Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

La preuve juridique de l'avocate Acosta : la démission rendue invalide intentionnellement par le pape Benoît XVI lui-même

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei, #actualités

 

Pour lire l'original italien de l'article d'Andrea Cionci dans Il Libero : Il testo giuridico dell'avvocatessa Acosta: dimissioni rese invalide – apposta - da Benedetto XVI

Pour lire la traduction anglaise du Fr. Bugnolo sur FromRome.Info: NEW BOOK ON BENEDICT’S RENUNCIATION SUSTAINS BR. BUGNOLO’S VIEW

 

 

Introduction par FromRome.Info

 

Dans cet article, Cionci passe en revue le nouveau livre qui prouve que Benoît XVI est toujours le pape. Selon Cionci, la thèse de l'avocat Acosta, avocat de droit civil en Colombie, est la même que celle avancée en premier lieu par le Frère Bugnolo, à savoir que la Renonciation a été écrite avec l'intention précise de tromper la mafia de Saint-Gall et de faire apparaître sa validité aux yeux des fidèles du Christ, à temps, afin d'éviter que la fonction papale ne tombe entre les mains des ennemis de Dieu et de l'humanité. Cionci a résumé la thèse du Frère Bugnolo en anglais ici. - Le livre d'Acosta a été présenté par FromRome.info ici. (NDTR: traduction française ici)

 

TRADUCTION FRANÇAISE (Père Walter Covens)

 

AVERTISSEMENT : Ce qui suit, à première vue, semblera être une sorte de roman de Dan Brown, ou un désordre technico-juridique. Si vous n'êtes pas déjà un lecteur partial et hostile, qui nous reléguera immédiatement parmi les tenants de la théorie de la terre plate, suivez-nous avec un peu d'ouverture d'esprit. Cela en vaut vraiment la peine. Pour notre part, nous allons essayer de simplifier la chose à l'extrême, même avec des exemples "terre à terre".

 

 

Un pape émérite vraiment irritant....


"Il n'y a qu'un seul pape", dit Ratzinger depuis huit ans, mais il n'explique pas duquel il s'agit. Les grands médias essaient de lui faire dire à tout prix que le pape est François, mais ils n'y arrivent pas. Voilà.

 

Bref, ça l'énerve vraiment, ce "pape émérite" : il continue à porter du blanc, à porter le titre de Pontifex pontificum, à donner la bénédiction apostolique, à écrire des livres, à donner des interviews, à parler des questions morales et de la vie de l'Église. Bref, il continue fâcheusement à agir comme s'il était resté pape, bien qu'en retraite spirituelle. Et il n'admet JAMAIS que le seul pape est François. Il dit simplement et de façon sibylline que de pape IL N'Y EN A QU'UN, comme dans sa dernière interview au Corriere : ICI

 

Des provocations capricieuses et inutiles, donc, juste pour envoyer un milliard de catholiques chez le psychanalyste ? Même le Cardinal Pell a compris que Benoît XVI ne peut pas continuer avec ces "bizarreries" ambiguës. Essayons toutefois de nous rappeler qui était Ratzinger : pour certains, il était trop traditionaliste, pour d'autres crypto-moderniste, mais humainement parlant, tout le monde reconnaissait en lui un homme doux et humble, un philosophe rigoureux, un théologien avisé.

 

Alors, serait-il devenu un vieillard extravagant, rancunier et vaniteux ? Réfléchissons.

 

 

La thèse choquante, mais pas trop


Il n'y a qu'une seule hypothèse qui équilibre tous les récits et nous la résumons pour vous en quelques mots : la clé du mystère des deux papes se trouve dans la manière stratégique et intelligente dont Benoît a rédigé une démission spécialement invalidée et dans la façon dont il s'est comporté après cette démission.

 

À CREUSER  !

 

Concentrez-vous sur ce point : même si, au début, cela ressemble à une énigme, il y a une logique à cela, et nous la découvrirons avec ceux qui sont dans le métier.

 

 

Le "motif"


Mais immédiatement, l'objection surgira : pourquoi Benoît aurait-il manigancé tout cela ?

 

Peut-être, comme beaucoup le prétendent, parce qu'il était assiégé par une faction interne (la fameuse mafia de Saint-Gall) et/ou par la pression internationale, comme lorsqu'Obama a bloqué le code Swift des comptes du Vatican : ICI.

 

Selon certains, l'Eglise catholique "à l'ancienne" était le dernier obstacle aux desseins mondialistes et supranationaux visant à créer, en plus du reste, une nouvelle religion syncrétiste et éco-maçonnique. Voilà.

 

Par conséquent, le stratagème de la démission invalide était la seule chose que Ratzinger, laissé seul et entouré de médias hostiles, pouvait faire pour sauver l'Église.

 

Pendant huit ans, par son comportement, Benoît XVI a essayé de nous faire comprendre que le Pape, c'est LUI et SEULEMENT LUI, par des actes et des paroles.

 


Des fantasmes ? Parlons-en.
Le premier texte juridique qui confirme enfin la vérité

 

Cette thèse avait déjà été en partie avancée par nous ici dans un article où nous nous étions intéressés aux étranges fautes de latin de la déclaration de démission de Ratzinger : elles servaient à attirer l'attention sur un document écrit exprès et non valide.

 

Cette fois, pour confirmer l'hypothèse, vient le premier TEXTE JURIDIQUE consacré à la question : "Benoît XVI : Pape "émérite?", un volume de près de 300 pages publié en anglais, espagnol et portugais, également disponible en ebook, par l'avocate colombienne et ancienne professeure universitaire de droit civil et commercial Estefania Acosta.

 

 

Ce qui compte vraiment


Le livre aborde techniquement, toutes les objections qui ont été avancées jusqu'à présent contre l'élection de Bergoglio en 2013 : de l'intervention de la mafia saint-galloise - avec les déclarations retentissantes du Cardinal Danneels - à l'éventuel état d'excommunication de Bergoglio, jusqu'à son appartenance ventilée à la franc-maçonnerie, etc. etc.

 

L'avocat Acosta écarte beaucoup d'entre elles, en réduit certaines et en reconnaît d'autres comme vraies, mais non diriments d'un point de vue juridique.

 

La présentation du livre explique ce qui importe vraiment à Acosta : "C'est le premier livre à offrir, avec une rigueur académique et d'une manière systématique, la preuve canonique que Benoît XVI n'a jamais renoncé validement à la fonction de Pontife Romain et reste donc le seul et unique vrai Pape de l'Eglise Catholique, auquel tous les catholiques doivent allégeance et obéissance sous peine de schisme. En raison de cette irrégularité et d'autres irrégularités précédant et concomitantes à l'élection du cardinal Jorge Mario Bergoglio lors du conclave de 2013, "François" est bel et bien un antipape, c'est-à-dire qu'il occupe illégitimement la Chaire de Pierre et, par conséquent, le reconnaître comme pape est, à tout le moins, un déni objectif de la vérité."

 

 

Enquête sur la manière dont la démission est "construite".


L'avocat Acosta explique la chose comme suit : "Dans le livre, nous montrons comment le texte de la Declaratio écrite par Ratzinger a été soigneusement préparé pour que, dans un premier temps, on ne remarque pas que Benoît XVI ne démissionne pas du tout de la fonction de Pontife. En fait, nous voyons comment, dans les déclarations qui suivent sa démission, Benoît XVI fournira divers indices pour que cette réalité puisse être découverte par une analyse attentive du texte, qui - sans surprise - est plein de fautes de latin pour attirer l'attention. Des indices supplémentaires sont aussi le fait que Benoît continue à porter du blanc (se justifiant par la phrase surréaliste qu'"il n'a plus de soutanes noires dans son armoire" ndlr) ; puis il veut maintenir sa résidence au Vatican, son nom, sa bénédiction apostolique et continue à répéter avec insistance qu'"il n'y a qu'un seul pape" sans préciser lequel...".

 

(... en frappant sa main sur l'accoudoir, comme pour dire "Les nazes !", ndlr).

 

"Attention, poursuit Acosta, la clé de l'invalidité de la démission ne réside pas dans le fait que Benoît a été "forcé". Benoît a agi librement dans le sens où il savait très bien ce qu'il faisait, il savait qu'il continuerait à être le Pape parce qu'il ne démissionnait pas d'ÊTRE le Pape (munus) mais déclarait simplement qu'il renonçait à FAIRE le Pape (ministerium) ou à réaliser (d'ailleurs, seulement une partie) des actions pratiques que le pontife réalise. Et cela invalide sa démission, comme nous le verrons, puisque "être" et "faire" sont indivisibles pour le pape. Pour cette raison, Ratzinger vient, de manière cohérente, de déclarer au Corriere della Sera : "Il y a huit ans, j'ai fait mon choix en pleine conscience et j'ai la conscience droite".

 

Tout était prévu, donc, mais pas dans le sens où les médias conformistes veulent le voir. Probablement, Benoît XVI a suivi cette stratégie pour laisser l'"Église profonde", comme l'appelle Mgr Viganò, se révéler pour ce qu'elle est, et pour ses intentions. Il a adopté la tactique de Bergoglio consistant à "ouvrir des processus et ne pas occuper des espaces" : il a laissé les choses évoluer d'elles-mêmes et sur la conscience progressive des fidèles, puisqu'il ne lui est pas possible de proclamer de manière autonome une vérité qui serait réduite au silence par les gardiens du politiquement correct.

 

 

Le nœud juridique clé mis en évidence par Acosta


Le point clé est qu'on ne peut pas ÊTRE pape SANS ÊTRE AUSSI COMPLÈTEMENT pape parce que munus (être) et ministerium (faire) sont indivisibles, ce que le Secrétaire de la Nonciature Apostolique Mgr Sciacca a également rappelé en 2019, (ed.).

 

Ratzinger déclare dans sa démission - que, puisque l'exercice pratique (ministerium) qui consiste à ÊTRE le pape (munus) lui est devenu pesant, alors il renonce à FAIRE certaines choses en tant que pape (comme "annoncer l'Évangile et gouverner la barque de Pierre"). Cela ne lui a jamais pesé d'ÊTRE le pape. Cela lui pesait seulement de faire certaines des choses pratiques que le pape fait.

 

Mais cette déclaration de sa part n'implique PAS qu'il n'EST plus le pape.

 

Puisque le Munus et le ministerium sont indivisibles, pour qu'il ne soit pas pape, il n'a même pas besoin de faire quoi que ce soit en tant que pape.

 

Vous comprenez ? Si le pape veut démissionner, il ne peut pas garder le munus (l'ÊTRE) et ne renoncer qu'aux choses lourdes du ministerium (le FAIRE). Trop commode. C'est pourquoi la démission de Ratzinger est habilement et consciemment construite comme un non-sens JURIDIQUE.

 

Benoît XVI N'A JAMAIS DÉMISSIONNÉ parce que la démission est INVALIDE et que le Pape EST TOUJOURS LUI, et SEULEMENT LUI puisque, comme tout le monde le répète : le Pape EST - SEULEMENT - UN".

 

Et d'ailleurs, pour preuve, Benoît XVI continue "fâcheusement" à s'habiller en blanc, à se signer Pastor pastorum, etc.

 

Le Cardinal Pell proteste contre sa conduite et les grands médias tentent de le rafistoler, comme ci-dessus.

 

 

Une métaphore banale


Vous avez la tête qui tourne ? C'est compréhensible, mais essayons un exemple plus terre à terre, pour ne pas trop nous stresser. Imaginons un type qui s'appelle Carlo et qui dit :

 

"Tu sais : les choses à faire qui impliquent d'ÊTRE le mari de Lucie sont devenues très lourdes, alors je déclare que je renonce à les faire, donc je NE SUIS plus le mari de Lucie".

 

Cette phrase n'autorise pas Carlo à ne plus ÊTRE le mari de Lucie, même s'il ne fait plus certaines des choses les plus pénibles à faire en tant que mari.

 

Tant qu'il n'y a pas de divorce légal avec perte de tous les droits et devoirs conjugaux, Carlo est le mari de Lucia et elle ne peut pas épouser Franco son nouvel amant.

 

Si Franco prétend être le mari légitime de Lucie, sans que le divorce avec Carlo ait eu lieu, Franco ment et est passible de poursuites.

 

C'est subtil, mais essayez d'aller au tribunal avec votre femme et de vous déclarer déjà divorcés comme le propose Carlo : voyons ce que le juge répondra.

