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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

Monseigneur Gänswein confirme involontairement : Benoît XVI n'a jamais dit que le Pape est François

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei, #actualités
Il blog di Andrea Cionci
Monsignor Gaenswein conferma involontariamente: Benedetto XVI non ha mai detto che il papa è Francesco

09 juillet 2021

Traduction française autorisée : père Walter Covens

En ces jours de convalescence pour François, nous avons temporairement suspendu les explorations de sa légitimité en tant que pontife, par délicatesse ; cependant, il y a deux jours, des nouvelles sont apparues que nous ne pouvons pas garder sous silence.

 

Don Enrico Bernasconi, le prêtre excommunié (sans procès canonique, comme Don Minutella avant lui), pour avoir affirmé que le pape est uniquement Benoît XVI, a publié sur les médias sociaux le contenu d'une réponse de Mgr Gänswein, évêque secrétaire du pape Ratzinger, donnée à un frère qui avait posé au cardinal quelques questions sur Don Bernasconi. Les religieux ont ensuite transmis les réponses par écrit au Père Bernasconi, autorisé par l'archevêque Gänswein.

 

Dans cette lettre, l'archevêque Gänswein prétend répondre au nom du pape Benoît, mais le père Bernasconi exprime de sérieux doutes dans la déclaration que nous copions ci-dessous.

 

Comment peut-on penser, dit le prêtre, que dans une situation où tant de gens (y compris plusieurs évêques et prêtres) pensent que le pape légitimement régnant a été forcé de démissionner par la Mafia de Saint-Gall, une lettre attribuée à Benoît XVI écrite par d'autres et transférée à des tiers peut être considérée comme authentique ?  

 

Il y a quelque temps, nous avons suggéré que, compte tenu de la situation complexe et obscure, seule une conférence de presse publique du pape Benoît, assortie de contrôles médicaux et d'une sécurité garantie par les gardes suisses, pourrait être parfaitement fiable.  

 

En avril, nous avons produit une reconstitution selon laquelle le pape Ratzinger a volontairement organisé une démission invalide afin de donner à l'Église antagoniste une chance de se révéler et d'être ensuite annulée. Le soi-disant "Plan B", traduit en cinq langues, n'a encore été démenti par personne : ICI

 

De plus, même si le pape Ratzinger, de bonne foi, a cru qu'il avait démissionné, si l'acte de renonciation n'est pas valable, il reste nul car le droit canonique est supérieur à l'autorité du pape, s'il ne le modifie pas à l'avance. C'est pourquoi, paradoxalement, ce n'est pas en interrogeant Benoît XVI que l'on peut être certain de la validité de sa démission, qui, désormais reléguée dans l'histoire et le droit, doit être vérifiée par une commission de cardinaux et de canonistes. Bien que de nombreux éléments indiquent le contraire, le pape Ratzinger pourrait être convaincu qu'il a effectivement abdiqué, mais la renonciation pourrait néanmoins être invalide, et vice versa.

 

En tout état de cause, Benoît XVI n'a jamais dit qu'il avait abdiqué, mais seulement qu'il s'était "démis" de ses fonctions pratiques et qu'il restait en outre "pour ainsi dire dans la clôture de Saint-Pierre."

 

Cependant, l'élément le plus significatif de la réponse de Mgr Gänswein est qu'il CONFIRME ENTIEREMENT ce que nous avions souligné dans des articles précédents, à savoir que Benoît XVI a répété pendant huit ans que LE PAPA EST UN, mais qu'il n'a JAMAIS dit que le Pape est François.

 

En fait, l'archevêque Gänswein déclare : ""Le pape Benoît lui-même a déclaré à plusieurs reprises qu'il n'y a qu'un seul pape et il est clair qu'il s'agit de François. D'autres interprétations sont des instrumentalisations.

 

C'est clair ? Et pour qui ? Ce n'est pas clair du tout, et de nombreuses indications sérieuses suggèrent même le contraire.

 

Mgr Gänswein lui-même, d'ailleurs, désavoue Vatican News, l'agence de presse du Vatican, qui en 2019 a fait un gros faux pas ICI en attribuant la phrase "le pape est unique et c'est François" à Ratzinger, alors que la citation était de Massimo Franco du Corriere della Sera. Nous avons illustré la question ICI .  

 

Très grave, mais l'épisode est typique d'un contexte dans lequel, depuis huit ans, les médias pro-Bergoglio tentent d'arracher au pape Benoît la "phrase magique" qu'il n'a JAMAIS voulu prononcer, comme le confirme son secrétaire.

 

En outre, vous semble-t-il plausible que le pape Ratzinger, en huit ans, n'ait jamais dit, PAS MÊME OCCASIONNELLEMENT, que le pape est seulement François ? Est-il possible qu'un saint homme comme lui prenne plaisir à laisser une ombre de doute sur un sujet aussi grave ?

 

Nous ne savons pas si Mgr Gänswein est conscient que le pape Benoît a écrit dans son livre "Dernières Conversations" (2016) qu'"aucun pape n'a démissionné depuis mille ans et même au premier millénaire, c'était une exception." Étant donné que 6 papes ont démissionné au cours du 1er millénaire et 4 au cours du 2ème, Benoît suggère ainsi logiquement qu'il a démissionné comme les papes qui, au cours du 1er millénaire, n'ont pas abdiqué mais ont été chassés par des antipapes. Nous avons écrit à ce sujet ICI et l'article a été traduit en cinq langues : même le journal allemand Die Tagespost s'en est occupé, avant de s'enfuir devant l'aggravation du problème ICI.

 

Est-il normal pour l'évêque que l'institution du pape émérite soit jugée par tous les grands canonistes comme une absurdité juridique ? Ou que le pape Ratzinger continue à s'habiller en blanc, à faire embrasser son anneau à François, à se signer Pater Patrum (titre du pontife régnant), à donner la bénédiction apostolique ? Est-il normal qu'un latiniste raffiné comme lui commette des erreurs grossières de latin dans la renonciation et les revendique ensuite avec fierté dans le Corriere et dans un livre ? ICI Ou, qu'il a reporté sa démission sans jamais la ratifier ICI etc. etc. ? Nous pourrions continuer à citer l'ambiguïté savante du pape Ratzinger pendant huit ans et sa référence humoristique au fait que la date de sa supposée démission avait un lien interne avec le lundi de carnaval. Par pitié pour nos lecteurs, déjà rassasiés à ce jour, nous nous arrêterons là.

 

D'où viennent donc toutes les confidences de l'évêque Gänswein ? De plus, quand il dit lui-même que Benoît a juré obéissance à François, quand cela s'est-il produit ? Avant le conclave, le pape Ratzinger a déclaré qu'il jurerait obéissance "à son successeur", mais sans préciser après quel conclave.  Dans le livre "Dernières Conversations" de 2016, Benoît XVI répond en fait, de manière évasive, ainsi :

 

Question : "En prenant congé de la curie, comment pouvait-il ensuite jurer une obéissance absolue à son futur successeur ?".

 

Benoît XVI : "Le pape est le pape, peu importe qui il est".

 

Il n'y a donc aucune trace que, à ce jour, Benoît XVI ait JAMAIS JURÉ OBÉISSANCE DIRECTEMENT À FRANÇOIS.

 

On comprend maintenant pourquoi la lettre de l'évêque a été accueillie avec jubilation par les partisans de l'unique pape Benoît.

 

En tout état de cause, la seule question qui compte est celle de la validité canonique de la démission du pape Benoît. Continuer à colporter la même version sans fournir d'explications adéquates pour répondre à des doutes plus que raisonnables n'a aucun sens.

 

La question est très grave : si Ratzinger, sciemment ou non, n'a pas valablement abdiqué, il est toujours le pape. Dans ce cas, François est un antipape et si un conclave est organisé après lui avec les 80 nouveaux non-cardinaux qu'il a nommés, un nouvel antipape sera élu tout comme après l'antipape Anaclet II, en 1138, l'antipape Victor IV lui a succédé, jusqu'à ce que saint Bernard arrive pour remettre les choses en ordre.

 

Donc, si la question de la renonciation n'est pas examinée, la véritable Église catholique, telle que nous la connaissons, sera terminée pour toujours.

 

 

Et voici la déclaration sociale du Père Bernasconi :

 

Il n'y a qu'un seul Pape ! (et nous le savons)

 

Il y a quelques jours, j'ai reçu une lettre, autographiée en pdf, d'une personne consacrée (que je connais personnellement, je ne mentionnerai pas son nom), qui, de sa propre initiative, a écrit au Pape Benoît XVI, vers la mi-avril, en lui signalant une de mes déclarations publiques tirées de "Il Tempo.it". La source originale de cette déclaration est le site Rivelazione.net (je rapporte, ci-dessous dans les commentaires, le lien vers l'interview de Samuel Colombo)

Dans cette interview, entre autres choses, j'ai dit :

"Si le pape Benoît me dit que je suis un schismatique, parce que je reconnais en sa personne le vicaire du Christ sur terre, alors seulement je serai convaincu !". Mais le pape Benoît n'a jamais dit : "Je ne suis pas le pape !".

Le consacré en question m'a fait remarquer que la réponse était arrivée le 20 juin de la part de Mgr Gänswein, secrétaire particulier du pape, qui lui avait donné la permission de me la communiquer.

En admettant que mon appel était adressé directement au pape et que j'ai bien compris que je voulais entendre sa voix (mû par l'esprit de saint Thomas Apôtre), savoir ce qu'il pense de mon excommunication pour schisme, on me dit dans cette lettre que le pape est informé des faits et que Mgr Gänswein ne me répondrait pas moins qu'au nom du pape lui-même qu'il définit comme "émérite" (et je me demande s'il faut être docteur en droit canonique pour parler de pape émérite, personnage qui n'existe pas et ne peut pas exister).

