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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Lectures Sainte Famille Année B

dominicanus

1ère lecture : « Ton héritier sera quelqu’un de ton sang » (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)

 

Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là, 
la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision : 
« Ne crains pas, Abram ! 
Je suis un bouclier pour toi. 
Ta récompense sera très grande. »
Abram répondit : 
« Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ? 
Je m’en vais sans enfant, 
et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. » 
Abram dit encore :
« Tu ne m’as pas donné de descendance, 
et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »
Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :
« Ce n’est pas lui qui sera ton héritier, 
mais quelqu’un de ton sang. »
Puis il le fit sortir et lui dit : 
« Regarde le ciel, 
et compte les étoiles, si tu le peux... » 
Et il déclara : 
« Telle sera ta descendance ! »
Abram eut foi dans le Seigneur 
et le Seigneur estima qu’il était juste.
Le Seigneur visita Sara 
comme il l’avait annoncé ; 
il agit pour elle comme il l’avait dit. 
Elle devint enceinte, 
et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse, 
à la date que Dieu avait fixée. 
Et Abraham donna un nom 
au fils que Sara lui avait enfanté : 
il l’appela Isaac.

– Parole du Seigneur.

 

Psaume : 104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9

 

R/ Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ;
il s’est toujours souvenu de son alliance.
104, 7a.8a

 

 

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,
vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.

 

2ème lecture : La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)

 

Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : 
il partit vers un pays 
qu’il devait recevoir en héritage, 
et il partit sans savoir où il allait.

Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, 
fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance 
parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses. 
C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, 
a pu naître une descendance aussi nombreuse 
que les étoiles du ciel 
et que le sable au bord de la mer, 
une multitude innombrable.

Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve, 
Abraham offrit Isaac en sacrifice. 
Et il offrait le fils unique, 
alors qu’il avait reçu les promesses 
et entendu cette parole :
C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.
Il pensait en effet 
que Dieu est capable même de ressusciter les morts ; 
c’est pourquoi son fils lui fut rendu : 
il y a là une préfiguration.

– Parole du Seigneur.

 

Evangile : « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22-40)

 
Acclamation :

Alléluia. Alléluia. 
À bien des reprises, Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
à la fin, en ces jours où nous sommes, 
il nous a parlé par son Fils.
Alléluia.

(He 1, 1-2)
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse 
pour la purification, 
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem 
pour le présenter au Seigneur, 
selon ce qui est écrit dans la Loi : 
Tout premier-né de sexe masculin 
sera consacré au Seigneur. 
Ils venaient aussi offrir 
le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : 
un couple de tourterelles 
ou deux petites colombes. 

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. 
C’était un homme juste et religieux, 
qui attendait la Consolation d’Israël, 
et l’Esprit Saint était sur lui. 
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce 
qu’il ne verrait pas la mort 
avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. 
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. 
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus 
pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, 
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, 
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant 
s’étonnaient de ce qui était dit de lui. 
Syméon les bénit, 
puis il dit à Marie sa mère : 
« Voici que cet enfant 
provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. 
Il sera un signe de contradiction 
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : 
ainsi seront dévoilées les pensées
qui viennent du cœur d’un grand nombre. » 

Il y avait aussi une femme prophète, 
Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. 
Elle était très avancée en âge ; 
après sept ans de mariage, 
demeurée veuve, 
elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. 
Elle ne s’éloignait pas du Temple, 
servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. 
Survenant à cette heure même, 
elle proclamait les louanges de Dieu 
et parlait de l’enfant 
à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, 
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, 
rempli de sagesse, 
et la grâce de Dieu était sur lui. 

– Acclamons la Parole de Dieu.

ou lecture brève

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse 
pour la purification, 
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem 
pour le présenter au Seigneur, 

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, 
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, 
rempli de sagesse, 
et la grâce de Dieu était sur lui. 

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur...

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur...

Votre cadeau de Noël

dominicanus #Évènements

Cher ami Praedicatho,

La solennité de Noël de cette année marque une nouvelle étape dans l'histoire de votre blog préféré. Il vous offre à partir de maintenant une navigation sécurisée (HTTPS)

Quel est l'intérêt de migrer mon blog en https ? 

  • Sécuriser le blog

Le protocole HTTPS permet de crypter l’ensemble des données échangées entre vous et mon blog à l’aide d’un certificat SSL. Par conséquent, même si un hacker interceptait les données échangées, celles-ci seraient indéchiffrables et il ne pourrait rien en faire.

  • Vous rassurer 

Avoir son blog en HTTPS permet d’afficher la célèbre icône du petit cadenas à côté de l’URL de son blog. Il s’agit donc d’un élément essentiel qui vous rassurera.

