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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

Lenteur et grandeur du Règne de Dieu - Homélie 11° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Année B 2015
https://www.evangile-et-peinture.org/dt_portfolios/meditations-dominicales/

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Le règne de Dieu est le thème préféré, prioritaire de Jésus, à tel point qu’il l’a placé au coeur de la prière qu’il a enseigné à ses disciples : « Que ton règne vienne ». Mais étant donné qu’à cause de notre nature pécheresse nous risquons de mal comprendre le règne de Dieu, Jésus a recours aux paraboles. Les paraboles de la croissance de l’évangile de ce dimanche nous révèlent deux caractéristiques essentielles de la vie du Royaume de Dieu, deux choses que nous devons toujours avoir présentes à l’esprit pour que nous puissions approfondir notre amitié avec le Roi.

 

D’abord, l’appartenance et la croissance de la vie du Règne de Dieu ne vient pas de nous, mais de Dieu. La fécondité de la semence, d’où vient-elle? Pas du semeur, mais du Créateur. De même, si Dieu n’insufflait pas constamment la vie de sa grâce en nous, tous les efforts que nous puissions fournir ne nous permettraient pas d’approfondir notre relation avec lui, pas plus que le semeur pourrait transformer un caillou en un épi de blé. Notre vie d’union à Dieu dépend foncièrement de Dieu, et non pas de nos efforts. La bonne nouvelle, c’est que Dieu est toujours à l’oeuvre, même quand nous dormons:

 

« En vain tu devances le jour, tu retardes le moment de ton repos, + tu manges un pain de douleur : Dieu comble son bien-aimé quand il dort. » (Ps 127,2)

 

Deuxièmement, notre croissance dans la sainteté est un processus graduel qui prend du temps. Nous, chrétiens, ne sommes pas comme les héros des films d’Hollywood, qui deviennent des champions du monde en moins de 90 minutes. Notre maturation chrétienne nécessite une coopération de longue haleine avec le Seigneur. Pour nous, c’est dur à admettre, surtout aujourd’hui, où la culture nous a habitués à une exigence de résultats immédiats. On ne devient pas un saint comme on fait une tasse de café instantané! La maturation de la vie chrétienne est plutôt comparable à la construction d’une cathédrale, comme celles du Moyen-Âge, où comme celle, toujours inachevée de Barcelone, pour prendre un exemple moderne, qui nécessitent des décennies, voire plus d’un siècle pour leur construction. Il est arrivé que trois ou même quatre générations de maçons ont travaillé à la construction de la même cathédrale! Pensez donc… Ça voudrait dire que votre grand-père, votre père, vous-même et votre fils auraient tous les quatre travaillé pendant toute votre vie à la même construction, mais que seul votre fils en aurait vu l’achèvement.

 

La vie chrétienne n’est donc pas une affaire qu’on règle en peu de temps, moyennant quelques heures supplémentaires durant le weekend! Non, c’est l’aventure de tout une vie. La croissance du Royaume de Dieu dans nos coeurs dépend donc principalement de Dieu, et secondairement de nous, dans un processus qui prend beaucoup de temps. Voilà la sagesse que le Christ veut nous communiquer à travers ces paraboles. Si nous prenons du temps pour réfléchir et pour prier là-dessus, nous pourrons découvrir peu à peu quelles en sont les conséquences et les implications.

 

Une de ces implications particulièrement actuelles pour notre culture contemporaine, c’est de nous montrer les vraies raisons de nos frustrations et de nos découragements. Le découragement ne vient jamais de Dieu. Dieu n’est pas au ciel en train de taper sa montrer et de froncer les sourcils parce que nous ne sommes pas encore devenus des saints. C’est lui qui a créé notre nature humaine. C’est lui qui a pris chair de la Vierge Marie. Il sait donc parfaitement bien que la sainteté prend du temps. Il est ce semeur plein de sagesse qui prend soin patiemment de son champs, sachant que la récolte viendra le moment venu. 

 

Alors, si le découragement ne vient pas de Dieu, d’où vient-il? De notre orgueil démoniaque et de notre immaturité spirituelle. Si nos prières ne produisent pas un feu d’artifice instantané, si nos mauvaises habitudes ne disparaissent pas en un clin d’oeil, si nous ne comprenons pas parfaitement tout ce qui concerne la foi chrétienne après avoir fait une retraite, nous risquons de flancher dans nos efforts, et même de tout laisser tomber, comme des enfants gâtés. Cela peut paraître absurde, mais en fait, ça arrive souvent: chaque fois que nous perdons patience (avec les autres, et surtout avec nous-mêmes), c’est comme si nous disions à la semence: « Poussez plus vite, vauriens, plus vite! »

 

Il y a pourtant une différence entre ce qui se passe dans l’ordre de la nature et dans l’ordre de la grâce. Dans la nature, la vie vient et elle s’en va, elle grandit et fleurit, puis se fane et meurt. Il n’en va pas ainsi dans l’ordre de la grâce. C’est ce que nous montre le psaume:

 

Le juste grandira comme un palmier, 

il poussera comme un cèdre du Liban ; 

planté dans les parvis du Seigneur, 

il grandira dans la maison de notre Dieu. 

 

Vieillissant, il fructifie encore, 

il garde sa sève et sa verdeur 

pour annoncer : « Le Seigneur est droit ! 

Pas de ruse en Dieu, mon rocher !

 

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Lectures 11° dimanche du Temps Ordinaire Année B

dominicanus

Livre d'Ézéchiel 17,22-24. 


Ainsi parle le Seigneur Dieu : « À la cime du grand cèdre, je prendrai une tige ; au sommet de sa ramure, j’en cueillerai une toute jeune, et je la planterai moi-même sur une montagne très élevée. 
Sur la haute montagne d’Israël je la planterai. Elle portera des rameaux, et produira du fruit, elle deviendra un cèdre magnifique. En dessous d’elle habiteront tous les passereaux et toutes sortes d’oiseaux, à l’ombre de ses branches ils habiteront. 
Alors tous les arbres des champs sauront que Je suis le Seigneur : je renverse l’arbre élevé et relève l’arbre renversé, je fais sécher l’arbre vert et reverdir l’arbre sec. Je suis le Seigneur, j’ai parlé, et je le ferai. » 



Psaume 92(91),2-3.13-14.15-16. 


Qu'il est bon de rendre grâce au Seigneur, 
de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut, 
d'annoncer dès le matin ton amour, 
ta fidélité, au long des nuits.

Le juste grandira comme un palmier, 
il poussera comme un cèdre du Liban ; 
planté dans les parvis du Seigneur, 
il grandira dans la maison de notre Dieu. 

Vieillissant, il fructifie encore, 
il garde sa sève et sa verdeur 
pour annoncer : « Le Seigneur est droit ! 
Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! » 




Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,6-10. 


Frères, nous gardons toujours confiance, tout en sachant que nous demeurons loin du Seigneur, tant que nous demeurons dans ce corps ; 
en effet, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision. 
Oui, nous avons confiance, et nous voudrions plutôt quitter la demeure de ce corps pour demeurer près du Seigneur. 
Mais de toute manière, que nous demeurions dans ce corps ou en dehors, notre ambition, c’est de plaire au Seigneur. 
Car il nous faudra tous apparaître à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun soit rétribué selon ce qu’il a fait, soit en bien soit en mal, pendant qu’il était dans son corps. 



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,26-34. 


En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : 
nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. 
D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. 
Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » 
Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? 
Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. 
Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. » 
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. 
Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.

 

« À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? »

« À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? »

Le Message dans la Bouteille (mis à jour)

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #actualités

Dernière Mise à Jour le vendredi 11 juin 2021

 

Après huit années de conspiration du silence, l'actualité concernant l'invalidité de la renonciation de Benoît XVI et du conclave qui a fait du cardinal Bergoglio ("Pape François") un usurpateur du trône de St Pierre, s'accélère et prend une ampleur de plus en plus universelle.

 

Aujourd'hui je vous propose la traduction de deux articles, parus hier, concernant un vidéo-documentaire sur le sujet. 

 

Merci de le partager un maximum à vos contacts sur les réseaux sociaux et dans votre messagerie.

 

***

 

 

 

LE MYSTÈRE DERRIÈRE LA DÉMISSION DU PAPE BENOÎT XVI 

Il Messaggio nella Bottiglia
Italien/Anglais, maintenant avec sous-titres anglais/italien

 

Il s'agit du documentaire sur la mafia de Saint-Gall qui démasque pour la première fois tous les acteurs impliqués dans la manipulation journalistique et canonique des événements de février 2013 au Vatican, dans le contexte de l'histoire du Vatican au cours des 60 dernières années.  Réalisée en langue italienne, elle est maintenant republiée ici avec des sous-titres en anglais.

 

Dans cette vidéo, nous sommes confrontés aux faits historiques précis du 11 février 2013 et aux preuves indéniables et non démenties, contre lesquelles aucun argument ne peut être avancé, maintenant pour que le monde entier puisse les voir.

 

Y avait-il une conspiration pour évincer Benoît XVI ? Qui en faisait partie ? Quelles sont les preuves ? Admettent-ils ce qu'ils ont fait ? Ont-ils tenté de dissimuler les preuves et de couvrir leurs traces ? - Ces questions et une myriade d'autres se trouvent dans ce seul documentaire, Il Messagio nella Bottiglia, un trésor de preuves dans des documents et des films, pour la première fois.

 

L'importance de ce documentaire ne peut être sous-estimée. Partagez-le donc avec chaque cardinal, évêque, prêtre, diacre, séminariste, religieux, paroissien, parent et ami.  Ce sont les faits que le monde catholique tout entier a le droit de connaître.

 

Que vous ayez entendu ou non des doutes et des théories sur les raisons de la démission de Benoît XVI, ce documentaire est un bon point de départ pour un examen rationnel et scientifique des preuves. Pour tous ceux qui ont encore des yeux pour voir et un esprit ouvert à la vérité, Il Messagio nella Bottiglia - Le message laissé dans une bouteille - sera un point de référence pour toute l'Église sur les questions et les controverses qui tourbillonnent autour des événements du 11 février 2013.

 

 

***

 
Le premier documentaire sur François, Benoît XVI, la mafia de San Gallo et la franc-maçonnerie ecclésiastique

La vidéo choquante traite également de la renonciation de Benoît XVI jugée invalide par de nombreux canonistes

07 juin 2021


Il y a deux jours, le documentaire "Il Messaggio nella Bottiglia" est sorti en italien et en anglais : 40 minutes choquantes où sont analysées, sur la base de faits objectifs, des questions brûlantes telles que la renonciation du pape Ratzinger ; la "mafia de Saint-Gall" ; la généalogie épiscopale des cardinaux qui en font partie ; l'objectif historique de la franc-maçonnerie (ecclésiastique et séculaire) de démolir l'Église catholique ; la mystification du personnage de saint François ; le tournant matérialiste de la néo-église et l'incroyable puissance de feu médiatique qui propose une image de François très différente de ce qui, selon les auteurs, est la réalité.  

 

Parmi les personnes interrogées figurent le frère italo-américain Alexis Bugnolo, le professeur Francesco Lamendola et le youtuber Marco Cosmo de la chaîne "Decimo Toro" qui a mis le film sur le web. L'auteur est un réalisateur inconnu qui a préféré rester anonyme pour ne pas être fauché dans sa carrière.

 

Le documentaire peut être vu sur Youtube ICI, mais comme il pourrait être censuré ou bloqué par les administrateurs (comme cela s'est déjà produit pour ceux de Monseigneur Viganò), il a également été publié sur Rumble ICI.

 

Selon les personnes interrogées, il existe dans l'Église une ancienne hiérarchie infidèle, également liée à l'ordre des Jésuites et fortement inspirée par la franc-maçonnerie, qui a pris le pouvoir après une préparation d'au moins deux cents ans, pratiquement dès la première infiltration de la franc-maçonnerie dans l'Église. Une figure clé de ce courant, le cardinal Mariano Rampolla del Tindaro, qui devait devenir pape, mais dont l'élection fut bloquée par l'empereur d'Autriche, précisément en raison de son adhésion à la franc-maçonnerie.

 

Le primat de Belgique, le cardinal Danneels, dans son autobiographie, a lui-même parlé de la Mafia de Saint-Gall, descendant de Rampolla, en admettant candidement que le groupe de cardinaux super-modernistes dont il faisait partie voulait déposer Benoît XVI et que leur champion était le cardinal Bergoglio. Nous citons la "Biographie" de 2015 : "C'est un confrère jésuite de Martini et cardinal archevêque de Buenos Aires, il s'appelle Jorge Mario Bergoglio. L'attitude de Bergoglio lui vaut la confiance de nombreux participants du groupe de Saint-Gall, dont Danneels. [...] Même si les cardinaux du groupe de Saint-Gall présents à Rome ont envoyé à Ivo Fürer une carte postale avec le message : "Nous sommes ici ensemble dans un esprit de paix", c'est le cardinal Ratzinger qui a été choisi par le conclave comme le successeur presque évident du pape polonais, même si pendant le pré-conclave, le cardinal jésuite Jorge Mario Bergoglio était une alternative réaliste".

 

Le livre n'a jamais été traduit en italien, ni démenti par le Vatican, dans l'attente probable que l'affaire soit oubliée.

 

Cependant, un coup de projecteur sur l'affaire de la mafia de Saint-Gall est maintenu depuis 2015 par le théologien palermitain Don Alessandro Minutella, ICI excommunié deux fois sans procès canonique (par le cardinal bergoglien Beniamino Stella) en 2018 qui, depuis sa chaîne Youtube "Radio Domina Nostra", répète chaque jour que Bergoglio n'est pas le pape et que Benoît XVI n'a jamais démissionné. La chaîne est désormais suivie par plus de 50 000 personnes et ses émissions en direct, avec des catéchèses ou des messes en latin, font souvent le double des téléspectateurs de la messe de François diffusée en direct par Vatican News. Il est le prêtre le plus suivi en Italie mais les médias font comme s'il n'existait pas (évidemment).