Je me méfie immédiatement, sachant aussi que Monseigneur Gänswein est l'inventeur - ou l'un des promoteurs - d'une nouvelle théorie en droit canonique, à savoir la théorie du ministère pétrinien "élargi" : selon cette théorie, le Pape Benoît, "émérite", exercerait un ministère "passif", contemplatif, tandis que le Pape François exercerait un ministère "actif", pastoral et de gouvernement.

Or, selon vous, pourrais-je jamais me fier à une réponse qui me parviendrait par la petite porte au nom du pape, sachant que ces monseigneurs, alors, tout savants qu'ils soient, ne font rien d'autre que de semer la confusion de plus en plus dans le saint peuple de Dieu ? Et pourrais-je jamais me fier à ces réponses sachant que le pape Benoît XVI vit ses derniers jours de vie terrestre comme un prisonnier ?

Mais voyons le contenu des trois réponses du secrétaire du pape qui ont été rapportées, de manière indirecte, par l'auteur de la lettre qui m'a été adressée :

1) "Benoît XVI a renoncé à son ministère pétrinien et, depuis le début, a promis l'obéissance à son successeur légitime qui est le pape François."

Je réponds :

Effectivement, dans la Declaratio du 11 février 2013, le pape Benoît renonce publiquement au ministère pétrinien. Il est cependant dommage que (en laissant de côté les erreurs de concordance et de grammaire dans le texte latin, qui restent inexplicables pour un latiniste expert comme le Pape Ratzinger, et on est amené à penser qu'il s'agit d'erreurs délibérées - et il est également très étrange que personne parmi les cardinaux et les évêques n'ait remarqué et dénoncé le fait dans les jours suivant immédiatement la Declaratio), la condition nécessaire pour la validité de la renonciation d'un pape, selon le canon 332§2 du droit canonique, est qu'il renonce expressément au munus. Le Pape Benoît XVI n'a pas renoncé expressément au munus et est donc resté le Vicaire du Christ ! Même dans ses dernières interviews, il affirme avoir préservé la dimension spirituelle du munus pétrinien : mais est-il possible de ne préserver qu'une partie de la fonction pétrinienne et donc d'y renoncer seulement en partie ?

Si nous considérons donc les déclarations du Cardinal Danneels et les pressions (internes et externes) que le pape Benoît XVI a reçues pour démissionner, nous pouvons comprendre qu'il y a aussi un autre élément qui rend sa démission invalide, à savoir le manque de liberté.

Très étrange, donc, la façon de pratiquer l'obéissance du pape Benoît XVI envers son prétendu successeur François : le pape Benoît est si obéissant à François qu'il signe encore avec les initiales du pape régnant et que lorsqu'il rencontre Bergoglio, ce dernier embrasse son anneau !

2) "Le pape Benoît lui-même a déclaré à plusieurs reprises qu'il n'y a qu'un seul pape et il est clair que c'est François. D'autres interprétations sont instrumentales".

Si je comprends bien, et je ne suis pas encore complètement fou :

Le pape Benoît XVI n'a pas renoncé expressément au munus pétrinien, comme l'exige au contraire le canon 332§2, comme condition essentielle de la validité de l'acte lui-même ; en outre, il ne dit pas publiquement et explicitement que le seul pape dont il parle s'appelle François mais affirme génériquement qu'il n'y a qu'un seul pape : malgré ces deux données objectives et extrêmement graves, toute autre interprétation serait une instrumentalisation ? Eh bien, peut-être, ces monseigneurs ne se rendent-ils pas compte que ce qui est clair pour eux ne l'est pas pour ceux qui ont encore un minimum de foi catholique ! Et qui a un minimum de foi catholique raisonne d'abord sur les faits !

3) "Que vous devez obéissance uniquement et exclusivement au Pape François qui est le seul Souverain Pontife régnant actuellement".

Je réponds en empruntant les mots de l'homme né aveugle devant les Pharisiens :

"Il y a une chose que je sais : j'étais aveugle et maintenant je vois !" (cf. Jn 9,25).

Même si Bergoglio était le Vicaire du Christ - mais Dieu merci il ne l'est pas - je ne pourrais jamais obéir à quelqu'un qui : introduit des idoles au Vatican, prêche un nouvel humanisme et une fraternité maçonnique universelle réduisant le catholicisme à une religion comme une autre, intronise la statue de Martin Luther au Vatican - comme s'il s'agissait d'un saint - et commémore un événement néfaste comme la Réforme protestante, offense la Vierge Marie et Jésus-Christ et le sensus fidei de nombreux catholiques, avec des mots et des expressions qu'un pape ne pourrait jamais prononcer, crée un fossé entre la doctrine et la praxis, laissant croire aux gens qu'ils professent la doctrine de toujours et fermant les yeux sur le relativisme moral et la confusion (quelques exemples parmi tous : l'admission à la communion sacramentelle des divorcés remariés qui vivent en couple et le silence devant les bénédictions opérées par de nombreux prêtres, en Allemagne, des couples homosexuels), affirme que les lumières de l'espérance pour l'humanité sont les vaccins et non Jésus-Christ, lumière du monde et Fils de Dieu, et enfin se met à la place de Jésus-Christ lui-même au point d'être un pasteur d'idoles pour beaucoup (on vend déjà ses statues dans les magasins d'articles religieux et ses bougies votives dans les supermarchés) ... (mais ce ne sont là que quelques exemples, malheureusement).

La Parole de Dieu nous enseigne plutôt cela : "Nous devons obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes" (Actes 4:29).

don Enrico Bernasconi

Jésus joue collectif - Homélie 15° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)
"Je suis convaincu qu’il y a un grand besoin pour toute l’Eglise de redécouvrir la joie de l’évangélisation..."

"Je suis convaincu qu’il y a un grand besoin pour toute l’Eglise de redécouvrir la joie de l’évangélisation..."

 

14 TOC ev

 

 

La désignation par le Christ de soixante-douze disciples (certains manuscrits grecs portent soixante-dix) pour collaborer à sa mission est une action d’une profonde signification biblique. Quand Moïse conduit le peuple d’Israël vers la Terre Promise, Dieu lui demande de désigner soixante-dix anciens pour avoir part à l’esprit de Moïse et être ses auxiliaires. Plus tard, le Sanhédrin, l’instance dirigeante d’Israël au retour de l’exil à Babylone, était composé de 71 anciens. Le nombre 72 peut même avoir encore un autre sens. Le Livre de la Genèse décrit la division du monde non-juif en 70 nations. Ainsi, le choix par Jésus de 72 disciples pourrait refléter l’universalité de sa mission rédemptrice. Elle inclut le 70 nations païennes, plus la nation d’Israël, et, peut-être, son Eglise, le nouveau Peuple de Dieu. Un total de 72.

 

En suivant cette trame, le Christ, nouveau Moïse, montre qu’il accomplit l’Ancienne Alliance. Cette insistance de l’Ancien et du Nouveau Testament sur le fait que Dieu choisit des collaborateurs pour l’aider à construire son Royaume, montre quelque chose d’essentiel au sujet du Seigneur : il est un joueur d’équipe. Il n’est pas venu seulement pour annoncer la Bonne Nouvelle, mais pour instituer son Eglise, l’association de ses disciples, ses collaborateurs, pour assurer la continuité de l’annonce jusqu’aux extrémités de la terre, jusqu’à la fin du temps. Jésus sauve le monde, mais pas tout seul. Il veut le faire avec notre aide. Depuis le pape jusqu’au dernier des croyants baptisés, nous avons tous part à la même mission : aider le Christ à construire son Royaume.

 

Cela devrait être notre plus grande joie. Comme le disait Benoît XVI :

 

"Je suis convaincu qu’il y a un grand besoin pour toute l’Eglise de redécouvrir la joie de l’évangélisation, de devenir une communauté inspirée d’un zèle missionnaire pour que Jésus soit mieux connu et aimé." (Lettre à l’Assemblée pan-asiatique pour la culture, organisée par le Cardinal Paul Poupard, 15 novembre 2006)

 

Une des manières dont Jésus montre qu’il est un joueur collectif, c’est qu’il partage avec nous sa propre expérience. Ces 72 disciples dont nous venons d’entendre parler, étaient invités à partager la mission du Christ. Ceux-ci ont généreusement accepté, et, à cause de cela, ils ont eu part à la victoire même du Christ. Ils sont revenus en se réjouissant, étonnés que même les démons leur étaient soumis. Nous pouvons tous avoir part à l’expérience des victoires du Christ, pourvu que nous ayons assez de courage pour répondre à son invitation, pour sortir comme "ouvriers dans la récolte", pour répandre la Bonne Nouvelle de l’évangile.

 

Mais le Christ ne se contente pas de nous donner part à ses victoires. Il nous donne part également à ses souffrances, sa croix. Nous avons tous des amis intimes et pas si intimes. Souvent, la différence est que nous amis intimes sont prêts à partager leurs épreuves avec nous, et nous avec eux. Des amis qui souffrent ensemble sont plus soudés. Jésus veut avoir cette intimité avec nous.

 

C’est ce à quoi fait allusion saint Paul quand il écrit aux Galates:

 

« Que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste mon seul orgueil. »

 

Ce que saint Paul estime le plus, c’est qu’il a eu part au rejet, aux souffrances du Christ. Il est un des rares saints dans l’histoire qui a eu part aux plaies mêmes du Christ. A part son martyre à Rome vers l’an 68, Paul avait reçu le don des stigmates, l’apparition sur ses propres mains et pieds des plaies du Christ sur la croix. C’est ainsi que la plupart des exégètes interprètent la phrase :

 

« je porte dans mon corps la marque des souffrances de Jésus. »

 

Jésus n’est pas comme les divinités païennes dont on disait qu’ils résidaient sur le Mont Olympe et qui manipulaient avec nonchalance les chétifs humains sur la terre. Jésus est le Roi de l’Univers qui a fait de nous des partenaires dans sa mission, des ambassadeurs officiels de son Royaume.

