esprit.

 

Beaucoup espèrent arranger les choses au départ de Bergoglio, oubliant que si Benoît n'a pas démissionné, François est un antipape et que le Collège des cardinaux compte 80 cardinaux invalides : ergo, dans sa ligne de succession, ils seront tous des antipapes. Donc, le fait que l'Église catholique soit finie pour toujours ... est un détail négligeable ICI. 

 

Ne vous inquiétez pas, ce ne sont que des coïncidences, des distractions, des conspirations... Même ce documentaire, pourtant bien fait et basé sur des faits évidents, sera ignoré de tous.

 

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***

 

MISE À JOUR: 

Le Message dans la Bouteille débarque aux USA. Peut-être là-bas seront-ils un peu plus sérieux que nous et aborderont le sujet? 🤔
Au Vatican, par contre...
 

Le St. Joseph Dormant"de François et le dormant ésotérique du"Mutus Liber", un collecteur alchimique de rosée

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #actualités

 

Article rédigé par Andrea Cionci le 6 juin 2021

Traduit par le père Walter Covens le 7 juin 2021 avec l'autorisation de l'auteur


Il y a quelques jours, nous avons identifié les adhésions ésotériques-alchimiques-protomasoniques sans équivoque que l'on peut entrevoir derrière le culte, promu en premier lieu par François, de la soi-disant "Marie qui défait les nœuds". ICI 

 

Plusieurs lecteurs ont commenté sur les réseaux sociaux qu'ils s'étaient trouvés malades (oppressés ou angoissés) en récitant la neuvaine dédiée à cet ex-voto allemand insolite où la Vierge est étrangement représentée sans voile, sans l'Enfant Jésus et un peu déglinguée. De plus, la prière qui lui est dédiée, à réciter un verset par jour pendant neuf jours, ressemble beaucoup au RITE MAGIQUE "des neuf nœuds" dans lequel il faut serrer un nœud sur une corde tous les jours pendant neuf jours et le défaire à la fin.

 

Un prêtre nous a demandé d'enquêter sur une autre iconographie insolite à laquelle, en tant que pendant idéal, Bergoglio est particulièrement attaché : le "San José dormido" ; c'est-à-dire le Saint Joseph endormi dont François garde une petite statue sur son bureau depuis qu'il l'a rencontré au collège jésuite Maximo de San Miguel dont il était le recteur. Et les surprises ne manquent pas.

 

À l'exception de quelques tableaux représentant la scène biblique, l'image votive de saint Joseph endormi est presque étrangère à l'Europe : son culte s'est cependant épanoui en Amérique du Sud et aux Philippines où - comme par hasard - les Jésuites étaient très présents. Le San José dormido est lié au rituel consistant à déposer sous sa statue des billets avec des demandes. Le saint, en rêvant de telles demandes, devrait obtenir de Dieu leur accomplissement. Comme pour la Vierge qui dénoue les nœuds, nous nous trouvons en présence d'icônes qui, plutôt que d'être vénérées pour leur sainteté, confèrent des grâces et des dons très concrets. Des saints de "nature pratique", disons-nous.

 

La référence biblique du saint Joseph endormi renvoie à quatre épisodes de l'Évangile dans lesquels le père adoptif de Jésus est averti en rêve par un ange : d'abord de prendre Marie pour épouse, ensuite de fuir en Égypte pour sauver l'Enfant d'Hérode, puis de quitter l'Égypte et enfin de s'installer à Nazareth.

 

Or, la figure de saint Joseph, fils de JACOB, est en étroite relation avec celle de l'autre Jacob, dans l'Ancien Testament, rêveur lui-même et père du patriarche Joseph, grand interprète des rêves.

 

 "En présentant saint Joseph comme un excellent utilisateur de ses propres rêves - lit-on sur le site de Radio Maria - l'Évangile de Matthieu poursuit deux objectifs. La première consiste à créer un pont avec l'avant-dernier des fils de Jacob : l'homonyme Joseph, seigneur incontesté des rêves dans le livre de la Genèse. Le pont créé entre les deux rêveurs permet à l'évangéliste de répéter que le salut pour Israël vient d'Egypte, comme cela s'était déjà produit avec Joseph fils de Jacob, puis avec Moïse, et maintenant avec Jésus".

 

Ce que nous avons découvert, c'est que le Jacob endormi, à qui les anges apparaissent en rêve, est le principal protagoniste du "MUTUS LIBER", un TEXTE ÉSOTÉRIQUE fondamental de 1677, écrit par un alchimiste inconnu qui se faisait appeler ALTUS.

 

"Le livre est muet" - explique le chercheur Christian Giudice, docteur en sociologie des religions et en ésotérisme occidental à l'université de Göteborg (Suède) - car il ne contient que des chiffres, pour être exact 15 tableaux qui, interprétés avec le cœur et l'intuition doivent conduire au "Grand Œuvre", c'est-à-dire à la transformation des métaux vils en or. La figure du frontispice est, sans équivoque, Jacob endormi, car à côté d'elle se trouvent des versets de la Genèse et du Deutéronome (Gen. 28, 2-12, Gen. 27, 28-39, Deut. 33, 13-28). La première citation décrit le rêve de Jacob ; les deuxième et troisième citations font référence au "ROSÉE céleste", dont la collection est illustrée dans le tableau 4, un ingrédient fondamental pour obtenir la transmutation des métaux en or".

 

Par une étrange coïncidence, cette rosée, qui est ensuite devenue un ÉLÉMENT MAÇONNIQUE de premier plan, a récemment été inclus dans le NOUVEAU MISSEL approuvé par Bergoglio, ce qui a provoqué une certaine agitation. Nous en avons parlé ICI 

 

La rosée a été nommée par les premiers chrétiens au IIIe siècle comme une préfiguration de ce qui serait codifié comme le Saint-Esprit un siècle plus tard. Alors, quel sens cela a-t-il aujourd'hui de récupérer dans la deuxième prière eucharistique une MÉTAPHORE DÉSORMAIS OBSOLÈTE de la troisième personne trinitaire ? L'opération a également été tentée dans l'editio tipica du missel des années 1970, mais en fait, aucun clerc n'a jamais mentionné la rosée dans la messe jusqu'à récemment, précisément parce que cela n'avait aucun sens.

 

La seule explication de cette restauration est que l'on a tendance à rechercher une "AMBIVALENCE", une double signification des symboles et des liturgies : d'une part, appartenant à peine à la tradition chrétienne, (au point de paraître "insolite", mais catholiquement correct), mais d'autre part, plus secrètement, d'importants éléments ésotérico-alchimiques fondus dans la culture de la franc-maçonnerie.

 

Il faut noter qu'un lien étroit entre le monde jésuite et le monde alchimique est démontré par l'écrivain et éditeur maçon Jean-Marie Ragon de Bettignies (1781-1862), qui a affirmé, avec d'autres auteurs, que les jésuites, entre 1600 et 1700, avaient tendance à s'emparer des meilleurs alchimistes qui avaient afflué dans le mouvement rosicrucien afin que, trouvant le système pour produire de l'or, ils puissent assurer un pouvoir infini à l'Ordre.

 

Et voici, enfin, l'importance du RÊVE dans la franc-maçonnerie. Gustavo Raffi, ancien Grand Maître du Grand Orient d'Italie, écrit : "Les francs-maçons sont également les gardiens d'un autre secret, non moins important : celui d'"être des rêveurs". [...] Être ésotériste ne signifie pas se cacher la tête dans le sable. Cela signifie travailler pour le progrès et le bien-être de l'humanité. Il est donc indispensable de travailler dur pour la solidarité, pour les droits de l'homme, pour la CULTURE DU DIALOGUE et pour une MULTICULTURALITÉ intelligente. [...] Voilà les rêves que les francs-maçons veulent rêver'".

 

Il est remarquable que le Grand Maître Raffi, lors de l'élection de Bergoglio au trône papal, se soit félicité en ces termes : "Avec François, rien ne sera plus comme avant". Questions : Comment a-t-il su cela dès le premier jour de son élection ? L'avait-il déjà connu ? Et pourquoi ?

 

La conception maçonnique du rêve, cependant, est complètement opposée à la conception évangélique, où le rêve est une obéissance à l'inspiration divine, et non une initiative d'origine humaine. Ce n'est pas un hasard si la franc-maçonnerie est considérée comme totalement opposée au catholicisme, malgré les clins d'œil du cardinal Ravasi (lettre aux "Chers frères maçons" dans le Sole 24 Ore) et totalement incompatibles. Elle a été excommuniée par trois papes et interdit dans 586 déclarations de l'Église.

 

Il existe donc manifestement un fil conducteur entre l'Ordre des Jésuites, l'alchimie, l'ésotérisme, le rosicrucianisme et la franc-maçonnerie, et nous ne devrions donc pas être surpris si le jésuite François introduit des symboles et des images étrangers à la foi occidentale traditionnelle qui révèlent ensuite des traits communs avec la franc-maçonnerie. Il ne faut pas non plus s'étonner si 67 loges du monde entier ont, à l'inverse, exprimé leur grande appréciation de François, notamment pour sa récente encyclique "Tous frères".

 

Est-il possible, cependant, qu'un pape flirte avec l'"antimatière" du catholicisme ? À ce stade, il ne faut même pas s'étonner que beaucoup disent que François n'est pas le vrai pape puisque Benoît XVI n'a jamais renoncé au trône papal. ICI

Don Minutella, Fatima et le Troisième Secret

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #actualités, #Évènements
Titolo PIETRO DOVE SEI ? DON MINUTELLA Editore GAMBA ISBN 9788888351681, pp. 206-222. Traduit de l'italien par le Père Walter Covens, avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Titolo PIETRO DOVE SEI ? DON MINUTELLA Editore GAMBA ISBN 9788888351681, pp. 206-222. Traduit de l'italien par le Père Walter Covens, avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Après la LA QUESTION DE LA MESSE « UNA CUM ». PEUT-ON ALLER À LA MESSE EN COMMUNION AVEC FRANÇOIS ?, dont j'ai publié ici ma traduction il y a quelques jours, voici le passage du livre où l'auteur traite de la question du Troisième Secret de Fatima.

À Fatima, de mai à octobre 1917, la Sainte Vierge est apparue à trois enfants sur un chêne vert. Les apparitions ont été reconnues comme authentiques par l'Église. Dans la vision du 13 juillet 1917, après avoir montré l'enfer, la Vierge a donné à Lucie, Jacinthe et François le fameux "troisième secret". Depuis cette date, et jusqu'à nos jours, ce secret caractérise l'histoire que nous vivons dans l'Église.

 

Le traitement du secret, probablement en raison de son contenu exceptionnel, a été mal mené par la hiérarchie. Nous savons avec un certain degré de fiabilité qu'en 1960, la Sainte Vierge a demandé à Sœur Lucie (qui est restée porte-parole du secret jusqu'à sa mort le 13 février 2005) que le pape fasse connaître au monde le contenu du message. Jean XXIII, après avoir lu le troisième secret, a décidé de l'archiver, laissant à son successeur le soin de décider de le faire connaître.

 

A la lecture du secret était présent, entre autres, le Père Malachi Martin, jésuite polyglotte, professeur à l'Institut Biblique Pontifical, collaborateur du Cardinal Augustin Bea, qui, scandalisé par la manipulation maçonnique du secret, a décidé de quitter immédiatement le Vatican et de se réfugier aux États-Unis, d'où il fera connaître le contenu, dans l'interview avec Art Bell, diffusée le 13 juillet 1998, qui concerne, en quelques mots, l'apostasie de la foi, l'avènement d'un faux pape avec une fausse Église, l'avènement de l'Antéchrist, préparé, dans la hiérarchie catholique, par ceux que Sœur Lucie appelle "partisans du diable".

 


Les propos tenus par le père Malachi Martin frappent par leur pertinence. Il déclare : "Certains évêques et prélats, ainsi que leurs assistants, se sont élevés au rang d'anti-Eglise au sein de l'Eglise. Ils ne veulent pas abandonner l'Église. Ils n'ont pas l'intention de se séparer. Ils n'ont pas l'intention d'ébranler l'unité de l'Église. Ils n'ont pas l'intention d'effacer l'Église, mais de la changer selon leurs propres plans ; et c'est jusqu'à ce jour un lieu commun dans leur esprit que leurs plans sont inconciliables avec le plan de Dieu révélé jusqu'à ce jour par le Successeur de Pierre et son autorité magistérielle... Ils sont convaincus qu'ils peuvent réconcilier cette Église et ses ennemis par un "compromis décent", qu'eux seuls comprennent ce qui se passe, et qu'eux seuls peuvent assurer le succès de l'Église du Christ en la compactant avec celle des dirigeants du monde. Mais en créant avec dévotion l'anti-Église au sein de l'Église - du Vatican jusqu'au niveau de la vie paroissiale - ils ont finalement sapé l'unité de l'Église" ("The Keys to this Blood", Simon & Schuster 1990, p.662).

 

Dans l'entretien avec Art Bell, documenté sur les réseaux, le père Martin rend également compte de la réaction de Jean XXIII : "le cardinal qui me l'a montré était présent à la réunion tenue par le pape Jean XXIll en cette année 1960, pour faire connaître à un certain nombre de cardinaux et de prélats ce qu'il entendait faire du Secret. Mais Jean XXIII, le pape Jean XXIll, qui était pape en 1960, ne pensait pas que le secret devait être publié. À cette époque, cela aurait compromis ses négociations en cours avec Nikita Kruschev, le leader de tous les Russes. Il avait aussi un point de vue différent sur la vie et il l'a répété, très succinctement et même avec mépris, deux ans plus tard, à l'ouverture du concile du Vatican, au milieu de son discours du 11 octobre 1962 à Saint-Pierre devant les évêques réunis, rassemblés pour le concile du Vatican, et les visiteurs (l'immense basilique était bondée) ; il s'est moqué, avec arrogance, et s'est opposé à ceux qu'il appelait les "prophètes de malheur". Et personne, dans son propre esprit, n'a été touché par le doute qu'il parlait des trois prophètes de Fatima".

