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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

POURQUOI DÉTESTEZ-VOUS BENOÎT XVI AU POINT DE NE PAS VOULOIR SON RETOUR ?

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei, #actualités

Craignez Dieu, je dis. Et repentez-vous.  Il reste peu de temps maintenant. Les cavaliers de l'Apocalypse arrivent !

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JULY 23, 2021 Editorial by Br. Alexis Bugnolo
WHY DO YOU HATE BENEDICT XVI SO MUCH THAT YOU DO NOT WANT HIM BACK?

 

Traduction française autorisée : père Walter Covens

 

 

Je pense qu'enfin, nous qui suivons le Droit Canon et reconnaissons qu'il nous place sous une obligation divine de suivre ses termes dans une démission papale, en raison de la parole du Christ au Pape Jean Paul II : Ce que tu lies sur la Terre sera lié dans le Ciel - Une référence directe à toutes les lois papales concernant le transfert de la fonction papale - dont le Canon 332 est la clé dans la crise actuelle - Nous, je dis, qui suivons le Droit Canon, devons demander à ceux qui depuis 8 ans, après que d'innombrables orateurs, écrivains, blogueurs, journalistes, prêtres, évêques et cardinaux aient parlé sur le sujet, mais continuent toujours à refuser qu'il soit le seul et unique vrai Pape : POURQUOI DÉTESTEZ-VOUS TANT BENOÎT ?

 

 

Parce qu'il doit vraiment y avoir une forte haine viscérale du Pape Benoît XVI pour empêcher de nombreux catholiques qui sont au courant de cette controverse et qui ont le temps de lire les preuves, de ne pas le faire et de le reconnaître comme le seul et unique vrai Pape, NON seulement parce que les faits et la loi sont à 100% en faveur du Pape Benoît XVI, mais AUSSI parce que le retour au PAPE BENOÎT XVI est la manière la plus facile, la plus rapide et la plus complète de rejeter les revendications et les erreurs de Jorge Mario Bergoglio dans sa prétention à être pape !

 

Même les Sédévacantistes, qui veulent un argument fort, n'ont pas pu en trouver un plus fort, ayant moins besoin d'interprétation privée, plus clair et efficace.

 

Donc, je dois demander à tous ceux qui insistent sur le fait que Benoît XVI a démissionné de la papauté, pourquoi vous le détestez tellement que vous ne voulez pas reconnaître qu'il n'a jamais démissionné validement de la papauté ?

 

Serait-ce l'une ou plusieurs de ces raisons ?

 

  • Vous ne vous souciez pas de savoir qui est le pape, vous vous souciez seulement que votre paroisse ou centre de messes local vous accepte chaque dimanche à la messe, afin que vous puissiez vous adonner à votre culte en paix.
  • Vous ne vous souciez pas de savoir si Dieu est la Vérité et s'il exige que nous vivions dans la vérité, que nous obéissions aux lois de l'Église, car pour vous la religion n'a rien à voir avec le jugement éternel selon les lois de Dieu. Vous êtes tout à fait heureux de vous accrocher à ce salut qui vous est promis par les hommes, sans tenir compte du fait qu'ils n'ont aucun pouvoir de fournir le salut en dehors des lois de Dieu ?
  • Vous détestez Benoît XVI parce qu'il a rendu l'ancienne messe romaine aux fidèles en leur accordant le droit légal de l'avoir et de la célébrer.
  • Vous détestez réellement Benoît XVI parce qu'il a expulsé plus de pédos et de sodomites de la prêtrise que n'importe quel autre pape.
  • Vous détestez réellement Benoît XVI parce qu'il a attaqué la dictature du relativisme, sur laquelle vous avez basé tout votre caractère, vos habitudes, votre vie, vos amitiés et votre carrière.
  • Vous détestez réellement Benoît parce qu'il représente l'autorité paternelle, l'ordre hiérarchique, la loi et la justice, et vous voulez un christianisme ou préférez un catholicisme, où le rituel et la foi sont séparés de la moralité et de l'obligation, et où les femmes n'ont pas à se soumettre à leurs maris.
  • En fait, vous voulez la religion que Bergoglio est en train de faire disparaître, parce que vous adorez déjà une créature dans votre cœur, comme le sexe, l'argent, le pouvoir, l'estime, etc., plus que Dieu, et avoir un catholicisme dans lequel vous pouvez pratiquer vos idolâtries internes au grand jour - comme quitter votre femme pour en prendre une autre - tout en étant capable d'assister à la messe ou de vous montrer religieux le dimanche dans votre paroisse, est votre désir le plus profond.
  • Vous détestez réellement Benoît XVI parce que les cardinaux le méprisent et le détestent tous et vous êtes un tel fripon que s'ils ne prennent pas sa défense, alors vous non plus.

 

Mais si rien de tout cela n'est la raison pour laquelle vous ne reconnaissez pas Benoît XVI comme le pape, même s'il n'a pas renoncé au munus pétrinien comme le Canon 332 l'exige littéralement et explicitement, alors admettez aujourd'hui que vous n'avez AUCUNE raison pour votre perfidie, si ce n'est la paresse et l'irrationalité. Et que pensez-vous que cela vous mérite devant Dieu ?

 

Notre Dame à La Salette a dit à Mélanie qu'à un moment donné, le Seigneur serait tellement en colère contre l'humanité qu'il enverrait ses anges et tuerait tous ses ennemis. Dans l'Apocalypse, les Cavaliers portant des couronnes (coronas) tueront un tiers de l'humanité.

 

Peut-être, juste peut-être, tous ceux qui ont rejeté Benoît XVI et continuent d'embrasser Bergoglio, le prédicateur de Vaccin, vont-ils recevoir le châtiment qu'ils méritent ?

 

Craignez Dieu, je dis. Et repentez-vous.  Il reste peu de temps maintenant. Les cavaliers de l'Apocalypse arrivent !

A sign of God - Homily 17th Sunday in Ordinary Time B

Walter Covens #homilies in English
17 TOB ev
 
    For several Sundays we leave aside the gospel of Mark. The liturgy drops us suddenly in the gospel of John. But in last Sunday's homily I gave you a hint, saying that John gives us the contents of the teaching of which Mark only says it was "long".


    At the spot where the liturgy drops us in the gospel of S. John (the beginning of chapter 6), there is a sudden change also, since the whole of chapter 5 takes place in Jerusalem, whereas at the beginning of chapter 6 we are, without any transition, on the other side of the Sea of Galilee. All these changes, in the life of Jesus, as well as in the liturgy today, give us the opportunity to see the difference between the occasional and the true disciples of Jesus. The true disciples do not understand Jesus any better than the occasional ones, but, at least, they try to learn.


    The gospel of John is not an easy one, one says. Whereas the gospel of Marc is intended for the catechumens, the gospel of John is for the mature believer. Cardinal Martini says that in the Gospel of John it is impossible to read a few lines or pages and globally understand what is being said, because one does not know why what is being said, is said at that very moment, nor does one understand the precise significance of the passage. Most of the commentaries do not give an answer to the questions that really arise. For example, why does John insist on this idea at that moment ? And so forth.


    As far as today's passage is concerned – the miracle of the loaves – it would be preposterous to only comment telling the people not to waste any food and to share it with the poor instead, which is true, of course, but completely irrelevant to this gospel. The question is not : what could one say in order to focus on such current and urgent problems as famine, wars and natural disasters. Then we would be one of those occasional disciples who will never understand the meaning of the sign of the loaves. The question is : what does John, what does the Spirit try to tell us by this sign ? It is a matter of being fair with the Word of God. That does not mean we will understand at once all what is being said. It means that we accept not to understand immediately, but that, without being discouraged, we try to understand through faithfulness. Think of S. Thérèse of Lisieux when she was trying to understand what the Lord was expecting from her while reading 1 Corinthians 13


    The miracle of the loaves was not accomplished by Jesus to fill our stomachs, but to signify the life of God he has come to give us : Truly, I say to you, you look for me, not because of the ssigns you have seen, but because you ate bread and were satisfied. Work then, not for perishable food, but for the lasting food which gives eternal life. This is the food that the Son of Man gives to you, for the Father's seal has been put on him. (Jn 6 : 26-27).


    Philip, who certainly belonged to the true disciples, those who followed Jesus everywhere, misunderstood what Jesus said to test him :
 

Where shall we buy bread so that these people may eat ?
 


    He himself knew what he was going to do. But he asked Philip in order to make him aware of the fact that it is impossible to solve this problem, only by generosity and know how. No man will ever be able to satiate another man's hunger.



    Only Jesus can efficiently meet man's deepest aspirations. All what we can do, is to obey the order Jesus gives :
 

Make the people sit down.
 


    The right answer to the question of Jesus to Philip will be given by Peter when he says :


 

Lord, to whom shall we go ? You have the words of eternal life (Jn 6 : 68).
 


    Philip's profile is not the same, though, as the profile of the large crowds who followed Jesus only from time to time, because of the miraculous signs they saw when he healed the sick, these crowds who, afterwards would come and take him by force to make him king, and who will finally say :


 

This sort of preaching is very hard ! Who can accept it ? (Jn 6 : 60)
 


    Those who understand the sign of Jesus only down to earth because they do not sincerely look for the gifts of God, are not open to the faith and are unable to understand the sign.



Philip belonged to those to whom Jesus said :
 

I shall not call you servants any more. Instead I call you friends (Jn 15 :15).
 


    He belonged to those who accepted the mystery of the Incarnation and let themselves be led to intimacy with the Lord. Jesus had chosen him to be with him (cf. Mk 3 : 14). That is the main accomplishment of the true disciple :


 

But you have been with me and stood by me through my troubles (Lk 22 : 28).
 


    One could stay that this faithfulness is the numerus clausus to be admitted to understand John's teaching. It is impossible to read a passage, such as to-day's, only to make commonplace comments in the style of : a good deed by a boy scout at some jamboree. The reason is that, according to Cardinal Martini, in the Gospel of John - the gospel of symbols, comparisons and figures - the second part (13-21) enlightens us on the meaning of the first part (1-12). In a homily it is of course possible only to show the way. Finally, if the Gospel of John is difficult to understand, it is not John's fault, it is ours, because we lack faithfulness, and consequently maturity, in our relationship with Jesus.



    A second aspect, that is equally important, unseparable of the first, and particularly clear in this Sunday's passage, is that this maturity can only be achieved in the community of believers.



