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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Quand la Parole se fait Symbole - Homélie 4° dimanche de l'Avent B

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012
Quand la Parole se fait Symbole - Homélie 4° dimanche de l'Avent B

 

 

 

"Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph; le nom de la vierge était Marie." L'ange lui dit en entrant: 'Je te salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.' Bouleversée par ces paroles, elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation."



Voici un passage d'évangile bien connu: celui qui relate le mystère de l'incarnation du Verbe de Dieu. La relation entre les deux mystères de l'incarnation et de la naissance du Fils de Dieu est claire: il s'agit du début et de la fin de la présence physique de l'Enfant-Jésus dans le sein de sa mère, Marie. C'est tout le temps de la gestation du fœtus de l'Enfant-Dieu, comptabilisé pendant une durée de neuf mois., du 25 mars (Solennité de l'Annonciation) au 25 décembre (Noël). Or, tout cela nous plonge dans une symbolique très riche et parlante...

Aux environs du 21 mars de chaque année, nous sommes au temps de l'équinoxe de printemps. La durée de la nuit égale la durée du jour. Il n'y a pas une minute de lumière ou d'obscurité en plus. Mais, à partir du 25 mars, la durée du jour dépasse la durée de la nuit. Symboliquement cela veut dire que la Lumière de la Vérité, qui est le Verbe de Vie, inaugure son triomphe sur les ténèbres du Mal. Ce triomphe durera jusqu'au solstice d'été, qui se situe aux alentours du 21 juin.

Au même moment, c'est-à-dire à l'équinoxe de printemps, Elisabeth, la cousine de Marie, en est à son sixième mois:


"Elisabeth, ta parente, vient de concevoir, elle aussi, un fils dans sa vieillesse; et celle qu'on disait stérile est à son sixième mois." (Lc 1, 36)


Saint Luc avait déjà commencé son récit en disant: "Au sixième mois..." (1, 26). Visiblement, il y a là quelque chose d'important. En effet, l'enfant que la cousine de Marie va bientôt mettre au monde n'est rien moins que Jean, le Baptiste, le Précurseur du Christ, celui qui doit rendre témoignage à la Lumière qui vient dans le monde!

Trois mois après l'incarnation du Verbe, Jean vient au monde (le 24 juin). Or, le 24 juin, c'est le premier jour où, après avoir constamment augmenté jusqu'au 21 juin, la durée du jour diminue: le 24 juin, nous perdons une minute de lumière, en faveur d'une minute d'obscurité supplémentaire. Et ce phénomène va durer imperturbablement jusqu'au 21 décembre suivant... Il faudra attendre le 25 décembre exactement, c'est-à-dire le jour de Noël, pour que la durée du jour commence à croître de nouveau, et que la durée de la nuit décroisse pareillement.

Apparemment, au niveau du symbole, la naissance de Jean n'a aucun sens. Pourquoi celui qui doit rendre témoignage à la Lumière vient-il au monde au moment précis où la lumière du jour commence à décroître? La seule réponse qui convienne est celle qui consiste à dire que Jean vient au monde pour compléter - gratuitement, par la grâce de Dieu - Celui qui doit éclairer le monde, le Christ. Jean est comme un autre Christ. Jean tient la place du Christ quand ce dernier est caché ou "absent"!

Jean a dit: "Il faut qu'il croisse et que je diminue" (Jn 3, 30). Si Jean tient la place du Christ, c'est qu'il est une figure de l'Eglise qui, pendant que le Christ est "caché" au Ciel, caché à nos yeux comme il le fut dans le sein de Marie, tient, elle aussi, la place du Christ pour annoncer au monde entier la Bonne Nouvelle du salut. Dans l'attente du retour du Christ, l'Eglise, comme Jean, est appelée à diminuer, pour que le Christ croisse. L'Eglise, qui, dans le Christ, est la lumière du monde (cf. Mt 5, 14), s'efface et diminue en elle-même, pour tenir, aux yeux du monde, la place du Christ!

Dès que Jean est né, le Christ croît spirituellement en lui. Le témoin de la lumière du monde remplit déjà sa mission tandis que l'Enfant-Dieu est encore dans le sein de sa mère! Mais comme il n'y a pas deux christs, mais un seul, c'est bien plutôt Jean qui est dans le Christ, et donc en Marie, pour croître spirituellement par son témoignage à la Lumière du monde. Si donc l'Eglise, comme Jean, rend témoignage à la Lumière du monde, c'est en Marie, la mère de Jésus, que, spirituellement, l'Eglise croît dans le Christ, jusqu'à la fin de l'histoire!

S'il y a donc une symbolique qui relie les deux événements de l'Incarnation et de la Nativité, il s'agit bien de la vie spirituelle de l'Eglise dans le Christ, par Marie, avec Marie et en Marie. La fête de Noël célébrera bientôt le sommet et le couronnement de cette vie spirituelle: bientôt le Christ va venir; bientôt il va revenir, afin de donner à chacun des élus de Dieu la couronne de Gloire, cette Gloire qui est la sienne et qu'il tient de son Père. Amen, viens Seigneur Jésus!

