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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

benoit xvi

CIONCI RÉPOND À LA QUESTION DE VALLI : POURQUOI BENOÎT XVI AURAIT-IL DÉMISSIONNÉ INVALIDEMENT?

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei, #actualités


* 07.05.2021


Après l'article d'il y a quelques jours (traduit en quatre langues) sur un message sans équivoque de Benoît XVI identifié dans "Dernières conversations" (Seewald-Ratzinger 2016), de plus en plus de personnes sont convaincues que Ratzinger non seulement n'a jamais abdiqué, mais qu'en 2013 il a délibérément organisé une démission invalide, comme le soutient également la juriste Estefania Acosta dans son livre "Benoît XVI : pape émérite ?

 

 

(NDTR: On parlait de démission invalide depuis 2013, mais seulement l’année dernière, sur Libero, a été publiée la thèse du Frère Alexis Bugnolo qui montrait pour la première fois que les erreurs latines insérées dans la Déclaration de "démission » avaient été insérées par le pape, non pas par hasard, mais pour attirer l’attention sur une abdication qui n’a jamais eu lieu : ANDREA CIONCI: LE CAS ETRANGE DE LA RENONCIATION DE BXVI. UNE NOUVELLE EXPLICATION. Dès lors, il y a eu une émergence continue d’indices de plus en plus évidents et palpitants sur le fait que toute l’opération aurait pu être organisée à dessein par Ratzinger, une hypothèse qui a culminé dans le livre de la juriste Estefania Acosta, Benoît XVI : pape émérite?.)

 

L'ensemble de l'opération "Plan B" a été "reconstruit" (NDTR: traduction française ici) , en ordonnant des faits et des documents et, même ceux qui n'étaient pas convaincus, n'ont cependant pas été en mesure de le contester en apportant des arguments qui pourraient fournir une explication alternative aux faits rapportés. Et ceci, pour l'instant, constitue un problème auquel s'ajoute le fait que ni les démentis, ni - chose étrange à dire - les attaques personnelles qui sont une réaction typique dans ces cas, ne sont venus.  Mais nous sommes confiants.

Pour les observateurs intellectuellement honnêtes, une dernière hésitation demeure avant tout :

 

"Oui, d'accord, mais pourquoi Ratzinger aurait-il préparé tout cela ?".

 

Nous en avons parlé sur le blog Duc in Altum d'Aldo Maria Valli qui nous a gentiment accueillis. Honneur au collègue faisant autorité qui aborde au moins la question en permettant - espérons-le - un débat équitable dans lequel des arguments solides et opposés sont apportés.

 

En attendant, nous pourrions nous arrêter aux faits - qui sont suffisants et avancent - mais, cependant, nous pouvons déjà hasarder quelques hypothèses sur les raisons pour lesquelles Benoît XVI aurait donné au peuple catholique huit ans de vacances (au sens large du terme) avec une démission spécifiquement invalide.

 

Depuis au moins 2500 ans, un moment de grande crise est annoncé pour l'Église, avec une prise de pouvoir par des forces dites anti-christiques. Nous avons l'avènement d'un "berger idolâtre" (le prophète Zacharie dans l'Ancien Testament), d'un "faux prophète" (Apocalypse de saint Jean), d'une "fausse église extravagante" (la bienheureuse Katharina Emmerich), d'un "siège de l'Antéchrist à Rome" (Notre-Dame de la Salette), d'un "évêque vêtu de blanc" (Fatima), d'un "pape de l'église de propagande" (Fr. Julio Meinvielle), de "la fumée de Satan est entrée dans l'Eglise" (Paul VI), d'une "épreuve finale avec l'apostasie de l'intérieur" (Art. 675 du Catéchisme de 1992), d'une "Anti-Eglise et d'un anti-évangile" (St. Jean Paul II) de "Satan au sommet de l'Eglise" (Don Stefano Gobbi) ...

 

En bref, la possibilité d'un coup d'État anti-christique n'est certainement pas nouvelle et est connue dans l'Église depuis un certain temps. Nous signalons également le récent roman d'un prêtre, Don Sabino Decorato, qui s'intitule "GOLPE IN VATICAN". Ils ont écrit à ce sujet sur Stilum Curiae.

 

Donc nous voulons croire que le card. Ratzinger et Saint Jean-Paul II étaient restés inertes sans préparer un plan "B", une urgence ?

 

Déjà en 1983, ils ont élaboré (peut-être par anticipation ?) la diversification "hypnotique" entre munus et ministerium de la fonction papale : si efficace qu'aujourd'hui encore, même les experts, parfois, s'y perdent. Sur Libero, nous avons émis l'hypothèse qu'il pourrait s'agir d'un "mécanisme de miroir entre le vrai et le faux" inspiré par la vision dans le miroir de "l'évêque vêtu de blanc" des enfants bergers de Fatima.

 

Par conséquent, si l'on considère que les attaques (documentées) de la mafia de Saint-Gall provenaient de l'intérieur de l'Église, et si l'on suppose qu'elles étaient l'expression de ce qui a été prophétisé depuis 2000 ans, d'un point de vue stratégique, le meilleur système de réaction pour le pape Ratzinger ne pouvait certainement PAS être celui d'une CONTRAPOSITION FRONTALE ET ASYMÉTRIQUE. Peut-on imaginer - comme l'auraient voulu certains sédévacantistes - Benoît XVI en 2005, avec le monde entier qui le dépeint comme un pape sinistre, obscurantiste et rétrograde, décidé à faire pleuvoir les excommunications sur les modernistes, à suspendre par ci, à mettre dehors par là ? Absurde.

 

Cela aurait été un suicide politique : il n'aurait fait que renforcer la propagande de ses ennemis, à l'intérieur et à l'extérieur de l'Église, se condamnant lui-même, mais aussi préparant, peut-être, en réaction, une succession légale avec un pape moderniste.

 

Lorsque Mgr Viganò identifie le Concile comme la racine de la dérive actuelle, il n'a pas tort et, certainement, en 2013, la métastase du modernisme néo-arien-luthérien, (avec une homosexualité du clergé désormais endémique) avait désormais atteint un état qui exigeait une décision drastique. Vatileaks avait même mis en évidence une guerre féroce entre les factions et avait même allégué des plans pour éliminer physiquement le Pape.

 

Lorsque le moment est arrivé, Benoît XVI a probablement tiré le "levier d'urgence" sans hésitation, volontairement, en toute bonne conscience.  La manière la plus intelligente, la plus efficace et la moins sanglante de réagir était celle d'une retraite (un mot qu'il utilise souvent), pas avant d'avoir "miné" le terrain d'invasion ennemi. Dans les études stratégiques, cela s'appellerait un "plan de déception" avec "retraite élastique" et "fausse cible". 

 

Il faut sortir d'une vision irénique et doucereuse d'une Église tout en roses et en fleurs : il y avait et il y a toujours un GUERRE féroce et totale. Et Benoît, malgré son apparence douce et fragile, s'est révélé être un super-combattant.

 

Ratzinger a nourri les loups qui l'assiégeaient du "L'APPÂT" du ministerium en leur faisant croire que cela équivalait à une abdication et, se retirant dans un rôle de prétendu pape émérite, il a préservé le munus, donnant aux forces ennemies au sein de l'Église un temps d'expérimentation, pour se révéler, afin que le peuple catholique puisse comprendre de près le vide et le contenu théologiquement destructeur du modernisme maçonnique asservi au globalisme. 

 

Les fidèles ont dû voir l'idole païenne trônant à Saint-Pierre, la "Madone métisse, secours des migrants", les bouleversements doctrinaux, les modifications politiquement correctes du missel, la rosée ésotérico-maçonnique dans la prière eucharistique, et mille autres inversions inouïes de la saine doctrine. 

 

L'Église, esclave du "monde", amie des avorteurs et des homosexualistes, devait être révélée, les catholiques devaient toucher le fond, comme le fils prodigue, ils devaient finir par "être des porcs" avant de prendre conscience et de revenir dans la maison ... du Pape.

 

En 2013 - si l'on s'en souvient - personne, parmi les intellectuels, les théologiens, les vaticanistes et les simples fidèles n'était aussi exaspéré, ni animé d'un "zèle héroïque". Personne n'aurait risqué sa carrière, des prêtres se seraient fait excommunier, comme don Minutella et don Bernasconi, pour n'en citer que quelques-uns, et des groupes de résistance se seraient coagulés comme dans une "nouvelle croisade des pauvres". Personne n'aurait compris la réalité et accepté les vérités de la foi catholique s'il n'avait pas été exaspéré, scandalisé, outragé, épuisé par le nouveau cours des choses.

 

Ratzinger savait comment les choses allaient se passer, et il avait tout sécurisé : sa démission n'était absolument pas valable et on le découvrirait au fur et à mesure que les différents Enzo Bianchi imploseraient d'eux-mêmes, que la " fausse Église " se noyait dans de féroces conflits internes, dans des scandales financiers et sexuels, dans des gaffes grotesques et des contradictions patentes.

 

Et la démission de Benoît serait à jamais invalide, même après sa mort. Un plan définitif pour séparer le bon grain de l'ivraie.

 

Risqué ? Pour l'instant - à l'heure où nous écrivons ces lignes - le plan a fonctionné, du moins dans sa première partie. Son jeu a été découvert, huit ans trop tard, mais la vérité - jusqu'ici incontestée et peut-être indiscutable - de certains faits fait le tour du monde. Et Benoît XVI est toujours vivant et lucide, mais précisément le problème subsistera même à son départ.  

 

Il est entendu que l'Eglise est sur le point d'être définitivement purifiée, au prix d'un SCHISME, cette fois-ci utile et nécessaire, aussi douloureux soit-il. Nous en avons parlé en février et, après avoir été assaillis de critiques, aujourd'hui personne ne parle d'autre chose. La différence, c'est qu'avant le schisme, on pouvait se mettre d'accord, aujourd'hui, avec la question de la bénédiction des couples homosexuels, on en est venu aux mains : mors tua, vita mea. Le dernier affrontement porterait précisément sur la sexualité et la famille, comme l'ont prédit divers mystiques.

 

 

Maintenant, il ne reste plus qu'à attendre pour voir si ce sont les traditionalistes ou les modernistes qui quitteront l'Église (en tant que siège). 

 

Et le pivot de tout cela est, une fois de plus, l'invalidité de la démission de Benoît XVI.

 

Si Ratzinger ne démissionne pas, Bergoglio, ses cardinaux, ses théologiens, ses nominations, ses innovations doctrinales disparaîtront dans un souffle, comme la poussière dans le vent, "brûlés eschatologiquement" par le droit canonique. Ils formeront, tout au plus, une nouvelle "Église maçonnique", luthérienne et mondialiste, et rejoindront les protestants européens. Ils deviendront sans objet d'ici quelques années, comme toutes les églises protestantes.

 

Sinon, si personne n'aura la force de vérifier la démission, ce sera à l'Église romaine d'abandonner le siège, de quitter les cathédrales, les basiliques, les églises, les abbayes, les couvents et les palais, de reprendre au moins la foi, comme saint Athanase, de retourner dans les catacombes, comme l'a également prédit Ratzinger.

 

En tout cas, ce sera un schisme purificateur, à espérer, dira-t-on. En effet, nous sommes non seulement en présence de deux RELIGIONS DIFFÉRENTES, mais aussi complètement ANTI-THÉTIQUES qui ne peuvent plus coexister.

 

Maintenant, à ce stade, les évêques et les cardinaux ne devraient pas nécessairement faire un choix décisif de terrain, comme beaucoup l'invoquent. Ce n'est pas encore nécessaire. Il leur suffirait de demander une clarification, de manière neutre, une OPÉRATION DE VÉRITÉ sur la "démission" de Benoît XVI.

 

Si Bergoglio n'est pas le pape, il ne pourrait certainement pas excommunier un cardinal qui a demandé la vérification de l'abdication - ou de la renonciation - de Ratzinger, à moins qu'il ne sorte du bois.

 

Dans ce cas, se demander pourquoi Benoît XVI ne parle pas directement et spontanément n'a aucun sens : il ne serait pas libre, mais plutôt un "otage" de l'antagoniste.

 

Ce qu'il faut donc, pour dissiper toute ombre, c'est une CONFÉRENCE DE PRESSE PUBLIQUE de Benoît XVI avec des garanties médicales et de sécurité. Ou une confrontation publique entre canonistes, ou un synode avec des cardinaux nommés avant 2013. Une opération de transparence absolue et rigoureuse devrait être d'abord dans l'intérêt de Bergoglio, s'il est le vrai pape, et aussi de son successeur, étant donné que l'ombre de la renonciation de Benoît XVI assombrirait même un futur pontife.

 

Bien sûr, cette fois-ci, on ne peut pas s'en sortir avec les titres de Vatican News  avec des petites lettres rapportées par tel ou tel et jamais montrées dans l'original, ou en appelant l'habituel journaliste d'un quotidien pro-Bergoglio qui interprète à sa façon des paroles d'une ambivalence raffinée.

 

La vérité de l'opération devra être claire, nette, au-dessus de tout soupçon et définitive. Et ensuite, quand on aura compris quelle faction devra "faire ses valises", chacun ira droit devant soi, et tout le monde sera heureux.

 

L'histoire révélera de manière "darwinienne" laquelle des deux églises était la vraie.

 

*Dans la photo d'en-tête : Etude du portrait d'Innocent X par Francis Bacon - Portrait de Benoît XVI par Natalia Tsarkova


 

"Aucun pape n'a démissionné depuis 1000 ans...". Benoît XVI explique qu'il n'a jamais abdiqué

dominicanus #Benoit XVI, #actualités, #Il est vivant !, #Porta fidei
"Aucun pape n'a démissionné depuis 1000 ans...". Benoît XVI explique qu'il n'a jamais abdiqué

Si un pape n'abdique pas, il ne peut y avoir de nouveau conclave. Bergoglio serait invalide.

Nous n'aurions pas deux papes, mais un "demi-pape" : un pape sans exercice concret du pouvoir.