 

Jean XXIII, probablement traumatisé par le contenu du troisième secret (on dit qu'il s'est évanoui), prendra une direction complètement opposée (peut-être par autodéfense), appelant le Concile Vatican II et condamnant les "prophètes de malheur", une allusion claire à Sœur Lucie qui, en fait, dans la période post-conciliaire, subira une délégitimation progressive dans l'Église.

 

Paul VI n'a jamais fait de référence directe au troisième secret. Le traumatisme de son prédécesseur s'était transformé, chez lui, en boycott radical. Et pourtant, dans les accents métis de l'après-Concile, il semble avoir fait explicitement référence au troisième secret, lorsqu'il a parlé de la "fumée de Satan" (29 juin 1972) et d'une saison qui, annoncée comme le printemps, avait introduit dans l'Église un hiver sombre et profond. Paul VI part en 1978, sans que le secret ne soit accepté par l'Église, entre-temps secouée par les premiers drames post-conciliaires.

 

En seulement 33 jours de pontificat, Jean-Paul Ier a été, plus que ses prédécesseurs, lié à Fatima. Il rencontre Sœur Lucie, à la demande de la même religieuse visionnaire, qui lui prophétise un bref pontificat et le martyre. C'est ce qui s'est passé. Le 28 septembre 1978, le pape Luciani est retrouvé mort. Aujourd'hui encore, les soupçons d'un empoisonnement, par la franc-maçonnerie, demeurent.

 

Puis vint le long pontificat de Jean-Paul II, qui a enregistré des hauts et des bas, des contradictions et des ouvertures sensationnelles en ce qui concerne le troisième secret. C'est comme si Wojtyla était attiré, en raison de sa forte dévotion mariale, par le message de Fatima, mais aussi retenu par son entourage (NDTR: en français dans le texte). Après l'attentat sur la place Saint-Pierre, le 13 mai 1981, jour anniversaire de la première apparition de Fatima, auquel Woytjla a miraculeusement survécu, depuis l'hôpital Gemelli, où il était hospitalisé pour les séquelles de l'attentat, il a fait savoir qu'il avait demandé le contenu du troisième secret afin d'en savoir plus. Il a affirmé : "J'ai vu dans tout ce qui s'est passé - je ne me lasserai pas de le répéter - une protection maternelle spéciale de la part de la Vierge. Et par coïncidence - et il n'y a pas de simples coïncidences dans les desseins de la Providence divine - j'ai également vu un appel et, qui sait, une demande d'attention pour le message qui a commencé là il y a soixante-cinq ans, à travers trois enfants". S'ensuit une longue histoire, aussi longue que son pontificat, de déclarations, d'attitudes, de déplacements, de décisions et de gestes qui sont attestés par une masse impressionnante de documents, sans équivalent dans l'histoire de la papauté et qui, pourtant, n'ont en rien résolu le mystère du troisième secret, bien au contraire, ils l'ont épaissi. Il se rendit à Fatima en mai 1982, pour remercier la Sainte Vierge d'être resté en vie, mais subit, peu avant la messe, au pied de l'autel, une nouvelle attaque d'un prêtre espagnol du nom de Juan María Fernández y Krohn qui, avec une baïonnette, tenta de le tuer.

 

Au cours du Jubilé de l'an 2000, Jean-Paul II a décidé, de manière inattendue, de faire connaître le troisième secret, mais ce fut immédiatement une profonde déception, car, même avec l'assurance que tout avait finalement été fait au sujet du troisième secret, l'idée que le secret concernait l'attentat de la place Saint-Pierre, avec la vision de l'évêque vêtu de blanc mortellement blessé, suivi d'une procession d'évêques, de prêtres, de religieuses et de laïcs, en haut d'une haute montagne, au lieu de convaincre les sceptiques, a augmenté le scepticisme. La mise en scène du dévoilement du troisième secret en 2000 a été spectaculaire. Le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Sodano, et le préfet de la Congrégation pour la foi, le cardinal Ratzinger, sont intervenus et ont clairement déclaré que le troisième secret avait été révélé dans son intégralité et qu'il n'y avait rien à ajouter. Un geste, manifestement conçu dans le dos de Jean-Paul II, qui a fini par rendre plausibles les doutes largement répandus sur une falsification maçonnique du secret. Le Pape s'est rendu à Fatima pour la troisième fois et a fait don à Notre Dame de Fatima de ses précieux bijoux, parmi lesquels l'anneau Totus Tuus, qui lui avait été donné par le Cardinal Wiszinski, décidant également que l'image de la Chapelle des Apparitions soit apportée au Vatican pour la deuxième fois, à l'occasion de la clôture de l'Année Sainte célébrée par la fête de Notre Dame du Rosaire en présence d'environ 1500 évêques, le plus grand rassemblement épiscopal depuis le Concile Vatican II.

 

Cependant, au-delà de ces initiatives louables, une question demeure : pourquoi le pape a-t-il autorisé le boycott du contenu le plus dramatique du troisième secret qui, comme nous le savons maintenant, concerne l'apostasie de la foi, l'avènement d'un faux pape et l'entrée de l'antéchrist ? Jean-Paul II a-t-il soutenu l'embargo médiatique sur le véritable contenu du secret ? Lorsque les cardinaux concernés, y compris Ratzinger, ont déclaré que tout avait été révélé, étaient-ils conscients qu'ils disaient un mensonge ? Surtout, pourquoi a-t-il été décidé, et par qui, que le troisième secret ne devait pas être révélé du tout ? Ce sont des questions qui, aujourd'hui, n'ont pas de réponse, également parce que, entre-temps, Jean-Paul II, gravement malade dès 2000, se dirigeait vers un lent et inexorable déclin, au point qu'il est devenu évident que le véritable gouvernement du Vatican était plutôt dirigé par le secrétaire d'État du Vatican et quelques cardinaux. Peut-être Jean-Paul II a-t-il décidé d'occulter la question du véritable contenu de Fatima pour des raisons pastorales, c'est-à-dire pour ne pas effrayer les masses catholiques, manifestement peu préparées à des questions aussi délicates, et surtout pour ne pas donner l'impression que le Saint-Siège lui-même accréditait une version aussi nettement apocalyptique.

 

Comme l'a déclaré entre-temps Vittorio Messori dans le Corriere della sera (21 novembre 2006), "on a eu recours à un stratagème : ne révéler qu'une partie du texte, en faisant croire qu'il se référait au passé. Les autres contenus auraient été révélés non pas explicitement mais implicitement, dans les homélies, les discours, les documents du pape Wojtyla et du préfet de la foi. Que ceux qui peuvent comprendre, comprennent".

 

Mais il s'agissait d'une erreur, en quelque sorte amortie par la décision, toujours sage et éclairée, du cardinal Ratzinger d'insérer dans le Catéchisme de l'Église catholique, rédigé en 1992, une référence explicite au contenu du troisième secret, lorsqu'aux numéros 675-677, celui-ci parle, dans un contexte d'ailleurs marqué par le registre magistériel, d'une "épreuve finale" pour l'Église, de "persécution", d'"imposture religieuse", d'"apostasie de la vérité", d'"antéchrist". Le cardinal Ratzinger avait ainsi réussi à filtrer, de quelque manière que ce soit, le véritable contenu du troisième secret.

 

Même dans ce cas, ce serait un geste qui lui coûterait cher ; le parti maçonnique présent au Vatican ne lui pardonnerait pas un démenti aussi clivant. Mais encore une fois, pour conclure avec Jean-Paul II, il faut se rappeler que, lors du voyage apostolique effectué à Fulda (Allemagne) en 1980, interrogé par des journalistes sur le troisième secret, il a montré, à tout le moins, qu'il le connaît dans son ensemble. Nous rapportons la chronique de ce dialogue.

 

"On a demandé au Saint-Père : 'Que pouvez-vous nous dire sur le troisième secret de Fatima ? N'aurait-il pas dû être publié en 1960 ?' Le pape Jean-Paul II a répondu : 'Compte tenu de la gravité de son contenu, mes prédécesseurs sur le trône pontifical ont préféré la solution diplomatique consistant à en différer la publication, afin de ne pas encourager la puissance mondiale du communisme à faire certains gestes. D'autre part, il devrait suffire à chaque chrétien de savoir ceci : s'il existe un message dans lequel il est écrit que les océans inonderont des zones entières de la terre, et que des millions de personnes perdront la vie soudainement, d'une minute à l'autre, alors vraiment la publication d'un tel message n'est plus quelque chose de si souhaitable'. Le Pape a poursuivi : 'Beaucoup veulent savoir uniquement par curiosité et par goût du sensationnel, mais ils oublient que la connaissance comporte aussi une responsabilité. Ils veulent seulement satisfaire leur curiosité, et c'est dangereux si, en même temps, ils ne veulent rien faire, et s'ils sont convaincus qu'il est impossible de faire quoi que ce soit contre le mal'. À ce moment-là, le Pape a pris le chapelet et a dit : 'Voici le remède contre ce mal ! Priez, priez, et ne demandez rien de plus. Laissez tout le reste à Notre Dame' ! Le Saint-Père a ensuite été interrogé sur ce qu'il adviendrait de l'Église et a répondu : 'Nous devons nous préparer à affronter d'ici peu de temps de grandes épreuves, qui pourraient même exiger le sacrifice de notre vie et notre don total au Christ et pour le Christ".

 

Le récit de l'interview révèle enfin la vérité. Jean-Paul II connaissait le troisième secret avant même l'attentat de 1981, mais, influencé de manière compréhensible par ce qui s'est passé ce 13 mai, il a voulu le relire, croyant devoir en faire une nouvelle lecture. Pour Woytjla, le véritable ennemi reste le communisme, qui a même organisé l'attaque, tandis que l'idée d'un ennemi intérieur, fait de kippas rouges en mouvement, commence à passer au second plan. L'apostasie est maintenant celle du communisme, tandis que celle de l'intérieur de l'Église, faite de calottes rouges en mouvement, finit par perdre de son importance. Une grande erreur de perspective, car si l'ennemi dont parle Fatima se trouve à l'intérieur du Vatican, Jean-Paul II parvient à le voir dans le lointain Kremlin. D'ailleurs, lorsqu'il a affirmé à Fulda : "nous devons nous préparer à affronter avant longtemps de grandes épreuves, qui peuvent exiger jusqu'au sacrifice de notre vie et notre don total au Christ et pour le Christ", il est évident qu'après l'attentat, il a dû considérer qu'il se référait à lui-même le contenu de ces paroles. La consécration à la Russie a été faite, en communion avec les évêques du monde entier, sur la place Saint-Pierre, le 24 mars 1984, même si certains mouvements fatimistes ont résisté et nié sa validité, puisque, de fait, le nom de Russie n'apparaissait pas dans le texte officiel de la consécration.


Il reste, cependant, sur toute l'interprétation passée pour "officielle", en 2000, pendant le Jubilé, à propos du troisième secret qui, pour la première fois, a été connu, mais pas dans son intégralité. Les cercles dits fatimistes avaient raison, dénonçant l'omission coupable de la partie la plus importante du secret, qui concernait l'apostasie dans l'Église. De toute évidence, le cardinal Bertone a traité l'affaire de manière incompétente.

 

La version officielle, encouragée par Jean-Paul II, indique : "Après les deux parties que j'ai déjà exposées, nous avons vu à la gauche de la Vierge, un peu plus haut, un ange avec une épée de feu dans la main gauche ; il scintillait et émettait des flammes qui semblaient embraser le monde ; mais elles s'éteignirent au contact de la splendeur que la Vierge émanait de sa main droite vers lui : l'Ange montrant la terre de sa main droite vers, d'une voix forte dit : Pénitence, Pénitence, Pénitence ! Et nous avons vu dans une immense lumière qui est Dieu : ‘quelque chose comme la façon dont on voit les gens dans un miroir quand ils passent devant vous ‘un évêque habillé en blanc’ nous avons eu le pressentiment que c'était le Saint Père ". Plusieurs autres évêques, prêtres, religieux et religieuses ont gravi une montagne escarpée, au sommet de laquelle se trouvait une Croix faite de rondins grossiers comme si elle était faite de liège avec de l'écorce ; le Saint-Père, avant de l'atteindre, a traversé une grande ville à moitié en ruines et à moitié tremblant, d'un pas chancelant, affligé de douleur et de chagrin, il a prié pour les âmes des cadavres qu'il a rencontrés sur son chemin ; Lorsqu'il atteignit le sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande croix, il fut tué par un groupe de soldats qui lui tirèrent plusieurs coups de feu et flèches, et de la même manière, les évêques, les prêtres, les religieux et religieuses et diverses personnes séculières, hommes et femmes de différentes classes et positions, moururent les uns après les autres. Sous les deux bras de la croix, il y avait deux Anges, chacun avec un arrosoir en cristal dans la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s'approchaient de Dieu".

 

C'est le texte du troisième secret rendu public le 13 mai 2000 et confirmé par Sœur Lucie elle-même. La manipulation, nous ne savons pas si elle est consciente ou non, du secret est confirmée par ce qu'a dit le cardinal Sodano, secrétaire d'État du Vatican : "la vision de Fatima concerne avant tout la lutte des systèmes athées contre l'Église et les chrétiens et décrit l'immense souffrance des témoins de la foi dans le dernier siècle du deuxième millénaire. C'est un interminable chemin de croix mené par les papes du vingtième siècle."

