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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Bon réveillon! Vœux pieux dans un pays en agonie - Homélie Sainte Marie, Mère de Dieu (Nouvel An)

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012
Marie est devenue Mère de Dieu en disant "fiat" au moment de l'Annonciation, mais ce "fiat", combien de fois n'a-t-elle pas dû le répéter en marchant sur le chemin étroit et escarpé de la volonté de Dieu tout au long de sa vie?

Marie est devenue Mère de Dieu en disant "fiat" au moment de l'Annonciation, mais ce "fiat", combien de fois n'a-t-elle pas dû le répéter en marchant sur le chemin étroit et escarpé de la volonté de Dieu tout au long de sa vie?

    Une semaine après Noël, et après la Fête de la Sainte Famille, en ce premier janvier, nous voici à nouveau réunis près de la crèche. À l'occasion de Noël, déjà, et encore pour le Nouvel An (jusqu'au 31 janvier, nous dit-on) nous avons l'occasion d'échanger nos voeux à ceux que nous aimons ... plus ou moins, sincèrement ... Les hommes politiques et d'Église, la banque où nous avons placé nos petites économies (si nous en avons), les journalistes et les animateurs d'émissions télévisées, tous y vont de leur petite littérature. Les cadeaux, ça peut coûter cher. Les voeux, même "les meilleurs", ça ne coûte rien, sinon (et de moins en moins souvent, à l'ère de l'Internet) le prix d'une carte et d'un timbre poste. On s'ingénie à inventer de belles phrases, avec une multiplication d'adjectifs, de superlatifs: une vraie inflation, un feu d'artifice, comme ceux que nous avons pu voir à minuit, mais à bon marché.

Comme le disait le cardinal Martini dans une de ces homélies de Noël,

 


"Nous parlons de voeux sincères, cordiaux, très cordiaux, fervents, très fervents; les superlatifs trahissent la précarité des émotions, la distance qui sépare les paroles des sentiments qu'on voudrait réellement communiquer. Nous formulons de très beaux voeux de santé, de paix, de bonheur, mais il n'est pas rare que la langue trahisse la conscience que nous avons de la nature éphémère de ces belles paroles. En somme, nous avons l'impression embarrassante de donner dans un formalisme verbeux. Et nous nous demandons d'où vient cette tension, typique des grandes célébrations, entre le besoin anxieux de formuler des voeux et d'exprimer des sentiments puissants, et, à l'inverse, la retenue, voire la peur qui nous pousse à douter de la sincérité ou même de la courtoisie de ces formules."
 


    On parle même de "voeux pieux". Ce sont des voeux sans espoir de réalisation... Dans les voeux qu'adressait à ses ouailles Mgr Méranville, l'archevêque de la Martinique, en décembre 2006, on trouve un certain écho de ce que disait l'ancien archevêque de Milan en 1990:
 


"Au seuil de la nouvelle année 2007 nous échangeons des voeux. Ce n'est pas simplement pour respecter les convenances. Car, au-delà de leur formalisme, ces voeux expriment surtout notre désir d'être heureux. Et parce que nous ignorons ce que l'année qui débute nous réserve, nous voulons pour ainsi dire, de cette manière, conjurer le mauvais sort. Nous savons bien que les souhaits n'ont pas d'efficacité magique. Il ne suffit pas de les exprimer pour qu'ils se réalisent. Néanmoins, en les formulant, ils agissent un peu à la manière de la méthode Coué et gardent un indéniable pouvoir d'autosuggestion."
 


    Mêmes précautions oratoires quand il écrivait aux prêtres:
 


"Ces voeux et ses souhaits répétés chaque année peuvent ressembler à de simples formalités. D'autant qu'au fil des ans, loin de s'améliorer, les choses et la vie semblent aller de mal en pis. La contagion du défaitisme et la tentation de baisser les bras nous guettent tous."
 

... À tel point que dans le contexte de crise mondiale que nous traversons depuis une année, certains rechignent à souhaiter BONNE ANNÉE, et préfèrent dire BON COURAGE!).


Décidément, voilà deux analyses bien sombres de la tradition d'échanger nos voeux à Noël et au Nouvel An! Mais elles ne sont pas excessives. Elles reflètent bien une réalité vécue sur le terrain que l'on s'empresse à vouloir cacher. J'en veux pour preuve ce témoignage d'une pharmacienne à Paris (31 décembre 2014) :

 

Lexomil, temesta, valium ... Top des délivrances du jour. Le tout en dépannage de quelques comprimés avec la bénédiction de ma boss pour éviter les défenestrations intempestives de la Saint Sylvestre. 
Je mesure avec une certaine perplexité et une immense tristesse, la détresse qu'engendrent ces fêtes imposées car elles font resurgir la face la plus noire de l'âme humaine . 
Ma boss elle même était perplexe, en 40 ans de métier, elle n'avait pas vécu une telle journée . S'adressant à ma collègue: 
- V, par pitié, arrêtez de souhaiter un bon réveillon à ces gens au bord du suicide. 
- Vous m'ôtez les mots la bouche, madame .
- On ferme : là basta ! Ce pays est à l'agonie .