 

par Andrea Cionci, Libero Quotidiano, 4 mai 2021

Traduction autorisée du père Walter Covens

 

"Il n'y a qu'un seul pape", répète Benoît XVI depuis huit ans, sans jamais expliquer duquel il s'agit.

 

 

"Il n'y a qu'un seul pape", répète Benoît XVI depuis huit ans, sans jamais expliquer duquel il s'agit. Au sujet de sa démission qui fait débat, beaucoup demandent, avec impatience : "S'il est toujours le pape, pourquoi ne le dit-il pas ouvertement ?"

 

Peut-être ne le peut-il pas, mais nous avons repéré un texte où Ratzinger explique que, si avec la Declaratio de 2013 il a démissionné, renonçant à son "ministerium", ses fonctions pratiques, à l'inverse il n'a pas du tout abdiqué son "munus", le titre divin de pape. (Les mots sont importants : démissionner, c'est abandonner ses fonctions, abdiquer, c'est renoncer au titre de souverain).

 

Des "légalismes cléricaux" ennuyeux, comme le dit Bergoglio ? Non. Il s'agit d'un énorme problème - qui est soigneusement évité dans le débat public - car si un pape vivant n'abdique pas son munus en se dépouillant complètement, un autre conclave ne peut être convoqué. Toujours d'un point de vue théologique, le Saint-Esprit ne dirige pas l'élection du pape lors d'un conclave illégitime, ni ne l'assiste. Le "pape François" n'aurait donc jamais existé, il ne serait qu'un "évêque vêtu de blanc", comme dans le troisième secret de Fatima, et personne d'autre dans sa ligne de succession ne serait un vrai pape. Il vaut donc la peine de s'y intéresser.

 

Mais venons-en au document : à la page 26 de "Dernières conversations" (Fayard 2016), un livre-interview de Peter Seewald, le journaliste demande à Benoît XVI : " Avec vous, pour la première fois dans l'histoire de l'Église, un pontife dans l'exercice plein et effectif de ses fonctions a démissionné de son "office". Y avait-il un conflit intérieur autour de cette décision ?".

 

Réponse du pape Ratzinger : "Ce n'est pas si simple, bien sûr. Aucun pape n'a démissionné depuis mille ans et même au premier millénaire, c'était une exception : une telle décision doit donc être longuement réfléchie. Pour moi, cependant, cela semblait si évident qu'il n'y avait pas de conflit intérieur douloureux".

 

UNE AFFIRMATION ABSURDE, si l'on prend le mot "démission" dans le sens qu'il a dans le langage courant : au cours des mille dernières années (1016-2016), pas moins de quatre papes ont renoncé au trône (dont le célèbre Célestin V, en 1294) et, au cours du premier millénaire de la papauté (33-1033), il y en a eu six autres. Peut-être Ratzinger ne connaît-il pas bien l'histoire de l'Église ?

 

Sa phrase a, au contraire, un sens parfaitement cohérent si l'on comprend que "démissionner" du ministerium - comme l'a fait Ratzinger - ne signifie pas du tout "abdiquer" le munus. Cela peut même être le contraire. La distinction - vaguement (et peut-être intentionnellement) hypnotique ICI - entre munus et ministerium a été formalisée au niveau canonique en 1983, mais il est utile à Benoît XVI de faire passer un message très clair : lui, en effet, ne nous parle pas des papes qui ont abdiqué, mais de ceux qui ont démissionné comme lui, c'est-à-dire ceux qui ont perdu le ministerium, les fonctions, SANS ABDIQUER.

 

Tout concorde : l'"exception" du premier millénaire dont parle Ratzinger est celle de BENOÎT VIII, connu sous le nom de THÉOPHYLACTE DE TUSCULUM qui, évincé en 1012 par l'antipape Grégoire VI, en fuite, dut renoncer au ministerium pendant quelques mois, mais ne perdit pas du tout le munus de pape, au point d'être ensuite rétabli sur le trône par le saint empereur Henri II. Au cours du deuxième millénaire, cependant, aucun pape n'a jamais renoncé au seul ministerium, tandis que quatre pontifes ont, au contraire, abdiqué, renonçant au munus.

 

Consulté sur la question historique, le professeur Francesco Mores, professeur d'histoire de l'Église à l'université de Milan, confirme : "Il y a bien cette différence entre le premier et le deuxième millénaire. La jonction décisive est la réforme "grégorienne" (de 1073). Bien qu'en conflit avec les pouvoirs séculiers, les papes du deuxième millénaire ont toujours maintenu un minimum d'exercice pratique de leur pouvoir (c'est pourquoi ils n'ont pas renoncé au ministerium (note de l'éd.), à la différence de très rares cas dans le premier millénaire : Pontien, Silvère, mais surtout Benoît VIII".

 

Benoît XVI nous dit clairement qu'il a dû renoncer au ministerium comme son ancien prédécesseur homonyme et qu'aucun d'eux n'a jamais abdiqué le munus.

 

Si ce n'était pas le cas, comment Ratzinger pourrait-il affirmer qu'en démissionnant comme il l'a fait, aucun pape n'a démissionné au cours du deuxième millénaire et qu'au cours du premier millénaire, il s'agissait d'une exception ?

Aucune échappatoire.

 

 

Une autre confirmation vient de l'autre livre d'entretiens de Seewald, "Ein Leben", où, à la page 1204, Benoît XVI prend ses distances avec Célestin V, qui a légalement abdiqué au cours du deuxième millénaire (1294) : "La situation de Célestin V était extrêmement particulière et ne pouvait en aucun cas être invoquée comme (mon) précédent".

 

Toujours dans Ein Leben, le mot "abdication" apparaît huit fois - neuf dans l'édition allemande ("Abdankung") - et ne fait jamais référence à Ratzinger, mais uniquement aux papes qui ont abdiqué pour de bon, comme Célestin, ou qui ont voulu le faire sérieusement, comme Pie XII pour échapper aux nazis. Pour Ratzinger, en revanche, il n'est question que de démission ("Rücktritt").

 

Aujourd'hui, nous n'aurions donc pas "deux papes", mais un "demi" pape : seulement Benoît XVI, dépourvu de pouvoir pratique. C'est pourquoi il continue à porter du blanc (mais sans la mozzetta), à se signer P.P. (Pontifex Pontificum), à vivre au Vatican et à jouir inexplicablement d'autres prérogatives pontificales. Y a-t-il d'autres explications ?

 

La question ne peut pas passer à la trappe : 1,285 milliard de catholiques ont le droit de savoir qui est le pape. ICI Peut-être une conférence de presse du pape Benoît, par exemple, ou un synode avec une discussion publique entre les évêques et les cardinaux nommés avant 2013 : la clarification - de manière absolument transparente - ne peut plus être différée.

    

***

 

APPROFONDISSEMENT

 

(Le paragraphe suivant, tiré du blog Stilum Curiae du vaticaniste renommé Marco Tosatti ICI est réservé à ceux qui veulent reconstruire avec plus de détails, mais la lecture peut aussi se poursuivre directement en allant au dernier "aparté" sur les prophéties de la bienheureuse Katharina Emmerich).

 

Répondant à Seewald, à propos de la démission de sa charge, Ratzinger précise aussitôt, en effet : "Ce n'est pas si "simple"", c'est-à-dire que "la charge papale n'est pas "d'un seul tenant"" car en 1983, la distinction a été faite, en droit canonique, entre munus et ministerium, c'est-à-dire entre titre divin et exercice pratique. Certains canonistes bergogliens prétendent que Benoît XVI a démissionné parce que le ministerium et le munus sont inséparables. Bien sûr : ceux-ci ne sont inséparables qu'en tant que " droit initial " du pontife, en ce sens qu'un pape nouvellement élu a, en plus du titre, par nécessité, le droit d'exercer aussi le ministerium, le pouvoir pratique. Cependant, les deux entités ne sont pas équivalentes, ni inséparables, étant donné que si un pape renonce au munus il perd évidemment aussi le ministerium, et vice versa il peut très bien renoncer au ministerium tout en gardant le munus et en restant pape.

 

Un exemple ? Un nouveau père a certes le droit inaliénable d'éduquer son fils, mais s'il ne peut le faire pour diverses raisons, il peut déléguer cette tâche à d'autres. Mais il reste toujours le père.

 

Ratzinger lui-même dans "Dernières conversations" à la page 33 cite l'exemple : "Même un père cesse d'agir comme un père. Il ne cesse pas de l'être, mais il quitte les responsabilités concrètes. Il continue à être un père dans un sens plus profond, plus intime, avec une relation et une responsabilité particulières, mais sans les tâches d'un père".

 

Revenons à la référence historique et nous verrons que les comptes s'additionnent.

 

Ratzinger a ensuite résumé dans sa phrase comment aucun pape n'a abandonné le ministerium (restant ainsi pape à toutes fins utiles) en mille ans (entre 1016 et 2016) alors que, dans le premier millénaire (33-1033), c'était une exception. C'est vrai. Il renonce au ministerium seul comme ces quelques papes du premier millénaire, la différence étant qu'il le fait volontairement. La propre question de M. Seewald le précise : "Avec vous, pour la première fois dans l'histoire de l'Église, un pontife dans l'exercice plein et effectif de ses fonctions a démissionné de sa charge".

 

Et voici l'explication complète du professeur Francesco Mores, professeur d'histoire de l'Église à l'université de Milan : "Il y a effectivement cette différence entre le premier et le deuxième millénaire concernant le fonctionnement de l'institution papale. La jonction décisive est la réforme du XIe siècle, que nous appelons aussi "grégorienne" (par le pape Grégoire VII, évêque de l'Église de Rome de 1073 à 1085) : un renforcement dans un sens hiérarchique du rôle du pape. Avec l'institution d'une première forme de "clergé cardinal", à partir de 1059, les papes ont pu structurer et contrôler certains offices, grâce aussi à la création d'une hiérarchie officielle. Bien qu'en conflit avec les pouvoirs séculiers, les évêques de l'Église de Rome ont toujours maintenu un minimum d'exercice pratique de leur pouvoir, à l'exception de très rares cas au cours du premier millénaire : ceux des papes Pontien et Silvère - qui furent peut-être déposés à l'initiative du pouvoir impérial - et du pape Benoît VIII, qui fut soutenu par Henri II contre l'" antipape " Grégoire, soutenu par la famille romaine des Crescenzi. Élu peut-être en 1012, Benoît VIII ne se trouve pas par hasard au seuil de la transformation de l'institution papale qui s'est produite entre le premier et le deuxième millénaire".

 

En guise de confirmation supplémentaire, le médiéviste Roberto Rusconi écrit dans son livre " Il Gran rifiuto " (Morcelliana 2013) : " Dans les premiers siècles, les renonciations des papes étaient provoquées de manière forcée dans le contexte de la persécution impériale [...] Il s'agissait parfois de renonciations explicites, parfois de suppressions de facto ".

 

Le professeur Agostino Paravicini Baragliani, l'un des plus grands spécialistes de la papauté, ajoute : "[Pour les papes à partir de 1016] il ne me semble pas que le problème de la perte de leur fonction puisse être posé, certainement pas pour les papes qui ont été victorieux".

 

La déclaration de Benoît XVI n'est donc parfaitement correcte que si l'on comprend sa "démission" comme une renonciation au ministerium, sans abdication du munus, comme il l'a en fait écrit dans la Declaratio.

 

Et nous en arrivons à ces "exceptions" de papes qui ont "démissionné" comme Benoît XVI : le pape Pontien (?-235), qui fut déporté en Sardaigne et renonça pendant quelques mois au ministère avant d'abdiquer spontanément et légalement, abandonnant la fonction. Le pape Silvère, (480-537), déporté dans l'île de Patare, qui fut privé du ministerium du 11 mars au 11 novembre 537, jusqu'à ce qu'il abdique volontairement. Le cas le plus significatif concerne un autre Benoît VIII, né Théophylacte II des comtes de Tusculum

 

En 1012, il fut évincé par l'antipape Grégoire VI et contraint de fuir Rome, laissant le ministerium aux mains de son adversaire pendant quelques mois, jusqu'à ce que le saint empereur Henri II fasse justice en évinçant l'antipape Grégoire et en le réinstallant sur le trône de Pierre. Benoît VIII est donc resté TOUJOURS LE PAPE, et s'il a été contraint pendant quelques mois d'abandonner le ministère, il n'a jamais abdiqué.

 

 

En conclusion

Avec sa réponse à Seewald, Benoît XVI a mis noir sur blanc, avec une référence historique sans équivoque, bien que liée à une distinctio de 1983, qu'il a annoncé qu'il renonce au seul ministerium et que, n'ayant pas abdiqué, il est toujours le seul et unique pape. C'est pourquoi il ne cesse de dire qu'il n'y a qu'un seul pape sans expliquer lequel.

 

S'il avait démissionné dans le sens d'"abdiquer", Ratzinger n'aurait jamais pu affirmer que "dans les mille dernières années, aucun pape n'a démissionné", puisqu'il existe le cas bien connu du refus de Célestin V (1294). Et voici, en effet, comme preuve supplémentaire, ce que Ratzinger déclare dans le livre d'entretiens "Ein Leben" de Peter Seewald (2020).

 

Question de Seewald : "En 2009, vous vous êtes rendu sur la tombe du pape Célestin V, le seul pape avant vous à avoir démissionné ; aujourd'hui encore, on s'interroge sur la signification de cette visite. Qu'y avait-il derrière ?"

 

Réponse de Benoît XVI : "La visite à la tombe du pape Célestin V a été en fait un événement fortuit ; de toute façon, j'étais bien conscient du fait que la situation de Célestin V était extrêmement particulière et ne pouvait donc en aucun cas être invoquée comme un précédent".

 

Célestin abdique en effet en écrivant : "... j'abandonne librement et spontanément le pontificat et renonce expressément au trône, à la dignité, à la charge et à l'honneur qu'il comporte".

 

Au lieu de cela, Ratzinger a déclaré "renoncer au ministère(ium) d'évêque de Rome". Ainsi, il conserve la robe blanche et diverses autres prérogatives pontificales car il n'a jamais abdiqué.

