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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

Benoît XVI, Homélie pour la fête du Baptême du Seigneur 2010

dominicanus #La vache qui rumine C 2010
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Chers frères et sœurs !
 

En la fête du Baptême du Seigneur, cette année également, j'ai la joie d'administrer le sacrement du baptême à quelques nouveau-nés, que leurs parents présentent à l'Eglise. Soyez les bienvenus, chers pères et mères de ces petits, et vous, parrains et marraines, amis et membres de la famille, qui les entourez. Nous rendons grâce à Dieu qui appelle aujourd'hui ces sept petits garçons et sept petites filles à devenir ses enfants dans le Christ. Nous les entourons de notre prière et de notre affection et nous les accueillons avec joie dans la communauté chrétienne, qui à partir d'aujourd'hui devient également leur famille.

 

Avec la fête du Baptême de Jésus se poursuit le cycle des manifestations du Seigneur, qui a commencé à Noël par la naissance à Bethléem du Verbe incarné, contemplé par Marie, Joseph et les pasteurs dans l'humilité de la crèche, et qui a connu une étape importante dans l'Epiphanie, lorsque le Messie, à travers les mages, s'est manifesté à toutes les nations. Aujourd'hui, Jésus se révèle, sur les rives du Jourdain, à Jean et au peuple d'Israël. C'est la première occasion au cours de laquelle, devenu un homme mûr, il entre sur la scène publique, après avoir quitté Nazareth. Nous le trouvons aux côtés de Jean Baptiste, auprès duquel se rendent un grand nombre de personnes, au cours d'une scène inhabituelle. Dans le passage évangélique qui vient d'être proclamé, saint Luc observe avant tout que le peuple « était dans l'attente » (3, 15). Il souligne ainsi l'attente d'Israël. Il perçoit, chez ces personnes qui avaient quitté leur maison et leurs engagements habituels, le désir profond d'un monde différent et de paroles nouvelles, qui semblent trouver une réponse précisément dans les paroles sévères, exigeantes, mais pleines d'espérance du Précurseur. Son baptême est un baptême de pénitence, un signe qui invite à la conversion, à changer de vie car s'approche Celui qui « vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (3, 16). En effet, on ne peut aspirer à un monde nouveau en demeurant plongé dans l'égoïsme et dans les habitudes liées au péché. Jésus aussi abandonne sa maison et ses occupations habituelles pour se rendre au Jourdain. Il arrive au milieu de la foule qui écoute Jean Baptiste et se met dans la file comme tout le monde, dans l'attente d'être baptisé. Dès qu'il le voit s'approcher, Jean perçoit qu'il y a quelque chose d'unique dans cet Homme, qui est l'Autre mystérieux qu'il attendait et vers lequel sa vie tout entière était orientée. Il comprend qu'il se trouve face à Quelqu'un de plus grand que lui et qu'il n'est pas même digne de délier la courroie de ses sandales.

 

Sur les rives du Jourdain, Jésus se manifeste avec une extraordinaire humilité, qui rappelle la pauvreté et la simplicité de l'Enfant déposé dans la crèche, et anticipe les sentiments avec lesquels, au terme de ses jours terrestres, il arrivera à laver les pieds des disciples et subira l'humiliation terrible de la croix. Le Fils de Dieu, Celui qui est sans péché, se place parmi les pécheurs, montre la proximité de Dieu du chemin de conversion de l'homme. Jésus prend sur ses épaules le poids de la faute de l'humanité tout entière, commence sa mission en se mettant à notre place, à la place des pécheurs, dans la perspective de la croix.

Tandis que, recueilli en prière, après le baptême, il sort de l'eau, les cieux s'ouvrent. C'est le moment attendu par la foule des prophètes. « Ah ! si tu déchirais les cieux et descendais », avait invoqué Isaïe (63, 19). A ce moment, semble suggérer saint Luc, cette prière est exaucée. En effet, « le ciel s'ouvrit et l'Esprit Saint descendit sur lui » (3, 21-22) ; on entendit des paroles jamais entendues auparavant : « Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute ma faveur » (cf. v. 22). Jésus, en remontant des eaux, comme l'affirme saint Grégoire de Nazianze, « voit se déchirer et s'ouvrir les cieux, ces cieux qu'Adam avait fermés pour lui et pour toute sa descendance » (Discours 39 pour le Baptême du Seigneur, pg 36). Le Père, le Fils et le Saint Esprit descendent parmi les hommes et nous révèlent leur amour qui sauve. Si ce sont les anges qui apportent aux pasteurs l'annonce de la naissance du Sauveur, et l'Etoile aux mages venus d'Orient, à présent, c'est la voix elle-même du Père qui indique aux hommes la présence dans le monde de son Fils et qui invite à se tourner vers la résurrection, vers la victoire du Christ sur le péché et sur la mort.

 

L'annonce joyeuse de l'Evangile est l'écho de cette voix qui vient d'En Haut. C'est pourquoi, comme nous l'avons écouté dans la seconde lecture, Paul écrit à juste titre à Tite : « Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, s'est manifestée » (2, 11). En effet, l'Evangile est pour nous une grâce qui apporte la joie et donne un sens à notre vie. Celle-ci, poursuit l'apôtre, « nous enseigne à renoncer à l'impiété et aux convoitises de ce monde, pour vivre en ce siècle présent dans la réserve, la justice et la piété » (v. 12) ; c'est-à-dire qu'il nous conduit à une vie plus heureuse, plus belle, plus solidaire, à une vie selon Dieu.

