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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

Liturgie de la Parole 6° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B
N'oublie pas, Seigneur, le cri des malheureux

N'oublie pas, Seigneur, le cri des malheureux

1ère lecture : La loi ancienne sur les lépreux (Lv 13, 1-2.45-46)
 

Lecture du livre des Lévites

Le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
« Quand un homme aura sur la peau une tumeur, une inflammation ou une tache, qui soit une marque de lèpre, on l'amènera au prêtre Aaron ou à l'un des prêtres ses fils.
Le lépreux atteint de cette plaie portera des vêtements déchirés et les cheveux en désordre, il se couvrira le haut du visage jusqu'aux lèvres, et il criera : 'Impur ! Impur !'
Tant qu'il gardera cette plaie, il sera impur. C'est pourquoi il habitera à l'écart, sa demeure sera hors du camp. »



 

Psaume : 101, 2-3ab, 4-5, 6.13, 20-21

R/ N'oublie pas, Seigneur, le cri des malheureux


Seigneur, entends ma prière :
que mon cri parvienne jusqu'à toi !
Ne me cache pas ton visage
le jour où je suis en détresse !

Mes jours s'en vont en fumée,
mes os comme un brasier sont en feu ;
mon coeur se dessèche comme l'herbe fauchée,
j'oublie de manger mon pain ;

A force de crier ma plainte,
ma peau colle à mes os.
Mais toi, Seigneur, tu es là pour toujours ;
d'âge en âge on fera mémoire de toi.

« Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s'est penché ;
du ciel, il regarde la terre
pour entendre la plainte des captifs
et libérer ceux qui devaient mourir. »


 

2ème lecture : Ne scandaliser personne (1Co 10, 31-33; 11, 1)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, tout ce que vous faites : manger, boire, ou n'importe quoi d'autre, faites-le pour la gloire de Dieu.
Ne soyez un obstacle pour personne, ni pour les Juifs, ni pour les païens, ni pour l'Église de Dieu.
Faites comme moi : en toutes circonstances je tâche de m'adapter à tout le monde ; je ne cherche pas mon intérêt personnel, mais celui de la multitude des hommes, pour qu'ils soient sauvés.
Prenez-moi pour modèle ; mon modèle à moi, c'est le Christ.

 
 

 

Evangile : Guérison d'un lépreux (Mc 1, 40-45)

 
Acclamation : Un grand prophète s'est levé parmi nous : Dieu a visité son peuple. (Lc 7, 16)

Evangile de Jésus Christ selon saint Marc

Un lépreux vient trouver Jésus ; il tombe à ses genoux et le supplie : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Pris de pitié devant cet homme, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
A l'instant même, sa lèpre le quitta et il fut purifié.
Aussitôt Jésus le renvoya avec cet avertissement sévère :
« Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne pour ta purification ce que Moïse prescrit dans la Loi : ta guérison sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte qu'il n'était plus possible à Jésus d'entrer ouvertement dans une ville. Il était obligé d'éviter les lieux habités, mais de partout on venait à lui.

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

La prière de Jésus dans le silence de la liturgie - Homélie 5° dimanche du T.O.B

dominicanus #Homélies Année B (2008-2009)
Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait.

Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait.

"Le silence sacré fait partie de la célébration : il doit aussi être observé en son temps." (PGMR 45)


Dans l'évangile de ce dimanche nous voyons que de nombreux malades sont amenés auprès de Jésus pour qu'il les guérisse. Je ne peux m'empêcher de voir dans cette foule de malades la liturgie même  telle qu'elle est célébrée en beaucoup d'endroits. Il est grand temps pour nous de nous approcher de Jésus pour le supplier de la guérir. Un des  principaux symptomes d'une liturgie malade est le manque de silence. Comme le faisait remarquer Jean-Paul II, nos liturgies ne retrouveront leur santé spirituelle que dans la mesure où elles quitteront le vacarme tapageur du monde pour rejoindre la prière silencieuse de Jésus :


"Un aspect qu'il faut cultiver avec une plus grande application au sein de nos communautés est l'expérience du silence. Nous avons besoin de celui-ci 'pour accueillir dans nos coeurs la pleine résonance de la voix de l'Esprit Saint, et pour unir plus étroitement la prière personnelle à la Parole de Dieu et à la voix publique de l'Eglise'. Dans une société qui vit de manière toujours plus frénétique, souvent étourdie par le bruit et distraite par l'éphémère, redécouvrir la valeur du silence est vital. Ce n'est pas un hasard si, même en dehors du culte chrétien, se diffusent des pratiques de méditation qui accordent de l'importance au recueillement."
 

Après le diagnostic, voici la prescription, avec référence explicite à l'évangile de ce dimanche :
 

"Pourquoi ne pas lancer, avec audace pédagogique, une éducation spécifique au silence au sein même des propres paramètres de l'expérience chrétienne ? Nous devons avoir à l'esprit l'exemple de Jésus, qui 'sortit et s'en alla dans un lieu désert, et là il priait' (Mc 1, 35). La Liturgie, dans ses divers moments et ses diverses manifestations, ne peut pas négliger celui du silence." (Lettre apostolique Spiritus et Sponsa 13)
 

Alors prenons du temps pour suivre Jésus dans sa prière silencieuse, en dehors, mais aussi pendant la messe. Il ne manquerait plus que cela, que l'on ne puisse même plus avoir un peu de silence pendant une célébration eucharistique ! Une messe sans silence est comme un trésor qui reste fermé. Combien de messes célébrées à la va-vite ou dans une débauche de paroles, de chants et d'actions, au nom d'une compréhension erronnée de la "participation active" dans la liturgie. Le Père Daniel Ange écrit :
 

"Le dialogue des Personnes divines s'exprime en silence. Face à ce silence de mystère, la louange des anges et des hommes la plus festive sera célébration silencieuse."
 