 

Parfois nous oublions que Jésus veut que nous soyons des membres actifs de son Eglise. Parfois nous pensons que l’Eglise est une sorte de station d’essence, un endroit où nous pouvons aller faire le plein spirituel. C’est vrai, bien sûr, mais ce n’est pas tout. Aujourd’hui Jésus nous rappelle que nous sommes ses collaborateurs, ouvriers avec lui, ses coéquipiers. Et dans son équipe, il n’y a personne sur le banc des remplaçants. Plus nous participons activement à la mission du Christ d’étendre son Royaume par nos paroles, nos prières et notre exemple de vie chrétienne, plus nous aurons part à la joie du Christ. Si, courageusement, nous sortons comme ambassadeurs du Christ, nous reviendrons en nous réjouissant, comme les 72 disciples.

 

Cela peut être aussi simple que de faire un petit plaisir à son voisin, ou aussi exigeant que d’aller visiter un prisonnier, trouver un abri pour une maman célibataire, ou inviter un incroyant à venir à la messe.

 

En poursuivant cette Eucharistie, demandons au Saint Esprit d’éclairer notre intelligence afin que chacun puisse faire un bilan de son amitié avec le Seigneur. Nous sommes tous ici parce que nous aimons le Christ et parce que nous voulons le suivre de plus près. Jésus veut la même chose. En le recevant dans la Sainte Communion, demandons-lui de faire de nous de meilleurs disciples, de nous envoyer en mission au cours de cette semaine pour apporter la Bonne Nouvelle à quelqu’un qui a besoin de l’entendre.

 

http://www.evangile-et-peinture.org/meditations-dominicales/images-a-lavance/

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The gospel: fresh or out of preserves ? - Homily 15th Sunday in Ordinary Time, Year B

Walter Covens #homilies in English
15 TOB ev
 
 
    We enter a new section of the gospel of Marc1. Of this new section the liturgy will make us hear several passages (but not all !) between the 15th and the 24th Sunday of Ordinary Time. Too often we are satisfied to read the Gospel by small pieces. The Sunday liturgy itself cuts out in pieces a coherent text, giving rise to serious misunderstandings if we are satisfied to be only "Sunday Christians". The Word of the gospel is much more than a succession of anecdotic accounts. It is really worth while to quietly read through Mc 6 : 6 – 8 : 30. You will be surprised to notice that these chapters form a beautiful and very coherent unit which challenges our faith highly. You will then have the surprise of those who know pineapple only out of can, in cut sections, and who, may be during their holiday in the West Indies, discover that a pineapple is a beautiful fruit that needs to bend down to be harvested. At the same time, you will not dream any more, like this indeed very badly informed poet, who pretended to take a nap "in the shade of pineapples in flowers".


       What is the main subject of these three chapters of Marc ? The word "breads" occurs eighteen times, as well as the verb "to eat" and "to be satisfied". This is why this section is called "the section of the breads".


       What is also characteristic of this section, is the geography. After being rejected by "his home city", Jesus "circulated in the villages around, while teaching". The sending on mission of the Twelve goes in the same direction of an extension of the Kingdom of God : by sending them, Jesus widens his activity in words and in acts, not only among the Jews, but also among the pagan ones (7 : 24...)


       Through the instructions given to the envoys, Jesus reveals what is true and essential food for the road, by referring to the history of Israel. And it starts by pointing out to them what is the essence of the equipment of the people when it was on the point of eating first Passover of the history, according to the book of the Exodus :
 
And this is how you will eat : with a belt round your waist, sandals on your feet and a staff in your hand… (Ex 12 : 11)


In S. Marc Jesus

 

ordered them to take nothing for the journey except a stick … They were to wear sandals.
 

Want is essential to a journey in the name of the Lord who can give from day to day what is appropriate, as He formerly did for the people in the desert :

 

(the Lord your God) made you experience hunger, but he gave you the manna to eat which neither you nor your fathers had known, to show you that man lives not on bread alone, but that all that proceeds from the mouth of God is life for man. (Dt 8 : 3)
 


       The sending of the Twelve is like an Exodus of the ground of Egypt towards the Promised Land, while passing through the Red Sea and the desert. The instructions are the same ones as for the twelve tribes of Israel which, the night, were to eat Passover with haste, ready to leave : a stick with the hand and sandals with the feet (contrary to Matthew and Luke !). The Pascal meal is seen like a food to support the forces of the pilgrims. Their true fatherland, the true Promised Earth, is the Kingdom announced by Jesus :

 

Death found all these people strong in their faith. They had not received what was promised, but they had looked ahead and had rejoiced in it from afar, saying that they were foreigners and travelers on earth. Those who speak in this way prove that are looking for their own country. For if they had longed for the land they had left, it would have been easy for them to return, but no, they aspired to a better city, that is, a supernatural one ; so God, who prepared the city for them is not ashamed of being called their God. " (He 11 : 13-16).
 

Peter, one of the Twelve, will write after Pentecost :

 

From Peter, apostle of Jesus Christ, to the Jews who live outside their homeland… to those whom God the Father has called, according to his plan, and made holy by the Spirit, to aboy Jesus Christ and be purified by his blood : may grace and peace increase among you. (1 P. 1 : 1-2)
 

And also :

 

My dear brothers, while you are strangers and exiles, I urge you not to indulge in selfish passions which wage war on the soul. (1 P 2 : 11)


       This is what gives a meaning to poverty. It is not poverty for the sake of poverty, but the disencumberment of oneself to be able to travel without too much burden :

 

I say this, brothers and sisters : time is getting shorter, and those who are married must live as if not married ; those who weep as if not weeping ; those who are happy as if they were not happy ; those buying something as if they had not bought it, and those enjoying the present life as if they were not enjoying it. For the order of this world is vanishing. (1 Co 7 : 29-31)


       This is what gives a meaning, not only to poverty, but also to hunger, tears and persecution :

 

Lifting up his eyes to his disciples, Jesus said : "Fortunate are you who are poor, the kingdom of God is yours. Fortunate are you who are hungry now, for you will be filled. Forunate are you who weep now, for you will laugh. Fortunate are you when people hate you, when they reject you and insult you and number you among criminals, because of the Son of Man. Remember that is how the fathers of this people treated the prophets. But unhappy are you who have wealth, for you have been comforted now. Unhappy are you who laugh now, for you will mourn and weep. Unhappy are you when the people speak well of you, for that is how the fathers of these people treated the false prophets." (Lc 6 : 20-26)


       So they set out to proclaim that this was the time to repent.



       As for the sick in body and heart, they are not forgotten. Oh no ! During their voyage in the search of the fatherland, the Lord grants to the Twelve to do the same as him. But whereas because of the incredulity of his compatriots, Jesus could only heal a few sick people, the Twelve "drove out many demons and healed many sick people by anointing them".

 

Truly, I say to you, he who believes in me will do the same works as I do ; he wil do even greater than these, for I am going where the Father is. (Jn 14 : 12)
 

The Church is not some insipid dilution of Jesus. The Church is the "full" Jesus "for the multitude".



       Notice that S. Marc is the only among the evangelists to speak about the anointing of the sick in this context. Oil was used to heal wounds. Think of the good Samaritan, also travelling, and seeing another traveller who had fallen on gangsters. Stripped and beaten, he had had been left half dead. 

 

He went over to him and treated his wounds with oil and wine Lc 10 : 30-35).
 

The Twelve will do "the same" (v. 37). The Council of Trente teaches that in this gesture of the Twelve there is an "allusion" to the sacrament of the anointing of the sick, which will be instituted by the Lord and later "recommended to faithful and promulgated by the apostle James" (cf James 5 : 14...).



       Speaking of the sick, Jean-Jacques Rousseau groaned : "So many people between God and me...". Here is the diagnosis of a certain Josef Ratzinger for those who who have the same desease :

 

It is for us a scandal that God must be communicated by a whole external apparatus : the Church, the sacraments, dogma, or even simply the preaching (kerygma), in which one takes refuge readily to attenuate the scandal, and which however is also something external. Vis-a-vis with all that the question arises : Does God live in the institutions, events or words ? Doesn't the Eternal reach each one of us from the inside ?
 

And then there are those who spend their time complaining about the bad example given by the popes of the Renaissance. As those of the twentieth century are more presentable, one falls back on the the Vatican. Von Balthasar wrote a book entitled : "The anti-Roman complex". Of this work, he will write later :

 

a work of which the sale was difficult, because none of those who suffered from this disease bought it !
I fully agree with all those who complain about the bad example given by some of the clergy, and who call for a "reform" of the Church,
 

writes André Manaranche, a french Jesuit,

 

provided that they start with themselves, that they do not destroy the Church from the inside and that they do not leave the Church with insolence !
 

And he quotes in a footnote a passage of a fictitious letter which Bernanos addressed to Martin Luther, and saying in substance :

 

My dear Martin, you had a lot of trouble with the priests : how I understand you, because so do I ! But you reacted the wrong way. See Fancis of Assisi : he surely leaped with indignation in front of the crested and frivolous clerks of his time, but instead of denouncing them, he was lived in poverty as in a purifying bath. He did not reform anything, except himself. And he succeeded in restoring a Church that was falling in ruins. Whereas you, the smart and virulent reformer, you ended up becoming a man with swollen cheeks and dull eyes. What a mess !


       Let us return to our pineapple for one moment. If you want it natural, what does the Gospel of saint Marc say ? The first words of the Gospel of Marc affirm clearly the divinity of Jesus Christ :

 

This is the beginning of the Good News of Jesus Christ, the Son of God " (Mc 1 : 1)
 

This assertion of the divinity of Jesus, such as expressed by Marc in the first words of his Gospel, is undoubtedly a summary of the message contained in his book. A summary that, in addition, the evangelist presents as a key necessary to the comprehension of all the things which the reader will discover thereafter : if it is not believed that Jesus is the Messiah and the Son of God, one cannot understand the Gospel. All the heresies, including the errors which relate to the mystery of the Church, finally amount to falling into one from the two extremes : either to deny the divinity of Jesus, or to deny his humanity.