 

Il ne faut donc pas se débarrasser trop facilement de ce qui est incontestablement une réalité de plus en plus répandue. Ayons plutôt le courage de l'accueillir sereinement pour en faire notre profit. Ayons "le courage d'avoir peur" (M.D. Molinié). Cette peur que nous essayons, bien maladroitement, de manière presque dérisoire, d'exorciser par nos voeux, ne la nions pas, ne la fuyons pas. Regardons-la en face! C'est vrai que "nous sommes une génération traumatisée par tant de chocs", tant d'incertitudes... Et aujourd'hui, la mortification pour nous la plus nécessaire et la plus salutaire, ce n'est pas la mortification de la chair par des cilices, des flagellations... C'est la mortification de la confiance, de l'abandon à la Providence.


La Vierge Marie et saint Joseph, quand Jésus est né, ont dû souffrir bien des privations. Ils ont eu froid, ils ont eu faim. Mais le plus difficile, le plus exigeant pour eux, c'était l'abandon confiant au Père. Marie est devenue Mère de Dieu en disant "fiat" au moment de l'Annonciation, mais ce "fiat", combien de fois n'a-t-elle pas dû le répéter en marchant sur le chemin étroit et escarpé de la volonté de Dieu tout au long de sa vie? Saint François de Sales, que l'on appelle justement le Docteur de l'abandon, voit dans l'attitude de Jésus lui-même une école de l'abandon chrétien. Cet abandon n'est pas simplement l'abandon musulman, ni même la résignation de Job dans l'Ancien Testament. C'est l'abandon de celui qui est baptisé dans le Sang de Jésus.

 

Le 1er janvier 1931 (elle avait alors 28 ans, et était paralysée depuis l'adolescence, recroquevillée dans son petit divan), Marthe Robin faisait noter sans son journal intime:
 


"Que me réserve cette nouvelle année, je l'ignore et ne veux point le savoir non plus. (Si tout le monde en disait autant, ce serait la fin des horoscopes et des "diseuses de bonne aventure"!).
Je m'abandonne au secours qui jamais ne m'a manqué. Ma première pensée est un cri du coeur: "Mon Dieu, soyez béni dans tout ce que vous me demandez, j'accepte, j'aime tout. Celui qui est la Force aidera, enveloppera ma faiblesse. Ce qui importe c'est de ne rien vouloir et de tout accepter, rien demander, tout aimer. C'est le fiat chaque jour renouvelé... c'est l'ascension douloureuse mais joyeuse sans arrêt ou retour... c'est l'amour toujours plus sous le soleil de l'amour divin. (...) Je m'abandonne en toute simplicité et amour en Jésus miséricordieux. Il sait mieux que moi tous mes besoins et tout ce qu'Il Lui faut. Que cela me suffise. Ne rien regretter, de ce qui a été ou pas été, rien n'est inutile, tout sert à quelque chose. Je bénis et bénirai mon Dieu de tout ce que je suis, de tout ce que j'ai fait ou plutôt de tout ce qu'il a fait par moi... pour moi."

 


    On parle beaucoup d'engagement aujourd'hui. On dit: "Il faut s'engager, le chrétien doit s'engager". Or, écrit le Père Molinié, un vieux Père dominicain:
 


"La seule manière correcte d'inviter à l'engagement n'est pas de chanter les louanges de l'engagement, mais celles de l'objet envers lequel on s'engage. (...) Le véritable engagé ne parle pas de son engagement, il parle de son trésor, de la Réalité qui compte pour lui. (...) Ceux qui se raccrochent à la nature humaine, à ce qui reste de bon et de solide dans l'homme, s'appuient à mes yeux sur du sable. La génération actuelle connaît une telle mise en question, un tel désemparement, un tel effondrement de ce qui paraissait le plus solide, qu'au point de vue humain il n'y a plus de salut possible. L'équilibre nerveux est trop atteint, on ne sait plus ce que veut dire la fidélité à une parole donnée, à une promesse... Il est stérile de déplorer tout cela. Si nous aimions vraiment Jésus-Christ, nous nous réjouirions qu'il n'y ait pas de solution, mais qu'il n'y ait plus que Lui, le Sauveur. C'est la bonne manière d'être moderne, et c'est la seule. Même s'ils se laissent tromper par des mirages, les jeunes réclament des réalités. La seule que nous puissions leur offrir, c'est l'amour de Dieu. Quand il n'y a plus rien à faire humainement, c'est la seule chose qu'on peut donner; si on ne l'a pas, on n'a rien, on mérite d'être balayé et foulé aux pieds. C'est vrai en face des mourants, des malades, des prisonniers, qui ont tout perdu, des désespérés en général. C'est vrai en fin de compte pour la génération actuelle. Si nous voulons être "actuels", il ne faut pas nous attacher aux valeurs humaines qui s'effondrent, si bonnes soient-elles. (...) Jeunes ou vieux, si nous n'allons pas vers le Sauveur et sa grâce, nous n'avons plus rien. C'est toujours une erreur de s'attacher à des valeurs humaines, mais aujourd'hui c'est mortel parce qu'elles s'écroulent. La pire manière d'être 'de son temps', c'est d'être humaniste. Il y a des époques où c'est possible, où ce n'est pas catastrophique. C'est après tout un bon chemin de commencer par aimer l'homme dans sa vérité, pour s'élever progressivement vers le Royaume. Mais aujourd'hui c'est peut-être une rêverie dangereuse car elle dispense de chercher le vrai remède. Cette génération déséquilibrée ne sera pas 'humaine': elle sera divine ou démoniaque, surnaturelle ou décomposée."
 