    Fr Léon-Dufour presents chapter 6 of S. John in this way :
 

Before starting to read the text and its development, we should see the evangelist at work. A worthy heir to Israel, he not only gave his assent to the eschatological messenger of God, he is a christian who lives his faith, and the Good News he transmits concerns above all his community.
 


    Detached from the sign of the loaves, the teaching on the bread of life coul be understood only in an individualistic way of dealing with Jesus. But if the act of faith is personal indeed, it is certainly not individual. For Jesus to give bread to the hungry, is not merely a humane task. He orders the people to lay down, according to the Jewish custom when a meal is taken in a family. And this family is presided over by Jesus. Unlike what the Synoptics tell us, John shows us Jesus distributing the bread and the fish. The initiative to gather up the pieces left over of the five barley loaves (not the fish !) comes from Jesus also. Barley was cheaper than wheat. It was also harvested sooner. This is why the liturgical offering of the first fruits always were barley loaves. A hint among others for a correct interpretation of the sign of the loaves.
 


    If the bread given by Jesus is not to be eaten privately but in a community, this community is not to be understood in the way of a majority. Granted : at first there is a large crowd, but from the moment Jesus fled to the hills, these crowds gradually decrease in number. In the end Jesus is alone with the Twelve. Notice that John mentions large crowds only twice in his Gospel : here and at the triumphant entrance of Jesus into Jerusalem. There must be a reason. If faith supposes a community, to believe does not mean to be in tow by a majority. The creed of a certain form of humanism is widely accepted to-day Nonetheless this modern crowd frequently reject or are indifferent to the light of the Gospel. Humanism can be an elegant but sneaky way to get rid of Jesus, when, decidedly, he is getting most unreasonnable. And in the end one worships man (or Satan !) instead of God.

Quando Deus manda sinais (trad. de "Quand Dieu fait signe")

Walter Covens #homilias em português

17 TOB ev

 

No 17° Domingo do Tempo comum, deixamos de utilizar o Evangelho segundo S.Marcos -isso durante algumas semanas, menos no dia 6 de Agosto (quando cai num domingo, por ser neste dia a Festa da Transfiguração do Senhor ). A Liturgia transporta-nos de repente no Evangelho de S.João. Afinal é lógico : S.João dá-nos o conteúdo do ensinamento de Jesus, que S.Marcos tinha dito ser muito longo.

       Na passagem de S.João que encontramos no 17° domingo comum (princípio do capÍtulo 6) verificamos também uma mudança importante: antes, estávamos em Jerusalém enquanto que, no capítulo 6, estamos do outro lado do lago de Tiberíades. Todas aquelas deslocações, outrora, na vida de Jesus, como hoje na liturgia, são uma oportunidade para medir a diferença entre os ouvintes ocasionais, que não percebem nada, e os verdadeiros discípulos de Jesus, que também não percebem tudo, mas pelo menos se tornam "ensináveis". 

       O Evangelho de João não é um evangelho fácil ; pelo menos é o que se diz. Enquanto que o de S.Marcos se destina aos catecúmenos ou às crianças do primeiro ano de catequese), o de João destina-se aos intelectuais, ao crente bem formado que já tem uma longa expriência. "Aqui, escreve o Cardeal Martini, é impossível ler uma página nem sequer algumas linhas, e perceber ao mesmo tempo o sentido completo das coisas escritas ; pois, não se sabe porque são ditas nesse momento, nem que significado exacto têm. Muitas vezes, os comentários explicam coisas evidentes, que já temos percebido, mas não respondem às perguntas que as pessoas se fazem realmente quando lêem esse evangelho de S.João : porquê o evangelista insiste, neste lugar, naquela ideia. Etc…."

       No que diz respeito àquela passagem do 18° domingo comum: o milagre dos pães, o qual, juntamente com a marcha de Jesus sobre as águas, introduz o longo ensinamento de Jesus, é impossível dizer só ao povo que é necessário não disperdiçar os alimentos, que é preciso partilhar com aqueles que não tém nada para comer, mesmo que seja a verdade, e muito actual. Mas o problema não é este! O problema não consiste em sabermos o que podemos fazer dizer pelo texto evangélico para "colar" à actualidade, cheia, infelizmente, de catástrofes, de guerras, de fomes. Nesse caso, seríamos daqueles discípulos ocasionais condenados a não perceber nada nos sinais de Deus. O problema é este : saber o que S. João e o Espírito Santo nos querem dizer. Ora, isso exige um mínimo de honestidade intelectual . Não queremos dizer que vamos logo perceber tudo. Pelo menos isto significa que nós aceitamos não compreender, mas que queremos procurar compreender cada vez melhor, na fidelidade, na duração, como Sta Teresinha de Lisieux, sem desanimar.

       Jesus realiza o sinal dos pães, não para encher os ventres, mas sim para significar a vida divina que nos veio dar: "Amen, Amen, digo-vos: estais à minha procura, não por ter visto sinais, mas sim por ter comido pão com saciedade. Não trabalheis pela comida que se perde, mas pela que se conserva até à vida eterna, a que vos dará o Filho do Homem, Ele que Deus Pai marcou do seu cunho." (Jn 6,6-27).

       Esse também é o sentido da ordem de Jesus: "Recolhei os pedaços que sobram, afim de que nada se perca". Aquela ordem dá a entender que a comida dada por Jesus não é perecível, ao contrário do maná no deserto. O pão que Jesus dá não é um pão efémero mas é uma fonte permanente de vida. O maná apodrecia caso se apanhasse mais do que o necessário para o dia. O pão de Jesus, ele, permanece para todas as gerações futuras, para toto o tempo da Igreja.

       Filipe, que pertencia ao grupo dos verdadeiros discípulos de Jesus, daqueles que o seguiam em toda a parte, não percebeu a pergunta que Jesus lhe fazia para o educar: "onde é que podíamos comprar pão para lhes darmos de comer?" E Filipe ainda disse: "o salário de 200 jornadas de trabalho não chegava para lhes dar só um bocadinho de pão." Jesus bem sabia o que era preciso fazer numa situação destas, e como remediar, mas fazia a pergunta a Filipe para que ele percebesse que é impossível a um homem resolver sózinho este problema, por muito generoso e muito esperto que seja. O homem nunca poderá saciar o homem. Só Jesus é quem pode satisfazer totalment todas as necessidades e todos os desejos. O que o homem pode fazer é só isso: obedecer à ordem de Jesus: "Mandai-lhes sentar-se…."

       A resposta justa à pergunta de Jesus será dada por Simão-Pedro ao dizer: "Para quem iríamos? Tu tens as palavras da vida eterna" (Jo 6,68). O perfil de Filipe, no entanto, não é o mesmo da multidão que estava a seguir Jesus uma vez, quase por acaso, porque tinha visto os sinais que Jesus realizava ao curar os doentes, essa multidão que, a seguir, queria prender Jesus à força e fazer dele o seu Rei, a mesma que haverá de dizer, em fim de contas: "O que ele diz é intolerável, não o podemos escutar mais! (Jo 6,60) Aqueles que percebem o sinal de Jesus só num sentido terreno, por não estarem realmente à procura síncera do dom de Deus, aqueles não se abrem à fé e ficam incapazes de perceber o sinal.

       Filipe pertencia, com o discípulo que Jesus amava , ao grupo daqueles a quem havia-de dizer: "Já não vos chamo servos (…...) mais chamos-vos amigos" (Jo 15,15). Era daqueles que acolhavam o mistério da Encarnação e por isso se deixavam levar até à intimidade com o Senhor. Jesus o tinha escolhido para que fique consigo (cf. Mc 3,14). Eis o mérito principal do verdadeiro discípulo : ficar com Jesus, até no meio das provações (cf. Lc 22,28).

       Essa fidelidade no tempo constituí, por assim dizer, o "numerus clausus" para ser recebido na compreensão do ensinamento de S. João. Se é verdade que, no evangelho de João não se pode ler uma página como a de hoje e reter só umas coisas vulgares, (como a B.A., do escuteiro por ocasião dum piquenique campal) é porque, conforme a hipótese do Cardeal Martini, "no evangelho de S. João, que é o evangelho dos símbolos, das comparações e das figuras, a segunda parte (13-20) faz perceber a primeira (1-12)." Numa homilia como esta, só posso, está certo, indicar o caminho. Afinal, se o evangelho de João é difícil de perceber, a culpa não é de S.João: é nossa, porque nos falta a fidelidade, e portanto a maturidade, na nossa relação com Jesus.

       Um segundo aspecto, também muito importante, inseparável do primeiro, presente no nosso texto, é que aquela maturidade da fé não pode ser alcançada a não ser dentro da comunidade dos crentes.

       O Padre Léon-Dufour apresenta assim o capítulo 6 de S. João: "Antes de começar a leitura do texto e do seu desenvolvivento, é preciso olhar para o evangelista a trabalhar. Herdeiro de Israel, não só aderiu ao Enviado escatológico de Deus, também é um cristão que vive da sua fé, e a Boa Nova que transmite diz respeito sobretudo à sua comunidade".

       Separado do sinal, o discurso sobre o Pão de vida pode sugerir que a vida cristã é só uma relação individual com Jesus. Mas se o acto de fé é muito pessoal, não é nada individual. Nada mais pessoal e nada de menos individual que o acto de fé em Jesus. Por isso é que Jesus não quer repartir alimentos como se fosse o acto duma organização humanitária qualquer. Ele convida o povo para vir à mesa, conforme o costume das refeições comuns. Além disso Ele é quem preside essa comunidade de mesa. Pois, ao contrário dos Sinópticos, S. João diz que Jesus é quem faz a repartição dos 5 pães de cevada (não dos peixies!). A cevada era mais barata do que o trigo, amadurecia mais depressa também, de tal modo que os pães de cevada eram usados para a oferenda litúrgica das primícias. Esse é mais um indício para uma melhor compreensão du sinal dos pães.