 

 

Une dernière considération

En marge, une note à prendre sous bénéfice d'inventaire toujours nécessaire lorsqu'on parle de prophéties, mais aussi de saints et de mystiques reconnus par l'Église. Le langage imagé de ces messages ne se prête pas à des interprétations littérales, mais on ne peut manquer de noter comment dans les prophéties de la mystique Katharina Emmerich, béatifiée par Jean-Paul II, il y a des références qui peuvent être adaptées à l'histoire et à la figure du pape Benoît VIII de Tusculum, dont la "redécouverte", comme nous l'avons vu, pourrait avoir des conséquences perturbatrices.

 

Emmerich note : "J'ai eu une vision du saint empereur Henri II. Je l'ai vu la nuit, seul, à genoux au pied du maître-autel d'une grande et belle église... et j'ai vu la Sainte Vierge descendre seule. Elle étendit sur l'autel une nappe rouge recouverte de lin blanc, plaça un livre incrusté de pierres précieuses et alluma les cierges et la lampe perpétuelle".

 

La mystique fait également référence à une sorte de grand pontife qui viendra remettre les choses en ordre dans l'Église : "J'ai vu un nouveau pape qui sera très strict. Il s'aliénera les évêques froids et tièdes. Il n'est pas romain, mais il est italien. Il vient d'un endroit qui n'est pas loin de Rome, et je crois qu'il vient d'une famille pieuse de sang royal. Mais pendant un certain temps encore, il y aura beaucoup de conflits et d'agitation." (27 janvier 1822).

 

La figure d'un pape fort et sauveur se retrouve également dans le message de Notre Dame du Bon Succès, reconnu par l'Eglise, (apparition de 1594 à Quito). "Nombreux seront les facteurs qui coopéreront à la vengeance de Marie et à la restauration de l'Église et de la chrétienté, mais un seul, décisif, est énoncé par la Vierge : le rôle qu'aura un homme privilégié, un "grand prélat".

 

Or, c'est l'empereur Henri II qui a remis sur le trône le vrai pape Benoît VIII, Théophylacte des comtes de Tusculum, seigneurs féodaux de Tusculum, à quelques kilomètres de Rome.

 

Théophylacte était un descendant d'un autre pape, Jean XII de Tusculum, et était apparenté à Hugues de Provence, roi d'Italie de 926 à 947 : peut-être était-il donc de sang "royal" ?

 

Benoît VIII fut un pape très ferme : il s'engagea dans la mer Tyrrhénienne contre les Sarrasins, soutint les révoltes anti-byzantines en Italie du Sud, condamna la simonie et... réaffirma le célibat du clergé. Cela vous semble familier ?

 

On pourrait aussi fantasmer que Notre-Dame arrivant "dans la nuit de l'Église" pour répondre aux prières d'Henri II veuille montrer un cardinal abusivement vêtu de blanc, (le tissu rouge couvert par le lin blanc) et que le livre précieux soit le Code de droit canonique et la lampe, la lumière de la raison ou de la dévotion pour un pape défunt.

 

L'"arrivée" de ce "grand prélat salvateur" serait-elle donc dans la redécouverte de cette référence nodale à Benoît VIII ? D'autres prophéties font référence à une église qui, comme un aigle aux yeux bandés et ligotés, attend d'être libérée pour prendre son envol. Et dans les armoiries de Benoît VIII, on trouve justement un aigle (l'animal de Saint Jean) noir sur un champ d'or.

 

Après tout, vous semble-t-il réaliste que dans les prochaines années, un évêque de sang royal puisse émerger de Bracciano, Marino, Monteporzio ou d'une autre ville proche de Rome ?

 

Évidemment, ce ne sont que des suppositions, et il ne pourrait en être autrement s'agissant des prophéties. Certes, la redécouverte du cas exceptionnel du pape Benoît VIII évoqué par Ratzinger pourrait générer une série de phénomènes en chaîne. Si le grand prélat est Théophylacte, l'histoire nous le dira.

 

Traduction anglaise : https://www.fromrome.info/2021/05/04/pope-benedict-xvi-i-have-not-abdicated/

Traduction espagnole : https://katejon.com.br/.../2021/05/4_5805264602581175211.pdf

Traduction portugaise : https://katejon.com.br/wordpress/?p=1849

ANDREA CIONCI: LE CAS ETRANGE DE LA RENONCIATION DE BXVI. UNE NOUVELLE EXPLICATION

dominicanus #Benoit XVI, #actualités
ANDREA CIONCI: LE CAS ETRANGE DE LA RENONCIATION DE BXVI. UNE NOUVELLE EXPLICATION

Publié en italien par Marco Tosatti

Traduit de l'italien en anglais par Giuseppe Pellegrino

Traduction française autorisée : père Walter Covens

 


Chers amis et ennemis de Stilum Curiae, Giuseppe Pellegrino a traduit un article très intéressant d'Andrea Cionci, du quotidien italien Libero, sur la renonciation de Joseph Ratzinger. Andrea Cionci est historien de l'art et écrit sur l'histoire, l'archéologie et la religion. Il a fait des reportages au Liban et en Afghanistan. Vous trouverez d'abord le texte français, puis l'article original italien. Bonne lecture.

 

§§§

 


La "renonciation" a été intentionnellement mal rédigée par Ratzinger pour casser la banque

Un frère latiniste explique le vrai sens du texte latin qui a été falsifié par le Vatican

 Par Andrea Cionci

 

11 juin 2020 - Publié initialement dans Libero

 

Ces derniers jours, il y a eu une discussion sur Internet concernant la critique faite de la démission de Benoît XVI de la papauté par un latiniste franciscain italo-américain qui est expert en textes scolastiques et en argumentation canonique sur la démission papale. Frère Alexis Bugnolo, qui a traduit plus de 9000 pages de Saint Bonaventure à partir du latin original et qui maîtrise la langue de l'Église comme peu d'autres, a été interviewé sur YouTube par Decimo Toro.

 

Grâce à une lecture attentive du texte de la Declaratio de renonciation de Benoît XVI, suivant un fil rouge de logique, de droit canonique et de sens du latin original, le frère Bugnolo soutient que le texte a été écrit par Benoît, avec une habileté et une subtilité extrêmes, dans l'intention qu'il soit finalement découvert comme étant invalide. Ce faisant, Ratzinger a permis à la "Mafia de Saint-Gall", le lobby ecclésiastique maçonnique progressiste qui l'a forcé à abdiquer, à prendre le pouvoir à la hâte et à se montrer ainsi au grand jour. Benoît a démissionné de telle manière que tous les actes, nominations et changements de doctrine effectués par la "fausse église" puissent finalement être balayés d'un seul coup, précisément en raison de l'invalidité de sa renonciation à la papauté.

 

C'est pourquoi, selon le frère Bugnolo, le Vatican a délibérément falsifié les traductions de la Declaratio latine de Benoît, tentant de remédier à ses défauts intentionnels dans le texte original, mais démontrant en fait une nouvelle malveillance. Il y a quarante ans, Jean-Paul II et le cardinal Ratzinger de l'époque savaient déjà, grâce au Troisième secret de Fatima, que le lobby maçonnique gay du clergé tenterait de prendre le pouvoir, et c'est pourquoi ils ont modifié le Code de droit canonique à temps, en mettant en place un système d'urgence pour "casser la banque" en cas d'usurpation. C'est, en substance, la thèse de Bugnolo.

 

Afin de prévenir les accusations selon lesquelles sa reconstitution des événements est une théorie du complot, frère Alexis ne cite que les documents du site web du Vatican que nous avons joints ci-dessous. Ils peuvent tous être consultés sur le site du Vatican.

 

Il est évident que le texte de la Declaratio de Benoît XVI contient un certain nombre d'énormes erreurs grammaticales, qui ont déjà été relevées en 2013 par d'éminents classicistes tels que Luciano Canfora et Wilfried Stroh. L'absence du pluriel de majesté "nos" qui est toujours utilisé dans les documents officiels est déjà surprenante, mais le Frère Bugnolo, qui a traduit plus de 9000 pages de Saint Bonaventure, a identifié quarante autres imperfections linguistiques : des erreurs dans la déclinaison de verbes, l'utilisation de "decisionem" au lieu du correct "consilium", "vobis" au lieu de "vobiscum", l'utilisation erronée de "explorata" pour dire "investigué", etc. La liste complète peut être consultée ici.

 

Mais le plus grand problème est la construction du texte de Ratzinger qui rend la renonciation papale invalide. Depuis sa réforme par Jean-Paul II et Ratzinger en 1983, le Code de droit canonique exige la renonciation au "munus petrino" - l'office, la charge de la papauté qui vient de Dieu et de Saint Pierre. (Auparavant, le pape n'avait qu'à dire "renuntio" - "je démissionne" - et la modification de 1983 de cette exigence a probablement été ajoutée afin de renforcer d'éventuelles futures abdications papales).

 

Dans sa Declaratio, Ratzinger écrit que sa force, en raison de son âge avancé, "n'est plus adaptée à l'exercice adéquat du munus petrino". Cependant, il ne dit pas du tout qu'il y renonce, mais plutôt, "bien conscient de la gravité de cet acte, je déclare renoncer au ministère [c'est-à-dire à l'exercice] d'évêque de Rome - [declaro me MINISTERIO Episcopi Romae...renuntiare]. Ainsi, au début de la Declaratio, il cite le munus de manière générique, mais ensuite il déclare formellement renoncer uniquement au ministerium, ce qui, selon de nombreux experts, est complètement inutile pour la validité de l'acte. Ce serait comme si un roi qui abdiquait disait qu'il renonce à l'exercice de son pouvoir sans renoncer au trône qu'il a obtenu par droit divin.

 

Entre autres choses, Ratzinger n'écrit même pas "renuntio" mais plutôt "declaro renuntiare", ce qui n'implique pas que sa démission soit sincère, tout comme le fait de "déclarer l'amour" ne correspond pas nécessairement à "aimer". En supposant que Benoît ait été soumis à des pressions - face au choix, par exemple, de démissionner ou de mettre le Vatican en faillite (à ce sujet, il faut se référer à l'affaire bien connue de l'annulation du code SWIFT du Vatican et au blocage des comptes bancaires du Vatican qui a eu lieu dans les semaines précédant la démission en 2013) - il aurait pu choisir librement de "déclarer sa démission" - ce qui est bien différent de dire "je démissionne librement".

 

Une autre question soulevée par Bugnolo : Pourquoi Ratzinger a-t-il écrit que le siège serait vacant après 18 jours ? L'acte de démission devrait rendre le siège vacant soit au moment du décès, soit à celui de la démission du pape.

 

L'argument concernant le mot "munus" n'est pas nouveau, et il a été amplement traité par Vittorio Messori, Antonio Socci, et d'autres vaticanistes faisant autorité. Mais maintenant, frère Alexis, pour la première fois, a divulgué que dans toutes les traductions de la Declaratio (sur le site web du Vatican), le mot munus est aussi traduit par "ministère", réunissant ainsi en un seul sens deux prérogatives que le droit canonique distingue clairement. Frère Bugnolo explique : "Qui a autorisé ces traductions ? Le mot munus devrait être parfaitement traduisible dans toutes les langues. C'est la preuve que le Vatican a tenté d'annuler la distinction fondamentale que le pape Benoît, dans son récent livre-interview "Ein Leben", n'a fait que réaffirmer, déclarant qu'il conserve toujours "l'office spirituel" (spirituelle Zuordnung) après avoir renoncé à l'exercice concret (konkrete Vollmacht). Il est toujours le pontife régnant et il continue à porter la soutane blanche, à donner la bénédiction apostolique et à signer de son nom P.P., Pontifex Pontificum, le titre qui appartient au pape régnant". (Il convient de rappeler que la seule explication donnée par Ratzinger pour avoir maintenu la soutane papale blanche était qu'"il n'y avait pas de soutanes noires dans sa garde-robe").

 

En 2016, Mgr Giuseppe Sciacca, évêque-secrétaire de la Signature Apostolique, a répondu aux arguments sur le munus dans un article extrêmement technique et totalement incompréhensible pour les non-experts. "Comme un habile juriste", dit le frère Bugnolo, "Sciacca dit, à juste titre, que le pouvoir ne peut pas être divisé entre deux papes, mais il prend la validité de la démission pour acquise et ensuite il évite la vraie question. Il dit ensuite que la renonciation au ministerium incluait automatiquement la renonciation au munus, mais en fait ce n'est pas vrai, car Benoît aurait facilement pu nommer un vicaire pour gérer le ministerium tout en conservant sa propre charge, le munus, ce qui est également essentiel pour les questions théologiques et dogmatiques, et pas seulement pour les questions canoniques, dans la mesure où il vient directement de Dieu".

 

Ensuite, il y a d'autres anomalies très étranges dans les traductions publiées par le Vatican : "Je déclare que je renonce au ministère d'Évêque de Rome, Successeur de Saint-Pierre, qui m'a été confié par les Cardinaux le 19 avril 2005, DE SORTE QU'à partir du 28 février 2013, à 20 heures, le Siège de Rome, le Siège de Saint-Pierre, soit vacant". Comme le précise Frère Bugnolo, "De sorte que" est écrit par Ratzinger en latin comme "ut", qu'il faut cependant traduire par "POUR QUE". En revanche, "DE SORTE QUE" serait correctement rendu en latin par "quomodo".

 

Ce sont deux choses très différentes : "de sorte que" présuppose l'automatisme juridique absolu d'une relation acte-conséquence. En revanche, "pour que" peut également révéler une intention cachée ou un effet désiré qui est généré intentionnellement. C'est la différence entre une "manière" externe et naturelle par rapport à une "fin" subjective.

 

Par exemple, il n'est pas correct de dire : "Je mets l'appât dans le piège de sorte que la souris puisse être capturée", car il n'est pas acquis que la souris tombera dans le piège. Il faut plutôt le dire : "J'ai mis l'appât dans le piège pour que la souris puisse être capturée."

 

Imaginons un instant que Benoît ait en fait été obligé d'abdiquer : il écrit donc qu'il "déclare démissionner" de son "ministère" "DE SORTE QUE" le siège soit vacant... donc peut-être aussi par l'action des usurpateurs. S'il avait effectivement écrit "POUR QUE", il aurait implicitement admis la validité de sa démission. Mais en fait, il ne l'a pas fait.

