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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

8 décembre 2020 : "L’HEURE DE GRÂCE" de 12h à 13h heures de chaque pays

dominicanus #Fêtes
Rosa Mystica (Montichiari)

Rosa Mystica (Montichiari)

Le 8 Décembre 1947, plusieurs milliers de personnes venues de toutes parts étaient accourues pour la 7èmeapparition annoncée à Montichiari. La voyante, Pierina Gilli s'agenouilla au centre de la nef à l'endroit où les autres apparitions avaient eu lieu. Pendant qu'on disait encore le chapelet, Pierina s'écria : "Oh! la Madone !"

Aussitôt se fit un grand silence.

La Madone se montra à Pierina sur un grand escalier blanc qui était orné des deux côtés de roses : des roses blanches, rouges et dorées. La Mère de Dieu sourit et dit : "Je suis l'Immaculée Conception" Et continuant à descendre l'escalier avec une grande majesté, Elle dit : "Je suis Marie de la grâce, c'est-à-dire la pleine de grâces, Mère de mon divin Fils Jésus-Christ".

Descendant encore les escaliers, Elle poursuivit : "Par ma venue ici, à Montichiari, je souhaite être invoquée et vénérée sous le nom "Rosa Mystica"

"JE SOUHAITE QUE CHAQUE ANNÉE, LE 8 DÉCEMBRE, A L'HEURE DE MIDI, on célèbre L'HEURE DE GRÂCE POUR LE MONDE ENTIER" "Par cet exercice, on obtiendra de nombreuses grâces spirituelles et corporelles".  

Elle continua : "Notre-Seigneur, mon divin Fils Jésus accordera sa très grande miséricorde pour autant que les bons continueront à prier pour les pauvres pécheurs.

Qu'on veuille faire part, le plus vite possible au Pasteur suprême de l'Église catholique, le Pape Pie XII, que c'est mon souhait que cette HEURE de GRÂCE soit connue et diffusée dans le monde entier. Celui qui ne peut pas se rendre à l'église doit prier chez lui à l'heure de midi (12H à 13H) et il recevra alors mes grâces."

A ce moment la Mère de Dieu montra à Pierina son cœur et la Madone magnifiquement resplendissante d'amour laissa s'échapper ces mots : "Vois ce cœur qui aime tant les hommes, tandis que le plus grand nombre l'accable d'outrages !" Ici Elle s'arrêta quelques instants. "Lorsque les bons et les méchants s'uniront dans une prière unanime, ils obtiendront de ce cœur miséricorde et paix. Présentement les bons ont obtenu par moi du Seigneur miséricorde " "celle-ci a arrêté un grand châtiment"

Puis continuant en souriant : "Sous peu, on reconnaîtra la grandeur de cette heure de grâce".

Diaporama sur Montichiari-Rosa Mystica

https://www.etoilenotredame.org/actualites/8-decembre-2020-l-heure-de-grace-de-12h-a-13h-heure-de-chaque-pays

Marie Immaculée, Mère du Désarmement (Kisangani, R.D.C.)

dominicanus #Fêtes
Marie Immaculée, Mère du Désarmement (Kisangani, R.D.C.)
Le titre « Mère du Désarmement » dans la Bible et l’histoire de l’Église

En apparaissant au Site « Nzete Ekauka » à Kingasani 1 (R.D.C), la Vierge Marie a décliné son identité et s’est présentée à Raphaël MINGA K. sous le titre de : « Marie, Immaculée, Mère du Désarmement », c’est-à-dire celle qui désarme par la force du Saint-Esprit les puissances du mal dans le cœur de l’homme. Ce titre est INEDIT ! Il est inconnu de l’histoire de la théologie mondiale.

 

 

Cependant, il a des solides fondements dans les textes bibliques ainsi que dans l’histoire de la Sainte Eglise. C’est ce que nous allons essayer de démontrer dans ce nouvel article.

Mais, d’abord disons qu’en se présentant comme « Mère du Désarmement » la Vierge veut signifier qu’elle est la femme qui écrase la tête trop orgueilleuse du dragon infernal. Les dévots de « Nzete Ekauka » implorent cela dans la prière de l’Ave Maria particulier à ce Site : « (…) Sainte Marie, Mère de Dieu et Mère du Désarmement, Notre Dame de la Sainte Trinité. Ecrasez la tête du dragon infernal… »

Le Voyant principal du Site, le frère Raphaël, explique que le Désarmement dont parle Marie, à un premier niveau, touche plus l’intérieur de l’homme et vise d’abord la purification du cœur de l’homme et son intelligence.

Après ces précisions sur la signification du titre, voyons à présent les textes qui le soutiennent.

En premier lieu, citons S. Jean 19, 25-27 : « Debout près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère (…).  Jésus vit la Mère et auprès d’elle le disciple qu’il aimait. Il dit à la Mère : “Femme, voici ton fils.”  Ensuite il dit au disciple : “Voici ta mère.” Et à partir de ce moment le disciple la reçut chez lui. »

« L’union de la mère avec son Fils dans l’œuvre de la Rédemption atteint son sommet au calvaire (…) Marie se tint auprès de la croix souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d’un cœur maternel à son sacrifice (Pape Paul VI, le culte de la Vierge Marie). Sur la croix, Jésus triomphe du mal et désarme la mort et « à travers le titre inédit de ‘’Marie, Immaculée, Mère du Désarmement’’, le message de Kingasani I vient opportunément nous rappeler l’union intime de Marie au combat de son Fils, et donc son engagement profond à l’œuvre de notre salut. » (Laurent Cardinal Monsengwo P., Déclaration sur les événements de Kingasani I : « Marie Immaculée, Mère du Désarmement »).