Saviez-vous aussi que la plupart des navigateurs web affichent un message d’avertissement quand un internaute arrive sur un site non sécurisé ? Pas très rassurant de surfer sur un site classé comme potentiellement dangereux… 🙄

 

  • Avoir un meilleur référencement

 

Avoir un web 100% sécurisé est une volonté clairement affichée par Google.

Le HTTPS est donc devenu un élément clé pour être bien référencé sur Google. Il s’agit d’un critère pris en considération par l’algorithme du célèbre moteur de recherches qui a un impact direct sur le référencement naturel du blog.

En principe, tout devrait se passer sans poser de problèmes. Si, toutefois, vous constatez des anomalies, je vous remercie d'avance pour votre patience.

J'en profite pour vous souhaiter un saint temps de Noël, et que le Seigneur vous garde tout au long de l'année 2021 !

Père Walter Covens, alias dominicanus

Noël, un mystère en quatre messes - Homélie

dominicanus #Homélies Année A (2007-2008)
Noël, un mystère en quatre messes - Homélie

 

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   Que célébrons-nous quand nous célébrons Noël ? Quel est l'objet, le contenu de cette fête ? La naissance de Jésus, me répondrez-vous tous en choeur. Et c'est vrai. Mais incomplet. Car à Noël nous ne fêtons pas uniquement l'instant passé de la naissance de Jésus, mais Celui qui est né alors comme étant aujourd'hui "le Seigneur".

    À l'époque où il n'y avait qu'une seule messe de Noël, cette fête ne s'appelait d'ailleurs pas "in nativitate Domini", mais tout simplement "natale Domini" et huit jours plus tard "octava Domini", et non pas "octava natalis Domini". Il ne faut donc pas s'étonner du fait que l'ancienne (et unique) messe de Noël romaine, notre "messe du jour", ne fasse que peu de cas des évènements extérieurs qui se déroulent à Bethléhem, et qu'elle préfère se focaliser sur le fait que le Logos éternel du Père a adopté notre chair. (C'est pour la même raison que la "proskynèse" des mages devant le Dieu qui s'est fait homme est au centre de la liturgie byzantine de Noël, tandis que l'évènement de la naissance elle-même constitue le thème de la veillée.)

    Des trois messes de Noël que nous connaissons aujourd'hui, celle de la nuit, celle de l'aurore et celle du jour, la plus ancienne est donc celle du jour, comme l'atteste saint Grégoire le Grand, la plus récente étant celle de l'aube. De Rome les trois messes se répandent ensuite dans tout l'Occident, mais au début sans obligation de les célébrer tous les trois.

    La mystique médiévale rapportera les trois messes de Noël à une triple naissance du Seigneur. C'est ainsi que Tauler distingue la naissance, dans la nuit des temps, du Logos issu du Père, telle qu'elle est célébrée de nuit, de la naissance du Fils issu de la Vierge, telle qu'elle est célébrée à l'aube, et de la naissance, tous les jours, de Dieu dans l'âme du fidèle, telle qu'elle est célébrée de jour.

    Le chiffre trois pour les messes a été repris par le missel de 1970, mais à titre facultatif et non plus comme obligation. La messe de minuit est marquée par l'Évangile de la naissance du Seigneur (Lc 2, 1-14). La messe de l'aurore poursuit cet Évangile (Lc 2, 15-20). Dans cette messe, la symbolique de la lumière apparaît encore plus nettement que dans la première messe. Dans la troisième messe, c'est le prologue de l'Évangile selon saint Jean (Jn 1, 1-18) qui détermine le climat de la célébration et qui fait ressortir l'importance de la fête de Noël pour la rédemption de l'homme, comme une sorte d'antidote contre la place envahissante du romantisme et du contexte de la société de consommation qui faussent toute la fête de Noël jusqu'à son noyau même.

    Fait également partie de la liturgie de Noël la "Missa in vigilia", la messe de la veille au soir, le 24 décembre, avec comme Évangile la généalogie de Jésus (Mt 1, 1-25), qui est le même dans toutes les années A, B, et C. Cette messe fait vraiment partie de la fête de Noël et non plus, comme autrefois, du temps de l'Avent, quand elle était célébrée le 24 au matin. Maintenant elle est célébrée après le premières Vêpres de Noël et avec le chant du Gloria, et aussi les ajouts dans les prières eucharistiques.  Le problème est que, dans les paroisses, elle est presque toujours délaissée - à tort - au profit de la messe de la nuit ... qui n'est plus célébrée à minuit. C'est dommage !