Quand la Parole se fait Symbole - Homélie 4° dimanche de l'Avent B

Lectures 4° dimanche de l'Avent B

dominicanus
« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

1ère lecture : La royauté de David subsistera toujours devant le Seigneur (2 S 7, 1-5.8b-12.14a.16)

 

Lecture du deuxième livre de Samuel

Le roi David habitait enfin dans sa maison. 
Le Seigneur lui avait accordé la tranquillité 
en le délivrant de tous les ennemis qui l’entouraient. 
Le roi dit alors au prophète Nathan : 
« Regarde ! J’habite dans une maison de cèdre, 
et l’arche de Dieu habite sous un abri de toile ! » 
Nathan répondit au roi : 
« Tout ce que tu as l’intention de faire, 
fais-le, car le Seigneur est avec toi. »
Mais, cette nuit-là, 
la parole du Seigneur fut adressée à Nathan : 
« Va dire à mon serviteur David : 
Ainsi parle le Seigneur : 
Est-ce toi qui me bâtiras une maison 
pour que j’y habite ? 
C’est moi qui t’ai pris au pâturage, 
derrière le troupeau, 
pour que tu sois le chef de mon peuple Israël. 
J’ai été avec toi partout où tu es allé, 
j’ai abattu devant toi tous tes ennemis. 
Je t’ai fait un nom aussi grand 
que celui des plus grands de la terre. 
Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël, 
je l’y planterai, il s’y établira 
et ne tremblera plus, 
et les méchants ne viendront plus l’humilier, 
comme ils l’ont fait autrefois, 
depuis le jour où j’ai institué des juges 
pour conduire mon peuple Israël. 
Oui, je t’ai accordé la tranquillité 
en te délivrant de tous tes ennemis. 

Le Seigneur t’annonce 
qu’il te fera lui-même une maison. 
Quand tes jours seront accomplis 
et que tu reposeras auprès de tes pères, 
je te susciterai dans ta descendance un successeur, 
qui naîtra de toi, 
et je rendrai stable sa royauté.
Moi, je serai pour lui un père ; 
et lui sera pour moi un fils. 
Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, 
ton trône sera stable pour toujours. » 

– Parole du Seigneur.

 

Psaume : 88 (89), 2-3, 4-5, 27.29

 

R/ Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante !

(cf. 88, 2a)

 

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : c’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges. »

« Il me dira : ‘Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !’
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. »

 

2ème lecture : Le mystère gardé depuis toujours dans le silence est maintenant manifesté (Rm 16, 25-27)

 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
à Celui qui peut vous rendre forts 
selon mon Évangile qui proclame Jésus Christ :
révélation d’un mystère 
gardé depuis toujours dans le silence, 
mystère maintenant manifesté 
au moyen des écrits prophétiques, 
selon l’ordre du Dieu éternel,
mystère porté à la connaissance de toutes les nations 
pour les amener à l’obéissance de la foi,
à Celui qui est le seul sage, Dieu, par Jésus Christ, 
à lui la gloire pour les siècles. Amen.

– Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38)

 

Alléluia. Alléluia. Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. Alléluia.

(Lc 1, 38)

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu 
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, 
à une jeune fille vierge, 
accordée en mariage à un homme de la maison de David, 
appelé Joseph ; 
et le nom de la jeune fille était Marie. 
L’ange entra chez elle et dit : 
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, 
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. 
L’ange lui dit alors : 
« Sois sans crainte, Marie, 
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. 
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; 
tu lui donneras le nom de Jésus. 
Il sera grand, 
il sera appelé Fils du Très-Haut ; 
le Seigneur Dieu 
lui donnera le trône de David son père ; 
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, 
et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : 
« Comment cela va-t-il se faire, 
puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : 
« L’Esprit Saint viendra sur toi, 
et la puissance du Très-Haut 
te prendra sous son ombre ; 
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, 
il sera appelé Fils de Dieu. 
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, 
a conçu, elle aussi, un fils 
et en est à son sixième mois, 
alors qu’on l’appelait la femme stérile. 
Car rien n’est impossible à Dieu. » 
Marie dit alors : 
« Voici la servante du Seigneur ; 
que tout m’advienne selon ta parole. »

Alors l’ange la quitta.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

Quelles sont nos attentes pour Noël? - Homélie 3ème dimanche de l’Avent B

dominicanus #Année B 2015
Quelles sont nos attentes pour Noël? - Homélie 3ème dimanche de l’Avent B

Aujourd’hui, c’est le dimanche Gaudete. En latin, ‘gaudete' signifie: ‘réjouissez-vous’. Ce dimanche fut appelé ainsi depuis l’époque de saint Grégoire le Grand, au 6e siècle. La couleur liturgique de ce dimanche est le rose.

 

La joie qui vient de Dieu est plus profonde que des émotions passagères. C’est une joie qui provient du fait que nous savons que Jésus est toujours avec nous pour nous guider, nous aimer, au milieu des tribulations de ce monde.

 

Mais si nous attendons de Jésus qu’il nous apporte le ciel sur la terre, nous risquons de ne pas pouvoir le reconnaître, parce que ce n’est pas pour cela qu’il est venu. Le passage de l’évangile de ce jour nous en fournit un exemple.

 

Les prêtres, lévites et pharisiens qui viennent pour mener leur enquête au sujet de Jean Baptiste, ce sont les mêmes qui rejetteront plus tard le Christ et qui ont conspiré pour l’exécuter. Quand ils entendent des rumeurs à propos de Jean qui attire de grandes foules à qui il prêche le Messie, ils se méfient. Puisqu’il n’était pas des leurs, il ne pouvait pas être un messager de Dieu. Et quand ils lui posent des questions, ils ne font même pas attention à ses réponses. Et donc ils sont incapables d’accueillir le Christ quand il vient. 

 

Pourquoi? Parce qu’ils attendaient un messie politique, et non pas celui qui sauverait son peuple de ses péchés. Tout ce que Jean a pu dire est passé par le filtre de leur agenda personnel, et ils sont complètement passés à côté. Leurs opinions préconçues les empêchent d’entendre la Parole de Dieu annoncée par Jean. Ils ont entendu ses prophéties, mais en vain. 