 

Comme on peut le constater, le secret renvoie aux ennemis "externes", c'est-à-dire aux systèmes athée et communiste qui, de plus, étaient déjà en profond déclin (le mur de Berlin est tombé en 1989 et en 1991 le drapeau rouge a été baissé au Kremlin), tandis qu'il n'y a pas la moindre trace du véritable ennemi dont parle le troisième secret, c'est-à-dire l'ennemi "interne" qui occuperait le trône de Pierre et lancerait officiellement la saison diabolique de l'apostasie anti-christique. Pas un mot là-dessus. Erreur inexcusable, bien que motivée par la protection des masses catholiques, jugées inaptes à recevoir ces informations. La faute en revient entièrement aux systèmes athées, et l'on a le sentiment, en ce qui concerne la gestion du secret par le Vatican, de classer l'affaire une fois pour toutes.

 

Le cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, s'est également soumis à cette manœuvre clairement pilotée (mais l'a ensuite démentie, comme nous le verrons, de manière retentissante, une fois devenu pape). Dans son commentaire théologique sur le troisième secret, Ratzinger affirme que le secret a été "publié dans son intégralité" (il prouvera lui-même, en mai 2010, que ce n'est pas vrai), et ce qui suit est particulièrement surprenant : "nous en sommes donc arrivés à une dernière question : que signifie le ‘secret’ de Fatima dans son ensemble (dans ses trois parties) ? Qu'est-ce qu'il nous dit ? Tout d'abord, nous devons affirmer avec le cardinal Sodano : ‘les événements auxquels se réfère la troisième partie du secret de Fatima semblent désormais appartenir au passé".

 

Ce sont des affirmations documentées, qui restent dans le portail officiel du Saint-Siège et qui démontrent les pressions et les contrastes internes profonds et latents dans la gestion du secret. Dans un mouvement stratégique raffiné, le Saint-Siège ne dit pas réellement que le secret appartient au passé mais qu'il semble appartenir au passé. Pourquoi cette subtile distinction ? Car, en réalité, le secret n'appartenait pas au passé mais à l'avenir de l'Église, et tant Sodano que Ratzinger, ainsi que probablement Jean-Paul II lui-même, le savaient bien.

 

Ratzinger devait par la suite montrer qu'il ne s'agissait que d'une interprétation au rabais du secret lui-même, probablement pour ne pas effrayer les fidèles catholiques. Était-ce une sage décision ? La raison pastorale, prévalant sur la volonté du Ciel lui-même, s'est-elle avérée fructueuse ?

 

Le 19 avril 2005, sur la loggia de Saint-Pierre, apparaît le cardinal Ratzinger, timide et quelque peu maladroit, élu pape sous le nom de Benoît XVI. L'humble "ouvrier dans la vigne du Seigneur" allait devenir, peut-être malgré lui, le véritable interprète du troisième secret, avec un courage sans précédent, jusqu'à l'abnégation. En tant que cardinal, en tant que Préfet de la Congrégation pour la Foi, Ratzinger, surtout de manière officielle en 2000, avait publiquement affirmé que le troisième secret avait été entièrement révélé, mais avait réussi le projet de codifier son véritable contenu jusque dans le Catéchisme. Lors du voyage à Lisbonne, qui le conduira à Fatima, en mai 2010, lui, devenu pape, avec à ses côtés un cardinal Bertone déconcerté, interrogé sur le troisième secret, a dit qu'il était encore devant nous, qu'il devait s'accomplir, que tout n'avait pas été révélé, qu'il concernait notamment l'apostasie de la foi. Ses propos étaient péremptoires : "Il se leurrerait celui qui penserait que la mission prophétique de Fatima est terminée !". Bertone pâlit à ces paroles inattendues, et avec lui évidemment tout l'objectif réel du troisième secret, habilement gardé dans l'ombre, sous le prétexte d'attribuer toute la responsabilité aux communistes soviétiques. En réalité, la Vierge regardait les ennemis au sein de l'Église, la franc-maçonnerie ecclésiastique, les "partisans du diable" (Sœur Lucie) qui planifiaient lentement un contrôle presque total de l'Église catholique. Pour la première fois, Benoît XVI a le courage de révéler, même si c'est en quelques mots, le véritable contenu du troisième secret.

 

On peut considérer que, précisément à partir de cette révélation, Ratzinger a fait la guerre aux ennemis de l'Église, les révélant comme les véritables adversaires du catholicisme romain. Bertone lui-même, en 2006, donc après à peine un an de règne de Benoît XVI, est allé sur "Porta a Porta" (fin mai 2007), pour réfuter la thèse selon laquelle en 2000 seul un fragment du troisième secret a été divulgué. Six ans plus tard, Benoît XVI, se reniant lui-même, renie également de manière flagrante le staff du Vatican. En tant que cardinal, à travers de nombreux entretiens (dont ceux, célèbres, avec Vittorio Messori), Ratzinger n'a pas caché le contenu du troisième secret, se référant aux thèmes bibliques de l'apostasie de la foi, de l'abomination de la désolation, d'une Église qui deviendra minoritaire et persécutée, jusqu'à devenir un "petit reste", avec la constitution à la place d'une fausse Église mondaine et apostate qui recevra le soutien souriant des puissances fortes. En bref, une authentique entrée de l'antéchrist dans Rome.

 

Benoît XVI, courageux témoin du troisième secret, a entre-temps été progressivement encerclé, menacé psychologiquement, isolé et traqué, une machine à fange a été mise en place contre lui qui, grâce aux médias, l'a présenté au monde comme un homme froid et glacé qui condamne et juge. Le trône vide, à partir du 28 février 2013, était finalement, précisément, la réalisation plastique de ce que la Vierge avait annoncé à Fatima à trois petits enfants : Satan entrerait au Vatican, s'assiérait sur le trône de Pierre et préparerait, avec son gouvernement hérétique et idolâtre, la voie à l'antéchrist.

 

 

" Marie qui défait les nœuds " : l'image chère à François et les implications ésotérico-maçonniques.

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Prières, #actualités
Le commanditaire de l'ex-voto diffusé par Bergoglio dans le monde entier appartenait à une société pro-maçonnique

Le commanditaire de l'ex-voto diffusé par Bergoglio dans le monde entier appartenait à une société pro-maçonnique

Auteur: Andrea Cionci


Historien de l'art, journaliste et écrivain, traite de l'histoire, de l'archéologie et de la religion. Spécialiste de l'opéra, créateur de la méthode "Mimerito" testée par Miur et promoteur du projet à résonance internationale "Plinio", il a été reporter en Afghanistan et dans l'Himalaya. Il vient de publier le roman "Eugénie" (Bibliotheka). A la recherche de la beauté, de la santé et de la vérité - aussi inconfortables soient-elles - il entretient une relation compliquée avec l'Italie, qu'il aime à la folie même si elle lui brise souvent le cœur.

03 juin 2021

 


Le 31 mai, François a confié cinq intentions à "Marie qui défait les nœuds", une image qui connaît une grande diffusion et un grand succès en cette période.

 

Or, si l'on part du principe que la dévotion sincère et amoureuse des croyants - du point de vue de la foi - est certainement entendue et exaucée par la Vierge Marie, au-delà du fait qu'Elle est représentée dans telle ou telle image, il y a des faits objectifs qu'il faut connaître.

 

François est souvent accusé de ne pas briller particulièrement dans sa dévotion mariale. Il a refusé à la Vierge le titre de Corédemptrice ; il a souvent tendance à la définir uniquement comme "mère et disciple" avec une certaine assonance avec le luthéranisme ; il a abrogé la fête de la Translation de la Sainte Maison de Lorette, en déclassant pratiquement le fait surnaturel de la maison de Marie portée par des anges (dont témoigne saint Nicolas de Tolentino) en simple légende et tradition.

 

Sa résistance à parler des dogmes mariaux fondamentaux, comme la virginité perpétuelle, a souvent été enregistrée, toujours dans une perspective apparemment pro-protestante. Nous avons écrit à ce sujet ICI

 

Et pourtant, Bergoglio a, en particulier, une DÉVOTION EXTRAORDINAIRE pour une image mariale. Ni de Notre-Dame de Lourdes, ni de Notre-Dame de Fatima (à laquelle il disait préférer la Marie des Évangiles), ni de Notre-Dame de Pompéi, ni de Notre-Dame de Bon Secours, toutes images très miraculeuses, qui guérissaient des malades en phase terminale, étaient les protagonistes d'apparitions et d'autres phénomènes surnaturels extraordinaires reconnus par l'Église, auxquels croient évidemment ceux qui ont la foi. Non, c'est une image inhabituelle, sans l'enfant Jésus.

 

Dans celle-ci, Marie est dépeinte comme très belle, à tel point qu'elle peut même sembler un peu trop décolletée à cause d'un ourlet de sa robe couleur chair. Dans une reproduction de l'original, le personnage apparaît même avec une épaule découverte.

 

Avvenire écrit que lorsqu'en 1986, le père Bergoglio a vu l'ex-voto de la Vierge déliant les nœuds, dans l'église jésuite de Saint-Pierre, à Augsbourg, en Allemagne, il a été "stupéfait" : il a fait imprimer des centaines de cartes postales de cette image et l'a diffusée en Argentine et dans toute l'Amérique du Sud. Un curé de Buenos Aires, Juan Ramón Celeiro, a également écrit une neuvaine à Marie Knotloeserin, qui est une prière à réciter sur une période de neuf jours, à raison d'un verset par jour.

 

Et voici l'origine de l'image.

 

En 1700, le chanoine allemand Hyeronimus Ambrosius Langenmantel commanda un tableau au peintre Schmidtern comme ex voto pour commémorer une grâce reçue de son grand-père, le noble Wolfgang, qui avait de graves problèmes conjugaux avec sa femme Sophie.

 

Sophie, pour se souvenir de toutes les disputes qu'elle avait eues avec son mari, avait fait plein de nœuds dans le ruban de mariage utilisé par les Allemands à l'époque : un nœud fait dans le ruban symbolisait en fait le lien du mariage.

 

Wolfgang Langenmantel, au seuil de la séparation, a apporté le ruban noué à un jésuite, le père Jakob Rem, qui l'a offert à Marie. La Vierge Marie a miraculeusement défait tous les nœuds du ruban et a rétabli la paix et l'amour entre le mari et la femme.

 

Comparée aux miracles extraordinaires des autres effigies mariales, celle-ci semble bien modeste, et pourtant François en a popularisé un culte tous azimuts. Comment cela ? Qu'est-ce que cette image a de si spécial ?

 

On ne peut dissimuler le fait qu'il existe des recoupements évidents entre le symbole du ruban noué et l'univers alchimique et ésotérique.

 

Un ruban ou une corde pleine de nœuds, en fait, est un symbole maçonnique de première importance, déjà connu des sociétés maçonniques médiévales : il relie les deux colonnes brisées du Temple de Salomon, Jachin et Boaz. Les nœuds du ruban, de type "Savoie", tout comme ceux de l'image du nœud de la Vierge Marie, symbolisent les "nœuds d'amour" qui unissent les Frères, les réunissant en une seule famille à travers la Terre.

 

Il est vrai que de nombreux symboles maçonniques sont empruntés au christianisme, mais nous avons effectué des recherches supplémentaires sur le commanditaire, Hyeronimus Langenmantel.

 

Il était un érudit et appartenait à la Fruchtbringenden Gesellschaft, (Société des Carpophores) qui avait un but éducatif : l'usage impeccable de l'allemand. Selon les historiens de la franc-maçonnerie Ludwig Keller et Wolfstieg, cette académie a déterminé les lignes d'influence de la franc-maçonnerie, qui a vu le jour peu après, en 1717. La Fruchtbringende Gesellschaft était quelque chose de plus qu'une simple société linguistique - nous citons l'encyclopédie maçonnique - mais plutôt une association qui poursuivait certains intérêts religieux ou du moins moraux et sociaux, notamment la pénétration de l'Allemagne dans la tolérance et la paix et l'éducation de la jeunesse adulte. Les membres cultivent des secrets visant à la création d'un christianisme pacifiste, syncrétiste et "inclusif", puisque la société accueille de nombreux protestants mais aussi des catholiques "dialoguants".

 

Membre de la société et ami de Langenmantel était le jésuite Athanasius Kircher, grand scientifique, égyptologue et alchimiste.

 

Il est donc factuel que l'ex-voto de Marie Knotloeserin soit né dans un contexte culturel jésuitique, catholique-protestant, proto-maçonnique, syncrétiste, pas du tout étranger aux intérêts alchimiques et ésotériques.

 

Ainsi, l'image qui dénoue et/ou noue le ruban (nous ne savons pas si Marie, dans la scène, dénoue l'un des nœuds "ajoutés" ou renoue le nœud conjugal) évoque inévitablement la devise alchimique "SOLVE ET COAGULA", le cycle de la mort et de la renaissance qui sera si cher aux francs-maçons.

 

Ce n'est pas suffisant. L'utilisation de cordes ou de rubans noués à des fins purement magiques est très ancienne, au point de se retrouver même dans les tablettes cunéiformes mésopotamiennes qui traitaient de la sorcellerie.

 

Il existe également un RITE DES NEUF NŒUDS qui rappelle de manière troublante la NEUVAINE de la Vierge qui défait les nœuds : chaque jour, pendant neuf jours, il faut faire un nœud en un point précis d'une ficelle, puisque :  

 

"Avec le 1er noeud, le sort commencera.

Avec le 2ème noeud, le sort se réalisera.

Avec le 3ème nœud, il en sera ainsi.

Avec le 4ème noeud, le pouvoir sera révélé.

Avec le 5ème nœud, le sort sera vivant.

Avec le 6ème nœud, le sort devient fixe.

Avec le 7ème nœud, le changement se produira.

Avec le 8ème nœud, le destin va agir.

Avec le 9ème nœud, ce qui est fait sera fait".