       Uma vez que o almoço oferecido por Jesus não se come sózinho, mas em comunidade, essa comunidade não significa por isso uma maioria. À partidaa, está muita gente, é verdade. Mas, logo que Jesus se afasta dela para evitar os seus desígnios , a multidão começa a diminuir ; afinal Jesus fica só com os Doze. É de notar que S.João fala numa grande multidão só duas vezes no seu evangelho : aqui e por altura da entrada triunfal de Jesus em Jerusalém. Não pode ser por acaso. Nos ambos casos sabemos o que ficou da multidão. Se a fé diz respeito à comunidade, isso não significa ficar dentro da maioria. Hoje em dia, ha um espécie de humanismo que quase faz a unanimidade dos nossos contemporáneos. No entanto, não é dentro daqueles vastos círculos que se encontra uma porta aberta à luz do evangelho. O humanismo pode ser uma maneira elegante mas enganadora de manter Deus de lado, ou de se desembaraçar dEle quando, em fim de contas, não parece razoável. Assim é que, no fim, adoramos o homem (ou Satanás) em vez de adorar só a Deus.

(tradução : G. Jeuge)

Le Christ prépare son enseignement sur l'Eucharistie - Homélie 17 T.O.B

dominicanus #Homélies Année B (2008-2009)
Jésus n'a pas simplement voulu donner aux foules un pique-nique gratuit pour leur montre la générosité et la sollicitude de Dieu ; il les prépare également à comprendre son prochain discours sur l'Eucharistie.

Jésus n'a pas simplement voulu donner aux foules un pique-nique gratuit pour leur montre la générosité et la sollicitude de Dieu ; il les prépare également à comprendre son prochain discours sur l'Eucharistie.

 

17 TOB ev

 

Nous venons d'entendre un passage de l'Évangile de Jean, ce qui est étrange, en un sens.


• C'est étrange, car cette année est la deuxième du cycle des lectures liturgiques réparties sur trois ans - l'année B.


• Comme vous le savez, depuis le Concile Vatican II, l'Église a suivi ce cycle de trois ans de lectures dominicales.


• Avant le Concile, l'Église suivait un cycle d'une anéée.

 

• Le cycle de trois ans a été conçu pour nous donner plus d'accès à l'immense richesse contenue dans les saintes Écritures.


• Au cours de chacune des trois années, l'Évangile du dimanche est pris dans l'un des trois évangiles synoptiques.


• L'année A nous donne la lecture suivie de l'Évangile selon saint Matthieu, l'année C saint Luc et l'année B, cette année, nous suivons saint Marc.

 

Mais cette semaine nous avons commencé la lecture suivie du chapitre 6 de saint Jean. Pourquoi ?


La raison en est assez simple.


• St Marc est l'Évangile est le plus court des quatre Évangiles.


• Nous avons donc besoin de « boucher les trous » pendant quelques semaines.


• Et puisque l'Évangile selon saint Jean n'a pas son année propre (nous en lisons des extraits pendant les temps liturgiques de Noël et de Pâques), c'est une occasion parfaite pour consacrer quelques semaines à méditer cet important chapitre.


• Et donc, au cours des quatre prochaines semaines, nous aurons l'occasion de réfléchir sur les enseignements qu'il contient.


• Le chapitre 6 de saint Jean est une catéchèse sur l'Eucharistie, et la célébration du mystère de l'Eucharistie  est la responsabilité principale du sacerdoce catholique.


Aujourd'hui c'est la multiplication des pains. Jésus nous enseigne ici deux choses importantes  à propos de ce "très saint Sacrement".

 

La première chose, c'est que l'Eucharistie, c'était son idée.


Certains critiques de l'Église catholique font valoir que le rôle central de l'Eucharistie dans la vie de l'Eglise a été une invention tardive.


• Ils disent que, comme dans l'Église, la bureaucratie a augmenté au cours des siècles, on a inventé la dévotion à l'Eucharistie comme un moyen de donner plus de pouvoir aux prêtres.


• Il est vrai que notre compréhension du sens de l'Eucharistie a augmenté au fil des siècles passés.


• Et il est vrai que les pratiques comme l'adoration du Saint-Sacrement, les processions et bénédictions solennelles, ont été développées seulement au cours des siècles passés.


• Mais il n'est pas vrai que le fait de l'Eucharistie lui-même était une "invention tardive".


C'est le Christ lui-même qui en a eu l'initiative.

 

Cela va devenir de plus en plus clair au fur et à mesure que nous progresserons dans ce chapitre. En fait, vous pouvez très bien lire le chapitre entier à la maison aujourd'hui pour rechercher des indices qui montrent que l'Eucharistie était l'idée du Seigneur.  Et ils sont nombreux.


Mais même avant qu'il ne commence à parler de l'Eucharistie, nous pouvons voir comment il nous y prépare.


Notez, par exemple, comment cette multiplication des pains ressemble à la messe, qui est la perpétuelle célébration du mystère de l'Eucharistie.

 

  • Tout d'abord, saint Jean nous dit que «la fête juive de la Pâque était proche», et nous savons que c'est lors de la fête de Pâque, pendant la dernière Cène, que Jésus a institué le sacrement de l'Eucharistie.


• Puis saint Jean explique qu'une grande foule s'assemble autour de Jésus, parce qu'ils avaient vu ses signes de guérison.


• Vous savez que ce sont seulement les baptisé catholiques qui peuvent recevoir l'Eucharistie, parce qu'ils ont été précédemment libérés du péché originel par le sacrement du baptême, un signe de la guérison spirituelle.


• Et ensuite certaines personnes de la foule portent des offrandes à Jésus - les pains et les poissons -, exactement comme notre procession des offrandes après le Credo.


• Et qu'a fait Jésus ? Il a « rendu grâce », puis a « distribué » la nourriture.


• Ceci reflète parfaitement la deuxième partie de la messe.


• Dans la Prière Eucharistique le prêtre rend grâce à Dieu au nom de toute l'assemblée, puis il distribue la Sainte Communion.


• Et pour couronner le tout, saint Jean spécifie qu'il restait plein de pain et de poisson, et que Jésus charge ses apôtres de tout recueillir pour conserver les restes.


• C'est exactement ce que nous faisons avec les hosties qui restent après la Communion ; le prêtre rassemble les hosties non consommées dans un ciboire qu'il dépose dans le tabernacle.

 

 

Tout cela n'est pas un hasard.


Jésus n'a pas simplement voulu donner aux foules un pique-nique gratuit pour leur montre la générosité et la sollicitude de Dieu ; il les prépare également à comprendre son prochain discours sur l'Eucharistie.

 

 

La deuxième chose importante que l'Évangile d'aujourd'hui nous apprend sur l'Eucharistie est que nous en avons vraiment besoin.


• Les foules qui suivaient Jésus n'avaient aucune nourriture.


• Et les disciples n'avaient pas suffisamment d'argent pour en acheter.


• Les cinq pains et les deux poissons étaient tout simplement insuffisants.


• Les apôtres étaient dépassés ; ils étaient impuissants ; ils ne pouvaient rien faire pour satisfaire les besoins de la foule.


Certains sceptiques prétendent que les gens avaient beaucoup de nourriture, mais qu'ils ne voulaient pas partager.


• Et ainsi les critiques disent : le véritable miracle est que Jésus, en partageant ce qu'il avait, a réussi à convaincre tout le monde de faire la même chose.


• Mais comprendre ce passage, ainsi que les passages parallèles des autres Évangiles, de cette manière, c'est faire violence à la Bible - cela revient à fausser les mots du texte, au lieu de les interpréter fidèlement.

 

 

17 TOB 1lec

 


• Le fait que Jésus a vraiment multiplié le pain est souligné par la première lecture de ce dimanche. Le prophète Élisée accomplit un miracle similaire pour une centaine de personnes.

 

Seule la puissance de Dieu pouvait répondre aux besoins décrits par ces passages de la Bible.


• Cela nous rappelle un autre passage de l'Ancien Testament où la puissance de Dieu a dû intervenir : lorsqu'il a donné aux Israélites la manne dans le désert.


• Cela aussi était une préfiguration de l'Eucharistie, vrai pain du ciel, comme la semaine prochaine, le passage de l'Évangile nous le rappellera.


• Si Jésus n'était pas intervenu par son miracle, ces gens seraient partis affamés ; ils avaient besoin de pain, et seul Jésus pouvait le leur donner.

 


La même chose vaut pour nous aujourd'hui.


Pour vivre la vie de sagesse, de courage, d'espérance, de foi et de don de soi que nous sommes appelés à vivre, dans une culture infectée par le péché qui est comme un désert où toutes ces vertus font défaut, nous avons besoin de l'aide de Dieu.


Et il nous la donne en nous nourrissant de sa propre sagesse, de son courage et de sa force, par l'Eucharistie.



Nous donner l'Eucharistie, nourriture surnaturelle du Corps et du Sang mêmes du Christ, c'était bel et bien l'idée de Dieu lui-même.


Et il a eu cette idée parce qu'il nous a regardés, sondant les profondeurs de nos cœurs, et il savait que nous avons besoin de son aide, de son amour, de sa grâce.


Chaque Messe est une célébration de ce grand cadeau de l'Eucharistie.

 

En poursuivant la célébration de cette messe, faisons un effort pour la vivre profondément.


Et nous pouvons le faire :


• en prêtant attention aux paroles sacrées de la liturgie,


• en faisant monter vers Dieu des sentiments de gratitude et de foi,


• et en nous rappelant que nous ne sommes pas seuls,


• que par le biais cette messe nous sommes connectés aux catholiques du monde entier et à travers toute l'histoire, qui se sont réunis autour du même autel et ont reçu la même sainte Communion, comme l'obéissance au commandement du Seigneur nous le commande : « faites ceci en mémoire de moi »

Quand Dieu fait signe - Homélie 17° dimanche du T.O.B

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)

17-TOB-ev.jpeg

 

 
Nous quittons aujourd'hui, et ce pour plusieurs dimanches, l'évangile de S. Marc. La liturgie nous parachute brusquement dans l'évangile de S. Jean. Mais dans l'homélie de dimanche dernier, j'avais déjà annoncé la couleur: S. Jean nous donne le contenu de l'enseignement dont S. Marc se borne à nous dire qu'il était long.
 
 
À l'endroit où nous atterrissons dans l'évangile de S. Jean (le début du chapitre 6), il y a un changement brusque également, puisque tout le chapitre 5 se déroule à Jérusalem, et qu'au début du chapitre 6, nous nous trouvons sans transition de l'autre côté du lac de Tibériade. Tous ces déplacements, jadis, dans la vie de Jésus, comme aujourd'hui dans la liturgie, sont l'occasion de faire la différence entre les auditeurs occasionnels (auditeurs d'occasion), qui ne comprennent rien, et les vrais disciples de Jésus, qui ne comprennent pas grand-chose non plus, mais qui se font "enseignables".