    Voilà un son de cloche qu'on n'entend pas tous les jours, surtout pas un premier janvier. Ce sont des paroles vigoureuses qui secouent. Mais je tenais à vous les livrer aujourd'hui. Je les confie à l'intercession de la Mère de Dieu qui est aussi notre Mère. La vocation du prêtre, n'est-elle pas de vous donner Jésus comme lui seul peut vous le donner Mais ce n'est pas la seule manière. Marie n'était pas prêtre. Joseph non plus. Ils ont donné Jésus, et rien d'autre, tout en faisant leur devoir d'état d'époux et d'épouse, de père et mère, de charpentier et de femme au foyer, fidèlement, jusqu'au bout.

    Alors, par leur intercession, et avec toute l'Église, prions, et demandons à Dieu, non pas comme le monde: "surtout la santé"; mais comme la liturgie nous l'apprend: surtout la fidélité à l'Évangile:

 


"Dieu qui es la vie sans commencement ni fin, nous te confions cette année nouvelle;
Demeure auprès de nous jusqu'à son terme:qu'elle nous soit, par ta grâce, un temps de bonheur, et plus encore, un temps de fidélité à l'Évangile."

(oraison de la messe pour commencer une année nouvelle)

Liturgie de la Parole Sainte Marie, Mère de Dieu B

dominicanus
Liturgie de la Parole Sainte Marie, Mère de Dieu B

PREMIÈRE LECTURE

« Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai » (Nb 6, 22-27)

Lecture du livre des Nombres

Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :
« Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras :
Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :
“Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage,
qu’il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage,
qu’il t’apporte la paix !”
Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël,
et moi, je les bénirai. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(Ps 66 (67), 2-3, 5, 6.8)

R/ Que Dieu nous prenne en grâce
et qu’il nous bénisse !
 (Ps 66, 2)

Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,
que son visage s’illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.


Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
tu gouvernes les peuples avec droiture,
sur la terre, tu conduis les nations.

Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;
qu'ils te rendent grâce tous ensemble !
Que Dieu nous bénisse,
et que la terre tout entière l’adore !

DEUXIÈME LECTURE

« Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme » (Ga 4, 4-7)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates

Frères,
lorsqu’est venue la plénitude des temps,
Dieu a envoyé son Fils,
né d’une femme
et soumis à la loi de Moïse,
afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi
et pour que nous soyons adoptés comme fils.
Et voici la preuve que vous êtes des fils :
Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs,
et cet Esprit crie
« Abba ! », c’est-à-dire : Père !
Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils,
et puisque tu es fils, tu es aussi héritier :
c’est l’œuvre de Dieu.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus » (Lc 2, 16-21)

Alléluia. Alléluia. 
À bien des reprises, Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
à la fin, en ces jours où nous sommes,
il nous a parlé par son Fils.
Alléluia. (cf. He 1, 1-2)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem,
et ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né
couché dans la mangeoire.
Après avoir vu,
ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé
au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient
de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements
et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ;
ils glorifiaient et louaient Dieu
pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,
selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour,
celui de la circoncision,
l’enfant reçut le nom de Jésus,
le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

– Acclamons la Parole de Dieu.

La famille et la vie consacrée - Homélie

dominicanus
Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.

Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.

 

L'année B, pour le dimanche de la sainte Famille, nous méditons déjà le mystère de la Présentation du Seigneur au Temple. C'est une occsasion pour prier, méditer et parler de la vie consacrée, et de mettre en valeur l'importance du mariage et de la famille pour l'éveil des vocations.