 

 

Puisque nous sommes au cœur de ce temps de l’Avent, nous pouvons nous examiner pour voir quelles sont nos attentes pour Noël. À un niveau purement humain, on peut s’attendre à recevoir des cadeaux. Mais ces cadeaux ne sont que des signes du don incomparable que Dieu nous fait de son amitié avec nous en Jésus Christ. Dieu veut déverser sur nous un torrent d’amour pour Noël, mais si ce n’est pas cela que nous désirons, nous ne serons pas prêts pour l’accueillir. Cela veut dire trois choses.

 

D’abord, cela veut dire que nous devons éviter l’écueil des pharisiens. Nous ne devons pas penser que nous savons déjà tout, que nous comprenons comment Dieu va s’y prendre, ou que nous ne sommes pas concernés par une vraie rencontre transformante avec le Dieu vivant. Nous devons être persuadés que Dieu peut nous surprendre. 

 

Ensuite, cela signifie que nous devons consacrer à la prière un temps conséquent. Nous devons « fixer notre attention sur Jésus » (Hébreux 3,1) … pour nous accorder à la longueur d’ondes de Dieu, et nous permettre d’entendre sa voix. 

 

Enfin, pour corriger nos attentes pour Noël, nous devons consacrer du temps pour aider ceux qui sont démunis, ceux qui sont dans le besoin. Que ce besoin soit matériel, spirituel ou affectif, le meilleur moyen pour préparer le chemin du Seigneur, comme Jean lors du premier Noël, consiste à permettre à d’autres de faire l’expérience de la bonté de Dieu. En leur tendant la main, nous débroussaillons le chemin du Seigneur vers nous. Comme Jésus le dit (Lc 6,38): « Donnez, et il vous sera donné. »

 

Dans quelques instants, Jésus va nous tendre la main dans le sacrifice de la messe. Attisons notre désir de mieux le connaître, et d’ouvrir toute grande la porte de notre cœur à tout ce qu’il voudra nous donner.

 

Au milieu de vous  se tient celui que vous ne connaissez pas...
Au milieu de vous  se tient celui que vous ne connaissez pas...

Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas...

Lectures 3ème dimanche de l'Avent B

dominicanus

1ère lecture : « Je tressaille de joie dans le Seigneur » (Is 61, 1-2a.10-11)

Lecture du livre du prophète Isaïe

L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi
parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.
Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, 
guérir ceux qui ont le cœur brisé,
proclamer aux captifs leur délivrance,
aux prisonniers leur libération,
proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.

Je tressaille de joie dans le Seigneur,
mon âme exulte en mon Dieu.
Car il m’a vêtue des vêtements du salut,
il m’a couverte du manteau de la justice,
comme le jeune marié orné du diadème,
la jeune mariée que parent ses joyaux.
Comme la terre fait éclore son germe,
et le jardin, germer ses semences,
le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange
devant toutes les nations.

– Parole du Seigneur.

 

cantique : (Luc 1, 46b-48, 49-50, 53-54)

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.

Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour

 

2ème lecture : « Que votre esprit, votre âme et votre corps soient gardés pour la venue du Seigneur » (1 Th 5, 16-24)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Frères,
soyez toujours dans la joie, 
priez sans relâche, 
rendez grâce en toute circonstance : 
c’est la volonté de Dieu à votre égard 
dans le Christ Jésus. 
N’éteignez pas l’Esprit, 
ne méprisez pas les prophéties, 
mais discernez la valeur de toute chose : 
ce qui est bien, gardez-le ; 
éloignez-vous de toute espèce de mal.
Que le Dieu de la paix lui-même 
vous sanctifie tout entiers ;
que votre esprit, votre âme et votre corps, 
soient tout entiers gardés sans reproche 
pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ. 
Il est fidèle, Celui qui vous appelle : 
tout cela, il le fera. 

– Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1, 6-8.19-28)

 

Alléluia. Alléluia. L’Esprit du Seigneur est sur moi : il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. Alléluia.

(cf. Is 61, 1)

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
son nom était Jean.
Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

Voici le témoignage de Jean, 
quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem 
des prêtres et des lévites 
pour lui demander : 
« Qui es-tu ? » 
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : 
« Je ne suis pas le Christ. » 
Ils lui demandèrent : 
« Alors qu’en est-il ? 
Es-tu le prophète Élie ? » 
Il répondit : 
« Je ne le suis pas. 
– Es-tu le Prophète annoncé ? » 
Il répondit : 
« Non. »
Alors ils lui dirent : 
« Qui es-tu ? 
Il faut que nous donnions une réponse 
à ceux qui nous ont envoyés. 
Que dis-tu sur toi-même ? » 
Il répondit : 
« Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : 
Redressez le chemin du Seigneur, 
comme a dit le prophète Isaïe. » 
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. 
Ils lui posèrent encore cette question : 
« Pourquoi donc baptises-tu, 
si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » 
Jean leur répondit : 
« Moi, je baptise dans l’eau. 
Mais au milieu de vous 
se tient celui que vous ne connaissez pas ; 
c’est lui qui vient derrière moi, 
et je ne suis pas digne 
de délier la courroie de sa sandale. » 

Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, 
à l’endroit où Jean baptisait.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.

Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.

8 décembre 2020 : "L’HEURE DE GRÂCE" de 12h à 13h heures de chaque pays

dominicanus #Fêtes
Rosa Mystica (Montichiari)

Rosa Mystica (Montichiari)

Le 8 Décembre 1947, plusieurs milliers de personnes venues de toutes parts étaient accourues pour la 7èmeapparition annoncée à Montichiari. La voyante, Pierina Gilli s'agenouilla au centre de la nef à l'endroit où les autres apparitions avaient eu lieu. Pendant qu'on disait encore le chapelet, Pierina s'écria : "Oh! la Madone !"

Aussitôt se fit un grand silence.