The Holy Spirit allowed the words of a Roman officer present at Jesus’ death to be reported as to summarize the Gospel of S. Marc :

 

The captain who was standing in front of him saw how Jesus died and heard the cry he gave, and he said, "Truly, this man was the Son of God". (Mc 15 : 39)
 

This centurion was ripe to enter the Church.



       The Vatican II Council (LG 8) teaches that this mystery is not without analogy with the mystery of the Church:

 

The one mediator, Christ, established and ever sustains here on earth his holy Church, the community of faith, hope and charity, as a visible organization through which he communicates truth and grace to all men. But, the society structured with hierarchical organs and the mystical Church endowed with heavenly riches, are not to be thought of as two realities. On the contrary, they form one complex reality which comes together from a human and a divine element. For this reason the Church is compared, not without significance, to the mystery of the incarnate Word. As the assumed nature, inseparably united to him, serves the divine Word as a living organ of salvation, so, in a somewhat similar way, does the social structure of the Church serve the Spirit of Christ who vivfies it, in the building up of the body (cf. Eph. 4 :15).
 


    It is in the Church that we are allowed and enabled to see Jesus today.
    It is in the Church that we are allowed and enabled to hear Jesus today.
    It is in the Church that we are allowed and enabled to touch Jesus today.



    Without the Church, Jesus is a vague memory of twenty centuries ago.

       Long live Jesus !

       Long live the Church !

       And do not forget : eat pineapples but fresh, not out of preserves !



1. Traduit du français : 

L’ÉVANGILE : FRAIS OU EN CONSERVES ? (Mc 6, 7-13)

The gospel: fresh or out of preserves ? - Homily 15th Sunday in Ordinary Time, Year B

L'évangile: frais ou en conserves? - Homélie 15° dimanche de Temps Ordinaire B

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)

 

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Nous entrons dans une nouvelle section de l'évangile de Marc. De cette nouvelle section, la liturgie nous fera entendre plusieurs passages (pas tous !) entre le 15e et le 24e dimanche du Temps Ordinaire. Trop souvent nous nous contentons de lire l'Évangile par petits morceaux. La liturgie dominicale elle-même découpe en tranches un texte suivi, non sans inconvénient si nous sommes seulement des chrétiens du dimanche. La Parole de l'Évangile est beaucoup plus qu'une succession de récits anecdotiques.

 

Donnez-vous donc la peine (et la joie) de relire tranquillement chez vous Mc 6, 6 - 8, 30. Vous serez surpris de constater que ces chapitres forment un bel ensemble très cohérent qui interpelle vivement notre foi. Vous aurez alors la surprise de celui qui connaît l'ananas seulement en boîte de conserve, en tranches coupées, et qui, pendant ses vacances à la Martinique, découvre que l’'ananas est un beau fruit qu'il faut récolter ... en se baissant. Du même coup, vous ne rêverez plus, comme les amoureux d'un roman primé ("Fort-de-France" - 1933) de vous promener "à l'ombre des ananas en fleur. 

 

De quoi est-il surtout question dans ces trois chapitres de Marc ? Il est question de "pains" (dix-huit fois), de "manger" et "être rassasié" (dix-huit fois au total, également). C'est pourquoi on a appelé cette section "la section des pains".

 

Ce qui est caractéristique aussi de cette section, c'est la géographie. Après avoir été rejeté par "sa patrie", Jésus "circulait dans les villages alentour, en enseignant".

 

L'envoi en mission des Douze va dans ce sens d'une extension du Royaume de Dieu : en les envoyant, Jésus élargit son activité en paroles et en actes, non seulement parmi les Juifs, mais aussi parmi les païens (7, 24). À travers l'enseignement donné aux envoyés, Jésus va révéler quelle est la vraie nourriture indispensable pour la route, en faisant mémoire de l'histoire du peuple. Et il commence par leur rappeler l'essentiel de l'équipement du peuple quand il s'apprêtait à manger la première pâque de l'histoire, selon qu'il est écrit au livre de l'Exode :

 

"C'est ainsi que vous la mangerez : vos reins ceints, vos sandales aux pieds et votre bâton en main." (Ex 12, 11)

 

Et dans S. Marc : il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route qu'un bâton seulement, ni pain, ni besace, ni menue monnaie pour la ceinture mais : "allez, chaussés de sandales". Le dépouillement, la pauvreté, sont indispensables pour prendre la route au nom du Seigneur qui sait donner au jour le jour ce qui convient, comme il le fit jadis pour le peuple au désert :

 

"(Le Seigneur ton Dieu) t'a rendu humble, il t'a fait sentir la faim, il t'a donné la manne que ni toi ni tes pères n'aviez connue, pour te montrer que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais que l'homme vit de tout ce qui sort de la bouche du Seigneur." (Dt 8, 3)

 

L'envoi des Douze est comme un Exode de la terre d'Égypte vers la Terre Promise, en passant par la Mer Rouge et le désert. Les consignes sont les mêmes que pour les douze tribus d'Israël qui, la nuit, devaient manger la Pâque à la hâte, prêts à partir : un bâton à la main et des sandales aux pieds (contrairement à Matthieu et Luc !). Le repas pascal est vu comme une nourriture pour soutenir les forces des pèlerins. Leur véritable patrie, la vraie Terre Promise, c'est le Royaume annoncé par Jésus :

 

"C'est dans la foi qu'ils sont tous morts sans avoir connu la réalisation des promesses ; mais ils l'avaient vue et saluée de loin, affirmant que, sur la terre, ils étaient des étrangers et des voyageurs. Or, parler ainsi, c'est montrer clairement qu'on est à la recherche d'une patrie. S'ils avaient pensé à celle qu'ils avaient quittée, ils auraient eu la possibilité d'y revenir. En fait, ils aspiraient à une patrie meilleure, celle des cieux. Et Dieu n'a pas refusé d'être invoqué comme leur Dieu, puisqu'il leur a préparé une cité céleste. " (He 11, 13-16).

 

Pierre, l'un des Douze, écrira après la Pentecôte :

 

"Moi, Pierre, Apôtre du Christ Jésus, à vous qui êtes comme en exil, dispersés (...) Que la grâce et la paix vous soient accordées en abondance." (1 P, 1, 1-2)

 

Et encore :

 

"Mes bien-aimés, puisque vous êtes ici-bas des gens de passage et des voyageurs, je vous exhorte à fuir les tendances égoïstes de la chair qui mènent leur combat contre l'âme. Ayez au milieu des païens une conduite excellente ; ainsi, alors même qu'ils vous calomnient en vous traitant de malfaiteurs, ils auront devant les yeux vos actions excellentes, et ils rendront gloire à Dieu, le jour où il viendra visiter son peuple." (1 P 2, 11-12)

 

Voilà ce qui donne un sens à la pauvreté. Ce n'est pas la pauvreté pour la pauvreté, mais le dépouillement, le désencombrement pour pouvoir voyager léger :

 

"Frères, je dois vous le dire : le temps est limité. Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s'ils n'avaient pas de femme, ceux qui pleurent, comme s'ils ne pleuraient pas, ceux qui sont heureux, comme s'ils n'étaient pas heureux, ceux qui font des achats, comme s'ils ne possédaient rien, ceux qui tirent profit de ce monde, comme s'ils n'en profitaient pas. Car ce monde tel que nous le voyons est en train de passer. " (1 Co 7, 29-31)

 

C'est ce qui donne sens, non seulement à la pauvreté, mais aussi à la faim, aux larmes, à la persécution :

 

"Regardant alors ses disciples, Jésus dit : Heureux, vous les pauvres : le royaume de Dieu est à vous ! Heureux, vous qui avez faim maintenant : vous serez rassasiés ! Heureux, vous qui pleurez maintenant : vous rirez ! Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme. Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel : c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes. Mais malheureux, vous les riches : vous avez votre consolation ! Malheureux, vous qui êtes repus maintenant : vous aurez faim ! Malheureux, vous qui riez maintenant : vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous : c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes." (Lc 6, 20-26)

 

"Ils partirent, et proclamèrent qu'il fallait se convertir": Quant aux malades du corps et de l'âme, ils ne sont pas oubliés. Oh non ! Dans leur voyage à la recherche de la patrie, le Seigneur donne aux Douze de faire la même chose que lui. Mais alors qu'à cause de l'incrédulité de ses compatriotes, Jésus ne pouvait que guérir quelques infirmes, les Douze "chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à de nombreux malades, et les guérissaient".

 

"Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père" (Jn 14, 12).

 

L'Église, ce n'est pas Jésus diminué, dilué. L'Église, c'est Jésus tout entier "pour la multitude".

 

Remarquez que S. Marc est le seul parmi les évangélistes à parler des onctions d'huile. L'huile était utilisée pour soigner les blessures. Pensez au bon Samaritain, lui aussi en voyage, et qui aperçoit un autre voyageur qui était tombé sur des bandits. Dépouillé, roué de coups, il était resté au bord du chemin à moitié mort. Il verse de l'huile sur ses plaies (Lc 10, 30-35). Les Douze feront "de même" (v. 37).

 

Le Concile de Trente enseigne qu'il faut voir dans ce geste des Douze une "allusion" au sacrement de l'Onction des malades, qui sera institué par le Seigneur et plus tard "recommandé aux fidèles et promulgué par l'apôtre Jacques" (cf. Jc 5, 14 s.).