    Que dire de l'Évangile que nous venons d'entendre en cette veille de Noël? L'intention de l'évangéliste n'est pas d'évoquer pour nous les préludes de l'histoire de Jésus, mais de nous dévoiler le sens de cette histoire. L'annonce qui a été faite à Joseph, c'est à nous, en définitive, qu'elle est destinée. C'est nous qui entendons aujourd'hui la bonne nouvelle de la naissance d'un "sauveur".

    Cette bonne nouvelle sera pour nous une nouvelle décevante, si nous n'espérons qu'une libération de nos servitudes terrestres ("la petite espérance" dont parle Benoît XVI dans Spe salvi). Jésus est venu pour "sauver le peuple de ses péchés". La naissance du Christ n'est une bonne nouvelle que pour celui qui a acueilli la promesse de l'Alliance et qui désire être purifié de tout ce qui l'empêche de répondre pleinement à l'invitation de Dieu qui veut épouser son peuple (1° lect.). En Jésus, Dieu nous redit sa présence et nous rappelle notre vocation qui est d'être son épouse et de faire sa joie, d'être des témoins de son amour qui transforme, comme saint Paul le rappelle dans la deuxième lecture en évoquant la figure de Jean Baptiste.

    Nous aussi, nous devons préparer les chemins du Seigneur, bien que nous n'en soyons pas dignes. Préparer la venue du Seigneur, c'est rendre les hommes capables d'accueillir celui qui est venu enlever le péché du monde, c'est frayer pour lui un chemin là où il n'y en a pas encore, chez ceux qui sont proches et ceux qui sont loin. C'est soi-même accepter l'incessante conversion pour être jugé digne de devenir les serviteurs de l'espérance et de la fête à laquelle Dieu convoque l'humanité entière, et qui est anticipée dans l'eucharistie.

    Sur ce chemin le Seigneur, aujourd'hui, nous a donné un bon guide en la personne de Benoît XVI. En présence de ses plus proches collaborateurs, les cardinaux de la curie romaine, dans le discours qu'il leur avait adressé à l'occasion de la présentation des vœux de Noël en 2007, il était revenu sur les objectifs de son voyage dans le plus grand pays d'Amérique Latine: remettre l'Église en situation de mission et annoncer Jésus à tous les peuples du monde. Y compris les musulmans. Y compris le Dalaï Lama.

Lire:

Liturgie de la Parole de la Nativité du Seigneur - Messe du Jour

dominicanus
Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous,

Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous,

MESSE DU JOUR

PREMIÈRE LECTURE

« Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu » (Is 52, 7-10)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Comme ils sont beaux sur les montagnes,
les pas du messager,
celui qui annonce la paix,
qui porte la bonne nouvelle,
qui annonce le salut,
et vient dire à Sion :
« Il règne, ton Dieu ! »
Écoutez la voix des guetteurs :
ils élèvent la voix,
tous ensemble ils crient de joie
car, de leurs propres yeux,
ils voient le Seigneur qui revient à Sion.
Éclatez en cris de joie,
vous, ruines de Jérusalem,
car le Seigneur console son peuple,
il rachète Jérusalem !
Le Seigneur a montré la sainteté de son bras
aux yeux de toutes les nations.
Tous les lointains de la terre
ont vu le salut de notre Dieu.

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4, 5-6)

R/ La terre tout entière a vu
le salut que Dieu nous donne.
cf. 97, 3

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

DEUXIÈME LECTURE

« Dieu nous a parlé par son Fils » (He 1, 1-6)

Lecture de la lettre aux Hébreux

À bien des reprises
et de bien des manières,
Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
mais à la fin, en ces jours où nous sommes,
il nous a parlé par son Fils
qu’il a établi héritier de toutes choses
et par qui il a créé les mondes.
Rayonnement de la gloire de Dieu,
expression parfaite de son être,
le Fils, qui porte l’univers
par sa parole puissante,
après avoir accompli la purification des péchés,
s’est assis à la droite de la Majesté divine
dans les hauteurs des cieux ;
et il est devenu bien supérieur aux anges,
dans la mesure même où il a reçu en héritage
un nom si différent du leur.
En effet, Dieu déclara-t-il jamais à un ange :
Tu es mon Fils,
moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ?
Ou bien encore :
Moi, je serai pour lui un père,
et lui sera pour moi un fils ?
À l’inverse, au moment d’introduire le Premier-né
dans le monde à venir,
il dit :
Que se prosternent devant lui
tous les anges de Dieu.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » (Jn 1, 1-18)

Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui la lumière a brillé sur la terre.
Peuples de l’univers, entrez dans la clarté de Dieu ;
venez tous adorer le Seigneur.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Au commencement était le Verbe,
et le Verbe était auprès de Dieu,
et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
C’est par lui que tout est venu à l’existence,
et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie,
et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
son nom était Jean.
Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

Le Verbe était la vraie Lumière,
qui éclaire tout homme
en venant dans le monde.
Il était dans le monde,
et le monde était venu par lui à l’existence,
mais le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez lui,
et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu,
eux qui croient en son nom.
Ils ne sont pas nés du sang,
ni d’une volonté charnelle,
ni d’une volonté d’homme :
ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair,
il a habité parmi nous,
et nous avons vu sa gloire,
la gloire qu’il tient de son Père
comme Fils unique,
plein de grâce et de vérité.

Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant :
« C’est de lui que j’ai dit :
Celui qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était. »
Tous, nous avons eu part à sa plénitude,
nous avons reçu grâce après grâce ;
car la Loi fut donnée par Moïse,
la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Dieu, personne ne l’a jamais vu ;
le Fils unique, lui qui est Dieu,
lui qui est dans le sein du Père,
c’est lui qui l’a fait connaître.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Liturgie de la Parole de la Nativité du Seigneur - Messe de l'Aurore

dominicanus
... et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.

... et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.

MESSE DE L'AURORE

PREMIÈRE LECTURE

« Voici ton Sauveur qui vient » (Is 62, 11-12)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Voici que le Seigneur se fait entendre
jusqu’aux extrémités de la terre :
Dites à la fille de Sion :
Voici ton Sauveur qui vient ;
avec lui, le fruit de son travail,
et devant lui, son ouvrage.

Eux seront appelés « Peuple-saint »,
« Rachetés-par-le-Seigneur »,
et toi, on t’appellera « La-Désirée »,
« La-Ville-qui-n’est-plus-délaissée ».

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(96 (97), 1.6, 11-12)

R/ La lumière aujourd’hui a resplendi sur nous :
un Sauveur nous est né !

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !
Joie pour les îles sans nombre !
Les cieux ont proclamé sa justice,
et tous les peuples ont vu sa gloire.

Une lumière est semée pour le juste,
et pour le cœur simple, une joie.
Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ;
rendez grâce en rappelant son nom très saint.

DEUXIÈME LECTURE

« Dieu nous a sauvés par sa miséricorde » (Tt 3, 4-7)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite

Bien-aimé,
lorsque Dieu, notre Sauveur,
a manifesté sa bonté et son amour pour les hommes,
il nous a sauvés,
non pas à cause de la justice de nos propres actes,
mais par sa miséricorde.
Par le bain du baptême, il nous a fait renaître
et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint.
Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance,
par Jésus Christ notre Sauveur,
afin que, rendus justes par sa grâce,
nous devenions en espérance
héritiers de la vie éternelle.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Les bergers découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né » (Lc 2, 15-20)

Alléluia. Alléluia.
Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime !
Alléluia. (
Lc 2, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel,
ceux-ci se disaient entre eux :
« Allons jusqu’à Bethléem
pour voir ce qui est arrivé,
l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. »
Ils se hâtèrent d’y aller,
et ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu,
ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé
au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient
de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements
et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ;
ils glorifiaient et louaient Dieu
pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,
selon ce qui leur avait été annoncé.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Liturgie de la Parole de la Nativité du Seigneur - Messe de la nuit

dominicanus
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.

Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.

MESSE DE LA NUIT

PREMIÈRE LECTURE

« Un enfant nous est né » (Is 9, 1-6)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Le peuple qui marchait dans les ténèbres
a vu se lever une grande lumière ;
et sur les habitants du pays de l’ombre,
une lumière a resplendi.
Tu as prodigué la joie,
tu as fait grandir l’allégresse :
ils se réjouissent devant toi,
comme on se réjouit de la moisson,
comme on exulte au partage du butin.
Car le joug qui pesait sur lui,
la barre qui meurtrissait son épaule,
le bâton du tyran,
tu les as brisés comme au jour de Madiane.
Et les bottes qui frappaient le sol,
et les manteaux couverts de sang,
les voilà tous brûlés :
le feu les a dévorés.

Oui, un enfant nous est né,
un fils nous a été donné !
Sur son épaule est le signe du pouvoir ;
son nom est proclamé :
« Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort,
Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix. »
Et le pouvoir s’étendra,
et la paix sera sans fin
pour le trône de David et pour son règne
qu’il établira, qu’il affermira
sur le droit et la justice
dès maintenant et pour toujours.
Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(95 (96), 1-2a, 2b-3, 11-12a, 12b-13a, 13bc)

R/ Aujourd’hui, un Sauveur nous est né :
c’est le Christ, le Seigneur.
cf. Lc 2, 11

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

Il jugera le monde avec justice,
et les peuples selon sa vérité !