L'on pourra s'inspirer de mon homélie sur la Présentation

Lectures Sainte Famille Année B

dominicanus

1ère lecture : « Ton héritier sera quelqu’un de ton sang » (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)

 

Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là, 
la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision : 
« Ne crains pas, Abram ! 
Je suis un bouclier pour toi. 
Ta récompense sera très grande. »
Abram répondit : 
« Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ? 
Je m’en vais sans enfant, 
et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. » 
Abram dit encore :
« Tu ne m’as pas donné de descendance, 
et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »
Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :
« Ce n’est pas lui qui sera ton héritier, 
mais quelqu’un de ton sang. »
Puis il le fit sortir et lui dit : 
« Regarde le ciel, 
et compte les étoiles, si tu le peux... » 
Et il déclara : 
« Telle sera ta descendance ! »
Abram eut foi dans le Seigneur 
et le Seigneur estima qu’il était juste.
Le Seigneur visita Sara 
comme il l’avait annoncé ; 
il agit pour elle comme il l’avait dit. 
Elle devint enceinte, 
et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse, 
à la date que Dieu avait fixée. 
Et Abraham donna un nom 
au fils que Sara lui avait enfanté : 
il l’appela Isaac.

– Parole du Seigneur.

 

Psaume : 104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9

 

R/ Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ;
il s’est toujours souvenu de son alliance.
104, 7a.8a

 

 

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,
vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.

 

2ème lecture : La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)

 

Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : 
il partit vers un pays 
qu’il devait recevoir en héritage, 
et il partit sans savoir où il allait.

Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, 
fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance 
parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses. 
C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, 
a pu naître une descendance aussi nombreuse 
que les étoiles du ciel 
et que le sable au bord de la mer, 
une multitude innombrable.

Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve, 
Abraham offrit Isaac en sacrifice. 
Et il offrait le fils unique, 
alors qu’il avait reçu les promesses 
et entendu cette parole :
C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.
Il pensait en effet 
que Dieu est capable même de ressusciter les morts ; 
c’est pourquoi son fils lui fut rendu : 
il y a là une préfiguration.

– Parole du Seigneur.

 

Evangile : « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22-40)

 
Acclamation :

Alléluia. Alléluia. 
À bien des reprises, Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
à la fin, en ces jours où nous sommes, 
il nous a parlé par son Fils.
Alléluia.

(He 1, 1-2)
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse 
pour la purification, 
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem 
pour le présenter au Seigneur, 
selon ce qui est écrit dans la Loi : 
Tout premier-né de sexe masculin 
sera consacré au Seigneur. 
Ils venaient aussi offrir 
le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : 
un couple de tourterelles 
ou deux petites colombes. 

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. 
C’était un homme juste et religieux, 
qui attendait la Consolation d’Israël, 
et l’Esprit Saint était sur lui. 
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce 
qu’il ne verrait pas la mort 
avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. 
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. 
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus 
pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, 
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, 
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant 
s’étonnaient de ce qui était dit de lui. 
Syméon les bénit, 
puis il dit à Marie sa mère : 
« Voici que cet enfant 
provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. 
Il sera un signe de contradiction 
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : 
ainsi seront dévoilées les pensées
qui viennent du cœur d’un grand nombre. » 

Il y avait aussi une femme prophète, 
Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. 
Elle était très avancée en âge ; 
après sept ans de mariage, 
demeurée veuve, 
elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. 
Elle ne s’éloignait pas du Temple, 
servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. 
Survenant à cette heure même, 
elle proclamait les louanges de Dieu 
et parlait de l’enfant 
à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, 
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, 
rempli de sagesse, 
et la grâce de Dieu était sur lui. 

– Acclamons la Parole de Dieu.

ou lecture brève

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse 
pour la purification, 
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem 
pour le présenter au Seigneur, 

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, 
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, 
rempli de sagesse, 
et la grâce de Dieu était sur lui. 

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur...

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur...

Votre cadeau de Noël

dominicanus #Évènements

Cher ami Praedicatho,

La solennité de Noël de cette année marque une nouvelle étape dans l'histoire de votre blog préféré. Il vous offre à partir de maintenant une navigation sécurisée (HTTPS)

Quel est l'intérêt de migrer mon blog en https ? 

  • Sécuriser le blog

Le protocole HTTPS permet de crypter l’ensemble des données échangées entre vous et mon blog à l’aide d’un certificat SSL. Par conséquent, même si un hacker interceptait les données échangées, celles-ci seraient indéchiffrables et il ne pourrait rien en faire.

  • Vous rassurer 

Avoir son blog en HTTPS permet d’afficher la célèbre icône du petit cadenas à côté de l’URL de son blog. Il s’agit donc d’un élément essentiel qui vous rassurera.

Saviez-vous aussi que la plupart des navigateurs web affichent un message d’avertissement quand un internaute arrive sur un site non sécurisé ? Pas très rassurant de surfer sur un site classé comme potentiellement dangereux… 🙄

 

  • Avoir un meilleur référencement

 

Avoir un web 100% sécurisé est une volonté clairement affichée par Google.

Le HTTPS est donc devenu un élément clé pour être bien référencé sur Google. Il s’agit d’un critère pris en considération par l’algorithme du célèbre moteur de recherches qui a un impact direct sur le référencement naturel du blog.

