Un business florissant qui révèle une transformation profonde : l’homme d’Église est désormais invité à se conformer aux méthodes du monde pour exercer son autorité... L’Église ne risque-t-elle pas de chercher dans les méthodes du monde ce qu’elle ne trouve plus suffisamment dans ses propres ressources spirituelles ? ...
Lorsque Jean-Marie Vianney attirait des foules dans son confessionnal, ce n’était pas grâce à une formation au leadership. Lorsque Saint François d’Assise bouleversait son époque, ce n’était pas en travaillant sa posture managériale. Lorsque Padre Pio convertissait les âmes, ce n’était pas à la suite d’un séminaire de communication. Leur force venait d’ailleurs. Certes, les temps ont changé. L’époque des réseaux sociaux, de la communication permanente et de l’image omniprésente n’est plus celle du Curé d’Ars. Mais est-ce une raison suffisante pour adopter les recettes du monde alors que la force de l’Église a toujours reposé moins sur ses stratégies que sur la sainteté de ses témoins et la puissance de leur témoignage ?
Les prêtres stars des réseaux sociaux l’admettent eux-mêmes en off : la conversion du Net à l’Église reste le principal problème. Les millions de followers ne donnent pas des millions de fidèles, et à l’émotion immédiate de la toile ne succède pas nécessairement l’intériorité de la foi, ni l’enracinement durable dans une vie chrétienne.
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