Ensuite citons Genèse 3, 15 : « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ton lignage et le sien. Elle t’écrasera la tête, et tu l’atteindras au talon. »

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Saint Jérôme (347-420), dans la Vulgate, attribue à Marie le rôle d’écraser le serpent, le dragon infernal. Cependant, certaines versions de la Bible écrivent plutôt: ‘’Il’’ t’écrasera la tête… au lieu d’ ‘’elle’’, dépendamment que le pronom ‘’il’’ fasse référence à Jésus-Christ, et que le pronom ‘’elle’’ fasse référence à la Vierge Marie. Mais, Sam Guzman nous confie un petit secret : « cela n’a pas d’importance. Voyez-vous, c’est Jésus qui va écraser Satan au moyen de la Vierge Marie. Marie est l’instrument dont Jésus va se servir pour détruire son antique ennemi. (Et tous les attributs de Marie, y compris son Immaculée Conception, lui ont été donnés en avance par les mérites de Jésus-Christ, précisément parce qu’elle est la Mère de Jésus.) » (Sam Guzman,  Pourquoi le diable hait tant la Sainte Vierge)

En fait « puisque la tradition biblique établit une profonde solidarité entre celle qui engendre et sa descendance, la représentation de l’Immaculée qui écrase le serpent est cohérente avec le sens originel du passage : elle le fait non pas par sa propre force mais par grâce de son Fils. » (Saint Pape Jean-Paul II, Audience générale du 29 mai 1996 sur l’Immaculée conception)

Le Magnificat de Marie (Luc 1, 46-56) peut également servir des fondements au titre « Mère du Désarmement ». Lisons-en un extrait : « Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, renvoie les riches les mains vides. »

Le Magnificat de Marie est un hymne au désarmement, tissé de tous les fils des Saintes Ecritures méditées jour et nuit. (fr Philippe Hugelé, Homélie de l’Assomption : du combat au désarmement).

Un autre passage intéressant est celui de l’Apocalypse de Saint Jean au chapitre 12. La Vierge est la femme victorieuse de l’Apocalypse 12 qui écrase le dragon. Elle « est présente dans l’Eglise comme Mère du Rédempteur [et] participe au dur combat contre les puissances de ténèbres qui se déroule à travers toute l’histoire des hommes. » (Saint Pape Jean Paul II, La Mère du Rédempteur). Elle est la Mère du Désarmement.

Nous pensons que ces 4 passages suffisent à démontrer les sources bibliques du titre « Mère du Désarmement ». D’autres passages pouvant, bien entendu, servir également des fondements.

Dans l’histoire de l’Eglise, spécialement du côté des écrits du Magistère de l’Eglise, citons ces mots du pape Pie XII dans sa prière de consécration du monde au Cœur Immaculée de Marie (1942) : « (…) O Vous, Mère de miséricorde, obtenons-nous de Dieu la Paix ! (…) Reine de la Paix, priez pour nous et donnez au monde (en guerre) cette Paix après laquelle les peuples soupirent, (…) Donnez-lui la paix des armes et des âmes… ».

La paix des armes, n’est-ce pas de cela qu’il s’agit lorsque la Vierge Marie, Mère du Désarmement déclare, dans son message du 27 juillet 1988, qu’elle venait « désarmer Satan et ses Acolytes, car ils préparent une véritable catastrophe et l’apostasie du monde » et encore « le moment crucial, où le Prince du mal veut faire son épiphanie éclatante et sanglante dans le monde est enfin arrivé. Les armes de toutes catégories veulent parler et marcher au grand jour, afin de vous ôter la paix. » Et la paix des âmes, n’est-ce pas là le désarmement de cœurs ?

Disons qu’à Fatima, la Vierge est apparue pour arrêter la 1ère guerre  mondiale et a prévenu la venue d’une autre guerre pire que la 1ère si les gens ne se convertissaient pas réellement, il s’agissait de la 2ème guerre mondiale qui est bien arrivée. A  Kingasani 1, en RD Congo, elle vient prévenir le monde du danger d’une éventuelle 3ème guerre mondiale nucléaire et se révèle comme la Mère du Désarmement, celle qui peut donner par la grâce de son Fils, la paix des armes (...)

Bien des années avant ou plutôt des siècles, lors de ses Apparitions à Guadalupe (1531), la Vierge se présenta à Juan Diego dans sa langue aztèque, le nahuati, sous le nom de « coatlaxopeuh », ce qui signifie « Celle qui écrase la tête  du serpent ». Aujourd’hui encore à Kingasani I, elle nous confirme qu’elle est « celle qui écrase la tête du dragon infernal ».

Elle est la Mère du Désarmement qui « s’est présentée dans la situation dramatique de notre pays comme celle qui appelle à la conversion pour établir la paix dans les cœurs et dans le pays. » déclare le Cardinal Laurent Monsengwo P., qui en la fête de Notre Dame du Rosaire, le 7 octobre 1998, priait en ces termes :  « (…) toi, la Mère du Désarmement, Désarme tous les bras fratricides, désarme les cœurs endurcis, désarme les nuques raides, désarme les esprits obnubilés par la passion, désarme satan dans notre pays et dans le monde, toi la Reine de la paix, obtiens-nous de ton fils la conversion des cœurs, et une paix juste et durable, celle que donne ton fils Jésus–Christ, lui qui vit et règne pour les siècles des siècles…»

Enfin, terminons cette démonstration en ressortissant le lien qui existe entre ce titre et le dogme de l’Immaculée conception de Marie proclamé par le pape Pie IX en 1854.  Le titre de « Mère du Désarmement » est profondément lié à « l’Immaculée Conception ».

En effet, l’Eternel des Armées a désarmé Marie de toute tâche du péché en vue de sa maternité divine, en ce sens elle est la Mère désarmée (Immaculée conception) et désarmante (Mère du Désarmement) de tout contact au péché. Elle est la femme terrible comme une armée rangée en bataille (Ct 6, 10).