 

Voici une autre anomalie : pourquoi Benoît écrit-il que le nouveau conclave devra être convoqué "PAR CEUX DONT C'EST LA COMPÉTENCE" et non "par vous, cardinaux" ? Cela ressemble à une délégitimation, puisque ce sont évidemment les cardinaux auxquels il s'adresse qui devront former le conclave. C'est comme si le président du Sénat, parlant d'un futur président de la République, disait qu'il "devra être élu par ceux dont c'est la compétence" et non, comme c'est évident, "par vous, les membres du Parlement".

 

En outre, Ratzinger ne précise pas la DATE PRÉCISE du nouveau et véritable conclave pour l'élection du Souverain Pontife. Il dit seulement qu'il devra être convoqué APRÈS QUE LE SIÈGE SERA VACANT, ce qui est, en réalité, le moment qui suit sa mort. C'est pourquoi l'élection valide du nouveau Pontife serait, dans ce cas, de la compétence exclusive de QUELQUES CARDINAUX, ceux qui ont été désignés avant la venue de Bergoglio et qui sont disposés à reconnaître le "coup" qui s'est produit. En fait, les cardinaux nommés par Bergoglio ne seraient pas juridiquement valides, parce qu'ils sont choisis par un pape invalide, parce que la renonciation n'était pas valide. Dans le cas où de nombreuses années passeraient et où les cardinaux "légitimes" créés par Benoît ou Jean-Paul II ne seraient plus vivants ou actifs, le nouveau pontife devrait être choisi par l'Église romaine, comme dans l'Antiquité. Vu sous cet angle, c'est pourquoi un nouveau conclave devrait être convoqué "par ceux dont c'est la compétence" et non par les cardinaux auxquels il s'adresse. La logique est sans faille.

 

S'agit-il d'une fiction politique ? Ou est-ce une Declaratio qui, tout en semblant bâclée, se révèle être, si on la lit correctement, un document d'une cohérence "ratzingérienne" implacable ?

 

Frère Bugnolo en est certain : les erreurs dans le latin ont été intentionnellement voulues par Ratzinger pour attirer l'attention sur la non-validité du document et pour que, lorsqu'il serait lu attentivement, la vérité émerge en temps voulu. Le même avis est partagé par l'avocat viennois Arthur H. Lambauer, un expert reconnu en droit international, qui avait déjà relevé les anomalies en 2013 : "Je crois que Benoît a délibérément commis des erreurs pour rendre son successeur invalide, de telle sorte qu'il ne créerait rien d'irrévocable (mariage homosexuel, diaconat féminin, etc.) et que, si nécessaire, le successeur pourrait être balayé".

 

Il y a surtout un fait objectif et incontestable : pendant ces étranges 18 jours qui se sont écoulés entre la "démission" et le siège vacant (qui, en règle générale, devrait partir de la démission), personne n'a pu ou voulu corriger la Declaratio si "mal" rédigée par Benoît. Pourquoi ? Et pourtant, il est de la compétence spécifique des cardinaux de corriger le pape de manière bienveillante et filiale, s'il est dans l'erreur. "Cela démontre, soutient le frère Bugnolo, que les cardinaux étaient déloyaux et aveuglés dans leur hâte de prendre le pouvoir, alors que d'autres fonctionnaires du Secrétariat Apostolique, qui ne pouvaient certainement pas ne pas remarquer certaines erreurs, étaient "complices" de Benoît qui était bien conscient de la ruse, et ils se sont tus pour qu'un jour "la bombe explose". Dans les deux cas, une usurpation est révélée".

 

Examinons quelques objections : "Peut-être que Ratzinger ne connaît pas assez bien le latin ou qu'il était déjà trop vieux pour bien l'écrire". Il est difficile de croire que le théologien allemand, qui a été pendant quatorze ans à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui est l'auteur d'écrits remarquables en latin, ne saurait pas maîtriser ce texte. De plus, le pape est entouré d'excellents latinistes qui auraient pu l'assister. En février 2013, il a été suffisamment lucide pour pouvoir donner un discours spontané de 58 minutes. "En tout cas," répond le frère Alexis, "l'invalidité demeurerait, car la renonciation exige non seulement une lucidité mentale totale mais aussi une connaissance absolue du droit canonique".

 

Une autre objection possible est : "Peut-être que quelqu'un d'autre qui ne connaît pas bien le latin l'a écrit". Mais si le document provient d'un coercitif ou d'un contrefacteur, pourquoi le construiraient-ils de telle manière qu'il serait canoniquement invalide ?

 

Une dernière critique possible : "Benoît XVI ne tromperait jamais personne." En fait, le pape Benoît n'a trompé personne, il a seulement écrit une démission du ministère. Selon le frère Bugnolo, il y a d'autres personnes qui n'ont pas voulu regarder ce qui a été réellement écrit et comment Benoît s'est comporté depuis 2013. Ainsi, ils se sont trompés par avidité de pouvoir.

 

À la première lecture, tout cela vous laisse perplexe : cela semble absurde, mais terriblement cohérent. Dans ce cas, il est inutile de lancer l'accusation habituelle de tout rejeter comme une "théorie du complot" car il y a ici des faits qui méritent une explication EGALEMENT logique et cohérente.

 

Dans le monde laïque, un héritage peut être contesté légalement pour bien moins que cela, et pourtant la question de la validité de la renonciation d'un pape du trône de Pierre a été admise très rapidement, voire peut-être trop rapidement. Que se passe-t-il ensuite ? Les arguments du frère Bugnolo se fondent sur les preuves et fournissent également un motif qui les explique. Peut-être seront-ils simplement ignorés et tournés en dérision, ou bien leur auteur commencera-t-il probablement à subir une série d'attaques ad personam. Nous verrons ce qui se passera.

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Version latine originale de Benoît XVI

 

Fratres carissimi

 

Non solum propter tres canonizationes ad hoc Consistorium vos convocavi, sed etiam ut vobis decisionem magni momenti pro Ecclesiae vita communicem. Conscientia mea iterum atque iterum coram Deo explorata ad cognitionem certam perveni vires meas ingravescente aetate non iam aptas esse ad MUNUS Petrinum aeque administrandum.

 

Bene conscius sum hoc munus secundum suam essentiam spiritualem non solum agendo et loquendo exsequi debere, sed non minus patiendo et orando. Attamen in mundo nostri temporis rapidis mutationibus subiecto et quaestionibus magni ponderis pro vita fidei perturbato ad navem Sancti Petri gubernandam et ad annuntiandum Evangelium etiam vigor quidam corporis et animae necessarius est, qui ultimis mensibus in me modo tali minuitur, ut incapacitatem meam ad ministerium mihi commissum bene administrandum agnoscere debeam. Quapropter bene conscius ponderis huius actus plena libertate declaro me MINISTERIO Episcopi Romae, Successoris Sancti Petri, mihi per manus Cardinalium die 19 aprilis MMV commisso renuntiare ita ut a die 28 februarii MMXIII, hora 20, sedes Romae, sedes Sancti Petri vacet et Conclave ad eligendum novum Summum Pontificem ab his quibus competit convocandum esse.

 

Fratres carissimi, ex toto corde gratias ago vobis pro omni amore et labore, quo mecum pondus ministerii mei portastis et veniam peto pro omnibus defectibus meis. Nunc autem Sanctam Dei Ecclesiam curae Summi eius Pastoris, Domini nostri Iesu Christi confidimus sanctamque eius Matrem Mariam imploramus, ut patribus Cardinalibus in eligendo novo Summo Pontifice materna sua bonitate assistat. Quod ad me attinet etiam in futuro vita orationi dedicata Sanctae Ecclesiae Dei toto ex corde servire velim.

 

Traduction française du site du Vatican

 

Frères très chers,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Église. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le MINISTÈRE pétrinien.

Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle,  doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière. Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l’Évangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le MINISTÈRE qui m’a été confié. C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Évêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du  28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire.

Frères très chers, du fond du cœur je vous remercie pour tout l’amour et le travail avec lequel vous avez porté avec moi le poids de mon ministère et je demande pardon pour tous mes défauts. Maintenant, confions la Sainte Église de Dieu au soin de son Souverain Pasteur, Notre Seigneur Jésus-Christ, et implorons sa sainte Mère, Marie, afin qu’elle assiste de sa bonté maternelle les Pères Cardinaux dans l’élection du Souverain Pontife. Quant à moi, puissé-je servir de tout cœur, aussi dans l’avenir, la Sainte Église de Dieu par une vie consacrée à la prière.

BENEDICTUS PP XVI

LE TEXTE ORIGINAL ITALIEN DE L'ARTICLE

Da qualche giorno, circolano in rete le denunce di un francescano italoamericano, latinista, esperto in Scolastica e in argomentazioni canoniche sulla rinuncia papale, che, intervistato dallo youtuber Decimo Toro, sta diffondendo i contenuti esplosivi del suo sito www.fromrome.info.  Frà Alexis Bugnolo, questo il suo nome, ha tradotto oltre 9000 pagine latine da San Bonaventura e padroneggia la lingua della Chiesa come pochi.

 

Il frate, leggendo attentamente la Declaratio di rinuncia di Benedetto XVI, seguendo un filo rosso fra logica, diritto canonico e lingua latina, ritiene che sia stata da lui scritta, con estrema abilità e sottigliezza, appositamente perché nel tempo venisse scoperta invalida. In questo modo, Ratzinger ha permesso alla “Mafia di San Gallo”, la lobby massonico-progressista ecclesiastica che lo aveva costretto ad abdicare, di prendere frettolosamente il potere e di svelarsi. Benedetto ha fatto così in modo che tutti gli atti, le nomine e i cambiamenti nella dottrina operati dalla “falsa chiesa” possano essere spazzati via in un sol colpo proprio per l’invalidità della sua rinuncia al papato. Per questo il Vaticano– secondo frà Bugnolo – ha deliberatamente falsificato, nelle traduzioni in lingua straniera, la Declaratio latina di Benedetto, tentando di porre rimedio alle sue falle intenzionali, ma dimostrando, così, ulteriore dolo.  Quarant’anni fa, Giovanni Paolo II e l’allora card. Ratzinger sapevano già, dal terzo Segreto di Fatima, che le lobby gay-massoniche del clero avrebbero tentato di prendere il potere, per questo avevano cambiato per tempo il Codice di diritto canonico predisponendo un sistema di emergenza per far saltare il banco in caso di usurpazione.

Questa la tesi. Per prevenire le accuse di complottismo alla sua ricostruzione, frate Alexis  cita solo i documenti dal sito del Vaticano che copiamo-incolliamo di seguito. Tutti possono controllare con un clic su www.vatican.va.

E’ del tutto assodato che nel testo della Declaratio di Benedetto sono contenuti alcuni grossolani errori grammaticali, notati già nel 2013 da eminenti classicisti come Luciano Canfora e Wilfried Stroh. Se già stupisce la mancanza del plurale maiestatico usato nei documenti ufficiali, frà Bugnolo, già traduttore di oltre 9000 pagine di San  Bonaventura, ha però notato una quarantina di altre imperfezioni linguistiche: verbi declinati male, “decisionem” al posto del corretto “consilium”, “vobis” al posto di “vobiscum”, l’uso erroneo di “explorata” per dire “indagata”,  etc. Per l’elenco completo: https://fromrome.info/2020/06/10/clamorous-errors-in-the-latin-of-the-renunciation-2/

Ma il grosso problema è la costruzione del testo di Ratzinger che renderebbe invalida la rinuncia al papato. A partire dal 1983, infatti, il Diritto canonico esige la rinuncia al “MUNUS  petrino”, ovvero all’ufficio, alla carica  del Pontefice che deriva da Dio e da San Pietro. (Prima, al papa bastava solamente dire “rinuncio” e tale modifica fu aggiunta probabilmente per blindare  eventuali future abdicazioni papali).

Ratzinger scrive nella Declaratio che le sue forze, a causa dell’età, “non sono più adatte per esercitare in modo adeguato il MUNUS petrino”. Tuttavia, non scrive affatto di rinunciarvi, ma piuttosto: “ben consapevole della gravità di questo atto, DICHIARO DI RINUNCIARE AL “MINISTERO” (cioè all’esercizio) di Vescovo di Roma”. All’inizio, quindi, cita il Munus in modo generico, ma formalmente poi dichiara di rinunciare solo al Ministerium, a detta di molti, del tutto inutile per la validità dell’atto. Come se un re, abdicando, dicesse di rinunciare a esercitare il potere pratico senza rinunciare al trono ottenuto per diritto divino.

Tra l’altro, Ratzinger non scrive nemmeno “rinuncio”, bensì “dichiaro di rinunciare”, il che non implica che la sua rinuncia sia sincera, così come “dichiarare di amare”, non corrisponde per forza ad “amare”. Ipotizzando che Benedetto sia stato sottoposto a pressioni, posto di fronte a una scelta, ad esempio fra le dimissioni e la bancarotta vaticana (per questo si rimandi alla nota vicenda del codice swift e del blocco dei conti bancari vaticani) egli potrebbe aver LIBERAMENTE SCELTO DI “DICHIARARE DI RINUNCIARE”. Una cosa molto diversa dal dire “liberamente rinuncio”.

Altro interrogativo sollevato da Bugnolo: perché Ratzinger scrive che la sede sarà vacante dopo 18 giorni? Eppure la rinuncia dovrebbe rendere la sede vacante fin dalla morte o dall’atto di rinuncia del papa.

La polemica sul Munus non è nuova e se ne sono occupati ampiamente Vittorio Messori, Antonio Socci e autorevoli vaticanisti, ma Frà Alexis, per primo, ha divulgato che, in tutte le traduzioni della Declaratio (sul sito vaticano), anche il Munus viene tradotto con “ministero”, accorpando quindi in un unico significato due prerogative che il diritto canonico ha ben distinto. Spiega frà Bugnolo: “Chi li ha autorizzati? Munus sarebbe perfettamente traducibile in tutte le lingue. Questa è la prova che il Vaticano ha tentato di annullare la fondamentale distinzione che papa Benedetto, nella sua recente intervista “Ein Leben”, ha pure nuovamente ribadito dichiarando come tuttora egli mantenga per sé l’”incarico spirituale”(spirituelle Zuordnung) avendo rinunciato all’esercizio concreto (konkrete Vollmacht). E’ ancora il papa regnante e infatti continua a indossare la veste bianca, a impartire la benedizione apostolica e a firmarsi P.P., Pontifex Pontificum, titolo che spetta al papa regnante”. (Va ricordato che l’unica spiegazione fornita da Ratzinger per aver mantenuto la veste bianca fu che non “aveva vesti nere nel suo armadio”).