 

 

Conclusions


En résumé, Ratzinger ne s'est pas "accidentellement trompé" en écrivant sa démission, car elle est construite selon une logique juridique qui n'est pas accidentelle ; il continue à être le pape de manière cohérente et à le faire "à moitié", ce qui est juridiquement impossible. Donc s'il dit que le pape est un, il nous dit implicitement que sa démission n'est pas valide et qu'il a été contraint à cet artifice.

 

Or, au-delà de l'aspect technique, où l'on peut s'égarer un instant si l'on n'est pas juriste, le scénario esquissé, aussi incroyable soit-il, fait s'emboîter toutes les pièces du puzzle et, de fait, le docile Benoît - seul vicaire du Logos incarné restant sur terre -, hormis le fait de voiler son langage, a toujours dit la vérité, se comportant de manière cohérente avec sa déclaration et son style d'homme et de religieux. Un tour de passe-passe ? Non. Après tout, il devait faire, ou ne pas faire, quelque chose pour défendre l'Église contre ceux qui faisaient pression pour le renvoyer ? C'est la faute des "autres" si, aveuglés par leur soif de pouvoir, ils n'ont pas réalisé que la Declaratio n'était pas juridiquement valable et constitue, aujourd'hui, pour eux, une sorte de bombe à retardement.

 

Acosta conclut : "Ratzinger est ambigu pour ne pas mentir, sachant que dans certains cas et sous certaines conditions, l'ambiguïté est moralement justifiée. C'est pour cela qu'il ne répond jamais clairement, c'est pour cela que ses réponses sont énigmatiques, c'est pour cela que sa "démission" est tout aussi "codée" : il semblait qu'il renonçait à être le pape mais en réalité, ce qu'il fait c'est "renoncer" à certaines fonctions pratiques qui selon lui correspondent au pape. Et cette "renonciation" fractionnelle, incomplète ou partielle n'est pas valide parce qu'elle va à l'encontre de la loi divine : elle va à l'encontre de l'institution de la papauté qui repose sur une seule tête, ce que Jésus a fait en choisissant seulement Pierre comme pape, et elle va à l'encontre de la plénitude des pouvoirs dont, de droit divin, le pontificat jouit".

 

***

 

Voyons maintenant si certains conservateurs vont prendre la parole, peut-être même en reculant (avec une pincée de bonne volonté) de quelque position granitique et en risquant quelque chose, et voyons si les modernistes bergogliens sauront répondre sur le ton et démonter cette reconstruction.

 

Probablement les habituelles accusations méprisantes de conspiration, les murs d'indifférence, les attaques personnelles, ou peut-être des réponses inutiles du type : "Le pape est le pape" arriveront. Malheureusement, c'est précisément le doute.

 

De telles réactions seraient encore plus contre-productives que les objectifs déjà lourds, les plus récents et égoïstes de la pensée dominante, tous du côté de Bergoglio.

 

Il n'est pas nécessaire d'attaquer, nous sommes ouverts. Qu'il y ait un débat et que le meilleur gagne sur une base technico-juridique, pour autant que l'échange se fasse entre des personnes pertinentes, lucides, intellectuellement honnêtes et intéressées par la Vérité.

LE PAPE BENOÎT XVI A-T-IL REÇU DES INSTRUCTIONS DE ST. HILDEGARDE DE BINGEN POUR SA FAUSSE DÉMISSION ?

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei, #actualités

 

20 JUIN 2021
par le Frère Alexis Bugnolo

Traduction française: père Walter Covens

 

Dans la quête pour comprendre les événements qui ont entouré le 11 février 2013, de nombreux auteurs ont jusqu'à présent exploré presque tous les aspects des événements qui ont précédé et suivi. Mais un événement qui n'a pas encore été exploré pourrait avoir eu une influence cruciale sur la prise de décision du Pape Benoît XVI.

 

Il s'agit de l'événement suivant.

 

Le 7 octobre 2012, quatre mois et quatre jours avant la lecture de sa Declaratio, le pape Benoît XVI a déclaré sainte Hildegarde de Bingen docteur de l'Église.

 

Le fait qu'il ait choisi de le faire le jour de la fête de Notre-Dame des Victoires, alias la fête de Notre-Dame du Rosaire, qui commémorait cette année-là le 441e anniversaire de la victoire catholique à la bataille de Lépante, ne peut être un simple détail administratif.  Non, elle montre que la doctrine et l'enseignement de sainte Hildegarde, pour le pape Benoît XVI, sont intimement associés à la médiation et à l'intervention de la Vierge dans l'histoire.

 

En outre, le 10 mai 2012, au mois de mai, deux jours après la fête de Saint Michel Archange et trois jours avant la commémoration de la première apparition de la Vierge à Fatima, 95 ans auparavant, le pape Benoît XVI a étendu la fête de sainte Hildegarde à toute l'Église, faisant d'elle une sainte de facto.

 

Mais il convient de s'interroger sur la nature exacte de ce lien.

 

 

Qui était sainte Hildegarde de Bingen ?


Saluée même par les laïcs comme la femme la plus érudite du Moyen Âge, sainte Hildegarde est née vers 1098, l'année précédant la prise de Jérusalem par les croisés, sur ordre du bienheureux Urbain II, lors de la première croisade. Elle est morte à l'âge de 81 ans, en 1179, le 17 septembre, environ 7 ans avant la naissance de saint François d'Assise.

 

Sa fête, le 17 septembre, est donc la même que la fête de la stigmatisation de saint François, qui est célébrée ce jour-là, bien qu'elle ait eu lieu le 14 septembre.

 

À l'âge de 14 ans, elle prononça ses vœux de religieuse bénédictine au monastère de Disibodenberg, en 1112. Vingt-quatre ans plus tard, ses collègues moniales l'ont élue abbesse, titre et fonction qu'elle a occupés jusqu'à la fin de sa vie.

 

Sainte Hildegarde était une mystique, c'est-à-dire que dès son plus jeune âge, elle a fait l'expérience de grâces mystiques extraordinaires. La sienne était une participation habituelle à la vision béatifique, c'est-à-dire au niveau inférieur de connaissance des affaires humaines présentes et futures.  Notre Seigneur, en tant qu'Homme, avait aussi cette habitude, mais rares sont les Saints qui ont partagé ce charisme avec Son Humanité Sacrée. L'autre, que je connais, est la Bienheureuse Anna Maria Taïgi, membre du troisième ordre des Trinitaires.

 

Grâce à cette vision habituelle, sainte Hildegarde a pu devenir l'une des femmes les plus érudites de son époque et a écrit sur une grande variété de sujets, même si elle n'en parlait jamais et avait honte que les autres la trouvent étrange si elle admettait l'avoir.

 

 

Les visions de la fin des temps de sainte Hildegarde


Mais le sujet qui semble avoir le plus de rapport avec le pape Benoît XVI est le suivant : elle a écrit plus que tout autre saint de son époque sur l'Antéchrist et sa venue, et semble relater ce qu'elle a vu de l'avenir.  Le fait qu'elle ait fait cela il y a quelque 800 ans ajoute à la crédibilité de ses prophéties, car il est absolument impossible qu'elle ait pu connaître ou deviner les événements de notre époque, par simple sagesse humaine.

 

Pour démontrer la validité de ses pouvoirs de prévision, elle a prédit avec exactitude les événements suivants qui ont secoué le monde catholique :

 

  1. la dissolution du Saint Empire romain germanique
  2. l'abolition des monarchies catholiques par une secte diabolique qui s'est consacrée à la destruction de l'Église
  3. La perte des États pontificaux et le confinement des papes dans un petit territoire à Rome avec un certain nombre de petites juridictions dispersées autour.
  4. La révolution industrielle, au cours de laquelle l'approvisionnement en nourriture, en médicaments et en lois saines améliorera la vie quotidienne des pauvres dans le monde entier.
  5. L'émergence d'un empire mondial dirigé par les rois d'Angleterre.
  6. La montée d'États-nations dirigés par leurs propres leaders qui ne sont pas des monarques.

 

Ces prophéties sont contenues dans son traité sur l'Antéchrist, dans la partie III, Vision 5, de son œuvre monumentale, le Livre des œuvres divines, ou Liber Divinorum Operum.

 

Mais ce qu'elle dit de l'Antéchrist est complètement stupéfiant, et A. J. Baalman, qui a un exemplaire de ce livre en main, et moi-même, en discuterons dans une série d'émissions sur Ordo Militaris Radio, cette semaine.

 

 

Sainte Hildegarde a prophétisé les deux Papes


Mais pour l'instant, je ne veux parler que d'une seule de ses prophéties, dont personne n'a parlé jusqu'à présent : la prophétie de 2 papes, dont l'un serait un serviteur trompé de Satan et un antipape.

 

Cette prophétie est fondée dans le livre cité, dans l'édition publiée par la Catholic University Press, à la page 464, n. 29, et les mots en sont les suivants :

 

Prenez garde aussi que personne ne vous dispose à être trompé en quelque circonstance que ce soit par des actes illusoires ou fantaisistes. Car ce n'est que lorsque le temps sera venu où la sublimité de l'Église aura été dilapidée et la foi de la vérité écrasée sous les pieds - c'est ce que l'on entend par la révolte qui se produira au temps du fils maudit dont la mère est impure, puisqu'elle ne sait pas de qui elle (ici commence la p. 465) a conçu - alors sera révélé celui qui sera l'homme du péché, car il sera entièrement infusé dès le début par le péché, de sorte que, pécheur, il collectionnera et ensuite se vantera de ses péchés. ...
... En effet, au temps du fils de la perdition, la foi, qui a déjà perdu sa force, sera renversée et affaiblie. Car celui qui garde la sublimité de l'Église en Dieu et qui tient la foi droite garde quelque chose de grand, car c'est par ces choses qu'il entrera dans le royaume céleste. Mais celui qui ne garde pas la foi ne garde rien, car il ira à la perdition.

 

Je vais donner ici un exposé, ou une explication.

 

Lorsque sainte Hildegarde de Bingen parle de l'avenir, elle le fait de manière très abrégée, en mettant l'accent sur les vertus et les vices. Bien qu'elle parle dans l'ordre chronologique, elle s'intéresse ainsi davantage aux causes spirituelles.

 

Dans ce passage, elle utilise une phrase qu'il faut bien comprendre pour dégager le sens de son texte. Il s'agit de l'expression "sublimité de l'Église". En latin, ce qui est sublime est ce qui est le plus exalté, le plus haut et le plus supérieur. En tant que tel, c'est un terme qui fait référence à l'ordre suprême de la dignité dans une mesure ou une fonction quelconque.

 

Ainsi, dans un sens, ce terme peut faire référence à la nature exaltée de la vertu ou de la grâce de l'Église. Mais dans un autre sens, il peut se référer à la plus haute fonction hiérarchique, celle de la papauté.

 

Dans le passage ci-dessus. Sainte Hildegarde explique le texte de la Lettre de Saint Paul dans sa Seconde Lettre aux Thessaloniciens, chapitre 2, versets 2 à 4, qui concerne la propre prophétie de Saint Paul concernant l'Antéchrist et sa venue. Ainsi, puisque sainte Hildegarde commente ce passage précis de saint Paul, nous pouvons être sûrs qu'elle fait référence à la fin des temps et qu'elle ne se contente pas de commenter la corruption de l'Église à tout moment.

 

Ainsi, dans ce sens, lorsque la Sainte parle de "la sublimité de l'Eglise" qui "a été dilapidée et la foi de la vérité écrasée sous les pieds", on peut comprendre qu'elle parle de la saisie de la fonction papale, puisque dilapider une chose, c'est faire un mauvais usage d'une chose précieuse, et que tous ceux qui n'ont aucun droit sur une chose, en font un mauvais usage dans la mesure où ils l'utilisent sans avoir le droit de la détenir, de la posséder et de l'exercer.

 

La Sainte établit ensuite un lien avec la grande révolte dont parle saint Jean dans l'Apocalypse, lorsque la queue du Dragon frappera dans le ciel un tiers des étoiles qui s'y trouvent - un passage que les Pères de l'Église rapportent à l'apostasie massive du Clergé à la fin des temps.

 

Or, c'est ce que nous avons vu précisément au cours de ces 8 années et plus manifestement au cours de ces 15 derniers mois. Parce que tout le clergé a suivi l'antipape, en étant trompé volontairement ou non par des menteurs, qui sont les fils du Dragon.  En effet, dans les exorcismes, Satan a appelé les francs-maçons ses "enfants bien-aimés", et donc les francs-maçons de la Hiérarchie peuvent à juste titre être compris comme étant sa queue. En outre, à la demande de Bergoglio, tout le clergé du monde a cessé d'offrir la messe publique, ce qui est le signe des temps de l'antéchrist prédit par le prophète Daniel lorsqu'il parle de la cessation des sacrifices publics.