DEUXIÈME LECTURE

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour tous les hommes » (Tt 2, 11-14)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre à Tite

Bien-aimé,
la grâce de Dieu s’est manifestée
pour le salut de tous les hommes.
Elle nous apprend à renoncer à l’impiété
et aux convoitises de ce monde,
et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable,
avec justice et piété,
attendant que se réalise la bienheureuse espérance :
la manifestation de la gloire
de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
Car il s’est donné pour nous
afin de nous racheter de toutes nos fautes,
et de nous purifier
pour faire de nous son peuple,
un peuple ardent à faire le bien.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Aujourd’hui vous est né un Sauveur » (Lc 2, 1-14)

Alléluia. Alléluia.
Je vous annonce une grande joie :
Aujourd’hui vous est né un Sauveur
qui est le Christ, le Seigneur !
Alléluia. (cf.
Lc 2, 10-11)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ces jours-là,
parut un édit de l’empereur Auguste,
ordonnant de recenser toute la terre
– ce premier recensement eut lieu
lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,
vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.
Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Il venait se faire recenser avec Marie,
qui lui avait été accordée en mariage
et qui était enceinte.

Or, pendant qu’ils étaient là,
le temps où elle devait enfanter fut accompli.
Et elle mit au monde son fils premier-né ;
elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,
car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans la même région, il y avait des bergers
qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs
pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux,
et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.
Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit :
« Ne craignez pas,
car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,
qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David,
vous est né un Sauveur
qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné :
vous trouverez un nouveau-né
emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,
qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle

Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle

Liturgie de la Parole de la Nativité du Seigneur Année B - Veille au soir

dominicanus
Joseph ... ne voulait pas la dénoncer publiquement.

Joseph ... ne voulait pas la dénoncer publiquement.

MESSE DE LA VEILLE AU SOIR

PREMIÈRE LECTURE

« Tu seras la joie de ton Dieu » (Is 62, 1-5)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Pour la cause de Sion, je ne me tairai pas,
et pour Jérusalem, je n’aurai de cesse
que sa justice ne paraisse dans la clarté,
et son salut comme une torche qui brûle.
Et les nations verront ta justice ;
tous les rois verront ta gloire.
On te nommera d’un nom nouveau
que la bouche du Seigneur dictera.
Tu seras une couronne brillante
dans la main du Seigneur,
un diadème royal
entre les doigts de ton Dieu.
On ne te dira plus : « Délaissée ! »
À ton pays, nul ne dira : « Désolation ! »
Toi, tu seras appelée « Ma Préférence »,
cette terre se nommera « L’Épousée ».
Car le Seigneur t’a préférée,
et cette terre deviendra « L’Épousée ».
Comme un jeune homme épouse une vierge,
ton Bâtisseur t’épousera.
Comme la jeune mariée fait la joie de son mari,
tu seras la joie de ton Dieu.

– Parole du Seigneur.

PSAUME

(88 (89), 4-5, 16-17, 27.29)

R/ Ton amour, Seigneur,
sans fin je le chante !
 (cf. 88, 2a)

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges. »

Heureux le peuple qui connaît l’ovation !
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;
tout le jour, à ton nom il danse de joie,
fier de ton juste pouvoir.

« Il me dira : 'Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !'
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. »

DEUXIÈME LECTURE

Le témoignage de Paul au sujet du Christ, fils de David (Ac 13, 16-17.22-25)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Invité à prendre la parole dans la synagogue d’Antioche de Pisidie,
Paul se leva, fit un signe de la main et dit :
« Israélites, et vous aussi qui craignez Dieu,
écoutez :
Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël a choisi nos pères ;
il a fait grandir son peuple pendant le séjour en Égypte
et il l’en a fait sortir à bras étendu.
Plus tard, Dieu a, pour eux, suscité David comme roi,
et il lui a rendu ce témoignage :
J’ai trouvé David, fils de Jessé ;
c’est un homme selon mon cœur
qui réalisera toutes mes volontés.

De la descendance de David,
Dieu, selon la promesse, a fait sortir
un sauveur pour Israël :
c’est Jésus,
dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement,
en proclamant avant lui un baptême de conversion
pour tout le peuple d’Israël.
Au moment d’achever sa course,
Jean disait :
‘Ce que vous pensez que je suis,
je ne le suis pas.
Mais le voici qui vient après moi,
et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.’ »

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Généalogie de Jésus, Christ, fils de David » (Mt 1, 1-25)

Alléluia. Alléluia.
Demain sera détruit le péché de la terre,
et sur nous régnera le Sauveur du monde.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Généalogie de Jésus, Christ,
fils de David, fils d’Abraham.
Abraham engendra Isaac,
Isaac engendra Jacob,
Jacob engendra Juda et ses frères,
Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara,
Pharès engendra Esrom,
Esrom engendra Aram,
Aram engendra Aminadab,
Aminadab engendra Naassone,
Naassone engendra Salmone,
Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz,
Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed,
Jobed engendra Jessé,
Jessé engendra le roi David.