 

"Les nœuds seront défaits UN PAR UN pendant NEUF JOURS CONSÉCUTIFS, dans l'ordre numérique dans lequel ils ont été attachés.  Lorsque le dernier sera détaché, la puissance sera à son maximum, et l'énergie sera libérée dans un cri."

 

Ce n'est pas la première fois qu'un élément iconographique-liturgique promu, ou introduit, ou approuvé par François trouve une correspondance fortuite (?) avec le monde magique-ésotérique-maçonnique.

 

Un exemple flagrant a été, il y a peu, le changement inexplicable de la deuxième prière eucharistique dans le missel (italien). Nous en avons parlé longuement ICI

 

Le texte a été changé de :

 

"Sanctifie ces dons par l'effusion de ton Esprit."

à :

"Sanctifie ces dons par la "RUGIADA" (rosée) de ton Esprit".

 

Outre le fait que, selon la langue, l'"effusion" est une action dont l'Esprit Saint est le protagoniste à la première personne et n'est pas un "produit" de celle-ci comme la rosée (qui est donc un objet différent de l'Esprit Saint), cette dernière a été insérée en référence au fait que, au IIIe siècle, les premiers chrétiens, avec la métaphore de la rosée, préfiguraient l'Esprit Saint qui serait "codifié" un peu plus tard, au IVe siècle.

 

On ne comprend donc pas pourquoi récupérer une métaphore désormais obsolète, qui existait avant la théologie du Saint-Esprit, si dès le IVe siècle la personne trinitaire était déjà bien définie. Quel est l'intérêt ?

 

Par une étrange coïncidence, nous avons découvert que la rosée est un ELEMENT MAÇONNIQUE ÉSOTÉRIQUE de grande importance, à tel point que, même dans les années 1970, le dernier alchimiste français, Armand Barbault, les nuits de printemps, recueillait la rosée avec des feuilles pour en faire diverses concoctions. 

 

À toutes ces coïncidences, ajoutons les 67 lettres d'appréciation reçues par Francis de la part de loges maçonniques du monde entier ; la lettre "To Dear Brother Masons" publiée par le cardinal Ravasi dans Sole 24 ore et les appels continus de François à la Fraternité universelle ICI 

 

Ce n'est pas un peu trop ? Nous sommes donc forcés de reconnaître que la nouvelle église de Bergoglio, que ce soit par hasard, par coïncidence malheureuse ou par volonté directe, fait souvent et volontairement des clins d'œil à la franc-maçonnerie (et à son attirail ésotérique) excommuniée par l'Église dans 586 déclarations, sur trois siècles, comme étant complètement antithétique au Catholicisme.

"Maria che scioglie i nodi": l'immagine cara a Francesco e i risvolti esoterico-massonici

Traduit de l'italien par le Père Walter Covens avec l'aimable autorisation de l'auteur

LA QUESTION DE LA MESSE « UNA CUM ». PEUT-ON ALLER À LA MESSE EN COMMUNION AVEC FRANÇOIS ?

dominicanus #Benoit XVI, #actualités, #Il est vivant !

À l'approche de la Fête-Dieu, je propose à mes lecteurs ma traduction des quelques pages du livre explosif de Don Allessandro Maria Minutella: PIETRO, DOVE SEI? (Pierre, où es-tu?) qui traitent de l'épineuse question: PEUT-ON ALLER À LA MESSE CÉLÉBRÉE "EN COMMUNION AVEC FRANÇOIS" ?

Titolo	PIETRO DOVE SEI ? DON MINUTELLA Editore GAMBA ISBN	9788888351681, pp. 188-203. Traduit de l'italien par le Père Walter Covens, avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Titolo PIETRO DOVE SEI ? DON MINUTELLA Editore GAMBA ISBN 9788888351681, pp. 188-203. Traduit de l'italien par le Père Walter Covens, avec l'aimable autorisation de l'auteur.

L'Église a toujours enseigné qu'aller à la messe avec des hérétiques est un péché mortel, car on devient complice de l'hérésie. Comme le dit le CIC 897, dans la messe "l'unité du peuple de Dieu est signifiée et réalisée". Cette unité est donc bien exprimée par la citation du "una cum famulo tuo, papa nostro" du Canon romain, la plus ancienne prière eucharistique, où la mention de l'union avec le pape précède les paroles de la consécration. Cette mention "una cum famulo tuo papa nostro" - soutient Benoît XVI - n'est pas un fait chorégraphique ou esthétique, mais touche profondément au mystère de l'Église, à tel point que "celui qui n'est pas en communion avec le pape ne peut pas être dit en communion avec le Christ". En effet, selon l'adage patristique "ubi Petrus, ibi Ecclesia", il n'y a pas d'Église sans Pierre.

 

Pour cette raison, Benoît XVI, encore cardinal, a pu écrire : "la prière pour le pape fait partie du canon eucharistique, de la célébration eucharistique. La communion avec lui est communion avec le tout, sans laquelle il n'y a pas de communion avec le tout, sans laquelle il n'y a pas de communion avec le Christ" (Il Dio vicino, 2003, p.128).

 

C'est tellement vrai que la mention spécifique du nom du pape rend raison du principe de communion ecclésiale qui autorise la célébration eucharistique elle-même, qui est offerte à Dieu avant tout "pro Ecclesia tua sancta catholica". Un catholique ne peut pas aller à la messe en se désintéressant de qui est vraiment le pape, quand il y en a plus d'un. Ce serait de la divination, en fait, luthérienne.

 

Dans son traité sur l'Eucharistie, insérée dans la Summa Theologiae, saint Thomas d'Aquin aborde la question de la Messe et des sacrements en union avec les hérétiques (S.Th. III, q82, a.9), un sujet connu sous le nom de communicatio in sacris cum haereticis. Cela soulève la question, plus profonde encore, de savoir si l'on peut aller à la messe, si Bergoglio est pape, en union avec lui, malgré l'hérésie manifeste et le crime d'idolâtrie. Saint Thomas affirme que nous sommes tenus de fuir toutes (c'est nous qui soulignons : toutes !) les fréquentations dangereuses pour la santé de l'âme. Le contact avec les hérétiques, même pour la célébration de la messe, est dangereux car il implique notre responsabilité dans leur péché.

 

Pie XII, dans son encyclique Mediator Dei (20 novembre 1947), a affirmé que "les fidèles, qui prennent une part active à la messe, ratifient, consentent et participent aux prières du Canon, tout en gardant le plus strict silence". Ainsi, la mention du pape n'est plus une affaire embarrassante pour le seul célébrant, mais concerne chaque croyant qui participe à la messe.

 

La participation in sacris avec des hérétiques est absolument répréhensible, et constitue une PÉCHÉ MORTEL. Sur cet aspect, l'Église, héritière de la pensée du Nouveau Testament, s'est toujours montrée intolérante, dès les premiers Pères de l'Église : VOUS NE DEVEZ PAS CÉLÉBRER AVEC LES HERETIQUES, VOUS NE DEVEZ PAS PARTICIPER À LEURS MESSES.

 

Dans 2 Jn 9-11, nous lisons : "Quiconque va trop loin et ne se tient pas à l'enseignement du Christ, celui-là se sépare de Dieu. Mais celui qui se tient à cet enseignement, celui-là reste attaché au Père et au Fils. Si quelqu'un vient chez vous sana apporter cet enseignement, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui adressez pas votre salutation, car celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises." L'Apôtre interdit même la salutation, qui est vraisemblablement déjà l'échange liturgique de la paix.

 

Saint Paul utilise lui aussi le même critère décisif : "En réalité, ce que je vous écrivais, c'est de ne pas fréquenter celui qui porte le nom de frère, mais qui est débauché, ou profiteur, idolâtre, ou diffamateur, ivrogne ou escroc: il ne faut même pas prendre un repas avec un homme comme celui-là" (1Co 5,11).

 

C'est pourquoi saint Thomas affirme solennellement : "peccat quicumque eorum missam audit vel ab eis accipit sacramenta". (q.82, a.9), c'est-à-dire : "PÈCHE TOUTE PERSONNE QUI ÉCOUTE LEUR MESSE OU REÇOIT LEURS SACREMENTS". Saint Thomas ne dit pas ici "errat" (se trompe) mais "peccat". En effet, "celui qui communique avec un autre dans le péché en vient à partager sa culpabilité" (S.Th. III, q,82, a.49).

 

La messe célébrée en union avec celui qui n'est pas pape, mais usurpateur du trône de Pierre, de surcroît hérétique, apostat et idolâtre, est invalide, car le nom du pape n'est pas un fait chorégraphique ou esthétique, mais dogmatique ; en effet, l'Église, qui offre le sacrifice, est là où est Pierre. Quoi qu'il en soit, à la raison dogmatique s'est ajoutée la raison pastorale, c'est-à-dire une tentative extrême d'empêcher les fidèles catholiques de se souiller d'une faute aussi grave, comme lorsqu'une mère menace l'arrivée du monstre si l'enfant veut à tout prix s'exposer au danger. La voix élevée a servi à dire, "Méfiez-vous du loup".

 

La réaction produite, cependant, est encore pire. En voulant mettre en garde contre l'hérésie, pour ne pas se sentir remis en cause, certains en sont venus à nous accuser à notre tour d'hérésie néo-donatiste. Rien ne peut être plus triste ! En effet, nous n'avons jamais dit que la messe est invalide à cause du péché du ministre célébrant, ni remis en question le thème de l'ex opere operato. Nous n'avons fait que citer, et tout le monde peut le vérifier, ce qu'affirme saint Thomas d'Aquin, héritier d'une pensée constante dans l'Église, à savoir que quiconque participe à la messe des hérétiques commet un péché, sans autre ajout, donc sans aucun malentendu néo-donatiste possible, car sinon ce soupçon devrait s'appliquer d'abord à saint Thomas d'Aquin lui-même, reconnu par les pontifes comme théologien pérenne !

 

La thèse selon laquelle on peut continuer à aller à la messe en union avec Bergoglio, parce que la condamnation formelle de l'hérésie et de l'idolâtrie fait défaut, est une raison de plus pour pécher ; en effet, à la participation peccamineuse à l'hérésie, s'ajoutent l'hypocrisie et le calcul humain. Il est vrai que saint Thomas précise qu'on peut aller à la messe des hérétiques tant qu'il n'y a pas de sentence de l'Église (S.Th. III, q82, a.9), mais dans le cas où l'hérésie est menée par ceux qui devraient la combattre, à savoir rien moins que le pape, comment peut-on espérer une sentence de condamnation à son encontre ? Et surtout, de qui devrait venir cette condamnation formelle ? Ce n'est pas par hasard que Saint Thomas d'Aquin affirme que "les questions les plus graves et les plus difficiles de l'Église" (S.Th. II-II, q.1, a.10) doivent être soumises à l'autorité du Pontife Romain. Mais si, pour la première fois dans l'histoire de l'Église, c'est précisément celui qui est assis sur le trône de Pierre qui crée les questions les plus graves, à qui doit être dévolue la solution du problème ? Il y a eu dans l'histoire, comme nous l'avons déjà dit, le cas du pape Honorius, mais il n'était pas manifestement et délibérément hérétique comme l'est Bergoglio, il n'a pas usurpé le trône de Pierre et il n'était pas idolâtre. La situation actuelle est tout à fait et entièrement nouvelle et singulière, voire dramatique, vu que rien ne se dévoile, avec le risque sérieux qu'après le coup d'État de 2013, une fausse église invalide procède, ce qui invalidera à son tour le prochain conclave. Saint Thomas d'Aquin affirme encore que la profession de foi doit être continuellement réaffirmée, car "les hommes pervers pervertissent pour leur propre perdition, selon l'expression de saint Pierre, l'enseignement apostolique ainsi que les autres Écritures" (S. Th Il-lI, q1, a.10). Saint Thomas dit que ce sont les Conciles qui clarifient la règle de foi face aux hérétiques pervers, et pourtant "c'est une tâche du Souverain Pontife, dont l'autorité est de convoquer les Conciles et de confirmer leurs décisions " (S. Th. II-II, q1, a. 10). Mais que faire quand Pierre n'est pas vraiment Pierre, ou même s'il l'est, s'il est manifestement hérétique, quand il est lui-même (difficile à dire, mais facile à constater) celui qui pervertit la foi ? Pendant ce temps, des masses de catholiques fidèles restent en communion avec l'hérésie et l'idolâtrie.

 

Dans les siècles passés, il est arrivé que des catholiques fidèles, pour ne pas communier avec des hérétiques ou des apostats, ne se rendent plus à la messe avec eux. Nous ne citons que deux cas emblématiques. Avec Saint Athanase d'Alexandrie, au quatrième siècle, il y a eu la prédominance de l'hérésie arienne dans l'Église. Sous la direction du vaillant pasteur alexandrin, des milliers de croyants cessèrent d'aller à la messe avec les Ariens, et ainsi la foi catholique fut sauvegardée, jusqu'à ce qu'elle brille à nouveau, grâce au sacrifice d'Athanase et des chrétiens non mêlés à l'hérésie.

 

Un cas similaire s'est produit en France pendant la Révolution française (XVIIIe siècle). Les prêtres dits clandestins, qui ne se pliaient pas aux proclamations révolutionnaires, célébraient la messe dans les granges et les étables, voyageant de village en village pour assurer les sacrements aux catholiques qui ne voulaient pas aller à la messe dans les paroisses tenues par les prêtres signataires, considérés à juste titre comme apostats. Le sensus fidelium faisait comprendre à ces croyants qu'il valait mieux prier chez soi plutôt que de recevoir les sacrements de la part de prêtres apostats.