 

À propos de maladies, Jean-Jacques Rousseau gémissait : "Que d'hommes entre Dieu et moi". Voici le diagnostic d'un certain Joseph Ratzinger pour ceux qui sont atteints de la même maladie :

 

"Pour nous, hommes d'aujourd'hui, le scandale fondamental du christianisme consiste tout d'abord simplement dans l'extériorité dont la réalité religieuse paraît affectée. C'est pour nous un scandale que Dieu doive être communiqué par tout un appareil extérieur : l'Église, les sacrements, le dogme, ou même simplement la prédication (kérygme), dans laquelle on se réfugie volontiers pour atténuer le scandale, et qui cependant est aussi quelque chose d'extérieur. Face à tout cela se pose la question : Dieu habite-t-il donc dans les institutions, des événements ou des paroles ? Est-ce que l'Éternel n'atteint pas chacun de nous de l'intérieur ?" (La foi chrétienne hier et aujourd'hui)

 

Et puis il y a ceux qui passent leur temps à se plaindre du mauvais exemple donné par les papes de la Renaissance. Comme ceux du vingtième siècle sont plus sortables, on se rabat sur les rouages du Vatican.

 

Le cardinal von Balthasar a écrit un livre intitulé : "Le complexe anti-romain". De cet ouvrage, il écrira plus tard : "un ouvrage dont la vente a été difficile, car aucun de ceux qui souffraient de cette maladie ne l'ont acheté !"

 

"Je suis de tout coeur avec ceux qui se plaignent du mauvais exemple donné par des clercs et qui réclament une réforme de toute l'Église, écrit André Manaranche, à condition qu'ils commencent par eux-mêmes, qu'ils ne détruisent pas l'Église du dedans et qu'ils n'en sortent pas avec insolence !"

 

Et il cite en note un passage d'une lettre fictive qu'adressa Bernanos à Martin Luther, et qui disait en substance :

 

"Mon cher Martin, tu as eu des ennuis avec les curés : comme je te comprends, car j'en ai moi aussi ! Mais ce n'est pas ainsi que tu aurais dû t'y prendre. Vois François d'Assise : il a sûrement bondi d'indignation devant les clercs huppés et frivoles de son temps, mais au lieu de les dénoncer, il s'est enfoncé dans la pauvreté comme dans un bain purifiant. Il n'a pas réformé : il s'est réformé lui-même. Et il a réussi à restaurer une Église qui tombait en ruines. Alors que toi, le réformateur pimpant et virulent, tu as fini par devenir un homme aux joues bouffies et aux yeux ternes. Un vrai gâchis !"

 

Revenons à notre ananas. Si vous le voulez nature, que nous dit l'évangile de S. Marc ? Les premiers mots de l'Évangile de S. Marc affirment nettement la divinité de Jésus Christ :

 

  "Commencement de l’'Évangile de Jésus-Christ, fils de Dieu" (Mc 1, 1).

 

Cette affirmation de la divinité de Jésus, telle que S. Marc l'exprime dans les premiers mots de son Évangile, est assurément un résumé du message contenu dans son livre. Résumé que, par ailleurs, l'évangéliste présente comme une clé nécessaire à la compréhension de toutes les choses que le lecteur va découvrir par la suite : si l'on ne croit pas que Jésus est le Messie et le Fils de Dieu, on ne peut comprendre l'Évangile. Au fond, toutes les hérésies, y compris les erreurs qui concernent le mystère de l'Église, reviennent à tomber dans l'un des deux extrêmes : ou bien nier la divinité de Jésus, ou bien nier son humanité. L'Esprit Saint a voulu que soient rapportées les paroles d'un officier romain présent au Calvaire comme pour résumer l'Évangile de S. Marc :

 

  "Le centurion qui se tenait en face de Jésus, voyant qu'il avait expiré en jetant un tel cri, dit : Vraiment cet homme était Fils de Dieu !" (Mc 15, 39)

 

Ce centurion-là était mûr pour entrer dans l'Église. Vatican II (LG 8) enseigne que ce mystère n'est pas sans analogie avec le mystère de l'Église :

 

"Le Christ, unique médiateur, crée et continuellement soutient sur la terre, comme un tout visible, son Eglise sainte, communauté de foi, d'espérance et de charité, par laquelle il répand, à l'intention de tous, la vérité et la grâce. Cette société organisée hiérarchiquement d'une part et le Corps mystique d'autre part, l'assemblée discernable aux yeux et la communauté spirituelle, l'Eglise terrestre et l'Eglise enrichie des biens célestes ne doivent pas être considérées comme deux choses, elles constituent au contraire une seule réalité complexe, faite d'un double élément humain et divin. C'est pourquoi, en vertu d'une analogie qui n'est pas sans valeur, on la compare au mystère du Verbe incarné. Tout comme en effet la nature prise par le Verbe divin est à son service comme un organe vivant de salut qui lui est indissolublement uni, de même le tout social que constitue l'Eglise est au service de l'Esprit du Christ qui lui donne la vie, en vue de la croissance du corps. (cf. Ep 4,16)"

 

C'est l'Église qui fait que nous pouvons voir Jésus aujourd'hui. C'est l'Église qui fait que nous pouvons entendre Jésus aujourd'hui. C'est l'Église qui fait que nous pouvons toucher Jésus aujourd'hui. Sans l'Église, Jésus, c'est le vague souvenir d'un temps révolu. Vive Jésus ! Vive l'Église ! ... Et vive les ananas nature !

 

C'est pour nous un scandale que Dieu doive être communiqué par tout un appareil extérieur : l'Église, les sacrements, le dogme, ou même simplement la prédication...
C'est pour nous un scandale que Dieu doive être communiqué par tout un appareil extérieur : l'Église, les sacrements, le dogme, ou même simplement la prédication...

C'est pour nous un scandale que Dieu doive être communiqué par tout un appareil extérieur : l'Église, les sacrements, le dogme, ou même simplement la prédication...

Lectures 15° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

1ère lecture : « Va, tu seras prophète pour mon peuple » (Am 7, 12-15)

 

Lecture du livre du prophète Amos

En ces jours-là, 
    Amazias, prêtre de Béthel, dit au prophète Amos :
« Toi, le voyant, va-t’en d’ici, 
fuis au pays de Juda ; 
c’est là-bas que tu pourras gagner ta vie 
en faisant ton métier de prophète. 
    Mais ici, à Béthel, arrête de prophétiser ; 
car c’est un sanctuaire royal, 
un temple du royaume. »
    Amos répondit à Amazias : 
« Je n’étais pas prophète 
ni fils de prophète ; 
j’étais bouvier, et je soignais les sycomores. 
    Mais le Seigneur m’a saisi quand j’étais derrière le troupeau, 
et c’est lui qui m’a dit : 
‘Va, tu seras prophète pour mon peuple Israël.’ »


    – Parole du Seigneur.

 

Psaume : Ps 84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14

 

R/

Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,                                                    
et donne-nous ton salut.

 

(Ps 84, 8)

 

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.


Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

 

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui, 
et ses pas traceront le chemin.

 

2ème lecture : « Il nous a choisis dans le Christ avant la fondation du monde » (Ep 1,3-14)

 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

    Béni soit Dieu, le Père
de notre Seigneur Jésus Christ !
Il nous a bénis et comblés
des bénédictions de l’Esprit,
au ciel, dans le Christ.


    Il nous a choisis, dans le Christ,
avant la fondation du monde,
pour que nous soyons saints, immaculés 
devant lui, dans l’amour.


    Il nous a prédestinés
à être, pour lui, des fils adoptifs
par Jésus, le Christ.


Ainsi l’a voulu sa bonté,
    à la louange de gloire de sa grâce,
la grâce qu’il nous donne
dans le Fils bien-aimé.


    En lui, par son sang,
nous avons la rédemption,
le pardon de nos fautes.


C’est la richesse de la grâce
que Dieu a fait déborder jusqu’à nous
en toute sagesse et intelligence. 


    Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté,
selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ :
    pour mener les temps à leur plénitude,
récapituler toutes choses dans le Christ,
celles du ciel et celles de la terre.


    En lui, nous sommes devenus
le domaine particulier de Dieu,
nous y avons été prédestinés 
selon le projet de celui qui réalise tout ce qu’il a décidé :
il a voulu  que nous vivions 
à la louange de sa gloire,
nous qui avons d’avance espéré dans le Christ.


    En lui, vous aussi,
après avoir écouté la parole de vérité,
l’Évangile de votre salut,
et après y avoir cru,
vous avez reçu la marque de l’Esprit Saint.
Et l’Esprit promis par Dieu
    est une première avance sur notre héritage,
en vue de la rédemption que nous obtiendrons,
à la louange de sa gloire.


    – Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Il commença à les envoyer » (Mc 6,7-13)

 
Acclamation :

Alléluia. Alléluia. 
Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ      
ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur,
pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.
Alléluia.

 

(cf. Ep 1, 17-18)
 

Evangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus appela les Douze ; 
alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. 
Il leur donnait autorité sur les esprits impurs, 
    et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, 
mais seulement un bâton ; 
pas de pain, pas de sac, 
pas de pièces de monnaie dans leur ceinture. 
    « Mettez des sandales, 
ne prenez pas de tunique de rechange. » 
    Il leur disait encore : 
« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, 
restez-y jusqu’à votre départ. 
    Si, dans une localité, 
on refuse de vous accueillir et de vous écouter, 
partez et secouez la poussière de vos pieds : 
ce sera pour eux un témoignage. » 
    Ils partirent, 
et proclamèrent qu’il fallait se convertir. 
    Ils expulsaient beaucoup de démons, 
faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, 
et les guérissaient.


    – Acclamons la Parole de Dieu.

Lectures 15° dimanche du Temps Ordinaire B

À PROPOS DE LA RESTAURATION PROCHAINE DU PAPE BENOÎT XVI

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei, #actualités

 

Traduction française: père Walter Covens

 

"Le récit qui a propulsé Bergoglio dans la papauté et soutenu ses prétentions est maintenant totalement détruit. Comme la santé déclinante de l'arriviste argentin, plus rien ne s'oppose à la restauration complète du pape Benoît : L'appel de Dieu à Bergoglio de quitter cette vie mettra fin à son imposture et laissera un vide dans lequel il ne pourra y avoir aucune base rationnelle ou canonique pour ne pas reconnaître que Benoît XVI a toujours été le seul vrai pape."