La Madone se montra à Pierina sur un grand escalier blanc qui était orné des deux côtés de roses : des roses blanches, rouges et dorées. La Mère de Dieu sourit et dit : "Je suis l'Immaculée Conception" Et continuant à descendre l'escalier avec une grande majesté, Elle dit : "Je suis Marie de la grâce, c'est-à-dire la pleine de grâces, Mère de mon divin Fils Jésus-Christ".

Descendant encore les escaliers, Elle poursuivit : "Par ma venue ici, à Montichiari, je souhaite être invoquée et vénérée sous le nom "Rosa Mystica"

"JE SOUHAITE QUE CHAQUE ANNÉE, LE 8 DÉCEMBRE, A L'HEURE DE MIDI, on célèbre L'HEURE DE GRÂCE POUR LE MONDE ENTIER" "Par cet exercice, on obtiendra de nombreuses grâces spirituelles et corporelles".  

Elle continua : "Notre-Seigneur, mon divin Fils Jésus accordera sa très grande miséricorde pour autant que les bons continueront à prier pour les pauvres pécheurs.

Qu'on veuille faire part, le plus vite possible au Pasteur suprême de l'Église catholique, le Pape Pie XII, que c'est mon souhait que cette HEURE de GRÂCE soit connue et diffusée dans le monde entier. Celui qui ne peut pas se rendre à l'église doit prier chez lui à l'heure de midi (12H à 13H) et il recevra alors mes grâces."

A ce moment la Mère de Dieu montra à Pierina son cœur et la Madone magnifiquement resplendissante d'amour laissa s'échapper ces mots : "Vois ce cœur qui aime tant les hommes, tandis que le plus grand nombre l'accable d'outrages !" Ici Elle s'arrêta quelques instants. "Lorsque les bons et les méchants s'uniront dans une prière unanime, ils obtiendront de ce cœur miséricorde et paix. Présentement les bons ont obtenu par moi du Seigneur miséricorde " "celle-ci a arrêté un grand châtiment"

Puis continuant en souriant : "Sous peu, on reconnaîtra la grandeur de cette heure de grâce".

Diaporama sur Montichiari-Rosa Mystica

https://www.etoilenotredame.org/actualites/8-decembre-2020-l-heure-de-grace-de-12h-a-13h-heure-de-chaque-pays

Marie Immaculée, Mère du Désarmement (Kisangani, R.D.C.)

dominicanus #Fêtes
Marie Immaculée, Mère du Désarmement (Kisangani, R.D.C.)

Le titre « Mère du Désarmement » dans la Bible et l’histoire de l’Église

En apparaissant au Site « Nzete Ekauka » à Kingasani 1 (R.D.C), la Vierge Marie a décliné son identité et s’est présentée à Raphaël MINGA K. sous le titre de : « Marie, Immaculée, Mère du Désarmement », c’est-à-dire celle qui désarme par la force du Saint-Esprit les puissances du mal dans le cœur de l’homme. Ce titre est INEDIT ! Il est inconnu de l’histoire de la théologie mondiale.

 

 

Cependant, il a des solides fondements dans les textes bibliques ainsi que dans l’histoire de la Sainte Eglise. C’est ce que nous allons essayer de démontrer dans ce nouvel article.

Mais, d’abord disons qu’en se présentant comme « Mère du Désarmement » la Vierge veut signifier qu’elle est la femme qui écrase la tête trop orgueilleuse du dragon infernal. Les dévots de « Nzete Ekauka » implorent cela dans la prière de l’Ave Maria particulier à ce Site : « (…) Sainte Marie, Mère de Dieu et Mère du Désarmement, Notre Dame de la Sainte Trinité. Ecrasez la tête du dragon infernal… »

Le Voyant principal du Site, le frère Raphaël, explique que le Désarmement dont parle Marie, à un premier niveau, touche plus l’intérieur de l’homme et vise d’abord la purification du cœur de l’homme et son intelligence.

Après ces précisions sur la signification du titre, voyons à présent les textes qui le soutiennent.

En premier lieu, citons S. Jean 19, 25-27 : « Debout près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère (…).  Jésus vit la Mère et auprès d’elle le disciple qu’il aimait. Il dit à la Mère : “Femme, voici ton fils.”  Ensuite il dit au disciple : “Voici ta mère.” Et à partir de ce moment le disciple la reçut chez lui. »

« L’union de la mère avec son Fils dans l’œuvre de la Rédemption atteint son sommet au calvaire (…) Marie se tint auprès de la croix souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d’un cœur maternel à son sacrifice (Pape Paul VI, le culte de la Vierge Marie). Sur la croix, Jésus triomphe du mal et désarme la mort et « à travers le titre inédit de ‘’Marie, Immaculée, Mère du Désarmement’’, le message de Kingasani I vient opportunément nous rappeler l’union intime de Marie au combat de son Fils, et donc son engagement profond à l’œuvre de notre salut. » (Laurent Cardinal Monsengwo P., Déclaration sur les événements de Kingasani I : « Marie Immaculée, Mère du Désarmement »).

Ensuite citons Genèse 3, 15 : « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ton lignage et le sien. Elle t’écrasera la tête, et tu l’atteindras au talon. »

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Saint Jérôme (347-420), dans la Vulgate, attribue à Marie le rôle d’écraser le serpent, le dragon infernal. Cependant, certaines versions de la Bible écrivent plutôt: ‘’Il’’ t’écrasera la tête… au lieu d’ ‘’elle’’, dépendamment que le pronom ‘’il’’ fasse référence à Jésus-Christ, et que le pronom ‘’elle’’ fasse référence à la Vierge Marie. Mais, Sam Guzman nous confie un petit secret : « cela n’a pas d’importance. Voyez-vous, c’est Jésus qui va écraser Satan au moyen de la Vierge Marie. Marie est l’instrument dont Jésus va se servir pour détruire son antique ennemi. (Et tous les attributs de Marie, y compris son Immaculée Conception, lui ont été donnés en avance par les mérites de Jésus-Christ, précisément parce qu’elle est la Mère de Jésus.) » (Sam Guzman,  Pourquoi le diable hait tant la Sainte Vierge)