Nous pouvons dire que pour ces enfants aussi aujourd'hui les cieux s'ouvrent. Ils recevront en don la grâce du baptême et l'Esprit Saint habitera en eux comme dans un temple, transformant leur cœur en profondeur. A partir de ce moment, le voix du Père les appellera eux aussi à être ses fils dans le Christ et, dans sa famille qui est l'Eglise, donnera à chacun le don sublime de la foi. Ce don, qu'ils n'ont pas à présent la pleine capacité de comprendre, sera déposé dans leur cœur comme une semence pleine de vie, qui attend de se développer et de porter du fruit. Aujourd'hui, ils sont baptisés dans la foi de l'Eglise, professée par leurs parents, leurs parrains et leurs marraines et par les chrétiens présents, qui les conduiront ensuite par la main à la suite du Christ. Le rite du baptême rappelle avec insistance le thème de la foi dès le début, lorsque le concélébrant rappelle aux parents qu'en demandant le baptême pour leurs enfants, ils assument l'engagement de les « éduquer dans la foi ». Ce devoir est rappelé de manière encore plus forte aux parents et aux parrains et marraines dans la troisième partie de la célébration, qui commence par des paroles qui leur sont adressées : « C'est à vous que revient la tâche de les éduquer dans la foi pour que la vie divine qu'ils reçoivent en don soit préservée du péché et croisse jour après jour. Si donc, en vertu de votre foi, vous êtes prêts à assumer cet engagement... faites votre profession en Jésus Christ. C'est la foi de l'Eglise dans laquelle vos enfants sont baptisés ». Ces paroles du rite suggèrent que, d'une certaine manière, la profession de foi et le renoncement au péché des parents, des parrains et des marraines représentent les prémisses nécessaires pour que l'Eglise confère le baptême à leurs enfants.

 

Ensuite, immédiatement avant l'infusion de l'eau sur la tête du nouveau-né, se trouve un rappel supplémentaire à la foi. Le célébrant pose une dernière question : « Voulez-vous que votre enfant reçoive le baptême dans la foi de l'Eglise, que tous ensemble nous avons professée ? » Ce n'est qu'après leur réponse affirmative que le sacrement est administré. Même dans les rites explicatifs - onction avec le saint chrême, remise de la robe blanche et du cierge allumé, geste de l'« epheta » - la foi représente le thème central. « Veillez - dit la formule qui accompagne la remise du cierge - à ce que vos enfants... vivent toujours comme des fils de la lumière ; et en persévérant dans la foi, aillent à la rencontre du Seigneur qui vient » ; « Que le Seigneur Jésus - affirme encore le célébrant lors du rite de l'« epheta » - t'accorde d'écouter au plus vite sa parole, et de professer ta foi, pour la louange et la gloire de Dieu le Père ». Tout est ensuite couronné par la bénédiction finale qui rappelle encore aux parents leurs engagement d'être pour les enfants « les premiers témoins de la foi ».

 

Chers amis, c'est aujourd'hui un grand jour pour ces enfants. Avec le baptême, ceux-ci, devenus participants de la mort et de la résurrection du Christ, commencent avec lui l'aventure joyeuse et exaltante du disciple. La liturgie la présente comme une expérience de lumière. En effet, en remettant à chacun le cierge pascal, l'Eglise affirme : « Recevez la lumière du Christ ! ». C'est le baptême qui illumine avec la lumière du Christ, qui ouvre les yeux à sa splendeur et introduit au mystère de Dieu à travers la lumière divine de la foi. C'est dans cette lumière, que les enfants qui vont être baptisés devront marcher toute leur vie, aidés par les paroles et par l'exemple de leurs parents, de leurs parrains et de leurs marraines. Ceux-ci devront s'engager à nourrir par les mots et le témoignage de leur vie les flammes de la foi des enfants, afin qu'elle puisse resplendir dans notre monde, qui tâtonne souvent dans les ténèbres du doute, et apporter la lumière de l'Evangile qui est vie et espérance. Ce n'est qu'ainsi que, lorsqu'ils seront adultes, ils pourront prononcer avec une pleine conscience la formule placée à la fin de la profession de foi présente dans le rite : « Telle est notre foi. Telle est la foi de l'Eglise. Et nous nous glorifions de la professer en Jésus Christ notre Seigneur ».

 

De nos jours aussi la foi est un don à redécouvrir, à cultiver et à témoigner. Par cette célébration du Baptême, que le Seigneur accorde à chacun de nous de vivre la beauté et la joie d'être chrétiens, afin que nous puissions introduire les enfants baptisés à la plénitude de l'adhésion au Christ. Nous confions ces petits enfants à l'intercession maternelle de la Vierge Marie. Nous lui demandons que, revêtus de la robe blanche, signe de leur nouvelle dignité d'enfants de Dieu, ils soient tout au long de leur vie de fidèles disciples du Christ et de courageux témoins de l'Evangile. Amen.

 

© Copyright du texte original en italien : Libreria Editrice Vaticana

Traduction Zenit

Lectures Fête du Baptême du Seigneur B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B
Lectures Fête du Baptême du Seigneur B
PREMIÈRE LECTURE
« Venez, voici de l’eau ! Écoutez, et vous vivrez » (Is 55, 1-11)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur :
Vous tous qui avez soif,
venez, voici de l’eau !
Même si vous n’avez pas d’argent,
venez acheter et consommer,
venez acheter du vin et du lait
sans argent, sans rien payer.
Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas,
vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ?
Écoutez-moi bien, et vous mangerez de bonnes choses,
vous vous régalerez de viandes savoureuses !
Prêtez l’oreille ! Venez à moi !
Écoutez, et vous vivrez.
Je m’engagerai envers vous par une alliance éternelle :
ce sont les bienfaits garantis à David.
Lui, j’en ai fait un témoin pour les peuples,
pour les peuples, un guide et un chef.
Toi, tu appelleras une nation inconnue de toi ;
une nation qui ne te connaît pas accourra vers toi,
à cause du Seigneur ton Dieu,
à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur.

Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver ;
invoquez-le tant qu’il est proche.
Que le méchant abandonne son chemin,
et l’homme perfide, ses pensées !
Qu’il revienne vers le Seigneur
qui lui montrera sa miséricorde,
vers notre Dieu
qui est riche en pardon.
Car mes pensées ne sont pas vos pensées,
et vos chemins ne sont pas mes chemins,
– oracle du Seigneur.
Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre,
autant mes chemins sont élevés au-dessus de vos chemins,
et mes pensées, au-dessus de vos pensées.

La pluie et la neige qui descendent des cieux
n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre,
sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer,
donnant la semence au semeur
et le pain à celui qui doit manger ;
ainsi ma parole, qui sort de ma bouche,
ne me reviendra pas sans résultat,
sans avoir fait ce qui me plaît,
sans avoir accompli sa mission.

– Parole du Seigneur.

CANTIQUE
(Is 12, 2, 4bcd, 5-6)

R/ Exultant de joie, vous puiserez les eaux
aux sources du salut !
 (Is 12, 3)

Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.

Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits !
Redites-le : « Sublime est son nom ! »

Jouez pour le Seigneur, il montre sa magnificence,
et toute la terre le sait.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,
car il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël !

DEUXIÈME LECTURE
« L’Esprit, l’eau et le sang » (1 Jn 5, 1-9)

Lecture de la première lettre de saint Jean

Bien-aimés,
celui qui croit que Jésus est le Christ,
celui-là est né de Dieu ;
celui qui aime le Père qui a engendré
aime aussi le Fils qui est né de lui.
Voici comment nous reconnaissons
que nous aimons les enfants de Dieu :
lorsque nous aimons Dieu
et que nous accomplissons ses commandements.
Car tel est l’amour de Dieu :
garder ses commandements ;
et ses commandements ne sont pas un fardeau,
puisque tout être qui est né de Dieu
est vainqueur du monde.
Or la victoire remportée sur le monde,
c’est notre foi.
Qui donc est vainqueur du monde ?
N’est-ce pas celui qui croit
que Jésus est le Fils de Dieu ?
C’est lui, Jésus Christ,
qui est venu par l’eau et par le sang :
non pas seulement avec l’eau,
mais avec l’eau et avec le sang.
Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit,
car l’Esprit est la vérité.
En effet, ils sont trois qui rendent témoignage,
l’Esprit, l’eau et le sang,
et les trois n’en font qu’un.
Nous acceptons bien le témoignage des hommes ;
or, le témoignage de Dieu a plus de valeur,
puisque le témoignage de Dieu,
c’est celui qu’il rend à son Fils.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie » (Mc 1, 7-11)

Alléluia. Alléluia.
Voyant Jésus venir à lui, Jean déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde. »
Alléluia. (Jn 1, 29)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jean le Baptiste proclamait :
« Voici venir derrière moi
celui qui est plus fort que moi ;
je ne suis pas digne de m’abaisser
pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;
lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

En ces jours-là,
Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée,
et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.
Et aussitôt, en remontant de l’eau,
il vit les cieux se déchirer
et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.
Il y eut une voix venant des cieux :
« Tu es mon Fils bien-aimé ;
en toi, je trouve ma joie. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Dieu est Roi ; il vient pour régner - Homélie Epiphanie

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

 

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Dieu est Roi ; il vient pour gouverner. Hérode a tremblé, parce qu’il le savait. Les Mages se sont réjoui, parce qu’ils le savaient.

 

Avant même que Jésus ne soit capable de parler, il nous enseigne une vérité très importante au sujet de nous-mêmes. Notre cœur est habité par deux réponses possibles à la venue de ce Roi : la réponse d’Hérode ou celle des Mages.

 

Hérode avait passé toute sa vie à massacrer, à extorquer et à édifier un royaume personnel qu’il puisse gouverner à sa convenance et pour sa propre gloire. Le Christ entre en scène, un Roi revêtu de l’autorité d’en haut. Hérode est immédiatement conscient du danger qui le menace : si le Christ n’est pas éliminé ou discrédité, cela pourrait signifier l’échec de tous ses efforts.

 

Les Mages, par contre, loin de craindre les exigences de ce nouveau Roi pour leur liberté personnelle, se réjouissent en sachant que le Sauveur envoyé par Dieu est enfin arrivé. Au lieu de mettre leurs trésors - les fruits du travail de toute une vie – en sécurité, ils les offrent généreusement au Christ pour rendre hommage à Celui qui est venu pour régner sur un Royaume éternel.

 

Chaque fois que le Christ entre dans notre vie - et il le fait chaque jour par la voix de notre conscience, les enseignements de l’Eglise et les desseins de sa Providence - nous avons à choisir quel exemple nous voulons suivre : celui d’Hérode ou celui des Mages. Allons-nous trembler, par peur de ce que Jésus pourrait nous demander, ou allons-nous nous réjouir, heureux de pouvoir suivre un tel Seigneur de gloire ? Nous portons les deux possibilités dans notre cœur. Nous sommes tous des Hérode ou des Mages en puissance.

 

Jésus espère bien sûr que nous allons nous réjouir. Il ne veut pas que nous tremblions de peur, puisqu’il est venu pour nous sauver.

 

 

L’obéissance est la vertu la plus difficile à pratiquer, mais c’est aussi la plus importante. La désobéissance est la cause de l’irruption du mal et de la souffrance dans le monde. L’obéissance du Christ a sauvé le monde. Notre obéissance au Christ nous permet de goûter aux fruits de la rédemption.

 

Alexandre le Grand, l’un des plus grands chefs militaires de l’histoire, avait conquis pratiquement le monde entier connu de son temps avec sa redoutable armée. Une nuit, alors qu’il était en campagne, il n’arrive pas à trouver le sommeil. Il sort de sa tente pour faire quelques pas dans le campement.

 

Voilà qu’en marchant, il rencontre un soldat en train de sommeiller, alors qu’il était censé monter la garde. C’était un manquement grave. La sanction qu’encourait un soldat surpris en train de dormir alors qu’il est de garde pouvait aller dans certains cas jusqu’à la peine de mort. Il est arrivé qu’un supérieur qui prenait un soldat de garde en flagrant délit de dormir l’arrose d’essence pour le brûler vif.