 

Le professeur Lamendola, professeur de lettres et de philosophie, explique dans le documentaire que l'objectif de la franc-maçonnerie est de détruire l'Église catholique de l'intérieur afin d'instaurer un Nouvel Ordre Mondial, qui est en train de prendre forme.

 

On pense aux paroles de François confiées à La Stampa le 15 mars 2021 : "Nous gaspillerions la crise en nous refermant sur nous-mêmes. Au contraire, en construisant un NOUVEL ORDRE MONDIAL basé sur la solidarité, en étudiant des méthodes innovantes pour éradiquer l'arrogance, la pauvreté et la corruption, tous ensemble, chacun pour sa part, sans se déléguer et se déresponsabiliser, nous pouvons guérir l'injustice". 

 

Nous avons rapporté cette déclaration déconcertante ICI.

 

La franc-maçonnerie - explique toujours Lamendola - poursuit des objectifs complètement opposés à ceux de l'Église du Christ, des objectifs complètement matérialistes. La fraternité humaine dont parle Bergoglio dans la dernière encyclique n'est pas une fraternité due au fait que nous sommes tous enfants de Dieu, mais que nous sommes tous enfants de la Terre Mère, la Pachamama précisément, dont nous avons parlé ICI. Ce n'est pas pour rien que l'encyclique ne parle jamais de Dieu, ni de Jésus-Christ.

 

Le frère Bugnolo rappelle comment la décomposition formelle de la fonction papale en munus et ministerium, base du piège juridique de la renonciation, avait été préparée en son temps par Jean-Paul II et le Card. Ratzinger lui-même. Un nouveau fait émerge : Benoît XVI a, en fait, inexplicablement nommé comme cardinaux de nombreux membres de la mafia de Saint-Gall, et/ou des modernistes et/ou ses ennemis jurés. Cela peut s'expliquer par le fait que la renonciation invalide à la papauté était déjà prévue depuis longtemps pour annuler définitivement ce courant au sein de l'Église. Accueillis par le vaticaniste Aldo Maria Valli, nous avons expliqué le sens de l'opération ICI

 

Il y a quelque temps, nous avons émis l'hypothèse que le "truc" pourrait être inspiré par le troisième secret de Fatima. ICI

 

En tout cas, François et les siens peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Personne ne fera rien. Il y a quelque temps, nous avons trouvé une déclaration sans équivoque de Ratzinger dans l'une des interviews de son livre ICI.

 

Elle a convaincu de nombreuses personnes, elle a également été reprise par le plus important journal catholique allemand, Die Tagespost, mais rien n'a été fait.

 

Le pape Benoît pourrait également afficher une enseigne au néon devant sa fenêtre indiquant "Le pape, c'est moi" et tout le monde penserait à une distraction, une coïncidence, une conspiration. Personne ne se soucie de cette question.

 

Les bergogliens font semblant de ne pas s'en soucier, tout au plus malmènent-ils leurs interlocuteurs comme le faisait l'Avvenire, nous donnant explicitement des imbéciles ICI

 

Les traditionalistes, qui détestent Benoît XVI, pensent que, en tant que "moderniste" (selon eux), Ratzinger est un impréparateur et un approximatif, totalement peu fiable, donc ces "légères" incohérences ne les touchent même pas. Pour eux, le fait que Ratzinger ait inversé le mot munus avec ministerium n'est qu'une négligence, même si cela remet en cause les canons 124, 332 § 2, 188, 17 du droit canonique qui rendent sa renonciation d'une nullité retentissante, selon plusieurs canonistes. Ils ignorent une série infinie de divergences que nous avons mises en évidence et reconstruites selon la conception du "Plan B" ICI. 

 

Les conservateurs, en revanche, se concentrent sur les démolitions explosives de l'Église catholique que François est en train de réaliser : ils se désespèrent parce que maintenant ils devront renoncer à la messe en latin, mais ils n'arrivent pas à avoir un doute : peut-être que quelque chose a mal tourné dans la renonciation de Benoît XVI et alors peut-être que l'Esprit Saint n'est "pas venu" ? Peut-être que François n'est pas le vrai pape ? La question ne leur vient même pas à l'esprit.

 

Beaucoup espèrent arranger les choses au départ de Bergoglio, oubliant que si Benoît n'a pas démissionné, François est un antipape et que le Collège des cardinaux compte 80 cardinaux invalides : ergo, dans sa ligne de succession, ils seront tous des antipapes. Donc, le fait que l'Église catholique soit finie pour toujours ... est un détail négligeable ICI. 

 

Ne vous inquiétez pas, ce ne sont que des coïncidences, des distractions, des conspirations... Même ce documentaire, pourtant bien fait et basé sur des faits évidents, sera ignoré de tous.

 

...

 

***

 

MISE À JOUR: 

Le Message dans la Bouteille débarque aux USA. Peut-être là-bas seront-ils un peu plus sérieux que nous et aborderont le sujet? 🤔
Au Vatican, par contre...
 

Le St. Joseph Dormant"de François et le dormant ésotérique du"Mutus Liber", un collecteur alchimique de rosée

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #actualités

 

Article rédigé par Andrea Cionci le 6 juin 2021

Traduit par le père Walter Covens le 7 juin 2021 avec l'autorisation de l'auteur


Il y a quelques jours, nous avons identifié les adhésions ésotériques-alchimiques-protomasoniques sans équivoque que l'on peut entrevoir derrière le culte, promu en premier lieu par François, de la soi-disant "Marie qui défait les nœuds". ICI 

 

Plusieurs lecteurs ont commenté sur les réseaux sociaux qu'ils s'étaient trouvés malades (oppressés ou angoissés) en récitant la neuvaine dédiée à cet ex-voto allemand insolite où la Vierge est étrangement représentée sans voile, sans l'Enfant Jésus et un peu déglinguée. De plus, la prière qui lui est dédiée, à réciter un verset par jour pendant neuf jours, ressemble beaucoup au RITE MAGIQUE "des neuf nœuds" dans lequel il faut serrer un nœud sur une corde tous les jours pendant neuf jours et le défaire à la fin.

 

Un prêtre nous a demandé d'enquêter sur une autre iconographie insolite à laquelle, en tant que pendant idéal, Bergoglio est particulièrement attaché : le "San José dormido" ; c'est-à-dire le Saint Joseph endormi dont François garde une petite statue sur son bureau depuis qu'il l'a rencontré au collège jésuite Maximo de San Miguel dont il était le recteur. Et les surprises ne manquent pas.

 

À l'exception de quelques tableaux représentant la scène biblique, l'image votive de saint Joseph endormi est presque étrangère à l'Europe : son culte s'est cependant épanoui en Amérique du Sud et aux Philippines où - comme par hasard - les Jésuites étaient très présents. Le San José dormido est lié au rituel consistant à déposer sous sa statue des billets avec des demandes. Le saint, en rêvant de telles demandes, devrait obtenir de Dieu leur accomplissement. Comme pour la Vierge qui dénoue les nœuds, nous nous trouvons en présence d'icônes qui, plutôt que d'être vénérées pour leur sainteté, confèrent des grâces et des dons très concrets. Des saints de "nature pratique", disons-nous.

 

La référence biblique du saint Joseph endormi renvoie à quatre épisodes de l'Évangile dans lesquels le père adoptif de Jésus est averti en rêve par un ange : d'abord de prendre Marie pour épouse, ensuite de fuir en Égypte pour sauver l'Enfant d'Hérode, puis de quitter l'Égypte et enfin de s'installer à Nazareth.

 

Or, la figure de saint Joseph, fils de JACOB, est en étroite relation avec celle de l'autre Jacob, dans l'Ancien Testament, rêveur lui-même et père du patriarche Joseph, grand interprète des rêves.

 

 "En présentant saint Joseph comme un excellent utilisateur de ses propres rêves - lit-on sur le site de Radio Maria - l'Évangile de Matthieu poursuit deux objectifs. La première consiste à créer un pont avec l'avant-dernier des fils de Jacob : l'homonyme Joseph, seigneur incontesté des rêves dans le livre de la Genèse. Le pont créé entre les deux rêveurs permet à l'évangéliste de répéter que le salut pour Israël vient d'Egypte, comme cela s'était déjà produit avec Joseph fils de Jacob, puis avec Moïse, et maintenant avec Jésus".

 

Ce que nous avons découvert, c'est que le Jacob endormi, à qui les anges apparaissent en rêve, est le principal protagoniste du "MUTUS LIBER", un TEXTE ÉSOTÉRIQUE fondamental de 1677, écrit par un alchimiste inconnu qui se faisait appeler ALTUS.

 

"Le livre est muet" - explique le chercheur Christian Giudice, docteur en sociologie des religions et en ésotérisme occidental à l'université de Göteborg (Suède) - car il ne contient que des chiffres, pour être exact 15 tableaux qui, interprétés avec le cœur et l'intuition doivent conduire au "Grand Œuvre", c'est-à-dire à la transformation des métaux vils en or. La figure du frontispice est, sans équivoque, Jacob endormi, car à côté d'elle se trouvent des versets de la Genèse et du Deutéronome (Gen. 28, 2-12, Gen. 27, 28-39, Deut. 33, 13-28). La première citation décrit le rêve de Jacob ; les deuxième et troisième citations font référence au "ROSÉE céleste", dont la collection est illustrée dans le tableau 4, un ingrédient fondamental pour obtenir la transmutation des métaux en or".

 

Par une étrange coïncidence, cette rosée, qui est ensuite devenue un ÉLÉMENT MAÇONNIQUE de premier plan, a récemment été inclus dans le NOUVEAU MISSEL approuvé par Bergoglio, ce qui a provoqué une certaine agitation. Nous en avons parlé ICI 

 

La rosée a été nommée par les premiers chrétiens au IIIe siècle comme une préfiguration de ce qui serait codifié comme le Saint-Esprit un siècle plus tard. Alors, quel sens cela a-t-il aujourd'hui de récupérer dans la deuxième prière eucharistique une MÉTAPHORE DÉSORMAIS OBSOLÈTE de la troisième personne trinitaire ? L'opération a également été tentée dans l'editio tipica du missel des années 1970, mais en fait, aucun clerc n'a jamais mentionné la rosée dans la messe jusqu'à récemment, précisément parce que cela n'avait aucun sens.

 

La seule explication de cette restauration est que l'on a tendance à rechercher une "AMBIVALENCE", une double signification des symboles et des liturgies : d'une part, appartenant à peine à la tradition chrétienne, (au point de paraître "insolite", mais catholiquement correct), mais d'autre part, plus secrètement, d'importants éléments ésotérico-alchimiques fondus dans la culture de la franc-maçonnerie.

 

Il faut noter qu'un lien étroit entre le monde jésuite et le monde alchimique est démontré par l'écrivain et éditeur maçon Jean-Marie Ragon de Bettignies (1781-1862), qui a affirmé, avec d'autres auteurs, que les jésuites, entre 1600 et 1700, avaient tendance à s'emparer des meilleurs alchimistes qui avaient afflué dans le mouvement rosicrucien afin que, trouvant le système pour produire de l'or, ils puissent assurer un pouvoir infini à l'Ordre.

 

Et voici, enfin, l'importance du RÊVE dans la franc-maçonnerie. Gustavo Raffi, ancien Grand Maître du Grand Orient d'Italie, écrit : "Les francs-maçons sont également les gardiens d'un autre secret, non moins important : celui d'"être des rêveurs". [...] Être ésotériste ne signifie pas se cacher la tête dans le sable. Cela signifie travailler pour le progrès et le bien-être de l'humanité. Il est donc indispensable de travailler dur pour la solidarité, pour les droits de l'homme, pour la CULTURE DU DIALOGUE et pour une MULTICULTURALITÉ intelligente. [...] Voilà les rêves que les francs-maçons veulent rêver'".

 

Il est remarquable que le Grand Maître Raffi, lors de l'élection de Bergoglio au trône papal, se soit félicité en ces termes : "Avec François, rien ne sera plus comme avant". Questions : Comment a-t-il su cela dès le premier jour de son élection ? L'avait-il déjà connu ? Et pourquoi ?

 

La conception maçonnique du rêve, cependant, est complètement opposée à la conception évangélique, où le rêve est une obéissance à l'inspiration divine, et non une initiative d'origine humaine. Ce n'est pas un hasard si la franc-maçonnerie est considérée comme totalement opposée au catholicisme, malgré les clins d'œil du cardinal Ravasi (lettre aux "Chers frères maçons" dans le Sole 24 Ore) et totalement incompatibles. Elle a été excommuniée par trois papes et interdit dans 586 déclarations de l'Église.

 

Il existe donc manifestement un fil conducteur entre l'Ordre des Jésuites, l'alchimie, l'ésotérisme, le rosicrucianisme et la franc-maçonnerie, et nous ne devrions donc pas être surpris si le jésuite François introduit des symboles et des images étrangers à la foi occidentale traditionnelle qui révèlent ensuite des traits communs avec la franc-maçonnerie. Il ne faut pas non plus s'étonner si 67 loges du monde entier ont, à l'inverse, exprimé leur grande appréciation de François, notamment pour sa récente encyclique "Tous frères".

 

Est-il possible, cependant, qu'un pape flirte avec l'"antimatière" du catholicisme ? À ce stade, il ne faut même pas s'étonner que beaucoup disent que François n'est pas le vrai pape puisque Benoît XVI n'a jamais renoncé au trône papal. ICI

Don Minutella, Fatima et le Troisième Secret

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #actualités, #Évènements
Titolo PIETRO DOVE SEI ? DON MINUTELLA Editore GAMBA ISBN 9788888351681, pp. 206-222. Traduit de l'italien par le Père Walter Covens, avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Titolo PIETRO DOVE SEI ? DON MINUTELLA Editore GAMBA ISBN 9788888351681, pp. 206-222. Traduit de l'italien par le Père Walter Covens, avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Après la LA QUESTION DE LA MESSE « UNA CUM ». PEUT-ON ALLER À LA MESSE EN COMMUNION AVEC FRANÇOIS ?, dont j'ai publié ici ma traduction il y a quelques jours, voici le passage du livre où l'auteur traite de la question du Troisième Secret de Fatima.