 

https://jeunescathosdudesarmement.wordpress.com/2018/07/17/le-titre-mere-du-desarmement-dans-la-bible-et-lhistoire-de-leglise/

Père Xavier Malle, L'Immaculée Conception, Marthe Robin, les enfants et la prière pour la France

dominicanus #Il est vivant !
Père Xavier Malle, L'Immaculée Conception, Marthe Robin, les enfants et la prière pour la France

Le 8 décembre 1947, fête de l’Immaculée Conception, dans la Drôme, le Père Finet entre dans la chambre de Marthe Robin vers 9h du matin et lui dit :« La France est foutue ! ». Marthe répond : « Non, Père, la Sainte Vierge va apparaître et demander la prière des petits enfants. » Ce même jour, à L’Ile-Bouchard, petit village de Touraine, un peu avant 13h, quatre petites filles entrent pour prier dans l’église paroissiale, sur la recommandation de leur maitresse. Elles témoigneront ensuite avoir vu « une belle Dame », qui leur a demandé de prier pour la France alors en grand danger et a promis du bonheur dans les familles. La demande de la prière pour la France et la promesse de bonheur dans les familles sont intimement liées et d’une brûlante actualité.

 

La Belle Dame confie à quatre jeunes enfants une question d’adulte : la situation de la France, à la veille d’une guerre civile. Elle va y revenir à quatre reprises pendant toute la semaine des évènements du 8 au 14 décembre 1947. Dès sa seconde manifestation, et ce sont ses premiers mots : « Dites aux petits enfants de prier pour la France qui en a grand besoin. » La quatrième fois, le mardi 9 à 13h, Marie réitère sa demande, sous une formulation légèrement différente : « Priez pour la France qui, ces jours-ci, est en grand danger. » Les enfants vont faire ce que la Belle Dame leur demande : inviter leurs amies de l’école à prier pour la France, et participer elles-mêmes à cette prière.

Est-il légitime de confier à la prière de petits enfants des questions de « grandes personnes » ? Demandez-vous à vos enfants de prier pour que papa ou maman retrouve un travail ? Pour dénicher la maison ou l’appartement dont vous avez besoin pour accueillir bébé à naître ? Bien sûr et vous avez raison !

- Il y a une pureté dans la demande des enfants, sans arrières pensées : ils prient pour leur pays, simplement, comme ils prient pour leur famille. C’est bien de cela qu’il s’agit ; notre pays est notre famille élargie.

- Il y a une foi spontanée dans leur prière. Ils ne doutent pas d’obtenir ce qu’ils demandent. Et effectivement la France a été sauvée : l’ordre de reprise du travail a été donné dès le mardi, sans qu’aujourd’hui encore on puisse en donner d’explication satisfaisante.

-Il y a une puissance de la prière des enfants sur le cœur de Dieu : « si vous ne redevenez comme ces petits enfants… » (Mt 18,3)

D’autant qu’en réalité, cette question de grandes personnes les regarde. C’était bien de leur avenir dont il s’agissait !

Comme en 1947, pense-t-on à demander plus particulièrement aux petits enfants de prier pour notre pays ? Pour allier les deux aspects évoqués au début, je vous propose de prier avec les petits enfants trois Je vous salue Marie pour les familles de France : un pour les papas, un pour les mamans et un pour les enfants.

Père Xavier Malle, L'Immaculée Conception, Marthe Robin, les enfants et la prière pour la France

Lectures Solennité Immaculée Conception

dominicanus #Fêtes
Lectures Solennité Immaculée Conception
PREMIÈRE LECTURE
« Je mettrai une hostilité entre ta descendance et la descendance de la femme » (Gn 3, 9-15.20)

Lecture du livre de la Genèse

Quand Adam eut mangé du fruit de l’arbre,
    le Seigneur Dieu l’appela et lui dit :
« Où es-tu donc ? »
    L’homme répondit :
« J’ai entendu ta voix dans le jardin,
j’ai pris peur parce que je suis nu,
et je me suis caché. »
    Le Seigneur reprit :
« Qui donc t’a dit que tu étais nu ?
Aurais-tu mangé de l’arbre
dont je t’avais interdit de manger ? »
    L’homme répondit :
« La femme que tu m’as donnée,
c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre,
et j’en ai mangé. »
    Le Seigneur Dieu dit à la femme :
« Qu’as-tu fait là ? »
La femme répondit :
« Le serpent m’a trompée,
et j’ai mangé. »
    Alors le Seigneur Dieu dit au serpent :
« Parce que tu as fait cela,
tu seras maudit parmi tous les animaux
et toutes les bêtes des champs.
Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière
tous les jours de ta vie.
    Je mettrai une hostilité entre toi et la femme,
entre ta descendance et sa descendance :
celle-ci te meurtrira la tête,
et toi, tu lui meurtriras le talon. »
    L’homme appela sa femme Ève (c’est-à-dire : la vivante),
parce qu’elle fut la mère de tous les vivants.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4)

R/ Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles.
 (Ps 97, 1a)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s'est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s'est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d'Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

DEUXIÈME LECTURE
« Dieu nous a choisis, dans le Christ, avant la formation du monde » (Ep 1, 3-6.11-12)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens

Béni soit Dieu, le Père
de notre Seigneur Jésus Christ !

Il nous a bénis et comblés
des bénédictions de l’Esprit,
au ciel, dans le Christ.

    Il nous a choisis, dans le Christ,
avant la fondation du monde,
pour que nous soyons saints, immaculés
devant lui, dans l’amour.

    Il nous a prédestinés
à être, pour lui, des fils adoptifs
par Jésus, le Christ.

Ainsi l’a voulu sa bonté,
    à la louange de gloire de sa grâce,
la grâce qu’il nous donne
dans le Fils bien-aimé.