C'est exactement le poids de ce silence qui dit l'infinie réalité de Dieu : l'univers ne saurait annoncer sa présence d'une autre manière. Malheur à moi si je n'évangélise pas par le silence (cf. 2° lect) ! Malheur aux célébrants dont les messes  tiennent plus d'un spectacle mondain que d'une liturgie catholique ! Nul événement n'a la grandeur, la pureté, la solitude d'un silence dans lequel tout l'univers se précipite. Pourquoi s'en priver ? Le mystère de l'eucharistie, c'est l'ouverture du septième sceau de l'Apocalypse (8, 1) :
 

"Et quand il a ouvert le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d'environ une demi-heure."
 

Divo Barsotti de commenter :
 

"C'est le silence de la liturgie. Mais précisément le silence de la liturgie quand elle anticipe en quelque sorte cette venue. La messe n'est pas seulement la présence actuelle du Mystère de la croix et du Mystère de la rédemption ; elle est aussi l'anticipation réelle, et non pas seulement prophétique, de la fin de tout en présence du Christ. Chaque fois que la messe se dit, le monde finit ; toute la création en quelque manière se transporte dans le Christ, et il n'y a plus que Lui. Mais si la messe anticipe cette fin, c'est précisément dans le silence qu'elle l'anticipe. Quand arrive la consécration, au moment le plus solennel, le silence se fait : la solennité du moment est comme scandée par le silence. Avant, on peut acclamer et chanter, mais quand Il vient, l'homme se tait."
 

Et de faire référence à Job (cf. 1° lect.) :
 

"Job le disait : Auparavant je te connaissais pour avoir entendu parler de toi, mais maintenant que Tu es là, je me prosterne dans la poussière et je me tais. L'homme peut interroger Dieu quand Dieu est loin, il peut discuter avec lui, il peut l'appeler en justice - comme faisait Job - mais quand Dieu se rend présent, l'homme n'a plus de raison à opposer, il n'a plus à demander des explications, il ne peut qu'adorer. Alors tombe toute envie de contester, toute objection. Silence. Ce n'est pas seulement le silence de l'homme, c'est le silence de l'univers entier. Comme le disait déjà le prophète Sophonie : Au jour de Iahweh que tout fasse silence, le ciel et la terre."
 

Le silence de l'univers entier : c'est cela aussi que veut dire le mot 'catholique'.

Dans une conférence intitulée "La vie liturgique dans les communautés quinze ans après le Concile" et donnée à Fulda, auprès du tombeau de saint Boniface, le cardinal Ratzinger - qui avait remarqué avec amertume, dans son cahier de 1963 sur la première session, qu'on pourrait jauger le succès du concile à la manière dont la messe de clôture différerait de celle d'ouverture - disait déjà de manière assez nuancée :

 

"Qu'en est-il donc aujourd'hui de la vie liturgique chez nous ? Poser cette question c'est s'exposer à éprouver des sentiments quelque peu partagés. D'un côté, il y a la joie née d'une conscience nouvelle de la responsabilité commune ; d'une expérience nouvelle de la communauté et de la participation communautaire au mystère eucharistique; d'une compréhension nouvelle, du fait que la liturgie de l'Église, sortant des voiles de l'histoire, nous est apparue à nouveau dans sa simplicité et sa grandeur, Mais d'un autre côté, il y a aussi ce que nous savons des disputes et des divisions nées à cause de la liturgie et en son sein, il y a un sentiment de malaise devant trop de paroles, pas assez de silence et pas assez de beauté ; le souvenir de maintes initiatives arbitraires qui ont rabaissé la dignité de l'institution du Seigneur jusqu'à n'être plus que navrante autofabrication. Nous avons donc des raisons de rendre grâce, mais non moins de raisons de nous livrer à un examen de conscience ..."
 

Prions pour que le Seigneur nous donne des célébrations liturgiques dignes de ce nom.
 
Lecture conseillée: 
La force du silence : contre la dictature du bruit, par le cardinal Robert Sarah avec Nicolas Diat, Fayard, octobre 2016, 373 p.
La prière de Jésus dans le silence de la liturgie - Homélie 5° dimanche du T.O.B

Lectures 5° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

1ère lecture : Détresse de l'homme qui souffre (Jb 7, 1-4.6-7)

 

Lecture du livre de Job

« Vraiment, la vie de l'homme sur la terre est une corvée, il fait des journées de manoeuvre.
Comme l'esclave qui désire un peu d'ombre, comme le manoeuvre qui attend sa paye, depuis des mois je n'y ai gagné que du néant, je ne compte que des nuits de souffrance.
A peine couché, je me dis :'Quand pourrai-je me lever ? 'Le soir n'en finit pas : je suis envahi de cauchemars jusqu'à l'aube.
Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s'achèvent quand il n'y a plus de fil.
Souviens-toi, Seigneur : ma vie n'est qu'un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur. »


 

Psaume : 146, 1.3, 4-5, 6-7


R/ Bénissons le Seigneur qui guérit nos blessures ! Ou Alléluia

Il est bon de fêter notre Dieu,
il est beau de chanter sa louange !
il guérit les coeurs brisés
et soigne leurs blessures.

Il compte le nombre des étoiles,
il donne à chacune un nom ;
il est grand, il est fort, notre Maître :
nul n'a mesuré son intelligence.

Le Seigneur élève les humbles
et rabaisse jusqu'à terre les impies.
Entonnez pour le Seigneur l'action de grâce,
jouez pour notre Dieu sur la cithare !




 

2ème lecture : L'Apôtre se fait tout à tous (1Co 9, 16-19.22-23)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, si j'annonce l'Évangile, je n'ai pas à en tirer orgueil, c'est une nécessité qui s'impose à moi ; malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile !
Certes, si je le faisais de moi-même, je recevrais une récompense du Seigneur. Mais je ne le fais pas de moi-même, je m'acquitte de la charge que Dieu m'a confiée.
Alors, pourquoi recevrai-je une récompense ? Parce que j'annonce l'Évangile sans rechercher aucun avantage matériel, ni faire valoir mes droits de prédicateur de l'Évangile.
Oui, libre à l'égard de tous, je me suis fait le serviteur de tous afin d'en gagner le plus grand nombre possible.
Avec les faibles, j'ai été faible, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns.
Et tout cela, je le fais à cause de l'Évangile, pour bénéficier, moi aussi, du salut.