 

Mais voilà que le soldat qui dormait se réveille en entendant Alexandre le Grand s’approcher de lui. Le reconnaissant, le jeune homme craignait le pire.

 

-       Sais-tu quelle est la sanction pour un soldat de garde qui s’est endormi ?

 

demande Alexandre le Grand au soldat.

 

-       Oui, mon seigneur,

 

répond le soldat d’une voie tremblante.

 

-       Soldat, quel est ton nom ?

 

lui demande Alexandre le Grand.

 

-       Alexandre, mon seigneur.

 

Alexandre le Grand répète la question : "Quel est ton nom ?"

 

-       Je m’appelle Alexandre, mon seigneur.

 

Une troisième fois, Alexandre le Grand demande au soldat quel est son nom. Pour la troisième fois, le soldat répond doucement : "Je m’appelle Alexandre, mon seigneur."

 

Alexandre le Grand regarde alors le soldat droit dans les yeux.

 

-       Soldat, lui dit-il avec force, ou bien change ton nom, ou bien change ta conduite.

 

Nous tous qui portons le nom du Christ et qui nous disons chrétiens, nous devons faire en sorte de mériter de porter ce nom. Nous devons chercher le Christ pour le suivre, comme les Mages, et non pas l’ignorer, ou même, pire, supprimer sa vie dans notre cœur, comme Hérode, en désobéissant à sa volonté.

 

 

Qu’est-ce qui vous retient ? Quelle est la partie de votre vie où vous ne voulez pas que Jésus entre pour régner ? Quelle chambre de votre âme est toujours fermée à clé, alors que vous n’avez pas donné cette clé à Jésus ?

 

Cela peut être un but que vous vous êtes fixé. Peut-être pensez-vous que les grandes choses que vous accomplirez donneront un sens à votre vie. Non ! Seul le Christ peut donner un sens à votre vie. La seule chose qui ne passera pas consiste à accomplir sa volonté avec amour. Aujourd’hui, une fois pour toutes, déposez vos projets, les médailles d’or dont vous rêvez, aux pieds de l’Enfant Jésus, comme les Mages lui ont offert de l’or.

 

Peut-être ce seront les affections de votre cœur. Peut-être pensez-vous encore que telle relation puisse donner un sens à votre vie. Eh bien, non ! Il n’existe pas de bonnes relations sans le Christ. En fait, c’est lui qui confère à toute relation sa beauté durable, sa joie éternelle. Nous devons chercher de toutes nos forces à lui plaire d’abord à lui. Alors, il pourra rendre nos relations fructueuses au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Alors, en ce jour, déposons nos affections de notre cœur à ses pieds, tout comme les Mages ont offert au Seigneur la bonne odeur de leur encens.

 

Peut-être sont-ce nos souffrances. Peut-être êtes-vous encore fâché avec Dieu pour la blessure que vous portez dans votre cœur. Mais si le Seigneur a permis cela, c’est uniquement parce qu’il sait qu’il peut la guérir, la transformer en grâce. Déposez vos souffrances à ses pieds ; permettez-lui de conduire votre vie ; ne vous rebellez pas contre le Roi plein de sagesse. Donnez-lui votre vie, comme les Mages lui ont offert de la myrrhe, ce parfum épicé dont on se sert pour embaumer les corps pour l’ensevelissement.

 

Jésus veut être notre Roi, pour que nous puissions goûter la joie de pouvoir vivre et lutter pour son Royaume. Donnons-lui carte blanche.

Nous sommes tous des Hérode ou des Mages en puissance.

Nous sommes tous des Hérode ou des Mages en puissance.

Lectures pour la Solennité de l'Epiphanie

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : Les nations païennes marchent vers la lumière de Jérusalem(Is 60, 1-6)


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Lecture du livre d'Isaïe

 Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi.
Regarde : l'obscurité recouvre la terre,l es ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi.
Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore.
Lève les yeux, regarde autour de toi : tous, ils se rassemblent, ils arrivent ;tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur les bras.
Alors tu verras, tu seras radieuse, ton coeur frémira et se dilatera. Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations.
Des foules de chameaux t'envahiront, des dromadaires de Madiane et d'Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens et proclamant les louanges du Seigneur




Psaume : 71, 1-2, 7-8, 10-11, 12-13


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R/ Parmi toutes les nations, Seigneur, on connaîtra ton salut.


Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
 
Qu'il gouverne ton peuple avec justice,
qu'il fasse droit aux malheureux !
 

En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu'à la fin des lunes !
 
Qu'il domine de la mer à la mer,
et du Fleuve jusqu'au bout de la terre !
 

Les rois de Tarsis et des Iles apporteront des présents.
Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.
 
Tous les rois se prosterneront devant lui,
tous les pays le serviront.
 

Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
 
Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.



2ème lecture : L'appel au salut est universel (Ep 3, 2-3a.5-6)


Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens

Frères, vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m'a donnée pour vous :
par révélation, il m'a fait connaître le mystère du Christ.
Ce mystère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes.
Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile


Evangile : Les mages païens viennent se prosterner devant Jésus (Mt 2, 1-12)


Acclamation : Alléluia. Alléluia. Nous avons vu se lever son étoile, et nous sommes venus adorer le Seigneur. Alléluia. (cf. Mt 2, 2)


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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent :
« A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Sur ces paroles du roi, ils partirent.Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant.
Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.
En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.


Copyright AELF - 1980 - 2009 - Tous droits réservés

Marie Noël, Te Hominem...

dominicanus #actualités
http://www.benoit-et-moi.fr/2020/

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Le 31 décembre 1940.

Le dernier jour de l’année, le Bon Dieu était dans le ciel et regardait en bas dans une église où les gens étaient en train de Lui chanter le Te Deum.