À Fatima, de mai à octobre 1917, la Sainte Vierge est apparue à trois enfants sur un chêne vert. Les apparitions ont été reconnues comme authentiques par l'Église. Dans la vision du 13 juillet 1917, après avoir montré l'enfer, la Vierge a donné à Lucie, Jacinthe et François le fameux "troisième secret". Depuis cette date, et jusqu'à nos jours, ce secret caractérise l'histoire que nous vivons dans l'Église.

 

Le traitement du secret, probablement en raison de son contenu exceptionnel, a été mal mené par la hiérarchie. Nous savons avec un certain degré de fiabilité qu'en 1960, la Sainte Vierge a demandé à Sœur Lucie (qui est restée porte-parole du secret jusqu'à sa mort le 13 février 2005) que le pape fasse connaître au monde le contenu du message. Jean XXIII, après avoir lu le troisième secret, a décidé de l'archiver, laissant à son successeur le soin de décider de le faire connaître.

 

A la lecture du secret était présent, entre autres, le Père Malachi Martin, jésuite polyglotte, professeur à l'Institut Biblique Pontifical, collaborateur du Cardinal Augustin Bea, qui, scandalisé par la manipulation maçonnique du secret, a décidé de quitter immédiatement le Vatican et de se réfugier aux États-Unis, d'où il fera connaître le contenu, dans l'interview avec Art Bell, diffusée le 13 juillet 1998, qui concerne, en quelques mots, l'apostasie de la foi, l'avènement d'un faux pape avec une fausse Église, l'avènement de l'Antéchrist, préparé, dans la hiérarchie catholique, par ceux que Sœur Lucie appelle "partisans du diable".

 


Les propos tenus par le père Malachi Martin frappent par leur pertinence. Il déclare : "Certains évêques et prélats, ainsi que leurs assistants, se sont élevés au rang d'anti-Eglise au sein de l'Eglise. Ils ne veulent pas abandonner l'Église. Ils n'ont pas l'intention de se séparer. Ils n'ont pas l'intention d'ébranler l'unité de l'Église. Ils n'ont pas l'intention d'effacer l'Église, mais de la changer selon leurs propres plans ; et c'est jusqu'à ce jour un lieu commun dans leur esprit que leurs plans sont inconciliables avec le plan de Dieu révélé jusqu'à ce jour par le Successeur de Pierre et son autorité magistérielle... Ils sont convaincus qu'ils peuvent réconcilier cette Église et ses ennemis par un "compromis décent", qu'eux seuls comprennent ce qui se passe, et qu'eux seuls peuvent assurer le succès de l'Église du Christ en la compactant avec celle des dirigeants du monde. Mais en créant avec dévotion l'anti-Église au sein de l'Église - du Vatican jusqu'au niveau de la vie paroissiale - ils ont finalement sapé l'unité de l'Église" ("The Keys to this Blood", Simon & Schuster 1990, p.662).

 

Dans l'entretien avec Art Bell, documenté sur les réseaux, le père Martin rend également compte de la réaction de Jean XXIII : "le cardinal qui me l'a montré était présent à la réunion tenue par le pape Jean XXIll en cette année 1960, pour faire connaître à un certain nombre de cardinaux et de prélats ce qu'il entendait faire du Secret. Mais Jean XXIII, le pape Jean XXIll, qui était pape en 1960, ne pensait pas que le secret devait être publié. À cette époque, cela aurait compromis ses négociations en cours avec Nikita Kruschev, le leader de tous les Russes. Il avait aussi un point de vue différent sur la vie et il l'a répété, très succinctement et même avec mépris, deux ans plus tard, à l'ouverture du concile du Vatican, au milieu de son discours du 11 octobre 1962 à Saint-Pierre devant les évêques réunis, rassemblés pour le concile du Vatican, et les visiteurs (l'immense basilique était bondée) ; il s'est moqué, avec arrogance, et s'est opposé à ceux qu'il appelait les "prophètes de malheur". Et personne, dans son propre esprit, n'a été touché par le doute qu'il parlait des trois prophètes de Fatima".

 

Jean XXIII, probablement traumatisé par le contenu du troisième secret (on dit qu'il s'est évanoui), prendra une direction complètement opposée (peut-être par autodéfense), appelant le Concile Vatican II et condamnant les "prophètes de malheur", une allusion claire à Sœur Lucie qui, en fait, dans la période post-conciliaire, subira une délégitimation progressive dans l'Église.

 

Paul VI n'a jamais fait de référence directe au troisième secret. Le traumatisme de son prédécesseur s'était transformé, chez lui, en boycott radical. Et pourtant, dans les accents métis de l'après-Concile, il semble avoir fait explicitement référence au troisième secret, lorsqu'il a parlé de la "fumée de Satan" (29 juin 1972) et d'une saison qui, annoncée comme le printemps, avait introduit dans l'Église un hiver sombre et profond. Paul VI part en 1978, sans que le secret ne soit accepté par l'Église, entre-temps secouée par les premiers drames post-conciliaires.

 

En seulement 33 jours de pontificat, Jean-Paul Ier a été, plus que ses prédécesseurs, lié à Fatima. Il rencontre Sœur Lucie, à la demande de la même religieuse visionnaire, qui lui prophétise un bref pontificat et le martyre. C'est ce qui s'est passé. Le 28 septembre 1978, le pape Luciani est retrouvé mort. Aujourd'hui encore, les soupçons d'un empoisonnement, par la franc-maçonnerie, demeurent.

 

Puis vint le long pontificat de Jean-Paul II, qui a enregistré des hauts et des bas, des contradictions et des ouvertures sensationnelles en ce qui concerne le troisième secret. C'est comme si Wojtyla était attiré, en raison de sa forte dévotion mariale, par le message de Fatima, mais aussi retenu par son entourage (NDTR: en français dans le texte). Après l'attentat sur la place Saint-Pierre, le 13 mai 1981, jour anniversaire de la première apparition de Fatima, auquel Woytjla a miraculeusement survécu, depuis l'hôpital Gemelli, où il était hospitalisé pour les séquelles de l'attentat, il a fait savoir qu'il avait demandé le contenu du troisième secret afin d'en savoir plus. Il a affirmé : "J'ai vu dans tout ce qui s'est passé - je ne me lasserai pas de le répéter - une protection maternelle spéciale de la part de la Vierge. Et par coïncidence - et il n'y a pas de simples coïncidences dans les desseins de la Providence divine - j'ai également vu un appel et, qui sait, une demande d'attention pour le message qui a commencé là il y a soixante-cinq ans, à travers trois enfants". S'ensuit une longue histoire, aussi longue que son pontificat, de déclarations, d'attitudes, de déplacements, de décisions et de gestes qui sont attestés par une masse impressionnante de documents, sans équivalent dans l'histoire de la papauté et qui, pourtant, n'ont en rien résolu le mystère du troisième secret, bien au contraire, ils l'ont épaissi. Il se rendit à Fatima en mai 1982, pour remercier la Sainte Vierge d'être resté en vie, mais subit, peu avant la messe, au pied de l'autel, une nouvelle attaque d'un prêtre espagnol du nom de Juan María Fernández y Krohn qui, avec une baïonnette, tenta de le tuer.

 

Au cours du Jubilé de l'an 2000, Jean-Paul II a décidé, de manière inattendue, de faire connaître le troisième secret, mais ce fut immédiatement une profonde déception, car, même avec l'assurance que tout avait finalement été fait au sujet du troisième secret, l'idée que le secret concernait l'attentat de la place Saint-Pierre, avec la vision de l'évêque vêtu de blanc mortellement blessé, suivi d'une procession d'évêques, de prêtres, de religieuses et de laïcs, en haut d'une haute montagne, au lieu de convaincre les sceptiques, a augmenté le scepticisme. La mise en scène du dévoilement du troisième secret en 2000 a été spectaculaire. Le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Sodano, et le préfet de la Congrégation pour la foi, le cardinal Ratzinger, sont intervenus et ont clairement déclaré que le troisième secret avait été révélé dans son intégralité et qu'il n'y avait rien à ajouter. Un geste, manifestement conçu dans le dos de Jean-Paul II, qui a fini par rendre plausibles les doutes largement répandus sur une falsification maçonnique du secret. Le Pape s'est rendu à Fatima pour la troisième fois et a fait don à Notre Dame de Fatima de ses précieux bijoux, parmi lesquels l'anneau Totus Tuus, qui lui avait été donné par le Cardinal Wiszinski, décidant également que l'image de la Chapelle des Apparitions soit apportée au Vatican pour la deuxième fois, à l'occasion de la clôture de l'Année Sainte célébrée par la fête de Notre Dame du Rosaire en présence d'environ 1500 évêques, le plus grand rassemblement épiscopal depuis le Concile Vatican II.

 

Cependant, au-delà de ces initiatives louables, une question demeure : pourquoi le pape a-t-il autorisé le boycott du contenu le plus dramatique du troisième secret qui, comme nous le savons maintenant, concerne l'apostasie de la foi, l'avènement d'un faux pape et l'entrée de l'antéchrist ? Jean-Paul II a-t-il soutenu l'embargo médiatique sur le véritable contenu du secret ? Lorsque les cardinaux concernés, y compris Ratzinger, ont déclaré que tout avait été révélé, étaient-ils conscients qu'ils disaient un mensonge ? Surtout, pourquoi a-t-il été décidé, et par qui, que le troisième secret ne devait pas être révélé du tout ? Ce sont des questions qui, aujourd'hui, n'ont pas de réponse, également parce que, entre-temps, Jean-Paul II, gravement malade dès 2000, se dirigeait vers un lent et inexorable déclin, au point qu'il est devenu évident que le véritable gouvernement du Vatican était plutôt dirigé par le secrétaire d'État du Vatican et quelques cardinaux. Peut-être Jean-Paul II a-t-il décidé d'occulter la question du véritable contenu de Fatima pour des raisons pastorales, c'est-à-dire pour ne pas effrayer les masses catholiques, manifestement peu préparées à des questions aussi délicates, et surtout pour ne pas donner l'impression que le Saint-Siège lui-même accréditait une version aussi nettement apocalyptique.

 

Comme l'a déclaré entre-temps Vittorio Messori dans le Corriere della sera (21 novembre 2006), "on a eu recours à un stratagème : ne révéler qu'une partie du texte, en faisant croire qu'il se référait au passé. Les autres contenus auraient été révélés non pas explicitement mais implicitement, dans les homélies, les discours, les documents du pape Wojtyla et du préfet de la foi. Que ceux qui peuvent comprendre, comprennent".

 

Mais il s'agissait d'une erreur, en quelque sorte amortie par la décision, toujours sage et éclairée, du cardinal Ratzinger d'insérer dans le Catéchisme de l'Église catholique, rédigé en 1992, une référence explicite au contenu du troisième secret, lorsqu'aux numéros 675-677, celui-ci parle, dans un contexte d'ailleurs marqué par le registre magistériel, d'une "épreuve finale" pour l'Église, de "persécution", d'"imposture religieuse", d'"apostasie de la vérité", d'"antéchrist". Le cardinal Ratzinger avait ainsi réussi à filtrer, de quelque manière que ce soit, le véritable contenu du troisième secret.

 

Même dans ce cas, ce serait un geste qui lui coûterait cher ; le parti maçonnique présent au Vatican ne lui pardonnerait pas un démenti aussi clivant. Mais encore une fois, pour conclure avec Jean-Paul II, il faut se rappeler que, lors du voyage apostolique effectué à Fulda (Allemagne) en 1980, interrogé par des journalistes sur le troisième secret, il a montré, à tout le moins, qu'il le connaît dans son ensemble. Nous rapportons la chronique de ce dialogue.

 

"On a demandé au Saint-Père : 'Que pouvez-vous nous dire sur le troisième secret de Fatima ? N'aurait-il pas dû être publié en 1960 ?' Le pape Jean-Paul II a répondu : 'Compte tenu de la gravité de son contenu, mes prédécesseurs sur le trône pontifical ont préféré la solution diplomatique consistant à en différer la publication, afin de ne pas encourager la puissance mondiale du communisme à faire certains gestes. D'autre part, il devrait suffire à chaque chrétien de savoir ceci : s'il existe un message dans lequel il est écrit que les océans inonderont des zones entières de la terre, et que des millions de personnes perdront la vie soudainement, d'une minute à l'autre, alors vraiment la publication d'un tel message n'est plus quelque chose de si souhaitable'. Le Pape a poursuivi : 'Beaucoup veulent savoir uniquement par curiosité et par goût du sensationnel, mais ils oublient que la connaissance comporte aussi une responsabilité. Ils veulent seulement satisfaire leur curiosité, et c'est dangereux si, en même temps, ils ne veulent rien faire, et s'ils sont convaincus qu'il est impossible de faire quoi que ce soit contre le mal'. À ce moment-là, le Pape a pris le chapelet et a dit : 'Voici le remède contre ce mal ! Priez, priez, et ne demandez rien de plus. Laissez tout le reste à Notre Dame' ! Le Saint-Père a ensuite été interrogé sur ce qu'il adviendrait de l'Église et a répondu : 'Nous devons nous préparer à affronter d'ici peu de temps de grandes épreuves, qui pourraient même exiger le sacrifice de notre vie et notre don total au Christ et pour le Christ".