 

Et la vérité de la Foi a très certainement été écrasée sous les pieds pendant cette période où Bergoglio a dilapidé la sublimité de la Foi.

 

Puis, après avoir parlé de l'Antéchrist et de sa mère, la Sainte parle clairement de notre époque, lorsqu'elle dit : "Au temps du fils de la perdition, la foi, qui a déjà perdu sa force, sera renversée et affaiblie". - C'est une description très précise de l'ère post-Vatican II.  Le verbe "renverser" signifie "renverser" ou "frapper", et c'est clairement ce que Vatican II a fait. Et l'Aggiornamento a clairement affaibli la foi partout.

 

Ensuite, elle parle de 2 papes, le vrai et le faux.  D'abord du vrai :

 

Car celui qui garde la sublimité de l'Eglise en Dieu et tient la foi droite garde quelque chose de grand, car c'est par ces choses qu'il entrera dans le royaume céleste.

 

Elle parle ici, à mon avis, du pape Benoît XVI, qui, en tant que pape, se trouve au sommet de l'ordre hiérarchique terrestre de l'Église. Il garde la bonne foi, pas la fausse prêchée par d'autres, et garde quelque chose de grand, c'est-à-dire le munus pétrinien. Et sa douce souffrance de la persécution et de l'emprisonnement comme Pape, lui méritera le salut éternel.

 

Mais ensuite elle parle de l'antipape :

 

Mais celui qui ne garde pas la foi ne tient à rien, car il ira à la perdition.

 

Ici, en identifiant Bergoglio avec le masculin singulier, "celui qui" et "ne garde pas la foi" - comme cela est évident pour tous ceux qui croient - ne détient PAS le munus pétrinien, ("ne tient à rien"), et ira à la damnation pour son usurpation.

 

 

Le Pape Benoît XVI et Sainte Hildegarde


Il est clair que le pape Benoît XVI était conscient que la foi avait été gravement affaiblie et endommagée après Vatican II. En fait, il en a parlé précisément le 14 février 2013, trois jours seulement après avoir lu sa Declaratio.

 

Il a déclaré Sainte Hildegarde Docteur de l'Église, pour laquelle nous pouvons être certains qu'il avait non seulement lu ces paroles de la Sainte que nous venons de lire, mais qu'il les appréciait au plus haut point.

 

Enfin, en tant que théologien ayant écrit de nombreux articles sur le munus pétrinien, en tant que chose détenue, et le ministère pétrinien en tant que chose à faire, nous pouvons dire avec une forte probabilité que le Pape Benoît XVI a pu comprendre ce même passage de la manière que j'ai proposée, comme faisant référence à un temps futur dans lequel il y aurait 2 papes. L'un avec le Munus Pétrinien et la Foi Catholique qui a été promis par Dieu à travers St. Hildegarde au salut éternel, et l'autre sans le Munus et la Foi, qui irait à la perdition.

 

Ainsi, en déclarant Sainte Hlidegarde de Bingen Docteur de l'Eglise en la fête de Notre Dame des Victoires, le Pape Benoît XVI envoie-t-il un signe au monde catholique tout entier - dans cette distinction entre munus et ministerium, d'un Pape qui reste fidèle et conserve le premier, et d'un faux Pape qui n'a ni l'un ni l'autre - qu'il a trouvé dans ses écrits le grand stratagème par lequel il renversera l'œuvre de la franc-maçonnerie ? de la démasquer au monde entier ? de protéger la Sainte Mère l'Église dans sa vérité, et de la séparer du collège corrompu de cardinaux et d'évêques qui s'est attaqué aux enfants et aux fidèles pendant de nombreuses décennies ?

 

Étant donné que le pape Benoît XVI, en tant que théologien, était un ferme partisan de la nécessité pour l'Église à la fin des temps de se séparer de l'Église de l'Antéchrist, cette possibilité semble être quelque chose que nous ne pouvons plus ignorer.

De l'angoisse à la foi, quelle croisière! - Homélie 12° dimanche du TOB

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
De l'angoisse à la foi, quelle croisière! - Homélie 12° dimanche du TOB

Le Seigneur ne manque point d'humour. Il nous rappelle aujourd'hui que les tempêtes, aussi bien que les pêches miraculeuses, font bel et bien partie du "Temps Ordinaire" qui vient de recommencer. Après la longue cure de désintoxication du péché au cours du Carême, suivi du stage d’'entraînement à la vie éternelle du Temps pascal, notre foi devrait être bardée contre tout doute et tout adversaire pour nous permettre d'affirmer tranquillement : "Même pas peur!". 

 

Dans l'itinéraire de l'Évangile de S. Marc aussi, les Apôtres, durant plusieurs chapitres, ont été témoins des hauts faits et paroles du Seigneur. Dans une première étape, S. Marc nous avait présenté, en une double séquence, d'abord une série d'actes de Jésus dans la journée-type de Jésus (1, 21-45), puis une série de paroles de Jésus, dans le cadre de cinq controverses. La deuxième étape est composée de la même manière, mais dans un ordre inversé : après l'institution des Douze (ch. 3), nous trouvons d'abord une série de paroles de Jésus sous forme de paraboles (4, 1-34), puis une série de gestes puissants de Jésus (4, 35 – 6,6).

 

Les disciples qui, au lieu de se tenir "dehors" sans rien comprendre aux paraboles, se sont laissé ébranler par l'enseignement de Jésus qui ouvre au mystère du Règne de Dieu, sont maintenant "entraînés" par lui dans une sorte de leçon de choses, par un enseignement, non plus en paraboles, mais en actes, au cours d'une virée dans la région du Lac de Galilée. Après le stage en haute montagne, c'est l'heure des matchs préparatoires. Durant cette tournée, ils vont être témoins de l'action puissante de leur Maître : il domine les éléments et les forces du mal (Satan), il arrache l'humanité à la maladie et à la mort. C'est ainsi que la crainte et la peur font place peu à peu à la foi. Notons que l'évangile ne parle pas de miracles, mais de "dynameis" : des gestes puissants pleins de sens.

 

Mais ce véritable exode, qui part du doute et de la peur pour aboutir à la foi et la confiance, n'est pas gagné d'avance. La non-foi aussi est possible. Voilà pourquoi S. Marc notera au passage l'incroyance de l'entourage et de la parenté de Jésus de Nazareth, qui entrave l'action de Jésus. La question qui se pose alors, c'est : où donc se situe en nos vies la frontière entre la foi et le doute ? Pas moyen de le savoir, sinon grâce aux épreuves que Dieu permet, non pas pour qu'il puisse nous tester (il sait très bien), mais pour que nous sachions, nous, où nous en sommes, pour ne pas que nous soyons victimes du plus grand danger : celui de croire ... que nous croyons.

 

Et la première épreuve qui est proposée, c'est la tempête. On apprend à l'école que, sur l'ensemble de la superficie de la terre, les eaux recouvrent 361 millions de kilomètres carrés, soit 71% de la superficie du globe terrestre. Qui d'entre nous, à l'aube, ou au coucher du soleil, quand la mer fourmille de petites lumières qui sont comme des lucioles enchâssées sur l'étendue de l'eau, au clair de lune, de la véranda d'une maison, ou le long d'une plage, ne s'est pas arrêté pour contempler la mer, ou plutôt l'une des nombreuses mers ou océans qui recouvrent la surface de la terre avec une abondance si extraordinaire ? Peut-être même avons-nous eu le privilège de nous extasier devant la douce beauté du lac même sur lequel Jésus avait entraîné les siens… Mais qui d'entre nous n'a pas, au moins par les images d'un film de fiction, du journal télévisé ou d'un documentaire, si ce n'est par sa propre expérience, été témoin aussi d'une tempête, d'un ouragan, d'un cyclone ? Et lorsque la tempête survient, alors que l'on se trouve, non pas sur la terre ferme, mais en pleine mer, cette expérience se transforme alors en cauchemar.

 

Les Apôtres, dont certains étaient pourtant des pêcheurs aguerris, mais dont la frêle embarcation n'était qu'un jouet pour la fureur des flots, se voyaient perdus. À leur décharge, il faut dire que la lecture de l'Ancien Testament, où domine une attitude de crainte vis-à-vis de la mer, n'avait pas de quoi les rassurer beaucoup. On y parle de l'eau du déluge et d'abîmes insondables, qui évoquent plus la mort et les tragédies qu'une croisière de rêve au bord du Queen Mary II, quoi que...… Souvenons-nous de l'aventure du Titanic ! Dans les mythologies païennes la mer est souvent divinisée. C'est un moyen comme un autre pour exorciser sa peur, mais un moyen qui coûte cher, puisqu'à l'idole, il faut offrir des sacrifices, même humains. Nous autres, croyants du 21e siècle, avons de la peine à nous imaginer ce que doit être la furie des flots pour un athée qui s'y trouve. Pourtant, c'est une certitude scientifique (cf. la revue ‘Science et Vie’ d'août 2005) : croire en Dieu augmente l'espérance de vie sur terre (de 29 %, selon une synthèse, datant de 2002, de 42 études médicales, menées entre 1977 et 1999, concernant 126.000 personnes !), parce que la foi en Dieu permet de réduire l'angoisse, parce que les religions apportent des réponses aux interrogations les plus profondes de l'homme.

 

Est-ce une bonne nouvelle ? Pas franchement, car l'article en question dit ceci :

 

"Peu importe le nom du dieu qu'elles élisent, la genèse qu'elles décrivent ou la nature du paradis qu'elles promettent, toutes (les religions) produisent un discours qui, chacun à sa manière, apporte une réponse à ce qui étreint l'homme lorsqu'il songe à sa condition."

 

En d'autres mots : peu importe si ces religions sont dans la vérité ou pas, pourvu qu'on y croie.… C'est un argument qui, mine de rien, peut se retourner, et qu'on n'a pas manqué de retourner, contre la foi chrétienne. On l'accuse d'être une croyance pour les faibles, ("l'opium du peuple") et, au contraire, on vante le mérite de l'incroyant qui, lui, au moins, a le courage d'affronter la dure réalité sans ingérer des anxiolytiques. C'est vrai, peut-être, et dans une certaine mesure, pour les religions païennes. Est-ce vrai aussi pour la foi chrétienne ? La Bible souligne que seul Yahvé, le VRAI Dieu, peut se rendre maître de la fureur des flots qui impressionne tant et devant laquelle l'homme se sent si petit (1e lecture). Pensons aussi aux grandes interventions de Dieu qui font échapper ses amis aux naufrages et aux inondations : le déluge, le passage de la mer Rouge, les Israélites qui avaient voyagé en mer (psaume 106). Et puis chacun connaît l'histoire de Jonas. Tout cela les Apôtres le savaient, et sans doute mieux que le chrétien moyen aujourd'hui. Ce qu'ils devaient encore apprendre, ou plutôt croire, c'est que ce Dieu qui seul peut calmer la fureur des flots, et que ce Dieu, c'est Jésus qui est avec eux dans la barque en train de dormir.

 

Pour l'instant, il n'en sont encore qu'à se poser des questions : "Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : ‘Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ?’" Ou, plus exactement, ce Jésus, à qui ils s'adressent dans leur angoisse, comme, dans le psaume, le naufragé s'adresse à Dieu, réclame d'eux ce que seul le vrai Dieu est en droit de réclamer de ses créatures humaines, à savoir : une confiance absolue et inconditionnelle, tempête apaisée ou non : "Jésus leur dit : ‘Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ?’" Et l'on a vraiment l'impression que si Jésus apaise la tempête, ce n'est pas pour récompenser leur foi ; c'est plutôt pour venir en aide à leur manque de foi, en espérant qu'une prochaine fois, il n'aura pas besoin de leur prouver de nouveau sa puissance.

 

Et c'est ainsi seulement, de tempête apaisée à tempête non apaisée, que nous pouvons, peu à peu, très lentement - trop lentement - faire notre exode de l'angoisse à la foi. Voilà donc le véritable courage, celui de la vérité, qui n'est ni un opium ni un anxiolytique, mais qui rend vraiment libre, libre pour aimer, et pour perdre notre vie, afin de sauver celle de nos frères.

 

C'est Jésus lui-même qui nous en donne un exemple parfait. Quand la tempête fait rage dans son Cœur au Jardin des Oliviers, il ne dédaigne pas "réveiller" son Père : "Abba, Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe." (Mc 14, 36) Mais il le fait en toute tranquillité, si j'ose dire, comme la prière toute simple de la Vierge Marie à Cana : "Ils n'ont pas de vin" (Jn 2, 3). Et tout comme Jésus au Jardin de l'Agonie ajoute : "Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux", Marie dira aux serviteurs : "Faites tout ce qu'il vous dira." (v. 5) Et pendant ce temps, qui dormait : Dieu ? Ou les apôtres ?