    En lui, nous sommes devenus
le domaine particulier de Dieu,
nous y avons été prédestinés
selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé :
il a voulu  que nous vivions
à la louange de sa gloire,
nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 26-38)

Alléluia. Alléluia.
Je te salue, Marie, Comblée-de-grâce :
le Seigneur est avec toi,
tu es bénie entre les femmes.
Alléluia. (cf. Lc 1, 28.42)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
    à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
    L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
    À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
    L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
    Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
    Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
    il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
    Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
    L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
    Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
    Car rien n’est impossible à Dieu. »
    Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »

Alors l’ange la quitta.

     – Acclamons la Parole de Dieu.

Le Kérygme, Évangile du catéchumène - Homélie 2ème dimanche de l'Avent B

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012
Le Kérygme, Évangile du catéchumène - Homélie 2ème dimanche de l'Avent B

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L'Evangile selon S. Marc est l'Evangile du catéchumène. Pourquoi? C'est l'Evangile le plus ancien; c'est celui que l'Eglise primitive a composé en premier pour répondre à l'urgence de préparer les foules qui le demandaient au baptême. C'est aussi l'Evangile le plus court, qui contient l'essentiel des faits au sujet de Jésus.

Il est probable qu'il ait été composé pour les païens de Rome et qu'il soit l'écho de la prédication de S. Pierre. Il contient tout ce qu'un païen qui se prépare au baptême doit assimiler (et pas seulement savoir) et vivre pour franchir le seuil de la conversion.

L'Evangile de Matthieu, que nous avons médité l'an dernier (année liturgique A) est l'Evangile du catéchiste. Il rapporte beaucoup de paroles de Jésus en les présentant dans un certain ordre. Le tout est rassemblé en cinq grands discours: le Sermon sur la Montagne (ch. 5-7), l'envoi en mission (10), le discours en paraboles (13), le discours ecclésial (18) et le discours eschatologique (25).

Que doit faire le néophyte? Il doit faire la démarche d'entrer dans une communauté. Il doit se rendre compte que lors du baptême, il n'a pas seulement dit son 'oui' à Dieu, à Jésus, mais qu'il s'est engagé dans une communauté afin, justement, d'y trouver la présence de Dieu. Voici la phrase clé de l'Evangile de Matthieu:

 

"Et voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde." (Mt 28, 20)



Matthieu nous donne un catéchisme raisonné du Règne de Dieu. A travers les cinq grands discours et les actions de Jésus, il nous donne de comprendre ce qu'est le Royaume de Dieu, comment on y entre, comment on l'accueille, quels sont les principaux devoirs de ceux qui y entrent. Ce catéchisme nous apprend la manière de vivre du chrétien (l'éthique chrétienne), la visée missionnaire de ce Royaume, ses difficultés internes aussi, et la charité, le pardon qui doivent s'y exercer, et sa fin eschatologique. Bref, c'est un long catéchisme qui veut inciter le baptisé à approfondir le sens de son appartenance à l'Eglise.

Tandis que l'Evangile de Matthieu est l'approfondissement de la vie chrétienne, la catéchèse de celui qui a déjà été baptisé, l'Evangile de Marc est la première annonce de la Bonne Nouvelle au païen (kérygme). Mais faisons bien attention!

"Il est plus difficile de devenir chrétien quand on l'est, que de le devenir quand on ne l'est pas." (Kierkegaard)

Une fois que nous sommes baptisés, nous ne sommes pas encore quittes avec le paganisme (le 'vieil homme'). Une fois baptisés, même de longue date, nous avons toujours besoin du kérygme. Tant le Directoire général pour la catéchèse (n. 258) que le Catéchisme de l'Eglise catholique (n. 1231) reconnaissent la nécessité d'un catéchuménat après le baptême. C'est là tout l'intérêt de l'Evangile selon S. Marc pour nous cette année.



"Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu" :



C'est une phrase programme qui, dans son extrême concision, caractéristique du kérygme, proclame néanmoins la même foi que celle de S. Jean, plus explicite.

"Commencement": comme en Jn 1, 1 et Gn 1, 1: c'est une nouvelle création, une nouvelle genèse.

"La Bonne Nouvelle": l'Evangile, au singulier! Avant d'être consigné dans les quatre livres que nous appelons "les évangiles", l'Evangile (au singulier) est annonce, kérygme. Il ne présente pas seulement un tableau de l'histoire du Christ, mais "il est une force de Dieu pour le salut de tout homme qui croit" (Rm 1, 16). Il est donc nécessaire que cette Bonne Nouvelle soit reçue dans la foi, et une foi qui engage: "Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route" (Mc 1, 2-3).

"... de Jésus Christ", appelée aussi "de Dieu (1, 14) ou Evangile de la grâce de Dieu (Ac 20, 24).

"Jésus Christ, Fils de Dieu": c'est d'une audace incroyable, vous voyez! N'oublions pas que nous sommes au tout début du premier Evangile. Et dès le début il y a cette affirmation: "Jésus, Fils de Dieu"! C'est tout l'Evangile de Marc qui est orienté vers la révélation progressive, d'abord secrète (Mc 3, 11-12), mais officialisée lors du procès (Mc 14, 61-62) et reconnu même des païens (Mc 15, 39). C'est donc tout son programme que Marc formule d'emblée, par le double titre davidique et divin, messianique et filial, concordant avec S. Luc (1, 32.35) et S. Paul (Rm 1, 3-4). Le kérygme, c'est l'assertion "autoritaire", qui ne se justifie pas par des raisonnements philosophiques ou apologétiques, mais dont la force vient de l'Esprit Saint. On accepte ou on n'accepte pas.

Au 2e siècle, le philosophe païen, Celse, écrit, indigné:

"Les païens se comportent comme ceux qui croient sans raison. Certains d'entre eux ne veulent même pas donner ou recevoir une raison autour de celui auquel ils croient et utilisent des formules comme celles-ci: 'Ne discute pas, mais crois; la foi te sauvera' ".