En fait « puisque la tradition biblique établit une profonde solidarité entre celle qui engendre et sa descendance, la représentation de l’Immaculée qui écrase le serpent est cohérente avec le sens originel du passage : elle le fait non pas par sa propre force mais par grâce de son Fils. » (Saint Pape Jean-Paul II, Audience générale du 29 mai 1996 sur l’Immaculée conception)

Le Magnificat de Marie (Luc 1, 46-56) peut également servir des fondements au titre « Mère du Désarmement ». Lisons-en un extrait : « Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, renvoie les riches les mains vides. »

Le Magnificat de Marie est un hymne au désarmement, tissé de tous les fils des Saintes Ecritures méditées jour et nuit. (fr Philippe Hugelé, Homélie de l’Assomption : du combat au désarmement).

Un autre passage intéressant est celui de l’Apocalypse de Saint Jean au chapitre 12. La Vierge est la femme victorieuse de l’Apocalypse 12 qui écrase le dragon. Elle « est présente dans l’Eglise comme Mère du Rédempteur [et] participe au dur combat contre les puissances de ténèbres qui se déroule à travers toute l’histoire des hommes. » (Saint Pape Jean Paul II, La Mère du Rédempteur). Elle est la Mère du Désarmement.

Nous pensons que ces 4 passages suffisent à démontrer les sources bibliques du titre « Mère du Désarmement ». D’autres passages pouvant, bien entendu, servir également des fondements.

Dans l’histoire de l’Eglise, spécialement du côté des écrits du Magistère de l’Eglise, citons ces mots du pape Pie XII dans sa prière de consécration du monde au Cœur Immaculée de Marie (1942) : « (…) O Vous, Mère de miséricorde, obtenons-nous de Dieu la Paix ! (…) Reine de la Paix, priez pour nous et donnez au monde (en guerre) cette Paix après laquelle les peuples soupirent, (…) Donnez-lui la paix des armes et des âmes… ».

La paix des armes, n’est-ce pas de cela qu’il s’agit lorsque la Vierge Marie, Mère du Désarmement déclare, dans son message du 27 juillet 1988, qu’elle venait « désarmer Satan et ses Acolytes, car ils préparent une véritable catastrophe et l’apostasie du monde » et encore « le moment crucial, où le Prince du mal veut faire son épiphanie éclatante et sanglante dans le monde est enfin arrivé. Les armes de toutes catégories veulent parler et marcher au grand jour, afin de vous ôter la paix. » Et la paix des âmes, n’est-ce pas là le désarmement de cœurs ?

Disons qu’à Fatima, la Vierge est apparue pour arrêter la 1ère guerre  mondiale et a prévenu la venue d’une autre guerre pire que la 1ère si les gens ne se convertissaient pas réellement, il s’agissait de la 2ème guerre mondiale qui est bien arrivée. A  Kingasani 1, en RD Congo, elle vient prévenir le monde du danger d’une éventuelle 3ème guerre mondiale nucléaire et se révèle comme la Mère du Désarmement, celle qui peut donner par la grâce de son Fils, la paix des armes (...)

Bien des années avant ou plutôt des siècles, lors de ses Apparitions à Guadalupe (1531), la Vierge se présenta à Juan Diego dans sa langue aztèque, le nahuati, sous le nom de « coatlaxopeuh », ce qui signifie « Celle qui écrase la tête  du serpent ». Aujourd’hui encore à Kingasani I, elle nous confirme qu’elle est « celle qui écrase la tête du dragon infernal ».

Elle est la Mère du Désarmement qui « s’est présentée dans la situation dramatique de notre pays comme celle qui appelle à la conversion pour établir la paix dans les cœurs et dans le pays. » déclare le Cardinal Laurent Monsengwo P., qui en la fête de Notre Dame du Rosaire, le 7 octobre 1998, priait en ces termes :  « (…) toi, la Mère du Désarmement, Désarme tous les bras fratricides, désarme les cœurs endurcis, désarme les nuques raides, désarme les esprits obnubilés par la passion, désarme satan dans notre pays et dans le monde, toi la Reine de la paix, obtiens-nous de ton fils la conversion des cœurs, et une paix juste et durable, celle que donne ton fils Jésus–Christ, lui qui vit et règne pour les siècles des siècles…»

Enfin, terminons cette démonstration en ressortissant le lien qui existe entre ce titre et le dogme de l’Immaculée conception de Marie proclamé par le pape Pie IX en 1854.  Le titre de « Mère du Désarmement » est profondément lié à « l’Immaculée Conception ».

En effet, l’Eternel des Armées a désarmé Marie de toute tâche du péché en vue de sa maternité divine, en ce sens elle est la Mère désarmée (Immaculée conception) et désarmante (Mère du Désarmement) de tout contact au péché. Elle est la femme terrible comme une armée rangée en bataille (Ct 6, 10).

 

https://jeunescathosdudesarmement.wordpress.com/2018/07/17/le-titre-mere-du-desarmement-dans-la-bible-et-lhistoire-de-leglise/

Père Xavier Malle, L'Immaculée Conception, Marthe Robin, les enfants et la prière pour la France

dominicanus #Il est vivant !
Père Xavier Malle, L'Immaculée Conception, Marthe Robin, les enfants et la prière pour la France

Le 8 décembre 1947, fête de l’Immaculée Conception, dans la Drôme, le Père Finet entre dans la chambre de Marthe Robin vers 9h du matin et lui dit :« La France est foutue ! ». Marthe répond : « Non, Père, la Sainte Vierge va apparaître et demander la prière des petits enfants. » Ce même jour, à L’Ile-Bouchard, petit village de Touraine, un peu avant 13h, quatre petites filles entrent pour prier dans l’église paroissiale, sur la recommandation de leur maitresse. Elles témoigneront ensuite avoir vu « une belle Dame », qui leur a demandé de prier pour la France alors en grand danger et a promis du bonheur dans les familles. La demande de la prière pour la France et la promesse de bonheur dans les familles sont intimement liées et d’une brûlante actualité.