David, de son union avec la femme d’Ourias, engendra Salomon,
Salomon engendra Roboam,
Roboam engendra Abia,
Abia engendra Asa,
Asa engendra Josaphat,
Josaphat engendra Joram,
Joram engendra Ozias,
Ozias engendra Joatham,
Joatham engendra Acaz,
Acaz engendra Ézékias,
Ézékias engendra Manassé,
Manassé engendra Amone,
Amone engendra Josias,
Josias engendra Jékonias et ses frères
à l’époque de l’exil à Babylone.

Après l’exil à Babylone,
Jékonias engendra Salathiel,
Salathiel engendra Zorobabel,
Zorobabel engendra Abioud,
Abioud engendra Éliakim,
Éliakim engendra Azor,
Azor engendra Sadok,
Sadok engendra Akim,
Akim engendra Élioud,
Élioud engendra Éléazar,
Éléazar engendra Mattane,
Mattane engendra Jacob,
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie,
de laquelle fut engendré Jésus,
que l’on appelle Christ.

Le nombre total des générations est donc :
depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations ;
depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, quatorze générations ;
depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ, quatorze générations.

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
il prit chez lui son épouse,
mais il ne s’unit pas à elle,
jusqu’à ce qu’elle enfante un fils,
auquel il donna le nom de Jésus.

– Acclamons la Parole de Dieu.

ou lecture brève

Voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;
avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte
par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet,
voici que l’ange du Seigneur
lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Tout cela est arrivé
pour que soit accomplie
la parole du Seigneur prononcée par le prophète :
Voici que la Vierge concevra,
et elle enfantera un fils ;
on lui donnera le nom d’Emmanuel,

qui se traduit : « Dieu-avec-nous ».

Quand Joseph se réveilla,
il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit :
il prit chez lui son épouse,
mais il ne s’unit pas à elle,
jusqu’à ce qu’elle enfante un fils,
auquel il donna le nom de Jésus.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Quand la Parole se fait Symbole - Homélie 4° dimanche de l'Avent B

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012
Quand la Parole se fait Symbole - Homélie 4° dimanche de l'Avent B

 

 

 

"Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph; le nom de la vierge était Marie." L'ange lui dit en entrant: 'Je te salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.' Bouleversée par ces paroles, elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation."



Voici un passage d'évangile bien connu: celui qui relate le mystère de l'incarnation du Verbe de Dieu. La relation entre les deux mystères de l'incarnation et de la naissance du Fils de Dieu est claire: il s'agit du début et de la fin de la présence physique de l'Enfant-Jésus dans le sein de sa mère, Marie. C'est tout le temps de la gestation du fœtus de l'Enfant-Dieu, comptabilisé pendant une durée de neuf mois., du 25 mars (Solennité de l'Annonciation) au 25 décembre (Noël). Or, tout cela nous plonge dans une symbolique très riche et parlante...

Aux environs du 21 mars de chaque année, nous sommes au temps de l'équinoxe de printemps. La durée de la nuit égale la durée du jour. Il n'y a pas une minute de lumière ou d'obscurité en plus. Mais, à partir du 25 mars, la durée du jour dépasse la durée de la nuit. Symboliquement cela veut dire que la Lumière de la Vérité, qui est le Verbe de Vie, inaugure son triomphe sur les ténèbres du Mal. Ce triomphe durera jusqu'au solstice d'été, qui se situe aux alentours du 21 juin.

Au même moment, c'est-à-dire à l'équinoxe de printemps, Elisabeth, la cousine de Marie, en est à son sixième mois:


"Elisabeth, ta parente, vient de concevoir, elle aussi, un fils dans sa vieillesse; et celle qu'on disait stérile est à son sixième mois." (Lc 1, 36)


Saint Luc avait déjà commencé son récit en disant: "Au sixième mois..." (1, 26). Visiblement, il y a là quelque chose d'important. En effet, l'enfant que la cousine de Marie va bientôt mettre au monde n'est rien moins que Jean, le Baptiste, le Précurseur du Christ, celui qui doit rendre témoignage à la Lumière qui vient dans le monde!

Trois mois après l'incarnation du Verbe, Jean vient au monde (le 24 juin). Or, le 24 juin, c'est le premier jour où, après avoir constamment augmenté jusqu'au 21 juin, la durée du jour diminue: le 24 juin, nous perdons une minute de lumière, en faveur d'une minute d'obscurité supplémentaire. Et ce phénomène va durer imperturbablement jusqu'au 21 décembre suivant... Il faudra attendre le 25 décembre exactement, c'est-à-dire le jour de Noël, pour que la durée du jour commence à croître de nouveau, et que la durée de la nuit décroisse pareillement.