Celse aurait voulu que les chrétiens présentent leur foi dans une discussion pour la rendre acceptable philisophiquement. Bien sûr, le refus des chrétiens d'entrer dans la discussion ne concernait pas l'ensemble de l'itinéraire de la foi, mais uniquement le début. Sinon, ce serait du fidéisme. Les chrétiens ne fuyaient pas, même à cette époque, la confrontation et le fait de "donner raison de leur espérance" également aux Grecs (cf. 1 P 3, 15). Ils pensaient seulement que la foi ne pouvait pas naître de cette confrontation, mais devait la précéder, car elle est l'oeuvre de l'Esprit et non de la raison. La confrontation pouvait, tout au plus, la préparer et, une fois accueillie, en montrer la justesse.

Cela est d'une grande importance aussi dans notre contexte actuel. L'Eglise catholique possède une forte tradition théologique, mais elle risque d'être le parent pauvre, si, en dessous de l'immense patrimoine de doctrine, de lois et d'institutions, elle ne retrouve pas la force de ce noyau primordial, capable de susciter en lui-même la foi.

Pensons ici à David dans son combat contre Goliath. Voulant endosser une armure très lourde, il s'aperçoit qu'elle va le gêner plus qu'autre chose. Alors il la laisse de côté et affronte sans complexes le géant avec sa simple fronde de berger. Nombre de catholiques abandonnent l'Eglise pour d'autres groupes plus ou moins chrétiens parce qu'ils sont attirés par une annonce simple et efficace qui les met directement en contact avec le Christ et leur fait expérimenter la puissance de son Esprit, même si c'est groupes n'ont pas les moyens que possède l'Egllise catholique pour conduire les personnes à la perfection de la vie chrétienne.


La majorité d'entre nous n'est pas passée par le catéchuménat. Il faut donc que l'annonce fondamentale nous soit proposée d'une manière claire et essentielle après le baptême. C'est l'occasion que nous offre l'Evangile selon S. Marc tout au long de cette année qui commence. Profitons-en bien.

Le kérygme, c'est l'assertion "autoritaire", qui ne se justifie pas par des raisonnements philosophiques ou apologétiques, mais dont la force vient de l'Esprit Saint. On accepte ou on n'accepte pas.

Le kérygme, c'est l'assertion "autoritaire", qui ne se justifie pas par des raisonnements philosophiques ou apologétiques, mais dont la force vient de l'Esprit Saint. On accepte ou on n'accepte pas.

Lectures 2ème dimanche de l'Avent B

dominicanus

1ère lecture : « Préparez le chemin du Seigneur » (Is 40, 1-5.9-11)

 

Lecture du livre du prophète Isaïe

Consolez, consolez mon peuple,
– dit votre Dieu – 
parlez au cœur de Jérusalem.
Proclamez que son service est accompli,
que son crime est expié, 
qu’elle a reçu de la main du Seigneur
le double pour toutes ses fautes.

Une voix proclame :
« Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; 
tracez droit, dans les terres arides, 
une route pour notre Dieu.
Que tout ravin soit comblé,
toute montagne et toute colline abaissées !
que les escarpements se changent en plaine,
et les sommets, en large vallée !
Alors se révélera la gloire du Seigneur, 
et tout être de chair verra
que la bouche du Seigneur a parlé. »

Monte sur une haute montagne, 
toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.
Élève la voix avec force, 
toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.
Élève la voix, ne crains pas.
Dis aux villes de Juda :
« Voici votre Dieu ! »
Voici le Seigneur Dieu !
Il vient avec puissance ;
son bras lui soumet tout.
Voici le fruit de son travail avec lui,
et devant lui, son ouvrage.
Comme un berger, il fait paître son troupeau :
son bras rassemble les agneaux,
il les porte sur son cœur,
il mène les brebis qui allaitent. 

– Parole du Seigneur.

 

 

Psaume : 84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14

 

R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,
et donne-nous ton salut.
84, 8

 

 

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui, 
et ses pas traceront le chemin.

 

2ème lecture : « Ce que nous attendons, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle » (2 P 3, 8-14)

 

Lecture de la deuxième lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés, 
il est une chose qui ne doit pas vous échapper : 
pour le Seigneur, 
un seul jour est comme mille ans, 
et mille ans sont comme un seul jour. 
Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, 
alors que certains prétendent qu’il a du retard. 
Au contraire, il prend patience envers vous, 
car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre, 
mais il veut que tous parviennent à la conversion. 
Cependant le jour du Seigneur viendra, comme un voleur. 
Alors les cieux disparaîtront avec fracas, 
les éléments embrasés seront dissous, 
la terre, avec tout ce qu’on a fait ici-bas, ne pourra y échapper. 
Ainsi, puisque tout cela est en voie de dissolution, 
vous voyez quels hommes vous devez être, 
en vivant dans la sainteté et la piété, 
vous qui attendez, 
vous qui hâtez l’avènement du jour de Dieu, 
ce jour où les cieux enflammés seront dissous, 
où les éléments embrasés seront en fusion. 
Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, 
c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle 
où résidera la justice.
C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela, 
faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut, 
dans la paix.

– Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Rendez droits les sentiers du Seigneur » (Mc 1, 1-8)

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers : tout être vivant verra le salut de Dieu. Alléluia.

(cf. Lc 3, 4.6)

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Commencement de l’Évangile de Jésus, 
Christ, Fils de Dieu.
Il est écrit dans Isaïe, le prophète :
Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,
pour ouvrir ton chemin.
Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur,
rendez droits ses sentiers.
Alors Jean, celui qui baptisait, 
parut dans le désert. 
Il proclamait un baptême de conversion 
pour le pardon des péchés.

Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem 
se rendaient auprès de lui,
et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, 
en reconnaissant publiquement leurs péchés. 
Jean était vêtu de poil de chameau, 
avec une ceinture de cuir autour des reins ; 
il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. 
Il proclamait : 
« Voici venir derrière moi 
celui qui est plus fort que moi ; 
je ne suis pas digne de m’abaisser 
pour défaire la courroie de ses sandales. 
Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; 
lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

Moi, je vous ai baptisés dans l'eau ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint

Moi, je vous ai baptisés dans l'eau ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint

La vie est un rêve - Homélie 1° dimanche de l'Avent B

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012
La vie est un rêve - Homélie 1° dimanche de l'Avent B

 

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En ce temps-là Jésus dit à ses disciples: "Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou a minuit, au chant du coq ou le matin. Il peut arriver à l'improviste et vous trouver endormis. Ce que je vous dis là, je le dis a tous: Veillez!"

Cette manière de parler de Jésus sous-entend une vision du monde bien précise: le temps présent est comme une longue nuit; la vie que nous y menons est comme un rêve. Nos activités souvent si frénétiques sont en réalité des rêves. C'est ce que disait déjà un écrivain espagnol du 17e siècle, Pedro Calderon de la Barca dans une pièce de théâtre célèbre: "La vie est un songe" (Vida es un sueño).

Notre vie se caractérise surtout par la brièveté de ce rêve. Le rêve se déroule comme en dehors du temps; dans le rêve, les choses ne durent pas comme dans la réalité. Des situations qui supposeraient des jours et des semaines, adviennent dans le rêve en quelques minutes. C'est une image de notre vie: lorsqu'on vieillit, on regarde en arrière et on a l'impression que tout s'est passé comme en un clin d'oeil.

Une autre caractéristique du rêve, c'est son aspect irréel ou vain. On peut rêver de se trouver à un banquet et de manger et boire à satiété, mais lorqu'on se réveille, la faim est toujours là...

Un jour, un pauvre rêve qu'il est devenu riche. Dans son rêve il exulte, il prend des airs importants, il méprise jusqu'à son propre père, faisant comme s'il ne le connaissait pas. Mais au réveil, il se retrouve aussi pauvre qu'avant!

C'est la même chose qui se passera lorsque nous sortirons du rêve de cette vie terrestre. On peut avoir été très riche ici-bas, mais à la mort, on se retrouve exactement dans la situation de ce pauvre qui se réveille après avoir rêvé qu'il était riche. Que lui reste-t-il de toutes ses richesses, s'il n'en a pas fait bon usage? Rien!

Il y a une caractéristique du rêve qui ne s'applique pas à la vie: l'absence de responsabilité. L'on peut avoir tué ou volé dans son rêve, mais au réveil on ne risque pas d'aller en prison: le casier judiciaire sera toujours vierge. Dans la vie, il n'en va pas de même, nous le savons bien. Ce que nous faisons dans la vie laisse des traces, et quelles traces! Il est écrit, en effet, que "Dieu rendra à chacun selon ses oeuvres" (Rm 2, 6).

Sur le plan physique, il existe des substances chimiques qui "suscitent" et favorisent le sommeil: les somnifères, que notre génération, malade de stress et d'insomnie, connaît bien. Sur le plan moral, également, il existe un terrible somnifère. Il a pour nom l'habitude. L'habitude est comme un vampire. Le vampire - si l'on en croit les histoires qui se racontent - s'attaque aux personnes qui dorment, et, tout en suçant leur sang, injecte en elles un liquide soporifique qui rend le sommeil encore plus agréable, si bien que le vampire peut tranquillement sucer tout le sang qu'il veut. De même, le vice, s'il devient une habitude, endort la conscience. On ne sent même plus le remords. On est persuadé d'aller très bien, et on ne se rend plus compte qu'on est en train de mourir spirituellement.

Le seul salut, quand ce "vampire" nous tombe dessus, c'est que quelque chose vienne brusquement nous tirer de notre sommeil. C'est ce que la Parole de Dieu veut faire avec nous avec ce cri qu'elle nous fait entendre plusieurs fois pendant ce temps de l'Avent: "Veillez!"

Terminons avec une parole de Jésus qui nous encourage:

"Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l'un à l'autre, il les servira." (Lc 12, 37)

Veillez
Veillez
Veillez

Veillez

Lectures 1er dimanche de l'Avent B

dominicanus #Homélies Année B (2008-2009)

1ère lecture : « Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais ! » (Is 63, 16b-17.19b ; 64, 2b-7)

 

Lecture du livre du prophète Isaïe

C’est toi, Seigneur, notre père ;
« Notre rédempteur, depuis toujours », tel est ton nom.
Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer
hors de tes chemins ?
Pourquoi laisser nos cœurs s’endurcir
et ne plus te craindre ?
Reviens, à cause de tes serviteurs,
des tribus de ton héritage.
Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais,
les montagnes seraient ébranlées devant ta face.
Voici que tu es descendu :
les montagnes furent ébranlées devant ta face.
Jamais on n’a entendu,
jamais on n’a ouï dire,
nul œil n’a jamais vu un autre dieu que toi
agir ainsi pour celui qui l’attend.
Tu viens rencontrer
celui qui pratique avec joie la justice,
qui se souvient de toi
en suivant tes chemins.
Tu étais irrité, mais nous avons encore péché,
et nous nous sommes égarés.
Tous, nous étions comme des gens impurs,
et tous nos actes justes n’étaient que linges souillés.
Tous, nous étions desséchés comme des feuilles,
et nos fautes, comme le vent, nous emportaient.
Personne n’invoque plus ton nom,
nul ne se réveille pour prendre appui sur toi.
Car tu nous as caché ton visage,
tu nous as livrés au pouvoir de nos fautes.
Mais maintenant, Seigneur, c’est toi notre père.
Nous sommes l’argile, c’est toi qui nous façonnes :
nous sommes tous l’ouvrage de ta main.

– Parole du Seigneur.

 

 

Psaume : 79 (80), 2ac.3bc, 15-16a, 18-19

 

 

R/ Dieu, fais-nous revenir ;
que ton visage s’éclaire,
et nous serons sauvés !
79, 4

 

 

Berger d’Israël, écoute,
resplendis au-dessus des Kéroubim !
Réveille ta vaillance
et viens nous sauver.