 

Je pense aussi à S. Thomas More, dans sa prison de la Tour de Londres, méditant l'agonie de Jésus ; et à l'admirable dernière lettre de Giovanni Mazzucconi, né en 1826, de l'Institut Pontifical pour les Missions Étrangères de Milan (P.I.M.E.), et qui a été martyrisé en 1855 (il avait 29 ans) dans l'île Woodlark en Papouasie - Nouvelle-Guinée. Il a été béatifié par Jean-Paul II le 19 février 1984.

 

Mais en général, comme le dit la chanson : "Pour faire un homme, (un vrai, un croyant), mon Dieu, que c'est long !". Et dire que Dieu, dans son atelier, ne s'énerve pas pour autant….

 

"Fais-nous vivre à tout moment, Seigneur, dans l'amour et le respect de ton saint nom, toi qui ne cesses jamais de guider ceux que tu enracines solidement dans ton amour." (prière d'ouverture).

http://www.evangile-et-peinture.org/meditations-dominicales/images-a-lavance/

http://www.evangile-et-peinture.org/meditations-dominicales/images-a-lavance/

Apprendre à prier dans la tempête - Homélie 12° dimanche du T.O.B

dominicanus #Homélies Année B (2008-2009)
« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? »

Pourquoi Jésus, qui est Dieu, et donc tout-puissant, s'est-il endormi juste au moment où ses disciples angoissés traversent une tempête ? Au jardin des Oliviers il se plaindra de ce que ses amis dorment au lieu de veiller avec lui, mais ici, c'est lui qui dort !

 

Voilà une question qui, comme un pavé dans la mare, n'a pas manqué de troubler plus d'un d'entre nous, même sans prendre le bateau (ou l'avion) ... Car chacun de nous, tôt ou tard, traverse des turbulences dans sa vie, pour emprunter une image au domaine de l'aviation. Certaines catastrophes aériennes sont encore fraîches dans nos mémoires.

 

En fait, dans cette vallée de larmes, dire que les tempêtes sont monnaie courante n'est pas exagéré. Elles sont la règle. Cela peut être la maladie longue et pénible d'un proche, la mort d'un enfant chéri, les dégâts causés par l'infidélité conjugale ou par la drogue dans telle famille, les ravages d'une guerre, une catastrophe naturelle, la faillite d'une entreprise, ou, tout simplement, une solitude insupportable.

 

Pourquoi le Tout-Puissant dort-il dans la barque de notre vie pendant que la tempête se déchaîne ?

 

Le Catéchisme (n. 324) nous enseigne sans ambages que nous ne pouvons pas comprendre pleinement la manière dont Dieu agit dans notre vie tant que nous ne le voyons pas face à face, c'est-à-dire après notre mort.

 

La permission divine du mal physique et du mal moral est un mystère que Dieu éclaire par son Fils, Jésus-Christ, mort et ressuscité pour vaincre le mal. La foi nous donne la certitude que Dieu ne permettrait pas le mal s'il ne faisait pas sortir le bien du mal même, par des voies que nous ne connaîtrons pleinement que dans la vie éternelle.

 

Mais nous pouvons comprendre Dieu partiellement si nous tenons compte de son planning dans nos vies. Le planning de Dieu pour notre bref séjour sur la terre n'est pas un confort parfait et une partie de plaisir ininterrompu. Dieu veut plutôt que nous parvenions à la vraie sagesse, le courage, la joie et l'équilibre intérieur d'une bonne maturité spirituelle. Et cela comprend l'apprentissage de la confiance en lui, plutôt qu'en nous-mêmes, apprentissage qui passe par l'expérience de nos limites. Nous ne sommes pas, nous, tout-puissants... Et c'est un apprentissage qui est dur, car il contredit tout ce que nous avons hérité du péché originel.

 

Et c'est pour cela que, parfois, Dieu s'endort dans nos barques alors que la tempête fait rage, pour que nous puissions apprendre à accepter la réalité de nos limites et la nécessité de notre dépendance radicale envers lui.

 

Voici, à titre d'exemple, une anecdote qui nous rappelle, si besoin est, les limites de nos possibilités humaines. Si, un jour, vous avez l'occasion d'aller à Boston, ne manquez pas d'y visiter le musée Gardiner. Vous pourrez  acheter, au magasin de souvenirs à l'accueil, le poster d'une magnifique peinture de Rembrandt qui dépeint justement la scène de l'évangile de ce jour. Dans ce chef d'œuvre le peintre représente, non pas une petite barque, mais un puissant navire, mais balloté par les vagues comme un petit bouchon, tandis que les Apôtres paniquent en voyant les voiles se déchirer. Jésus est montré au moment où il se réveille de son petit somme. Vous pouvez acheter le poster au magasin des souvenirs, mais si vous vous rendez à la galerie Rembrandt du musée pour admirer la peinture originale, vous aurez la mauvaise surprise de découvrir un cadre vide.

 

 

 

 

Que s'est-il passé ? Eh bien, le 18 mars 1990, vers deux heures du matin, cette peinture a été dérobée par deux voleurs déguisés en agents de police. Ils ont découpé la toile et l'ont emportée, de même que deux autres œuvres, pour une valeur totale d'à peu près 500 millions de dollars. C'est un des cambriolages les plus spectaculaires de l'histoire de l'art moderne. Aujourd'hui on cherche toujours les voleurs, malgré les efforts considérables de la FBI, avec l'assistance de Scotland Yard, de directeurs de musée, de marchands d'œuvres d'art, des autorités japonaises et françaises et une armée de détectives privés, en dépit aussi de centaines d'interviews, d'offres d'immunité, d'une récompense de 5 millions de dollars, de messages codés publiés par le musée dans le Boston Globe et des tonnes d'encre ainsi que des kilomètres de pellicule consacrés au sujet. Tous ces efforts humains à grand renfort de puissance, d'argent et d'intelligence des organisations culturelles et de lutte contre le crime sont restés vains.

 

Nous ne sommes pas tout-puissants. Nous avons besoin de la main de Dieu pour nous guider.

Apprendre à accepter ses limites et notre dépendance vis-à-vis de Dieu est difficile spécialement dans le monde moderne qui met une foi quasi-religieuse dans sa technologie avancée. Mais force est de constater que des problèmes restent sans solution. Le mythe du progrès scientifique tend alors à nous convaincre que ce n'est qu'une question de temps pour les résoudre, mais c'est un mirage, car nous ne pouvons pas faire le ciel sur la terre ; nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes, pas même retrouver des œuvres d'art dérobées. La foi en la science nous séduit pour deux raisons :

 

Premièrement parce qu'elle est tellement répandue dans la culture moderne. On la retrouve partout, dans les campagnes publicitaires, sur les écrans de cinéma et dans les feuilletons de la télévision. Elle constitue même un argument pour les activistes qui s'efforcent de promouvoir l'avortement et le « mariage » homosexuel. C'est un effort de résoudre le problème des grossesses non désirées et les orientations sexuelles déréglées, non pas en cherchant le secours du Seigneur pour atteindre le bonheur qu'il a préparé pour nous, mais en s'efforçant de redéfinir (de fabriquer une nouvelle définition) de l'être humain.

 

La deuxième raison pour laquelle cette foi dans le progrès de la science est si séduisante est qu'elle nous flatte, à la manière du serpent qui avait dit à la femme : « Vous serez comme des dieux ». Mais c'est un mensonge aussi grotesque aujourd'hui qu'au commencement de l'humanité. Alors, Dieu continue de nous donner des occasions - des tempêtes - pour nous apprendre à mettre notre confiance en lui, pour lui remettre nos illusions d'auto-déification.

 

Comment pouvons-nous tirer profit au maximum de ces occasions ? Le moyen par excellence est la prière, c'est d'apprendre à mieux prier. C'est en se tournant vers Jésus, endormi à l'arrière de la barque, que les Apôtres ont découvert sa grandeur et ont survécu à la tempête. La prière, c'est notre manière à nous de nous tourner vers le Seigneur, pour découvrir la beauté et la sagesse qui se cachent dans le planning de Dieu. La prière, c'est l'école où nous exerçons et fortifions la foi qui permet à Jésus, le Prince de la Paix, de devenir le Seigneur de nos vies, pas seulement en théorie, mais aussi en pratique.

 

Aujourd'hui, alors que Jésus renouvelle son engagement envers nous dans cette Eucharistie, demandons-lui d'être notre force parmi les tempêtes de la vie, et promettons-lui de renouveler notre engagement à devenir des experts en prière.

 

 

 

Lectures 12° Dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

1ère lecture : Dieu maître de la mer (Jb 38, 1.8-11)

 

Lecture du livre de Job

Du milieu de la tempête, le Seigneur répondit à Job :
"Qui donc a retenu la mer avec des portes, quand elle jaillit du sein de l'abîme ;
quand je fis de la nuée son vêtement, et l'enveloppai de nuages pour lui servir de langes ; quand je lui imposai des limites, et que je disposai les portes et leurs verrous ? Je lui dis : 'Tu viendras jusqu'ici ! tu n'iras pas plus loin, ici s'arrêtera l'orgueil de tes flots !'"
 
 
 

Psaume : 106, 21a.22a.24, 25-26a.27b, 28-29, 30-31

R/ Rendons grâce au Seigneur qui seul fait des merveilles.

Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
qu’ils offrent des sacrifices de louange,
ceux qui ont vu les oeuvres du Seigneur
et ses merveilles parmi les océans.

Il parle, et provoque la tempête,
un vent qui soulève les vagues :
portés jusqu'au ciel, retombant aux abîmes,
leur sagesse était engloutie.

Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
et lui les a tirés de la détresse,
réduisant la tempête au silence,
faisant taire les vagues.

Ils se réjouissent de les voir s'apaiser,
d'être conduits au port qu'ils désiraient.
Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
de ses merveilles pour les hommes.


 
 

2ème lecture : Créatures nouvelles en Jésus Christ (2Co 5, 14-17)

 

Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, l'amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu'un seul est mort pour tous, et qu'ainsi tous ont passé par la mort.
Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n'aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.
Désormais nous ne connaissons plus personne à la manière humaine : si nous avons compris le Christ à la manière humaine, maintenant nous ne le comprenons plus ainsi.
Si donc quelqu'un est en Jésus Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s'en est allé, un monde nouveau est déjà né.


 

Evangile : La tempête apaisée (Mc 4, 35-41)

 
Acclamation : Venez et voyez les hauts faits de Dieu : la voix du Seigneur domine les vents, le Seigneur apaise le fracas de la mer. (Ps 65, 5 ; 28, 3 ; 64, 8)
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en paraboles. Le soir venu, il dit à ses disciples : « Passons sur l'autre rive. »
Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d'autres barques le suivaient.
Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait d'eau.
Lui dormait sur le coussin à l'arrière. Ses compagnons le réveillent et lui crient : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? »
Réveillé, il interpelle le vent avec vivacité et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme.
Jésus leur dit : « Pourquoi avoir peur ? Comment se fait-il que vous n'ayez pas la foi ? »
Saisis d'une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
 


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
 
Lectures 12° Dimanche du Temps Ordinaire B

Lenteur et grandeur du Règne de Dieu - Homélie 11° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Année B 2015
https://www.evangile-et-peinture.org/dt_portfolios/meditations-dominicales/

https://www.evangile-et-peinture.org/dt_portfolios/meditations-dominicales/

Le règne de Dieu est le thème préféré, prioritaire de Jésus, à tel point qu’il l’a placé au coeur de la prière qu’il a enseigné à ses disciples : « Que ton règne vienne ». Mais étant donné qu’à cause de notre nature pécheresse nous risquons de mal comprendre le règne de Dieu, Jésus a recours aux paraboles. Les paraboles de la croissance de l’évangile de ce dimanche nous révèlent deux caractéristiques essentielles de la vie du Royaume de Dieu, deux choses que nous devons toujours avoir présentes à l’esprit pour que nous puissions approfondir notre amitié avec le Roi.