Alla querelle sul Munus aveva risposto nel 2016, in un articolo estremamente tecnico, del tutto incomprensibile per i non addetti ai lavori, Mons. Giuseppe Sciacca, vescovo e segretario della Segnatura apostolica. “Come un furbo avvocato – dice frà Bugnolo –  Sciacca dice, giustamente, che il potere non può essere diviso fra due papi, ma dà per scontata la validità della rinuncia ed elude la vera questione. Dice poi che rinunciare al Ministerium comporta rinunciare automaticamente anche al Munus, ma questo non è affatto vero perché Benedetto avrebbe potuto benissimo nominare un Vicario per gestire il Ministerium e mantenere la propria carica, il Munus, che è essenziale anche per questioni teologiche e dogmatiche, non solo canonistiche, in quanto proviene da Dio”.

Vi sono poi altre stranissime anomalie nella traduzione italiana pubblicata dal Vaticano: “dichiaro di rinunciare al ministero di Vescovo di Roma, Successore di San Pietro, a me affidato per mano dei Cardinali il 19 aprile 2005, IN MODO CHE, dal 28 febbraio 2013, alle ore 20,00, la sede di Roma, la sede di San Pietro, sarà vacante”.

Come specifica frà Bugnolo: “In modo che”, in latino è scritto da Ratzinger con UT che però deve essere tradotto con AFFINCHE’. Diversamente, “in modo che” si deve tradurre, invece, con “QUOMODO”.

Sono due cose molto differenti: “in modo che” presuppone l’assoluto, legale automatismo di un rapporto atto-conseguenza. “Affinché” invece può rivelare anche un intento nascosto o un effetto voluto, ingenerato appositamente. La differenza che passa tra un “modo” esterno e naturale rispetto a un “fine” soggettivo.

Ad esempio, non è corretto dire: “Metto l’esca nella trappola in modo che il topo sia catturato” perché non è detto che il topo caschi nell’inganno. Si deve piuttosto dire: “Metto l’esca nella trappola affinché il topo sia catturato”.

Immaginiamo per un attimo che, realmente, Benedetto sia stato costretto all’abdicazione: lui scrive quindi che “dichiara di rinunciare” al suo “ministero” “AFFINCHE’” la sede sia vacante… quindi forse anche per l’azione degli usurpatori. Se avesse scritto realmente “in modo che” avrebbe implicitamente ammesso la validità della sua rinuncia. Così, no.

Altra anomalia: perché Benedetto scrive che il nuovo conclave dovrà essere convocato “DA COLORO A CUI COMPETE” e non “da Voi cardinali”? Suona come una delegittimazione, dato che sarebbero ovviamente i cardinali a cui si rivolge a dover formare il conclave. Come se il presidente del Senato, parlando di un futuro presidente della Repubblica dicesse che questi “dovrà essere votato da coloro a cui compete” e non, come ovvio, “da voi parlamentari”.

Ratzinger, inoltre, non specifica la DATA PRECISA del nuovo, vero conclave per l’elezione del Pontefice. Dice solo che questo dovrà essere convocato DOPO CHE LA SEDE SARA’ VACANTE, cioè realmente, il momento successivo alla sua morte. Ecco perché l’elezione valida del nuovo Pontefice COMPETEREBBE, in quel caso, solo ad ALCUNI CARDINALI, quelli nominati prima dell’avvento di Bergoglio e disposti a riconoscere l’avvenuto “golpe”. Infatti le nomine cardinalizie di Bergoglio non sarebbero legalmente valide, perché emanate da un papa invalido, poiché invalida è stata la rinuncia. Nel caso passassero ancora molti anni e non rimanessero vivi e attivi cardinali “legittimi”, nominati da Benedetto o da Giovanni Paolo II, il nuovo Pontefice dovrebbe essere scelto dalla Chiesa romana, come nei tempi più antichi. Ecco perché, in questa ottica, un nuovo conclave dovrebbe essere convocato “da coloro a cui compete” e non ai cardinali cui lui si rivolge. Non fa una piega.

Fantapolitica o una Declaratio apparentemente pasticciata che, però letta nel modo giusto, si rivela di adamantina, “ratzingeriana” coerenza?

Frà Bugnolo è sicuro: gli errori di latino sono stati voluti apposta da Ratzinger per attirare l’attenzione sull’invalidità del documento e per far emergere, a una attenta lettura, la verità quando i tempi sarebbero stati maturi. Dello stesso avviso è l’avvocato viennese Arthur H. Lambauer, noto esperto di diritto internazionale, che già nel 2013, aveva notato le anomalie: “Ritengo che Benedetto abbia commesso errori di proposito per rendere invalido il successore in modo che non creasse nulla di irrevocabile (matrimoni gay, diaconato femminile etc.) e nel caso, spazzarlo via”.

Su tutto, un dato oggettivo e incontestabile: in quegli strani 18 giorni che passano dalla “rinuncia” alla sede vacante (che pure, a regola, dovrebbe scattare dalla rinuncia) nessuno ha potuto o voluto correggere la Declaratio scritta da Benedetto così “malamente”. Perché? Eppure è compito specifico dei cardinali correggere il papa, in modo premuroso e filiale, ove sbagliasse.  “Questo dimostra – sostiene frà Bugnolo – che i cardinali erano sleali e accecati dalla fretta di prendere il potere e che forse alcuni di loro, come anche alcuni funzionari della Segreteria Apostolica cui non potevano sfuggire certi errori, erano “complici” di Benedetto e, ben consapevoli del trucco, hanno taciuto affinché un giorno “scoppiasse la bomba”. In entrambi i casi si rivela un’usurpazione”.

E veniamo alle possibili obiezioni: “Ratzinger non conosce approfonditamente il latino o era già troppo anziano per scriverlo bene”. Difficile che il teologo tedesco, per 14 anni a capo della Congregazione per la Dottrina della fede, già autore di eccellenti scritti in latino, non sapesse padroneggiarlo. Peraltro, il papa è circondato da eccellenti latinisti che avrebbero potuto supportarlo. Nel febbraio 2013 era, poi,  lucido tanto da poter tenere un discorso a braccio di 58 minuti. “In ogni caso, l’invalidità resterebbe – risponde frate Alexis – perché la rinuncia impone non solo piena lucidità mentale, ma anche assoluta consapevolezza del diritto canonico”.

Altra prevedibile contestazione: “Glielo ha scritto qualcun altro che non sa bene il latino”. Ma se il documento provenisse da un coercitore o da un falsario, perché costruirlo in modo da essere canonicamente invalido?

Ultima critica eventuale: “Benedetto XVI non ingannerebbe mai nessuno”. Infatti, papa Benedetto non ha ingannato nessuno, ha solo scritto una rinuncia al ministerium. Secondo frà Bugnolo, sono altri che non hanno voluto vedere cosa c’era scritto realmente e come lui si è comportato fino ad oggi. Così, si sono ingannati da soli per la loro avidità di potere.

A una prima lettura, tutto ciò lascia frastornati: sembra assurdo, ma terribilmente coerente. A nulla vale, in questo caso, sbandierare la solita categoria difensiva del “complottismo” perché qui ci sono dati di fatto che meritano una spiegazione ALTRETTANTO logica e alternativa.

Nel mondo laico, a livello giuridico si possono impugnare dei lasciti per molto meno, eppure la questione sulla validità della rinuncia di un papa al soglio di Pietro è stata liquidata molto, forse troppo in fretta. Prossimi scenari? Le argomentazioni di frà Bugnolo, che hanno pure un loro perché e si appoggiano su evidenze, forse saranno semplicemente ignorate, derise o il loro autore probabilmente comincerà a subire una serie di attacchi ad personam. Staremo a vedere.

RUSSO : LA PROPHÉTIE DE RATZINGER, LA PRIÈRE DE BENOÎT XVI

dominicanus #actualités, #Benoit XVI

Chers amis et ennemis du Stilum Curiae*, Benoît XVI se porte bien, même s'il mène une vie, si possible encore plus retirée et isolée qu'auparavant, à cause de l'épidémie de Coronavirus qui est apparue même au-delà des hauts murs du Vatican. Sergio Russo (...), nous a envoyé une réflexion sur les deux personnes, le théologien Ratzinger, qui a prophétisé sur l'avenir du christianisme et de l'Église, et le fragile Benoît XVI d'aujourd'hui, qui soutient l'Église par sa prière. Bonne lecture. 

Marco Tosatti

 

 

En 1969, un jeune théologien du nom de Joseph Ratzinger, concluant une série de conférences radiophoniques qu'il avait données, a fait une prédiction vraiment unique sur l'avenir :

 

"Nous sommes à un énorme tournant dans l'évolution de la race humaine, un moment auquel, en comparaison, le passage de l'ère médiévale à l'ère moderne semble presque insignifiant..."

 

Et puis, passant à l'examen de la situation spécifique de l'Église, il a poursuivi en disant:

 

"Pour moi, il est clair que des temps très difficiles attendent l'Église. Sa véritable crise vient seulement d'arriver. Nous devons nous attendre à de grands bouleversements. Mais ce qui est également certain, c'est ce qui restera à la fin : une Église qui n'est pas une Église politique (qui réduit ses prêtres au rôle de simples "travailleurs sociaux"), mais plutôt une Église qui va replacer la Foi au centre de son expérience.

 

"Et lorsque les épreuves de guérison de cette période auront été surmontées, une telle Église, rendue plus simple et pourtant spirituellement enrichie, en sortira plus grande et plus solidement ancrée...

 

"En évoluant vers un monde complètement planifié et organisé, les humains se retrouveront extrêmement seuls, car, ayant complètement perdu de vue Dieu, ils percevront vraiment l'horreur de leur propre pauvreté. Ce n'est qu'alors qu'ils verront le "petit troupeau" des croyants sous un jour nouveau, ils le verront comme un espoir de quelque chose qui leur est également destiné, une réponse qu'ils ont toujours secrètement recherchée".

"Je pense, et en fait je suis certain, que l'avenir de l'Église viendra de personnes profondément enracinées dans la pure plénitude de la foi. Il n'y aura plus ceux qui se contentent de "rester assis là", sans penser au temps qui passe, ou ceux qui critiquent continuellement, en supposant qu'ils sont des mesures infaillibles de tout, ni ceux qui se contentent de prendre le chemin le plus facile, qui évitent l'élan de la foi, en la déclarant fausse et obsolète, tyrannique et légaliste, ou en évitant tout ce qui exige, blesse ou nécessite un sacrifice.

 

"L'Église repartira plutôt de petits groupes et mouvements, et d'une minorité qui rétablira son véritable point d'ancrage au centre : la foi dans le Dieu Un et Trine, et en Jésus Christ, le Fils de Dieu, qui s'est fait homme et qui nous promet la vie au-delà de la mort.

 

"Ce qui reste, donc, ne sera que l'Église du Christ".

 

J'ai été très frappé par les images du dimanche 15 mars de l'évêque de Rome marchant seul (accompagné de ses escortes) dans les rues de la ville déserte de Rome, une scène aussi inédite que surréaliste, et entrant dans une église du centre historique de Rome, une de ces églises romaines historiques qu'il cherchait, quelques jours auparavant seulement, à fermer aux fidèles (voir décret n. 446/20 du vicaire de Rome, le cardinal De Donatis, le 12 mars, dans lequel il décrète "l'interdiction de toutes les églises du diocèse de Rome à tous les fidèles"), décret qui a ensuite été rapidement annulé, apparemment à la suite des vives protestations des fidèles de Rome.

 

J'ai également été frappé quelques jours plus tard, en voyant le même évêque de Rome, le matin du 25 mars, réciter l'Angélus en regardant une place Saint-Pierre presque complètement vide, une image concrète de "désolation"...

 

Oui, la désolation ! ... Et pourtant, il y a eu beaucoup plus de joie et d'allégresse il y a peu de temps encore, le 7 octobre dernier, lorsque le soi-disant fétiche de la "pachamama" a été porté en procession en plein milieu de l'enceinte sacrée et vénérable de la basilique Saint-Pierre, le centre du christianisme, le lieu saint par excellence.

Selon certains commentateurs compétents et faisant autorité, ce qui s'est passé ce jour-là dans la basilique qui est baignée du sang des martyrs et qui, au cours des siècles, a été le témoin de nombreux rites augustes et sacrés, était une véritable "abomination" au sens propre...

 

Oui, abomination ! ... Y a-t-il peut-être une certaine corrélation entre ces deux concepts : abomination et désolation, et l'un est-il peut-être une conséquence de l'autre ?

 

Eh bien, je trouve maintenant que je rappelle inévitablement ces paroles graves et énigmatiques du Seigneur Jésus qu'il a prononcées sur la fin des temps : "Quand vous verrez l'abomination de la désolation dont a parlé le prophète Daniel, debout dans le lieu saint (que le lecteur comprenne)..." (Mt 24:15).

 

Et que dit le prophète Daniel à ce sujet ?

 

Le prophète dit : "La moitié de la semaine, il abolira le sacrifice et l'offrande : À leur place sera l'abomination désolante... Ils aboliront le sacrifice quotidien et à sa place sera l'abomination dévastatrice... À partir du moment où le sacrifice quotidien sera aboli et l'abomination désolante mise en place, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours..."