 

 

9 juillet 2021. : Alors que les choses semblent de plus en plus sombres chaque jour, les faits et les événements confirment un processus inexorable qui a démontré que l'élection du Cardinal Jorge Mario Bergoglio est une fraude canonique complète et que sa prétention à la papauté ne vaut pas un morceau de papier toilette usagé.

 

Bien que ses prétentions apparentes à la papauté semblent irréfutables, les doutes n'ont cessé de croître, depuis les aveux indiscrets de ses propres alliés tels que le cardinal Danneels et Austin Ivereigh jusqu'aux enquêtes persistantes sur l'invalidité canonique de la Declaratio de février 2013 du pape Benoît XV.

 

Les principaux points de passage de ce processus ont été la déclaration de guerre d'Ann Barnhardt contre l'erreur substantielle implicite dans la Declaratio, qu'elle a lancée en juin 2016. Bien que de nombreux commentateurs notables aient précédemment signalé des problèmes, Barnhardt a été la première à qualifier sans équivoque et de manière notoire l'acte d'invalidité visant à retirer la fonction papale (munus) au pape Benoît.

 

Lorsque Mgr Niccolo Bux a affirmé publiquement en octobre 2018 qu'il serait plus facile de démontrer l'invalidité de la Renonciation que de déterminer canoniquement que Bergoglio était un hérétique, un débat houleux et vivace a éclaté dans le monde anglophone de novembre 2018 à février 2019.

 

Ce débat s'est terminé par une victoire haut la main du parti du pape Benoît, lorsque toutes les objections canoniques, logiques, linguistiques, philosophiques et théologiques possibles à l'affirmation de l'invalidité ont été réfutées. J'ai rassemblé les arguments dans ma Question scolastique, qui n'a jusqu'à présent jamais été réfutée par quiconque, où que ce soit, avec ou sans diplôme en droit canonique, en théologie ou en philosophie.

 

Depuis février 2019, une série d'objecteurs et de journalistes ont ressassé ces arguments sous une forme diluée, mais ils ont été battus encore et encore par des faits, des lois et des témoignages publics. Ici, sur FromRome.Info, qui a documenté ces faibles tentatives de contre-attaque, les lecteurs ont l'occasion, presque chaque semaine, de lire les critiques de tous les principaux interlocuteurs sur cette question, qui soutiennent que Bergoglio est le pape.

 

À la suite de ce débat, en 2020, il est devenu publiquement connu, dans le monde entier, que l'archevêque Lenga et l'évêque Gracida soutenaient que Benoît XVI est le pape et que Bergoglio est un hérétique pertinace manifeste. Pourtant, aucun de ces évêques n'a été canoniquement censuré ou suspendu.

 

Enfin, en cette année de Notre Seigneur 2021, dans les semaines précédant le 70e anniversaire de l'ordination sacerdotale du Saint-Père, la bataille ici à Rome a commencé sérieusement, avec les nombreux articles d'Andrea Cionci parus au début du mois de mars et qui n'ont pas cessé jusqu'à aujourd'hui : tous n'ont jamais été réfutés par quiconque au Vatican ou en Italie, cardinal, évêque, monseigneur ou canoniste, théologien ou philosophe.  Tout cela prouve sans aucun doute que Benoît XVI est toujours le pape.

 

 

Le fait crucial qui ressort de ces articles et enquêtes de Cionci est le suivant :

 

  1. Benoît XVI a toujours dit : "Il n'y a qu'un seul pape", mais n'a jamais identifié Bergoglio comme cet homme.
  2. Benoît XVI a nié qu'il avait abdiqué.
  3. Benoît XVI se comporte toujours comme le pape et personne au Vatican ne peut le dissuader ou oser l'arrêter.
  4. Benoît XVI a entrepris un plan de manœuvre très sage, intelligent et discret pour sauver la papauté de la mafia saint-galloise : le Plan B.

 


En termes de préséance canonique, ces faits et arguments publiés dans les journaux ici à Rome et ne recevant aucune réfutation pendant les 90 jours suivants, constituent une preuve canonique des faits et conclusions et un consentement tacite canonique de tous les opposants.

 

En même temps, on trouve de plus en plus de voix qui acceptent d'être citées dans les journaux et qui insistent sur le fait que Bergoglio n'est pas le pape et que Benoît XVI n'a jamais renoncé à la papauté. C'est un changement radical. La tendance est maintenant à la vérité, et non plus aux fausses nouvelles.

 

Les révélations selon lesquelles le cardinal Burke a douté de la validité de la renonciation dès les premiers jours qui ont suivi le 11 février 2013 et qu'il en a parlé ouvertement à toutes ses connaissances au moins jusqu'en 2016 sont également étonnantes.

 

Le film documentaire indépendant, Il Messaggio nella Bottiglia, qui explique en détail la fraude historique commise en février 2013, est également significatif.  Il a maintenant été publié avec des sous-titres en italien, anglais, espagnol et français, et est distribué dans le monde entier à la hiérarchie sacrée et sur de multiples plateformes.

 

Mais le coup de grâce final a été donné l'autre jour, lorsqu'il a été rapporté que même l'archevêque Gänswein, le secrétaire personnel du Saint-Père, ne peut se résoudre à déclarer publiquement que Benoît XVI a jamais identifié Bergoglio comme "le seul et unique pape", alors que lui-même, appelle les deux papes, et insiste sur le fait que Bergoglio est le seul vrai pape.

 

Le récit qui a propulsé Bergoglio dans la papauté et soutenu ses prétentions est maintenant totalement détruit. Comme la santé déclinante de l'arriviste argentin, plus rien ne s'oppose à la restauration complète du pape Benoît : L'appel de Dieu à Bergoglio de quitter cette vie mettra fin à son imposture et laissera un vide dans lequel il ne pourra y avoir aucune base rationnelle ou canonique pour ne pas reconnaître que Benoît XVI a toujours été le seul vrai pape.

Une bouteille à la mer - Le mystère de la renonciation de Benoît XVI

dominicanus #Benoit XVI, #Il est vivant !, #Porta fidei, #actualités
Une bouteille à la mer - Le mystère de la renonciation de Benoît XVI

Chers amis,

 

Suite à mon article du 7 juin dernier Le Message dans la Bouteille (mise à jour le 11 juin), j'ai la joie de vous annoncer que le sous-titrage en français de la vidéo vient d'être finalisée et mise en ligne sur YouTube.

 

Elle a été envoyée -- telle une bouteille à la mer --  à tous les évêques francophones du monde. Je confie cette initiative à votre prière, et vous invite, vous aussi, à la partager très largement, en particulier avec vos prêtres.

 

L'Église catholique, depuis 200 ans, est gravement menacée, non plus seulement de l'extérieur, mais de l'intérieur, par la franc-maçonnerie ecclésiastique infiltrée jusqu'au sommet de la hiérarchie. Voyez comment :

 

 

Jésus fait toujours scandale ! - Homélie 14° dimanche du T.O.B

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)

 

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Jésus vient d'entraîner les Douze et les autres disciples dans une virée apostolique sur le lac et ses environs. C'est le prototype de tout séminaire et le modèle de toute école d'évangélisation, en paroles et en actes (cf. homélie de dimanche dernier).

 

Toujours accompagné de ses disciples, il revient à Nazareth. C'était devenu rare. Il avait installé son QG à Capharnaüm, et non pas à Nazareth (Mt 4, 13 ; cf. Mc 2, 1). Ce choix ne manquera pas de susciter des problèmes de jalousie (Lc 4, 23). Ou serait-ce plutôt la jalousie de ses compatriotes, fac-similé de la jalousie du démon, qui aura dicté à Jésus son choix ? L'un n'empêche pas l'autre. En tout cas, Jésus citera le proverbe (qui ne s'applique donc pas seulement à lui) : " Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. " v. 4)

 

À Nazareth, Jésus retrouve sa famille, le monde de son enfance, de son adolescence, de sa jeunesse et de sa vie professionnelle jusqu'à l'âge de trente ans. Il ne change rien à ses habitudes. Le jour du sabbat, il se rend à la synagogue, tout comme à Capharnaüm et ailleurs (Mc 1, 21 ; 3, 1). La deuxième lecture de l'office de la synagogue, le jour du sabbat, est toujours prise dans un livre prophétique de l'Écriture. Un assistant pouvait se présenter comme volontaire, non seulement pour la proclamer, mais aussi pour la commenter. Jésus ne se fait pas prier.

 

Quelle est la réaction de l'auditoire ? S. Marc, ainsi que S. Matthieu dans le passage parallèle, emploient successivement trois termes qui dénotent une évolution significative.

 

D'abord, les auditeurs sont " frappés d'étonnement ". En créole, on dirait : " Yo sézi. " À l'origine de ce "saisissement", il y a un trouble : "D'où cela lui vient-il ?" Remarquons de nouveau ici l'insistance sur le couplage : paroles-actes ( "cette sagesse qui lui a été donnée" –- "ces grands miracles qui se réalisent par se mains" ).

 

Dans un deuxième temps, l'étonnement fera place au scandale : "Et ils étaient profondément choqués (= scandalisés) à cause de lui." Le scandale, c'est, au sens littéral, la pierre qui fait trébucher et tomber (cf. Lv 19, 14). Au sens figuré dans la Bible, le scandale, c'est tout ce qui peut faire "perdre" la foi (par exemple : la souffrance et le mal) ou entraîner au péché (comme un mauvais exemple donné par les grands aux petits).