       L'évangile de Jean n'est pas un évangile facile, dit-on. Alors que celui de Marc s'adresse aux catéchumènes (ou aux enfants de la première année de catéchisme), l'évangile de Jean s'adresse, lui, à un public averti, au croyant éclairé, qui a déjà derrière lui une longue maturation. "Ici, écrit le cardinal Martini, on ne peut pas lire une page ou quelques lignes, et saisir globalement le sens des choses qui y sont dites ; car on ne sait pas pourquoi elles sont dites à ce moment-là, ni quelle signification précise elles présentent. Souvent les commentaires expliquent des choses qui vont de soi et que nous avons déjà comprises, mais ne répondent pas aux questions que l'on se pose vraiment en lisant cet évangile de Jean : pourquoi l'évangéliste insiste-t-il à cet endroit sur cette idée ? Et ainsi de suite."


       En ce qui concerne le passage de ce dimanche, le miracle des pains, qui, avec Jésus qui marche sur l'eau, introduit le long enseignement de Jésus, impossible de se contenter de dire aux gens qu'il faut éviter de gaspiller de la nourriture et qu'il faut partager avec ceux qui n'en ont pas, même si c'est vrai en soi, et d'une brûlante actualité. Mais là n'est pas la question! La question n'est pas de savoir ce que nous pouvons faire dire à l'évangile pour coller à l'actualité, faite, hélas, de catastrophes, de guerres et de famines, et, heureusement, de développement durable. Nous serions alors de ces disciples d'occasion, condamnés à ne rien comprendre aux signes de Dieu. La question est de savoir ce que S. Jean et l'Esprit Saint veulent nous dire. Et cela demande un minimum d'honnêteté intellectuelle. Cela ne veut pas dire que dans ce cas, nous comprendrons tout et tout de suite. Cela veut dire que nous acceptons de ne pas comprendre, tout en cherchant à comprendre de mieux en mieux dans la fidélité, dans la durée, comme Ste Thérèse de Lisieux, sans nous décourager.


       Jésus accomplit le signe des pains, non pas pour remplir les ventres, mais pour signifier la vie divine qu'il est venu donner :
 

Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte. (Jn 6, 26-27).



       C'est aussi le sens de l'ordre de Jésus : Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu. Cet ordre sous-entend que la nourriture donnée par Jésus n'est pas périssable, contrairement à la manne du désert. Le pain que Jésus donne n'est pas un pain éphémère mais une source permanente de vie. La manne pourrissait si on en ramassait plus que nécessaire pour la journée. Le pain de Jésus, lui, demeure pour toutes les générations futures, pour tout le temps de l'Église.


       Philippe, qui faisait bien partie des vrais disciples de Jésus, de ceux qui le suivaient partout, n'a pas compris la question que Jésus lui posait pour le mettre à l'épreuve :
 
Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ? Philippe lui répondit : "Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain."
 
Jésus savait bien ce qu'il faut faire dans une telle situation et comment y remédier, mais il posait la question à Philippe pour lui faire prendre conscience de l'impossibilité pour l'homme de résoudre ce problème par lui-même, fût-ce avec une bonne dose de générosité et de savoir-faire. L'homme ne pourra jamais rassasier l'homme. C'est Jésus seul qui peut combler pleinement tout besoin et toute aspiration. Tout ce que l'homme peut faire, c'est obéir à l'ordre de Jésus :
 
Faites-les asseoir.
 

       La bonne réponse à la question de Jésus sera donnée par Simon-Pierre quand il dira : À qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle (Jn 6, 68). Le profil de Philippe n'est pourtant pas le même que celui de la grande foule qui suivait Jésus seulement ponctuellement, parce qu'elle avait vu les signes qu'il accomplissait en guérissant les malades , cette foule qui ensuite était sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi, et qui finira par dire : Ce qu'il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l'écouter! (Jn 6, 60). Ceux qui comprennent le signe de Jésus seulement à ras les pâquerettes parce qu'ils ne font pas place à la recherche sincère du don de Dieu, ne s'ouvrent pas à la foi et sont incapables de comprendre le signe.
 

       Philippe faisait partie, avec le disciple que Jésus aimait de ceux à qui il dira : Je ne vous appelle plus serviteurs (…...) mais je vous appelle amis (Jn 15, 15). Il était du nombre de ceux qui, en accueillant le mystère de l'Incarnation, se sont laissé conduire jusqu'à l'intimité avec le Seigneur. Jésus l'avait choisi pour qu'il reste avec lui (cf. Mc 3, 14). Voilà le principal mérite du vrai disciple: rester avec Jésus, y compris dans les épreuves (cf. Lc 22, 28).


       C'est cette fidélité dans la durée qui constitue en quelque sorte le numerus clausus pour être admis à comprendre l'enseignement de S. Jean. S'il est vrai que dans l'évangile de Jean on ne peut pas lire une page comme celle d'aujourd'hui et n'en retenir que des platitudes, style "B.A. de boy-scout à l'occasion d'un pique-nique champêtre", c'est que, selon l'hypothèse du Cardinal Martini, "dans l'évangile de Jean, qui est l'évangile des symboles, des comparaisons et des figures, la seconde partie (13-21) éclaire la première (1-12)".
 
 
Dans le cadre d'une homélie comme celle-ci, je ne peux évidemment que vous indiquer le chemin. Finalement, si l'évangile de Jean est difficile à comprendre, ce n'est pas la faute à S. Jean; c'est de notre faute à nous, parce que nous manquons de fidélité, et donc de maturité, dans notre relation avec Jésus.


       Un second aspect, tout aussi important, inséparable du premier, et qui ressort particulièrement du passage de l'évangile de ce dimanche, c'est que cette maturité de la foi ne peut être atteinte qu'à l'intérieur de la communauté des croyants.


       Le Père Léon-Dufour présente le chapitre six de S. Jean ainsi:
 
 
"Avant d'aborder la lecture du texte et son déroulement, il convient de regarder l'évangéliste au travail. Héritier d'Israël, il n'a pas seulement adhéré à l'Envoyé eschatologique de Dieu, il est un chrétien qui vit de sa foi, et la Bonne Nouvelle qu'il transmet concerne avant tout sa communauté."
 

       Détaché du signe, le discours sur le Pain de vie risque de faire penser à une relation purement individuelle avec Jésus. Mais si l'acte de foi est éminemment personnel, il n'a rien d'individuel. Rien de plus personnel et rien de moins individuel que l'acte de foi en Jésus. C'est pourquoi Jésus ne se contente pas de distribuer de la nourriture comme le ferait n'importe quelle organisation humanitaire. Il invite les gens à se mettre à table, selon la coutume des repas en commun. Et c'est lui qui préside à cette communauté de table. En effet, contrairement aux Synoptiques, chez S. Jean c'est Jésus qui distribue le pain et le poisson. C'est lui aussi qui donne l'ordre de ramasser les morceaux restants des cinq pains d'orge (pas des poissons!). L'orge était moins chère que le blé. Elle murissait aussi plus vite que le blé, si bien que les pains d'orge servaient pour l'offrande liturgique des prémices. Voilà encore un indice parmi d'autres pour une juste interprétation du signe des pains.


       Si le repas offert par Jésus ne se prend pas en aparté, mais en communauté, cette communauté ne signifie pas pour autant une majorité. Au départ il y a bien une grande foule. Mais à partir du moment où Jésus se retire pour en échapper, cette foule commence à diminuer, et, à la fin, Jésus se retrouve seul avec les Douze.
 
 
     Remarquons que S. Jean ne parle d'une grande foule qu'à deux reprises dans son évangile: ici et lors de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Cela ne peut pas être un hasard. Dans les deux cas l'on sait ce qu'il est resté de cette foule. Si croire renvoie à la communauté, cela ne signifie pas pour autant être à la remorque de la majorité. Il y aujourd'hui une certaine forme d'humanisme qui fait pratiquement l'unanimité parmi nos contemporains. Et pourtant, ce n'est pas pour autant dans ces milieux très larges une porte ouverte à la lumière de l'évangile. L'humanisme peut être une manière élégante mais sournoise de tenir Dieu à l'écart, ou de se débarrasser de lui, quand, décidément, il n'est plus raisonnable. Et l'on finit par adorer l'homme (ou Satan) à la place de Dieu.
 
 
Le pain que Jésus donne n’'est pas un pain éphémère mais une source permanente de vie.

Le pain que Jésus donne n’'est pas un pain éphémère mais une source permanente de vie.

Lectures 17° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

1ère lecture : Multiplication des pains par Élisée (2R 4, 42-44)

 
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Lecture du second livre des Rois

Il y avait alors une famine dans le pays. Sur la récolte nouvelle, quelqu'un offrit à Élisée, l'homme de Dieu, vingt pains d'orge et du grain frais dans un sac. Élisée dit alors : « Donne-le à tous ces gens pour qu'ils mangent. »
Son serviteur répondit : « Comment donner cela à cent personnes ? » Élisée reprit : « Donne-le à tous ces gens pour qu'ils mangent, car ainsi parle le Seigneur : On mangera, et il en restera. » Alors, il les servit, ils mangèrent, et il en resta, selon la parole du Seigneur.



 

Psaume : 144, 10-11, 15-16, 17-18

 

R/ Tu ouvres la main : nous voici rassasiés


Que tes oeuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :
tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;
tu ouvres ta main :
tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Il est proche de ceux qui l'invoquent,
de tous ceux qui l'invoquent en vérité.



 

2ème lecture : Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême (Ep 4, 1-6)

 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens

Frères, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous encourage à suivre fidèlement l'appel que vous avez reçu de Dieu : ayez beaucoup d'humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez à coeur de garder l'unité dans l'Esprit par le lien de la paix.
Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il n'y a qu'un seul Corps et un seul Esprit.
Il n'y a qu'un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous, et en tous.




 

Evangile : La multiplication des pains (Jn 6, 1-15)

 
Acclamation : Un grand prophète s'est levé parmi nous : Dieu a visité son peuple. (Lc 7, 16)
 
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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jésus été passé de l'autre côté du lac de Tibériade (appelé aussi mer de Galilée).
Une grande foule le suivait, parce qu'elle avait vu les signes qu'il accomplissait en guérissant les malades.
Jésus gagna la montagne, et là, il s'assit avec ses disciples. C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs.
Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ? »
Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce qu'il allait faire.
Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes.
Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua ; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient.
Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu. »
Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d'orge après le repas.
A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C'est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir le prendre de force et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans la montagne.
 