 

Quelque chose de semblable est arrivé aux croyants pendant le régime communiste dans toute l'Europe de l'Est, et même avant au Japon pendant deux siècles les fidèles ont survécu sans la messe (récitant du chapelet et lisant le catéchisme). Aujourd'hui, c'est le cas, pour la plupart, des catholiques de l'Église dite "clandestine" de Chine, qui ne se plient pas aux diktats du gouvernement central de Pékin. Le sensus fidelium indique clairement que la foi doit être garantie, lorsqu'elle est menacée par l'hérésie, plus que la messe elle-même.

 

Saint Thomas d'Aquin défend une fois pour toutes les croyants qui renoncent à la messe lorsqu'elle est célébrée par des hérétiques, des apostats et des idolâtres : "en refusant d'entendre la messe de tels prêtres ou de recevoir la communion de leurs mains, nous ne fuyons pas les sacrements de Dieu, mais nous les respectons" (S.Th. III, q.82, a.9).

 

L'exemple historique le plus célèbre est celui de Saint Herménégilde, membre de la dynastie wisigothe du sixième siècle, qui était devenue arienne. Marié à une princesse catholique, le prince est également devenu catholique. Confiné dans une tour, lorsque son père lui envoya un évêque arien pour lui donner la communion, Herménégilde refusa de la recevoir, car elle était consacrée par des mains hérétiques, et pour cette raison il fut décapité. L'Église le vénère comme un martyr de la foi et il est le co-patron de l'Espagne.

 

De plus, si, comme nous l'affirmons sur des bases documentées, jamais officiellement démenties, le pape est Benoît XVI, et qu'il est le garant de la communion dans l'Église, alors célébrer la messe avec quelqu'un qui n'est pas le pape, quelle valeur cela peut-il avoir ? Certains disent que la messe est valide tant qu'il y a un prêtre qui respecte la matière (le pain et le vin) et la forme (les mots de la consécration), et y met l'intention. Et cela est juste, mais incomplet, car le ministre n'est que la cause instrumentale, alors que la cause principale est l'Esprit Saint. Ainsi, même s'il y a toutes les garanties produites par le ministre, qui est une cause instrumentale, cela n'est d'aucune utilité si la cause principale ou agent, qui est précisément Dieu, fait défaut. Comme si un marteau seul pouvait enfoncer un clou sans la main qui le guide. Y a-t-il une action salvatrice du Christ dans la fausse église dirigée par Bergoglio, une église idolâtre, hérétique et apostate ? Encore une fois, peut-il y avoir une quelconque action du Saint-Esprit dans une fausse église, construite comme le "corps mystique de l'Antéchrist ?" (Fulton Sheen) ?

 

Dans son traité sur les sacrements, inclus dans la Summa Theologiae, saint Thomas d'Aquin a clarifié la relation entre la cause ou l'agent principal (qui est Dieu) et la cause instrumentale (qui est le prêtre). L'effet intérieur de tous les sacrements est la justification, et il ne peut être accompli que par Dieu, qui produit cet effet "ex merito passionis Christi" (S.Th. III, a.64., a.1), c'est-à-dire "par les mérites de la passion du Christ". Ainsi, puisque l'effet intérieur ne peut être produit que par Dieu, et puisque seul Lui pénètre dans l'âme, Dieu est donc la cause ou l'agent principal. Même le "caractère" que certains sacrements confèrent, en tant qu'effet intérieur, "émane de l'agent principal qui est Dieu" (S.Th. Ill, q.64, a.1). L'homme contribue à l'effet intérieur du sacrement "en agissant comme un ministre" (S.Th. Ill, q.64, a.l). L'effet intérieur que le ministre, en tant que cause instrumentale, produit est toujours dû à la cause principale, qui est Dieu (S.Th. III, q.64, a.1). Il s'ensuit que "les ministres de l'Église travaillent dans les sacrements de manière instrumentale, car d'une certaine manière la fonction du ministre ressemble à celle de l'instrument" (S.Th. III, q.64, a.5).

 

Ainsi, même s'ils sont pécheurs, les ministres consacrent le pain et le vin de manière valide. Et pourtant, et c'est la question décisive, si Dieu est la cause principale, quand nous avons soutenu qu'Il ne peut pas travailler dans une fausse église hérétique et apostate, dirigée par un idolâtre, et qu'on nous a dit qu'au contraire, les sacrements sont également valable, tant qu'il y a forme, matière et intention, à la lumière des enseignements de saint Thomas d'Aquin, où est la vérité? L'absolutisation de la cause instrumentale est déplacée. On assiste à une radicalisation du thème de la cause instrumentale, dans une tentative de légitimer jusqu'au bout la communion obstinée avec un faux pape, hérétique et idolâtre. L'instrument reste toujours dans la main de la cause agissante. Prétendre que Dieu est encore à l'œuvre dans cet échafaudage maçonnique et satanique, qu'est la fausse église de Bergoglio, révèle des contradictions flagrantes avec la pensée officielle et traditionnelle de l'Église.

 

Une fois pour toutes, cela devrait nous faire réfléchir, face à l'existence de deux papes et de deux modèles d'Église, pas du tout harmonieux mais complètement opposés, à ce que dit saint Pie X dans le Catéchisme : "On dit que la véritable Eglise est Une, parce que ses fils, à quelque temps et à quelque lieu qu’ils appartiennent, sont unis entre eux dans la MÊME FOI, le MËME CULTE, la MÊME LOI et la participation aux mêmes sacrements, SOUS UN MÊME CHEF VISIBLE, LE PONTIFE ROMAIN (Cat. Saint Pie X, n. 156). Combien de papes peut-il y avoir ? L'Église n'a-t-elle pas toujours affirmé qu'il n'y a qu'un seul Pierre ? Ne sommes-nous pas en présence d'un anti-Pierre, précurseur de l'Antéchrist ?

 

En réalité, l'invalidité de la Sainte Messe en union avec un antipape n'aurait pas pu être envisagée dans le Catéchisme, ni même élaborée théologiquement, et en fait le sujet n'existe pas, puisque c'est seulement avec la réalisation du troisième secret de Fatima que la question est présente dans toute sa dramatique. Au contraire, la question elle-même peut être déduite de certains présupposés que la théologie a développés. Si, par exemple, le Catéchisme de Saint Pie X affirme que l'Église est une parce qu'elle est dirigée par un seul pasteur universel, qui est le pape, on en déduit, dans ce cas précis, que la coexistence de deux papes - dont l'un aurait d'ailleurs dû s'effacer et continue à se signer des initiales P.P. - révèle une anomalie qui doit être clarifiée et interprétée.

 

S'il était vrai que, si Benoît XVI reste le pape légitime, Bergoglio ne l'est pas, et si nous devions croire que le Saint-Esprit travaille en communion avec l'un et l'autre, alors nous devrions, en fait, avoir plus d'Églises catholiques, plus de Pierre, plus de fondements visibles de la foi. Mais ceci est impossible et est contraire à la théologie catholique. Jésus a dit : "tu es Pierre" (Mt 1618), il n'a pas dit : "vous êtes Pierre". Le munus pétrinien n'est ni commutable ni transférable. La situation ecclésiastique du XIVe siècle, avec plusieurs cardinaux revendiquant le trône de Pierre, est totalement incomparable avec la situation actuelle, car chacun d'entre eux prétendait être le pape, alors qu'aujourd'hui l'un semble avoir renoncé, alors qu'il n'a pas renoncé, et l'autre se considère comme le successeur, et il ne l'est pas, tous deux selon les normes mêmes de l'Église.

 

Saint Thomas d'Aquin, réfléchissant sur le munus petrino, affirme que Jésus dit à Pierre seul de confirmer ses frères dans la foi (Lc 22,32), et cela parce que "una fides debet esse totius Ecclesiae" (S.Th. II-II, q.1, a.10), c'est-à-dire "l'Église doit avoir une seule foi". Le pape est donc avant tout le garant de l'unité de la foi. Remarquez ce qui se passe dans l'Église aujourd'hui. La publication d'Amoris Laetitia, à elle seule, devrait suffire à démontrer comment le faux gouvernement bergoglien, au lieu de garantir l'unité de la foi, a introduit la division et le chaos, au point que les Conférences épiscopales, parfois voisines, agissent en sens inverse, comme dans le cas de l'Allemagne (où l'accès à la communion est donné aux divorcés remariés) et de la Pologne (où il y a une stricte interdiction). Le ministère de l'unité de la foi a rapidement abouti à sa désintégration.

 

 

L'ADULTÈRE EUCHARISTIQUE

 

Benoît XVI, reprenant les Pères de l'Église, a précisé que la messe n'est pas une affaire personnelle, un acte intime et dévotionnel, où la raison mystique l'emporte sur la raison ecclésiale. Ce n'est pas le JE qui décide de rencontrer le TU. Au contraire, c'est toujours un NOUS qui rencontre le JE de Dieu et, si vous voulez, le JE de la Trinité. La suprématie du JE sur le NOUS est le fruit de ce processus de désintégration commencé avec la Réforme luthérienne et consacré par le tournant subjectiviste du XVIIe siècle. Ce n'est pas par hasard que Luther a annulé le mot Kirche (Église) avec celui de Kirkenheit (christianisme) ; le premier indique la réalité ecclésiale comme sujet communautaire visible, tandis que le second indique la somme des Individualités vivant par la foi seule.

 

Mais le NOUS de l'Eglise reste déterminant pour la Messe ; même lorsqu'un prêtre célèbre seul, il ne s'agit jamais d'une offrande solitaire, mais c'est toujours l'Église qui offre, en la personne du ministre, le sacrifice eucharistique. Immédiatement après le Concile, l'idée s'était rapidement répandue qu'il n'était pas nécessaire de dire la messe lorsque les fidèles n'étaient pas présents à l'église. De nombreux prêtres, en effet, épousant cette ligne, ont fini par perdre leur propre identité. En revanche, certaines voix solitaires et prophétiques - nous nous souvenons ici de Monseigneur Marcel Lefebvre et d'Escrivà de Balaguer - recommandaient plutôt de dire la messe même seul, car la messe est toujours un acte offert au nom de l'Église. D'autre part, Pie Xll, avertissant à temps de la crise qui allait bientôt frapper l'Église, avait déjà prévenu ces modes, en recommandant dans l'encyclique Mediator Dei (20 novembre 1947) que la messe soit dite même sans les fidèles. Nous citons intégralement les paroles du Pape :

 

"Certains, en effet, réprouvent complètement les messes qui sont offertes en privé et sans assistance, comme éloignées de l’antique manière de célébrer ; quelques-uns même affirment que les prêtres ne peuvent en même temps offrir la divine hostie sur plusieurs autels parce que par cette manière de faire ils divisent la communauté et mettent son unité en péril ; on va parfois jusqu’à estimer que le peuple doit confirmer et agréer le sacrifice pour que celui-ci obtienne sa valeur et son efficacité.

On en appelle à tort, en la matière, à la nature sociale du sacrifice eucharistique. Toutes les fois, en effet, que le prêtre renouvelle ce que le divin Rédempteur accomplit à la dernière Cène, le sacrifice est vraiment consommé, et ce sacrifice, partout et toujours, d’une façon nécessaire et par sa nature, a un rôle public et social, puisque celui qui l’immole agit au nom du Christ et des chrétiens dont le divin Rédempteur est le chef, l’offrant à Dieu pour la sainte Église catholique, pour les vivants et les défunts. Et ceci se réalise sans aucun doute, soit que les fidèles y assistent – et Nous désirons et recommandons qu’ils y soient présents très nombreux et très fervents – soit qu’ils n’y assistent pas, n’étant en aucune manière requis que le peuple ratifie ce que fait le ministre sacré."

 

Or, le NOUS qui offre la Messe est précisément l'Église sujet, qui est configurée, déjà dans l'épistolaire paulinien, comme l'épouse du Christ. Ainsi, la messe exprime au mieux la corrélation entre le NOUS de l'Église-Épouse et le TU du Christ-Époux, qui est aussi la Tête, représentée visiblement, sous forme vicaire, par l'Évêque de Rome, le Pape. Cette vision théologique si riche et si large, avec la métaphore sponsale, permet d'intégrer la lecture mécaniste (matière, forme, intention) et celle, précisément, individualiste (la messe comme affaire personnelle, comme besoin intime du Christ). La Messe, en réalité, est impensable sans le NOUS ecclésial, qui n'est pas une simple somme de JE, mais un authentique sujet corporatif sponsal.

 

Ainsi, la messe est l'expression la plus élevée de la Communìo (comme saint Augustin appelle l'Église). Si la question de la matière et de la forme concerne en premier lieu le moment de la consécration du pain et du vin, la question du NOUS ECCLÉSIAL est plus pertinente, car c'est précisément la Communio qui est le sujet qui célèbre la Messe. Or, LA CÉLÉBRATION DE LA MESSE EN UNION AVEC QUELQU'UN QUI N'EST PAS LE PAPE, ET QUI EST AUSSI HÉRÉTIQUE ET APOSTAT, AUSSI BIEN QU'IDOLATRE, À SAVOIR BERGOGLIO, QUEL TYPE DE COMMUNION EXPRIME, NON SEULEMENT ENTRE LES CROYANTS, MAIS SURTOUT PAR RAPPORT À L'IDENTITÉ DU SUJET ECCLÉSIAL, LE NOUS DE L'ÉGLISE ? Jésus-Christ n'a qu'une seule épouse, son Église, et cela est affirmé en toute clarté par l'Écriture et la Tradition, à commencer par les Pères. Une seule est l'épouse du Christ, pas plus. Il ne peut y avoir plus d'une mariée. La candidature d'une hypothétique autre épouse finit par révéler sa nature adultère.