L’église n’avait plus ni clocher ni cloches et le curé avait eu bien du mal à boucher les plus gros trous des murs et du toit pour que les fidèles ne fussent pas trop mouillés, les jours de pluie, en y récitant leurs prières.

Il y avait là Léontine, dont les trois maisons avaient été brûlées et qui logeait maintenant dans un grenier froid.
Il y avait là Thérèse, à qui les Allemands n’avaient laissé ni meuble ni linge et qui était venue à l’office avec le manteau de sa voisine.
Il y avait François, de la ferme des Noues, dont tous les chevaux et les vaches avaient été emmenés par la troupe, si bien qu’il ne pouvait plus labourer ses terres et, à côté, dans le même banc, la pauvre Madeleine dont le mari avait été tué d’un coup de fusil à l’entrée du bourg.
Il y avait Germaine, la boiteuse, dont les trois fils étaient prisonniers…
Et Théodore, dont la femme et les deux petites filles avaient péries ensemble, ensevelies sous la grange…
Et Marguerite, qui avait perdu, en fuite, son petit garçon, et personne ne savait plus ce qu’il était devenu…
Et Vincent dont la vieille mère avait flambé dans la voiture…
Et Jean-Pierre dont un éclat d’obus avait crevé les deux yeux…
Et tous et toutes qui ne savaient plus où aller, ni quoi manger parce que les ennemis emportaient, des champs, des étables et des boutiques, de plus en plus, la nourriture.

Ils étaient là, tous ensemble, nombreux, serrés dans l’église.
Quelques uns pleuraient.
Mais tous chantaient d’une voix appliquée et pieuse le Te Deum du dernier jour de décembre – « pour toutes les grâces et bienfaits reçus au cours de l’année » – comme leur vieux curé le leur avait dit.

Le Bon Dieu, les écoutant, en fut dans l’admiration.
Et Il dit aux Anges :
« En vérité, en vérité, l’homme est une sainte créature. Voyez tous ces pauvres gens : ils M’avaient, il y a douze mois,  confié leur année pour qu’elle fît un bon voyage, et Je l’ai chargée pour eux de calamités et d’épouvantes. Ils avaient prié tous les jours pour être délivrés du mal, Je les ai livrés aux pires maux. Ils avaient imploré la paix, J’ai lâché sur eux la guerre. Ils M’avaient demandé le pain quotidien, Je leur ai préparé la faim dont plusieurs d’entre eux vont mourir. Ils avaient cru mettre en sûreté entre Mes mains leurs familles et leur patrie, J’ai broyé leur patrie et brisé leurs proches…
Certes, J’avais Mes raisons… Je ne peux pas ne pas laisser tomber sur un pays le poids de ses fautes. Je ne peux pas nettoyer le monde, quand il est sale, sans le retourner sens dessus dessous comme J’ai déjà fait du temps de Noé, quand il M’a fallu le laver à grande eau. Mais c’est Mon ouvrage de Dieu où nul que Moi ne voit clair. Ils ne savent pas, eux, les hommes, ce que Je fais, ni à quel bien Je travaille et, simplement, ils le souffrent.
Pourtant les voilà qui Me louent et remercient comme si J’avais gardé chacune de leurs pauvres petites existences selon leur pauvre prière. En vérité, leur foi est grande. Et ils M’aiment de grand amour.
Ô Mes enfants, Mes enfants!…
Les entendez-vous  qui chantent Sanctus! Sanctus! tant qu’ils peuvent?
Vous aussi, chantez au ciel, Anges, Prophètes et tous les Saints un cantique en l’honneur d’eux dont le malheur Me rend gloire. »

Alors le Bon Dieu entonna : Te hominem laudamus et les Anges chantèrent et louèrent l’homme.

Marie Noël (Notes Intimes, 1959).

Bon réveillon! Vœux pieux dans un pays en agonie - Homélie Sainte Marie, Mère de Dieu (Nouvel An)

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012
Marie est devenue Mère de Dieu en disant "fiat" au moment de l'Annonciation, mais ce "fiat", combien de fois n'a-t-elle pas dû le répéter en marchant sur le chemin étroit et escarpé de la volonté de Dieu tout au long de sa vie?

Marie est devenue Mère de Dieu en disant "fiat" au moment de l'Annonciation, mais ce "fiat", combien de fois n'a-t-elle pas dû le répéter en marchant sur le chemin étroit et escarpé de la volonté de Dieu tout au long de sa vie?

    Une semaine après Noël, et après la Fête de la Sainte Famille, en ce premier janvier, nous voici à nouveau réunis près de la crèche. À l'occasion de Noël, déjà, et encore pour le Nouvel An (jusqu'au 31 janvier, nous dit-on) nous avons l'occasion d'échanger nos voeux à ceux que nous aimons ... plus ou moins, sincèrement ... Les hommes politiques et d'Église, la banque où nous avons placé nos petites économies (si nous en avons), les journalistes et les animateurs d'émissions télévisées, tous y vont de leur petite littérature. Les cadeaux, ça peut coûter cher. Les voeux, même "les meilleurs", ça ne coûte rien, sinon (et de moins en moins souvent, à l'ère de l'Internet) le prix d'une carte et d'un timbre poste. On s'ingénie à inventer de belles phrases, avec une multiplication d'adjectifs, de superlatifs: une vraie inflation, un feu d'artifice, comme ceux que nous avons pu voir à minuit, mais à bon marché.

Comme le disait le cardinal Martini dans une de ces homélies de Noël,

 


"Nous parlons de voeux sincères, cordiaux, très cordiaux, fervents, très fervents; les superlatifs trahissent la précarité des émotions, la distance qui sépare les paroles des sentiments qu'on voudrait réellement communiquer. Nous formulons de très beaux voeux de santé, de paix, de bonheur, mais il n'est pas rare que la langue trahisse la conscience que nous avons de la nature éphémère de ces belles paroles. En somme, nous avons l'impression embarrassante de donner dans un formalisme verbeux. Et nous nous demandons d'où vient cette tension, typique des grandes célébrations, entre le besoin anxieux de formuler des voeux et d'exprimer des sentiments puissants, et, à l'inverse, la retenue, voire la peur qui nous pousse à douter de la sincérité ou même de la courtoisie de ces formules."
 