 

Le récit de l'interview révèle enfin la vérité. Jean-Paul II connaissait le troisième secret avant même l'attentat de 1981, mais, influencé de manière compréhensible par ce qui s'est passé ce 13 mai, il a voulu le relire, croyant devoir en faire une nouvelle lecture. Pour Woytjla, le véritable ennemi reste le communisme, qui a même organisé l'attaque, tandis que l'idée d'un ennemi intérieur, fait de kippas rouges en mouvement, commence à passer au second plan. L'apostasie est maintenant celle du communisme, tandis que celle de l'intérieur de l'Église, faite de calottes rouges en mouvement, finit par perdre de son importance. Une grande erreur de perspective, car si l'ennemi dont parle Fatima se trouve à l'intérieur du Vatican, Jean-Paul II parvient à le voir dans le lointain Kremlin. D'ailleurs, lorsqu'il a affirmé à Fulda : "nous devons nous préparer à affronter avant longtemps de grandes épreuves, qui peuvent exiger jusqu'au sacrifice de notre vie et notre don total au Christ et pour le Christ", il est évident qu'après l'attentat, il a dû considérer qu'il se référait à lui-même le contenu de ces paroles. La consécration à la Russie a été faite, en communion avec les évêques du monde entier, sur la place Saint-Pierre, le 24 mars 1984, même si certains mouvements fatimistes ont résisté et nié sa validité, puisque, de fait, le nom de Russie n'apparaissait pas dans le texte officiel de la consécration.


Il reste, cependant, sur toute l'interprétation passée pour "officielle", en 2000, pendant le Jubilé, à propos du troisième secret qui, pour la première fois, a été connu, mais pas dans son intégralité. Les cercles dits fatimistes avaient raison, dénonçant l'omission coupable de la partie la plus importante du secret, qui concernait l'apostasie dans l'Église. De toute évidence, le cardinal Bertone a traité l'affaire de manière incompétente.

 

La version officielle, encouragée par Jean-Paul II, indique : "Après les deux parties que j'ai déjà exposées, nous avons vu à la gauche de la Vierge, un peu plus haut, un ange avec une épée de feu dans la main gauche ; il scintillait et émettait des flammes qui semblaient embraser le monde ; mais elles s'éteignirent au contact de la splendeur que la Vierge émanait de sa main droite vers lui : l'Ange montrant la terre de sa main droite vers, d'une voix forte dit : Pénitence, Pénitence, Pénitence ! Et nous avons vu dans une immense lumière qui est Dieu : ‘quelque chose comme la façon dont on voit les gens dans un miroir quand ils passent devant vous ‘un évêque habillé en blanc’ nous avons eu le pressentiment que c'était le Saint Père ". Plusieurs autres évêques, prêtres, religieux et religieuses ont gravi une montagne escarpée, au sommet de laquelle se trouvait une Croix faite de rondins grossiers comme si elle était faite de liège avec de l'écorce ; le Saint-Père, avant de l'atteindre, a traversé une grande ville à moitié en ruines et à moitié tremblant, d'un pas chancelant, affligé de douleur et de chagrin, il a prié pour les âmes des cadavres qu'il a rencontrés sur son chemin ; Lorsqu'il atteignit le sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande croix, il fut tué par un groupe de soldats qui lui tirèrent plusieurs coups de feu et flèches, et de la même manière, les évêques, les prêtres, les religieux et religieuses et diverses personnes séculières, hommes et femmes de différentes classes et positions, moururent les uns après les autres. Sous les deux bras de la croix, il y avait deux Anges, chacun avec un arrosoir en cristal dans la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s'approchaient de Dieu".

 

C'est le texte du troisième secret rendu public le 13 mai 2000 et confirmé par Sœur Lucie elle-même. La manipulation, nous ne savons pas si elle est consciente ou non, du secret est confirmée par ce qu'a dit le cardinal Sodano, secrétaire d'État du Vatican : "la vision de Fatima concerne avant tout la lutte des systèmes athées contre l'Église et les chrétiens et décrit l'immense souffrance des témoins de la foi dans le dernier siècle du deuxième millénaire. C'est un interminable chemin de croix mené par les papes du vingtième siècle."

 

Comme on peut le constater, le secret renvoie aux ennemis "externes", c'est-à-dire aux systèmes athée et communiste qui, de plus, étaient déjà en profond déclin (le mur de Berlin est tombé en 1989 et en 1991 le drapeau rouge a été baissé au Kremlin), tandis qu'il n'y a pas la moindre trace du véritable ennemi dont parle le troisième secret, c'est-à-dire l'ennemi "interne" qui occuperait le trône de Pierre et lancerait officiellement la saison diabolique de l'apostasie anti-christique. Pas un mot là-dessus. Erreur inexcusable, bien que motivée par la protection des masses catholiques, jugées inaptes à recevoir ces informations. La faute en revient entièrement aux systèmes athées, et l'on a le sentiment, en ce qui concerne la gestion du secret par le Vatican, de classer l'affaire une fois pour toutes.

 

Le cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, s'est également soumis à cette manœuvre clairement pilotée (mais l'a ensuite démentie, comme nous le verrons, de manière retentissante, une fois devenu pape). Dans son commentaire théologique sur le troisième secret, Ratzinger affirme que le secret a été "publié dans son intégralité" (il prouvera lui-même, en mai 2010, que ce n'est pas vrai), et ce qui suit est particulièrement surprenant : "nous en sommes donc arrivés à une dernière question : que signifie le ‘secret’ de Fatima dans son ensemble (dans ses trois parties) ? Qu'est-ce qu'il nous dit ? Tout d'abord, nous devons affirmer avec le cardinal Sodano : ‘les événements auxquels se réfère la troisième partie du secret de Fatima semblent désormais appartenir au passé".

 

Ce sont des affirmations documentées, qui restent dans le portail officiel du Saint-Siège et qui démontrent les pressions et les contrastes internes profonds et latents dans la gestion du secret. Dans un mouvement stratégique raffiné, le Saint-Siège ne dit pas réellement que le secret appartient au passé mais qu'il semble appartenir au passé. Pourquoi cette subtile distinction ? Car, en réalité, le secret n'appartenait pas au passé mais à l'avenir de l'Église, et tant Sodano que Ratzinger, ainsi que probablement Jean-Paul II lui-même, le savaient bien.

 

Ratzinger devait par la suite montrer qu'il ne s'agissait que d'une interprétation au rabais du secret lui-même, probablement pour ne pas effrayer les fidèles catholiques. Était-ce une sage décision ? La raison pastorale, prévalant sur la volonté du Ciel lui-même, s'est-elle avérée fructueuse ?

 

Le 19 avril 2005, sur la loggia de Saint-Pierre, apparaît le cardinal Ratzinger, timide et quelque peu maladroit, élu pape sous le nom de Benoît XVI. L'humble "ouvrier dans la vigne du Seigneur" allait devenir, peut-être malgré lui, le véritable interprète du troisième secret, avec un courage sans précédent, jusqu'à l'abnégation. En tant que cardinal, en tant que Préfet de la Congrégation pour la Foi, Ratzinger, surtout de manière officielle en 2000, avait publiquement affirmé que le troisième secret avait été entièrement révélé, mais avait réussi le projet de codifier son véritable contenu jusque dans le Catéchisme. Lors du voyage à Lisbonne, qui le conduira à Fatima, en mai 2010, lui, devenu pape, avec à ses côtés un cardinal Bertone déconcerté, interrogé sur le troisième secret, a dit qu'il était encore devant nous, qu'il devait s'accomplir, que tout n'avait pas été révélé, qu'il concernait notamment l'apostasie de la foi. Ses propos étaient péremptoires : "Il se leurrerait celui qui penserait que la mission prophétique de Fatima est terminée !". Bertone pâlit à ces paroles inattendues, et avec lui évidemment tout l'objectif réel du troisième secret, habilement gardé dans l'ombre, sous le prétexte d'attribuer toute la responsabilité aux communistes soviétiques. En réalité, la Vierge regardait les ennemis au sein de l'Église, la franc-maçonnerie ecclésiastique, les "partisans du diable" (Sœur Lucie) qui planifiaient lentement un contrôle presque total de l'Église catholique. Pour la première fois, Benoît XVI a le courage de révéler, même si c'est en quelques mots, le véritable contenu du troisième secret.

 

On peut considérer que, précisément à partir de cette révélation, Ratzinger a fait la guerre aux ennemis de l'Église, les révélant comme les véritables adversaires du catholicisme romain. Bertone lui-même, en 2006, donc après à peine un an de règne de Benoît XVI, est allé sur "Porta a Porta" (fin mai 2007), pour réfuter la thèse selon laquelle en 2000 seul un fragment du troisième secret a été divulgué. Six ans plus tard, Benoît XVI, se reniant lui-même, renie également de manière flagrante le staff du Vatican. En tant que cardinal, à travers de nombreux entretiens (dont ceux, célèbres, avec Vittorio Messori), Ratzinger n'a pas caché le contenu du troisième secret, se référant aux thèmes bibliques de l'apostasie de la foi, de l'abomination de la désolation, d'une Église qui deviendra minoritaire et persécutée, jusqu'à devenir un "petit reste", avec la constitution à la place d'une fausse Église mondaine et apostate qui recevra le soutien souriant des puissances fortes. En bref, une authentique entrée de l'antéchrist dans Rome.

 

Benoît XVI, courageux témoin du troisième secret, a entre-temps été progressivement encerclé, menacé psychologiquement, isolé et traqué, une machine à fange a été mise en place contre lui qui, grâce aux médias, l'a présenté au monde comme un homme froid et glacé qui condamne et juge. Le trône vide, à partir du 28 février 2013, était finalement, précisément, la réalisation plastique de ce que la Vierge avait annoncé à Fatima à trois petits enfants : Satan entrerait au Vatican, s'assiérait sur le trône de Pierre et préparerait, avec son gouvernement hérétique et idolâtre, la voie à l'antéchrist.

 

 

Eucharistie ou fast food ? - Homélie pour la Fête-Dieu B

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
Eucharistie ou fast food ? - Homélie pour la Fête-Dieu B

 

Pour bien comprendre le sens de la solennité que nous célébrons aujourd'hui, commençons par un peu d'histoire. Elle a été instituée en 1264 par le pape Urbain IV. L'année précédente avait eu lieu un événement qui avait fait grand bruit. Un miracle était survenu dans la basilique Sainte-Christine de Bolsena, au nord de Rome et au sud d'Orvieto. Un prêtre de Bohème, Pierre de Prague, qui venait d'accomplir un long et difficile pèlerinage, priait sur la tombe de sainte Christine. Il passait par une crise spirituelle profonde et demandait à la sainte d'intercéder pour que sa foi se fortifie et soit libérée des doutes qui le tourmentaient, en particulier à propos de la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie. Et voilà que, juste après avoir prononcé les paroles de la consécration au cours d'une messe célébrée en présence de nombreux fidèles, le prêtre vit l'hostie qu'il tenait au-dessus du calice prendre une couleur rosée. Des gouttes de sang tombèrent sur le corporal et sur le pavement. Le prêtre bouleversé interrompit la messe pour porter les saintes espèces à la sacristie. Le pape Urbain IV fut immédiatement informé de l'événement. Il vint constater lui-même ce qui était survenu. Une année plus tard, Urbain IV institua la fête du Corpus Domini (bulle Transiturus de hoc mundo) et confia alors à St Thomas d'Aquin la rédaction de textes liturgiques pour cette solennité qu'il fixait au jeudi après l'octave de la Pentecôte. La fête fut ensuite confirmée par le pape Clément V en 1314.

 

Or, avant de devenir pape, Urbain IV avait été, en Belgique, le confesseur de sainte Julienne de Mont Cornillon. C'est à elle que revient le mérite d'avoir demandé au pape l'institution de cette fête. Orpheline, elle avait été recueillie à l'âge de cinq ans, avec sa soeur Agnès, d'un an son aînée, par les Soeurs Augustines du Mont-Cornillon, près de Liège. Comme les religieuses soignaient les lépreux, les deux soeurs vécurent d'abord en retrait, à la ferme. Mais à quatorze ans, Julienne fut admise parmi les religieuses.

 

Ste Julienne avait appris à lire les psaumes et à les retenir par coeur. D'une intelligence hors du commun, elle avait lu toute l'Écriture Sainte (en latin et en français), ensuite les livres de S. Augustin, puis les écrits de S. Bernard, dont elle connaissait par coeur plus de vingt sermons sur le Cantique des Cantiques. Très tôt, elle avait un goût profond pour la prière. Dès sa jeunesse, elle avait eu des visions dont elle n'a pas parlé pendant vingt ans. Elle avait vu, notamment, la lune avec une fraction manquante. Dans la prière, elle avait compris que le Seigneur lui signifiait par là qu'il manquait à l'Église une fête en l'honneur du Sacrement du Corps et du Sang du Christ.

 

Devenue prieure, Julienne se heurtait à de cruelles incompréhensions : on la traitait de fausse visionnaire. À cause de ces visions, et aussi de la rigueur avec laquelle elle voulait vivre la règle augustinienne, elle fut chassée deux fois de son monastère. La première fois, l'évêque la rappela. La seconde, en 1248, elle se réfugia dans la région de Namur, auprès d'un monastère cistercien, avant d'embrasser la vie d'ermite recluse, à Fosses. L'abbaye cistercienne de Villlers, entre Bruxelles et Namur, lui offrit une sépulture.

 

Cependant, relayés par Ève de Liège, ses efforts ne furent pas vains, car la fête du Saint-Sacrement fut introduite dans son diocèse. Et elle allait être étendue à toute l'Église par Urbain IV, six ans après sa mort. Pendant très longtemps on a dit que sainte Julienne du Mont-Cornillon a voulu promouvoir au 13e siècle tout à la fois un culte d'adoration du Saint-Sacrement, des processions et des saluts. Mais récemment, on a été davantage sensible à un autre aspect de ses voeux. Ce que Julienne aurait désiré, dit-on, c'est seulement la communion eucharistique des fidèles. Vu les progrès apportés dans ce domaine par le Concile, la Fête-Dieu, concluent certains, aurait perdu sons sens. En conséquence de quoi les processions et les expositions du Saint-Sacrement ne présenteraient plus aucun intérêt, seraient plutôt une déformation de la vraie liturgie et de toute façon sans aucun lien avec les souhaits de la sainte.