En principe, tout devrait se passer sans poser de problèmes. Si, toutefois, vous constatez des anomalies, je vous remercie d'avance pour votre patience.

J'en profite pour vous souhaiter un saint temps de Noël, et que le Seigneur vous garde tout au long de l'année 2021 !

Père Walter Covens, alias dominicanus

Noël, un mystère en quatre messes - Homélie

dominicanus #Homélies Année A (2007-2008)
Noël, un mystère en quatre messes - Homélie

 

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   Que célébrons-nous quand nous célébrons Noël ? Quel est l'objet, le contenu de cette fête ? La naissance de Jésus, me répondrez-vous tous en choeur. Et c'est vrai. Mais incomplet. Car à Noël nous ne fêtons pas uniquement l'instant passé de la naissance de Jésus, mais Celui qui est né alors comme étant aujourd'hui "le Seigneur".

    À l'époque où il n'y avait qu'une seule messe de Noël, cette fête ne s'appelait d'ailleurs pas "in nativitate Domini", mais tout simplement "natale Domini" et huit jours plus tard "octava Domini", et non pas "octava natalis Domini". Il ne faut donc pas s'étonner du fait que l'ancienne (et unique) messe de Noël romaine, notre "messe du jour", ne fasse que peu de cas des évènements extérieurs qui se déroulent à Bethléhem, et qu'elle préfère se focaliser sur le fait que le Logos éternel du Père a adopté notre chair. (C'est pour la même raison que la "proskynèse" des mages devant le Dieu qui s'est fait homme est au centre de la liturgie byzantine de Noël, tandis que l'évènement de la naissance elle-même constitue le thème de la veillée.)

    Des trois messes de Noël que nous connaissons aujourd'hui, celle de la nuit, celle de l'aurore et celle du jour, la plus ancienne est donc celle du jour, comme l'atteste saint Grégoire le Grand, la plus récente étant celle de l'aube. De Rome les trois messes se répandent ensuite dans tout l'Occident, mais au début sans obligation de les célébrer tous les trois.

    La mystique médiévale rapportera les trois messes de Noël à une triple naissance du Seigneur. C'est ainsi que Tauler distingue la naissance, dans la nuit des temps, du Logos issu du Père, telle qu'elle est célébrée de nuit, de la naissance du Fils issu de la Vierge, telle qu'elle est célébrée à l'aube, et de la naissance, tous les jours, de Dieu dans l'âme du fidèle, telle qu'elle est célébrée de jour.

    Le chiffre trois pour les messes a été repris par le missel de 1970, mais à titre facultatif et non plus comme obligation. La messe de minuit est marquée par l'Évangile de la naissance du Seigneur (Lc 2, 1-14). La messe de l'aurore poursuit cet Évangile (Lc 2, 15-20). Dans cette messe, la symbolique de la lumière apparaît encore plus nettement que dans la première messe. Dans la troisième messe, c'est le prologue de l'Évangile selon saint Jean (Jn 1, 1-18) qui détermine le climat de la célébration et qui fait ressortir l'importance de la fête de Noël pour la rédemption de l'homme, comme une sorte d'antidote contre la place envahissante du romantisme et du contexte de la société de consommation qui faussent toute la fête de Noël jusqu'à son noyau même.

    Fait également partie de la liturgie de Noël la "Missa in vigilia", la messe de la veille au soir, le 24 décembre, avec comme Évangile la généalogie de Jésus (Mt 1, 1-25), qui est le même dans toutes les années A, B, et C. Cette messe fait vraiment partie de la fête de Noël et non plus, comme autrefois, du temps de l'Avent, quand elle était célébrée le 24 au matin. Maintenant elle est célébrée après le premières Vêpres de Noël et avec le chant du Gloria, et aussi les ajouts dans les prières eucharistiques.  Le problème est que, dans les paroisses, elle est presque toujours délaissée - à tort - au profit de la messe de la nuit ... qui n'est plus célébrée à minuit. C'est dommage !

    Que dire de l'Évangile que nous venons d'entendre en cette veille de Noël? L'intention de l'évangéliste n'est pas d'évoquer pour nous les préludes de l'histoire de Jésus, mais de nous dévoiler le sens de cette histoire. L'annonce qui a été faite à Joseph, c'est à nous, en définitive, qu'elle est destinée. C'est nous qui entendons aujourd'hui la bonne nouvelle de la naissance d'un "sauveur".

    Cette bonne nouvelle sera pour nous une nouvelle décevante, si nous n'espérons qu'une libération de nos servitudes terrestres ("la petite espérance" dont parle Benoît XVI dans Spe salvi). Jésus est venu pour "sauver le peuple de ses péchés". La naissance du Christ n'est une bonne nouvelle que pour celui qui a acueilli la promesse de l'Alliance et qui désire être purifié de tout ce qui l'empêche de répondre pleinement à l'invitation de Dieu qui veut épouser son peuple (1° lect.). En Jésus, Dieu nous redit sa présence et nous rappelle notre vocation qui est d'être son épouse et de faire sa joie, d'être des témoins de son amour qui transforme, comme saint Paul le rappelle dans la deuxième lecture en évoquant la figure de Jean Baptiste.