 

Le Christ s'unit à son unique épouse, qui est l'Église. Et qu'est-ce que la véritable Église ? Il y en a une qui est dirigée par Benoît XVI, qui a démissionné de manière invalide, et une autre, clairement opposée à la première, dirigée par François, qui a été élu lors d'un conclave invalide. Il ne s'agit pas de la même Église, toute tentative de le faire croire échoue. Ce sont deux églises, et une seule, cependant, est l'épouse du Christ, pas les deux. Ceux qui insistent pour rester en communion avec le pape François célèbrent une messe adultère, car le Christ ne s'unit qu'à sa propre épouse, l'Église catholique en communion avec le pape Benoît XVI. Et le Christ le fera jusqu'à la fin.

 

C'est pourquoi l'œcuménisme ne peut pas arriver à l'intercommunion, et c'est pourquoi les Églises de la Réforme et les Églises orthodoxes, de manière différente, devront revenir à l'unique et véritable épouse du Christ, qui est précisément l'Église catholique, se contentant, entre-temps, d'une présence relative du Christ, plutôt raréfiée dans le monde luthérien, plus incisive - à cause du seul caractère schismatique et non hérétique, et puis aussi en raison de la succession apostolique - dans le monde orthodoxe. Le Christ n'est pas un adultère, et n'a pas rejeté sa propre épouse.

 

Ceux qui vont à la messe en communion avec un chef visible d'une église qui n'est pas catholique, même si elle se déguise comme telle, appartiennent, malgré eux, à un autre Christ, évidemment pas celui qui est fidèle à son unique épouse. Et si cette église est dirigée par un antipape, alors l'époux est l'anti-Christ. Laissez-les tirer les conséquences jusqu'au bout. Il y a une indissolubilité du mariage qui entraîne aussi la question de l'indissolubilité eucharistique. Pour ceux qui vont à la messe en communion avec Bergoglio, la seule perspective qui demeure est celle de l'invalidité, comme lorsqu'un mariage est considéré comme nul et non avenu.

 

À ceux qui soutiennent qu'il faut rester à l'intérieur de l'Église et non à l'extérieur, il faut rappeler qu'il y a une Église, l'Église catholique, qui résiste en la personne de Benoît XVI, et il y a une fausse Église, gouvernée par le faux pape François. Ni l'éthique évangélique, ni la morale traditionnelle ne permettent la connivence, qui est précisément le péché. L'Église a toujours exclu les hérétiques de la communion, principalement parce qu'ils risquent de corrompre les simples dans la foi.

 

LE CARDINAL BURKE DOUTE DE LA VALIDITÉ DE LA RENONCIATION DE BENOÎT XVI

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Article en anglais par le Frère Alexis Bugnolo

Traduction française : Père Walter Covens

 

 

Mardi de la neuvaine de Pentecôte, 2021. -_- Comme les lecteurs de FromRome.Info le savent, le cardinal Burke a exprimé ses doutes sur la validité de la renonciation du pape Benoît XVI lors d'une visite au diocèse de Phoenix, Arizona, USA, en 2016, selon le témoignage personnel d'un monseigneur de ce diocèse, qui jusqu'à présent n'a pas voulu s'exprimer à ce sujet, mais qui a parlé avec un lecteur de FromRome.Info.

 

Mais maintenant, je peux confirmer de mes sources ici à Rome, que le cardinal Burke doute effectivement de la validité de la renonciation et ce depuis février 2013 !

 

Dans une affaire aussi grave que la démission incomplète ou douteuse d'un Pontife romain, notre devoir en tant que catholiques, qui ont reçu le don du Saint-Esprit dans le sacrement de confirmation, est de ne pas cacher de tels doutes mais d'en parler ouvertement. En effet, c'est une grave violation du devoir d'un homme de Dieu, que dans une matière qui touche au salut de milliards d'âmes, qu'il soit réticent ou silencieux ou qu'il conçoive une discrétion qu'il serait vertueux de faire ainsi.

 

Ceci est d'autant plus vrai que les principes mêmes du droit (ius) enseignent que l'on ne doit pas présumer que le droit d'autrui a cessé : de iuris cessione non presumat ! Ce principe est affirmé au canon 21, qui dit : "Dans le doute, la révocation d'une loi préexistante n'est pas présumée" (In dubio revocatio legis praeexistentis non presumat). Elle est renforcée par le canon 124 §2, qui dit que les actes juridiques qui sont posés de manière régulière selon les normes du droit doivent être présumés valides : par conséquent, s'il y a une divergence prima facie entre le texte de l'acte et la norme du droit, il est licite de présumer qu'il est invalide.  Ceci est encore confirmé par le Code de 1983, dans les canons 40 et 41, qui concèdent le droit à un sujet de douter de la validité d'un acte administratif qui est, respectivement, soit nullus (qui n'est pas un acte administratif), soit contient une circonstance ou un détail indu. -- Il s'agit là d'une marge d'appréciation importante et remarquable. -- Ainsi, dans le cas de l'homme qui est le Pape, en renonçant, s'il ne remplit pas objectivement les conditions du canon 332 § 2, on peut licitement et légitimement douter qu'il ait renoncé. -- Et je suppose que c'est là le raisonnement de la position de Burke.

 

En fait, je peux affirmer que, selon mes sources, le doute du Cardinal Burke est fondé sur le fait que Joseph Ratzinger a renoncé au ministerium et non au munus de la fonction papale. - Cela fait de lui l'un des tout premiers à le faire, selon l'histoire.

 

Je peux en outre affirmer que, selon mes sources, le cardinal Burke a parlé à de nombreuses personnes de ses doutes, non seulement en février 2013, mais aussi avant et après le Conclave de 2013.

 

Pour cette raison, je peux avec une grande probabilité supposer, maintenant, que la raison pour laquelle le Vatican ne tolérera pas ou n'entrera pas dans une discussion sur l'invalidité de la Renonciation est précisément parce que la Mafia de Saint-Gall craint qu'une telle discussion ou enquête trouve que Benoît XVI est le vrai pape et que le Conclave de 2013 est anti-canonique en raison de la renonciation incomplète.

 

C'est pourquoi, par amour pour le Christ et son Église, je demande maintenant à tous les membres de la hiérarchie sacrée, à tous les canonistes et théologiens, et à tous les clercs, religieux ou laïcs, qui en savent plus sur ces questions de parler ouvertement de ce qu'ils savent et de cesser cette prétention vaine et destructrice à la discrétion.

 

Tous les fidèles ont le grave devoir solennel de rester en communion avec le vrai pape, et de se soumettre à lui, selon l'enseignement magistériel du pape Boniface VIII dans Unam Sanctam. En conséquence, chaque membre de l'Église catholique A LE DROIT DIVIN de savoir qui est le vrai pape. Le silence ou la discrétion qui entrave ce droit EST UN CRIME GRAVE CONTRE LA COMMUNION DES SAINTS !

 

Enfin, je souhaite présenter publiquement mes excuses à Son Éminence, le cardinal Burke, pour avoir critiqué publiquement et en privé son silence ou son manque de volonté de reconnaître l'invalidité de la renonciation. J'ai eu tort d'interpréter mon manque d'information sur sa position comme quelque chose de plus que cela.

Benoît XVI n'a pas fui devant les loups - La reconstruction possible du "plan B" du pape Benoît XVI

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #actualités

Démission volontaire invalide : Andrea Cionci examine la thèse de l'avocat Acosta et de divers théologiens
 

 

La question des "deux papes" et de la démission de Benoît XVI est très vaste, insaisissable, étalée sur huit ans et pleine d'épisodes difficiles à interpréter. Ces derniers mois, nous avons analysé de nombreux faits et documents individuels sans recevoir de réponse à nos questions, pourtant légitimes.

 

Pourtant, la thèse proposée par l'avocate Estefania Acosta et d'autres journalistes, juristes, théologiens et ecclésiastiques faisant autorité (dont beaucoup ont payé cher leurs positions*), est choquante : le pape Ratzinger aurait VOULU organiser une démission totalement invalide afin de laisser le champ libre à ses opposants, de nommer un antipape et de faire en sorte qu'à terme, la vérité sur les objectifs antichristiques de l'"Église profonde" et sur le fait qu'il est toujours le seul pape soit découverte. Cela conduirait à l'anéantissement définitif de la "fausse Église", avec une grande purification de l'hérésie et de la corruption, ouvrant une nouvelle ère de renouveau chrétien.

 

EST-CE QUE C'EST PLAUSIBLE ? Nous avions déjà étudié comment les hypothèses d'un Benoît XVI peu formé au latin et au droit canonique, ou même d'un partisan enthousiaste du tournant moderniste de François étaient peu crédibles.  ICI

 

Par conséquent, l'hypothèse du soi-disant "Reset catholique" mentionnée ci-dessus reste à examiner : nous avons donc essayé d'ordonner les faits, les documents et les personnalités en fonction de cette perspective.

 

Pour vous permettre de les relier entre eux, nous vous proposons une histoire, une synthèse, où vous pourrez approfondir chaque argument en cliquant sur le mot "ICI".

 

C'est à vous de juger : les explications alternatives sont les bienvenues, pour autant qu'elles soient capables de trouver une place différente pour chacune des "pièces du puzzle" dans une image cohérente. *Ici et ICI

 

 

1. Un pape mal à l'aise

 

"Priez pour que je ne m'enfuie pas devant les loups", c'est ainsi que Benoît XVI a exhorté le peuple catholique au début de son difficile pontificat, en 2005. Le monde, en effet, s'est immédiatement retourné contre lui : l'Église catholique d'il y a 16 ans, avec sa foi bimillénaire, son identité et ses règles morales, constituait le dernier obstacle à la réalisation d'une série d'exigences mondialistes-progressistes parrainées par la gauche internationale et maçonnique.

 

Après le très contesté discours de Ratisbonne (2006), qui a fermé la porte à tout syncrétisme religieux, et après le motu proprio Summorum Pontificum (2007), avec lequel Ratzinger a "restauré" la messe en latin, donnant un souffle vital à la Tradition, l'opposition interne du clergé moderniste - coagulée autour du lobby des cardinaux connu sous le nom de "Mafia de Saint-Gall" - était maintenant enragée et déterminée à l'entraver jusqu'à sa démission, comme le décrira amplement Card. Danneels (un des membres de la "Mafia") dans son autobiographie de 2015.

 

 

2. L'annus horribilis

 

En 2012, la situation devient insupportable : trop de personnes au Vatican boycottent le pape sans lui obéir, le pape-théologien aux manières douces ne peut faire confiance à personne au point que même son majordome vole des documents dans ses tiroirs, avec le fameux scandale Vatileaks qui va mettre à jour une guerre féroce entre factions au sein de l'Église et va même ventiler un plan pour l'éliminer physiquement. Mais ces révélations vont faire le jeu de Ratzinger, comme nous le verrons, en rendant explicite le contexte dans lequel il devra opter pour son extrema ratio.

 

Les médias, d'ailleurs, sont tous contre lui, le dépeignant comme un obscurantiste sinistre, le massacrant en évoquant des scandales de pédophilie réels ou supposés (qui ont maintenant disparu comme par magie) et, vers la fin décembre, la dernière mesure de répression arrive : les USA du duo Obama-Clinton bloquent les comptes du Vatican par le code Swift. Ils le débloqueront immédiatement après la "démission" de Ratzinger : ICI

 

 

3. L'heure du "plan B" arrive

 

Avec une Église complètement métastasiée par le modernisme mondialiste et soumise à la pression internationale, Benoît XVI décide d'un geste définitif visant à "faire le ménage non seulement dans le petit monde de la Curie, mais dans l'Église tout entière", comme il l'expliquera lui-même au journaliste Peter Seewald.  

 

Un "plan B" planifié peut-être depuis de nombreuses années précisément en vue d'une attaque contre la papauté de l'intérieur de l'Église, annoncée par de nombreuses prophéties et par le troisième secret de Fatima, dont Ratzinger a été l'un des rares à être informé.

 

Le pape organise donc ce que, stratégiquement, on pourrait appeler un "plan de tromperie", avec une "fausse cible" et une "retraite feinte" pour récupérer l'élan motivationnel du peuple authentiquement catholique et anéantir définitivement les forces antichristiques au sein de l'Église. ICI

 

 

4. La "fausse cible" : le ministère

 

Le plan se fonde sur une mesure mise en œuvre en 1983, lorsque la fonction papale a été divisée en contenant et contenu, munus et ministerium, c'est-à-dire titre divin et exercice pratique du pouvoir.

 

Et c'est précisément cette dernière qui constitue la véritable "fausse cible" juridique à offrir à ses ennemis : renoncer au ministerium, et non au munus, reviendrait à faire croire qu'un noble, un comte, ne perdrait son titre que parce qu'il renoncerait à l'administration de ses biens. Pas du tout : un comte reste toujours comte même sans terres et, inversement, un administrateur ne peut devenir comte uniquement en administrant des successions. Munus et ministerium ne sont pas équivalents.

 

Ainsi, après deux semaines de travail, en janvier 2013, Ratzinger rédige une Declaratio, une déclaration en latin de seulement 1700 caractères, dans laquelle il inverse ces facteurs, selon une "technique du miroir" : au lieu de renoncer au munus, la fonction de pape, parce que le ministerium (l'exercice pratique) était devenu fatigant pour lui, il annonce qu'il veut faire le contraire : renoncer au ministerium parce que l'exercice du munus est devenu fatigant pour lui. Un vrai jeu de mots, mais, juridiquement, cela pourrait lui permettre, tout au plus, de nommer un évêque vicaire, mais certainement pas de démissionner comme pape, rôle dont il conserve le munus fondamental. (Il existe au moins 5 publications sur ce sujet). ICI

 

 

5. 28 février, 29 heures.