 

Le Concile a bon dos ! Jean-Paul II oppose un démenti catégorique à cette façon réductrice de voir à la fois le Concile et l'Eucharistie :

 

"Ce culte, écrit-il dans sa Lettre apostolique aux prêtres sur le mystère et le culte de la sainte Eucharistie (24 février 1980), doit apparaître dans chacune de nos rencontres avec le Saint Sacrement, quand nous visitions nos églises, ou quand les saintes espèces sont portées et administrées aux malades. L'adoration du Christ dans ce sacrement d'amour doit trouver ensuite son expression en diverses formes de dévotion eucharistique : prières personnelles devant le Saint Sacrement, heures d'adoration, expositions brèves, prolongées, annuelles (quarante heures), bénédictions eucharistiques, processions eucharistiques, congrès eucharistiques. La solennité du Corps et du Sang du Christ, instaurée par mon prédécesseur Urbain IV en mémoire de l'institution de ce grand mystère, comme acte public rendu au Christ présent dans l'Eucharistie, appelle ici une mention spéciale (…...) L'animation et l'approfondissement du culte eucharistique sont une preuve du renouveau authentique que le Concile s'est fixé comme but et ils en sont le point central. (rien que cela !) (...) Ne mesurons pas notre temps pour aller le rencontrer dans l'adoration, dans la contemplation pleine de foi."

 

Jean-Paul II reviendra sur le sujet à maintes occasions, notamment, bien sûr, lors de l'année de l'Eucharistie. Dans son encyclique L'Église vit de l'Eucharistie, il y a des pages entières consacrées à ce thème. C'est chaque fois la même insistance, non seulement pour encourager l'adoration eucharistique, par la parole et par son propre exemple, et en demandant instamment aux pasteurs, évêques et prêtres, d'en faire autant, mais aussi pour déplorer le délaissement du culte de l'Eucharistie en dehors de la messe :

 

"Malheureusement, à côté de ces lumières, les ombres ne manquent pas. Il y a en effet des lieux où l'on note un abandon presque complet du culte de l'adoration eucharistique." (n. 10)

 

En fait, à revenir aux origines de la Fête-Dieu, on arrive à cette conclusion : la Fête-Dieu garde tout son sens. Aujourd'hui la foi en Jésus Eucharistie n'aurait-elle plus besoin d'être ravivée ? Paul VI, dans sa Profession de Foi solennelle de 1968, a cru nécessaire d'insister sur le vrai sens de l'Eucharistie, alors que ce sacrement n'est pas mentionné dans le symbole des Apôtres ou dans celui de Nicée Constantinople. Par ailleurs, si l'on réduit la Fête-Dieu à une célébration en l'honneur de la Sainte Cène, en quoi cette fête manquerait-elle à l'Église, puisqu'on la célèbre déjà le soir du Jeudi Saint ?

 

Or, la fête de l'institution de l'Eucharistie le soir du Jeudi Saint célèbre un évènement. La Fête-Dieu, quant à elle, célèbre une vérité de notre foi ("Il est grand, le mystère de la foi !") et insiste davantage sur la permanence de la présence du Christ à son peuple dans le sacrement de l'eucharistie :

 

"Donne-nous de vénérer d'un si grand amour le mystère de ton corps et de ton sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta rédemption." (prière d'ouverture de la messe de la Fête du S. Sacrement)

 

Et que l'on ne vienne pas objecter en disant que le Christ n'a pas dit : "Prenez et adorez", mais "Prenez et mangez". Oui, mais justement, nous ne mangeons pas quelque chose, mais quelqu'un, quelqu'un qui est Dieu ! Ce n'est pas une "pastille" à "prendre", c'est le Corps de Dieu à accueillir. Et puis, ne confondons pas eucharistie et "fast food" !

 

"On ne peut pas, dit Benoît XVI, manger le Ressuscité, présent dans la figure du pain, comme un simple morceau de pain. Manger ce pain signifie communier, signifie entrer dans la communion avec la personne du Seigneur vivant. Cette communion, cet acte de manger, est réellement une rencontre entre deux personnes, une façon de se laisser pénétrer par la vie de Celui qui est le Seigneur, de Celui qui est mon Créateur et mon Rédempteur. Le but de cette communion, de cet acte de manger, est l'assimilation de ma vie à la sienne, ma transformation et ma conformation à Celui qui est Amour vivant. C'est pourquoi cette communion implique l'adoration, implique la volonté de suivre le Christ, de suivre Celui qui nous précède. Adoration et procession font donc partie d'un unique geste de communion, et répondent à son mandat : Prenez et mangez."

 

Qu'on se le dise ! Les siècles passent. Cependant, même après 760 ans, le message de Julienne garde toute son actualité et sa raison d'être. Avec cette différence qu'au 13e siècle la communion quotidienne pour les laïcs n'avait pas encore été instaurée par l'Église. Elle ne le sera qu'en 1905. C'est, avec l'admission à la communion des enfants (en 1910), une grande grâce que Dieu a faite à son Église.

 

Mais comme toute grâce, elle comporte une responsabilité, et aussi un danger : celui de la routine. De nos jours, nous sommes tellement habitués à communier que la communion en devient banalisée. Or, S. Paul dit :

 

"Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe ; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s'il ne discerne le Corps" (1 Co 11, 27-28).

 

Au lieu de prendre au sérieux ces paroles, l'on se permet de communier, même en état de péché grave, notamment à l'occasion de mariages ou d'enterrements, si bien (ou plutôt : si mal) que les évêques des Antilles-Guyane ont été amenés à interdire la célébration de l'eucharistie en ces circonstances ! Dans les premiers temps de l'Eglise, au moment de la communion retentissait un cri dans l'assemblée : "Sancta sanctis !" ("Celui qui est saint, qu'il communie, que celui qui ne l'est pas se repentisse !"). Mais le fait de communier sans aucune préparation, et sans faire une action de grâce digne de ce nom, ne constitue-t-il pas en lui-même un péché grave ? Certes, la liturgie de l'eucharistie elle-même nous prépare à la communion, notamment la préparation pénitentielle et la liturgie de la Parole, mais l'Église met aussi à la disposition de ses enfants des prières pour la préparation personnelle. Or, combien de chrétiens, au lieu de tirer profit de ces prières, passent leur temps à observer tout ce qui se passe autour d'eux, à papoter avec le voisin, quand ils ne se permettent pas d'arriver cinq, dix minutes en retard, et même davantage ? Certes, l'eucharistie est elle-même l'action de grâce par excellence, mais cette action de grâce commune demande à se prolonger dans notre action de grâce personnelle. Ici encore, combien de chrétiens, à peine quelques minutes après avoir communié, quittent l'église en la transformant en parloir si ce n'est en bistrot, empêchant même ceux qui le voudraient, de demeurer dans le recueillement ?

 

Au temps de Ste Julienne, une religieuse qui communiait restait souvent en silence une semaine entière ! S. Augustin écrit :

 

"Dans cette chair (le Seigneur) a marché sur notre terre et il nous a donné cette même chair à manger pour notre salut ; et personne ne la prend sans l'avoir d'abord adorée (...), de sorte qu'en l'adorant, nous ne péchons point, mais au contraire nous péchons si nous ne l'adorons pas."

 

Voilà donc que la Solennité de ce jour, avec ses processions et ses expositions du S. Sacrement, loin d'être une piété tombée en désuétude, n'en devient que plus actuelle. Elle nous rappelle en quoi l'eucharistie doit être pour nous, et pour chacune de nos communautés, source et sommet de notre vie chrétienne et de notre mission, tout au long de l'année et dans tous les domaines. "LOUÉ SOIT À TOUT INSTANT JÉSUS AU SAINT SACREMENT !"

https://www.evangile-et-peinture.org/dt_portfolios/meditations-dominicales/

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La Croix est le nouvel arbre de vie; l’Eucharistie en est le fruit - Homélie Fête-Dieu B

dominicanus #Homélies Année B (2008-2009)

 

Dieu a eu un projet pour la famille humaine, et selon la Genèse,  le premier couple à ruiné ce projet en mangeant. Quand Adam et Eve, cédant à la tentation du démon, ont mangé du fruit défendu du bien et du mal, ils ont désobéi à Dieu. C’est le péché originel. En mangeant de ce fruit, ils ont manifesté leur désir d’agir selon leur volonté propre, et non pas selon la volonté de Dieu. Mais ce n’était pas une bonne idée, car « sans le Créateur, la créature s’évanouit ». Dieu est la source de tout ce qui est bon. Quand la famille humaine s’est révoltée contre lui, elle s’est de ce fait exclu du paradis et a été livrée au pouvoir du mal. Voilà pourquoi il y a tant de misère, de souffrances, de crimes en ce monde. Le fait de manger du fruit défendu a également introduit la mort dans la famille humaine. Le projet initial de Dieu pour l’humanité était de la préserver de la mort pour l’arbre de vie. Mais depuis le péché originel, la mort est devenue notre compagne quotidienne et notre fin inévitable.

 

Mais si le projet de Dieu a été tenu en échec par un repas, ce projet a été restauré également par un repas ! Puisque nous nous sommes exclus du paradis, si bien que nous n’avons plus accès à l’arbre de vie, Dieu est venu vers nous avec une alternative géniale : il est venu vers nous avec l’arbre de vie ! Voilà la mission de Jésus. Par sa mort sur la croix, il a réparé les dégâts causés par le péché originel, en prenant sur lui nos souffrances et en dénouant les nœuds de notre désobéissance. De cette manière, la croix de Jésus est devenue le nouvel arbre de vie. L’arbre de la croix est chargé d’un fruit surnaturel : l’Eucharistie, le corps et le sang de notre Seigneur.

 

Quand nous mangeons de ce fruit, nous exprimons notre repentir et notre désir de revenir de notre révolte, d’être uni au Christ. Ce fruit surnaturel est l’antidote du poison du fruit défendu. C’est un remède qui nous guérit progressivement de notre égoïsme et de tous nos péchés, et qui nous nourrit de la générosité, la sagesse, le courage et l’amour du Christ.

 

Voilà ce qui nous célébrons joyeusement et solennellement aujourd’hui. C’est vraiment la Bonne Nouvelle de la foi chrétienne : Jésus a inondé le monde de sa grâce, non pas d’une manière purement symbolique, mais très concrètement, en rendant présente cette grâce dans le monde par le grand mystère de l’Eucharistie.

 

Dans les pays germaniques (Allemagne, Suisse, Autriche), les catholiques célèbrent cette Bonne Nouvelle d’une manière très belle et pleine de sens. Lors de la Fête-Dieu, des processions solennelles sont organisées à beaucoup d’endroits, en ville ou à la campagne. Au cours de ces processions le Saint-Sacrement est porté sur le territoire de la paroisse. Tous les catholiques des environs se joignent à cette procession, habillés de leurs plus beaux habits, portant des fleurs et des présents, chantant et priant, accompagnés de plusieurs chorales et fanfares.

 

Le long du parcours il y a quatre arrêts. Des reposoirs magnifiquement décorés sont préparés à chacun de ces endroits. Au moment où la procession arrive, l’ostensoir avec l’Eucharistie est placé sur l’autel. L’on récite de prières, l’on chante des cantiques, la bénédiction est donnée. A certains endroits, même, les honneurs militaires sont rendus par des coups de fusil ou de canon à chaque reposoir.

 

Deux autres composantes de la procession expriment bien la rédemption du monde déchu, la guérison de l’humanité empoisonnée, opérée par le Très-Saint-Sacrement. Les quatre endroits où des reposoirs sont dressés sont choisis avec beaucoup de soin. Chacun est orienté dans une direction différente, selon les quatre points cardinaux : le nord, le sud, l’est et l’ouest. A chaque arrêt l’on proclame le commencement de l’un des quatre évangiles, symbolisant ainsi la présence universelle rédemptrice du Christ par son Eglise. La Croix du Christ est l’arbre de vie pour tous les peuples et pour tous les temps, et l’Eucharistie en est le fruit de vie éternelle.

 

La sainte Eucharistie est la rédemption en acte du monde par la présence réelle du Christ parmi nous et en nous. Voilà pourquoi l’Eglise réclame le plus grand respect dans les églises pour le Très-Saint-Sacrement. Ainsi, par exemple, nous devons toujours nous garder de recevoir la sainte Communion si nous avons commis un péché grave dont nous ne nous sommes pas encore confessé et pour lequel nous n’avons pas encore reçu l’absolution. Un péché mortel est une révolte consciente contre Dieu. Un catholique qui n’est pas fidèle à la messe dominicale (sauf cas de force majeure) est en état de péché mortel ! Un homme d’affaires qui détourne des sommes importantes de son entreprise commet une injustice grave. Au lieu de se servir de son intelligence pour faire le bien, il s’en sert pour faire le mal. Communier dans cet état est un sacrilège.

 

Le Seigneur nous a donné le sacrement de la réconciliation précisément parce qu’il sait que nous en avons besoin. Ce sacrement nous permet de vider nos âmes du vinaigre du péché, pour que le Seigneur puisse les remplir du vin doux de sa grâce, notamment par l’Eucharistie.

 

Les péchés véniels, c’est différent : par exemple quand on se fache sans raison (et sans amour) à la table du petit déjeuner parce qu’on a eu une semaine fatigante et que l’on n’a pu dormir suffisamment la nuit précédente. Cela ne devrait pas nous empêcher de communier.

 

En fait, la Sainte Communion est un des moyens dont Dieu se sert pour pardonner nos péchés véniels et nous en guérir. La communion fréquente est un excellent moyen prophylactique !