    Nous aussi, nous devons préparer les chemins du Seigneur, bien que nous n'en soyons pas dignes. Préparer la venue du Seigneur, c'est rendre les hommes capables d'accueillir celui qui est venu enlever le péché du monde, c'est frayer pour lui un chemin là où il n'y en a pas encore, chez ceux qui sont proches et ceux qui sont loin. C'est soi-même accepter l'incessante conversion pour être jugé digne de devenir les serviteurs de l'espérance et de la fête à laquelle Dieu convoque l'humanité entière, et qui est anticipée dans l'eucharistie.

    Sur ce chemin le Seigneur, aujourd'hui, nous a donné un bon guide en la personne de Benoît XVI. En présence de ses plus proches collaborateurs, les cardinaux de la curie romaine, dans le discours qu'il leur avait adressé à l'occasion de la présentation des vœux de Noël en 2007, il était revenu sur les objectifs de son voyage dans le plus grand pays d'Amérique Latine: remettre l'Église en situation de mission et annoncer Jésus à tous les peuples du monde. Y compris les musulmans. Y compris le Dalaï Lama.

Lire:

Liturgie de la Parole de la Nativité du Seigneur - Messe du Jour

dominicanus
Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous,

Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous,

MESSE DU JOUR

PREMIÈRE LECTURE

« Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu » (Is 52, 7-10)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Comme ils sont beaux sur les montagnes,
les pas du messager,
celui qui annonce la paix,
qui porte la bonne nouvelle,
qui annonce le salut,
et vient dire à Sion :
« Il règne, ton Dieu ! »
Écoutez la voix des guetteurs :
ils élèvent la voix,
tous ensemble ils crient de joie
car, de leurs propres yeux,
ils voient le Seigneur qui revient à Sion.
Éclatez en cris de joie,
vous, ruines de Jérusalem,
car le Seigneur console son peuple,
il rachète Jérusalem !
Le Seigneur a montré la sainteté de son bras
aux yeux de toutes les nations.
Tous les lointains de la terre
ont vu le salut de notre Dieu.

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4, 5-6)

R/ La terre tout entière a vu
le salut que Dieu nous donne.
cf. 97, 3

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

DEUXIÈME LECTURE

« Dieu nous a parlé par son Fils » (He 1, 1-6)

Lecture de la lettre aux Hébreux

À bien des reprises
et de bien des manières,
Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
mais à la fin, en ces jours où nous sommes,
il nous a parlé par son Fils
qu’il a établi héritier de toutes choses
et par qui il a créé les mondes.
Rayonnement de la gloire de Dieu,
expression parfaite de son être,
le Fils, qui porte l’univers
par sa parole puissante,
après avoir accompli la purification des péchés,
s’est assis à la droite de la Majesté divine
dans les hauteurs des cieux ;
et il est devenu bien supérieur aux anges,
dans la mesure même où il a reçu en héritage
un nom si différent du leur.
En effet, Dieu déclara-t-il jamais à un ange :
Tu es mon Fils,
moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ?
Ou bien encore :
Moi, je serai pour lui un père,
et lui sera pour moi un fils ?
À l’inverse, au moment d’introduire le Premier-né
dans le monde à venir,
il dit :
Que se prosternent devant lui
tous les anges de Dieu.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » (Jn 1, 1-18)

Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui la lumière a brillé sur la terre.
Peuples de l’univers, entrez dans la clarté de Dieu ;
venez tous adorer le Seigneur.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Au commencement était le Verbe,
et le Verbe était auprès de Dieu,
et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
C’est par lui que tout est venu à l’existence,
et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie,
et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
son nom était Jean.
Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

Le Verbe était la vraie Lumière,
qui éclaire tout homme
en venant dans le monde.
Il était dans le monde,
et le monde était venu par lui à l’existence,
mais le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez lui,
et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu,
eux qui croient en son nom.
Ils ne sont pas nés du sang,
ni d’une volonté charnelle,
ni d’une volonté d’homme :
ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair,
il a habité parmi nous,
et nous avons vu sa gloire,
la gloire qu’il tient de son Père
comme Fils unique,
plein de grâce et de vérité.

Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant :
« C’est de lui que j’ai dit :
Celui qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était. »
Tous, nous avons eu part à sa plénitude,
nous avons reçu grâce après grâce ;
car la Loi fut donnée par Moïse,
la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Dieu, personne ne l’a jamais vu ;
le Fils unique, lui qui est Dieu,
lui qui est dans le sein du Père,
c’est lui qui l’a fait connaître.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Liturgie de la Parole de la Nativité du Seigneur - Messe de l'Aurore

dominicanus
... et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.