 

La Belle Dame confie à quatre jeunes enfants une question d’adulte : la situation de la France, à la veille d’une guerre civile. Elle va y revenir à quatre reprises pendant toute la semaine des évènements du 8 au 14 décembre 1947. Dès sa seconde manifestation, et ce sont ses premiers mots : « Dites aux petits enfants de prier pour la France qui en a grand besoin. » La quatrième fois, le mardi 9 à 13h, Marie réitère sa demande, sous une formulation légèrement différente : « Priez pour la France qui, ces jours-ci, est en grand danger. » Les enfants vont faire ce que la Belle Dame leur demande : inviter leurs amies de l’école à prier pour la France, et participer elles-mêmes à cette prière.

Est-il légitime de confier à la prière de petits enfants des questions de « grandes personnes » ? Demandez-vous à vos enfants de prier pour que papa ou maman retrouve un travail ? Pour dénicher la maison ou l’appartement dont vous avez besoin pour accueillir bébé à naître ? Bien sûr et vous avez raison !

- Il y a une pureté dans la demande des enfants, sans arrières pensées : ils prient pour leur pays, simplement, comme ils prient pour leur famille. C’est bien de cela qu’il s’agit ; notre pays est notre famille élargie.

- Il y a une foi spontanée dans leur prière. Ils ne doutent pas d’obtenir ce qu’ils demandent. Et effectivement la France a été sauvée : l’ordre de reprise du travail a été donné dès le mardi, sans qu’aujourd’hui encore on puisse en donner d’explication satisfaisante.

-Il y a une puissance de la prière des enfants sur le cœur de Dieu : « si vous ne redevenez comme ces petits enfants… » (Mt 18,3)

D’autant qu’en réalité, cette question de grandes personnes les regarde. C’était bien de leur avenir dont il s’agissait !

Comme en 1947, pense-t-on à demander plus particulièrement aux petits enfants de prier pour notre pays ? Pour allier les deux aspects évoqués au début, je vous propose de prier avec les petits enfants trois Je vous salue Marie pour les familles de France : un pour les papas, un pour les mamans et un pour les enfants.

Père Xavier Malle, L'Immaculée Conception, Marthe Robin, les enfants et la prière pour la France

Lectures Solennité Immaculée Conception

dominicanus #Fêtes
Lectures Solennité Immaculée Conception

PREMIÈRE LECTURE

« Je mettrai une hostilité entre ta descendance et la descendance de la femme » (Gn 3, 9-15.20)

Lecture du livre de la Genèse

Quand Adam eut mangé du fruit de l’arbre,
    le Seigneur Dieu l’appela et lui dit :
« Où es-tu donc ? »
    L’homme répondit :
« J’ai entendu ta voix dans le jardin,
j’ai pris peur parce que je suis nu,
et je me suis caché. »
    Le Seigneur reprit :
« Qui donc t’a dit que tu étais nu ?
Aurais-tu mangé de l’arbre
dont je t’avais interdit de manger ? »
    L’homme répondit :
« La femme que tu m’as donnée,
c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre,
et j’en ai mangé. »
    Le Seigneur Dieu dit à la femme :
« Qu’as-tu fait là ? »
La femme répondit :
« Le serpent m’a trompée,
et j’ai mangé. »
    Alors le Seigneur Dieu dit au serpent :
« Parce que tu as fait cela,
tu seras maudit parmi tous les animaux
et toutes les bêtes des champs.
Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière
tous les jours de ta vie.
    Je mettrai une hostilité entre toi et la femme,
entre ta descendance et sa descendance :
celle-ci te meurtrira la tête,
et toi, tu lui meurtriras le talon. »
    L’homme appela sa femme Ève (c’est-à-dire : la vivante),
parce qu’elle fut la mère de tous les vivants.

    – Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4)

R/ Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles.
 (Ps 97, 1a)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s'est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s'est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d'Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

DEUXIÈME LECTURE

« Dieu nous a choisis, dans le Christ, avant la formation du monde » (Ep 1, 3-6.11-12)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens

Béni soit Dieu, le Père
de notre Seigneur Jésus Christ !

Il nous a bénis et comblés
des bénédictions de l’Esprit,
au ciel, dans le Christ.

    Il nous a choisis, dans le Christ,
avant la fondation du monde,
pour que nous soyons saints, immaculés
devant lui, dans l’amour.

    Il nous a prédestinés
à être, pour lui, des fils adoptifs
par Jésus, le Christ.

Ainsi l’a voulu sa bonté,
    à la louange de gloire de sa grâce,
la grâce qu’il nous donne
dans le Fils bien-aimé.

    En lui, nous sommes devenus
le domaine particulier de Dieu,
nous y avons été prédestinés
selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé :
il a voulu  que nous vivions
à la louange de sa gloire,
nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 26-38)

Alléluia. Alléluia.
Je te salue, Marie, Comblée-de-grâce :
le Seigneur est avec toi,
tu es bénie entre les femmes.
Alléluia. (cf. Lc 1, 28.42)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
    à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
    L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
    À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
    L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
    Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de Jésus.
    Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
    il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
    Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
    L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
    Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
    Car rien n’est impossible à Dieu. »
    Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »

Alors l’ange la quitta.

     – Acclamons la Parole de Dieu.