 

Poursuivons donc la célébration de cette eucharistie en renouvelant dans nos cœurs la gratitude et le respect pour ce don merveilleux du Corps et du Sang du Christ qui se donne en nourriture et qui s’offre à notre adoration, et promettons-lui de faire tout notre possible pour recevoir ce don aussi souvent que possible, avec humilité, respect et joie.

Lectures pour la Solennité du Saint-Sacrement B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

1ère lecture : Conclusion solennelle de la première Alliance (Ex 24, 3-8)

 
 

Lecture du livre de l'Exode

En descendant du Sinaï, Moïse vint rapporter au peuple toutes les paroles du Seigneur et tous ses commandements. Le peuple répondit d'une seule voix : « Toutes ces paroles que le Seigneur a dites, nous les mettrons en pratique. »
Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur ; le lendemain matin, il bâtit un autel au pied de la montagne, et il dressa douze pierres pour les douze tribus d'Israël.
Puis il chargea quelques jeunes Israélites d'offrir des holocaustes, et d'immoler au Seigneur de jeunes taureaux en sacrifice de paix.
Moïse prit la moitié du sang et le mit dans des bassins ; puis il aspergea l'autel avec le reste du sang.
Il prit le livre de l'Alliance et en fit la lecture au peuple. Celui-ci répondit : « Tout ce que le Seigneur a dit, nous le mettrons en pratique, nous y obéirons. »
Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit : « Voici le sang de l'Alliance que, sur la base de toutes ces paroles, le Seigneur a conclue avec vous. »


 

Psaume : 115, 12-13, 15-16ac, 17-18

R/ Nous partageons la coupe du salut en invoquant le nom du Seigneur.

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu'il m'a fait ?
J'élèverai la coupe du salut,
j'invoquerai le nom du Seigneur.

Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?

Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâce,
j'invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.



 

2ème lecture : Le Christ nous purifie par son propre sang (He 9, 11-15)

 

Lecture de la lettre aux Hébreux

Le Christ est le grand prêtre du bonheur qui vient. La tente de son corps est plus grande et plus parfaite que celle de l'ancienne Alliance ; elle n'a pas été construite par l'homme, et n'appartient donc pas à ce monde.
C'est par elle qu'il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire du ciel en répandant, non pas le sang des animaux, mais son propre sang : il a obtenu ainsi une libération définitive.
S'il est vrai qu'une simple aspersion avec du sang d'animal, ou avec de l'eau sacrée, rendait à ceux qui s'étaient souillés une pureté extérieure pour qu'ils puissent célébrer le culte, le sang du Christ, lui, fait bien davantage : poussé par l'Esprit éternel, Jésus s'est offert lui-même à Dieu comme une victime sans tache ; et son sang purifiera notre conscience des actes qui mènent à la mort pour que nous puissions célébrer le culte du Dieu vivant.
Voilà pourquoi il est le médiateur d'une Alliance nouvelle, d'un Testament nouveau : puisqu'il est mort pour le rachat des fautes commises sous le premier Testament, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l'héritage éternel déjà promis.
 
 
 

Evangile : L’institution de l’Eucharistie, sacrement de la nouvelle Alliance(Mc 14, 12-16.22-26)

 
Acclamation : Tu es le pain viavnt venu du ciel, Seigneur Jésus. Qui mange de ce pain vivvra pour toujours. (Jn 6, 51-52)
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l'on immolait l'agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ? »
Il envoie deux disciples : « Allez à la ville ; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le.
Et là où il entrera, dites au propriétaire : 'Le maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?'
Il vous montrera, à l'étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. »
Les disciples partirent, allèrent en ville ; tout se passa comme Jésus le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque.
Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous.
Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude.
Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu. »
Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude.  Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »

Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »

" Marie qui défait les nœuds " : l'image chère à François et les implications ésotérico-maçonniques.

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Prières, #actualités
Le commanditaire de l'ex-voto diffusé par Bergoglio dans le monde entier appartenait à une société pro-maçonnique

Le commanditaire de l'ex-voto diffusé par Bergoglio dans le monde entier appartenait à une société pro-maçonnique

Auteur: Andrea Cionci


Historien de l'art, journaliste et écrivain, traite de l'histoire, de l'archéologie et de la religion. Spécialiste de l'opéra, créateur de la méthode "Mimerito" testée par Miur et promoteur du projet à résonance internationale "Plinio", il a été reporter en Afghanistan et dans l'Himalaya. Il vient de publier le roman "Eugénie" (Bibliotheka). A la recherche de la beauté, de la santé et de la vérité - aussi inconfortables soient-elles - il entretient une relation compliquée avec l'Italie, qu'il aime à la folie même si elle lui brise souvent le cœur.

03 juin 2021

 


Le 31 mai, François a confié cinq intentions à "Marie qui défait les nœuds", une image qui connaît une grande diffusion et un grand succès en cette période.

 

Or, si l'on part du principe que la dévotion sincère et amoureuse des croyants - du point de vue de la foi - est certainement entendue et exaucée par la Vierge Marie, au-delà du fait qu'Elle est représentée dans telle ou telle image, il y a des faits objectifs qu'il faut connaître.

 

François est souvent accusé de ne pas briller particulièrement dans sa dévotion mariale. Il a refusé à la Vierge le titre de Corédemptrice ; il a souvent tendance à la définir uniquement comme "mère et disciple" avec une certaine assonance avec le luthéranisme ; il a abrogé la fête de la Translation de la Sainte Maison de Lorette, en déclassant pratiquement le fait surnaturel de la maison de Marie portée par des anges (dont témoigne saint Nicolas de Tolentino) en simple légende et tradition.

 

Sa résistance à parler des dogmes mariaux fondamentaux, comme la virginité perpétuelle, a souvent été enregistrée, toujours dans une perspective apparemment pro-protestante. Nous avons écrit à ce sujet ICI

 

Et pourtant, Bergoglio a, en particulier, une DÉVOTION EXTRAORDINAIRE pour une image mariale. Ni de Notre-Dame de Lourdes, ni de Notre-Dame de Fatima (à laquelle il disait préférer la Marie des Évangiles), ni de Notre-Dame de Pompéi, ni de Notre-Dame de Bon Secours, toutes images très miraculeuses, qui guérissaient des malades en phase terminale, étaient les protagonistes d'apparitions et d'autres phénomènes surnaturels extraordinaires reconnus par l'Église, auxquels croient évidemment ceux qui ont la foi. Non, c'est une image inhabituelle, sans l'enfant Jésus.

 

Dans celle-ci, Marie est dépeinte comme très belle, à tel point qu'elle peut même sembler un peu trop décolletée à cause d'un ourlet de sa robe couleur chair. Dans une reproduction de l'original, le personnage apparaît même avec une épaule découverte.

 

Avvenire écrit que lorsqu'en 1986, le père Bergoglio a vu l'ex-voto de la Vierge déliant les nœuds, dans l'église jésuite de Saint-Pierre, à Augsbourg, en Allemagne, il a été "stupéfait" : il a fait imprimer des centaines de cartes postales de cette image et l'a diffusée en Argentine et dans toute l'Amérique du Sud. Un curé de Buenos Aires, Juan Ramón Celeiro, a également écrit une neuvaine à Marie Knotloeserin, qui est une prière à réciter sur une période de neuf jours, à raison d'un verset par jour.

 

Et voici l'origine de l'image.

 

En 1700, le chanoine allemand Hyeronimus Ambrosius Langenmantel commanda un tableau au peintre Schmidtern comme ex voto pour commémorer une grâce reçue de son grand-père, le noble Wolfgang, qui avait de graves problèmes conjugaux avec sa femme Sophie.

 

Sophie, pour se souvenir de toutes les disputes qu'elle avait eues avec son mari, avait fait plein de nœuds dans le ruban de mariage utilisé par les Allemands à l'époque : un nœud fait dans le ruban symbolisait en fait le lien du mariage.

 

Wolfgang Langenmantel, au seuil de la séparation, a apporté le ruban noué à un jésuite, le père Jakob Rem, qui l'a offert à Marie. La Vierge Marie a miraculeusement défait tous les nœuds du ruban et a rétabli la paix et l'amour entre le mari et la femme.

 

Comparée aux miracles extraordinaires des autres effigies mariales, celle-ci semble bien modeste, et pourtant François en a popularisé un culte tous azimuts. Comment cela ? Qu'est-ce que cette image a de si spécial ?

 

On ne peut dissimuler le fait qu'il existe des recoupements évidents entre le symbole du ruban noué et l'univers alchimique et ésotérique.

 

Un ruban ou une corde pleine de nœuds, en fait, est un symbole maçonnique de première importance, déjà connu des sociétés maçonniques médiévales : il relie les deux colonnes brisées du Temple de Salomon, Jachin et Boaz. Les nœuds du ruban, de type "Savoie", tout comme ceux de l'image du nœud de la Vierge Marie, symbolisent les "nœuds d'amour" qui unissent les Frères, les réunissant en une seule famille à travers la Terre.

 

Il est vrai que de nombreux symboles maçonniques sont empruntés au christianisme, mais nous avons effectué des recherches supplémentaires sur le commanditaire, Hyeronimus Langenmantel.

 

Il était un érudit et appartenait à la Fruchtbringenden Gesellschaft, (Société des Carpophores) qui avait un but éducatif : l'usage impeccable de l'allemand. Selon les historiens de la franc-maçonnerie Ludwig Keller et Wolfstieg, cette académie a déterminé les lignes d'influence de la franc-maçonnerie, qui a vu le jour peu après, en 1717. La Fruchtbringende Gesellschaft était quelque chose de plus qu'une simple société linguistique - nous citons l'encyclopédie maçonnique - mais plutôt une association qui poursuivait certains intérêts religieux ou du moins moraux et sociaux, notamment la pénétration de l'Allemagne dans la tolérance et la paix et l'éducation de la jeunesse adulte. Les membres cultivent des secrets visant à la création d'un christianisme pacifiste, syncrétiste et "inclusif", puisque la société accueille de nombreux protestants mais aussi des catholiques "dialoguants".

 

Membre de la société et ami de Langenmantel était le jésuite Athanasius Kircher, grand scientifique, égyptologue et alchimiste.

 

Il est donc factuel que l'ex-voto de Marie Knotloeserin soit né dans un contexte culturel jésuitique, catholique-protestant, proto-maçonnique, syncrétiste, pas du tout étranger aux intérêts alchimiques et ésotériques.

 

Ainsi, l'image qui dénoue et/ou noue le ruban (nous ne savons pas si Marie, dans la scène, dénoue l'un des nœuds "ajoutés" ou renoue le nœud conjugal) évoque inévitablement la devise alchimique "SOLVE ET COAGULA", le cycle de la mort et de la renaissance qui sera si cher aux francs-maçons.

 

Ce n'est pas suffisant. L'utilisation de cordes ou de rubans noués à des fins purement magiques est très ancienne, au point de se retrouver même dans les tablettes cunéiformes mésopotamiennes qui traitaient de la sorcellerie.

 

Il existe également un RITE DES NEUF NŒUDS qui rappelle de manière troublante la NEUVAINE de la Vierge qui défait les nœuds : chaque jour, pendant neuf jours, il faut faire un nœud en un point précis d'une ficelle, puisque :  

 

"Avec le 1er noeud, le sort commencera.

Avec le 2ème noeud, le sort se réalisera.

Avec le 3ème nœud, il en sera ainsi.

Avec le 4ème noeud, le pouvoir sera révélé.

Avec le 5ème nœud, le sort sera vivant.

Avec le 6ème nœud, le sort devient fixe.

Avec le 7ème nœud, le changement se produira.

Avec le 8ème nœud, le destin va agir.

Avec le 9ème nœud, ce qui est fait sera fait".

 

"Les nœuds seront défaits UN PAR UN pendant NEUF JOURS CONSÉCUTIFS, dans l'ordre numérique dans lequel ils ont été attachés.  Lorsque le dernier sera détaché, la puissance sera à son maximum, et l'énergie sera libérée dans un cri."

 

Ce n'est pas la première fois qu'un élément iconographique-liturgique promu, ou introduit, ou approuvé par François trouve une correspondance fortuite (?) avec le monde magique-ésotérique-maçonnique.

 

Un exemple flagrant a été, il y a peu, le changement inexplicable de la deuxième prière eucharistique dans le missel (italien). Nous en avons parlé longuement ICI

 

Le texte a été changé de :

 

"Sanctifie ces dons par l'effusion de ton Esprit."

à :

"Sanctifie ces dons par la "RUGIADA" (rosée) de ton Esprit".

 

Outre le fait que, selon la langue, l'"effusion" est une action dont l'Esprit Saint est le protagoniste à la première personne et n'est pas un "produit" de celle-ci comme la rosée (qui est donc un objet différent de l'Esprit Saint), cette dernière a été insérée en référence au fait que, au IIIe siècle, les premiers chrétiens, avec la métaphore de la rosée, préfiguraient l'Esprit Saint qui serait "codifié" un peu plus tard, au IVe siècle.

 

On ne comprend donc pas pourquoi récupérer une métaphore désormais obsolète, qui existait avant la théologie du Saint-Esprit, si dès le IVe siècle la personne trinitaire était déjà bien définie. Quel est l'intérêt ?

 

Par une étrange coïncidence, nous avons découvert que la rosée est un ELEMENT MAÇONNIQUE ÉSOTÉRIQUE de grande importance, à tel point que, même dans les années 1970, le dernier alchimiste français, Armand Barbault, les nuits de printemps, recueillait la rosée avec des feuilles pour en faire diverses concoctions. 