    On parle même de "voeux pieux". Ce sont des voeux sans espoir de réalisation... Dans les voeux qu'adressait à ses ouailles Mgr Méranville, l'archevêque de la Martinique, en décembre 2006, on trouve un certain écho de ce que disait l'ancien archevêque de Milan en 1990:
 


"Au seuil de la nouvelle année 2007 nous échangeons des voeux. Ce n'est pas simplement pour respecter les convenances. Car, au-delà de leur formalisme, ces voeux expriment surtout notre désir d'être heureux. Et parce que nous ignorons ce que l'année qui débute nous réserve, nous voulons pour ainsi dire, de cette manière, conjurer le mauvais sort. Nous savons bien que les souhaits n'ont pas d'efficacité magique. Il ne suffit pas de les exprimer pour qu'ils se réalisent. Néanmoins, en les formulant, ils agissent un peu à la manière de la méthode Coué et gardent un indéniable pouvoir d'autosuggestion."
 


    Mêmes précautions oratoires quand il écrivait aux prêtres:
 


"Ces voeux et ses souhaits répétés chaque année peuvent ressembler à de simples formalités. D'autant qu'au fil des ans, loin de s'améliorer, les choses et la vie semblent aller de mal en pis. La contagion du défaitisme et la tentation de baisser les bras nous guettent tous."
 

... À tel point que dans le contexte de crise mondiale que nous traversons depuis une année, certains rechignent à souhaiter BONNE ANNÉE, et préfèrent dire BON COURAGE!).


Décidément, voilà deux analyses bien sombres de la tradition d'échanger nos voeux à Noël et au Nouvel An! Mais elles ne sont pas excessives. Elles reflètent bien une réalité vécue sur le terrain que l'on s'empresse à vouloir cacher. J'en veux pour preuve ce témoignage d'une pharmacienne à Paris (31 décembre 2014) :

 

Lexomil, temesta, valium ... Top des délivrances du jour. Le tout en dépannage de quelques comprimés avec la bénédiction de ma boss pour éviter les défenestrations intempestives de la Saint Sylvestre. 
Je mesure avec une certaine perplexité et une immense tristesse, la détresse qu'engendrent ces fêtes imposées car elles font resurgir la face la plus noire de l'âme humaine . 
Ma boss elle même était perplexe, en 40 ans de métier, elle n'avait pas vécu une telle journée . S'adressant à ma collègue: 
- V, par pitié, arrêtez de souhaiter un bon réveillon à ces gens au bord du suicide. 
- Vous m'ôtez les mots la bouche, madame .
- On ferme : là basta ! Ce pays est à l'agonie .

 

Il ne faut donc pas se débarrasser trop facilement de ce qui est incontestablement une réalité de plus en plus répandue. Ayons plutôt le courage de l'accueillir sereinement pour en faire notre profit. Ayons "le courage d'avoir peur" (M.D. Molinié). Cette peur que nous essayons, bien maladroitement, de manière presque dérisoire, d'exorciser par nos voeux, ne la nions pas, ne la fuyons pas. Regardons-la en face! C'est vrai que "nous sommes une génération traumatisée par tant de chocs", tant d'incertitudes... Et aujourd'hui, la mortification pour nous la plus nécessaire et la plus salutaire, ce n'est pas la mortification de la chair par des cilices, des flagellations... C'est la mortification de la confiance, de l'abandon à la Providence.


La Vierge Marie et saint Joseph, quand Jésus est né, ont dû souffrir bien des privations. Ils ont eu froid, ils ont eu faim. Mais le plus difficile, le plus exigeant pour eux, c'était l'abandon confiant au Père. Marie est devenue Mère de Dieu en disant "fiat" au moment de l'Annonciation, mais ce "fiat", combien de fois n'a-t-elle pas dû le répéter en marchant sur le chemin étroit et escarpé de la volonté de Dieu tout au long de sa vie? Saint François de Sales, que l'on appelle justement le Docteur de l'abandon, voit dans l'attitude de Jésus lui-même une école de l'abandon chrétien. Cet abandon n'est pas simplement l'abandon musulman, ni même la résignation de Job dans l'Ancien Testament. C'est l'abandon de celui qui est baptisé dans le Sang de Jésus.

 

Le 1er janvier 1931 (elle avait alors 28 ans, et était paralysée depuis l'adolescence, recroquevillée dans son petit divan), Marthe Robin faisait noter sans son journal intime:
 


"Que me réserve cette nouvelle année, je l'ignore et ne veux point le savoir non plus. (Si tout le monde en disait autant, ce serait la fin des horoscopes et des "diseuses de bonne aventure"!).
Je m'abandonne au secours qui jamais ne m'a manqué. Ma première pensée est un cri du coeur: "Mon Dieu, soyez béni dans tout ce que vous me demandez, j'accepte, j'aime tout. Celui qui est la Force aidera, enveloppera ma faiblesse. Ce qui importe c'est de ne rien vouloir et de tout accepter, rien demander, tout aimer. C'est le fiat chaque jour renouvelé... c'est l'ascension douloureuse mais joyeuse sans arrêt ou retour... c'est l'amour toujours plus sous le soleil de l'amour divin. (...) Je m'abandonne en toute simplicité et amour en Jésus miséricordieux. Il sait mieux que moi tous mes besoins et tout ce qu'Il Lui faut. Que cela me suffise. Ne rien regretter, de ce qui a été ou pas été, rien n'est inutile, tout sert à quelque chose. Je bénis et bénirai mon Dieu de tout ce que je suis, de tout ce que j'ai fait ou plutôt de tout ce qu'il a fait par moi... pour moi."