 

 

Evangile : Une journée de Jésus au milieu des malades (Mc 1, 29-39)

 
Acclamation : Jésus a pris sur lui notre faiblesse, il s'est chargé de nos douleurs. (Mt 8, 17)
 

Evangile de Jésus Christ selon saint Marc

En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade.
Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche.
Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Mais Jésus leur répond : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est pour cela que je suis sorti. »
Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.


 
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Lectures 5° dimanche du Temps Ordinaire B

La valeur du célibat - Homélie 4° dimanche du T.O.B

dominicanus
La valeur du célibat - Homélie 4° dimanche du T.O.B

Corinthe était une ville animée et prospère, une capitale économique et culturelle. Comme dans toutes les grandes villes, le vice y était florissant. Les premiers chrétiens de Corinthe ont dû se battre vaillamment pour mener une vie chrétienne au milieu d’une société corrompue. Ça vous rappelle quelque chose?

 

Certains de ces chrétiens baptisés récemment pensaient qu’il serait plus facile d’éviter toute cette corruption s’ils abandonnaient leurs familles, leur travail, leurs relations sociales, pour mener une vie de type monacal. Souvenons-nous que la plupart de ces chrétiens étaient des adultes de conversion récente, qui n’avaient donc eu aucune éducation chrétienne pendant leur enfance.

 

Au chapitre 7 de la Première Lettre aux Corinthiens, saint Paul les encourage à ne pas abandonner leur vie normale, mais à continuer de vivre dans l’état de vie qu’ils menaient avant leur conversion. La grâce du Christ nous transforme de l’intérieur, nous fortifie pour nous rendre capables de mener une vie authentiquement chrétienne, même au milieu d’une société païenne.

 

Mais dans le contexte de la discussion, saint Paul poursuit en donnant son opinion sur un sujet très controversé à l’époque et encore aujourd’hui: le célibat à cause du Royaume du Seigneur.

 

Contrairement à ce qu’essaient de nous faire croire certains romans contemporains, Jésus ne s’est jamais marié. Son épouse, c’est l’Église, et c’est pour elle qu’il s’est livré tout entier. Paul a marché dans les pas du Christ, et il recommande que les chrétiens célibataires de Corinthe en fassent de même. C’est ainsi que, dès le début de l’Église, nous voyons la vie consacrée dans le célibat et la virginité présentée comme une belle vocation dans l’Église.

 

Est-ce ainsi que nous la voyons? Ou bien la considérons-nous comme un fardeau insupportable, inhumain, comme tant de nos contemporains non catholiques? 

 

À la lumière de l’exhortation de saint Paul, nous pouvons déceler plusieurs raisons pour lesquelles la vie consacrée est un don merveilleux pour le monde. Je n’en retiendrai qu’une seule pour aujourd’hui: c’est ce que les théologiens appellent la raison christologique. Je m’explique: la vie consacrée dans le célibat et la virginité est un rappel et un signe de qui est le Christ réellement. 

 

Une femme qui répond à l’appel personnel de Dieu en se donnant corps et âme au Christ rappelle au monde que Jésus est quelqu’un, et non pas un idéal mythique, que Jésus est quelqu’un qui aime et qui peut être aimé. 

 

Sainte Catherine de Sienne, par exemple, a perçu son appel quand elle n’avait encore que six ans, et elle a dû surmonter de nombreux obstacles et difficultés pour y répondre. Après des années d’une fidélité douloureuse, le Seigneur lui est apparu dans toute sa splendeur céleste, avec la Vierge Marie à côté de lui. La Sainte Vierge a pris la main de Catherine pour la donner à Jésus, qui a glissé une alliance à son doigt qui est restée visible pour Catherine jusqu’à la fin de sa vie. 

 

Jésus est vraiment quelqu’un qui nous aime vraiment et qui désire vraiment que nous l’aimions en retour. La vocation à la vie consacrée en est un rappel permanent.

 

Un homme qui reçoit et accepte la grâce du célibat sacerdotal montre au monde un autre aspect de l’amour du Christ, son côté pastoral, paternel. Par l’ordination sacerdotale, c’est le Christ lui-même qui est le Pasteur de son troupeau, le nourrissant de l’Eucharistie, intercédant pour lui par la Messe et par le Liturgie des Heures, le guérissant par les sacrements de la Réconciliation et l’Onction des malades.

 

C’est la raison pour laquelle là où l’on essaie d’éliminer l’Église catholique, on commence presque toujours par bannir ou assassiner les prêtres et les évêques. On oublie, par exemple, souvent que l’Holocauste du nazisme a visé des milliers de prêtres catholiques, que la révolution anti-catholique au Mexique au début du 20ème siècle a commencé par l’expulsion des prêtres et des évêques. En 1925 il y avait 4500 prêtres au service de l’Église au Mexique. Dix années plus tard, il n’en restait que 334, autorisés par le gouvernement pour s’occuper de 15 millions de catholiques. Le reste a été éliminé par l’émigration, l’expulsion et l’assassinat. Dans 17 états mexicains, il ne restait plus aucun prêtre! On peut en dire autant de la Révolution française…

 

Quand un prêtre s’engage dans le célibat, il ne renonce pas à sa capacité d’aimer. Il la vit au contraire en plénitude en se dévouant pour la petite portion de l’Église qui lui a été confiée, à l’image et l’imitation du Christ célibataire, Époux de l’Église. 