Dieu de l’univers, reviens !
Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu’a plantée ta main puissante.

Que ta main soutienne ton protégé,
le fils de l’homme qui te doit sa force.
Jamais plus nous n’irons loin de toi :
fais-nous vivre et invoquer ton nom !

 

 

2ème lecture : Nous attendons de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ (1 Co 1, 3-9)

 

 

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
à vous, la grâce et la paix,
de la part de Dieu notre Père
et du Seigneur Jésus Christ.
Je ne cesse de rendre grâce à Dieu à votre sujet,
pour la grâce qu’il vous a donnée dans le Christ Jésus ;
en lui vous avez reçu toutes les richesses,
toutes celles de la parole
et de la connaissance de Dieu.
Car le témoignage rendu au Christ
s’est établi fermement parmi vous.
Ainsi, aucun don de grâce ne vous manque,
à vous qui attendez
de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ.
C’est lui qui vous fera tenir fermement jusqu’au bout,
et vous serez sans reproche
au jour de notre Seigneur Jésus Christ.
Car Dieu est fidèle,
lui qui vous a appelés à vivre en communion
avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur.

– Parole du Seigneur.

 

 

Evangile : « Veillez, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison » (Mc 13, 33-37)

 

Alléluia. Alléluia.
Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut.
Alléluia.

(Ps 84, 8)

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Prenez garde, restez éveillés :
car vous ne savez pas
quand ce sera le moment.
C’est comme un homme parti en voyage :
en quittant sa maison,
il a donné tout pouvoir à ses serviteurs,
fixé à chacun son travail,
et demandé au portier de veiller.
Veillez donc,
car vous ne savez pas
quand vient le maître de la maison,
le soir ou à minuit,
au chant du coq ou le matin ;
s’il arrive à l’improviste,
il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis.
Ce que je vous dis là, je le dis à tous :
Veillez ! »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison

Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison

Le Christ, Berger ou Roi? - Homélie Solennité du Christ Roi de l'Univers A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

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La liturgie d'aujourd'hui nous fait redécouvrir le vrai sens du mot "roi". Le Christ est Roi, mais pas à la manière des rois ou des puissants de ce monde.

À vrai dire, l'on pourrait s'ètonner, en écoutant ces lectures, du fait que le thème principal de cette fête de l'année À est celui du berger, et non pas du roi. Il faudrait donc parler de la fête du Christ Berger, plutôt que de celle du Christ Roi.

En réalité, il n'y a aucune opposition entre le berger et le roi dans la culture biblique. Le couple de berger/roi est loin d'être inconnu: David lui-même, dont Jésus est le descendant, était berger et roi (1 S 17, 14-16).

C'est le berger qui fait le troupeau, rassemble les brebis dispersées, et les mène avec son bâton jusqu'aux verts påturages. Le sceptre des rois, de même que la crosse de l'évêque, n'est autre que le bâton du berger.

À l'époque de l'Exil, les rois d'Israel sont jugés sur leur capacité ou non d'avoir su rassembler le troupeau d'Israël. Il faut bien dire que le bilan n'était guère brillant. Aussi, le prophète se fait-il l'écho de Samuel, si réticent à répondre à la requête du peuple d'avoir un roi comme les autres nations.

Ici, c'est Dieu qui prend les rênes. Lui, qui est Seigneur et Roi, ne l'est pas à l'image de ces rois qui ont oublié leur mission première de berger. Dieu sera lui-même le Roi-Berger de son peuple pour le ramener à Sion, soigner les brebis affaiblies et faire le tri dans le troupeau.

 

On ne saurait trouver meilleure réponse à Ézéchiel que le psaume 23 (22). Aujourd'hui, parler d'un troupeau de moutons n'est guère un compliment. Mais à une époque où l'on sait que le seul moyen de survivre est de se rassembler, on est en quête de bergers qui puissent assurer la vie et la survie du troupeau. On n'est pas prêt à suivre n'importe qui: il faut que le chemin proposé soit celui de l'Alliance, celui de l'élection. Peu à peu, ce psaume en viendra à évoquer le Messie, le Roi-Berger choisi par Dieu pour apporter le repos à Israël auprès de sa maison en Sion, objet de toute l'espérance portée par les prophètes du retour de l'exil. Ce Roi-Berger est celui qui est avec le croyant. Celui-ci n'a donc rien à craindre: son bâton le guide et le rassure. Et même: il prépare la table (= l'Eucharistie) pour lui devant ses ennemis.

 

Saint Paul, lui, ne reprend pas l'image du Roi-Berger, mais celle du Roi-Serviteur, ce qui revient au même. Le Christ, le Messie, l'Élu, n'a pas conquis ni conservé la vie de son Peuple par la force des armes, mais en versant son sang, en s'abaissant par amour au rang d'esclave pour recevoir du Père le titre de Roi. "Le berger donne sa vie pour les brebis", dira le Christ en S. Jean. Pour S. Paul, l'exaltation du Christ dans la résurrection est la preuve irréfutable qu'il a reçu du Père un règne que nul roi en Israël, pas même David, n'avait jusqu'alors exercé, puisque ce règne d'amour est vainqueur même de la mort. Cette mort est l'ultime exil d'où le Christ rassemblera tous les hommes. Les frontières sont abolies: le salut est offert à toutes les nations.

 
Sören Kierkegaard, un philosophe luthérien, a écrit:

"L'au-delà, et donc le jugement, est devenu une plaisanterie, une exigence tellement incertaine que l'on se divertit même à la pensée qu'à une époque cette idée transformait la vie humaine tout entière."

 
On peut tenter de se réconforter en disant que, de toute façon, le jour du jugement est bien loin, peut-être à des millions d'années... C'est encore Jésus, à travers l'Évangile, qui répond:

 
"Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme" (Lc 12, 20).