Le Kérygme, Évangile du catéchumène - Homélie 2ème dimanche de l'Avent B

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012
Le Kérygme, Évangile du catéchumène - Homélie 2ème dimanche de l'Avent B

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L'Evangile selon S. Marc est l'Evangile du catéchumène. Pourquoi? C'est l'Evangile le plus ancien; c'est celui que l'Eglise primitive a composé en premier pour répondre à l'urgence de préparer les foules qui le demandaient au baptême. C'est aussi l'Evangile le plus court, qui contient l'essentiel des faits au sujet de Jésus.

Il est probable qu'il ait été composé pour les païens de Rome et qu'il soit l'écho de la prédication de S. Pierre. Il contient tout ce qu'un païen qui se prépare au baptême doit assimiler (et pas seulement savoir) et vivre pour franchir le seuil de la conversion.

L'Evangile de Matthieu, que nous avons médité l'an dernier (année liturgique A) est l'Evangile du catéchiste. Il rapporte beaucoup de paroles de Jésus en les présentant dans un certain ordre. Le tout est rassemblé en cinq grands discours: le Sermon sur la Montagne (ch. 5-7), l'envoi en mission (10), le discours en paraboles (13), le discours ecclésial (18) et le discours eschatologique (25).

Que doit faire le néophyte? Il doit faire la démarche d'entrer dans une communauté. Il doit se rendre compte que lors du baptême, il n'a pas seulement dit son 'oui' à Dieu, à Jésus, mais qu'il s'est engagé dans une communauté afin, justement, d'y trouver la présence de Dieu. Voici la phrase clé de l'Evangile de Matthieu:

 

"Et voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde." (Mt 28, 20)



Matthieu nous donne un catéchisme raisonné du Règne de Dieu. A travers les cinq grands discours et les actions de Jésus, il nous donne de comprendre ce qu'est le Royaume de Dieu, comment on y entre, comment on l'accueille, quels sont les principaux devoirs de ceux qui y entrent. Ce catéchisme nous apprend la manière de vivre du chrétien (l'éthique chrétienne), la visée missionnaire de ce Royaume, ses difficultés internes aussi, et la charité, le pardon qui doivent s'y exercer, et sa fin eschatologique. Bref, c'est un long catéchisme qui veut inciter le baptisé à approfondir le sens de son appartenance à l'Eglise.

Tandis que l'Evangile de Matthieu est l'approfondissement de la vie chrétienne, la catéchèse de celui qui a déjà été baptisé, l'Evangile de Marc est la première annonce de la Bonne Nouvelle au païen (kérygme). Mais faisons bien attention!

"Il est plus difficile de devenir chrétien quand on l'est, que de le devenir quand on ne l'est pas." (Kierkegaard)

Une fois que nous sommes baptisés, nous ne sommes pas encore quittes avec le paganisme (le 'vieil homme'). Une fois baptisés, même de longue date, nous avons toujours besoin du kérygme. Tant le Directoire général pour la catéchèse (n. 258) que le Catéchisme de l'Eglise catholique (n. 1231) reconnaissent la nécessité d'un catéchuménat après le baptême. C'est là tout l'intérêt de l'Evangile selon S. Marc pour nous cette année.



"Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu" :



C'est une phrase programme qui, dans son extrême concision, caractéristique du kérygme, proclame néanmoins la même foi que celle de S. Jean, plus explicite.

"Commencement": comme en Jn 1, 1 et Gn 1, 1: c'est une nouvelle création, une nouvelle genèse.

"La Bonne Nouvelle": l'Evangile, au singulier! Avant d'être consigné dans les quatre livres que nous appelons "les évangiles", l'Evangile (au singulier) est annonce, kérygme. Il ne présente pas seulement un tableau de l'histoire du Christ, mais "il est une force de Dieu pour le salut de tout homme qui croit" (Rm 1, 16). Il est donc nécessaire que cette Bonne Nouvelle soit reçue dans la foi, et une foi qui engage: "Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route" (Mc 1, 2-3).

"... de Jésus Christ", appelée aussi "de Dieu (1, 14) ou Evangile de la grâce de Dieu (Ac 20, 24).

"Jésus Christ, Fils de Dieu": c'est d'une audace incroyable, vous voyez! N'oublions pas que nous sommes au tout début du premier Evangile. Et dès le début il y a cette affirmation: "Jésus, Fils de Dieu"! C'est tout l'Evangile de Marc qui est orienté vers la révélation progressive, d'abord secrète (Mc 3, 11-12), mais officialisée lors du procès (Mc 14, 61-62) et reconnu même des païens (Mc 15, 39). C'est donc tout son programme que Marc formule d'emblée, par le double titre davidique et divin, messianique et filial, concordant avec S. Luc (1, 32.35) et S. Paul (Rm 1, 3-4). Le kérygme, c'est l'assertion "autoritaire", qui ne se justifie pas par des raisonnements philosophiques ou apologétiques, mais dont la force vient de l'Esprit Saint. On accepte ou on n'accepte pas.

Au 2e siècle, le philosophe païen, Celse, écrit, indigné:

"Les païens se comportent comme ceux qui croient sans raison. Certains d'entre eux ne veulent même pas donner ou recevoir une raison autour de celui auquel ils croient et utilisent des formules comme celles-ci: 'Ne discute pas, mais crois; la foi te sauvera' ".

Celse aurait voulu que les chrétiens présentent leur foi dans une discussion pour la rendre acceptable philisophiquement. Bien sûr, le refus des chrétiens d'entrer dans la discussion ne concernait pas l'ensemble de l'itinéraire de la foi, mais uniquement le début. Sinon, ce serait du fidéisme. Les chrétiens ne fuyaient pas, même à cette époque, la confrontation et le fait de "donner raison de leur espérance" également aux Grecs (cf. 1 P 3, 15). Ils pensaient seulement que la foi ne pouvait pas naître de cette confrontation, mais devait la précéder, car elle est l'oeuvre de l'Esprit et non de la raison. La confrontation pouvait, tout au plus, la préparer et, une fois accueillie, en montrer la justesse.