 

D’abord, l’appartenance et la croissance de la vie du Règne de Dieu ne vient pas de nous, mais de Dieu. La fécondité de la semence, d’où vient-elle? Pas du semeur, mais du Créateur. De même, si Dieu n’insufflait pas constamment la vie de sa grâce en nous, tous les efforts que nous puissions fournir ne nous permettraient pas d’approfondir notre relation avec lui, pas plus que le semeur pourrait transformer un caillou en un épi de blé. Notre vie d’union à Dieu dépend foncièrement de Dieu, et non pas de nos efforts. La bonne nouvelle, c’est que Dieu est toujours à l’oeuvre, même quand nous dormons:

 

« En vain tu devances le jour, tu retardes le moment de ton repos, + tu manges un pain de douleur : Dieu comble son bien-aimé quand il dort. » (Ps 127,2)

 

Deuxièmement, notre croissance dans la sainteté est un processus graduel qui prend du temps. Nous, chrétiens, ne sommes pas comme les héros des films d’Hollywood, qui deviennent des champions du monde en moins de 90 minutes. Notre maturation chrétienne nécessite une coopération de longue haleine avec le Seigneur. Pour nous, c’est dur à admettre, surtout aujourd’hui, où la culture nous a habitués à une exigence de résultats immédiats. On ne devient pas un saint comme on fait une tasse de café instantané! La maturation de la vie chrétienne est plutôt comparable à la construction d’une cathédrale, comme celles du Moyen-Âge, où comme celle, toujours inachevée de Barcelone, pour prendre un exemple moderne, qui nécessitent des décennies, voire plus d’un siècle pour leur construction. Il est arrivé que trois ou même quatre générations de maçons ont travaillé à la construction de la même cathédrale! Pensez donc… Ça voudrait dire que votre grand-père, votre père, vous-même et votre fils auraient tous les quatre travaillé pendant toute votre vie à la même construction, mais que seul votre fils en aurait vu l’achèvement.

 

La vie chrétienne n’est donc pas une affaire qu’on règle en peu de temps, moyennant quelques heures supplémentaires durant le weekend! Non, c’est l’aventure de tout une vie. La croissance du Royaume de Dieu dans nos coeurs dépend donc principalement de Dieu, et secondairement de nous, dans un processus qui prend beaucoup de temps. Voilà la sagesse que le Christ veut nous communiquer à travers ces paraboles. Si nous prenons du temps pour réfléchir et pour prier là-dessus, nous pourrons découvrir peu à peu quelles en sont les conséquences et les implications.

 

Une de ces implications particulièrement actuelles pour notre culture contemporaine, c’est de nous montrer les vraies raisons de nos frustrations et de nos découragements. Le découragement ne vient jamais de Dieu. Dieu n’est pas au ciel en train de taper sa montrer et de froncer les sourcils parce que nous ne sommes pas encore devenus des saints. C’est lui qui a créé notre nature humaine. C’est lui qui a pris chair de la Vierge Marie. Il sait donc parfaitement bien que la sainteté prend du temps. Il est ce semeur plein de sagesse qui prend soin patiemment de son champs, sachant que la récolte viendra le moment venu. 

 

Alors, si le découragement ne vient pas de Dieu, d’où vient-il? De notre orgueil démoniaque et de notre immaturité spirituelle. Si nos prières ne produisent pas un feu d’artifice instantané, si nos mauvaises habitudes ne disparaissent pas en un clin d’oeil, si nous ne comprenons pas parfaitement tout ce qui concerne la foi chrétienne après avoir fait une retraite, nous risquons de flancher dans nos efforts, et même de tout laisser tomber, comme des enfants gâtés. Cela peut paraître absurde, mais en fait, ça arrive souvent: chaque fois que nous perdons patience (avec les autres, et surtout avec nous-mêmes), c’est comme si nous disions à la semence: « Poussez plus vite, vauriens, plus vite! »

 

Il y a pourtant une différence entre ce qui se passe dans l’ordre de la nature et dans l’ordre de la grâce. Dans la nature, la vie vient et elle s’en va, elle grandit et fleurit, puis se fane et meurt. Il n’en va pas ainsi dans l’ordre de la grâce. C’est ce que nous montre le psaume:

 

Le juste grandira comme un palmier, 

il poussera comme un cèdre du Liban ; 

planté dans les parvis du Seigneur, 

il grandira dans la maison de notre Dieu. 

 

Vieillissant, il fructifie encore, 

il garde sa sève et sa verdeur 

pour annoncer : « Le Seigneur est droit ! 

Pas de ruse en Dieu, mon rocher !

 

https://www.evangile-et-peinture.org/dt_portfolios/meditations-dominicales/
https://www.evangile-et-peinture.org/dt_portfolios/meditations-dominicales/

https://www.evangile-et-peinture.org/dt_portfolios/meditations-dominicales/

Lectures 11° dimanche du Temps Ordinaire Année B

dominicanus

Livre d'Ézéchiel 17,22-24. 


Ainsi parle le Seigneur Dieu : « À la cime du grand cèdre, je prendrai une tige ; au sommet de sa ramure, j’en cueillerai une toute jeune, et je la planterai moi-même sur une montagne très élevée. 
Sur la haute montagne d’Israël je la planterai. Elle portera des rameaux, et produira du fruit, elle deviendra un cèdre magnifique. En dessous d’elle habiteront tous les passereaux et toutes sortes d’oiseaux, à l’ombre de ses branches ils habiteront. 
Alors tous les arbres des champs sauront que Je suis le Seigneur : je renverse l’arbre élevé et relève l’arbre renversé, je fais sécher l’arbre vert et reverdir l’arbre sec. Je suis le Seigneur, j’ai parlé, et je le ferai. » 



Psaume 92(91),2-3.13-14.15-16. 


Qu'il est bon de rendre grâce au Seigneur, 
de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut, 
d'annoncer dès le matin ton amour, 
ta fidélité, au long des nuits.

Le juste grandira comme un palmier, 
il poussera comme un cèdre du Liban ; 
planté dans les parvis du Seigneur, 
il grandira dans la maison de notre Dieu. 

Vieillissant, il fructifie encore, 
il garde sa sève et sa verdeur 
pour annoncer : « Le Seigneur est droit ! 
Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! » 




Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,6-10. 


Frères, nous gardons toujours confiance, tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur, tant que nous demeurons dans ce corps ; 
en effet, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision. 
Oui, nous avons confiance, et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps pour demeurer près du Seigneur. 
Mais de toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur. 
Car il nous faudra tous apparaître à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait, soit en bien soit en mal, pendant qu’il était dans son corps. 



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,26-34. 


En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : 
nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. 
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. 
Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » 
Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? 
Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. 
Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » 
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. 
Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

 

« À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? »

« À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? »

Le Message dans la Bouteille (mis à jour)

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #actualités

Dernière Mise à Jour le vendredi 11 juin 2021

 

Après huit années de conspiration du silence, l'actualité concernant l'invalidité de la renonciation de Benoît XVI et du conclave qui a fait du cardinal Bergoglio ("Pape François") un usurpateur du trône de St Pierre, s'accélère et prend une ampleur de plus en plus universelle.

 

Aujourd'hui je vous propose la traduction de deux articles, parus hier, concernant un vidéo-documentaire sur le sujet. 

 

Merci de le partager un maximum à vos contacts sur les réseaux sociaux et dans votre messagerie.

 

***

 

 

 

LE MYSTÈRE DERRIÈRE LA DÉMISSION DU PAPE BENOÎT XVI 

Il Messaggio nella Bottiglia
Italien/Anglais, maintenant avec sous-titres anglais/italien

 

Il s'agit du documentaire sur la mafia de Saint-Gall qui démasque pour la première fois tous les acteurs impliqués dans la manipulation journalistique et canonique des événements de février 2013 au Vatican, dans le contexte de l'histoire du Vatican au cours des 60 dernières années.  Réalisée en langue italienne, elle est maintenant republiée ici avec des sous-titres en anglais.

 

Dans cette vidéo, nous sommes confrontés aux faits historiques précis du 11 février 2013 et aux preuves indéniables et non démenties, contre lesquelles aucun argument ne peut être avancé, maintenant pour que le monde entier puisse les voir.

 

Y avait-il une conspiration pour évincer Benoît XVI ? Qui en faisait partie ? Quelles sont les preuves ? Admettent-ils ce qu'ils ont fait ? Ont-ils tenté de dissimuler les preuves et de couvrir leurs traces ? - Ces questions et une myriade d'autres se trouvent dans ce seul documentaire, Il Messagio nella Bottiglia, un trésor de preuves dans des documents et des films, pour la première fois.

 

L'importance de ce documentaire ne peut être sous-estimée. Partagez-le donc avec chaque cardinal, évêque, prêtre, diacre, séminariste, religieux, paroissien, parent et ami.  Ce sont les faits que le monde catholique tout entier a le droit de connaître.

 

Que vous ayez entendu ou non des doutes et des théories sur les raisons de la démission de Benoît XVI, ce documentaire est un bon point de départ pour un examen rationnel et scientifique des preuves. Pour tous ceux qui ont encore des yeux pour voir et un esprit ouvert à la vérité, Il Messagio nella Bottiglia - Le message laissé dans une bouteille - sera un point de référence pour toute l'Église sur les questions et les controverses qui tourbillonnent autour des événements du 11 février 2013.

 

 

***

 
Le premier documentaire sur François, Benoît XVI, la mafia de San Gallo et la franc-maçonnerie ecclésiastique

La vidéo choquante traite également de la renonciation de Benoît XVI jugée invalide par de nombreux canonistes

07 juin 2021


Il y a deux jours, le documentaire "Il Messaggio nella Bottiglia" est sorti en italien et en anglais : 40 minutes choquantes où sont analysées, sur la base de faits objectifs, des questions brûlantes telles que la renonciation du pape Ratzinger ; la "mafia de Saint-Gall" ; la généalogie épiscopale des cardinaux qui en font partie ; l'objectif historique de la franc-maçonnerie (ecclésiastique et séculaire) de démolir l'Église catholique ; la mystification du personnage de saint François ; le tournant matérialiste de la néo-église et l'incroyable puissance de feu médiatique qui propose une image de François très différente de ce qui, selon les auteurs, est la réalité.  

 

Parmi les personnes interrogées figurent le frère italo-américain Alexis Bugnolo, le professeur Francesco Lamendola et le youtuber Marco Cosmo de la chaîne "Decimo Toro" qui a mis le film sur le web. L'auteur est un réalisateur inconnu qui a préféré rester anonyme pour ne pas être fauché dans sa carrière.

 

Le documentaire peut être vu sur Youtube ICI, mais comme il pourrait être censuré ou bloqué par les administrateurs (comme cela s'est déjà produit pour ceux de Monseigneur Viganò), il a également été publié sur Rumble ICI.

 

Selon les personnes interrogées, il existe dans l'Église une ancienne hiérarchie infidèle, également liée à l'ordre des Jésuites et fortement inspirée par la franc-maçonnerie, qui a pris le pouvoir après une préparation d'au moins deux cents ans, pratiquement dès la première infiltration de la franc-maçonnerie dans l'Église. Une figure clé de ce courant, le cardinal Mariano Rampolla del Tindaro, qui devait devenir pape, mais dont l'élection fut bloquée par l'empereur d'Autriche, précisément en raison de son adhésion à la franc-maçonnerie.

 

Le primat de Belgique, le cardinal Danneels, dans son autobiographie, a lui-même parlé de la Mafia de Saint-Gall, descendant de Rampolla, en admettant candidement que le groupe de cardinaux super-modernistes dont il faisait partie voulait déposer Benoît XVI et que leur champion était le cardinal Bergoglio. Nous citons la "Biographie" de 2015 : "C'est un confrère jésuite de Martini et cardinal archevêque de Buenos Aires, il s'appelle Jorge Mario Bergoglio. L'attitude de Bergoglio lui vaut la confiance de nombreux participants du groupe de Saint-Gall, dont Danneels. [...] Même si les cardinaux du groupe de Saint-Gall présents à Rome ont envoyé à Ivo Fürer une carte postale avec le message : "Nous sommes ici ensemble dans un esprit de paix", c'est le cardinal Ratzinger qui a été choisi par le conclave comme le successeur presque évident du pape polonais, même si pendant le pré-conclave, le cardinal jésuite Jorge Mario Bergoglio était une alternative réaliste".

 

Le livre n'a jamais été traduit en italien, ni démenti par le Vatican, dans l'attente probable que l'affaire soit oubliée.

 

Cependant, un coup de projecteur sur l'affaire de la mafia de Saint-Gall est maintenu depuis 2015 par le théologien palermitain Don Alessandro Minutella, ICI excommunié deux fois sans procès canonique (par le cardinal bergoglien Beniamino Stella) en 2018 qui, depuis sa chaîne Youtube "Radio Domina Nostra", répète chaque jour que Bergoglio n'est pas le pape et que Benoît XVI n'a jamais démissionné. La chaîne est désormais suivie par plus de 50 000 personnes et ses émissions en direct, avec des catéchèses ou des messes en latin, font souvent le double des téléspectateurs de la messe de François diffusée en direct par Vatican News. Il est le prêtre le plus suivi en Italie mais les médias font comme s'il n'existait pas (évidemment).