 

À toutes ces coïncidences, ajoutons les 67 lettres d'appréciation reçues par Francis de la part de loges maçonniques du monde entier ; la lettre "To Dear Brother Masons" publiée par le cardinal Ravasi dans Sole 24 ore et les appels continus de François à la Fraternité universelle ICI 

 

Ce n'est pas un peu trop ? Nous sommes donc forcés de reconnaître que la nouvelle église de Bergoglio, que ce soit par hasard, par coïncidence malheureuse ou par volonté directe, fait souvent et volontairement des clins d'œil à la franc-maçonnerie (et à son attirail ésotérique) excommuniée par l'Église dans 586 déclarations, sur trois siècles, comme étant complètement antithétique au Catholicisme.

"Maria che scioglie i nodi": l'immagine cara a Francesco e i risvolti esoterico-massonici

Traduit de l'italien par le Père Walter Covens avec l'aimable autorisation de l'auteur

LA QUESTION DE LA MESSE « UNA CUM ». PEUT-ON ALLER À LA MESSE EN COMMUNION AVEC FRANÇOIS ?

dominicanus #Benoit XVI, #actualités, #Il est vivant !

À l'approche de la Fête-Dieu, je propose à mes lecteurs ma traduction des quelques pages du livre explosif de Don Allessandro Maria Minutella: PIETRO, DOVE SEI? (Pierre, où es-tu?) qui traitent de l'épineuse question: PEUT-ON ALLER À LA MESSE CÉLÉBRÉE "EN COMMUNION AVEC FRANÇOIS" ?

Titolo	PIETRO DOVE SEI ? DON MINUTELLA Editore GAMBA ISBN	9788888351681, pp. 188-203. Traduit de l'italien par le Père Walter Covens, avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Titolo PIETRO DOVE SEI ? DON MINUTELLA Editore GAMBA ISBN 9788888351681, pp. 188-203. Traduit de l'italien par le Père Walter Covens, avec l'aimable autorisation de l'auteur.

L'Église a toujours enseigné qu'aller à la messe avec des hérétiques est un péché mortel, car on devient complice de l'hérésie. Comme le dit le CIC 897, dans la messe "l'unité du peuple de Dieu est signifiée et réalisée". Cette unité est donc bien exprimée par la citation du "una cum famulo tuo, papa nostro" du Canon romain, la plus ancienne prière eucharistique, où la mention de l'union avec le pape précède les paroles de la consécration. Cette mention "una cum famulo tuo papa nostro" - soutient Benoît XVI - n'est pas un fait chorégraphique ou esthétique, mais touche profondément au mystère de l'Église, à tel point que "celui qui n'est pas en communion avec le pape ne peut pas être dit en communion avec le Christ". En effet, selon l'adage patristique "ubi Petrus, ibi Ecclesia", il n'y a pas d'Église sans Pierre.

 

Pour cette raison, Benoît XVI, encore cardinal, a pu écrire : "la prière pour le pape fait partie du canon eucharistique, de la célébration eucharistique. La communion avec lui est communion avec le tout, sans laquelle il n'y a pas de communion avec le tout, sans laquelle il n'y a pas de communion avec le Christ" (Il Dio vicino, 2003, p.128).

 

C'est tellement vrai que la mention spécifique du nom du pape rend raison du principe de communion ecclésiale qui autorise la célébration eucharistique elle-même, qui est offerte à Dieu avant tout "pro Ecclesia tua sancta catholica". Un catholique ne peut pas aller à la messe en se désintéressant de qui est vraiment le pape, quand il y en a plus d'un. Ce serait de la divination, en fait, luthérienne.

 

Dans son traité sur l'Eucharistie, insérée dans la Summa Theologiae, saint Thomas d'Aquin aborde la question de la Messe et des sacrements en union avec les hérétiques (S.Th. III, q82, a.9), un sujet connu sous le nom de communicatio in sacris cum haereticis. Cela soulève la question, plus profonde encore, de savoir si l'on peut aller à la messe, si Bergoglio est pape, en union avec lui, malgré l'hérésie manifeste et le crime d'idolâtrie. Saint Thomas affirme que nous sommes tenus de fuir toutes (c'est nous qui soulignons : toutes !) les fréquentations dangereuses pour la santé de l'âme. Le contact avec les hérétiques, même pour la célébration de la messe, est dangereux car il implique notre responsabilité dans leur péché.

 

Pie XII, dans son encyclique Mediator Dei (20 novembre 1947), a affirmé que "les fidèles, qui prennent une part active à la messe, ratifient, consentent et participent aux prières du Canon, tout en gardant le plus strict silence". Ainsi, la mention du pape n'est plus une affaire embarrassante pour le seul célébrant, mais concerne chaque croyant qui participe à la messe.

 

La participation in sacris avec des hérétiques est absolument répréhensible, et constitue une PÉCHÉ MORTEL. Sur cet aspect, l'Église, héritière de la pensée du Nouveau Testament, s'est toujours montrée intolérante, dès les premiers Pères de l'Église : VOUS NE DEVEZ PAS CÉLÉBRER AVEC LES HERETIQUES, VOUS NE DEVEZ PAS PARTICIPER À LEURS MESSES.

 

Dans 2 Jn 9-11, nous lisons : "Quiconque va trop loin et ne se tient pas à l'enseignement du Christ, celui-là se sépare de Dieu. Mais celui qui se tient à cet enseignement, celui-là reste attaché au Père et au Fils. Si quelqu'un vient chez vous sana apporter cet enseignement, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui adressez pas votre salutation, car celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises." L'Apôtre interdit même la salutation, qui est vraisemblablement déjà l'échange liturgique de la paix.

 

Saint Paul utilise lui aussi le même critère décisif : "En réalité, ce que je vous écrivais, c'est de ne pas fréquenter celui qui porte le nom de frère, mais qui est débauché, ou profiteur, idolâtre, ou diffamateur, ivrogne ou escroc: il ne faut même pas prendre un repas avec un homme comme celui-là" (1Co 5,11).

 

C'est pourquoi saint Thomas affirme solennellement : "peccat quicumque eorum missam audit vel ab eis accipit sacramenta". (q.82, a.9), c'est-à-dire : "PÈCHE TOUTE PERSONNE QUI ÉCOUTE LEUR MESSE OU REÇOIT LEURS SACREMENTS". Saint Thomas ne dit pas ici "errat" (se trompe) mais "peccat". En effet, "celui qui communique avec un autre dans le péché en vient à partager sa culpabilité" (S.Th. III, q,82, a.49).

 

La messe célébrée en union avec celui qui n'est pas pape, mais usurpateur du trône de Pierre, de surcroît hérétique, apostat et idolâtre, est invalide, car le nom du pape n'est pas un fait chorégraphique ou esthétique, mais dogmatique ; en effet, l'Église, qui offre le sacrifice, est là où est Pierre. Quoi qu'il en soit, à la raison dogmatique s'est ajoutée la raison pastorale, c'est-à-dire une tentative extrême d'empêcher les fidèles catholiques de se souiller d'une faute aussi grave, comme lorsqu'une mère menace l'arrivée du monstre si l'enfant veut à tout prix s'exposer au danger. La voix élevée a servi à dire, "Méfiez-vous du loup".

 

La réaction produite, cependant, est encore pire. En voulant mettre en garde contre l'hérésie, pour ne pas se sentir remis en cause, certains en sont venus à nous accuser à notre tour d'hérésie néo-donatiste. Rien ne peut être plus triste ! En effet, nous n'avons jamais dit que la messe est invalide à cause du péché du ministre célébrant, ni remis en question le thème de l'ex opere operato. Nous n'avons fait que citer, et tout le monde peut le vérifier, ce qu'affirme saint Thomas d'Aquin, héritier d'une pensée constante dans l'Église, à savoir que quiconque participe à la messe des hérétiques commet un péché, sans autre ajout, donc sans aucun malentendu néo-donatiste possible, car sinon ce soupçon devrait s'appliquer d'abord à saint Thomas d'Aquin lui-même, reconnu par les pontifes comme théologien pérenne !

 

La thèse selon laquelle on peut continuer à aller à la messe en union avec Bergoglio, parce que la condamnation formelle de l'hérésie et de l'idolâtrie fait défaut, est une raison de plus pour pécher ; en effet, à la participation peccamineuse à l'hérésie, s'ajoutent l'hypocrisie et le calcul humain. Il est vrai que saint Thomas précise qu'on peut aller à la messe des hérétiques tant qu'il n'y a pas de sentence de l'Église (S.Th. III, q82, a.9), mais dans le cas où l'hérésie est menée par ceux qui devraient la combattre, à savoir rien moins que le pape, comment peut-on espérer une sentence de condamnation à son encontre ? Et surtout, de qui devrait venir cette condamnation formelle ? Ce n'est pas par hasard que Saint Thomas d'Aquin affirme que "les questions les plus graves et les plus difficiles de l'Église" (S.Th. II-II, q.1, a.10) doivent être soumises à l'autorité du Pontife Romain. Mais si, pour la première fois dans l'histoire de l'Église, c'est précisément celui qui est assis sur le trône de Pierre qui crée les questions les plus graves, à qui doit être dévolue la solution du problème ? Il y a eu dans l'histoire, comme nous l'avons déjà dit, le cas du pape Honorius, mais il n'était pas manifestement et délibérément hérétique comme l'est Bergoglio, il n'a pas usurpé le trône de Pierre et il n'était pas idolâtre. La situation actuelle est tout à fait et entièrement nouvelle et singulière, voire dramatique, vu que rien ne se dévoile, avec le risque sérieux qu'après le coup d'État de 2013, une fausse église invalide procède, ce qui invalidera à son tour le prochain conclave. Saint Thomas d'Aquin affirme encore que la profession de foi doit être continuellement réaffirmée, car "les hommes pervers pervertissent pour leur propre perdition, selon l'expression de saint Pierre, l'enseignement apostolique ainsi que les autres Écritures" (S. Th Il-lI, q1, a.10). Saint Thomas dit que ce sont les Conciles qui clarifient la règle de foi face aux hérétiques pervers, et pourtant "c'est une tâche du Souverain Pontife, dont l'autorité est de convoquer les Conciles et de confirmer leurs décisions " (S. Th. II-II, q1, a. 10). Mais que faire quand Pierre n'est pas vraiment Pierre, ou même s'il l'est, s'il est manifestement hérétique, quand il est lui-même (difficile à dire, mais facile à constater) celui qui pervertit la foi ? Pendant ce temps, des masses de catholiques fidèles restent en communion avec l'hérésie et l'idolâtrie.

 

Dans les siècles passés, il est arrivé que des catholiques fidèles, pour ne pas communier avec des hérétiques ou des apostats, ne se rendent plus à la messe avec eux. Nous ne citons que deux cas emblématiques. Avec Saint Athanase d'Alexandrie, au quatrième siècle, il y a eu la prédominance de l'hérésie arienne dans l'Église. Sous la direction du vaillant pasteur alexandrin, des milliers de croyants cessèrent d'aller à la messe avec les Ariens, et ainsi la foi catholique fut sauvegardée, jusqu'à ce qu'elle brille à nouveau, grâce au sacrifice d'Athanase et des chrétiens non mêlés à l'hérésie.

 

Un cas similaire s'est produit en France pendant la Révolution française (XVIIIe siècle). Les prêtres dits clandestins, qui ne se pliaient pas aux proclamations révolutionnaires, célébraient la messe dans les granges et les étables, voyageant de village en village pour assurer les sacrements aux catholiques qui ne voulaient pas aller à la messe dans les paroisses tenues par les prêtres signataires, considérés à juste titre comme apostats. Le sensus fidelium faisait comprendre à ces croyants qu'il valait mieux prier chez soi plutôt que de recevoir les sacrements de la part de prêtres apostats.

 

Quelque chose de semblable est arrivé aux croyants pendant le régime communiste dans toute l'Europe de l'Est, et même avant au Japon pendant deux siècles les fidèles ont survécu sans la messe (récitant du chapelet et lisant le catéchisme). Aujourd'hui, c'est le cas, pour la plupart, des catholiques de l'Église dite "clandestine" de Chine, qui ne se plient pas aux diktats du gouvernement central de Pékin. Le sensus fidelium indique clairement que la foi doit être garantie, lorsqu'elle est menacée par l'hérésie, plus que la messe elle-même.

 

Saint Thomas d'Aquin défend une fois pour toutes les croyants qui renoncent à la messe lorsqu'elle est célébrée par des hérétiques, des apostats et des idolâtres : "en refusant d'entendre la messe de tels prêtres ou de recevoir la communion de leurs mains, nous ne fuyons pas les sacrements de Dieu, mais nous les respectons" (S.Th. III, q.82, a.9).

 

L'exemple historique le plus célèbre est celui de Saint Herménégilde, membre de la dynastie wisigothe du sixième siècle, qui était devenue arienne. Marié à une princesse catholique, le prince est également devenu catholique. Confiné dans une tour, lorsque son père lui envoya un évêque arien pour lui donner la communion, Herménégilde refusa de la recevoir, car elle était consacrée par des mains hérétiques, et pour cette raison il fut décapité. L'Église le vénère comme un martyr de la foi et il est le co-patron de l'Espagne.

 

De plus, si, comme nous l'affirmons sur des bases documentées, jamais officiellement démenties, le pape est Benoît XVI, et qu'il est le garant de la communion dans l'Église, alors célébrer la messe avec quelqu'un qui n'est pas le pape, quelle valeur cela peut-il avoir ? Certains disent que la messe est valide tant qu'il y a un prêtre qui respecte la matière (le pain et le vin) et la forme (les mots de la consécration), et y met l'intention. Et cela est juste, mais incomplet, car le ministre n'est que la cause instrumentale, alors que la cause principale est l'Esprit Saint. Ainsi, même s'il y a toutes les garanties produites par le ministre, qui est une cause instrumentale, cela n'est d'aucune utilité si la cause principale ou agent, qui est précisément Dieu, fait défaut. Comme si un marteau seul pouvait enfoncer un clou sans la main qui le guide. Y a-t-il une action salvatrice du Christ dans la fausse église dirigée par Bergoglio, une église idolâtre, hérétique et apostate ? Encore une fois, peut-il y avoir une quelconque action du Saint-Esprit dans une fausse église, construite comme le "corps mystique de l'Antéchrist ?" (Fulton Sheen) ?