 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

"L'énigme Benoît". Andrea Cionci écrit à Massimo Franco (Corriere) sur l'étrange renonciation du Pape Ratzinger

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei, #actualités

Andrea Cionci
Historien de l'art, journaliste et écrivain, traite de l'histoire, de l'archéologie et de la religion. Spécialiste de l'opéra, créateur de la méthode "Mimerito" testée par Miur et promoteur du projet "Plinio" de renommée internationale, il a été reporter en Afghanistan et dans l'Himalaya. Il vient de publier son roman "Eugénie" (Bibliotheka). A la recherche de la beauté, de la santé et de la vérité - aussi inconfortables soient-elles - il entretient une relation compliquée avec l'Italie, qu'il aime à la folie, même si elle lui brise souvent le cœur.

 

 

 

 

 

 

22 juillet 2021


Cher et estimé Massimo Franco,

 

Vous avez publié l'année dernière un ouvrage intéressant et documenté intitulé "L'enigma Bergoglio" (éd. Solferino).

 

Permettez-moi de soumettre à votre réflexion quelques faits inexplicables qui pourraient être bien rassemblés dans un autre livre intitulé, peut-être, "L'énigme Benoît".

 

 

 

Par souci de concision, je vais rapporter ces faits objectifs de manière synthétique, presque comme s'il s'agissait d'un index, en vous renvoyant aux liens connexes pour toute étude plus approfondie.

 

Depuis 2013, différents canonistes se sont affrontés avec des interprétations opposées de la Déclaration de renonciation du pape Ratzinger. Vous semble-t-il normal qu'un acte juridique d'une telle ampleur suscite de tels doutes, ce qui en soi le rendrait invalide ? Curieusement, en effet, cette renonciation a été rédigée de manière si "maladroite" qu'elle permet de remettre en cause tous les articles possibles du Code de droit canonique : 124, 332 § 2, 188, 41, 17.

 

Par une curieuse distraction, Benoît XVI a inversé les entités munus et ministerium, renonçant au ministerium (exercice pratique) et non au munus pétrinien (titre d'origine divine) comme l'exige le Code de droit canonique dans son article 332.2 : "Si contingat ut Romanus Pontifex MUNERI suo renuntiet, ad validitatem requiritur ut renuntiatio libere fiat et rite manifestetur, non vero ut a quopiam acceptetur". Ceci, selon un certain nombre de canonistes, rend son abdication notoirement nulle et non avenue. ICI

 

Autre bizarrerie, Ratzinger a décidé de reporter l'entrée en vigueur de son abdication au 28 février 2013 à 20 heures. Il fait ses adieux au monde à 17 h 30 ce jour-là, depuis Castel Gandolfo, mais bien qu'il puisse changer d'avis jusqu'à 20 heures (puisqu'il est encore pape en plein pouvoir), après cette heure, il ne ratifie ni ne confirme rien. Selon certains théologiens et canonistes, le report, la non-simultanéité de l'acte et l'absence de confirmation de la Declaratio rendent à nouveau la renonciation invalide.  ICI et ICI

 

En plus d'être objectivement un véritable "cocktail de pièges juridiques", la Declaratio comporte deux erreurs grossières de latin et 20 autres imperfections linguistiques qui ont été dénoncées "sur le vif" par les latinistes Luciano Canfora (dans le Corriere) et Wilfried Stroh dans la presse allemande : selon certaines interprétations, ces erreurs ont été insérées par Benoît XVI pour attirer l'attention sur un acte juridiquement invalide. ICI

 

Trois ans plus tard, en 2016, dans le Corriere, Ratzinger répète inexplicablement ce qui a été publié dans le livre-interview de Peter Seewald "Dernières conversations" : "C'est moi qui ai rédigé le texte de la renonciation. Je ne peux pas dire exactement quand, mais au maximum deux semaines avant. Je l'ai écrit en latin parce qu'une chose aussi importante se fait en latin. De plus, le latin est une langue que je connais si bien que je pourrais écrire de manière décente. J'aurais pu aussi l'écrire en italien, bien sûr, mais je risquais de faire des erreurs." ICI

 

N'est-ce pas un peu étrange ? Il faut savoir que Ratzinger lui-même admet dans "Ein Leben" de Seewald que la Declaratio (de 1700 caractères seulement) a été écrite par lui en pas moins de deux semaines et qu'elle a été soumise à l'examen de la Secrétairerie d'État (sous le sceau du secret papal) pour la correction des éventuelles erreurs juridiques et formelles. ICI

 

N'est-il pas également très curieux que Benoît XVI répète depuis huit ans qu'"il n'y a qu'un seul pape" sans jamais expliquer explicitement lequel des deux ICI ? Ceci est confirmé par l'archevêque Gänswein lui-même : pas une seule fois, en huit ans, il n'a glissé nonchalamment : "Le pape est unique et c'est François".

 

Ratzinger est considéré comme l'un des hommes les plus instruits de l'Église actuelle. Pourtant, il semble qu'en plus de ne pas bien connaître la langue latine et le droit canonique, il ait également de grandes lacunes en histoire ecclésiastique. Dans "Dernières conversations", il déclare à propos de sa propre démission : "Aucun pape n'a démissionné depuis mille ans et même au cours du dernier millénaire, c'était une exception." Étant donné que six papes ont démissionné au cours du premier millénaire et quatre au cours du second, soit Ratzinger ne se souvient pas bien, soit, comme le confirme l'historien de l'Église de l'université de Milan Francesco Mores, il fait référence au pape Benoît VIII qui, au cours du premier millénaire, a été contraint de renoncer au ministerium (tout comme Ratzinger) parce qu'il avait été évincé par un antipape. En substance, Benoît XVI nous dit qu'il a "démissionné" en renonçant à des fonctions pratiques comme les très rares papes qui n'ont jamais abdiqué au cours du premier millénaire. ICI

 

En effet, dans "Ein Leben", Ratzinger confirme à nouveau le fait en affirmant que la renonciation de Célestin V, l'abdicateur par excellence, ne pouvait en aucun cas lui être associée comme un précédent. ICI . Il est d'ailleurs curieux que le même volume ne parle toujours que de "démission" (Rücktritt) pour lui et d'abdication (Abdankung) seulement pour les papes qui ont réellement renoncé, comme Célestin V.

 

N'est-il pas étrange, alors, que Benoît XVI continue à s'habiller en pape, à donner la bénédiction apostolique, à se signer P.P. - Pater Patrum et à jouir de prérogatives si typiquement papales qu'elles déconcertent des millions de fidèles et suscitent les critiques du Cardinal Pell ? ICI et ICI

 

Comment se fait-il que l'institution du pape émérite soit contestée par tous les grands canonistes (Boni, Fantappiè, Margiotta-Broglio, de Mattei) et semble ne reposer sur rien ? En gros, ils disent tous qu'il n'y a pas de pape émérite, mais qu'il est toujours LE pape. ICI

 

Et que dire du fait qu'avant le conclave, Benoît XVI a promis de jurer obéissance à un "successeur" non identifié et ne l'a jamais fait pour François ? En effet, en 2016, il répondait ainsi à la question de Seewald : "En prenant congé de la curie, comment pourrait-il ensuite jurer une obéissance absolue à son futur successeur ?".

 

La réponse de Benoît XVI : "Le pape est le pape, peu importe qui il est". ICI

 

En bref, est-il possible que le grand latiniste Joseph Ratzinger, ICI , l'un des intellectuels les plus cultivés et significatifs du XXe siècle, théologien adamantin, scrupuleux et teutoniquement rationnel, à partir de 2013, malgré la lucidité de ses publications ultérieures, se soit transformé soudainement - et par moments - en un extravagant ecclésiastique, non préparé en latin, en droit canonique, en histoire de l'Église, "revanchard" et ambigu au point de jeter des millions de fidèles dans l'angoisse et l'incertitude ?

 

D'autre part, vous avez vous-même identifié dans "L'énigme Bergoglio" d'énormes criticités dans le pontificat de François, culminant ces derniers jours dans un acte qui a soulevé une énorme controverse, comme l'abolition de la messe en latin par un motu proprio qui abroge le Summorum Pontificum de Benoît XVI.

 

Ici, nous avons essayé de réarranger les pièces de ce difficile puzzle dans une possible reconstruction générale ICI bien que choquante, elle répond en théorie à toutes ces questions en les composant dans un cadre unitaire et logiquement cohérent. Le soi-disant "plan B" confirmerait ce qui a été dit, en termes abstraitement généraux, par le plus important philosophe italien, Giorgio Agamben, à savoir que "la démission de Ratzinger serait une préfiguration de la séparation entre "Babylone" et "Jérusalem" dans l'Église : au lieu de s'engager dans la logique du maintien du pouvoir, avec sa démission, Benoît XVI aurait souligné son autorité spirituelle, contribuant ainsi à son renforcement".

 

La reconstruction du soi-disant "Plan B" a été reprise et commentée également par les vaticanistes italiens les plus autorisés comme Marco Tosatti ICI et Aldo Maria Valli ICI et traduite en cinq langues à l'initiative de sites et de blogs étrangers. Récemment, elle a également été confirmée dans son intégralité par le professeur Antonio Sànchez Saez, professeur de droit à l'université de Séville ICI .

 

Je suis très surpris que des questions aussi importantes soient soigneusement évitées par des collègues, des ecclésiastiques et des intellectuels à qui l'on a proposé une discussion cordiale ICI, au point de laisser entendre qu'il s'agit d'un véritable tabou. C'est assez troublant.

 

Par conséquent, je serais très heureux si vous aviez la curiosité d'examiner ce matériel et de nous fournir votre commentaire autorisé pour aider à faire la lumière sur une question qui, en plus d'impliquer 1,285 milliard de catholiques, si elle n'est pas clarifiée, pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour l'Église.

 

Je vous enverrai la bibliographie citée, afin que vous puissiez vous-même vérifier chaque affirmation.