 

Comme saint Paul nous le rappelle, Dieu n’appelle pas tout le monde à la vie consacrée. Mais en appelant certains de ses enfants à chaque époque à le suivre sur le chemin de la virginité consacrée, il fait un merveilleux cadeau à l’Église et au monde, un cadeau qui nous rappelle son amour personnel pour chacun de nous (c’est la raison christologique), un cadeau qui nous encourage sur le chemin escarpé du bonheur éternel au ciel (c’est la raison eschatologique), qui nous rappelle aussi la beauté et la profondeur du sacrement de mariage, nous donnant des hommes et des femmes qui sont prêts à guider les hommes et les femmes et à prier pour eux au nom du Seigneur (c’est la raison ecclésiale).

 

Au cours de cette eucharistie, remercions le Seigneur pour ce don merveilleux, et prions pour que tous ceux et toutes celles que le Christ appelle dans cette voie soient assez courageux et généreux pour le suivre.

 

 

 

 

Silence ! Sors de cet homme !
Silence ! Sors de cet homme !

Silence ! Sors de cet homme !

Lectures 4° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

1ère lecture : Moïse annonce le prophète des temps à venir (Dt 18, 15-20)

 

Lecture du livre du Deutéronome

Moïse dit au peuple d'Israël : « Au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur votre Dieu fera se lever un prophète comme moi, et vous l'écouterez.
C'est bien ce que vous avez demandé au Seigneur votre Dieu, au mont Horeb, le jour de l'assemblée, quand vous disiez : « Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu, je ne veux plus voir cette grande flamme, je ne veux pas mourir ! »
Et le Seigneur me dit alors : « Ils ont raison. Je ferai se lever au milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai.
Si quelqu'un n'écoute pas les paroles que ce prophète prononcera en mon nom, moi-même je lui en demanderai compte.
Mais un prophète qui oserait dire en mon nom une parole que je ne lui aurais pas prescrite, ou qui parlerait au nom d'autres dieux, ce prophète-là mourra. »


 
 

Psaume : 94, 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9

 

R/ Aujourd'hui, ne fermons pas notre coeur, mais écoutons la voix du Seigneur

 

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu'il conduit,

Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre coeur comme au désert,
où vos pères m'ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.
 
 


 

2ème lecture : La virginité pour le Seigneur (1Co 7, 32-35)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, j'aimerais vous voir libres de tout souci. Celui qui n'est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur.
Celui qui est marié a le souci des affaires de cette vie, il cherche comment plaire à sa femme, et il se trouve divisé.
La femme sans mari, ou celle qui reste vierge, a le souci des affaires du Seigneur ; elle veut lui consacrer son corps et son esprit. Celle qui est mariée a le souci des affaires de cette vie, elle cherche comment plaire à son mari.
En disant cela, c'est votre intérêt à vous que je cherche ; je ne veux pas vous prendre au piège, mais vous proposer ce qui est bien, pour que vous soyez attachés au Seigneur sans partage.




 

Evangile : Jésus est le Prophète qui enseigne avec autorité (Mc 1, 21-28)

 
Acclamation : Béni soit le Seigneur notre Dieu : sur ceux qui habitent les ténèbres, il a fait resplendir sa lumière. (Lc 1, 68.79)
 

Evangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. »
Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. »
L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.
Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. »
Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.


 
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
« Silence ! Sors de cet homme. »

« Silence ! Sors de cet homme. »

Divo Barsotti, La prédication de Jonas est une prophétie pour l'Eglise

dominicanus #La vache qui rumine B 2012

 

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Vraiment, Dieu demande beaucoup: lui répondre est une gageure. Et Jonas le savait! Je dois aller à Ninive, moi, et parler de cela? C'est moi qui dois y aller? Dis-le toi-même, s'il te plaît... Tu choisis entre mille cette pauvre créature humaine que je suis, pour des choses aussi graves? Pour annoncer des nouvelles aussi lourdes de conséquences et aussi douloureuses? Voilà ce que Jonas semble dire au Seigneur.

Le Seigneur est vraiment trop gênant. Il lui serait si facile de ne pas nous jeter dans de si grands dangers, de ne pas trop exiger de nous! Pourquoi veut-il absolument faire par nous des choses que nous ne ferions jamais, même si nous le pouvions, et nous sommes d'autant moins inclinés à les faire, quand nous prévoyons ce qui nous attend.

Le livre de Jonas n'est pas seulement un livre qui résume tout l'Ancien Testament en nous disant quelle est la mission de l'Israël au milieu des peuples; il est encore un livre prophétique: il nous apprend quelle sera la mission de l'Eglise, et aussi la mission même du Christ.

De même que le séjour de Jonas dans le ventre du poisson et sa réapparition sur le rivage de la mer sont une prophétie de ce qui devait se réaliser avec le Christ, la prédication de Jonas, elle aussi, est une prophétie de la "Bonne Nouvelle" qui sera portée non plus seulement à Israël, mais à toutes les nations. Quelle nouvelle? Celle d'une possibilité de salut, par une conversion qui sera la réponse du monde au message de Dieu. C'est donc la vie de l'Eglise qui est annoncée prophétiquement dans ce chapitre.

La grâce de Dieu peut transformer le coeur le plus endurci - Homélie 3° dimanche du Temps Ordinaire B (conversion de saint Paul)

dominicanus #Homélies Année B (2008-2009)
 


La rencontre décisive de Jésus avec ses premiers disciples nous montre la puissance de la grâce de Dieu: elle a radicalement changé le sens de notre vie. Chaque année, le 25 janvier, l'Église célèbre aussi la mémoire d'une autre conversion radicale: celle de saint Paul.

 

La conversion de saint Paul est un des évènements les plus marquants de toute la Bible. Saul de Tarse était un jeune rabbi très en vue, très zélé pour défendre ses idées concernant le plan de salut de Dieu. L'incarnation, la passion, la mort et la résurrection de Jésus n'entraient pas dans ce plan. Quand il entend les Apôtres annoncer l'évangile, il est furieux, alors qu'ils ne faisaient qu'obéir à la dernière consigne de leur Maître pour "annoncer l'évangile à toute la création". Pour Saul, érudit, populaire et arrogant, cette doctrine est un blasphème. Il va mobiliser alors toute son intelligence, sa volonté et ses relations pour exterminer cette nouvelle religion, jusqu'à faire jeter en prison des hommes et des femmes. Impossible d'imaginer un adversaire plus virulent de Jésus Christ et de son Église.
 