 

Le professeur Lamendola, professeur de lettres et de philosophie, explique dans le documentaire que l'objectif de la franc-maçonnerie est de détruire l'Église catholique de l'intérieur afin d'instaurer un Nouvel Ordre Mondial, qui est en train de prendre forme.

 

On pense aux paroles de François confiées à La Stampa le 15 mars 2021 : "Nous gaspillerions la crise en nous refermant sur nous-mêmes. Au contraire, en construisant un NOUVEL ORDRE MONDIAL basé sur la solidarité, en étudiant des méthodes innovantes pour éradiquer l'arrogance, la pauvreté et la corruption, tous ensemble, chacun pour sa part, sans se déléguer et se déresponsabiliser, nous pouvons guérir l'injustice". 

 

Nous avons rapporté cette déclaration déconcertante ICI.

 

La franc-maçonnerie - explique toujours Lamendola - poursuit des objectifs complètement opposés à ceux de l'Église du Christ, des objectifs complètement matérialistes. La fraternité humaine dont parle Bergoglio dans la dernière encyclique n'est pas une fraternité due au fait que nous sommes tous enfants de Dieu, mais que nous sommes tous enfants de la Terre Mère, la Pachamama précisément, dont nous avons parlé ICI. Ce n'est pas pour rien que l'encyclique ne parle jamais de Dieu, ni de Jésus-Christ.

 

Le frère Bugnolo rappelle comment la décomposition formelle de la fonction papale en munus et ministerium, base du piège juridique de la renonciation, avait été préparée en son temps par Jean-Paul II et le Card. Ratzinger lui-même. Un nouveau fait émerge : Benoît XVI a, en fait, inexplicablement nommé comme cardinaux de nombreux membres de la mafia de Saint-Gall, et/ou des modernistes et/ou ses ennemis jurés. Cela peut s'expliquer par le fait que la renonciation invalide à la papauté était déjà prévue depuis longtemps pour annuler définitivement ce courant au sein de l'Église. Accueillis par le vaticaniste Aldo Maria Valli, nous avons expliqué le sens de l'opération ICI

 

Il y a quelque temps, nous avons émis l'hypothèse que le "truc" pourrait être inspiré par le troisième secret de Fatima. ICI

 

En tout cas, François et les siens peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Personne ne fera rien. Il y a quelque temps, nous avons trouvé une déclaration sans équivoque de Ratzinger dans l'une des interviews de son livre ICI.

 

Elle a convaincu de nombreuses personnes, elle a également été reprise par le plus important journal catholique allemand, Die Tagespost, mais rien n'a été fait.

 

Le pape Benoît pourrait également afficher une enseigne au néon devant sa fenêtre indiquant "Le pape, c'est moi" et tout le monde penserait à une distraction, une coïncidence, une conspiration. Personne ne se soucie de cette question.

 

Les bergogliens font semblant de ne pas s'en soucier, tout au plus malmènent-ils leurs interlocuteurs comme le faisait l'Avvenire, nous donnant explicitement des imbéciles ICI

 

Les traditionalistes, qui détestent Benoît XVI, pensent que, en tant que "moderniste" (selon eux), Ratzinger est un impréparateur et un approximatif, totalement peu fiable, donc ces "légères" incohérences ne les touchent même pas. Pour eux, le fait que Ratzinger ait inversé le mot munus avec ministerium n'est qu'une négligence, même si cela remet en cause les canons 124, 332 § 2, 188, 17 du droit canonique qui rendent sa renonciation d'une nullité retentissante, selon plusieurs canonistes. Ils ignorent une série infinie de divergences que nous avons mises en évidence et reconstruites selon la conception du "Plan B" ICI. 

 

Les conservateurs, en revanche, se concentrent sur les démolitions explosives de l'Église catholique que François est en train de réaliser : ils se désespèrent parce que maintenant ils devront renoncer à la messe en latin, mais ils n'arrivent pas à avoir un doute : peut-être que quelque chose a mal tourné dans la renonciation de Benoît XVI et alors peut-être que l'Esprit Saint n'est "pas venu" ? Peut-être que François n'est pas le vrai pape ? La question ne leur vient même pas à l'esprit.

 

Beaucoup espèrent arranger les choses au départ de Bergoglio, oubliant que si Benoît n'a pas démissionné, François est un antipape et que le Collège des cardinaux compte 80 cardinaux invalides : ergo, dans sa ligne de succession, ils seront tous des antipapes. Donc, le fait que l'Église catholique soit finie pour toujours ... est un détail négligeable ICI. 

 

Ne vous inquiétez pas, ce ne sont que des coïncidences, des distractions, des conspirations... Même ce documentaire, pourtant bien fait et basé sur des faits évidents, sera ignoré de tous.

 

...

 

***

 

MISE À JOUR: 

Le Message dans la Bouteille débarque aux USA. Peut-être là-bas seront-ils un peu plus sérieux que nous et aborderont le sujet? 🤔
Au Vatican, par contre...
 

Le St. Joseph Dormant"de François et le dormant ésotérique du"Mutus Liber", un collecteur alchimique de rosée

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #actualités

 

Article rédigé par Andrea Cionci le 6 juin 2021

Traduit par le père Walter Covens le 7 juin 2021 avec l'autorisation de l'auteur


Il y a quelques jours, nous avons identifié les adhésions ésotériques-alchimiques-protomasoniques sans équivoque que l'on peut entrevoir derrière le culte, promu en premier lieu par François, de la soi-disant "Marie qui défait les nœuds". ICI 

 

Plusieurs lecteurs ont commenté sur les réseaux sociaux qu'ils s'étaient trouvés malades (oppressés ou angoissés) en récitant la neuvaine dédiée à cet ex-voto allemand insolite où la Vierge est étrangement représentée sans voile, sans l'Enfant Jésus et un peu déglinguée. De plus, la prière qui lui est dédiée, à réciter un verset par jour pendant neuf jours, ressemble beaucoup au RITE MAGIQUE "des neuf nœuds" dans lequel il faut serrer un nœud sur une corde tous les jours pendant neuf jours et le défaire à la fin.

 

Un prêtre nous a demandé d'enquêter sur une autre iconographie insolite à laquelle, en tant que pendant idéal, Bergoglio est particulièrement attaché : le "San José dormido" ; c'est-à-dire le Saint Joseph endormi dont François garde une petite statue sur son bureau depuis qu'il l'a rencontré au collège jésuite Maximo de San Miguel dont il était le recteur. Et les surprises ne manquent pas.

 

À l'exception de quelques tableaux représentant la scène biblique, l'image votive de saint Joseph endormi est presque étrangère à l'Europe : son culte s'est cependant épanoui en Amérique du Sud et aux Philippines où - comme par hasard - les Jésuites étaient très présents. Le San José dormido est lié au rituel consistant à déposer sous sa statue des billets avec des demandes. Le saint, en rêvant de telles demandes, devrait obtenir de Dieu leur accomplissement. Comme pour la Vierge qui dénoue les nœuds, nous nous trouvons en présence d'icônes qui, plutôt que d'être vénérées pour leur sainteté, confèrent des grâces et des dons très concrets. Des saints de "nature pratique", disons-nous.

 

La référence biblique du saint Joseph endormi renvoie à quatre épisodes de l'Évangile dans lesquels le père adoptif de Jésus est averti en rêve par un ange : d'abord de prendre Marie pour épouse, ensuite de fuir en Égypte pour sauver l'Enfant d'Hérode, puis de quitter l'Égypte et enfin de s'installer à Nazareth.

 

Or, la figure de saint Joseph, fils de JACOB, est en étroite relation avec celle de l'autre Jacob, dans l'Ancien Testament, rêveur lui-même et père du patriarche Joseph, grand interprète des rêves.

 

 "En présentant saint Joseph comme un excellent utilisateur de ses propres rêves - lit-on sur le site de Radio Maria - l'Évangile de Matthieu poursuit deux objectifs. La première consiste à créer un pont avec l'avant-dernier des fils de Jacob : l'homonyme Joseph, seigneur incontesté des rêves dans le livre de la Genèse. Le pont créé entre les deux rêveurs permet à l'évangéliste de répéter que le salut pour Israël vient d'Egypte, comme cela s'était déjà produit avec Joseph fils de Jacob, puis avec Moïse, et maintenant avec Jésus".

 

Ce que nous avons découvert, c'est que le Jacob endormi, à qui les anges apparaissent en rêve, est le principal protagoniste du "MUTUS LIBER", un TEXTE ÉSOTÉRIQUE fondamental de 1677, écrit par un alchimiste inconnu qui se faisait appeler ALTUS.

 

"Le livre est muet" - explique le chercheur Christian Giudice, docteur en sociologie des religions et en ésotérisme occidental à l'université de Göteborg (Suède) - car il ne contient que des chiffres, pour être exact 15 tableaux qui, interprétés avec le cœur et l'intuition doivent conduire au "Grand Œuvre", c'est-à-dire à la transformation des métaux vils en or. La figure du frontispice est, sans équivoque, Jacob endormi, car à côté d'elle se trouvent des versets de la Genèse et du Deutéronome (Gen. 28, 2-12, Gen. 27, 28-39, Deut. 33, 13-28). La première citation décrit le rêve de Jacob ; les deuxième et troisième citations font référence au "ROSÉE céleste", dont la collection est illustrée dans le tableau 4, un ingrédient fondamental pour obtenir la transmutation des métaux en or".

 

Par une étrange coïncidence, cette rosée, qui est ensuite devenue un ÉLÉMENT MAÇONNIQUE de premier plan, a récemment été inclus dans le NOUVEAU MISSEL approuvé par Bergoglio, ce qui a provoqué une certaine agitation. Nous en avons parlé ICI 

 

La rosée a été nommée par les premiers chrétiens au IIIe siècle comme une préfiguration de ce qui serait codifié comme le Saint-Esprit un siècle plus tard. Alors, quel sens cela a-t-il aujourd'hui de récupérer dans la deuxième prière eucharistique une MÉTAPHORE DÉSORMAIS OBSOLÈTE de la troisième personne trinitaire ? L'opération a également été tentée dans l'editio tipica du missel des années 1970, mais en fait, aucun clerc n'a jamais mentionné la rosée dans la messe jusqu'à récemment, précisément parce que cela n'avait aucun sens.

 

La seule explication de cette restauration est que l'on a tendance à rechercher une "AMBIVALENCE", une double signification des symboles et des liturgies : d'une part, appartenant à peine à la tradition chrétienne, (au point de paraître "insolite", mais catholiquement correct), mais d'autre part, plus secrètement, d'importants éléments ésotérico-alchimiques fondus dans la culture de la franc-maçonnerie.

 

Il faut noter qu'un lien étroit entre le monde jésuite et le monde alchimique est démontré par l'écrivain et éditeur maçon Jean-Marie Ragon de Bettignies (1781-1862), qui a affirmé, avec d'autres auteurs, que les jésuites, entre 1600 et 1700, avaient tendance à s'emparer des meilleurs alchimistes qui avaient afflué dans le mouvement rosicrucien afin que, trouvant le système pour produire de l'or, ils puissent assurer un pouvoir infini à l'Ordre.

 

Et voici, enfin, l'importance du RÊVE dans la franc-maçonnerie. Gustavo Raffi, ancien Grand Maître du Grand Orient d'Italie, écrit : "Les francs-maçons sont également les gardiens d'un autre secret, non moins important : celui d'"être des rêveurs". [...] Être ésotériste ne signifie pas se cacher la tête dans le sable. Cela signifie travailler pour le progrès et le bien-être de l'humanité. Il est donc indispensable de travailler dur pour la solidarité, pour les droits de l'homme, pour la CULTURE DU DIALOGUE et pour une MULTICULTURALITÉ intelligente. [...] Voilà les rêves que les francs-maçons veulent rêver'".

 

Il est remarquable que le Grand Maître Raffi, lors de l'élection de Bergoglio au trône papal, se soit félicité en ces termes : "Avec François, rien ne sera plus comme avant". Questions : Comment a-t-il su cela dès le premier jour de son élection ? L'avait-il déjà connu ? Et pourquoi ?