 

Merci beaucoup, avec des salutations cordiales,

 

Andrea Cionci

LA GRANDE MANŒUVRE DE BENOÎT XVI A ÉTÉ CONÇUE POUR DUPER UN « SUCCESSEUR » INIQUE

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei, #actualités

 

 

20 juillet 2021

 


Nous avons déjà parlé en profondeur du soi-disant "Plan B" du Pape Benoît XVI ICI . L'hypothèse - jamais niée par personne et toujours plus plausible - est celle d'une renonciation écrite DÉJÀ juridiquement invalide pour laisser la place à ses adversaires modernistes pour prendre le pouvoir de manière illégale, se révéler au monde catholique en le scandalisant - peut-être même jusqu'à abolir l'ancienne messe - et être ensuite annulée par un souffle, dans une sorte de "combustion eschatologique".

 

Mais l'affaire semble être encore plus fine que ce que nous avions compris : en substance, Ratzinger s'est réservé le choix de consacrer son successeur, une fois élu.

 

Mais procédons dans l'ordre. Si Benoît n'a jamais abdiqué, en effet, en 2013 le Siège n'était pas vacant et le conclave qui a élu Bergoglio n'était pas valide : donc François est antipape comme l'a confirmé hier le Prof. Sànchez ICI .

 

Il n'est donc pas étonnant que Benoît XVI ait choisi cette date - il l'admet - avec une connexion intérieure entre Notre-Dame de Lourdes, son anniversaire et le premier lundi du carnaval ICI.

 

Par conséquent, non seulement le "pape François" n'aurait jamais existé, mais toutes ses nominations, ses actes, ses enseignements, etc. ne seraient que des vieux papiers à mettre à la poubelle.

 

Cependant, un lecteur du blog Stilum Curiae de Marco Tosatti a fait une objection logique (la seule, jusqu'à présent) en disant : "Mais comment Ratzinger pouvait-il être sûr que, après le piège qu'il avait tendu, le cardinal Bergoglio, ou un autre moderniste, serait élu ? Et si un traditionaliste avait été élu ?".

 

Une excellente observation, qui nous permet de comprendre à quel point le plan de Benoît XVI pouvait être parfaitement conçu.

 

Comme cela est apparu dans la presse, en 2013, Ratzinger était tellement pressé et privé de pouvoir que le président de l'IOR, Ettore Gotti Tedeschi, a été torpillé par le cardinal Bertone à son insu : Benoît l'a appris par la télévision. (Pouvez-vous imaginer ?).

 

Ainsi, le Saint-Père pouvait être presque raisonnablement certain qu'une fois qu'il aurait démissionné, un moderniste ayant des liens avec la Mafia de Saint-Gall serait élu, 99% cardinal Bergoglio (comme l'atteste l'autobiographie du Cardinal Danneels ICI). Cependant, on ne sait jamais dans les conclaves : des surprises peuvent toujours survenir.

 

 

 

 

MAIS LE PAPE BENOÎT AVAIT TOUT PRÉVU.

 

En effet, même si, par une très étrange éventualité, un cardinal fidèle à la Tradition avait été élu, il y a deux considérations à faire :

 

1) Le cardinal nouvellement élu, bien qu'ignorant de bonne foi les problèmes juridiques préalables, aux premières objections à la Declaratio de Renonciation, s'il avait été, disons pas un saint homme, mais au moins un bon catholique, serait allé voir Benoît pour lui soumettre l'affaire en lui demandant de RÉPARER IMMÉDIATEMENT sa renonciation et/ou de CONFIRMER SON ÉLECTION. Le bon cardinal nouvellement élu ne se serait certainement pas montré attaché au pouvoir, snobant peut-être la renonciation invalide comme un simple "légalisme clérical". Toute personne impartiale se soucie du fait que sa fonction est légitime et incontestable. Par conséquent, il s'agirait déjà d'un test de l'honnêteté - au minimum - d'un éventuel successeur.

 

2) Dans ce cas, si le pape in pectore nouvellement élu était d'abord venu demander une "sanatio" au pape Ratzinger, il aurait lui-même amendé sa Declaratio invalide : soit par un nouveau document, soit par des déclarations sans équivoque, expliquant qu'il avait commis une erreur due à un oubli, mais qu'il voulait en fait abdiquer (et non pas simplement "démissionner" de ses fonctions pratiques, comme il l'a dit jusqu'à présent). Il aurait ainsi déclaré au monde : "Ne vous inquiétez pas : LE PAPE EST UN ET C'EST SEULEMENT PIE XIII" (pour dire n'importe quel nom papal). Ratzinger aurait probablement aussi abandonné la robe blanche, le Vatican et toutes les autres prérogatives dont il continue à jouir aujourd'hui en tant que détenteur de facto du munus petrino, c'est-à-dire du titre de pape conféré directement par Dieu. (C'est pourquoi il a créé le titre factice - selon tous les grands canonistes - de "pape émérite" : une excuse pour rester pape à toutes fins utiles, en cas d'élection moderniste, en bernant ses adversaires). Ratzinger aurait également pu céder formellement le munus pétrinien au successeur qu'il aurait approuvé, par un acte ad hoc. Il pourrait aussi le faire aujourd'hui, peut-être, si Bergoglio le lui demandait, mais cela reviendrait à admettre que François a été un antipape jusqu'à présent et rendrait nulle et non avenue, d'un seul coup, toute son activité au cours des huit dernières années. Il faudrait tout recommencer pour le "nouveau pape François".

 

La subtile invalidité du renoncement se prêtait donc très bien à échapper immédiatement à l'avènement des modernistes et à les laisser cuire pendant des années dans la soupe de leur invalidité : une bombe à retardement.

 

Cependant, en cas d'élection d'un cardinal non-moderniste, la Declaratio invalide aurait pu être corrigée immédiatement après le conclave. C'est pourquoi Ratzinger a déclaré AVANT LA CONCLAVE qu'il prêterait serment d'allégeance à son successeur : OUI, MAIS LEQUEL ?

 

Il n'aurait juré obéissance qu'à un bon cardinal approuvé par lui, celui de la Tradition qui, nouvellement élu pape, même si dans un conclave invalide, aurait été le premier à dissiper les doutes sur sa propre légitimité. Ainsi, il serait récompensé.

 

Le pape Ratzinger, en revanche, n'a JAMAIS juré une obéissance directe au pape François, comme en témoigne le fait que, dans le livre "Dernières Conversations" de 2016, Benoît XVI a répondu au journaliste Seewald en ces termes : "Lorsqu'il a pris congé de la Curie, comment pourrait-il alors jurer une obéissance absolue à son futur successeur ?".

 

Réponse de Benoît XVI : "Le pape est le pape, peu importe qui il est".

 

Par conséquent, Ratzinger, avec sa renonciation subtilement invalidée, et avec le titre inutile de "pape émérite", s'est en substance réservé le droit de choisir son successeur légitime après la tenue du conclave.

 

Et Benoît XVI, jusqu'à aujourd'hui, N'A BÉNI À PERSONNE, et encore moins à Bergoglio. Il n'a rien corrigé de son renoncement et en fait - depuis huit ans - il répète qu'"il n'y a qu'un seul pape" sans expliquer lequel.

 

Ce n'est pas nous qui le disons : la chose a été confirmée de manière retentissante, involontairement ou crypto-intentionnellement, par nul autre que son secrétaire particulier, Monseigneur Gänswein, lorsqu'il a répondu ICI au prêtre Don Enrico Bernasconi fidèle à Ratzinger : "Le pape Benoît lui-même a déclaré plusieurs fois qu'il n'y a qu'un seul pape et il est CLAIR que c'est François. D'autres interprétations sont instrumentales".

 

"C'est clair" ? Ah.

 

Il n'a donc explicitement JAMAIS DIT cela.    

"Benoît n'a pas abdiqué, Bergoglio est un antipape", déclare le professeur Sanchez, juriste à l'université de Séville.

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei, #actualités

Andrea Cionci s'entretient avec le professeur Sanchez

 

 

Traduction française autorisée : père Walter Covens

suivie de la traduction anglaise par Fr. Alexis Bugnolo

 

 

19 juillet 2021
 

 

Le 29 juin, précisément le jour du 70e anniversaire de sacerdoce de Joseph Ratzinger, qui est aussi l'anniversaire des saints Pierre et Paul, nous avons reçu la réponse du professeur Antonio José Sánchez Sáez, professeur de droit à l'université de Séville (fondée en 1505).

 

Après la démolition drastique par Bergoglio de Summorum Pontificum - l'acte le plus important du pontificat de Benoît XVI par lequel il a (consciencieusement) libéralisé la messe en latin - la messe par excellence, dotée de "garanties absolues de catholicité" - le moment est venu de proposer cette interview sur un sujet que - notez-le bien - tous les médias ont tendance à éviter comme la peste. Inexplicablement, c'est aussi le cas d'une grande partie du monde traditionaliste-conservateur, qui se berce probablement d'illusions en pensant pouvoir conclure des accords pour l'après-Bergoglio, en ignorant l'inévitable épée de Damoclès d'une succession antipapale naturelle, en cas de renonciation invalide de Ratzinger.

 

Pourtant, dans un pays civilisé, les gens parlent, discutent, même amèrement, mais ils se confrontent : un dialogue, des ponts, pas de murs. Il serait souhaitable que quelqu'un réussisse à démolir cette reconstruction complète de la nôtre, mais jusqu'à présent, personne n'a réussi (ou même essayé) : ICI

 

Avec 80 publications, plusieurs séjours de recherche aux universités de Harvard, Bologne, Florence, Francfort, Sorbonne et 5 prix académiques, le professeur Sànchez écrit depuis des années sur le site catholique "comovaradealmendro.es". À l'heure actuelle, il est le professeur d'université dont le curriculum fait le plus autorité et qui a eu le courage de "faire face".

 

 

D. Professeur, depuis quelque temps, vous dites que vous suivez notre enquête sur la renonciation de Benoît XVI...

 

R. "Pendant de nombreuses années, ceux qui pensaient que le seul pape régnant était Benoît XVI ont été seuls, incompris par l'Église. Il est réconfortant de voir comment un grand journal italien a choisi d'aborder cette question, qui n'est pas seulement fondamentale pour les catholiques.

 

D. Aucun autre média n'en parle, alors que ce devrait être l'affaire journalistique du millénaire...

 

R. "La grande majorité pense que le cardinal Bergoglio est un mauvais pape, mais fondamentalement le pape. Ils critiquent ses délires, mais ils le considèrent comme un père. Et cela le renforce d'autant plus. D'autres sont simplement des catholiques mondains, heureux de ses innovations. Enfin, d'autres soupçonnent que François est un imposteur, mais ils n'osent pas en parler en public."