Mais sur la route de Damas, tout cela va changer. Jésus lui apparaît, parle à son coeur. Un rayon de lumière pénètre le zèle mal éclairé et égocentrique du persécuteur. À partir de ce moment tout change. Paul est progressivement libéré de ses ambitions qui faisaient de lui un destructeur. Il devient peu à peu un ambassadeur de la grâce rédemptrice de Dieu, une lumière d'espérance et de miséricorde pour les pécheurs de tous les pays et de toute race, un messager fidèle de la bonté inconditionnelle de Dieu. À partir de ce moment, toutes ses ressources naturelles et surnaturelles seront mises à contribution pour la construction du Royaume, et non plus au service de ses propres ambitions, qui, comme il le dira dans la deuxième lecture de la mémoire, appartenaient à "ce monde tel que nous le voyons" qui "est en train de passer".

 

Quelle puissance que celle de la grâce de Dieu, de l'évangile, qui peut vraiment transformer une existence, de la façon la plus improbable et imprévisible ! Quelquefois nous avons de la peine à y croire, à cette puissance de transformation de la grâce, parce que nous avons au sujet de l'action de la grâce des idées erronées. Nous avons tendance à imaginer que cela devrait fonctionner par coup de baguette magique, ou comme au cinéma, comme à Hollywood.

 

Or l'action de la grâce de Dieu dans nos âmes requiert habituellement plus que deux heures. Quand Saul rencontre le Christ sur la route de Damas, c'est pour lui une expérience fulgurente, profondément transformante, mais ce n'est que le commencement d'une longue aventure spirituelle. Bien sûr, Saul cesse immédiatement de persécuter les chrétiens, mais il n'est devenu le prédicateur missionnaire charismatique qu'au bout d'une dizaine d'années. Durant cette période, il passe trois années en prière et en silence dans le désert d'Arabie, et ensuite encore six années dans sa ville d'origine, à Tarse, pratiquant son métier de fabricant de tentes, étudiant les Écritures à la lumière de ce qu'il avait appris de Jésus. Ce n'est qu'au bout de ces dix années de maturation, durant lesquelles l'Esprit Saint a pu toucher tous les coins et recoins de son esprit et de son coeur, qu'il reçoit un appel missionnaire.

 

Voilà comment fonctionne habituellement la grâce de Dieu. Voyez aussi l'exemple des Douze Apotres : Jésus a passé trois longues années, à plein temps, pour leur donner un enseignement, une formation, avant de leur donner la mission de convertir le monde, comme nous l'avons entendu dans l'évangile de la mémoire liturgique.

 

La puissance de transformation de la grâce est réelle, mais cela prend du temps. Jésus l'a dit à de multiples reprises dans ses paraboles. La grâce est comme une semence que Dieu sème dans la terre de nos coeurs. Elle germe et elle pousse lentement, du moins, si nous pensons à l'arroser régulièrement par la prière, si nous lui donnons suffisamment la lumière des sacrements, en y mettant aussi l'engrais de nos efforts pour connaître, aimer et suivre le Christ. Pour cette triple tâche, nous avons besoin de la patience du culitvateur qui cultive son champ (cf Jc 5, 7).

 

Si nous n'avons pas fait l'expérience de la puissance de transformation de l'évangile dans nos propres vies, la raison en est peut-être que nous n'en avons pas eu envie. Dieu, lui, est toujours aux aguets, mais il nous laisse la liberté d'être attentifs ou non. Avez-vous remarqué que même à l'occasion de la rencontre décisive avec saint Paul sur le chemin de Damas, Jésus, en fait, ne donne aucune instruction avant que Paul ne décide d'écouter. Dieu révèle sa présence, il fait le premier pas, mais il laisse à Saul la responsabilité de réagir positivement ou négativement. La réaction de saint Paul est positive. Dans la première lecture de ce jour (Actes 22) saint Luc nous précise qu'après la lumière aveuglante et la voix de Jésus, Saul répond : "Que dois-je faire, Seigneur ?" Il manifeste ainsi au Seigneur qu'il veut le suivre, qu'il veut courir le risque de le suivre, quelles qu'en soient les conséquences.

 

Ce "que dois-je faire ?" de Saul de Tarse évoque le "que devons-nous faire ?" des foules qui viennent se faire baptiser par Jean (Lc 3, 10.12.14). C'est la même question que nous retrouvons dans la bouche de ceux qui avaient écouté Pierre le matin de la Pentecôte (Ac 2, 37).

 

Dans la deuxième lecture, saint Paul nous dit ce que nous devons faire. Il nous rappelle que "ce monde tel que nous le voyons est en train de passer", et que "le temps est limité". Cela veut dire que nous devons mettre notre relation avec le Seigneur à la première place, et tout le reste à la seconde place ; cela veut dire que nous devons chercher notre bonheur, non pas dans notre compte en banque ou dans notre pouvoir d'achat, ni dans notre popularité ou nos passe-temps préférés, mais dans nos efforts pour mieux connaître et faire connaître, mieux aimer et faire aimer le Christ chaque jour. Si nous faisons cela, la puissance transformante de la grâce, la même que celle qui a changé le coeur de Saul et le cours de l'histoire, pourra donner toute sa mesure dans notre vie et dans la vie de ceux et de celles qui nous entourent.

 

Alors, aujourd'hui, demandons à Jésus, en célébrant cette eucharistie, de faire pour nous ce qu'il a fait pour Saul de Tarse, et d'éclairer nos esprits de la lumière de sa grâce. Demandons-lui de nous montrer concrètement ce que nous avons à faire pour rejeter tel désir, tel projet, telle ambition, telle habitude égoïste ... qui nous coupe de sa grâce transformante, et qui l'empêche d'agir. Parfois le Seigneur nous demande aussi d'accepter de ne rien pouvoir faire, d'accepter un échec, une épreuve, une maladie, qui nous paralysent et nous condamnent à l'inaction.