 

En outre, Benoît XVI repousse la renonciation au ministerium en la fixant au 28 février, ce qui explique que le card. Sodano, immédiatement après sa Declaratio, fait comprendre aux cardinaux, de manière presque obsessionnelle, qu'il restera pape jusqu'au 28*. Mais cela ne suffit pas : Ratzinger précise également l'"heure X" à partir de laquelle il ne sera plus pape, soit 29 heures. Il s'agit d'une faute de frappe, bien sûr : il voulait écrire 20 heures, et en fait elle sera corrigée, mais les journaux citeront l'erreur avec laquelle il souligne l'importance de cette heure incommode, où les gens ont l'habitude de dîner. * ICI

 

 

6. Le "pape émérite" est le pape

 

Deviendra-t-il à nouveau cardinal ? Non : il précisera plus tard qu'il deviendra "pape émérite", faisant référence au fait que, depuis les années 1970, le droit canonique permet aux évêques retraités de rester évêques - au niveau sacramentel - en devenant "emeriti", c'est-à-dire en ne laissant que leurs fonctions pratiques. Dans le cas du Pape, cependant, il n'y a pas de dimension sacramentelle, mais il y a une dimension supra-sacramentale qui concerne une fonction que personne sur terre n'a le pouvoir de changer ou de partager. Ainsi, celui qui démissionne de la fonction papale ne peut en aucun cas rester pape, et un pape qui ne démissionne qu'en partie, ne renonçant qu'au ministerium, reste en fait pape à tous égards. Benoît XVI le sait, mais ses adversaires ne le savent pas. Ratzinger a donc utilisé à dessein ce stratagème du "pape émérite", une expression jamais mentionnée dans le droit canonique, pour rester lui-même pape et, entre-temps, laisser le champ libre à ses ennemis. ICI

 

 

7. Il garde la soutane blanche

 

C'est pourquoi, de manière cohérente, Benoît XVI conserve la soutane blanche, bien que dépourvue de mosette et de ceinture, symbole des deux fonctions pratiques auxquelles il n'a renoncé que dans les faits : administrer la barque de Pierre et proclamer l'Évangile. Au journaliste vaticaniste Tornielli, qui lui demandait pourquoi il ne portait pas la soutane noire en tant que cardinal, il répondit en se justifiant que c'était "une solution éminemment pratique, étant donné qu'il n'avait pas d'autres vêtements disponibles". Ce fait va également susciter ces derniers temps la stigmatisation publique du card. George Pell : "Un pape qui a démissionné ne devrait pas porter de blanc et ne devrait pas enseigner publiquement. Peut-être n'a-t-il pas démissionné ? ICI

 

 

8. La cupidité de la "Mafia de St-Gall".

 

Ratzinger connaît bien ses adversaires, il sait qu'ils sont avides de pouvoir depuis les années 1990, lorsqu'ils se sont réunis dans leurs réunions secrètes à la ville de Saint-Gall, en Suisse. Ce n'est pas une coïncidence si, dans ces mêmes années, le pape Wojtyla a publié la constitution apostolique Universi dominici gregis qui excommuniait automatiquement tout cardinal coupable de manœuvres pré-conclaves. Ratzinger sait que la connaissance du latin et du droit canonique de ses ennemis est inférieure à la sienne et que, face à son apparente capitulation, ils ne seraient pas allés trop loin. Ils auraient pris pour argent comptant tout document parlant de démission.

 

En effet, après la Declaratio, la Mafia de St-Gall a le vent en poupe et fait annoncer immédiatement par le bureau de presse du Vatican que "le pape a démissionné". Ratzinger commence à réaliser ce qu'il a "prophétisé" à la fin de la Declaratio où il déclare qu'il renonce au ministerium PARCE QUE ("ut") "à partir du 28 février, le Siège de Saint Pierre sera vacant et un Conclave pour l'élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux dont c'est la compétence. ("Ceux que cela concerne ", et non " les cardinaux " : c'est-à-dire seulement certains cardinaux, ceux qui lui sont infidèles).

 

 

9. Les erreurs en latin

 

Mais le jeu est subtil : le risque est que la question juridique, sur laquelle repose tout le plan B, soit vite oubliée. C'est pourquoi dans la Declaratio Benoît a inséré quelques incohérences qui maintiendront dans le temps l'attention sur l'invalidité du document : tout d'abord deux erreurs grossières en latin : "pro ecclesiae vitae" (ensuite corrigée par le Vatican) et une prononcée même verbalement sur le mot clé : "ministerio" relié à "commissum", alors qu'il aurait dû être le datif "commisso". Encore une fois, la faute de frappe sur l'heure : 29 heures au lieu de 20 heures. Les erreurs commises à dessein, outre que d'invalider davantage la démission comme n'étant pas écrite "rite manifestetur", c'est-à-dire "correctement" comme l'exige le Code de droit canonique (Can. 332, § 2), concentrent surtout l'attention sur les deux principaux nœuds juridiques de la fausse démission : la renonciation au ministerium et le report de la renonciation. Le plan réussit : les erreurs de syntaxe sont immédiatement jugées "intolérables" par des latinistes tels que Luciano Canfora et Wilfried Stroh, ainsi que par le card. Ravasi, et aura un certain écho dans la presse, (bien qu'ensuite certains articles web importants seront amenés à disparaître) ainsi que la faute de frappe sur l'heure. ICI 

 

Des erreurs dues à la précipitation ? Impossible : Ratzinger a mis deux semaines pour rédiger la Declaratio, qui a également été vérifiée à l'aise par la Secrétairerie d'État sous le sceau du secret papal.  ICI

 

 

10. L'adieu à 17h30

 

Le 28 février arriva donc, Benoît XVI fit un vol théâtral en hélicoptère (il devait dire à Seewald que cela faisait partie de la "mise en scène") pour que tout le monde puisse le voir quitter le Vatican et, à 17h30, il apparut au balcon de Castel Gandolfo pour dire au revoir au monde. Ce n'est pas par hasard qu'il avait choisi 20 heures, l'heure à laquelle tout le monde dînait, ce qui lui donnait la motivation nécessaire pour anticiper ses adieux à 17h30. De Castel Gandolfo, en effet, il a précisé : "Je serai encore pontife jusqu'à 20 heures, puis plus rien".

 

Il se retire donc, 20 heures arrivent, mais il ne signe aucun document et ne déclare rien d'autre en public. Il se justifie en disant qu'il n'est plus pape depuis 17h30, en commençant par ses adieux publics. Faux : comme il est encore pape de 17h30 à 20h, il aurait très bien pu changer d'avis, donc, sa renonciation au ministerium, déjà inutile pour démissionner comme pape, aurait nécessairement dû être ratifiée soit par une signature, soit par une autre déclaration publique. Mais cela ne se produit pas. ICI

 

 

11. Un concentré de nullité juridique

 

En résumé, sa Declaratio de renonciation ne vaut absolument rien en tant que démission, car on ne peut pas renoncer au titre de pape, d'origine divine, en renonçant à l'administration, et, de plus, une telle renonciation, écrite de manière non régulière, n'est même pas ratifiée. Une gigantesque blague. En fait, Benoît admettra avec Seewald que le choix du 11 février pour la Declaratio reliait, par une "connexion intérieure", la fête de Notre-Dame de Lourdes, la fête de Sainte Bernadette, son anniversaire et... le premier lundi du carnaval. ICI

 

 

12. La mafia de Saint-Gall élit l'antipape

 

Seuls quelques-uns remarquent les incohérences et la mafia de Saint-Gall avance comme un train. Enfin, le 13 mars, par bousculade, avec un cinquième vote irrégulier, elle parvient à élire son champion, le card. jésuite Bergoglio, déjà très mal aimé en Argentine pour ses méthodes et ses extravagances doctrinales. Ainsi, le nouveau pape est annoncé au monde. François est sorti, sans mosette rouge, accompagné du Card. Danneels : son style est très décontracté et en un rien de temps, grâce aux médias sponsorisés par les puissances connues, il s'attire immédiatement la faveur enthousiaste des foules. ICI

 

13. L'assaut contre le catholicisme commence

 

Commence alors le démantèlement progressif de la doctrine catholique pour l'adapter au contenant d'une nouvelle religion universelle éco-maçonnique-moderniste pour le Nouvel Ordre Mondial, ouvertement espérée par Bergoglio dans une interview à La Stampa le 15 mars 2021. "Nous gâcherions la crise en nous refermant sur nous-mêmes. Au contraire, en construisant un nouvel ordre mondial basé sur la solidarité...". Après tout, il n'y a pas de quoi être surpris : si Ratzinger n'a jamais démissionné, Bergoglio est un antipape. ICI

 

 

14. Benoît XVI continue d'être pape

 

Alors qu'une partie des catholiques ordinaires (qualifiés avec mépris de "traditionalistes" par le courant dominant) commencent à réagir contre Bergoglio (et certains maudissent même Ratzinger), le pape Benoît XVI continue à se comporter comme un pape à part entière, bien que privé de certaines des fonctions pratiques de son pouvoir. En plus de conserver la robe blanche, il continue à vivre au Vatican, à utiliser le pluriel majestueux, à se signer Pontifex Pontificum, à donner la bénédiction apostolique, etc...

En fait, même si Ratzinger a effectivement renoncé à administrer la barque de Pierre, il continue à se montrer de temps en temps, à signer quelques livres, à écrire, à prier, à donner des interviews, à corriger Bergoglio sur le célibat des prêtres, (même si, peu après, ils vont déraciner sa vigne préférée).  ICI

 

 

15. L'ambiguïté "scientifique"

 

Dans toutes les interviews, Ratzinger garde un profil bas et surtout une ambivalence absolue et scientifique dans ses propos. Il ne dit jamais qu'il a démissionné de son poste de pape, ni que le pape est François, mais pendant huit ans, il répète de manière granitique qu'il n'y a qu'un seul pape. ICI

 

 

16. Le forcing de la presse grand public

 

La pensée unique veut à tout prix affirmer que ce pape existant dont parle Benoît est François, alors les journaux alignés se démènent pour construire un récit sur ses citations, en essayant de les manipuler. Même, Vatican News du 27 juin 2019 va jusqu'à titrer : "Benoît XVI : le pape est un, François", ne rapportant au contraire qu'une pensée personnelle de Massimo Franco du Corriere della Sera.  ICI

 

 

17. La mafia saint-galloise se dévoile.

 

Alors que Bergoglio s'étend avec sa nouvelle église maçonnique et ultra-moderniste-mondialiste (qui se révèle de plus en plus), en 2015, l'"anti-Église", comme le dit Mgr Viganò, fait un gros faux pas : le cardinal Godfried Danneels, primat de Belgique et pilier de la mafia de Saint-Gall, (à tel point qu'il s'est affiché avec Bergoglio le jour de l'élection), confesse candidement dans une autobiographie que le lobby moderniste visait à faire démissionner Benoît XVI et à proposer, comme remplaçant, le Card. Bergoglio. Ces déclarations confirment ce qui avait déjà été affirmé par la journaliste Austen Ivereigh, créent un énorme embarras, mais ne sont pas démenties. Le livre de Danneels s'est vendu comme des petits pains (le dernier exemplaire d'occasion s'est vendu sur Amazon pour 206 euros), mais il n'a été ni réimprimé ni traduit en italien. Le cardinal belge disparaît de la scène et meurt quatre ans plus tard.  ICI

 

 

18. La défense de l'évêque Sciacca

 

En août 2016, Mgr Giuseppe Sciacca, premier canoniste du Vatican, interviewé par Andrea Tornielli, soutient que la démission de Ratzinger est valide car munus et ministerium, pour le pape, sont indivisibles. Un but contre son camp qui démontre précisément que Ratzinger ne peut avoir démissionné en renonçant uniquement au ministerium. En effet, l'histoire des papes du premier millénaire montre qu'ils peuvent parfois renoncer à l'exercice du pouvoir en restant papes, notamment à cause d'un antipape.

 

 

19. Réponse de Benoît XVI à Il Corriere

 

Trois semaines plus tard, dans une réponse voilée, Ratzinger a publié une lettre dans le Corriere, un résumé d'un récent livre-interview avec Peter Seewald, "Dernières Conversations", dans lequel il commence par dire qu'il est lui-même un excellent latiniste et qu'il a écrit la Declaratio en latin lui-même pour ne pas faire de fautes (!).