 

C'est pourquoi, pour l'instant, je ne fais qu'un commentaire très bref et concis sur les paroles du prophète mentionnées ci-dessus. Je dis seulement que nous ne savons pas "encore" exactement quelle sera l'abomination dévastatrice. Quant à l'abomination de la désolation, j'ai essayé de lui donner une interprétation timide et hypothétique. Et enfin, pour l'abolition du sacrifice quotidien, nous ne pouvons actuellement en avoir qu'une idée pâle et partielle grâce à l'interdiction faite par les évêques et l'État d'ordonner aux fidèles et aux prêtres de participer ensemble à toute sorte de service religieux, en premier lieu la Sainte Messe, sous peine de dénonciations et d'amendes très élevées...

 

Je conclus par deux scènes (tirées du texte du "troisième secret de Fatima" qui a été solennellement rendu public par Saint Jean-Paul II le 26 juin 2000) et que je ne cesse de rappeler en voyant jour après jour dans les médias ce qui se passe actuellement... "Quelque chose de semblable à la façon dont les gens apparaissent dans un miroir lorsqu'ils passent devant celui-ci : un évêque vêtu de blanc..." Et cette scène me fait penser au Pape François qui, dès son élection, s'est présenté aux fidèles comme le nouvel "Evêque à Rome" arrivé du bout du monde, et qui pourtant ne semble jamais vouloir se détacher de ce monde pris tel quel, comme il prêche sur les thèmes de l'environnement et de l'écologie, du réchauffement climatique, etc.

 

Et dans l'autre scène, en contraste, on voit "Le Saint Père traversant une grande ville à moitié en ruines, à moitié tremblant d'un pas hésitant, affligé de douleur et de chagrin, à genoux..." Et il me semble voir ici le Saint-Père, le Pape Benoît XVI, complètement absorbé par la prière, et qui peut déjà entrevoir avec joie, même au milieu de ses larmes et de ses souffrances actuelles, l'aube de cette Église qu'il a lui-même prédit qu'un jour viendrait, que "avec la foi et la persévérance est en train de restaurer son véritable point d'ancrage au centre : la foi dans le Dieu Un et Trine, et en Jésus Christ, le Fils de Dieu, qui s'est fait homme et qui nous promet la vie au-delà de la mort".

 Sergio Russo

 

* Stilum Curiae est le nom du blog du célèbre vaticaniste Marco Tosatti. J'ai traduit pour vous l'article italien en m'aidant de la traduction française de Vincent Pellegrini

FR BUGNOLO: MONSEIGNEUR SCHNEIDER, VOTRE ESSAI EST UNE BOUILLIE DE MENSONGES ET DE PRÉSOMPTIONS !

dominicanus #Benoit XVI, #actualités
FR BUGNOLO: MONSEIGNEUR SCHNEIDER, VOTRE ESSAI EST UNE BOUILLIE DE MENSONGES ET DE PRÉSOMPTIONS !

Le docteur angélique, saint Thomas d'Aquin, dans sa Summa Theologica, transmet la tradition catholique sur les devoirs des fidèles catholiques dans les affaires où la foi elle-même est mise en doute ou en danger en public par les actions ou les déclarations des prélats, même de son propre évêque, lorsqu'il écrit :

 

« Résister en face », c'est-à-dire devant tout le monde, dépasse la mesure de la correction fraternelle ; et Paul n'aurait pas ainsi repris Pierre s'il n'avait été son égal en quelque manière pour la défense de la foi. Mais avertir en secret et avec respect peut être fait même par celui qui n'est pas un égal. Voilà pourquoi S. Paul, écrivant aux Colossiens (4, 17), leur demande de reprendre leur supérieur : « Dites à Archippe : "Prends garde au ministère que tu as reçu du Seigneur, et tâche de bien l’accomplir." » Remarquons toutefois que, s'il y avait danger pour la foi, les supérieurs devraient être repris par les inférieurs, même en public. Aussi Paul, qui était soumis à Pierre, l'a-t-il repris pour cette raison. Et à ce sujet la Glose d'Augustin explique : « Pierre lui-même montre par son exemple à ceux qui ont la prééminence, s'il leur est arrivé de s'écarter du droit chemin, de ne point refuser d'être corrigés, même par leurs inférieurs. » (Somme Théologique, IIa IIæ, Q. 33, a. 4, ad 2)

 

Ainsi, je prends ma plume pour réprimander publiquement Mgr. Athanasius Schneider pour les déclarations faites dans son Essai publié aujourd'hui sur le site LifeSite News, intitulé : On the question of the true pope in the light of the opinion of the automatic loss of the papal office for heresy and the speculations about the resignation of Benedict XVI1

 

 

 

Tout d'abord, je trouve remarquable que Monseigneur ait persisté dans son opinion selon laquelle le crime canonique d'hérésie publiquement posé ne fait pas perdre immédiatement toute fonction dans l'Église, tant sur le plan théologique que canonique. Il a déjà soutenu cette opinion auparavant, contre tous les Pères et les docteurs de l'Église, comme l'ont montré plusieurs autres écrivains. Sa tentative de le faire à nouveau, en soutenant qu'un passage particulier de Gratien est fallacieux, est simplement un recours absurde à un argument absurde. Gratien n'a jamais été une autorité magistérielle, de sorte que le fait qu'un passage particulier soit authentique ou non ne change rien au fait que des auteurs notables, dont le pape Innocent III, avant et après Gratien, étaient d'avis que l'hérésie entraîne la perte de la fonction, pour qui que ce soit. - Est-il vraiment en train de dire qu'Innocent III a enseigné l'erreur, à cause d'une glose défectueuse ? Je dis que lui-même, que l'évêque Schneider, enseigne l'erreur sur la base d'une mauvaise herméneutique. Prétendre que l'Église peut perdre sa Foi parce qu'elle ne peut pas discerner qu'une glose non authentique présente un enseignement erroné, c'est dire que l'Église n'a pas la grâce du discernement en matière de Foi, mais moi, Mgr Schneider, je les connais mieux que tous. Qui pensez-vous être, Excellence ? Pensez-vous être plus grand que saint Robert Bellarmin, S. J., qui est un Docteur de l'Église, et qui n'est pas d'accord avec vous ?

 

Le canon 1364 ne fait aucune exception pour un pape. Le principe du Premier Siège n'est jugé par personne, qui est inscrit dans le canon 1404, concerne les affaires devant un tribunal et les actes du Pontife romain. Il ne concerne pas l'homme qui est le pape, dans le cas de sa foi personnelle. Car tout comme un homme hérétique n'est pas membre de l'Église, un homme hérétique n'a pas de fonction. Et donc un homme considéré ou jugé pour cause d'hérésie, n'est considéré ou jugé pour aucune fonction. C'est pourquoi le canon 1364 ne prévoit aucune exception et impose l'excommunication à toute personne qui commet un crime public d'hérésie, de schisme ou d'apostasie.

 

 

 

Deuxièmement, en ce qui concerne la Declaratio du pape Benoît : Votre Excellence montre que, soit vous ne comprenez pas le droit canonique, soit vous ne comprenez pas la causalité elle-même. Si vous aviez pris connaissance de certains des documents qui vous ont été envoyés par de nombreux catholiques du monde entier, vous constateriez que le Code de droit canonique - un authentique document magistériel que vous n'avez pas le droit d'ignorer ou de déformer - exige lui-même, pour que la démission papale soit valable, que l'acte posé par l'homme qui est le pontife romain soit un acte de renonciation au munus pétrinien. Mais le pape Benoît XVI n'a jamais posé un tel acte. Les déclarations faites avant ou après un tel acte, concernant l'intention ou la signification de l'acte, n'ont aucune incidence sur la nature de l'acte. Si votre Excellence avait fait preuve d'autant de diligence que moi, lorsque vous étiez à Rome et que vous avez rendu visite à Mgr Arrieta, secrétaire du Conseil pontifical pour les textes juridiques, vous auriez compris qu'un acte de renoncement papal doit être clair en soi, il ne peut être soumis à l'interprétation de quiconque, pas même du pape. Car s'il a besoin d'interprétation ou d'explication, alors il n'est pas clair, et il n'est pas valide. Et si l'homme a validement démissionné, l'interprétation qu'il en donne ne fait pas autorité. Un pape ne peut pas non plus démissionner, en interprétant avec autorité un acte non valide comme étant valide, après coup. Car le canon 332 §2 exige un acte de renonciation au munus pétrinien : et par là même, il ne permet pas un acte de démission par une interprétation papale post-factum d'un acte non clairement manifeste.

 

Votre opinion est contraire à celle de saint Alphonse de Liguori, C.Ss.R., docteur de l'Eglise, au sujet de l'interprétation juridique. Pensez-vous le savoir mieux que lui, qui était titulaire de deux doctorats en droit, l'un en droit canonique et l'autre en droit civil ?

 

 

 

Troisièmement, toutes vos citations, bien qu'elles n'aient aucun rapport, ne prouvent même pas le bien-fondé de vos arguments, comme je vais le montrer ici, en citant chacune d'elles et en les commentant :

 

Et parmi vous, parmi le Collège cardinalice, se trouve également le futur Pape, auquel je promets dès aujourd’hui mon respect et mon obéissance inconditionnels. (SALUT DE CONGÉ DU PAPE BENOÎT XVI AUX CARDINAUX PRÉSENTS À ROME, Jeudi, 28 février 2013)

 

Comme, normalement, tous les papes sont d'anciens cardinaux, cette déclaration peut être faite à tout moment au Collège des cardinaux, qu'ils soient tous présents ou non. Elle ne signifie rien. Nous devrions tous promettre notre obéissance à tous les futurs papes légitimes, et aux papes passés, car notre obéissance est due à la fonction.

 

 

J’ai fait ce pas en pleine conscience de sa gravité et aussi de sa nouveauté, mais avec une profonde sérénité d’âme. (AUDIENCE GÉNÉRALE, Mercredi 27 février 2013)

 

La conscience d'un acte, quelle qu'elle soit, ne rend pas un acte valide, sauf si vous pensez que vous êtes Dieu ou que celui qui agit est Dieu. Le canon 332 §2, en imposant des conditions à une démission papale et en la définissant comme une renonciation papale au munus pétrinien, enseigne implicitement que le pape Jean-Paul II a jugé invalide une renonciation au ministerium, que Jean-Paul II a jugé son successeur, comme l'homme qui était le pape, et que l'acte lui-même doit être dûment manifeste, pour être valide.  Toutes ces dispositions ne prévoient pas la pleine conscience d'une erreur substantielle ou d'une nouveauté comme cause de validité (cf. can. 188 et 126).

 

 

"Il n'y a pas le moindre doute sur la validité de ma renonciation au ministère pétrinien. La seule condition de validité est la pleine liberté de la décision. Les spéculations sur la non-validité de la renonciation sont tout simplement absurdes" (Lettre du 18 février 2014 à Andrea Tornielli, publiée dans La Stampa, 27 février 2014).

 

La controverse sur l'effet canonique de la Declaratio n'a rien à voir avec l'affirmation selon laquelle une renonciation au ministerium ne peut être valide ou n'est pas valide. Elle a trait à l'affirmation que la renonciation au ministerium a les mêmes effets que la renonciation au munus, et qu'elle remplit les conditions du canon 332 §2, comme n'étant pas corrompue par une erreur substantielle (cf. canon 188).  De plus, si le pape Benoît XVI pense que la liberté d'action est la seule cause de la renonciation valide, alors il se montre dans une erreur invincible en ce qui concerne son propre acte, car il est clair qu'au canon 332 §2 il y a deux causes de validité de la renonciation au munus : qu’elle soit faite librement et qu’elle soit dûment manifestée. Et si vous pensez que vous pouvez transposer ces deux causes de validité d'un acte de renonciation au munus à un acte de renonciation au ministerium, pour faire de la renonciation au ministerium une renonciation au munus, alors vous êtes clairement dans l'erreur, grave erreur ! Alors votre acte est invalide soit en raison des canons 38 lors de la lecture d'un acte administratif en violation du canon 36 §2, et/ou du canon 15 §1 pour tous ces cas d'erreurs dans les actes juridiques contre les canons 188 et 332 §2.

 

 

Lors d'une conversation avec un journaliste du journal italien Corriere della Sera, l'ancien pape Benoît XVI a déclaré "Le Pape est un, il est François". Ces paroles de Benoît XVI ont été rapportées dans l'édition écrite du Corriere della Sera, le 28 juin 2019, et anticipées dans la version italienne de Vatican News le 27 juin 2019.

 

Cette déclaration de l'évêque Schneider est étonnante en soi, car elle est faite à propos d'un rapport qui a été démystifié par LifeSite News quelques jours plus tard. Je suppose que l'évêque ne lit pas le journal très électronique qui publie son essai. Et je suppose que les rédacteurs de ce même journal électronique ont omis une correction fraternelle pour l'aider à sauver la face en répétant une affirmation aussi fausse. Mais encore une fois, je suppose peut-être trop.

 

 

 

Quatrièmement, Votre Excellence, pourquoi citez-vous des déclarations du pape Benoît concernant ses intentions de prouver que l'acte de renonciation au ministère signifie un acte de renonciation au munus papal, pour ensuite, dans la section suivante de votre essai, nous dire de ne pas soutenir que les actions et les déclarations du pape Benoît qui montrent clairement son intention de s'accrocher à la dignité et à la fonction papales ne doivent pas être interprétées ainsi ?

 

L'Église est une société visible. Par conséquent, ce qui était essentiel pour l'accomplissement de la démission de Benoît XVI n'était pas sa possible pensée interne mais ce qu'il a déclaré à l'extérieur, car l'Église ne juge pas des intentions internes (de internis non iudicat Ecclesia). Les actes ambigus du pape Benoît XVI, comme porter une soutane blanche, garder son nom, donner la bénédiction apostolique, etc., n'affectent pas le sens sans équivoque de son acte de renoncement. Nombre de ses paroles et de ses actes démontrables et sans équivoque après sa démission confirment également qu'il considère le pape François, et non lui-même, comme le pape.

 

Les preuves doivent-elles être interprétées uniquement pour appuyer votre théorie, et non la réalité objective ? Pensez-vous honnêtement qu'un pape qui a validement démissionné, devrait s'habiller en pape, signer en tant que pape, donner des bénédictions en tant que pape ? De plus, pensez-vous qu'un vrai pape saluerait un pape retraité, à Panama City, en disant à la foule :  Regarde, Benoît, le pape !