 
Alors, Berger ou Roi: on a le droit d'avoir ses préférences. Ste Thérèse ne préférait-elle pas regarder la Vierge Marie comme mère plutôt que comme Reine? "Elle est Mère plus que Reine", disait-elle même. De même, on peut préférer invoquer le Christ comme Berger, plutôt que comme Roi. Mais la grande tentation, c'est d'ériger nos préférences en exclusivité absolue. Ste Thérèse ne niait pas que la Vierge Marie était Reine aussi. Si nous préférons l'image du Christ Berger à celle du Christ Roi, nous en avons le droit. Mais attention de ne pas rejeter ce que nous aimons moins entendre. Au cours du Temps pascal, il y a le dimanche du Bon Berger. Mais à la fin de l'année liturgique, c'est le dimanche du Christ-Roi. Cela fait donc partie de notre foi, et nous n'avons pas le droit de passer cette partie sous silence.


Par exemple, j'ai eu l'occasion de lire, dans un commentaire de cette fête, la réflexion suivante:


"On n'en finit pas avec les images de la puissance. Jésus a eu beau se faire tout petit, faible, meurtri, on nous parle encore de roi, le Christ Roi! On croyait déjà en avoir fini avec le Pére tout-puissant et voilà qu'il revient dans les prières et les formules de la messe d'aujourd'hui. Quand le christianisme aura-t-il tourné le dos à ce modèle autoritaire que Jésus est venu précisément contester? Dieu n'est qu'amour et sa seule puissance est la force désarmée du don de soi."


Eh bien, si vous prenez à votre compte ce genre de propos, vous n'êtes plus dans la foi catholique! Ces bêtises-là correspondent en gros au refus de l'image paternelle dans les années qui précédèrent et suivirent mai '68.


Je ne peux m'empêcher de penser à une anecdote qui en dit long sur cet état d'esprit. En Terre Sainte, à Bethphagé, sur le lieu où l'on situe le départ de la procession des Rameaux, il y a un bloc de pierre qu'on a longtemps considéré comme le soubassement qui avait servi au Christ pour monter sur l'âne qui devait le mener à Jérusalem. Or, voici que le peintre roman qui a décoré cette base à représenté Jésus ... à cheval. Pensez donc, quelle erreur! Jésus, qui n'avait voulu comme monture que le petit d'une ânesse, se voyait attribuer un destrier prêt à la bataille!


Plus d'un accompagnateur, guide diplômé, tout comme il faut, s'est gaussé de cette "méprise" et à glosé sur ce christianisme "mal éclairé". La vérite, c'est que si méprise il y a, ce n'est pas à l'artiste du Moyen-Âge mais au guide du 21e siècle qu'il faut l'attribuer. Le peintre, plus théologien que nombre de guides actuels, ne faisait qu'évoquer l'Apocalypse (19, 11-16). Je vous invite à lire ce passage, et à le graver dans votre mémoire.

 

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Le Christ, Berger ou Roi? - Homélie Solennité du Christ Roi de l'Univers A
Le Christ, Berger ou Roi? - Homélie Solennité du Christ Roi de l'Univers A

Lectures Solennité du Christ, Roi de l'Univers A

dominicanus

1ère lecture : Dieu, roi et berger d'Israël, jugera son peuple(Ez 34, 11-12.15-17)

 

Lecture du livre d'Ezékiel

 

Parole du Seigneur Dieu : Maintenant, j'irai moi-même à la recherche de mes brebis, et je veillerai sur elles. Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j'irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de brouillard et d'obscurité. C'est moi qui ferai paître mon troupeau, et c'est moi qui le ferai reposer, déclare le Seigneur Dieu. La brebis perdue, je la chercherai ; l'égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la soignerai. Celle qui est faible, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître avec justice. Et toi, mon troupeau, déclare le Seigneur Dieu, apprends que je vais juger entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs.
 
 

Psaume : 22, 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6

 

R/ Le Seigneur est mon berger : 
rien ne saurait me manquer.

 

Le Seigneur est mon berger : 
je ne manque de rien. 
Sur des prés d'herbe fraîche, 
il me fait reposer. 

Il me mène vers les eaux tranquilles 
et me fait revivre ; 
il me conduit par le juste chemin 
pour l'honneur de son nom. 

Si je traverse les ravins de la mort, 
je ne crains aucun mal, 
car tu es avec moi : 
ton bâton me guide et me rassure. 

Tu prépares la table pour moi 
devant mes ennemis ; 
tu répands le parfum sur ma tête, 
ma coupe est débordante. 

Grâce et bonheur m'accompagnent 
tous les jours de ma vie ; 
j'habiterai la maison du Seigneur 
pour la durée de mes jours.
 
 
 

2ème lecture : La royauté universelle du Fils (1Co 15, 20-26.28)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Le Christ est ressuscité d'entre les morts, pour être parmi les morts le premier ressuscité. Car, la mort étant venue par un homme, c'est par un homme aussi que vient la résurrection. En effet, c'est en Adam que meurent tous les hommes ; c'est dans le Christ que tous revivront, mais chacun à son rang : en premier, le Christ ; et ensuite, ceux qui seront au Christ lorsqu'il reviendra. Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra son pouvoir royal à Dieu le Père, après avoir détruit toutes les puissances du mal. C'est lui en effet qui doit régner jusqu'au jour où il aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qu'il détruira, c'est la mort. Alors, quand tout sera sous le pouvoir du Fils, il se mettra lui-même sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous.
 
 
 

Evangile : La venue du Fils de l'homme, pasteur, roi et juge de l'univers (Mt 25, 31-46)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Béni soit le règne de David notre Père, le Royaume des temps nouveaux ! Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! Alléluia. (cf. Mc 11, 9-10)

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche. 

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !' 
Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?' 
Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.' 

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité.' 
Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?' 
Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait.' 

Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
 
 
Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008
 
"j'étais nu, et vous m'avez habillé"

"j'étais nu, et vous m'avez habillé"

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