 

Absurde, puisque les erreurs ont été publiquement corrigées par des latinistes célèbres immédiatement après la Declaratio. C'est l'un des nombreux signes d'incohérence apparente que Benoît XVI envoie à dessein pour attirer l'attention sur les nœuds juridiques de la "démission". Mais toute l'interview du Corriere peut être interprétée à l'envers.  ICI

 

 

20. Premiers résultats de "Plan B"

 

Cependant, seulement trois ans plus tard, en 2019, les apports subtils de Benoît XVI récoltent un premier résultat : le frère franciscain italo-américain Alexis Bugnolo, éminent latiniste et expert en droit canonique, comprend que les erreurs de latin dans la Declaratio, avaient été insérées exprès pour attirer l'attention sur un document canoniquement invalide. ICI

 

Libero offre une exclusivité sur cette interprétation qui fait le tour du monde, mais, en réponse, le Vatican n'obtient que silence et insultes du journal Avvenire. ICI

 

 

21. Bergoglio tire trop sur la corde

 

Entre-temps, François s'expose de plus en plus : il intronise la Pachamama à Saint-Pierre, il inaugure les nouvelles Litanies de Lorette avec Marie "secours des migrants", il se déclare en faveur des unions civiles, il change le Notre Père, il insère la rosée maçonnique dans le missel, il installe une étrange crèche ésotérique sur la place Saint-Pierre, bref, il tire trop sur la corde, au point que le célèbre vaticaniste Aldo Maria Valli publie un article choc intitulé "Rome est sans pape". ICI ICI ICI ICI ICI et ICI

 

 

22. Il court se mettre à l'abri avec le Corriere

 

Panique à Santa Marta : Massimo Franco du Corriere se précipite pour interviewer Ratzinger et boucher le trou. Benoît XVI offre une série d'autres réponses parfaitement double face (en français dans le texte): il dit que ses amis "un peu fanatiques" n'ont pas accepté son choix, qu'il a fait librement, qu'il est en paix avec lui-même et que le pape est unique". Franco interprète ses déclarations dans le sens suivant : "J'ai volontairement démissionné de mon poste de pape ; mes fans ont tort de me considérer comme le pontife ; le pape est unique et c'est François". ICI 

 

 

23. Le sous-texte clair de Benoît

 

En réalité, le véritable sens des paroles de Ratzinger est le suivant : "Mes amis n'ont pas compris que je me moque des modernistes et je l'ai fait en toute connaissance de cause, je suis donc en paix avec ma conscience. Le pape est un et c'est moi". Cette histoire de pape qui n'en est qu'un, mais dont on ne sait jamais lequel, devient maintenant trop répétitive et nous incite à vérifier les interviews passées. L'ambiguïté méticuleuse et "scientifique" qui dure depuis des années apparaît.   ICI

 

 

24. La nomination de l'"ambassadeur

 

Ainsi, pour réagir aux habituels malentendus du Corriere, et encourager ceux qui suivent la bonne voie, le pape Benoît, quelques jours plus tard, reçoit le président d'une organisation caritative et le nomme "ambassadeur", (même si c'est spirituellement). Bien qu'à un niveau symbolique, il s'agit toujours d'un acte d'un pape régnant. Un autre signal clair à "son" peuple. ICI

 

 

25. Vous comprenez le système "miroir".

 

À partir des entretiens du Corriere, nous lisons les livres d'entretiens de Peter Seewald et découvrons qu'ils sont tous empreints d'un sous-texte opposé et cohérent. Chaque phrase est construite avec une habileté scientifique pour révéler - souvent avec une ironie savoureuse - la réalité de la résignation invalide à ceux qui veulent la comprendre. ICI et ICI

 

 

26. On découvre la référence historique très claire à Benoît VIII

 

Un détail fondamental apparaît lorsque dans les "Dernières Conversations" en 2016, Benoît XVI, derrière une référence historique voilée mais très précise, déclare avoir démissionné comme pape Benoît VIII, Théophilacte des comtes de Tusculum, qui en 1012 avait été contraint de renoncer au ministerium à cause de l'antipape Grégoire VI : un signal sans équivoque. Peu à peu, d'autres détails émergent de ses livres-interviews et sur Libero, nous mettons également en lumière les sources d'inspiration de Ratzinger pour sa stratégie "miroir". ICI

 

 

27. La dynamique attendue

 

Benoît sait que son jeu est extrêmement subtil, mais il a laissé des sonnettes d'alarme très évidentes. Il savait que les pièces du puzzle s'assembleraient lentement et que la fausse église s'effilocherait en se ruinant, se noyant dans des scandales, des contradictions doctrinales et de féroces conflits internes. Ratzinger savait d'avance que l'antipape moderniste, avec ses extravagances éco-maçonniques-mondialistes, remplirait de consternation le peuple catholique.  Il savait qu'il ne serait pas assisté par l'Esprit Saint, ni par la logique du Logos. ICI

 

 

28. Ce que Benoît attend

 

Benoît XVI attend, immobile, silencieux, dans la prière et la contemplation, communiquant avec le monde extérieur par ses mots très précis et chirurgicaux : il attend que les cardinaux et les évêques ouvrent les yeux.

 

Il ne parlait pas ouvertement : même s'il parvenait à dire la vérité publiquement, aujourd'hui, il serait bientôt réduit au silence sous l'excuse de divagation sénile. Non : c'est le peuple catholique qui, dans cette Apocalypse, comprise comme Révélation, doit se convertir, doit COMPRENDRE et AGIR. C'est le clergé qui doit secouer l'inertie, redécouvrir le courage, la force d'âme, l'héroïsme de la foi. ICI

 

 

29. La solution à tout : un SYNODE clarificateur

 

La solution, en définitive, est simple : il suffit que les évêques convoquent un synode, comme ceux déjà convoqués dans l'histoire (Sutri, Melfi V) pour établir avec certitude entre deux ou plusieurs papes lequel était le vrai.

 

Ratzinger sait qu'au cours d'une telle réunion, la réalité apparaîtra facilement : l'antipape et toutes ses actions, nominations, changements doctrinaux et liturgiques se volatiliseront. Ce sera comme s'ils n'avaient jamais existé. La mort ne l'inquiète pas : sa démission restera à jamais invalide, créant une césure historique dans la succession papale.

De son côté, Bergoglio a déjà marqué l'avenir de la nouvelle Église en nommant une avalanche de "ses" 80 cardinaux qui, pour la plupart, blinderont le prochain conclave. Après l'anti-pape François, il n'y aura certainement pas d'autre pape, comme s'illusionnent certains traditionalistes. Au contraire, un conclave invalide, composé de cardinaux invalides, élirait un autre antipape moderniste - ou faux-orthodoxe - et l'Église catholique, telle que nous la connaissons, serait finie pour toujours.

 

Le synode, en revanche, sera le grand Contre-reset catholique, le bouton rouge qui permettra à l'Église - selon les intentions de Ratzinger - d'être nettoyée de la corruption et de l'hérésie une fois pour toutes, réconciliant l'Europe et l'Occident avec ses racines chrétiennes. C'est le passage entre deux époques, et comme il le dira lui-même à Seewald : "Je n'appartiens plus à l'ancien monde, mais le nouveau, en réalité, n'a pas encore commencé". ICI

 

 

30. Les "petits" seront les protagonistes.

 

Benoît XVI, l'unique Vicaire du Christ (Bergoglio a renoncé à ce titre) sait que le salut, bien plus tôt que celui des prélats et des grands médias, viendra des petits, des purs de cœur, d'esprit et de corps : petits frères et prêtres courageux qui se font excommunier pour lui rester fidèles, petits journalistes, petits youtubers et blogueurs, petits traducteurs, graphistes et typographes, simples lecteurs qui partagent des articles sur les réseaux sociaux, chacun dans son infinie petitesse apporte sa contribution : toutes les personnes sans moyens et sans soutien, qui se sacrifient et se perdent en personne pour répandre la vérité comme un feu. Une dernière "Croisade des pauvres" pour sauver l'Église elle-même, cette fois-ci, et non plus le Saint-Sépulcre.

 

Non. Benoît XVI n'a pas fui devant les loups. Pas même devant ceux qui sont déguisés en agneaux.

Andrea Conci, L'exemple du coucou : pourquoi "un pape mort n'en fait pas un autre". Un pape élu de manière invalide ne bénéficie pas de l'assistance du Saint-Esprit.

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei

Je propose à mes lecteurs ma traduction française de l'article d'Andrea Conci publié en italien sur son blog de Libero Quotidiano ce 13 mai 2021. 

 

 


Alors que le schisme de fait avec l'Église allemande est en train de se consommer - à cause des bénédictions de couples homosexuels par une centaine de prêtres jusqu'à présent non sanctionnés - il y aurait une question de fond à se poser : si un pape n'abdique pas, celui qui prend sa place n'est pas assisté par le Saint-Esprit.

 

Il y a quelques jours, il est apparu que le pape Benoît a écrit dans le livre "Dernières Conversations" de Peter Seewald, en référence à sa propre démission : "Aucun pape n'a démissionné depuis mille ans et même au premier millénaire, c'était une exception". Puisque 6 papes ont démissionné au cours du premier millénaire et 4 au cours du second, il est évident que le mot "démission", pour Ratzinger, ne peut être compris comme une "abdication". En fait, il a lui-même déclaré qu'il ne renonce qu'au ministerium, aux fonctions pratiques, (quelque chose de connu, qui passe pour une coquille) mais conserve le munus, le titre de pape. La comparaison historique revient : au premier millénaire, seul le pape Benoît VIII a renoncé au ministerium et non au munus, à cause d'un antipape.

 

Nous avons écrit à ce sujet ICI

 

Jusqu'à présent, personne n'a été en mesure de fournir des explications alternatives. Quoi qu'il en soit, une déclaration clé comme celle-ci, pour l'instant, a disparu, tout comme tant d'autres discrétions sans précédent sur lesquelles nous avons enquêté ICI (NDTR : traduction française ici)

 

 "Mais, au bout du compte, qu'est-ce que ça change ?" se demandent beaucoup de gens, amenés à croire que la question de la validité de la renonciation est une question de "cheveux blancs", une disquisition académique-juridique stérile pour les fans incurables du pape Ratzinger qui ne veulent pas accepter les "réformes" de François.

 

Malheureusement, il est nécessaire de rappeler un concept désagréable : au-delà du fait que François peut être plus ou moins aimé, selon les propensions de chacun, si Benoît XVI n'a pas abdiqué, le pape est toujours Ratzinger (bien que dépourvu de fonctions pratiques) et le conclave de 2013 est invalide. Ainsi, François est un antipape et - théologiquement -NE PEUT ËTRES ASSISTÉ PAR LE SAINT-ESPRIT. Ergo, 1,285 milliards de catholiques partent tranquillement "vagabonder", en suivant un cardinal qui n'est pas le pape.

 

Cette situation ne devrait-elle pas être quelque peu troublante pour ceux qui sont les "bergers des âmes" ? Pourtant, y a-t-il un ecclésiastique qui ait montré des signes de curiosité, surtout face aux dernières acquisitions ? Un débat s'est-il instauré ?

 

Non. Silence. Des "buissons qui roulent dans le désert". Comme si rien ne s'était passé. Et pourtant, ces questions ont été reprises par les plus grands vaticanistes italiens, comme Aldo Maria Valli et Marco Tosatti, très suivis dans la sphère religieuse.

 

Ignorer la question n'est pas fructueux, non seulement parce que le silence est aussi une forme de communication, mais aussi parce qu'il y a le risque de ne pas identifier le destin exterminateur vers lequel est projeté le clergé qui veut rester juste un peu catholique.

 

Nous allons essayer d'illustrer cela par une comparaison tirée du monde naturel.

 

Tout le monde connaît le coucou, cet oiseau grisâtre qui a l'habitude de pondre un œuf dans le nid d'autres oiseaux, par exemple les moineaux. Lorsque l'œuf du coucou éclot, le poussin jette les autres œufs hors du nid, prétendant être le bébé habituel des moineaux en se faisant nourrir par les parents adoptifs qui ne se doutent de rien. Mais c'est un oiseau d'une autre espèce : de ce nid sortira non pas un moineau, mais un coucou, qui donnera naissance à d'autres coucous.

 

Donc, (l'argument est valable pour les croyants) si le pape Benoît n'a pas abdiqué, la succession papale a été interrompue pour toujours (telle que nous la connaissons). C'est-à-dire qu'un conclave invalide, celui de 2013, a mis un "coucou" sur le trône, un étranger à "l'espèce pétrinienne" élu SANS l'assistance du Saint-Esprit.  

 

Il n'y aura jamais un autre pape catholique au Vatican. Environ 80 cardinaux invalides, nommés par un pape invalide, ne seront pas en mesure d'élire un vrai pape ; toute la ligne de succession de Bergoglio sera constituée d'antipapes qui NE SERONT PAS INFAILLIBLES ex cathedra, NI ordinairement ASSISTÉS PAR LE SAINT-ESPRIT.

 

Un antipape n'a pas, en effet, cette "garantie de qualité" spéciale qui vient du Ciel, (c'est du moins ce que dit la doctrine catholique).

 

En outre, la voie empruntée par Bergoglio n'est pas exactement celle du traditionalisme le plus strict, et le dernier épisode, en Allemagne, de bénédictions à ce que la doctrine rapporte comme l'un des "quatre péchés qui crient vengeance au Ciel" montre à quel point les instances et les questions seront de plus en plus étouffantes pour le clergé catholique orthodoxe qui sera confronté à des choix inéluctables.

 

La dynamique réformiste-moderniste est, comme on le voit, spiraloïde, implosive : si l'Esprit Saint ne "veille" pas, il arrivera un moment où les innovations - ou omissions - doctrinales de la nouvelle Église obligeront prêtres, évêques et cardinaux à faire un choix définitif de terrain.

 

Bientôt, de nombreux clercs seront acculés : pour eux, au-delà d'un certain seuil de compromis, il ne sera plus possible de descendre et ils ne pourront plus rester en communion avec François. Et alors - paradoxalement - ce seront eux qui seront expulsés de l'Église, excommuniés, jetés dans le vide comme les œufs des moineaux poussés par le coucou.

 

Un "petit reste catholique" devra donc se réorganiser "dans les catacombes", comme l'a prédit le pape Ratzinger, abandonnant le Vatican, les basiliques, les églises, les palais, les couvents, les musées et les trésors.  

 

C'est pourquoi il n'est pas commode de faire l'autruche et d'ignorer le problème.

 

Le seul moyen de se sauver ? Celle d'identifier à temps le coucou comme étranger à la "couvée pétrinienne", c'est-à-dire de reconnaître que l'excommunicateur potentiel n'a pas le droit d'excommunier parce qu'il n'est pas le vrai pape.

 

ET LE NŒUD FONDAMENTAL EST DE VÉRIFIER SI LE PAPE BENOÎT A ABDIQUÉ OU NON. La clé de tout se trouve dans cet acte juridique.

 

Il est donc inutile de faire l'imbécile, de contourner les problèmes : si le clergé véritablement catholique ne veut pas être définitivement expulsé du "Nid de Saint Pierre", il doit demander au Pape Benoît une clarification publique MAINTENANT - avec une conférence de presse au-dessus de tout soupçon - avant qu'il ne soit trop tard.

 

Sinon, nous ferions mieux de commencer à repeindre les catacombes.

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