 

Si vous voulez fermer les yeux sur des faits qui réfutent vos allégations, c'est votre affaire, mais demander au reste de l'Église de le faire est le comble même de l’orgueil.

 

 

 

Enfin, je dois vous reprocher publiquement de blasphémer contre les Saints de la Sainte Mère l'Eglise, lorsque vous écrivez :

 

Déclarer que le pape François est un pape invalide, soit à cause de ses hérésies, soit à cause d'une élection invalide (pour des raisons de prétendues violations des normes du conclave ou pour la raison que le pape Benoît XVI est toujours le pape à cause de son renoncement invalide) sont des actions désespérées et subjectives visant à remédier à la crise actuelle sans précédent de la papauté. Elles sont purement humaines et trahissent une myopie spirituelle. Toutes ces entreprises sont en fin de compte une impasse, un cul-de-sac. De telles solutions révèlent une approche pélagienne implicite pour résoudre un problème avec des moyens humains ; un problème, en effet, qui ne peut être résolu par des efforts humains, mais qui nécessite une intervention divine.

 

De nombreux conciles, dont le concile d'Étampes, en France, en 1130 après J.-C., présidé par saint Bernard de Clairvaux, et le synode de Sutri, approuvé par saint Pierre Damien et le bienheureux pape Victor III et saint Grégoire VIII, ont déclaré des hommes papes invalides. Dire que tous ces efforts sont pélagiens, et qu'il s'agit d'une impasse, est non seulement un mensonge historique mais aussi un blasphème contre ces saints hommes.

 

 

 

Pour toutes ces raisons, je vous demande publiquement de retirer les fausses affirmations de votre essai, si vous voulez être considéré plus longtemps par les catholiques comme un évêque fidèle à l'enseignement et à la pratique de l'Église au cours des 2000 dernières années. Votre désir de soutenir la revendication de Bergoglio de la papauté n'est manifestement pas fondé sur des faits, sur l'histoire ou sur le droit canonique, et cause un grave scandale auprès des fidèles.

 

La véritable voie à suivre est la voie catholique, et elle a été proposée aujourd'hui par des catholiques qui connaissent leur foi et acceptent l'enseignement de l'Église dans son intégralité.2

 

________________________________________________________

1. On trouvera une traduction française de ce texte ici

2. Le texte original anglais de l'article du Fr. Bugnolo

 

FLASH INFO: APPEL À UNE ENQUÊTE INTERNATIONALE SUR LA CORRUPTION DU VATICAN - COMMUNIQUÉ DE PRESSE

dominicanus #Benoit XVI, #actualités
FLASH INFO: APPEL À UNE ENQUÊTE INTERNATIONALE SUR LA CORRUPTION DU VATICAN - COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ROME - 28 février 2020 : Un groupe de catholiques a lancé aujourd'hui un appel à la convocation d'une enquête internationale sur la corruption du Vatican par tous les évêques de l'Église catholique « en raison du grave désordre manifeste dans les organes du Siège Apostolique ».

 

L'effort demande une enquête internationale au cours de laquelle les preuves de chaque accusation seront présentées par un comité de juristes à un panel informel de jurés, qui sera composé d'évêques de l'Église catholique. L'objectif de l'enquête sera de demander aux jurés évêques de juger si les cas présentés sont recevables et s'il est maintenant utile pour le bien de l'Église que le Collège des évêques se réunisse pour entendre les cas.

 

Le communiqué de presse invite les juristes et les évêques catholiques à participer à l'enquête. Toutes les parties intéressées doivent contacter le président de la commission.

 

Le communiqué de presse officiel du groupe (voir ci-dessous) cite le précédent du Concile de Constance, tenu au début du 15e siècle, au cours duquel deux papes ont démissionné pour mettre fin au schisme occidental. Parmi les accusations qui seront portées, il est question de savoir si la renonciation du pape Benoît XVI par le biais de la Declaratio du 11 février 2013 l'a séparé de l'Office, si le Conclave de 2013 était légitime, et si Jorge Mario Bergoglio s'est séparé de l'Église par une hérésie opiniâtre manifeste, une apostasie et/ou un schisme. Cette dernière accusation, concernant le schisme, semble viser le soi-disant accord du Vatican avec la Chine, qui a trahi 30 millions de catholiques aux prédateurs de ce régime.

 

Tous les contacts à ce sujet doivent être pris par l'intermédiaire du président du comité organisateur, M. Brian Murphy de God’s Plan for Life.

 

 

+++

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Traduit du texte original anglais : http://godsplanforlife.org/pastoral/press_release.html

 

 

DEMANDE D'UNE ENQUÊTE INTERNATIONALE SUR LA CORRUPTION AU VATICAN

 

Communiqué de presse du comité d'organisation

 

28 février 2020

 

En accord avec le droit de tous les fidèles de l'Église catholique, tel qu'il est exprimé dans le canon 212 du Code de droit canonique de 1983, nous invitons cordialement les juristes et les évêques de l'Église Catholique à assister à une enquête sur la corruption au Vatican, afin qu'il puisse être présenté sous forme canonique un libelle de plaintes concernant de graves irrégularités canoniques dans le fonctionnement du Siège Apostolique, pour lequel, conformément à l'enseignement de Robert Bellarmin, lorsque le Siège est entravé par un doute positif réel quant à la revendication légale du titre de papauté par un quelconque requérant, il est du devoir des évêques d'intervenir (Bellarmin, De Concilio, II, 19), comme ils l'ont fait lors du Saint Concile Œcuménique de Constance.

 

Nous invitons les juristes à participer à un comité de préparation de l'enquête internationale à laquelle nous invitons les membres du Collège des Apôtres, qu'ils soient cardinaux, archevêques, évêques ou émérites, à participer.

 

L'objectif de l'enquête est simplement de donner une évaluation publique des preuves et des accusations afin de déterminer s'il serait approprié et utile que le Collège des évêques se réunisse pour entendre les affaires et juger de ce qui doit être fait pour demander leur correction et leur modification.

 

Le Comité ne propose pas, par cette enquête, que le Souverain Pontife soit jugé, puisque le Saint-Siège ne peut être jugé par personne (canon 1404), mais plutôt, conformément au précédent établi - que le Collège des Évêques ait le droit de juger la prétention de tout homme à occuper la fonction de Souverain Pontife en cas d'élections contestées, de perte de fonction par hérésie et de renonciations invalides - que le Collège des Évêques agisse désormais en raison du désordre grave et manifeste des organes du Siège Apostolique.

 

Date de l'enquête : à déterminer, au deuxième ou troisième trimestre de 2020

Lieu : à déterminer

 

Organisé par

le Comité pour l'Enquête Internationale

 

Brian Murphy, PhD, Président de la commission

et Président de God’s Plan for Life, CA, États-Unis

 

Frère Alexis Bugnolo, B.A. Anthropologie culturelle,

Président Ordo Militaris Inc., États-Unis

 

Eric Mayoral, B.A., États-Unis

 

Sean Hyland, B.A., Allemagne

 

P. Walter Covens, Martinique

 

Contact de la commission : Brian Murphy

1-949-235-4045

brian@godsplanforlife.org 

 

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VIDÉO DE RÉFÉRENCE

 

 

 

LA RENONCIATION DU PAPE BENOÎT XVI à la lumière du Magistère du Pape Jean Paul II

 

Reference Video: Pope Benedict XVI Is Still Pope

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LA PROPOSITION DU 28 FÉVRIER

dominicanus #Benoit XVI, #actualités

 

En tant que catholiques fidèles à Dieu la vérité, amoureux de Jésus-Christ et refusant de voir la Sainte Mère Église violée quotidiennement, même pour un jour de plus, nous avons l'obligation de faire QUELQUE CHOSE de réel et efficace pour résoudre la crise de l'Église qui a commencé il y a sept ans avec le départ du pape Benoît XVI du Vatican.

 

Il y a eu suffisamment de lamentations, d'analyses et de recherches. Il est maintenant temps d'agir.

 

Voici ma proposition, que je porte dans la prière, et qui, je l’espère, sera acceptée par tous ceux qui partagent ce même désir de protéger la Sainte Mère Eglise et de promouvoir le salut des âmes.

 

La proposition est simple et facile:

 

1. Un appel unifié et universel des sites catholiques, des blogs, des pages FaceBook, des comptes Twitter, des forums, etc., tous à paraître le 28 février 2020, septième anniversaire du départ du pape Benoît du Vatican,

 

2. Appelant tous les catholiques à soutenir l'APPEL À UNE ENQUÊTE INTERNATIONALE SUR LA CORRUPTION AU VATICAN,

 

3. Au cours de laquelle la preuve 1) d’une renonciation papale ratée, 2) d’un conclave invalide et 3) de l’auto-déposition en raison d'une hérésie formelle manifeste pertinente par Jorge Mario Bergoglio,

 

4. Sera présentée aux évêques catholiques et théologiens et canonistes invités, en présence de journalistes

 

5. À l'issue de laquelle il y aura un vote pour appeler ou ne pas appeler, sur la base des preuves présentées, un Synode extraordinaire du Collège des Apôtres (tous évêques catholiques), 

 

6. pour juger les cas présentés à l'enquête et transmettre des anathèmes à tous ceux qui résistent aux normes du droit canonique contre la correction des problèmes qui y sont dénoncés.

 

7. À cette fin, chaque site web ou compte de média social catholique participant, le 28 février 2020, demandera des volontaires parmi les professionnels catholiques (notamment dans le domaine juridique et de la publicité) pour organiser et financer l'enquête internationale, inviter les évêques, les canonistes et les cardinaux, et gérer les contacts avec la presse internationale.

 

 

Pour adhérer à cette proposition, copiez et collez le texte de cette proposition et publiez-le avec le titre : LA PROPOSITION DU 28 FÉVRIER. 

 

Si vous comptez participer à la publication de cet appel, laissez un commentaire ci-dessous en utilisant une adresse électronique réelle afin que je puisse vous contacter. Notez bien, n'incluez pas votre adresse électronique dans le commentaire, mais utilisez-la pour vous inscrire afin de faire le commentaire. De cette façon, je pourrai la voir, mais pas le public. Incluez dans votre commentaire un lien vers votre site web, votre page FB ou votre compte ou blog de média social, afin que nous puissions tous garder une trace des participants.

 

En attendant, partagez vos propres informations sur cet événement avec tous vos lecteurs afin que nous puissions recruter autant de participants au niveau international que possible pour cette annonce du 28 février !

Traduit de l'anglais THE FEBRUARY 28, 2020 PROPOSAL

 

Le Pape Benoît XVI est toujours Pape - Brian Murphy

dominicanus #Benoit XVI, #actualités

Le but de cette vidéo est de fournir une démonstration claire et irréfutable que le pape Benoît XVI n'a pas renoncé de manière valide à la charge de la papauté en février 2013, et qu'il est donc toujours le Pape. 

Au mois d'octobre dernier, j'avais été invité à Rome pour contribuer à une conférence sur ce sujet:

 

LA RENONCIATION DU PAPE BENOÎT XVI à la lumière du Magistère du Pape Jean Paul II

LA RENONCIATION DU PAPE BENOÎT XVI à la lumière du Magistère du Pape Jean Paul II

 

Suite à cette conférence, j'ai été sollicité pour traduire la vidéo de Brian Murphy qui est en train de faire le tour du monde. Outre la version originale en anglais ont déjà été mises en ligne des versions sous-titrées en espagnol, italien, portugais et allemand. J'ai aujourd'hui la joie de vous présenter la traduction française. Elles se trouvent sur la chaîne Youtube de Brian Murphy. Des traductions en russe et en polonais sont en préparation. D'autres en arabe, hongrois, hindi et/ou swahili sont souhaitées.

Voici donc la transcription de ma traduction française. N'hésitez pas à la partager très largement sur les réseaux sociaux ou par courriel.

***

Bonjour, je suis Brian Murphy et je vous parle depuis mon bureau en Californie du Sud.

Le but de cette vidéo est de fournir une démonstration claire et irréfutable que le pape Benoît XVI n'a pas renoncé de manière valide à la charge de la papauté en février 2013 et qu'il est donc toujours le pape.

En tant que catholiques, nous avons toujours cru et croyons encore qu'il y a un Dieu, qu'il est le Créateur de tous, que son Fils s'est incarné pour sauver l'humanité, qu'il est mort et ressuscité des morts et qu'il a fondé la seule vraie religion pour le salut de tous, l'Église catholique.  Jésus est notre Seigneur et notre Sauveur. Il est le seul chef de l'Église. Cependant, pour protéger Son troupeau des faux bergers et des loups voraces, Il a donné à Simon Bar Jonas un don des plus étonnants, la charge d'être Son Vicaire sur Terre. Et Il a promis à l'homme qui s’acquitte de cette charge qu'il ne perdrait jamais la foi et que tout ce qu'il lierait sur Terre serait lié au Ciel.  Ce sont là des promesses formidables de la part d'un Dieu formidable. La fonction de Pierre, par conséquent, n'est pas quelque chose de coutumier, de traditionnel ou simplement d'utile. C'est un don de la bouche du Dieu vivant incarné pour nous aider à rester fidèles et pour protéger l'Église des portes du monde des ténèbres.  Savoir qui est le Pape est donc une nécessité de foi et de communion. Car si nous nous trompons, nous finirons par suivre un faux berger.  C'est pourquoi l'Église nous donne le Droit Canonique - pour nous dire quand et dans quelles conditions un homme devient le vrai pape, et quand et dans quelles conditions un vrai pape démissionne.

Peut-être le fait qu'il y ait deux papes au Vatican, le fait que Benoît continue à porter du blanc, à porter l'anneau papal, à porter et à signer de son nom papal de Benoît, à vivre au Vatican, à donner des bénédictions apostoliques que seul le pape peut donner, etc., vous laisse-t-il perplexe. En même temps, vous regardez peut-être avec consternation l'homme qui semble être le pape actuel, François (ou le Cardinal Bergoglio), qui conduit l'Église catholique dans un précipice avec son approbation de Communions sacrilèges, son refus de la légitimité de la loi naturelle de la peine de mort, sa promotion de l'idolâtrie païenne, et son programme global de franc-maçonnerie mondialiste, au lieu de l'Évangile de Jésus-Christ.