 

D. Sur votre site web, vous affirmez que la franc-maçonnerie ecclésiastique a placé de force Bergoglio sur le trône de Pierre. Quelles sont les preuves ?

 

R. "De l'appréciation des loges internationales, à l'inclusion d'éléments maçonniques dans la liturgie et la dévotion, en passant par la rhétorique sur la fraternité universelle.... Il suffit de dire, pour l'instant, que le père Malachi Martin, un conseiller jésuite très érudit du cardinal Bea, qui a lu l'intégralité du troisième secret de Fatima (y compris les paroles de la Vierge non encore révélées), a écrit un livre intitulé "Windswept House" où il explique le plan de la franc-maçonnerie ecclésiastique : forcer le pape à démissionner afin d'imposer un faux pape qui, exploitant l'obéissance du clergé et des fidèles, conduira l'Église à la grande apostasie prophétisée par saint Paul. Ce que Malachi Martin ne savait pas, c'est que Benoît XVI était préparé depuis un certain temps et qu'il n'a pas démissionné validement, en restant pape : un jeu de maître".

 

D. Pour quelles raisons principales sa démission serait-elle invalide ?

 

R. "J'ai été surpris, lorsque j'ai lu calmement sa Declaratio de renonciation en latin : le pape Benoît n'a pas renoncé au munus, comme le prévoit le canon 332.2 du Code de droit canonique, mais au ministerium. C'est comme si un professeur démissionnait de l'enseignement sans quitter sa chaire, restant maître de conférences à l'université. De plus, Benoît XVI nous a donné un autre indice en devenant "pape émérite", un titre canoniquement impossible puisque pour être émérite il faut avoir cessé d'exercer ses fonctions pour raison d'âge ou par démission acceptée... et aucune de ces deux conditions n'est remplie dans la démission d'un pape (canon 185)".

 

D. Vous croyez qu'il l'a fait exprès ? Peut-être, comme le suggère le célèbre philosophe Giorgio Agamben, pour "renforcer la papauté" ?

 

R. "J'ai lu le livre d'Agamben "Le mystère du mal". Benoît XVI et la fin des temps". Je suis d'accord pour dire que Benoît XVI agit actuellement comme un "katejon", une "puissance qui freine" la révélation de l'Antéchrist (Massimo Cacciari en a également parlé). Nous savons que Benoît XVI connaît parfaitement les messages mariaux de Fatima, Garabandal, Akita. Il a délibérément agi de la sorte, sachant que les loups viendraient le chercher (car ils l'avaient déjà fait contre Jean-Paul II). Il a donc fait semblant de démissionner, mais sans le faire, en restant pape".

 

D. Comment les canonistes bergogliens contre-argumentent-ils ?

 

R. "En gros, ils disent que même si la renonciation était erronée, elle est validée par l'acceptation unanime et pacifique de François par l'Église ("Universalis Ecclesiae Adhaesio"). Il s'agit d'une erreur tragique, car cette doctrine n'a jamais été destinée à sauver, à palier ou à considérer comme remplie la condition sans laquelle une procédure ne pourrait jamais être engagée. Dans le cas d'une élection papale, le siège doit être vacant : le pape régnant doit être mort ou avoir valablement abdiqué. En vertu du canon 126 (doctrine de l'erreur substantielle), la renonciation de Benoît XVI était nulle et non avenue, le siège n'était pas vacant et il est impossible de remédier à cette erreur substantielle a posteriori. Peu importe que la grande majorité de l'Église croie que le pape est François : même  les Juifs préféraient Barabbas à Jésus, mais ils avaient tort".

 

D. Dans le livre d'entretiens "Dernières Conversations", Ratzinger déclare qu'il a démissionné comme les papes qui, dans l'histoire, n'ont pas abdiqué. ICI S'il est toujours le pape, qui est Bergoglio ?

 

R. "Au moins un ANTI-PAPE. Beaucoup pensent qu'il est aussi le faux prophète de l'Apocalypse".

 

D. Beaucoup pensent qu'après François, un nouveau conclave remettra les choses en ordre. C'est vrai ?

 

R. "Absolument pas. Un conclave de 80 cardinaux nommés par un antipape ne peut qu'élire un autre antipape. Toute la ligne de succession de Bergoglio est anti-papale. Il n'y aura plus de restauration ecclésiale, mais une descente vers la grande apostasie de l'Église catholique visible, qui persécutera le fidèle 'petit reste', la véritable Église".

 

D. Au fait, la chaîne de Don Minutella, le prêtre le plus suivi en Italie et fidèle à Benoît, a été fermée par Youtube ou piratée... ICI.

 

R. "Exactement. Ils ont besoin de faire taire la dissidence et ils utilisent la complicité des réseaux sociaux.

 

D. Les catholiques qui sont scandalisés par les "réformes" de Bergoglio et qui évitent de se demander s'il est le vrai pape... esquivent-ils la "magna quaestio" ?

 

R. "Oui. Malheureusement, dans cette ligne de pensée, il y a des princes de l'Eglise comme les cardinaux Sarah et Müller, l'archevêque Viganó, etc. qui embrouillent beaucoup de monde."

 

D. Dans une récente interview, François a recommandé de ne pas gaspiller la crise, mais de l'utiliser pour établir un "nouvel ordre mondial". Se préoccupe-t-on également des laïcs ?  

 

R. "Évidemment : ce projet concerne tout le monde. En particulier, pendant des décennies, l'ONU a encouragé ce que les catholiques considèrent comme des "péchés qui crient vers le ciel", tels que l'avortement, l'euthanasie ou l'idéologie du genre. Jean-Paul II et Benoît XVI l'avaient déjà dénoncé. Et maintenant Bergoglio est parfaitement uni au Nouvel Ordre Mondial, athée, anti-chrétien et exigeant l'obéissance à l'ONU".

 

D. Pourquoi les évêques et les cardinaux n'abordent-ils pas cette question ? C'est une énorme responsabilité historique et spirituelle...

 

R. "Les architectes du nouvel ordre mondial dominent désormais le monde et l'Église. Les cardinaux et les évêques informés craignent de provoquer un schisme s'ils parlent ouvertement. Mais il est absurde de penser que le Christ puisse vouloir l'unité dans le mensonge, c'est pourquoi, dans l'histoire, les hérétiques ont quitté l'Église, la purifiant. Maintenant, le schisme sera inversé : ce seront ceux qui professent la vérité catholique qui seront expulsés de l'Église".

 

 

Nous avons déjà évoqué cette éventualité avec la métaphore du "coucou" ICI Pour l'instant, la question continue d'être balayée sous le tapis, de manière très curieuse. Il y a une énorme difficulté à faire en sorte que l'esprit local essaie de changer de point de vue, nous devrons probablement attendre le prochain arrêt du train moderniste, lorsque la messe du nouveau rite, déjà altérée, subira les prochains changements, de manière prévisible, en vue d'éliminer le dogme de la Transsubstantiation comme l'explique l'historien Massimo Viglione ICI.

 

Lorsque l'intercommunion avec les protestants ou même une conférence internationale interreligieuse, ou quelque chose de similaire, arrivera pour créer la religion du Nouvel Ordre Mondial, alors peut-être, la plus évidente des explications possibles commencera à être considérée.

 

 

 

 

 

 

ENGLISH VERSION

 

 

On June 29, precisely on the day of the 70th anniversary of the priesthood of Joseph Ratzinger, which is also the anniversary of Saints Peter and Paul, we received the answers of prof. Antonio José Sánchez Sáez , Professor of Law at the University of Seville (founded in 1505).

 

After Bergoglio's drastic demolition of Summorum Pontificum - the most important act of Pope Benedict XVI's pontificate which liberalized (dutifully) the Latin Mass - the mass par excellence, endowed with "absolute guarantees of catholicity" - is The time has come to propose this interview on a subject that - take note - all the media tend to avoid like the plague. Inexplicably, so too does a large part of the traditional-conservative world, which probably deludes itself into being able to combine agreements for the post-Bergoglio while ignoring the inevitable sword of Damocles of a natural anti-papal succession, in the case of Ratzinger's invalid renunciation.

 

Yet, in a civilized country, there is talk, discussion, even harshly, but one confronts each other : dialogue, bridges, not walls. It would be desirable that someone could demolish this complete reconstruction of ours, but so far no one has succeeded, (and not even try): HERE

 

With 80 publications, various research stays at the Universities of Harvard, Bologna, Florence, Frankfurt, Sorbonne and 5 academic awards, Professor Sànchez has been writing for years on the Catholic website comovaradealmendro.es ". Currently, he is the university with the most authoritative curriculum. to have had the courage to "put his face to it".

 

 

Professor, you have been saying for some time that you are following our investigation into the resignation of Benedict XVI ...

 

R . "For many years, those who thought that the only reigning pope was Benedict XVI were alone, misunderstood by the Church. It is comforting to see how an important Italian newspaper has chosen to discuss this issue, which is fundamental not only for Catholics.

 

No other news organization talks about it, yet it should be the journalistic case of the millennium ...

 

R . "The overwhelming majority think that card. Bergoglio is a bad pope, but ultimately the pope. They criticize his delusions, but consider him a father. And this strengthens it more. Others are simply worldly Catholics, happy with his innovations. Finally, others suspect that Francis is an impostor, but they don't dare to talk about it in public".

 

From your website, you claim that ecclesiastical Freemasonry forcibly placed Bergoglio on the throne of Peter. What evidence?

 

R . "From the appreciation of the international lodges, to the inclusion of Masonic elements in the liturgy and devotion, to the rhetoric on the Universal Brotherhood ... Suffice it to say, for now, that Father Malachi Martin, a highly cultivated Jesuit advisor to Card. Bea, who read the entire Third Secret of Fatima (including the words of Our Lady not yet revealed), wrote a book called "Windswept House" where she explained the plan of ecclesiastical Freemasonry: to force the pope to resign to impose a false pope who, exploiting the obedience of the clergy and the faithful, it will lead the Church to the great apostasy prophesied by St. Paul. What Malachi Martin did not know is that Benedict XVI had been prepared for some time and did not resign validly, remaining pope: a master's game".

 

For what main reasons would your waiver be invalid?