 

Mais quelles que soient les circonstances dans lesquelles l'appel de Dieu nous rejoint, nous pouvons toujours prier avec saint Nicolas de Flue, le saint patron de la Suisse :

 

"Seigneur Dieu, enlevez-moi tout ce qui m'éloigne de vous.
"Seigneur Dieu, donnez-moi tout ce qui me rapproche de vous.
"Prenez-moi à moi et donnez-moi tout à vous."

 

Jésus leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. » Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent.
Jésus leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. » Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent.

Jésus leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. » Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent.

Lectures 3° Dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

 

1ère lecture : A l'appel du prophète, les païens se convertissent (Jon 3, 1-5.10)

 

Lecture du livre de Jonas

 

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La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas :
« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. »
Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser.
Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »
Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, prirent des vêtements de deuil.
En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.
 
 
 

 

 

Psaume : Ps 24, 4-5ab, 6-7, 8-9

 

R/ Fais-nous connaître tes chemins, Seigneur !

 

Seigneur, enseigne-moi tes voies, 
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, 
car tu es le Dieu qui me sauve. 

Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, 
ton amour qui est de toujours. 

Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ; 
dans ton amour, ne m'oublie pas. 


Il est droit, il est bon, le Seigneur, 
lui qui montre aux pécheurs le chemin. 

Sa justice dirige les humbles, 
il enseigne aux humbles son chemin.
 
 
 

 

 

 

2ème lecture : Le monde passe : vivons ce temps pour le Seigneur (1Co 7, 29-31)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, 
je dois vous le dire : le temps est limité. Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s'ils n'avaient pas de femme, ceux qui pleurent, comme s'ils ne pleuraient pas, ceux qui sont heureux, comme s'ils n'étaient pas heureux, ceux qui font des achats, comme s'ils ne possédaient rien, ceux qui tirent profit de ce monde, comme s'ils n'en profitaient pas. Car ce monde tel que nous le voyons est en train de passer.
 
 
 
 

 

 

 

 

Evangile : Jésus invite les hommes à la conversion, et appelle ses premiers Apôtres (Mc 1, 14-20)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le règne de Dieu est venu jusqu'à vous ; croyez à la Bonne Nouvelle. Alléluia.  (Mc 1, 15)

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

 

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Après l'arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait :
« Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. »

Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets : c'étaient des pêcheurs.
Jésus leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. »
Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent. 

Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets.
Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui.
 
 

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

"Que désirez-vous ?" - Être des hommes de désir ! Homélie 2° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Homélies Année B (2008-2009)


- « Le lendemain du baptême de Jésus, Jean se trouvait encore là avec deux disciples. Regardant passer Jésus, il dit : "Voici l'Agneau de Dieu." »

En ce début du Temps Ordinaire, une semaine après la fête du Baptême, nous retrouvons aujourd'hui, dans le quatrième évangile, Jean, le Baptiste. Suite à l'homélie pour la fête du Baptême du Seigneur, nous pouvons lui demander - non pas comme en passant, mais avec insistance - de nous aider à célébrer l'Eucharistie comme le Seigneur le mérite, et comme l'Église nous le demande.

Jean le Baptiste est encore tout imprégné de la manifestation de l'Esprit Saint lors du Baptême de Jésus.  La voix du Père résonne encore dans son esprit.  Sans cesse il pense au Messie de Dieu venu sur terre pour révéler l'Amour du Père qui veut, en son Fils bien-aimé, prendre sur lui le péché du monde pour sauver tous les hommes !  Et le lendemain de ce jour mémorable où il fut choisi pour baptiser le Seigneur Jésus, Jean le Baptiste ne peut s'empêcher de crier, dans l'Esprit Saint : «Voici l'Agneau de Dieu !»

Jean pointe du doigt le Messie, le Sauveur, le Christ Jésus : il indique le Chemin à suivre, il montre où est la Porte du Ciel, il crie, à tous ceux qui veulent bien l'écouter, que l'Amour est là !  Déjà, le Cœur de Jésus est ouvert ; déjà, le Cœur de Dieu s'est entrouvert pour laisser voir quelle miséricorde attend tous ceux qui veulent bien s'approcher du Cœur du Christ !  Car, lorsque les cieux s'entrouvrirent et que la voix du Père se fit entendre, déjà, l'Amour de Dieu s'écoula du Cœur de Jésus, annonçant le sang et l'eau du baptême qui jaillirent sur la Croix du Calvaire (cf. Jn. 19, 34).

«Voici l'Agneau de Dieu !»  «Ecce Agnus Dei !»  C'est l'expression employée par le prêtre lors de la célébration eucharistique pour présenter l'hostie aux fidèles, avant la communion.  Mais cette expression se retrouve surtout dans le chant liturgique que l'Église proclame lors de la fraction du pain : «Agnus Dei, qui tollis pecata mundi, miserere nobis.»  «Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, prends pitié de nous.»  Vraiment, dans cette expression «Agneau de Dieu», c'est tout l'Amour de Dieu qui nous est révélé !  Vraiment, c'est le Pain de l'Amour qui est rompu pour nous !

- « Ses deux disciples l'entendirent et allèrent vers Jésus. »

Cette expression «Agneau de Dieu» possède une force telle qu'elle attire à Jésus tous les hommes et toutes les femmes de désir.  Jean l'a à peine prononcée, que ceux qui ont bien voulu l'écouter reçoivent une grâce particulière : celle de vouloir suivre le Christ !  «Ses deux disciples l'entendirent et allèrent vers Jésus.»  : n'est-ce pas ce que tous les fidèles font lors de la célébration eucharistique ?  À peine le prêtre a-t-il présenté aux fidèles l'hostie consacrée, que ceux-ci s'élancent à la suite du Maître et vont le retrouver dans son banquet nuptial !