 


    On parle beaucoup d'engagement aujourd'hui. On dit: "Il faut s'engager, le chrétien doit s'engager". Or, écrit le Père Molinié, un vieux Père dominicain:
 


"La seule manière correcte d'inviter à l'engagement n'est pas de chanter les louanges de l'engagement, mais celles de l'objet envers lequel on s'engage. (...) Le véritable engagé ne parle pas de son engagement, il parle de son trésor, de la Réalité qui compte pour lui. (...) Ceux qui se raccrochent à la nature humaine, à ce qui reste de bon et de solide dans l'homme, s'appuient à mes yeux sur du sable. La génération actuelle connaît une telle mise en question, un tel désemparement, un tel effondrement de ce qui paraissait le plus solide, qu'au point de vue humain il n'y a plus de salut possible. L'équilibre nerveux est trop atteint, on ne sait plus ce que veut dire la fidélité à une parole donnée, à une promesse... Il est stérile de déplorer tout cela. Si nous aimions vraiment Jésus-Christ, nous nous réjouirions qu'il n'y ait pas de solution, mais qu'il n'y ait plus que Lui, le Sauveur. C'est la bonne manière d'être moderne, et c'est la seule. Même s'ils se laissent tromper par des mirages, les jeunes réclament des réalités. La seule que nous puissions leur offrir, c'est l'amour de Dieu. Quand il n'y a plus rien à faire humainement, c'est la seule chose qu'on peut donner; si on ne l'a pas, on n'a rien, on mérite d'être balayé et foulé aux pieds. C'est vrai en face des mourants, des malades, des prisonniers, qui ont tout perdu, des désespérés en général. C'est vrai en fin de compte pour la génération actuelle. Si nous voulons être "actuels", il ne faut pas nous attacher aux valeurs humaines qui s'effondrent, si bonnes soient-elles. (...) Jeunes ou vieux, si nous n'allons pas vers le Sauveur et sa grâce, nous n'avons plus rien. C'est toujours une erreur de s'attacher à des valeurs humaines, mais aujourd'hui c'est mortel parce qu'elles s'écroulent. La pire manière d'être 'de son temps', c'est d'être humaniste. Il y a des époques où c'est possible, où ce n'est pas catastrophique. C'est après tout un bon chemin de commencer par aimer l'homme dans sa vérité, pour s'élever progressivement vers le Royaume. Mais aujourd'hui c'est peut-être une rêverie dangereuse car elle dispense de chercher le vrai remède. Cette génération déséquilibrée ne sera pas 'humaine': elle sera divine ou démoniaque, surnaturelle ou décomposée."
 


    Voilà un son de cloche qu'on n'entend pas tous les jours, surtout pas un premier janvier. Ce sont des paroles vigoureuses qui secouent. Mais je tenais à vous les livrer aujourd'hui. Je les confie à l'intercession de la Mère de Dieu qui est aussi notre Mère. La vocation du prêtre, n'est-elle pas de vous donner Jésus comme lui seul peut vous le donner Mais ce n'est pas la seule manière. Marie n'était pas prêtre. Joseph non plus. Ils ont donné Jésus, et rien d'autre, tout en faisant leur devoir d'état d'époux et d'épouse, de père et mère, de charpentier et de femme au foyer, fidèlement, jusqu'au bout.

    Alors, par leur intercession, et avec toute l'Église, prions, et demandons à Dieu, non pas comme le monde: "surtout la santé"; mais comme la liturgie nous l'apprend: surtout la fidélité à l'Évangile:

 


"Dieu qui es la vie sans commencement ni fin, nous te confions cette année nouvelle;
Demeure auprès de nous jusqu'à son terme:qu'elle nous soit, par ta grâce, un temps de bonheur, et plus encore, un temps de fidélité à l'Évangile."

(oraison de la messe pour commencer une année nouvelle)

Liturgie de la Parole Sainte Marie, Mère de Dieu B

dominicanus
Liturgie de la Parole Sainte Marie, Mère de Dieu B
PREMIÈRE LECTURE
« Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai » (Nb 6, 22-27)

Lecture du livre des Nombres

Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :
« Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras :
Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :
“Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage,
qu’il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage,
qu’il t’apporte la paix !”
Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël,
et moi, je les bénirai. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 66 (67), 2-3, 5, 6.8)

R/ Que Dieu nous prenne en grâce
et qu’il nous bénisse !
 (Ps 66, 2)

Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,
que son visage s’illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.


Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
tu gouvernes les peuples avec droiture,
sur la terre, tu conduis les nations.

Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;
qu'ils te rendent grâce tous ensemble !
Que Dieu nous bénisse,
et que la terre tout entière l’adore !

DEUXIÈME LECTURE
« Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme » (Ga 4, 4-7)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates

Frères,
lorsqu’est venue la plénitude des temps,
Dieu a envoyé son Fils,
né d’une femme
et soumis à la loi de Moïse,
afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi
et pour que nous soyons adoptés comme fils.
Et voici la preuve que vous êtes des fils :
Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs,
et cet Esprit crie
« Abba ! », c’est-à-dire : Père !
Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils,
et puisque tu es fils, tu es aussi héritier :
c’est l’œuvre de Dieu.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus » (Lc 2, 16-21)

Alléluia. Alléluia. 
À bien des reprises, Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
à la fin, en ces jours où nous sommes,
il nous a parlé par son Fils.
Alléluia. (cf. He 1, 1-2)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem,
et ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né
couché dans la mangeoire.
Après avoir vu,
ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé
au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient
de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements
et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ;
ils glorifiaient et louaient Dieu
pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,
selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour,
celui de la circoncision,
l’enfant reçut le nom de Jésus,
le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

– Acclamons la Parole de Dieu.

La famille et la vie consacrée - Homélie

dominicanus
Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.

Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.