 

Dans son traité sur les sacrements, inclus dans la Summa Theologiae, saint Thomas d'Aquin a clarifié la relation entre la cause ou l'agent principal (qui est Dieu) et la cause instrumentale (qui est le prêtre). L'effet intérieur de tous les sacrements est la justification, et il ne peut être accompli que par Dieu, qui produit cet effet "ex merito passionis Christi" (S.Th. III, a.64., a.1), c'est-à-dire "par les mérites de la passion du Christ". Ainsi, puisque l'effet intérieur ne peut être produit que par Dieu, et puisque seul Lui pénètre dans l'âme, Dieu est donc la cause ou l'agent principal. Même le "caractère" que certains sacrements confèrent, en tant qu'effet intérieur, "émane de l'agent principal qui est Dieu" (S.Th. Ill, q.64, a.1). L'homme contribue à l'effet intérieur du sacrement "en agissant comme un ministre" (S.Th. Ill, q.64, a.l). L'effet intérieur que le ministre, en tant que cause instrumentale, produit est toujours dû à la cause principale, qui est Dieu (S.Th. III, q.64, a.1). Il s'ensuit que "les ministres de l'Église travaillent dans les sacrements de manière instrumentale, car d'une certaine manière la fonction du ministre ressemble à celle de l'instrument" (S.Th. III, q.64, a.5).

 

Ainsi, même s'ils sont pécheurs, les ministres consacrent le pain et le vin de manière valide. Et pourtant, et c'est la question décisive, si Dieu est la cause principale, quand nous avons soutenu qu'Il ne peut pas travailler dans une fausse église hérétique et apostate, dirigée par un idolâtre, et qu'on nous a dit qu'au contraire, les sacrements sont également valable, tant qu'il y a forme, matière et intention, à la lumière des enseignements de saint Thomas d'Aquin, où est la vérité? L'absolutisation de la cause instrumentale est déplacée. On assiste à une radicalisation du thème de la cause instrumentale, dans une tentative de légitimer jusqu'au bout la communion obstinée avec un faux pape, hérétique et idolâtre. L'instrument reste toujours dans la main de la cause agissante. Prétendre que Dieu est encore à l'œuvre dans cet échafaudage maçonnique et satanique, qu'est la fausse église de Bergoglio, révèle des contradictions flagrantes avec la pensée officielle et traditionnelle de l'Église.

 

Une fois pour toutes, cela devrait nous faire réfléchir, face à l'existence de deux papes et de deux modèles d'Église, pas du tout harmonieux mais complètement opposés, à ce que dit saint Pie X dans le Catéchisme : "On dit que la véritable Eglise est Une, parce que ses fils, à quelque temps et à quelque lieu qu’ils appartiennent, sont unis entre eux dans la MÊME FOI, le MËME CULTE, la MÊME LOI et la participation aux mêmes sacrements, SOUS UN MÊME CHEF VISIBLE, LE PONTIFE ROMAIN (Cat. Saint Pie X, n. 156). Combien de papes peut-il y avoir ? L'Église n'a-t-elle pas toujours affirmé qu'il n'y a qu'un seul Pierre ? Ne sommes-nous pas en présence d'un anti-Pierre, précurseur de l'Antéchrist ?

 

En réalité, l'invalidité de la Sainte Messe en union avec un antipape n'aurait pas pu être envisagée dans le Catéchisme, ni même élaborée théologiquement, et en fait le sujet n'existe pas, puisque c'est seulement avec la réalisation du troisième secret de Fatima que la question est présente dans toute sa dramatique. Au contraire, la question elle-même peut être déduite de certains présupposés que la théologie a développés. Si, par exemple, le Catéchisme de Saint Pie X affirme que l'Église est une parce qu'elle est dirigée par un seul pasteur universel, qui est le pape, on en déduit, dans ce cas précis, que la coexistence de deux papes - dont l'un aurait d'ailleurs dû s'effacer et continue à se signer des initiales P.P. - révèle une anomalie qui doit être clarifiée et interprétée.

 

S'il était vrai que, si Benoît XVI reste le pape légitime, Bergoglio ne l'est pas, et si nous devions croire que le Saint-Esprit travaille en communion avec l'un et l'autre, alors nous devrions, en fait, avoir plus d'Églises catholiques, plus de Pierre, plus de fondements visibles de la foi. Mais ceci est impossible et est contraire à la théologie catholique. Jésus a dit : "tu es Pierre" (Mt 1618), il n'a pas dit : "vous êtes Pierre". Le munus pétrinien n'est ni commutable ni transférable. La situation ecclésiastique du XIVe siècle, avec plusieurs cardinaux revendiquant le trône de Pierre, est totalement incomparable avec la situation actuelle, car chacun d'entre eux prétendait être le pape, alors qu'aujourd'hui l'un semble avoir renoncé, alors qu'il n'a pas renoncé, et l'autre se considère comme le successeur, et il ne l'est pas, tous deux selon les normes mêmes de l'Église.

 

Saint Thomas d'Aquin, réfléchissant sur le munus petrino, affirme que Jésus dit à Pierre seul de confirmer ses frères dans la foi (Lc 22,32), et cela parce que "una fides debet esse totius Ecclesiae" (S.Th. II-II, q.1, a.10), c'est-à-dire "l'Église doit avoir une seule foi". Le pape est donc avant tout le garant de l'unité de la foi. Remarquez ce qui se passe dans l'Église aujourd'hui. La publication d'Amoris Laetitia, à elle seule, devrait suffire à démontrer comment le faux gouvernement bergoglien, au lieu de garantir l'unité de la foi, a introduit la division et le chaos, au point que les Conférences épiscopales, parfois voisines, agissent en sens inverse, comme dans le cas de l'Allemagne (où l'accès à la communion est donné aux divorcés remariés) et de la Pologne (où il y a une stricte interdiction). Le ministère de l'unité de la foi a rapidement abouti à sa désintégration.

 

 

L'ADULTÈRE EUCHARISTIQUE

 

Benoît XVI, reprenant les Pères de l'Église, a précisé que la messe n'est pas une affaire personnelle, un acte intime et dévotionnel, où la raison mystique l'emporte sur la raison ecclésiale. Ce n'est pas le JE qui décide de rencontrer le TU. Au contraire, c'est toujours un NOUS qui rencontre le JE de Dieu et, si vous voulez, le JE de la Trinité. La suprématie du JE sur le NOUS est le fruit de ce processus de désintégration commencé avec la Réforme luthérienne et consacré par le tournant subjectiviste du XVIIe siècle. Ce n'est pas par hasard que Luther a annulé le mot Kirche (Église) avec celui de Kirkenheit (christianisme) ; le premier indique la réalité ecclésiale comme sujet communautaire visible, tandis que le second indique la somme des Individualités vivant par la foi seule.

 

Mais le NOUS de l'Eglise reste déterminant pour la Messe ; même lorsqu'un prêtre célèbre seul, il ne s'agit jamais d'une offrande solitaire, mais c'est toujours l'Église qui offre, en la personne du ministre, le sacrifice eucharistique. Immédiatement après le Concile, l'idée s'était rapidement répandue qu'il n'était pas nécessaire de dire la messe lorsque les fidèles n'étaient pas présents à l'église. De nombreux prêtres, en effet, épousant cette ligne, ont fini par perdre leur propre identité. En revanche, certaines voix solitaires et prophétiques - nous nous souvenons ici de Monseigneur Marcel Lefebvre et d'Escrivà de Balaguer - recommandaient plutôt de dire la messe même seul, car la messe est toujours un acte offert au nom de l'Église. D'autre part, Pie Xll, avertissant à temps de la crise qui allait bientôt frapper l'Église, avait déjà prévenu ces modes, en recommandant dans l'encyclique Mediator Dei (20 novembre 1947) que la messe soit dite même sans les fidèles. Nous citons intégralement les paroles du Pape :

 

"Certains, en effet, réprouvent complètement les messes qui sont offertes en privé et sans assistance, comme éloignées de l’antique manière de célébrer ; quelques-uns même affirment que les prêtres ne peuvent en même temps offrir la divine hostie sur plusieurs autels parce que par cette manière de faire ils divisent la communauté et mettent son unité en péril ; on va parfois jusqu’à estimer que le peuple doit confirmer et agréer le sacrifice pour que celui-ci obtienne sa valeur et son efficacité.

On en appelle à tort, en la matière, à la nature sociale du sacrifice eucharistique. Toutes les fois, en effet, que le prêtre renouvelle ce que le divin Rédempteur accomplit à la dernière Cène, le sacrifice est vraiment consommé, et ce sacrifice, partout et toujours, d’une façon nécessaire et par sa nature, a un rôle public et social, puisque celui qui l’immole agit au nom du Christ et des chrétiens dont le divin Rédempteur est le chef, l’offrant à Dieu pour la sainte Église catholique, pour les vivants et les défunts. Et ceci se réalise sans aucun doute, soit que les fidèles y assistent – et Nous désirons et recommandons qu’ils y soient présents très nombreux et très fervents – soit qu’ils n’y assistent pas, n’étant en aucune manière requis que le peuple ratifie ce que fait le ministre sacré."

 

Or, le NOUS qui offre la Messe est précisément l'Église sujet, qui est configurée, déjà dans l'épistolaire paulinien, comme l'épouse du Christ. Ainsi, la messe exprime au mieux la corrélation entre le NOUS de l'Église-Épouse et le TU du Christ-Époux, qui est aussi la Tête, représentée visiblement, sous forme vicaire, par l'Évêque de Rome, le Pape. Cette vision théologique si riche et si large, avec la métaphore sponsale, permet d'intégrer la lecture mécaniste (matière, forme, intention) et celle, précisément, individualiste (la messe comme affaire personnelle, comme besoin intime du Christ). La Messe, en réalité, est impensable sans le NOUS ecclésial, qui n'est pas une simple somme de JE, mais un authentique sujet corporatif sponsal.

 

Ainsi, la messe est l'expression la plus élevée de la Communìo (comme saint Augustin appelle l'Église). Si la question de la matière et de la forme concerne en premier lieu le moment de la consécration du pain et du vin, la question du NOUS ECCLÉSIAL est plus pertinente, car c'est précisément la Communio qui est le sujet qui célèbre la Messe. Or, LA CÉLÉBRATION DE LA MESSE EN UNION AVEC QUELQU'UN QUI N'EST PAS LE PAPE, ET QUI EST AUSSI HÉRÉTIQUE ET APOSTAT, AUSSI BIEN QU'IDOLATRE, À SAVOIR BERGOGLIO, QUEL TYPE DE COMMUNION EXPRIME, NON SEULEMENT ENTRE LES CROYANTS, MAIS SURTOUT PAR RAPPORT À L'IDENTITÉ DU SUJET ECCLÉSIAL, LE NOUS DE L'ÉGLISE ? Jésus-Christ n'a qu'une seule épouse, son Église, et cela est affirmé en toute clarté par l'Écriture et la Tradition, à commencer par les Pères. Une seule est l'épouse du Christ, pas plus. Il ne peut y avoir plus d'une mariée. La candidature d'une hypothétique autre épouse finit par révéler sa nature adultère.

 

Le Christ s'unit à son unique épouse, qui est l'Église. Et qu'est-ce que la véritable Église ? Il y en a une qui est dirigée par Benoît XVI, qui a démissionné de manière invalide, et une autre, clairement opposée à la première, dirigée par François, qui a été élu lors d'un conclave invalide. Il ne s'agit pas de la même Église, toute tentative de le faire croire échoue. Ce sont deux églises, et une seule, cependant, est l'épouse du Christ, pas les deux. Ceux qui insistent pour rester en communion avec le pape François célèbrent une messe adultère, car le Christ ne s'unit qu'à sa propre épouse, l'Église catholique en communion avec le pape Benoît XVI. Et le Christ le fera jusqu'à la fin.

 

C'est pourquoi l'œcuménisme ne peut pas arriver à l'intercommunion, et c'est pourquoi les Églises de la Réforme et les Églises orthodoxes, de manière différente, devront revenir à l'unique et véritable épouse du Christ, qui est précisément l'Église catholique, se contentant, entre-temps, d'une présence relative du Christ, plutôt raréfiée dans le monde luthérien, plus incisive - à cause du seul caractère schismatique et non hérétique, et puis aussi en raison de la succession apostolique - dans le monde orthodoxe. Le Christ n'est pas un adultère, et n'a pas rejeté sa propre épouse.

 

Ceux qui vont à la messe en communion avec un chef visible d'une église qui n'est pas catholique, même si elle se déguise comme telle, appartiennent, malgré eux, à un autre Christ, évidemment pas celui qui est fidèle à son unique épouse. Et si cette église est dirigée par un antipape, alors l'époux est l'anti-Christ. Laissez-les tirer les conséquences jusqu'au bout. Il y a une indissolubilité du mariage qui entraîne aussi la question de l'indissolubilité eucharistique. Pour ceux qui vont à la messe en communion avec Bergoglio, la seule perspective qui demeure est celle de l'invalidité, comme lorsqu'un mariage est considéré comme nul et non avenu.

 

À ceux qui soutiennent qu'il faut rester à l'intérieur de l'Église et non à l'extérieur, il faut rappeler qu'il y a une Église, l'Église catholique, qui résiste en la personne de Benoît XVI, et il y a une fausse Église, gouvernée par le faux pape François. Ni l'éthique évangélique, ni la morale traditionnelle ne permettent la connivence, qui est précisément le péché. L'Église a toujours exclu les hérétiques de la communion, principalement parce qu'ils risquent de corrompre les simples dans la foi.

 

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