Cela est d'une grande importance aussi dans notre contexte actuel. L'Eglise catholique possède une forte tradition théologique, mais elle risque d'être le parent pauvre, si, en dessous de l'immense patrimoine de doctrine, de lois et d'institutions, elle ne retrouve pas la force de ce noyau primordial, capable de susciter en lui-même la foi.

Pensons ici à David dans son combat contre Goliath. Voulant endosser une armure très lourde, il s'aperçoit qu'elle va le gêner plus qu'autre chose. Alors il la laisse de côté et affronte sans complexes le géant avec sa simple fronde de berger. Nombre de catholiques abandonnent l'Eglise pour d'autres groupes plus ou moins chrétiens parce qu'ils sont attirés par une annonce simple et efficace qui les met directement en contact avec le Christ et leur fait expérimenter la puissance de son Esprit, même si c'est groupes n'ont pas les moyens que possède l'Egllise catholique pour conduire les personnes à la perfection de la vie chrétienne.


La majorité d'entre nous n'est pas passée par le catéchuménat. Il faut donc que l'annonce fondamentale nous soit proposée d'une manière claire et essentielle après le baptême. C'est l'occasion que nous offre l'Evangile selon S. Marc tout au long de cette année qui commence. Profitons-en bien.

Le kérygme, c'est l'assertion "autoritaire", qui ne se justifie pas par des raisonnements philosophiques ou apologétiques, mais dont la force vient de l'Esprit Saint. On accepte ou on n'accepte pas.

Le kérygme, c'est l'assertion "autoritaire", qui ne se justifie pas par des raisonnements philosophiques ou apologétiques, mais dont la force vient de l'Esprit Saint. On accepte ou on n'accepte pas.

Lectures 2ème dimanche de l'Avent B

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1ère lecture : « Préparez le chemin du Seigneur » (Is 40, 1-5.9-11)

 

Lecture du livre du prophète Isaïe

Consolez, consolez mon peuple,
– dit votre Dieu – 
parlez au cœur de Jérusalem.
Proclamez que son service est accompli,
que son crime est expié, 
qu’elle a reçu de la main du Seigneur
le double pour toutes ses fautes.

Une voix proclame :
« Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; 
tracez droit, dans les terres arides, 
une route pour notre Dieu.
Que tout ravin soit comblé,
toute montagne et toute colline abaissées !
que les escarpements se changent en plaine,
et les sommets, en large vallée !
Alors se révélera la gloire du Seigneur, 
et tout être de chair verra
que la bouche du Seigneur a parlé. »

Monte sur une haute montagne, 
toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.
Élève la voix avec force, 
toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.
Élève la voix, ne crains pas.
Dis aux villes de Juda :
« Voici votre Dieu ! »
Voici le Seigneur Dieu !
Il vient avec puissance ;
son bras lui soumet tout.
Voici le fruit de son travail avec lui,
et devant lui, son ouvrage.
Comme un berger, il fait paître son troupeau :
son bras rassemble les agneaux,
il les porte sur son cœur,
il mène les brebis qui allaitent. 

– Parole du Seigneur.

 

 

Psaume : 84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14

 

R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,
et donne-nous ton salut.
84, 8

 

 

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui, 
et ses pas traceront le chemin.

 

2ème lecture : « Ce que nous attendons, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle » (2 P 3, 8-14)

 

Lecture de la deuxième lettre de saint Pierre apôtre

Bien-aimés, 
il est une chose qui ne doit pas vous échapper : 
pour le Seigneur, 
un seul jour est comme mille ans, 
et mille ans sont comme un seul jour. 
Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, 
alors que certains prétendent qu’il a du retard. 
Au contraire, il prend patience envers vous, 
car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre, 
mais il veut que tous parviennent à la conversion. 
Cependant le jour du Seigneur viendra, comme un voleur. 
Alors les cieux disparaîtront avec fracas, 
les éléments embrasés seront dissous, 
la terre, avec tout ce qu’on a fait ici-bas, ne pourra y échapper. 
Ainsi, puisque tout cela est en voie de dissolution, 
vous voyez quels hommes vous devez être, 
en vivant dans la sainteté et la piété, 
vous qui attendez, 
vous qui hâtez l’avènement du jour de Dieu, 
ce jour où les cieux enflammés seront dissous, 
où les éléments embrasés seront en fusion. 
Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, 
c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle 
où résidera la justice.
C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela, 
faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut, 
dans la paix.

– Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Rendez droits les sentiers du Seigneur » (Mc 1, 1-8)

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers : tout être vivant verra le salut de Dieu. Alléluia.

(cf. Lc 3, 4.6)

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Commencement de l’Évangile de Jésus, 
Christ, Fils de Dieu.
Il est écrit dans Isaïe, le prophète :
Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,
pour ouvrir ton chemin.
Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur,
rendez droits ses sentiers.
Alors Jean, celui qui baptisait, 
parut dans le désert. 
Il proclamait un baptême de conversion 
pour le pardon des péchés.

Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem 
se rendaient auprès de lui,
et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, 
en reconnaissant publiquement leurs péchés. 
Jean était vêtu de poil de chameau, 
avec une ceinture de cuir autour des reins ; 
il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. 
Il proclamait : 
« Voici venir derrière moi 
celui qui est plus fort que moi ; 
je ne suis pas digne de m’abaisser 
pour défaire la courroie de ses sandales. 
Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; 
lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

Moi, je vous ai baptisés dans l'eau ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint

Moi, je vous ai baptisés dans l'eau ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint

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