C'est un problème sérieux !  C'est un grand affront à la Justice Divine, et un danger pour les âmes, de croire que le pape n'est pas le pape, et de suivre quelqu'un d'autre comme s'il était le pape.  Chaque catholique doit savoir à qui il doit obéissance.
  
Il est possible de démontrer à partir du droit canonique que Benoît XVI n'a jamais validement renoncé à sa charge en février 2013.  De son ministère, oui, mais pas de la charge de la papauté. Nous verrons que cette distinction est cruciale pour comprendre pourquoi Benoît est toujours pape, et François (le cardinal Bergoglio) de ce fait un antipape sans aucune autorité dans l'Église.
   
Pourquoi la renonciation du pape Benoît XVI est-elle invalide ?

Pour comprendre cela, nous devons examiner l'Acte de renonciation de Benoît du 11 février 2013.  Le principal problème de cet Acte est qu'à aucun moment Benoît n'annonce qu'il renonce à la charge de la papauté. Le mot latin pour charge est "munus" qui se traduit aussi par honneur ou devoir.  En revanche, il annonce seulement qu'il renonce au ministère.
  
Pourquoi cette distinction est-elle importante ? Parce que ce à quoi vous ne renoncez pas, vous le gardez.  Pour que la renonciation à la papauté soit valide, l'homme qui est pape doit renoncer explicitement à la charge par son nom. C'est ce qui est dit en toute lettre dans le Code de droit canonique de 1983 (canon 332.2)

L'acte de renonciation de Benoît ne remplit donc pas les conditions d'une démission de la papauté et est donc invalide. Étant invalide, Benoît reste pape jusqu'à ce qu'il renonce à la charge ou bien quitte cette vie.

Vous vous demandez peut-être maintenant, pourquoi parler ainsi en 2019 ?  Pourquoi personne n'en a parlé en 2013 avant l'élection de Bergoglio ?  Notre affirmation est-elle peut-être une manière de se débarrasser des horreurs d'un pape mauvais mais valide ?

Non. En fait, dès que l'Acte de renonciation de Benoît XVI est sorti le 11 février 2013, la presse italienne et française ont publié par écrit en moins d'une journée des doutes sur la validité du texte de renonciation. De plus, le professeur Radaelli en Italie a écrit à Benoît pour l'avertir qu'un antipape serait élu à sa place s'il franchissait cette étape.  Notre affirmation n'est donc en aucun cas un recul artificiel par rapport à la réalité, comme l'accuseraient les défenseurs du régime bergoglien.

Examinons quelques objections courantes à notre affirmation de nullité, avancées en défense de la validité de la démission de Benoît.

L'erreur la plus fréquente que l'on fait pour affirmer que Benoît a validement démissionné est probablement l'affirmation que « munus » (charge) est à toutes fins utiles synonyme de « ministerium » (ministère). Ainsi dira-t-on que Benoît a en fait démissionné de manière valide.

Cet argument est de toute évidence en contradiction avec le droit canonique, qui définit le ministère et la charge dans deux canons distincts.  Nous ferons remarquer que les défenseurs de Bergoglio ne font jamais état de ces définitions canoniques, faisant plutôt appel aux dictionnaires latins populaires. Cependant, les seules définitions valables sont celles définies dans le Droit Canon.

Une autre objection à notre revendication est de dire que le Pape est au-dessus du Droit Canonique et peut démissionner comme bon lui semble. Il y a ici deux erreurs. La première erreur est de ne pas tenir compte de l'esprit du législateur dans la promulgation du droit canonique. Le canon couvrant la renonciation papale a été codifié par le pape Jean-Paul II en 1983.  Maintenant, il est vrai que Benoît en tant que pape est le législateur suprême de l'Église, mais pour cela il doit d'abord légiférer. Puisque dans ce cas il ne l'a pas fait, le canon 332.2 reste valide. Benoît aurait pu déroger à ce canon en démissionnant, mais là encore il ne l'a pas fait, et en tant que tel il reste soumis au droit en l'état. Notez aussi que l'acte de renonciation était l'acte de Benoît en tant qu'homme qui est pape, et non un acte juridique du pape.

La deuxième erreur est le mépris de la nature de la Charge tel qu'il a été établi par le Christ. Le Fils de Dieu a confié la charge pétrinienne à un seul homme, pour qu'il ne soit pas divisé ou partagé entre plusieurs. Le Droit Canon, basé comme il l'est sur la Loi Divine, doit pour être valide, refléter la volonté du Christ. Benoît a créé la situation où il y a deux papes, l'un qui occupe la charge, et l'autre qui est délégué au ministère.  Ceci est contraire à la volonté du Christ.

Donc, le Pape ne peut pas démissionner comme il veut.

Des explications canoniques détaillées sont disponibles pour tous ceux qui sont intéressés, à ce site web. ppbxvi.org (ce sera affiché à l'écran).

En contraste avec ces objections, la tradition canonique fait clairement état d'une mention de munus (ou un de ses synonymes) dans la renonciation à une charge, mais d'aucune mention de ministère.
  
Compte tenu de cette information, un catholique est tenu de se soumettre au droit canonique et de présumer que Benoît n'a en fait jamais renoncé à la charge de pape et qu'il est donc toujours pape.
  
Une autre objection à notre affirmation est de dire que les cardinaux agissent comme si la démission était valide.  Cependant, agir comme si elle était valide ne la rend pas valide.  Agir comme si un canon (ici, le canon 332.2) était respecté ne signifie pas qu'il a été respecté.

Une objection similaire à notre affirmation affirme que le fait qu'un conclave ait eu lieu en mars 2013 est la preuve que la démission de Benoît était valide.

Non. Premièrement, le fait que les cardinaux se soient rencontrés en mars 2013 ne signifie pas que le conclave était valide. En effet, selon le droit canonique, un conclave ne peut être convoqué tant que le siège de Pierre est encore occupé. Ainsi, le simple fait d'avoir un groupe de cardinaux réunis en secret ne signifie pas que le conclave est valide, et évidemment un conclave de validité douteuse ne peut pas être utilisé pour valider la démission de Benoît car il s'agit d'un raisonnement circulaire.  « La démission de Benoît était valide parce qu'il y a eu un conclave, et le conclave était valide parce que Benoît a démissionné. »  Nous devons plutôt nous tourner vers le droit canonique.  Le Canon 188 dit que la démission de Benoît était invalide, à cause d'une erreur substantielle, et donc tout conclave, convoqué alors qu'il est encore en vie, est invalide.

Une autre objection à notre affirmation : Benoît a demandé un conclave dans son acte de renonciation, donc il a dû démissionner.

Non. Pour être valable selon le droit canonique, Benoît devait renoncer au munus (charge), ce qu'il n'a pas fait. Lui aussi, étant toujours l'occupant du siège de Pierre, ne pouvait par la loi divine demander la tenue d'un conclave de son vivant.

Oui, il y a consenti, mais cela n'a pas d'incidence sur la validité de sa renonciation, puisque le munus a été omis dans la déclaration de la renonciation.

Nous signalons ici une autre erreur des apologistes bergogliens qui disent que Benoît a démissionné de telle manière qu'un conclave soit convoqué, montrant ainsi son intention de le faire.  Or, une chose aussi importante qu'une renonciation ne peut être jugée de manière fiable sur la base de l'intention.  Qui jugera de l'intention ?  Le droit canonique ne prévoit pas que l'on puisse juger de l’intention de quelqu'un.  Un tel processus serait malicieusement invisible pour l'Église universelle.  L'intention ne rend pas le siège vacant. Les mots sont nécessaires.  De même, l'intention de renoncer au ministère actif ne rend pas le siège vacant non plus.

Beaucoup de gens se demandent avec quelle rigueur le Droit Canon devrait être appliqué.  Ils pensent: oh… et bien, Benoît avait l'intention de démissionner.  Le Saint-Esprit était là...  Tout s'est arrangé...  Nous avons un nouveau Pape et tout va bien...  Il ne faut pas s'embarrasser des détails rigoureux de la loi.  Nous répondons: Attention!  Le Saint-Esprit ne cautionne pas les infractions à la loi.  Contourner la loi est un acte de l'homme - pas du Saint-Esprit.

 

Une question fondamentale se pose donc : quel degré de rigueur juridique doit être appliqué aux processus qui modifient la papauté ?  Nous pouvons nous faire une idée de cette question en examinant un exemple parallèle provenant d'un tout autre domaine.  Je suis un entrepreneur qui travaille dans une entreprise qui gère des essais cliniques pour de nouveaux médicaments fabriqués et testés par une société pharmaceutique.  Le principal document d'orientation de tout essai clinique est le protocole clinique.  Tout comme le droit canonique a été édité et ajusté pendant des siècles, le protocole est édité et ajusté pendant des mois par de nombreux experts en la matière, des médecins, des docteurs, des statisticiens et divers professionnels.  Il est considéré comme crucial par tous ceux qui sont impliqués que le protocole soit suivi rigoureusement pendant l'essai clinique.  Avant et pendant l'exécution de l'essai clinique, nous envoyons des moniteurs sur les sites cliniques dont le travail consiste à s'assurer que ces sites respectent chaque détail du protocole.  Un moniteur passera un, deux ou trois jours sur un site, à passer au crible les dossiers pour vérifier la conformité.  Tout écart mineur par rapport au protocole est consigné par écrit en toute transparence.  La société pharmaceutique doit vérifier l'impact et refaire certaines parties de l'essai clinique si elle le juge nécessaire.  Toutes ces informations sont minutieusement documentées en vue d'un éventuel audit par la Food and Drug Administration (FDA).  L'intention, ou l'acceptation universelle par le personnel du site clinique n'est jamais acceptée comme un substitut à un travail bâclé.  Si la FDA constate des irrégularités graves, l'approbation du médicament peut être refusée, ce qui peut coûter au promoteur 100 millions de dollars ou plus en coûts irrécupérables.

Les processus pour gouverner l'Église de Dieu ne devraient-ils pas être encore plus rigoureux que ceux requis pour les essais cliniques ?  Le droit canonique n'a-t-il pas évolué à partir de douloureux échecs historiques ?  S'il y a une renonciation papale, une commission d'experts en Droit Canonique ne devrait-elle pas être immédiatement convoquée pour analyser le document de renonciation et les événements qui l'entourent afin de détecter toute irrégularité ?  Ne devraient-ils pas signaler toute irrégularité avec transparence à l'Église universelle ?  Lorsque Benoît XVI a démissionné, pourquoi cela n'a-t-il pas eu lieu ?  Lorsque le cardinal Godfried Danneels a rapporté dans son autobiographie qu'un groupe de cardinaux qu’eux-mêmes ont appelé la Mafia de Saint Galien a fait du porte-à-porte pour obtenir des votes et s'est entendu pour faire élire le cardinal Jorge Bergoglio, en stricte violation des procédures connues pour les conclaves, avec une peine d'excommunication pour les contrevenants, pourquoi cela a-t-il pu se produire sans correction ?  Où était la commission de surveillance ?

Les prophéties de Notre-Dame du Bon Succès, approuvées par l'Église, ont fourni la réponse cruciale.  Au début du 17ème siècle, elle a dit à Mère Mariana que vers la fin du 20ème siècle, qui est notre époque, « la Franc-maçonnerie, qui sera alors au pouvoir, promulguera des lois iniques dans le but de supprimer ce Sacrement (en se référant au Sacrement du mariage), de rendre facile pour tous de vivre dans le péché et d'encourager la procréation d'enfants illégitimes nés sans la bénédiction de l’Église ».  Enfin, ce message s'accorde parfaitement avec son message dans le Troisième Secret de Fatima où elle disait : « Satan régnera dans les plus hautes sphères et réussira à s'infiltrer jusqu'au sommet de l’Eglise. »  Il est donc raisonnable de conclure que les francs-maçons sont au pouvoir au Vatican et qu'ils ont délibérément ou négligemment renoncé aux contrôles canoniques pour faire élire leur homme.  Pourquoi se préoccuper des irrégularités ?  Il suffit d'avancer comme si tout était et est normal.  C'est pourquoi, malgré les divers appels à tenir compte de ces questions, nous ne voyons aucune tentative sérieuse de le faire.  Pour répondre à l'avertissement de Marie, deux lois iniques qui suppriment le sacrement du mariage sont 1) l'acceptation par Bergoglio du remariage après le divorce dans Amoris Laetitia et 2) l'acceptation par Bergoglio de la contraception, le grand destructeur du mariage.

En tant que chrétiens, nous sommes obligés de lire les signes des temps. Nous savons par la Foi que Jésus sera toujours fidèle et nous donnera toujours un berger fidèle comme son Vicaire. Mais il n'est pas exagéré de dire que ce que nous voyons est un signe fort que cet homme que beaucoup pensent être le Pape, n'est pas le Pape, parce qu'il n'agit pas comme quelqu'un qui a reçu le don de la charge pétrinienne.

Les événements qui entourent la papauté continueront à s'aggraver.  À un moment donné, quand tout semble perdu, Marie a promis de restaurer l'Église « de façon merveilleuse ».  Alors que ce régime désastreux se déploie, des millions de personnes prient pour que cela se produise bientôt.  Elle peut la réparer.  Nous ne pouvons pas le faire seuls.  Cependant, nous pouvons jeter les bases de son intervention éventuelle par la prière, en particulier le chapelet et des actes courageux.  En attendant, il faut rester fidèle au vrai Pape. L'allégeance à un hérétique et à un schismatique fait d'une personne un hérétique et un schismatique.

Nous terminons par une prière pour le Pape Benoît XVI - au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Amen.  Dieu éternel et tout-puissant, aie pitié de Ton serviteur, Benoît, Ton Vicaire sur la terre, et dirige-le, selon Ta bienveillance, sur le chemin du salut éternel pour toute l'Église. Par ta grâce, qu'il désire toujours ce qui te plaît et qu'il l'accomplisse de toutes ses forces, par le Christ notre Seigneur. Amen.

Question : envoyez-moi un courriel à brian@godsplanforlife.org

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