 

R. "I was surprised when I calmly read your Declaratio di Renouncement in Latin: Pope Benedict did not renounce the munus, as required by canon 332.2 of the Code of Canon Law, but the ministerium. As if a professor resigned from teaching without leaving his chair, remaining a professor at the University. Furthermore, Benedict XVI has given us another clue by becoming "pope emeritus", a canonically impossible title since to be emeritus it is necessary to have ceased from office by age or by accepted resignation ... and neither of these conditions is met in resignation. of a pope (can. 185)".

 

Do you think he did it on purpose? Perhaps, how does the well-known philosopher Giorgio Agamben ventilate to "strengthen the papacy"?

 

R. "I have read Agamben's book "The mystery of evil. Benedict XVI and the end of time". I agree that Benedict XVI currently acts as a "katejon", a "power that holds back" the revelation of the Antichrist (Massimo Cacciari also spoke of this). We know that Benedict XVI is perfectly familiar with the Marian messages of Fatima, Garabandal, Akita. He deliberately acted in this way, knowing that the wolves would come for him (because they had already done so against John Paul II). So he pretended to resign, but without doing so, remaining pope".

 

How do the Bergoglian canonists counter-argue?

 

R. "Basically they say that even if the renunciation was wrong, it is validated by the unanimous and peaceful acceptance of Francis by the Church (" Universalis Ecclesiae Adhaesio "). A tragic mistake, because this doctrine was never intended to save, heal or consider satisfied the condition without which a proceeding could never be initiated. In the case of papal election, the see must be vacant: the reigning pope must have died or must have validly abdicated. For can. 126 (doctrine of substantial error) Benedict's resignation was void, the seat was not vacant and it is impossible to remedy this substantial error a posteriori. It does not matter that the overwhelming majority of the Church believes that the Pope is Francis: even the Jews preferred Barabbas to Jesus,but they were wrong".

 

In the interview book "Latest Conversations" Ratzinger says he resigned like the popes who, in history, have not abdicated. WHO If he is still the pope, who is Bergoglio?

 

R . "At least one ANTIPAPA. Moreover, many believe that he is the False prophet of the Apocalypse".

 

Many think that after Francis a new conclave can put things right. Is that so?

 

R. "Absolutely not. A conclave with 80 cardinals appointed by an antipope can elect only one other antipope. Bergoglio's entire succession line is anti-papal. There will no longer be an ecclesial restoration, but a descent towards the great apostasy of the visible Catholic Church, which will persecute the faithful "little remnant", the true Church ".

 

By the way, Don Minutella's channel, the most followed priest in Italy and loyal to Benedict, has been closed by Youtube or hacked ... HERE

 

R. "Exactly. They need to silence dissent and make use of the complicity of social networks ".

 

The Catholics who are scandalized by Bergoglio's "reforms" and avoid asking themselves if he is the real pope ... do they evade the "magna quaestio"?

 

R. "Yes. Unfortunately, on this line of thought there are principles of the Church such as card. Sarah and Müller, Archbishop Viganó, etc. that confuse many people".

 

In a recent interview Brother Francis recommended not to waste the crisis, but to use it to establish a "new world order". Should we also worry about the laity?  

 

R . "Obviously: this project concerns everyone. In particular, the UN for decades has been promoting what Catholics think are "sins that cry to Heaven" such as abortion, euthanasia or gender ideology. John Paul II and Benedict XVI already denounced it. And now Bergoglio is perfectly united with the New World Order, atheist, anti-Christian and asks for obedience to the UN ".

 

Why don't bishops and cardinals address this issue? It is an enormous historical and spiritual responsibility...

 

R. "The architects of the New World Order now dominate the world and the Church. Informed cardinals and bishops fear causing a schism if they speak out. But it is absurd to think that Christ can want unity in lies, for this reason, in history, the heretics have left the Church, purifying it. Now the schism will reverse: it will be those who profess the Catholic Truth who will be expelled from the Church".

 

 

Cionci: We had already mentioned this possibility with the metaphor of the "cuckoo" HERE For now the question continues to be swept under the rug, in a really curious way. There is an enormous difficulty in making a local mind trying to change point of view.Probably we will have to wait for the next stop of the modernist train, when also the Mass of the new rite, already tampered with, will undergo the next changes, predictably, with a view to eliminate the dogma of Transubstantiation as the historian Massimo Viglione explains HERE

 

When intercommunion with Protestants or even an international interfaith conference or something similar arrives to create the religion of the New World Order, then perhaps the most obvious of possible explanations will begin to be considered.

IL EST TEMPS DE RECONNAÎTRE QUE LES LEADERS TRADITIONALISTES VOUS ONT INDUIT EN ERREUR PENDANT 8 ANS

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei, #actualités

18 juillet 2021

 

J'ai fait de l'apostolat de rue à Boston avec d'autres laïcs catholiques dévoués, dans ces quartiers de la ville où l'on peut rencontrer des personnes de toutes perversions sexuelles à chaque pas.  Et ainsi je peux reconnaître les similitudes de psychologie auxquelles je n'avais jamais été sensibilisé dans mon discernement de vocation. Maintenant que Bergoglio a attaqué l'ancienne messe romaine, il y a des réactions qui méritent d'être notées en raison de leur totale folie ; des réactions qui partagent la même psychologie.

 

Bergoglio s'attaque donc à la Messe et pas mal de "leaders" et de "porte-parole" traditionalistes  répondent en attaquant le Pape Benoît.

 

Si vous avez une psychologie normale, vous savez qu'une telle réaction est tout simplement déplacée.

 

Cela me rappelle la réaction des sodomites, lorsqu'on leur présente les simples faits concernant les risques d'infection ou de blessure corporelle que leur "style de vie" peut entraîner et entraînera s'ils y restent.  Une personne rationnellement dirigée serait d'accord, mais une personne accro à l'erreur doit faire diversion et projeter. La tactique habituelle consiste à faire valoir que les hommes et les femmes sont très violents, bien plus que les hommes entre eux.  (Bien que statistiquement ce ne soit pas vrai : un homme a 10x plus de chances d'être violé par un homme dans une telle relation, qu'une femme par un homme. Et en fait, au cours d'une année statistique récente, plus de 10 000 hommes des forces armées américaines ont été violés chaque année par d'autres hommes, ce qui dépasse largement le viol d'homme à femme).

 

 

 

 

Aussi, lorsque j'entends des "Traddies" attaquer Benoît XVI pour être à l'origine de Traditionis Custodes, je secoue la tête.

 

Si vous êtes dans l'erreur au point de vous en prendre à un innocent, vous êtes dans un très mauvais état d'âme et d'esprit.

 

Le Pape Benoît XVI a restauré l'Ancienne Messe de la seule manière qu'il pouvait, avec une Curie totalement opposée à lui. Prétendre que quelque chose dans ce document a poussé Bergoglio à faire ce qu'il a fait, c'est d'une certaine manière prendre la culpabilité de Bergoglio et la transférer à Benoît XVI. C'est un peu comme essayer de transférer la culpabilité de la sodomie sur le mariage catholique.

 

Je me demande continuellement pourquoi l'ensemble des responsables traditionalistes ont une si forte solidarité dans l'erreur, pour s'accrocher à Bergoglio même quand il abuse d'eux et de la foi catholique de la manière la plus flagrante, et presque quotidiennement. - Et puis je me souviens des cas très tristes que j'ai entendus personnellement d'hommes qui ont été violés faiblement par leurs "amants" masculins dominants et qui en souffrent tellement qu'ils doivent fumer de la marijuana ou prendre des drogues fortes juste pour pouvoir faire des activités humaines normales comme s'asseoir, sans ressentir l'agonie.

 

La vérité est que certaines personnes sont si faibles qu'elles acceptent d'être maltraitées. Et d'autres aiment ou même adorent être abusées, parce qu'elles ont une habitude psychologique perverse de l'esprit.

 

Si vous êtes un catholique qui veut pratiquer le culte selon l'ancien rite romain en toute liberté, je pense que le jour est venu pour vous de commencer à remettre en question les motivations psychologiques de l'ensemble de vos dirigeants, qui vous ont conduit dans un piège narratif :  ils insistent pour que vous acceptiez Bergoglio, non pas parce que le droit canonique le dit, mais parce que les cardinaux qui détestent majoritairement la tradition le disent ; et ils sont prêts à vous faire tout souffrir tant que vous ne vous séparez pas d'une marionnette mondialiste qui promeut les homosexuels et défend les pédophiles, tout en vous inculquant à chaque instant autant de haine que possible contre le pape Benoît XVI qui a risqué sa propre papauté en étendant et en défendant votre droit à l'Ancienne Messe.

 

Pensez-y. On se joue de vous !

 

Arrêtez la servitude intellectuelle envers des dirigeants mauvais et ratés, qui n'ont jamais agi comme de vrais hommes.

 

Un homme vrai ne souffrira jamais un seul instant que son troupeau soit abusé ou persécuté. Et un homme vrai sait reconnaître un traître quand il en voit un, parce qu'il est l'opposé diamétral de lui-même.

 

Les dirigeants qui ne sont pas de vrais hommes n'ont pas cette capacité psychologique, et il est grand temps que vous le reconnaissiez.

 

En guise de note de bas de page, les forces de Satan ne s'arrêtent pas à la tromperie. Les Sédévacantistes sont également sur le pied de guerre contre Benoît XVI pour insister plus que tout sur le fait qu'il est l'hérétique !  Le Pape qui a affirmé pour la première fois en 60 ans que l'Eglise ne peut rompre avec la Tradition ou la règle éternelle de la foi, l'Ancienne Messe Romaine !

 

De plus, Benoît XVI, plus que tout autre pape, a chassé les pédos de la prêtrise.

 

Et c'est là que le bât blesse : le mouvement Sédévacantiste a été fondé par un pédo.

 

Les Sédévacantistes ont beaucoup de haine pour l'autorité et beaucoup de motifs pour juger tout le monde sans réfléchir. Ils sont comme ces garçons qui détestent leur père parce qu'il défend la moralité sexuelle et les condamne comme des pervers. Alors ils traitent tout le monde d'hérétique, afin d'avoir la permission de faire n'importe quoi.

 

AUJOURD'HUI, trois voies s'offrent aux catholiques : la fausse obéissance totale du mouvement traditionaliste avec Bergoglio, l'anomianisme total du mouvement Sédévacantiste qui rejette la papauté, ou la foi catholique totale et vraie avec le pape Benoît XVI.

 

J'ai choisi le Pape Benoît XVI.

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