... et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.

MESSE DE L'AURORE

PREMIÈRE LECTURE

« Voici ton Sauveur qui vient » (Is 62, 11-12)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Voici que le Seigneur se fait entendre
jusqu’aux extrémités de la terre :
Dites à la fille de Sion :
Voici ton Sauveur qui vient ;
avec lui, le fruit de son travail,
et devant lui, son ouvrage.

Eux seront appelés « Peuple-saint »,
« Rachetés-par-le-Seigneur »,
et toi, on t’appellera « La-Désirée »,
« La-Ville-qui-n’est-plus-délaissée ».

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(96 (97), 1.6, 11-12)

R/ La lumière aujourd’hui a resplendi sur nous :
un Sauveur nous est né !

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !
Joie pour les îles sans nombre !
Les cieux ont proclamé sa justice,
et tous les peuples ont vu sa gloire.

Une lumière est semée pour le juste,
et pour le cœur simple, une joie.
Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ;
rendez grâce en rappelant son nom très saint.

DEUXIÈME LECTURE

« Dieu nous a sauvés par sa miséricorde » (Tt 3, 4-7)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite

Bien-aimé,
lorsque Dieu, notre Sauveur,
a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,
il nous a sauvés,
non pas à cause de la justice de nos propres actes,
mais par sa miséricorde.
Par le bain du baptême, il nous a fait renaître
et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.
Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance,
par Jésus Christ notre Sauveur,
afin que, rendus justes par sa grâce,
nous devenions en espérance
héritiers de la vie éternelle.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Les bergers découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né » (Lc 2, 15-20)

Alléluia. Alléluia.
Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime !
Alléluia. (
Lc 2, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel,
ceux-ci se disaient entre eux :
« Allons jusqu’à Bethléem
pour voir ce qui est arrivé,
l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »
Ils se hâtèrent d’y aller,
et ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu,
ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé
au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient
de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements
et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ;
ils glorifiaient et louaient Dieu
pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,
selon ce qui leur avait été annoncé.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Liturgie de la Parole de la Nativité du Seigneur - Messe de la nuit

dominicanus
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.

Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.

MESSE DE LA NUIT

PREMIÈRE LECTURE

« Un enfant nous est né » (Is 9, 1-6)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le peuple qui marchait dans les ténèbres
a vu se lever une grande lumière ;
et sur les habitants du pays de l’ombre,
une lumière a resplendi.
Tu as prodigué la joie,
tu as fait grandir l’allégresse :
ils se réjouissent devant toi,
comme on se réjouit de la moisson,
comme on exulte au partage du butin.
Car le joug qui pesait sur lui,
la barre qui meurtrissait son épaule,
le bâton du tyran,
tu les as brisés comme au jour de Madiane.
Et les bottes qui frappaient le sol,
et les manteaux couverts de sang,
les voilà tous brûlés :
le feu les a dévorés.

Oui, un enfant nous est né,
un fils nous a été donné !
Sur son épaule est le signe du pouvoir ;
son nom est proclamé :
« Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,
Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »
Et le pouvoir s’étendra,
et la paix sera sans fin
pour le trône de David et pour son règne
qu’il établira, qu’il affermira
sur le droit et la justice
dès maintenant et pour toujours.
Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)

R/ Aujourd’hui, un Sauveur nous est né :
c’est le Christ, le Seigneur.
cf. Lc 2, 11

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

Il jugera le monde avec justice,
et les peuples selon sa vérité !

DEUXIÈME LECTURE

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour tous les hommes » (Tt 2, 11-14)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite

Bien-aimé,
la grâce de Dieu s’est manifestée
pour le salut de tous les hommes.
Elle nous apprend à renoncer à l’impiété
et aux convoitises de ce monde,
et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,
avec justice et piété,
attendant que se réalise la bienheureuse espérance :
la manifestation de la gloire
de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
Car il s’est donné pour nous
afin de nous racheter de toutes nos fautes,
et de nous purifier
pour faire de nous son peuple,
un peuple ardent à faire le bien.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Aujourd’hui vous est né un Sauveur » (Lc 2, 1-14)

Alléluia. Alléluia.
Je vous annonce une grande joie :
Aujourd’hui vous est né un Sauveur
qui est le Christ, le Seigneur !
Alléluia. (cf.
Lc 2, 10-11)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ces jours-là,
parut un édit de l’empereur Auguste,
ordonnant de recenser toute la terre
– ce premier recensement eut lieu
lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,
vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.
Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Il venait se faire recenser avec Marie,
qui lui avait été accordée en mariage
et qui était enceinte.