Apparemment, au niveau du symbole, la naissance de Jean n'a aucun sens. Pourquoi celui qui doit rendre témoignage à la Lumière vient-il au monde au moment précis où la lumière du jour commence à décroître? La seule réponse qui convienne est celle qui consiste à dire que Jean vient au monde pour compléter - gratuitement, par la grâce de Dieu - Celui qui doit éclairer le monde, le Christ. Jean est comme un autre Christ. Jean tient la place du Christ quand ce dernier est caché ou "absent"!

Jean a dit: "Il faut qu'il croisse et que je diminue" (Jn 3, 30). Si Jean tient la place du Christ, c'est qu'il est une figure de l'Eglise qui, pendant que le Christ est "caché" au Ciel, caché à nos yeux comme il le fut dans le sein de Marie, tient, elle aussi, la place du Christ pour annoncer au monde entier la Bonne Nouvelle du salut. Dans l'attente du retour du Christ, l'Eglise, comme Jean, est appelée à diminuer, pour que le Christ croisse. L'Eglise, qui, dans le Christ, est la lumière du monde (cf. Mt 5, 14), s'efface et diminue en elle-même, pour tenir, aux yeux du monde, la place du Christ!

Dès que Jean est né, le Christ croît spirituellement en lui. Le témoin de la lumière du monde remplit déjà sa mission tandis que l'Enfant-Dieu est encore dans le sein de sa mère! Mais comme il n'y a pas deux christs, mais un seul, c'est bien plutôt Jean qui est dans le Christ, et donc en Marie, pour croître spirituellement par son témoignage à la Lumière du monde. Si donc l'Eglise, comme Jean, rend témoignage à la Lumière du monde, c'est en Marie, la mère de Jésus, que, spirituellement, l'Eglise croît dans le Christ, jusqu'à la fin de l'histoire!

S'il y a donc une symbolique qui relie les deux événements de l'Incarnation et de la Nativité, il s'agit bien de la vie spirituelle de l'Eglise dans le Christ, par Marie, avec Marie et en Marie. La fête de Noël célébrera bientôt le sommet et le couronnement de cette vie spirituelle: bientôt le Christ va venir; bientôt il va revenir, afin de donner à chacun des élus de Dieu la couronne de Gloire, cette Gloire qui est la sienne et qu'il tient de son Père. Amen, viens Seigneur Jésus!

Quand la Parole se fait Symbole - Homélie 4° dimanche de l'Avent B

Lectures 4° dimanche de l'Avent B

dominicanus
« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

1ère lecture : La royauté de David subsistera toujours devant le Seigneur (2 S 7, 1-5.8b-12.14a.16)

 

Lecture du deuxième livre de Samuel

Le roi David habitait enfin dans sa maison. 
Le Seigneur lui avait accordé la tranquillité 
en le délivrant de tous les ennemis qui l’entouraient. 
Le roi dit alors au prophète Nathan : 
« Regarde ! J’habite dans une maison de cèdre, 
et l’arche de Dieu habite sous un abri de toile ! » 
Nathan répondit au roi : 
« Tout ce que tu as l’intention de faire, 
fais-le, car le Seigneur est avec toi. »
Mais, cette nuit-là, 
la parole du Seigneur fut adressée à Nathan : 
« Va dire à mon serviteur David : 
Ainsi parle le Seigneur : 
Est-ce toi qui me bâtiras une maison 
pour que j’y habite ? 
C’est moi qui t’ai pris au pâturage, 
derrière le troupeau, 
pour que tu sois le chef de mon peuple Israël. 
J’ai été avec toi partout où tu es allé, 
j’ai abattu devant toi tous tes ennemis. 
Je t’ai fait un nom aussi grand 
que celui des plus grands de la terre. 
Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël, 
je l’y planterai, il s’y établira 
et ne tremblera plus, 
et les méchants ne viendront plus l’humilier, 
comme ils l’ont fait autrefois, 
depuis le jour où j’ai institué des juges 
pour conduire mon peuple Israël. 
Oui, je t’ai accordé la tranquillité 
en te délivrant de tous tes ennemis. 

Le Seigneur t’annonce 
qu’il te fera lui-même une maison. 
Quand tes jours seront accomplis 
et que tu reposeras auprès de tes pères, 
je te susciterai dans ta descendance un successeur, 
qui naîtra de toi, 
et je rendrai stable sa royauté.
Moi, je serai pour lui un père ; 
et lui sera pour moi un fils. 
Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, 
ton trône sera stable pour toujours. » 

– Parole du Seigneur.