- « Voyant qu'ils le suivaient, Jésus se retourne : "Que désirez-vous ?" dit-il. Ils répondirent : "Rabbi (ce mot signifie Maître), où demeures-tu ?"  "Venez voir", leur dit-il. Ils allèrent voir où il demeurait, et ils restèrent avec lui ce jour-là. C'était environ la dixième heure. »

«Que désirez-vous ?»  Que désirons-nous ?  Sommes-nous, nous aussi, des gens "de désir" ?  Si oui, nous pourrions répondre, comme les disciples de Jean : «Maître, où demeures-tu ?»  Et il nous répondrait, maintenant : «Je suis dans le Ciel !»  N'est-ce pas pareil lorsque nous recevons en nous Jésus Eucharistie ?  Le Seigneur ne vient-il pas dans le Ciel de notre âme (cf. Bse Élisabeth de la Trinité) ?  Car alors, le Ciel est en nous !  Et, comme les disciples, nous resterons avec Jésus «ce jour-là» ; car chaque jour le prêtre rompt pour nous «le pain de chaque jour» !

« Prenez et mangez en tous » : la communion dans le Catéchisme de l'Église Catholique (CEC) :

1384 Le Seigneur nous adresse une invitation pressante à le recevoir dans le sacrement de l’Eucharistie : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la Chair du Fils de l’homme et ne buvez son Sang, vous n’aurez pas la vie en vous « (Jn 6, 53).

1389 L’Église fait obligation aux fidèles de participer les dimanches et les jours de fête à la divine liturgie (cf. OE 15) et de recevoir au moins une fois par an l’Eucharistie, si possible au temps pascal (cf. CIC, can. 920), préparés par le sacrement de la Réconciliation. Mais l’Église recommande vivement aux fidèles de recevoir la sainte Eucharistie les dimanches et les jours de fête, ou plus souvent encore, même tous les jours.


Les personnes qui sont empêchées de communier, soit à cause des obligations de leur devoir d'état, soit à cause d’une situation matrimoniale irrégulière, par exemple (mais pas seulement), et même celles qui communient régulièrement, peuvent toujours s'exercer à la communion de désir (pour ceux qui sont empêchés par leur devoir d'état ou par un autre cas de force majeure) ou au désir de la communion (pour ceux qui sont en état de péché mortel, afin de pouvoir, un jour, faire le pas, et renoncer au péché, se repentir, se confesser et recevoir l'absolution).

D’après S. Thomas d’Aquin, la communion spirituelle consiste dans un ardent désir de recevoir Jésus-Hostie et dans un acte d’amour tel qu’on le ferait si on l’avait reçu sacramentellement. À la fin de chaque visite au Saint Sacrement, la communion spirituelle est recommandée par S. Alphonse de Liguori.

Ces communions spirituelles sont très agréables à Dieu et procurent de grandes grâces : c’est ce que Notre Seigneur fit entendre à sa servante, la sœur Paola Maresca, fondatrice du monastère de sainte Catherine de Sienne, à Naples. Il lui montra deux vases précieux, l’un d’or et l’autre d’argent. « Dans le premier, lui dit-il, je conserve tes communions sacramentelles, et, dans le second, tes communions spirituelles. »


« À chacune de tes communions spirituelles, assura-t-il à la Bienheureuse Jeanne de la Croix, tu reçois une grâce analogue à celle que tu recevrais en communiant réellement. »


Le concile de Trente loue grandement la communion spirituelle, il engage les fidèles à le pratiquer : c’est la souveraine recommandation, qu’elle nous suffise.


La Bienheureuse Agathe de la Croix faisait chaque jour deux cents communions spirituelles !


Saint Pierre Favre, premier compagnon de S. Ignace, disait que la communion spirituelle est une excellente préparation à la communion sacramentelle.


« La communion spirituelle, remarquait la Bienheureuse Jeanne de la Croix, n’attire l’attention de personne, ne réclame ni jeûne, ni permission du directeur ; nous pouvons la faire à toute heure, à notre gré : un acte d’amour, il n’en faut pas davantage. »

Voici les paroles de l'Acte pour la communion spirituelle de S. Alphonse de Liguori :

Mon Jésus, je crois à votre présence dans le très Saint Sacrement. Je vous aime plus que toute chose et je désire que vous veniez en mon âme. Je ne puis maintenant vous recevoir sacramentellement dans mon cœur : venez-y au moins spirituellement. Je vous embrasse comme si vous y étiez déjà venu, et je m’unis à vous tout entier. Ne permettez pas que j’aie jamais le malheur de me séparer de vous.

Il donnait aussi une formule plus courte, plus facile à retenir par coeur :

O Jésus, je vous crois présent dans le très Saint Sacrement, je vous aime et je vous désire. Venez dans mon cœur. Je vous embrasse, ne vous séparez plus de moi.

- « L'un des deux disciples qui avaient entendu les paroles de Jean et qui avaient suivi Jésus, était André, le frère de Simon Pierre. Il alla aussitôt trouver son frère et lui dit : "Nous avons découvert le Messie (ce mot signifie Christ)." Il l'amena à Jésus qui le regarda et lui dit : "Tu es Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras Képhas (ce mot signifie Pierre)." »

Pourquoi Simon changea-t-il de nom ?  Pourquoi Jésus a-t-il appelé Simon «Képhas» ou «Pierre» ?    Tout simplement parce que Simon avait écouté la voix de l'Esprit, qui lui disait d'aller vers Jésus, à la suite de son frère André.  Or, qu'est-ce qu'aller vers Jésus ?  C'est répondre à l'appel de la grâce de Dieu, c'est devenir enfant de Dieu et fils adoptif du Père : « Nul ne peut venir à moi si cela ne lui a été donné par le Père. » (Jn. 6, 65) « Tout ce que le Père me donne, viendra à moi. » (Jn. 6, 37)

Celui qui est devenu enfant du Père, celui-là a vaincu le Mal : il a remporté la victoire sur le Mauvais !  Celui qui est devenu enfant du Père en allant vers le Christ, celui-là mérite la récompense due aux enfants de Dieu : il mérite donc de recevoir un nom nouveau !