 

En fait, au lieu de dire "perdre" la foi, il faudrait dire : "tomber" dans l'incrédulité. On ne perd pas la foi comme on perd son trousseau de clés ! Quand on met un obstacle sur la route d'un aveugle, il tombera à coup sûr, il sera "scandalisé" au sens littéral. Ce n'est pas de sa faute. Dans ce sens, c'est celui qui scandalise, celui qui fait tomber, qui commet un péché. Mais la cause et la responsabilité de la "chute" peuvent aussi venir de celui qui tombe, s'il n'a pas l'excuse de la cécité. Quelqu'un peut "se laisser tomber" devant la première difficulté venue, en refusant la lumière qui lui est offerte (ou comme un joueur de football, pour que l'arbitre siffle un penalty, pardon : un tir de réparation).

 

Enfin, le troisième terme employé par S. Marc, celui qui traduit l'issue de l'évolution, c'est précisément l'absence de foi, l'incrédulité. C'est ce dont Jésus sera scandalisé, mais sans se laisser arrêter dans sa progression : "Alors il parcourait les villages d’'alentour en enseignant."

  Alors à qui la faute ? À Jésus, ou à ses "nombreux auditeurs" ? Jésus est bien "la pierre d’'achoppement" C'’est la prophétie de Syméon qui, dans le temple, s'adresse aux parents de Jésus. Eux aussi "s'étonnaient de ce qu'on disait de lui", mais "Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : ‘ Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël ‘" (Lc 2, 34 ).

 

Si ses auditeurs trébuchent sur lui, c'est qu'ils sont aveugles. Alors, Jésus, en condamnant ceux qui scandalisent les petits, se condamne-t-il lui-même ? Bien sûr que non. Ici, on pourrait citer un autre proverbe : "Il n'y a point de pire sourd (aveugle) que celui qui ne veut pas entendre (voir)." Les auditeurs ont tout ce qu'il faut pour être éclairé et pour ne pas tomber, ou pour se relever : tout ce temps que Jésus a vécu avec eux à Nazareth, la lecture du livre des prophètes qui venait de leur être faite, l'enseignement de Jésus qu'ils venaient d'entendre, les signes qu'il a accomplis "de ses mains".  Si ses compatriotes ne "voient" pas (ne croient pas) la divinité de Jésus en même temps que son humanité, c'est qu'ils sont aveuglés par l'orgueil. C'est pourquoi ils sont incapables de surmonter l'obstacle que constitue le paradoxe de la sagesse des paroles et la puissance des miracles de Jésus, en qui ils ne voient que "le charpentier, le fils de Marie". La filiation humaine exclut pour eux la filiation divine.

 

Autrement dit, l'obstacle, le scandale, se trouve, non pas en Jésus, mais dans leur orgueil. L'orgueilleux ne peut pas (ne veut pas) concevoir la Sagesse de Dieu qui "s'abaisse" jusqu'à parler par une bouche humaine. Il ne peut pas (ou ne veut pas) non plus concevoir la puissance de Dieu s'exercer par des mains humaines. Par contre, pour celui qui est humble de coeur comme Jésus lui-même, tout s'éclaire précisément là où les autres tombent.

 

"L'amour seul est digne de foi" (von Balthasar).

 

Or, le propre de l'amour est justement de s'abaisser. Cela ne veut pas dire que tout devient toujours évident tout de suite.

Prenons rapidement deux exemples : S. Jean-Baptiste et S. Paul. Jean, un des "frères" de Jésus, le plus grand des prophètes, et à ce double titre, lui aussi, témoin privilégié de l'abaissement de Dieu. Il avait rendu témoignage à Jésus en disant : "Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pur défaire la courroie de ses sandales. Moi je vous ai baptisés dans l'eau ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint." (Mc 1, 7-8) Mais après son arrestation, alors qu'il se trouve en prison, il envoie ses disciples demander à Jésus : "Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?" Il y a bien en lui un combat, le combat de la foi.

 

Pour S. Paul aussi, il y aura un combat. Il avait eu des visions et des révélations "exceptionnelles"; il avait "entendu des paroles inexprimables, qu'on n'a pas le droit de redire". Le combat, c''est la fameuse écharde dans la chair. Là non plus, on ne connaît pas la nature exacte de cette "écharde". On ne sait pas si cette écharde a fait couler beaucoup de sang, mais, en tout cas, elle a fait couler beaucoup d'encre. La majorité des commentateurs pensent qu'il doit s'agir d'une maladie (cf. Ga 4, 14-15) Certains pensent à une épilepsie, puisque S. Paul parle d'un "envoyé de Satan" et que l'épilepsie était considérée dans l'Antiquité comme une possession diabolique. D'autres pensent à une crise de dépression. Quelqu'un qui avait interrogé Marthe Robin sur le sujet me disait qu'elle avait répondu : "S. Paul était un homme, et il avait la tentation d'un homme."

 

Quoi qu'il en soit, la foi est rarement un fleuve tranquille. Je note seulement que le combat de la foi existe, et que, tôt ou tard, sous une forme ou une autre, il est le lot de tout croyant. Jean et Paul ont bien trébuché sur la pierre d'achoppement, mais le Seigneur les a relevés, et ils ont progressé dans leur foi. Le Seigneur a répondu à Jean : "Allez rapporter à Jean ce que vous entendez (paroles) et voyez (gestes de puissance) : Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres." Et il ajoute : "Heureux celui qui ne tombera pas (qui ne sera pas scandalisé) à cause de moi !" (Mt 11, 2-6) C'est une béatitude !

 

En fait, les paroles de Jésus sont au conditionnel (J. Dupont) : "Heureux celui qui ne serait pas scandalisé", comme pour nous suggérer que cela est loin d'être une fatalité. Saint Marc exprime cette nuance par l'observation : "(Jésus) s'étonna de leur manque de foi." Tout comme l'orgueil ne peut comprendre l'humilité, l'humilité est incapable de comprendre l'orgueil. À Paul, qui le prie d'écarter de lui cet envoyé de Satan, le Seigneur répondra : "Ma grâce te suffit : ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse."

 

Dans les deux réponses de Jésus se retrouvent les deux éléments : la puissance et la faiblesse, ou mieux : la puissance dans la faiblesse. Or, ces deux éléments, pris ensemble, sont justement ce qui caractérise, selon S. Paul, Jésus de Nazareth : "il a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il est vivant à cause de la puissance de Dieu" (2 Co 13, 4). Parce qu'il est le fils de Marie, il est faible ; parce qu'il est le Fils de Dieu, il est puissant. Et c'est la même personne qui est faible et puissante. "Heureux celui qui ne serait pas scandalisé !"

 

Puisque nous sommes dans les proverbes, en voici un en créole de la Martinique : "Fok ou mété difé an pay pou w tann langaj kritjet." (Il faut mettre le feu à la paille pour connaître le cri du criquet). Il a fallu le feu pour faire aboutir le cri de foi de Jean-Baptiste : "Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue." (Jn 3, 30 ) Il a fallu le feu pour que nous puissions entendre cri de la foi de S. Paul : "Je n'hésiterai pas à mettre mon orgueil dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi." (2 Co 12, 9)

 

"Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre." (Lc 2, 35)

 

Nous, croyants du troisième millénaire, que devons-nous retenir surtout de tout ceci ? "Celui qui veut croire au Christ est obligé de devenir son contemporain dans l'abaissement", écrit Kierkegaard. Ce qui met le feu à la paille de notre foi, c'est le scandale de l'Incarnation du Verbe (selon S. Jean). Ce scandale ne nous est pas épargné. Même si nous sommes plus habitués à l'entendre dans l'abstrait, dans le concret, c'est autre chose : il est toujours vrai que quand Jésus vient parmi les siens, que les siens ne le reçoivent pas. Mais à tous ceux qui le reçoivent et qui croient en lui, il leur est donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu (cf. Jn 1, 11-12).

 

Ce qui met le feu à la paille de notre foi, c'est aussi le scandale de la croix (selon S. Paul). Ce scandale ne nous est pas épargné non plus ; et il demeure toujours vrai que le Christ crucifié est scandale pour les croyants d'aujourd'hui, folie pour les non-croyants. Mais pour ceux qui sont appelés, c'est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu (cf. 1 Co 1, 22-24). "Jésus Christ, hier et aujourd'hui, est le même, il l'est pour l'éternité" (He 13, 8). C'est toujours le même feu, le même scandale : "Cent, trois cents, ou mille huit cents ans ne lui ajoutent ou ne lui retirent rien ; ils ne le changent pas, ni ne révèlent qui il était, parce que seule la foi peut manifester qui il est." (Kierkegaard)

 

Seul ce double scandale peut faire entendre au monde d'aujourd'hui le cri de la foi. Nous sommes contemporains du Christ par le mystère de l'Église, par les sacrements. Nous sommes scandalisés, moi autant que vous, par le pouvoir que Dieu donne aux hommes de dire : "Tes péchés sont pardonnés" (cf. Mt 9, 2-3). Nous sommes scandalisés, moi comme vous, par le pouvoir que Dieu donne aux hommes de dire : "Prenez et mangez en tous : ceci est mon Corps, livré pour vous." (Mc 14, 22-24 ; cf. Jn 6, 60-62) Nous sommes scandalisés par la prédication de l'Église, qui comme celle de S. Paul est puissance de Dieu et sagesse de Dieu (1 Co 1, 23-24).

 

Si le feu de ce scandale, sous sa forme "contemporaine", nous heurte, ce n'est pas pour que nous nous taisions, ou pour qu'après avoir vu ou lu le "Da Vinci Code" nous perdions notre temps dans des doutes stériles. Oui, Jésus est toujours étonné de notre manque de foi, aujourd'hui autant que jadis ! C'est pour nous faire proclamer le cri de la foi, à temps et à contretemps (cf. 2 Tm 4, 2).