Or, pendant qu’ils étaient là,
le temps où elle devait enfanter fut accompli.
Et elle mit au monde son fils premier-né ;
elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,
car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans la même région, il y avait des bergers
qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs
pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux,
et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.
Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit :
« Ne craignez pas,
car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,
qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David,
vous est né un Sauveur
qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné :
vous trouverez un nouveau-né
emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,
qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle

Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle

Liturgie de la Parole de la Nativité du Seigneur Année B - Veille au soir

dominicanus
Joseph ... ne voulait pas la dénoncer publiquement.

Joseph ... ne voulait pas la dénoncer publiquement.

MESSE DE LA VEILLE AU SOIR

PREMIÈRE LECTURE

« Tu seras la joie de ton Dieu » (Is 62, 1-5)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,
et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse
que sa justice ne paraisse dans la clarté,
et son salut comme une torche qui brûle.
Et les nations verront ta justice ;
tous les rois verront ta gloire.
On te nommera d’un nom nouveau
que la bouche du Seigneur dictera.
Tu seras une couronne brillante
dans la main du Seigneur,
un diadème royal
entre les doigts de ton Dieu.
On ne te dira plus : « Délaissée ! »
À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »
Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,
cette terre se nommera « L’Épousée ».
Car le Seigneur t’a préférée,
et cette terre deviendra « L’Épousée ».
Comme un jeune homme épouse une vierge,
ton Bâtisseur t’épousera.
Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,
tu seras la joie de ton Dieu.

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(88 (89), 4-5, 16-17, 27.29)

R/ Ton amour, Seigneur,
sans fin je le chante !
 (cf. 88, 2a)

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges. »

Heureux le peuple qui connaît l’ovation !
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;
tout le jour, à ton nom il danse de joie,
fier de ton juste pouvoir.

« Il me dira : 'Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !'
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. »

DEUXIÈME LECTURE

Le témoignage de Paul au sujet du Christ, fils de David (Ac 13, 16-17.22-25)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Invité à prendre la parole dans la synagogue d’Antioche de Pisidie,
Paul se leva, fit un signe de la main et dit :
« Israélites, et vous aussi qui craignez Dieu,
écoutez :
Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël a choisi nos pères ;
il a fait grandir son peuple pendant le séjour en Égypte
et il l’en a fait sortir à bras étendu.
Plus tard, Dieu a, pour eux, suscité David comme roi,
et il lui a rendu ce témoignage :
J’ai trouvé David, fils de Jessé ;
c’est un homme selon mon cœur
qui réalisera toutes mes volontés.

De la descendance de David,
Dieu, selon la promesse, a fait sortir
un sauveur pour Israël :
c’est Jésus,
dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement,
en proclamant avant lui un baptême de conversion
pour tout le peuple d’Israël.
Au moment d’achever sa course,
Jean disait :
‘Ce que vous pensez que je suis,
je ne le suis pas.
Mais le voici qui vient après moi,
et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.’ »

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Généalogie de Jésus, Christ, fils de David » (Mt 1, 1-25)

Alléluia. Alléluia.
Demain sera détruit le péché de la terre,
et sur nous régnera le Sauveur du monde.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Généalogie de Jésus, Christ,
fils de David, fils d’Abraham.
Abraham engendra Isaac,
Isaac engendra Jacob,
Jacob engendra Juda et ses frères,
Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara,
Pharès engendra Esrom,
Esrom engendra Aram,
Aram engendra Aminadab,
Aminadab engendra Naassone,
Naassone engendra Salmone,
Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz,
Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed,
Jobed engendra Jessé,
Jessé engendra le roi David.

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon,
Salomon engendra Roboam,
Roboam engendra Abia,
Abia engendra Asa,
Asa engendra Josaphat,
Josaphat engendra Joram,
Joram engendra Ozias,
Ozias engendra Joatham,
Joatham engendra Acaz,
Acaz engendra Ézékias,
Ézékias engendra Manassé,
Manassé engendra Amone,
Amone engendra Josias,
Josias engendra Jékonias et ses frères
à l’époque de l’exil à Babylone.

Après l’exil à Babylone,
Jékonias engendra Salathiel,
Salathiel engendra Zorobabel,
Zorobabel engendra Abioud,
Abioud engendra Éliakim,
Éliakim engendra Azor,
Azor engendra Sadok,
Sadok engendra Akim,
Akim engendra Élioud,
Élioud engendra Éléazar,
Éléazar engendra Mattane,
Mattane engendra Jacob,
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie,
de laquelle fut engendré Jésus,
que l’on appelle Christ.

Le nombre total des générations est donc :
depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ;
depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ;
depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations.

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
il prit chez lui son épouse,
mais il ne s’unit pas à elle,
jusqu’à ce qu’elle enfante un fils,
auquel il donna le nom de Jésus.

– Acclamons la Parole de Dieu.

ou lecture brève

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
il prit chez lui son épouse,
mais il ne s’unit pas à elle,
jusqu’à ce qu’elle enfante un fils,
auquel il donna le nom de Jésus.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

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