 

L'année B, pour le dimanche de la sainte Famille, nous méditons déjà le mystère de la Présentation du Seigneur au Temple. C'est une occsasion pour prier, méditer et parler de la vie consacrée, et de mettre en valeur l'importance du mariage et de la famille pour l'éveil des vocations.

L'on pourra s'inspirer de mon homélie sur la Présentation

Lectures Sainte Famille Année B

dominicanus

1ère lecture : « Ton héritier sera quelqu’un de ton sang » (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)

 

Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là, 
la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision : 
« Ne crains pas, Abram ! 
Je suis un bouclier pour toi. 
Ta récompense sera très grande. »
Abram répondit : 
« Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ? 
Je m’en vais sans enfant, 
et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. » 
Abram dit encore :
« Tu ne m’as pas donné de descendance, 
et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »
Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :
« Ce n’est pas lui qui sera ton héritier, 
mais quelqu’un de ton sang. »
Puis il le fit sortir et lui dit : 
« Regarde le ciel, 
et compte les étoiles, si tu le peux... » 
Et il déclara : 
« Telle sera ta descendance ! »
Abram eut foi dans le Seigneur 
et le Seigneur estima qu’il était juste.
Le Seigneur visita Sara 
comme il l’avait annoncé ; 
il agit pour elle comme il l’avait dit. 
Elle devint enceinte, 
et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse, 
à la date que Dieu avait fixée. 
Et Abraham donna un nom 
au fils que Sara lui avait enfanté : 
il l’appela Isaac.

– Parole du Seigneur.

 

Psaume : 104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9

 

R/ Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ;
il s’est toujours souvenu de son alliance.
104, 7a.8a

 

 

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,
vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.

 

2ème lecture : La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)

 

Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : 
il partit vers un pays 
qu’il devait recevoir en héritage, 
et il partit sans savoir où il allait.

Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, 
fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance 
parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses. 
C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, 
a pu naître une descendance aussi nombreuse 
que les étoiles du ciel 
et que le sable au bord de la mer, 
une multitude innombrable.

Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve, 
Abraham offrit Isaac en sacrifice. 
Et il offrait le fils unique, 
alors qu’il avait reçu les promesses 
et entendu cette parole :
C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.
Il pensait en effet 
que Dieu est capable même de ressusciter les morts ; 
c’est pourquoi son fils lui fut rendu : 
il y a là une préfiguration.

– Parole du Seigneur.

 

Evangile : « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22-40)

 
Acclamation :

Alléluia. Alléluia. 
À bien des reprises, Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
à la fin, en ces jours où nous sommes, 
il nous a parlé par son Fils.
Alléluia.

(He 1, 1-2)
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse 
pour la purification, 
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem 
pour le présenter au Seigneur, 
selon ce qui est écrit dans la Loi : 
Tout premier-né de sexe masculin 
sera consacré au Seigneur. 
Ils venaient aussi offrir 
le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : 
un couple de tourterelles 
ou deux petites colombes. 

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. 
C’était un homme juste et religieux, 
qui attendait la Consolation d’Israël, 
et l’Esprit Saint était sur lui. 
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce 
qu’il ne verrait pas la mort 
avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. 
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. 
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus 
pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, 
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, 
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant 
s’étonnaient de ce qui était dit de lui. 
Syméon les bénit, 
puis il dit à Marie sa mère : 
« Voici que cet enfant 
provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. 
Il sera un signe de contradiction 
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : 
ainsi seront dévoilées les pensées
qui viennent du cœur d’un grand nombre. » 

Il y avait aussi une femme prophète, 
Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. 
Elle était très avancée en âge ; 
après sept ans de mariage, 
demeurée veuve, 
elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. 
Elle ne s’éloignait pas du Temple, 
servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. 
Survenant à cette heure même, 
elle proclamait les louanges de Dieu 
et parlait de l’enfant 
à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, 
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, 
rempli de sagesse, 
et la grâce de Dieu était sur lui. 

– Acclamons la Parole de Dieu.

ou lecture brève

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse 
pour la purification, 
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem 
pour le présenter au Seigneur, 

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, 
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, 
rempli de sagesse, 
et la grâce de Dieu était sur lui. 

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur...

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur...

Votre cadeau de Noël

dominicanus #Évènements

Cher ami Praedicatho,

La solennité de Noël de cette année marque une nouvelle étape dans l'histoire de votre blog préféré. Il vous offre à partir de maintenant une navigation sécurisée (HTTPS)

Quel est l'intérêt de migrer mon blog en https ? 

  • Sécuriser le blog

Le protocole HTTPS permet de crypter l’ensemble des données échangées entre vous et mon blog à l’aide d’un certificat SSL. Par conséquent, même si un hacker interceptait les données échangées, celles-ci seraient indéchiffrables et il ne pourrait rien en faire.

  • Vous rassurer 

Avoir son blog en HTTPS permet d’afficher la célèbre icône du petit cadenas à côté de l’URL de son blog. Il s’agit donc d’un élément essentiel qui vous rassurera.

Saviez-vous aussi que la plupart des navigateurs web affichent un message d’avertissement quand un internaute arrive sur un site non sécurisé ? Pas très rassurant de surfer sur un site classé comme potentiellement dangereux… 🙄

 

  • Avoir un meilleur référencement

 

Avoir un web 100% sécurisé est une volonté clairement affichée par Google.

Le HTTPS est donc devenu un élément clé pour être bien référencé sur Google. Il s’agit d’un critère pris en considération par l’algorithme du célèbre moteur de recherches qui a un impact direct sur le référencement naturel du blog.

En principe, tout devrait se passer sans poser de problèmes. Si, toutefois, vous constatez des anomalies, je vous remercie d'avance pour votre patience.

J'en profite pour vous souhaiter un saint temps de Noël, et que le Seigneur vous garde tout au long de l'année 2021 !

Père Walter Covens, alias dominicanus

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