 

La conception maçonnique du rêve, cependant, est complètement opposée à la conception évangélique, où le rêve est une obéissance à l'inspiration divine, et non une initiative d'origine humaine. Ce n'est pas un hasard si la franc-maçonnerie est considérée comme totalement opposée au catholicisme, malgré les clins d'œil du cardinal Ravasi (lettre aux "Chers frères maçons" dans le Sole 24 Ore) et totalement incompatibles. Elle a été excommuniée par trois papes et interdit dans 586 déclarations de l'Église.

 

Il existe donc manifestement un fil conducteur entre l'Ordre des Jésuites, l'alchimie, l'ésotérisme, le rosicrucianisme et la franc-maçonnerie, et nous ne devrions donc pas être surpris si le jésuite François introduit des symboles et des images étrangers à la foi occidentale traditionnelle qui révèlent ensuite des traits communs avec la franc-maçonnerie. Il ne faut pas non plus s'étonner si 67 loges du monde entier ont, à l'inverse, exprimé leur grande appréciation de François, notamment pour sa récente encyclique "Tous frères".

 

Est-il possible, cependant, qu'un pape flirte avec l'"antimatière" du catholicisme ? À ce stade, il ne faut même pas s'étonner que beaucoup disent que François n'est pas le vrai pape puisque Benoît XVI n'a jamais renoncé au trône papal. ICI

Don Minutella, Fatima et le Troisième Secret

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #actualités, #Évènements
Titolo PIETRO DOVE SEI ? DON MINUTELLA Editore GAMBA ISBN 9788888351681, pp. 206-222. Traduit de l'italien par le Père Walter Covens, avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Titolo PIETRO DOVE SEI ? DON MINUTELLA Editore GAMBA ISBN 9788888351681, pp. 206-222. Traduit de l'italien par le Père Walter Covens, avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Après la LA QUESTION DE LA MESSE « UNA CUM ». PEUT-ON ALLER À LA MESSE EN COMMUNION AVEC FRANÇOIS ?, dont j'ai publié ici ma traduction il y a quelques jours, voici le passage du livre où l'auteur traite de la question du Troisième Secret de Fatima.

À Fatima, de mai à octobre 1917, la Sainte Vierge est apparue à trois enfants sur un chêne vert. Les apparitions ont été reconnues comme authentiques par l'Église. Dans la vision du 13 juillet 1917, après avoir montré l'enfer, la Vierge a donné à Lucie, Jacinthe et François le fameux "troisième secret". Depuis cette date, et jusqu'à nos jours, ce secret caractérise l'histoire que nous vivons dans l'Église.

 

Le traitement du secret, probablement en raison de son contenu exceptionnel, a été mal mené par la hiérarchie. Nous savons avec un certain degré de fiabilité qu'en 1960, la Sainte Vierge a demandé à Sœur Lucie (qui est restée porte-parole du secret jusqu'à sa mort le 13 février 2005) que le pape fasse connaître au monde le contenu du message. Jean XXIII, après avoir lu le troisième secret, a décidé de l'archiver, laissant à son successeur le soin de décider de le faire connaître.

 

A la lecture du secret était présent, entre autres, le Père Malachi Martin, jésuite polyglotte, professeur à l'Institut Biblique Pontifical, collaborateur du Cardinal Augustin Bea, qui, scandalisé par la manipulation maçonnique du secret, a décidé de quitter immédiatement le Vatican et de se réfugier aux États-Unis, d'où il fera connaître le contenu, dans l'interview avec Art Bell, diffusée le 13 juillet 1998, qui concerne, en quelques mots, l'apostasie de la foi, l'avènement d'un faux pape avec une fausse Église, l'avènement de l'Antéchrist, préparé, dans la hiérarchie catholique, par ceux que Sœur Lucie appelle "partisans du diable".

 


Les propos tenus par le père Malachi Martin frappent par leur pertinence. Il déclare : "Certains évêques et prélats, ainsi que leurs assistants, se sont élevés au rang d'anti-Eglise au sein de l'Eglise. Ils ne veulent pas abandonner l'Église. Ils n'ont pas l'intention de se séparer. Ils n'ont pas l'intention d'ébranler l'unité de l'Église. Ils n'ont pas l'intention d'effacer l'Église, mais de la changer selon leurs propres plans ; et c'est jusqu'à ce jour un lieu commun dans leur esprit que leurs plans sont inconciliables avec le plan de Dieu révélé jusqu'à ce jour par le Successeur de Pierre et son autorité magistérielle... Ils sont convaincus qu'ils peuvent réconcilier cette Église et ses ennemis par un "compromis décent", qu'eux seuls comprennent ce qui se passe, et qu'eux seuls peuvent assurer le succès de l'Église du Christ en la compactant avec celle des dirigeants du monde. Mais en créant avec dévotion l'anti-Église au sein de l'Église - du Vatican jusqu'au niveau de la vie paroissiale - ils ont finalement sapé l'unité de l'Église" ("The Keys to this Blood", Simon & Schuster 1990, p.662).

 

Dans l'entretien avec Art Bell, documenté sur les réseaux, le père Martin rend également compte de la réaction de Jean XXIII : "le cardinal qui me l'a montré était présent à la réunion tenue par le pape Jean XXIll en cette année 1960, pour faire connaître à un certain nombre de cardinaux et de prélats ce qu'il entendait faire du Secret. Mais Jean XXIII, le pape Jean XXIll, qui était pape en 1960, ne pensait pas que le secret devait être publié. À cette époque, cela aurait compromis ses négociations en cours avec Nikita Kruschev, le leader de tous les Russes. Il avait aussi un point de vue différent sur la vie et il l'a répété, très succinctement et même avec mépris, deux ans plus tard, à l'ouverture du concile du Vatican, au milieu de son discours du 11 octobre 1962 à Saint-Pierre devant les évêques réunis, rassemblés pour le concile du Vatican, et les visiteurs (l'immense basilique était bondée) ; il s'est moqué, avec arrogance, et s'est opposé à ceux qu'il appelait les "prophètes de malheur". Et personne, dans son propre esprit, n'a été touché par le doute qu'il parlait des trois prophètes de Fatima".

 

Jean XXIII, probablement traumatisé par le contenu du troisième secret (on dit qu'il s'est évanoui), prendra une direction complètement opposée (peut-être par autodéfense), appelant le Concile Vatican II et condamnant les "prophètes de malheur", une allusion claire à Sœur Lucie qui, en fait, dans la période post-conciliaire, subira une délégitimation progressive dans l'Église.

 

Paul VI n'a jamais fait de référence directe au troisième secret. Le traumatisme de son prédécesseur s'était transformé, chez lui, en boycott radical. Et pourtant, dans les accents métis de l'après-Concile, il semble avoir fait explicitement référence au troisième secret, lorsqu'il a parlé de la "fumée de Satan" (29 juin 1972) et d'une saison qui, annoncée comme le printemps, avait introduit dans l'Église un hiver sombre et profond. Paul VI part en 1978, sans que le secret ne soit accepté par l'Église, entre-temps secouée par les premiers drames post-conciliaires.

 

En seulement 33 jours de pontificat, Jean-Paul Ier a été, plus que ses prédécesseurs, lié à Fatima. Il rencontre Sœur Lucie, à la demande de la même religieuse visionnaire, qui lui prophétise un bref pontificat et le martyre. C'est ce qui s'est passé. Le 28 septembre 1978, le pape Luciani est retrouvé mort. Aujourd'hui encore, les soupçons d'un empoisonnement, par la franc-maçonnerie, demeurent.

 

Puis vint le long pontificat de Jean-Paul II, qui a enregistré des hauts et des bas, des contradictions et des ouvertures sensationnelles en ce qui concerne le troisième secret. C'est comme si Wojtyla était attiré, en raison de sa forte dévotion mariale, par le message de Fatima, mais aussi retenu par son entourage (NDTR: en français dans le texte). Après l'attentat sur la place Saint-Pierre, le 13 mai 1981, jour anniversaire de la première apparition de Fatima, auquel Woytjla a miraculeusement survécu, depuis l'hôpital Gemelli, où il était hospitalisé pour les séquelles de l'attentat, il a fait savoir qu'il avait demandé le contenu du troisième secret afin d'en savoir plus. Il a affirmé : "J'ai vu dans tout ce qui s'est passé - je ne me lasserai pas de le répéter - une protection maternelle spéciale de la part de la Vierge. Et par coïncidence - et il n'y a pas de simples coïncidences dans les desseins de la Providence divine - j'ai également vu un appel et, qui sait, une demande d'attention pour le message qui a commencé là il y a soixante-cinq ans, à travers trois enfants". S'ensuit une longue histoire, aussi longue que son pontificat, de déclarations, d'attitudes, de déplacements, de décisions et de gestes qui sont attestés par une masse impressionnante de documents, sans équivalent dans l'histoire de la papauté et qui, pourtant, n'ont en rien résolu le mystère du troisième secret, bien au contraire, ils l'ont épaissi. Il se rendit à Fatima en mai 1982, pour remercier la Sainte Vierge d'être resté en vie, mais subit, peu avant la messe, au pied de l'autel, une nouvelle attaque d'un prêtre espagnol du nom de Juan María Fernández y Krohn qui, avec une baïonnette, tenta de le tuer.

 

Au cours du Jubilé de l'an 2000, Jean-Paul II a décidé, de manière inattendue, de faire connaître le troisième secret, mais ce fut immédiatement une profonde déception, car, même avec l'assurance que tout avait finalement été fait au sujet du troisième secret, l'idée que le secret concernait l'attentat de la place Saint-Pierre, avec la vision de l'évêque vêtu de blanc mortellement blessé, suivi d'une procession d'évêques, de prêtres, de religieuses et de laïcs, en haut d'une haute montagne, au lieu de convaincre les sceptiques, a augmenté le scepticisme. La mise en scène du dévoilement du troisième secret en 2000 a été spectaculaire. Le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Sodano, et le préfet de la Congrégation pour la foi, le cardinal Ratzinger, sont intervenus et ont clairement déclaré que le troisième secret avait été révélé dans son intégralité et qu'il n'y avait rien à ajouter. Un geste, manifestement conçu dans le dos de Jean-Paul II, qui a fini par rendre plausibles les doutes largement répandus sur une falsification maçonnique du secret. Le Pape s'est rendu à Fatima pour la troisième fois et a fait don à Notre Dame de Fatima de ses précieux bijoux, parmi lesquels l'anneau Totus Tuus, qui lui avait été donné par le Cardinal Wiszinski, décidant également que l'image de la Chapelle des Apparitions soit apportée au Vatican pour la deuxième fois, à l'occasion de la clôture de l'Année Sainte célébrée par la fête de Notre Dame du Rosaire en présence d'environ 1500 évêques, le plus grand rassemblement épiscopal depuis le Concile Vatican II.

 

Cependant, au-delà de ces initiatives louables, une question demeure : pourquoi le pape a-t-il autorisé le boycott du contenu le plus dramatique du troisième secret qui, comme nous le savons maintenant, concerne l'apostasie de la foi, l'avènement d'un faux pape et l'entrée de l'antéchrist ? Jean-Paul II a-t-il soutenu l'embargo médiatique sur le véritable contenu du secret ? Lorsque les cardinaux concernés, y compris Ratzinger, ont déclaré que tout avait été révélé, étaient-ils conscients qu'ils disaient un mensonge ? Surtout, pourquoi a-t-il été décidé, et par qui, que le troisième secret ne devait pas être révélé du tout ? Ce sont des questions qui, aujourd'hui, n'ont pas de réponse, également parce que, entre-temps, Jean-Paul II, gravement malade dès 2000, se dirigeait vers un lent et inexorable déclin, au point qu'il est devenu évident que le véritable gouvernement du Vatican était plutôt dirigé par le secrétaire d'État du Vatican et quelques cardinaux. Peut-être Jean-Paul II a-t-il décidé d'occulter la question du véritable contenu de Fatima pour des raisons pastorales, c'est-à-dire pour ne pas effrayer les masses catholiques, manifestement peu préparées à des questions aussi délicates, et surtout pour ne pas donner l'impression que le Saint-Siège lui-même accréditait une version aussi nettement apocalyptique.

 

Comme l'a déclaré entre-temps Vittorio Messori dans le Corriere della sera (21 novembre 2006), "on a eu recours à un stratagème : ne révéler qu'une partie du texte, en faisant croire qu'il se référait au passé. Les autres contenus auraient été révélés non pas explicitement mais implicitement, dans les homélies, les discours, les documents du pape Wojtyla et du préfet de la foi. Que ceux qui peuvent comprendre, comprennent".