Souvenez-vous : la fin de mon homélie pour le Baptême du Seigneur, je vous ai invité à fêter la date de votre baptême et celle de votre saint patron. Le dernier verset de l'évangile de ce dimanche est l'occasion pour nous d'écouter attentivement ce que nous enseigne le CEC à ce propos :

2156 Le sacrement de Baptême est conféré « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19). Dans le baptême, le nom du Seigneur sanctifie l’homme, et le chrétien reçoit son nom dans l’Église. Ce peut être celui d’un saint, c’est-à-dire d’un disciple qui a vécu une vie de fidélité exemplaire à son Seigneur. Le patronage du saint offre un modèle de charité et assure de son intercession. Le « nom de baptême » peut encore exprimer un mystère chrétien ou une vertu chrétienne. « Les parents, les parrains et le curé veilleront à ce que ne soit pas donné de prénom étranger au sens chrétien » (CIC, can. 855).

2157 Le chrétien commence sa journée, ses prières et ses actions par le signe de la croix, « au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen ». Le baptisé voue la journée à la gloire de Dieu et fait appel à la grâce du Sauveur qui lui permet d’agir dans l’Esprit comme enfant du Père. Le signe de la croix nous fortifie dans les tentations et dans les difficultés.

2158 Dieu appelle chacun par son nom (cf. Is 43, 1 ; Jn 10, 3). Le nom de tout homme est sacré. Le nom est l’icône de la personne. Il exige le respect, en signe de la dignité de celui qui le porte.

2159 Le nom reçu est un nom d’éternité. Dans le royaume, le caractère mystérieux et unique de chaque personne marquée du nom de Dieu resplendira en pleine lumière. « Au vainqueur, ... je donnerai un caillou blanc, portant gravé un nom nouveau que nul ne connaît, hormis celui qui le reçoit » (Ap 2, 17). « Voici que l’Agneau apparut à mes yeux ; il se tenait sur le mont Sion, avec cent quarante-quatre milliers de gens portant, inscrits sur le front, son nom et le nom de son Père » (Ap 14, 1).


« Au vainqueur je donnerai de la manne cachée, et je lui remettrai un caillou blanc sur lequel est écrit un nom nouveau que nul ne connaît, sauf celui qui le reçoit.» Voilà pourquoi Simon reçoit le nom de Képha, ou Pierre : il reçoit un caillou blanc, une pierre blanche, un nom nouveau, qui est celui de «pierre» !

Tous, avec Simon Pierre, nous sommes des pierres vivantes destinées à édifier la construction spirituelle de l'Église.  En cette semaine de prière pour l'unité des chrétiens, que la Très Sainte Vierge Marie, qui par sa foi, est un peu comme le ciment qui unit toutes ces «pierres», nous vienne en aide, afin que notre communion de ce jour soit une communion éternelle qui nous établit pour toujours dans l'Amour du Père !

 

"Que désirez-vous ?" - Être des hommes de désir ! Homélie 2° dimanche du Temps Ordinaire B
"Que désirez-vous ?" - Être des hommes de désir ! Homélie 2° dimanche du Temps Ordinaire B
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là.

Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là.

Lectures 2° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B
"Tu m’as appelé, me voici."

"Tu m’as appelé, me voici."

1ère lecture : Vocation de Samuel (1S 3, 3b-10.19)
 

Lecture du premier livre de Samuel

Samuel couchait dans le temple du Seigneur, où se trouvait l'arche de Dieu.
Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! »
Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m'as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je ne t'ai pas appelé. Retourne te coucher. » L'enfant alla se coucher.
De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d'Éli, et il dit : « Tu m'as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je ne t'ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. »
Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée.
Une troisième fois, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d'Éli, et il dit : « Tu m'as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c'était le Seigneur qui appelait l'enfant,
et il lui dit : « Retourne te coucher, et si l'on t'appelle, tu diras : 'Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.' » Samuel retourna se coucher.
Le Seigneur vint se placer près de lui et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »
Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et aucune de ses paroles ne demeura sans effet.


 

Psaume : 39, 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd

 

R/ Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté

D'un grand espoir j'espérais le Seigneur :
il s'est penché vers moi
En ma bouche il a mis un chant nouveau,
une louange à notre Dieu.

Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j'ai dit : « Voici, je viens. »

Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j'aime :
ta loi me tient aux entrailles.

Vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.
J'ai dit ton amour et ta vérité
à la grande assemblée.


 


 

2ème lecture : Notre corps appartient au Seigneur (1Co 6, 13b-15a.17-20)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, notre corps n’est pas fait pour la débauche, il est pour le Seigneur Jésus, et le Seigneur est pour le corps ; et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur et nous ressuscitera nous aussi.
Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ. Quand on s'unit au Seigneur, cela ne fait qu'un seul esprit.
Fuyez la débauche. Tous les péchés que l'homme peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais la débauche est un péché contre le corps lui-même.
Ne le savez-vous pas ? Votre corps est le temple de l'Esprit Saint, qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car le Seigneur a payé le prix de votre rachat. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.


 

Evangile : Vocation des trois premiers disciples (Jn 1, 35-42)

 

Acclamation : En Jésus Christ, nous avons reconnu le Messie : par lui nous viennent grâce et vérité.

 

 

Evangile de Jésus Christ selon saint Jean

 

Jean Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l'Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent cette parole, et ils suivirent Jésus. Celui-ci se retourna, vit qu'ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi (c'est-à-dire : Maître), où demeures-tu ? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils l'accompagnèrent, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C'était vers quatre heures du soir.
André, le frère de Simon-Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus.
Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie (autrement dit : le Christ).
André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t'appelleras Képha » (ce qui veut dire : pierre).


 
Crédits : Textes liturgiques © AELF, Paris
Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? »
Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? »

Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? »

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