 

"Soumettez-vous donc vous-mêmes à l'épreuve, écrit S. Paul, pour savoir si vous êtes dans la foi, vérifiez votre propre authenticité. Mais peut-être ne reconnaissez-vous pas que le Christ Jésus est en vous (après l'Ascension) : alors votre foi n'est pas authentique." Et il poursuit : "Ce que nous demandons dans notre prière, c'est que vous avanciez vers la perfection." (2 Co 13, 5.9)

 

Quant à Jésus, loin de se laisser décourager, "il parcourait les villages d'alentour en enseignant." Faire comme les "nombreux auditeurs de la synagogue de Nazareth, ou faire comme les disciples de Jésus : à nous de choisir aujourd'hui. Suivons-le, et avançons, nous aussi, vers la perfection. AMEN !

 

http://www.evangile-et-peinture.org/meditations-dominicales/images-a-lavance/

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Dieu veut des amis, et non des esclaves - Homélie 14° dimanche du T.O. B

dominicanus #Homélies Année B (2008-2009)
Et il s’étonna de leur manque de foi.

Et il s’étonna de leur manque de foi.

Saint Marc fait deux observations déroutantes dans le passage de l'évangile de ce jour.

D'abord il fait mention des frères et des sœurs de Jésus. Comment Jésus peut-il avoir des frères et des sœurs si Marie est « toujours vierge » ? A cette question il est assez facile de répondre : dans la tradition hébraïque, c'est tout simplement une référence à la parenté de Jésus, cousins, neveux et nièces, etc.

 

La seconde difficulté est la suivante. Saint Marc nous raconte que quand Jésus prêche pour la première fois dans son pays (Nazareth), il s'étonne du manque de foi de ses compatriotes. Ceux-ci étaient étonnés par son éloquence, mais peu enclins à croire et à obéir. Ils avaient, comme le peuple d'Israël dans la première lecture de ce dimanche, « le visage dur, et le cœur obstiné ». Dans les deux cas, par les prophètes de l'Ancien Testament et par Jésus dans le Nouveau Testament, Dieu parlait clairement à son peuple, mais le peuple a refusé d'écouter.

 

Ceci est assez étonnant, car, après tout, Dieu est tout-puissant, et il nous a créés pour vivre en communion avec lui. L'on serait donc en droit de penser que nous pouvons répondre automatiquement et correctement quand Dieu nous parle, et que nous sommes attirés par lui comme le fer par l'aimant. Pourquoi les choses ne se passent-elles pas comme ça ? Pour la raison toute simple que Jésus ne s'impose à qui que ce soit. En lui, Dieu met volontairement un frein à sa toute-puissance par respect de la liberté humaine. Il multiplie les signes et les indications pour attester qu'il est digne de foi, qu'il est ce qu'il dit être, mais il se refuse à nous donner des preuves qui ne laisseraient aucune place à la confiance, à la foi. Dieu invite, il ne contraint pas. Il est comme un roi qui mène des guerres en faisant appel à notre cœur, en montrant son amour, et en disant la vérité. Mais si nous refusons ses avances, il nous laisse libres de choisir notre propre chemin. Il veut des disciples qui soient des amis, et non pas des esclaves, un royaume de liberté, et non pas de servitude.

 

Voilà pourquoi l'Eglise a publiquement fait repentance, demandant solennellement pardon pour toutes les fois où des catholiques ont essayé de contraindre des non-catholiques à se convertir. Cette repentance publique a été faite par Jean Paul II au nom de tous les catholiques lors du Grand Jubilé de l'An 2000. La cérémonie eut lieu le 12 mars 2000 sur la Place Saint-Pierre. On avait placé un grand crucifix et allumé un cierge chaque fois que le Saint-Père implorait le pardon de Dieu pour les péchés passés des membres de l'Eglise. Certains de ces péchés ont été commis pour avoir oublié que Dieu respecte la liberté de chacun et de chaque peuple, et que Dieu ne veut pas des disciples qui soient des esclaves, mais des amis.

 

Cependant, le fait de forcer des gens à devenir catholiques n'a jamais été la politique officielle de l'Eglise. Mais au cours de l'histoire, il est arrivé qu'individuellement, des catholiques, et même des évêques et des prêtres, ont adopté cette politique, lors de l'Inquisition espagnole au Moyen Age, par exemple. Certains membres des Chevaliers Teutoniques, un ordre de soldats chrétiens qui florissait au Moyen Age, commirent également ce péché.

 

Quand le Saint-Père a fait repentance pour ces péchés, il ne les a pas énumérés les uns après les autres. Au lieu de cela, après que le cardinal Ratzinger eut invité chacun à la repentance, Jean Paul II est allé droit à l'essentiel. Voici ce qu'il a dit :

 

Cardinal Ratzinger: 

Prions pour que chacun de nous, 
reconnaissant que des hommes d'Eglise 
au nom de la foi et de la morale, 
ont parfois eu recours, eux aussi, 
à des méthodes non évangéliques 
en accomplissant leur devoir de défendre la vérité, 
sache imiter le Seigneur Jésus, doux et humble de coeur. 

Prière en silence. 

Jean Paul II: 

Seigneur, Dieu de tous les hommes, 
à certaines époques de l'histoire, 
les chrétiens se sont parfois livrés à des méthodes d'intolérance 
et n'ont pas observé le grand commandement de l'amour, 
souillant ainsi le visage de l'Eglise, ton épouse. 
Montre ta miséricorde à tes enfants pécheurs 
et accueille notre ferme propos 
de chercher et de promouvoir la vérité dans la douceur de la charité, 
sachant bien que la vérité 
ne s'impose qu'en vertu de la vérité elle-même. 
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. 

R. Amen.

 

Jésus veut donc des amis, et non des esclaves. Ceci nous permet de comprendre une autre difficulté de l'évangile de ce jour. Saint Marc nous dit que le manque de foi des compatriotes est la raison pour laquelle Jésus ne pouvait accomplir que peu de miracles. Parfois nous pensons que les miracles, les grâces, les consolations spirituelles nous sont donnés pour nous permettre de croire, comme pour neutraliser le risque que comporte le fait de suivre Jésus. Or, c'est tout le contraire. Au début, Jésus nous adresse la parole à un niveau personnel, comme un ami, nous invitant à le suivre, pour nous engager à travailler au Royaume de Dieu et à le laisser travailler dans nos cœurs. Ensuite, dès que nous avons fait ce premier pas, dans la confiance, il nous montre des signes qui confirment notre foi et des grâces qui stimulent notre confiance. Demander à Dieu des assurances avant même de le suivre, cela reviendrait à vouloir traiter avec lui comme des commerçants avant de signer un contrat, et  non comme des amis au moment de conclure une alliance, un pacte d'amitié. Si Dieu voulait des disciples qui soient des esclaves, il les convaincrait en faisant étalage de sa puissance. Mais, au lieu de cela, il désire que nous le suivions pas amour, et non par peur.

 

Aujourd'hui nous devrions donc nous demander quelles sont les invitations que Dieu nous a adressées, et comment nous y avons répondu. A-t-il parlé à notre conscience, pour nous inviter à nous débarrasser de tel péché, de telle mauvaise habitude de péché, pour accepter son pardon dans le sacrement de la confession ? Nous a-t-il parlé par certaines circonstances de notre vie, ou par des inspirations, pour nous inviter à le suivre plus étroitement dans un vocation sacerdotale ou consacrée ? Nous a-t-il suggéré de faire quelque chose pour l'Eglise ou pour notre prochain ?

 

Aujourd'hui, au moment où Jésus renouvelle son engagement envers nous au cours de cette Eucharistie, écoutons attentivement sa voix dans nos cœurs, et suivons-le courageusement où que ce soit, étant certains qu'il nous y conduira par la puissance de sa grâce.

 

Lectures 14° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

1ère lecture : Le prophète envoyé aux rebelles (Ez 2, 2-5)

 

Lecture du livre d'Ezékiel

L'esprit vint en moi, il me fit mettre debout, et j'entendis le Seigneur qui me parlait ainsi :
« Fils d'homme, je t'envoie vers les fils d'Israël, vers ce peuple de rebelles qui s'est révolté contre moi. Jusqu'à ce jour, eux et leurs pères se sont soulevés contre moi,
et les fils ont le visage dur, et le coeur obstiné. C'est à eux que je t'envoie, et tu leur diras : 'Ainsi parle le Seigneur Dieu...'
Alors, qu'ils écoutent ou qu'ils s'y refusent - car c'est une engeance de rebelles -, ils sauront qu'il y a un prophète au milieu d'eux. »


 

Psaume : 122, 1-2ab, 2cdef, 3-4

 

R/ Nos yeux levés vers toi, Seigneur, espèrent ta pitié.

 

Vers toi j’ai les yeux levés,
vers toi qui es au ciel,
comme les yeux de l’esclave
vers la main de son maître.

Comme les yeux de la servante
vers la main de sa maîtresse,
nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu,
attendent sa pitié.

Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous :
notre âme est rassasiée de mépris.
C’en est trop, nous sommes rassasiés
du mépris des orgueilleux !
 
 


 

2ème lecture : La force de l'Apôtre réside dans sa faiblesse (2Co 12, 7-10)

 

Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères, les révélations que j'ai reçues sont tellement exceptionnelles que, pour m'empêcher de me surestimer, j'ai dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, pour m'empêcher de me surestimer.
Par trois fois, j'ai prié le Seigneur de l'écarter de moi. Mais il m'a déclaré : « Ma grâce te suffit : ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » Je n'hésiterai donc pas à mettre mon orgueil dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.
C'est pourquoi j'accepte de grand coeur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort.




 

Evangile : Jésus n'est pas accepté dans son pays (Mc 6, 1-6)

Acclamation : Le Seigneur a envoyé Jésus, son serviteur, porter pauvres la Bonne Nouvelle du salut. (Lc 4, 18a)
 
 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent.
Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d'étonnement, disaient : « D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?
N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses soeurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui.
Jésus leur disait : « Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.
Il s'étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d'alentour en enseignant.

 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
 

Lectures 14° dimanche du Temps Ordinaire B

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