 

Mais il s'agissait d'une erreur, en quelque sorte amortie par la décision, toujours sage et éclairée, du cardinal Ratzinger d'insérer dans le Catéchisme de l'Église catholique, rédigé en 1992, une référence explicite au contenu du troisième secret, lorsqu'aux numéros 675-677, celui-ci parle, dans un contexte d'ailleurs marqué par le registre magistériel, d'une "épreuve finale" pour l'Église, de "persécution", d'"imposture religieuse", d'"apostasie de la vérité", d'"antéchrist". Le cardinal Ratzinger avait ainsi réussi à filtrer, de quelque manière que ce soit, le véritable contenu du troisième secret.

 

Même dans ce cas, ce serait un geste qui lui coûterait cher ; le parti maçonnique présent au Vatican ne lui pardonnerait pas un démenti aussi clivant. Mais encore une fois, pour conclure avec Jean-Paul II, il faut se rappeler que, lors du voyage apostolique effectué à Fulda (Allemagne) en 1980, interrogé par des journalistes sur le troisième secret, il a montré, à tout le moins, qu'il le connaît dans son ensemble. Nous rapportons la chronique de ce dialogue.

 

"On a demandé au Saint-Père : 'Que pouvez-vous nous dire sur le troisième secret de Fatima ? N'aurait-il pas dû être publié en 1960 ?' Le pape Jean-Paul II a répondu : 'Compte tenu de la gravité de son contenu, mes prédécesseurs sur le trône pontifical ont préféré la solution diplomatique consistant à en différer la publication, afin de ne pas encourager la puissance mondiale du communisme à faire certains gestes. D'autre part, il devrait suffire à chaque chrétien de savoir ceci : s'il existe un message dans lequel il est écrit que les océans inonderont des zones entières de la terre, et que des millions de personnes perdront la vie soudainement, d'une minute à l'autre, alors vraiment la publication d'un tel message n'est plus quelque chose de si souhaitable'. Le Pape a poursuivi : 'Beaucoup veulent savoir uniquement par curiosité et par goût du sensationnel, mais ils oublient que la connaissance comporte aussi une responsabilité. Ils veulent seulement satisfaire leur curiosité, et c'est dangereux si, en même temps, ils ne veulent rien faire, et s'ils sont convaincus qu'il est impossible de faire quoi que ce soit contre le mal'. À ce moment-là, le Pape a pris le chapelet et a dit : 'Voici le remède contre ce mal ! Priez, priez, et ne demandez rien de plus. Laissez tout le reste à Notre Dame' ! Le Saint-Père a ensuite été interrogé sur ce qu'il adviendrait de l'Église et a répondu : 'Nous devons nous préparer à affronter d'ici peu de temps de grandes épreuves, qui pourraient même exiger le sacrifice de notre vie et notre don total au Christ et pour le Christ".

 

Le récit de l'interview révèle enfin la vérité. Jean-Paul II connaissait le troisième secret avant même l'attentat de 1981, mais, influencé de manière compréhensible par ce qui s'est passé ce 13 mai, il a voulu le relire, croyant devoir en faire une nouvelle lecture. Pour Woytjla, le véritable ennemi reste le communisme, qui a même organisé l'attaque, tandis que l'idée d'un ennemi intérieur, fait de kippas rouges en mouvement, commence à passer au second plan. L'apostasie est maintenant celle du communisme, tandis que celle de l'intérieur de l'Église, faite de calottes rouges en mouvement, finit par perdre de son importance. Une grande erreur de perspective, car si l'ennemi dont parle Fatima se trouve à l'intérieur du Vatican, Jean-Paul II parvient à le voir dans le lointain Kremlin. D'ailleurs, lorsqu'il a affirmé à Fulda : "nous devons nous préparer à affronter avant longtemps de grandes épreuves, qui peuvent exiger jusqu'au sacrifice de notre vie et notre don total au Christ et pour le Christ", il est évident qu'après l'attentat, il a dû considérer qu'il se référait à lui-même le contenu de ces paroles. La consécration à la Russie a été faite, en communion avec les évêques du monde entier, sur la place Saint-Pierre, le 24 mars 1984, même si certains mouvements fatimistes ont résisté et nié sa validité, puisque, de fait, le nom de Russie n'apparaissait pas dans le texte officiel de la consécration.


Il reste, cependant, sur toute l'interprétation passée pour "officielle", en 2000, pendant le Jubilé, à propos du troisième secret qui, pour la première fois, a été connu, mais pas dans son intégralité. Les cercles dits fatimistes avaient raison, dénonçant l'omission coupable de la partie la plus importante du secret, qui concernait l'apostasie dans l'Église. De toute évidence, le cardinal Bertone a traité l'affaire de manière incompétente.

 

La version officielle, encouragée par Jean-Paul II, indique : "Après les deux parties que j'ai déjà exposées, nous avons vu à la gauche de la Vierge, un peu plus haut, un ange avec une épée de feu dans la main gauche ; il scintillait et émettait des flammes qui semblaient embraser le monde ; mais elles s'éteignirent au contact de la splendeur que la Vierge émanait de sa main droite vers lui : l'Ange montrant la terre de sa main droite vers, d'une voix forte dit : Pénitence, Pénitence, Pénitence ! Et nous avons vu dans une immense lumière qui est Dieu : ‘quelque chose comme la façon dont on voit les gens dans un miroir quand ils passent devant vous ‘un évêque habillé en blanc’ nous avons eu le pressentiment que c'était le Saint Père ". Plusieurs autres évêques, prêtres, religieux et religieuses ont gravi une montagne escarpée, au sommet de laquelle se trouvait une Croix faite de rondins grossiers comme si elle était faite de liège avec de l'écorce ; le Saint-Père, avant de l'atteindre, a traversé une grande ville à moitié en ruines et à moitié tremblant, d'un pas chancelant, affligé de douleur et de chagrin, il a prié pour les âmes des cadavres qu'il a rencontrés sur son chemin ; Lorsqu'il atteignit le sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande croix, il fut tué par un groupe de soldats qui lui tirèrent plusieurs coups de feu et flèches, et de la même manière, les évêques, les prêtres, les religieux et religieuses et diverses personnes séculières, hommes et femmes de différentes classes et positions, moururent les uns après les autres. Sous les deux bras de la croix, il y avait deux Anges, chacun avec un arrosoir en cristal dans la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s'approchaient de Dieu".

 

C'est le texte du troisième secret rendu public le 13 mai 2000 et confirmé par Sœur Lucie elle-même. La manipulation, nous ne savons pas si elle est consciente ou non, du secret est confirmée par ce qu'a dit le cardinal Sodano, secrétaire d'État du Vatican : "la vision de Fatima concerne avant tout la lutte des systèmes athées contre l'Église et les chrétiens et décrit l'immense souffrance des témoins de la foi dans le dernier siècle du deuxième millénaire. C'est un interminable chemin de croix mené par les papes du vingtième siècle."

 

Comme on peut le constater, le secret renvoie aux ennemis "externes", c'est-à-dire aux systèmes athée et communiste qui, de plus, étaient déjà en profond déclin (le mur de Berlin est tombé en 1989 et en 1991 le drapeau rouge a été baissé au Kremlin), tandis qu'il n'y a pas la moindre trace du véritable ennemi dont parle le troisième secret, c'est-à-dire l'ennemi "interne" qui occuperait le trône de Pierre et lancerait officiellement la saison diabolique de l'apostasie anti-christique. Pas un mot là-dessus. Erreur inexcusable, bien que motivée par la protection des masses catholiques, jugées inaptes à recevoir ces informations. La faute en revient entièrement aux systèmes athées, et l'on a le sentiment, en ce qui concerne la gestion du secret par le Vatican, de classer l'affaire une fois pour toutes.

 

Le cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, s'est également soumis à cette manœuvre clairement pilotée (mais l'a ensuite démentie, comme nous le verrons, de manière retentissante, une fois devenu pape). Dans son commentaire théologique sur le troisième secret, Ratzinger affirme que le secret a été "publié dans son intégralité" (il prouvera lui-même, en mai 2010, que ce n'est pas vrai), et ce qui suit est particulièrement surprenant : "nous en sommes donc arrivés à une dernière question : que signifie le ‘secret’ de Fatima dans son ensemble (dans ses trois parties) ? Qu'est-ce qu'il nous dit ? Tout d'abord, nous devons affirmer avec le cardinal Sodano : ‘les événements auxquels se réfère la troisième partie du secret de Fatima semblent désormais appartenir au passé".

 

Ce sont des affirmations documentées, qui restent dans le portail officiel du Saint-Siège et qui démontrent les pressions et les contrastes internes profonds et latents dans la gestion du secret. Dans un mouvement stratégique raffiné, le Saint-Siège ne dit pas réellement que le secret appartient au passé mais qu'il semble appartenir au passé. Pourquoi cette subtile distinction ? Car, en réalité, le secret n'appartenait pas au passé mais à l'avenir de l'Église, et tant Sodano que Ratzinger, ainsi que probablement Jean-Paul II lui-même, le savaient bien.

 

Ratzinger devait par la suite montrer qu'il ne s'agissait que d'une interprétation au rabais du secret lui-même, probablement pour ne pas effrayer les fidèles catholiques. Était-ce une sage décision ? La raison pastorale, prévalant sur la volonté du Ciel lui-même, s'est-elle avérée fructueuse ?

 

Le 19 avril 2005, sur la loggia de Saint-Pierre, apparaît le cardinal Ratzinger, timide et quelque peu maladroit, élu pape sous le nom de Benoît XVI. L'humble "ouvrier dans la vigne du Seigneur" allait devenir, peut-être malgré lui, le véritable interprète du troisième secret, avec un courage sans précédent, jusqu'à l'abnégation. En tant que cardinal, en tant que Préfet de la Congrégation pour la Foi, Ratzinger, surtout de manière officielle en 2000, avait publiquement affirmé que le troisième secret avait été entièrement révélé, mais avait réussi le projet de codifier son véritable contenu jusque dans le Catéchisme. Lors du voyage à Lisbonne, qui le conduira à Fatima, en mai 2010, lui, devenu pape, avec à ses côtés un cardinal Bertone déconcerté, interrogé sur le troisième secret, a dit qu'il était encore devant nous, qu'il devait s'accomplir, que tout n'avait pas été révélé, qu'il concernait notamment l'apostasie de la foi. Ses propos étaient péremptoires : "Il se leurrerait celui qui penserait que la mission prophétique de Fatima est terminée !". Bertone pâlit à ces paroles inattendues, et avec lui évidemment tout l'objectif réel du troisième secret, habilement gardé dans l'ombre, sous le prétexte d'attribuer toute la responsabilité aux communistes soviétiques. En réalité, la Vierge regardait les ennemis au sein de l'Église, la franc-maçonnerie ecclésiastique, les "partisans du diable" (Sœur Lucie) qui planifiaient lentement un contrôle presque total de l'Église catholique. Pour la première fois, Benoît XVI a le courage de révéler, même si c'est en quelques mots, le véritable contenu du troisième secret.

 

On peut considérer que, précisément à partir de cette révélation, Ratzinger a fait la guerre aux ennemis de l'Église, les révélant comme les véritables adversaires du catholicisme romain. Bertone lui-même, en 2006, donc après à peine un an de règne de Benoît XVI, est allé sur "Porta a Porta" (fin mai 2007), pour réfuter la thèse selon laquelle en 2000 seul un fragment du troisième secret a été divulgué. Six ans plus tard, Benoît XVI, se reniant lui-même, renie également de manière flagrante le staff du Vatican. En tant que cardinal, à travers de nombreux entretiens (dont ceux, célèbres, avec Vittorio Messori), Ratzinger n'a pas caché le contenu du troisième secret, se référant aux thèmes bibliques de l'apostasie de la foi, de l'abomination de la désolation, d'une Église qui deviendra minoritaire et persécutée, jusqu'à devenir un "petit reste", avec la constitution à la place d'une fausse Église mondaine et apostate qui recevra le soutien souriant des puissances fortes. En bref, une authentique entrée de l'antéchrist dans Rome.

 

Benoît XVI, courageux témoin du troisième secret, a entre-temps été progressivement encerclé, menacé psychologiquement, isolé et traqué, une machine à fange a été mise en place contre lui qui, grâce aux médias, l'a présenté au monde comme un homme froid et glacé qui condamne et juge. Le trône vide, à partir du 28 février 2013, était finalement, précisément, la réalisation plastique de ce que la Vierge avait annoncé à Fatima à trois petits enfants : Satan entrerait au Vatican, s'assiérait sur le trône de Pierre et préparerait, avec son gouvernement hérétique et idolâtre, la voie à l'antéchrist.

 

 

Afficher plus d'articles

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>
RSS Contact