 

Psaume : 88 (89), 2-3, 4-5, 27.29

 

R/ Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante !

(cf. 88, 2a)

 

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : c’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges. »

« Il me dira : ‘Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !’
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. »

 

2ème lecture : Le mystère gardé depuis toujours dans le silence est maintenant manifesté (Rm 16, 25-27)

 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
à Celui qui peut vous rendre forts 
selon mon Évangile qui proclame Jésus Christ :
révélation d’un mystère 
gardé depuis toujours dans le silence, 
mystère maintenant manifesté 
au moyen des écrits prophétiques, 
selon l’ordre du Dieu éternel,
mystère porté à la connaissance de toutes les nations 
pour les amener à l’obéissance de la foi,
à Celui qui est le seul sage, Dieu, par Jésus Christ, 
à lui la gloire pour les siècles. Amen.

– Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38)

 

Alléluia. Alléluia. Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. Alléluia.

(Lc 1, 38)

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu 
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, 
à une jeune fille vierge, 
accordée en mariage à un homme de la maison de David, 
appelé Joseph ; 
et le nom de la jeune fille était Marie. 
L’ange entra chez elle et dit : 
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, 
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. 
L’ange lui dit alors : 
« Sois sans crainte, Marie, 
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. 
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; 
tu lui donneras le nom de Jésus. 
Il sera grand, 
il sera appelé Fils du Très-Haut ; 
le Seigneur Dieu 
lui donnera le trône de David son père ; 
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, 
et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : 
« Comment cela va-t-il se faire, 
puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : 
« L’Esprit Saint viendra sur toi, 
et la puissance du Très-Haut 
te prendra sous son ombre ; 
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, 
il sera appelé Fils de Dieu. 
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, 
a conçu, elle aussi, un fils 
et en est à son sixième mois, 
alors qu’on l’appelait la femme stérile. 
Car rien n’est impossible à Dieu. » 
Marie dit alors : 
« Voici la servante du Seigneur ; 
que tout m’advienne selon ta parole. »

Alors l’ange la quitta.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

Quelles sont nos attentes pour Noël? - Homélie 3ème dimanche de l’Avent B

dominicanus #Année B 2015
Quelles sont nos attentes pour Noël? - Homélie 3ème dimanche de l’Avent B

Aujourd’hui, c’est le dimanche Gaudete. En latin, ‘gaudete' signifie: ‘réjouissez-vous’. Ce dimanche fut appelé ainsi depuis l’époque de saint Grégoire le Grand, au 6e siècle. La couleur liturgique de ce dimanche est le rose.

 

La joie qui vient de Dieu est plus profonde que des émotions passagères. C’est une joie qui provient du fait que nous savons que Jésus est toujours avec nous pour nous guider, nous aimer, au milieu des tribulations de ce monde.

 

Mais si nous attendons de Jésus qu’il nous apporte le ciel sur la terre, nous risquons de ne pas pouvoir le reconnaître, parce que ce n’est pas pour cela qu’il est venu. Le passage de l’évangile de ce jour nous en fournit un exemple.

 

Les prêtres, lévites et pharisiens qui viennent pour mener leur enquête au sujet de Jean Baptiste, ce sont les mêmes qui rejetteront plus tard le Christ et qui ont conspiré pour l’exécuter. Quand ils entendent des rumeurs à propos de Jean qui attire de grandes foules à qui il prêche le Messie, ils se méfient. Puisqu’il n’était pas des leurs, il ne pouvait pas être un messager de Dieu. Et quand ils lui posent des questions, ils ne font même pas attention à ses réponses. Et donc ils sont incapables d’accueillir le Christ quand il vient. 

 

Pourquoi? Parce qu’ils attendaient un messie politique, et non pas celui qui sauverait son peuple de ses péchés. Tout ce que Jean a pu dire est passé par le filtre de leur agenda personnel, et ils sont complètement passés à côté. Leurs opinions préconçues les empêchent d’entendre la Parole de Dieu annoncée par Jean. Ils ont entendu ses prophéties, mais en vain. 

 

 

Puisque nous sommes au cœur de ce temps de l’Avent, nous pouvons nous examiner pour voir quelles sont nos attentes pour Noël. À un niveau purement humain, on peut s’attendre à recevoir des cadeaux. Mais ces cadeaux ne sont que des signes du don incomparable que Dieu nous fait de son amitié avec nous en Jésus Christ. Dieu veut déverser sur nous un torrent d’amour pour Noël, mais si ce n’est pas cela que nous désirons, nous ne serons pas prêts pour l’accueillir. Cela veut dire trois choses.

 

D’abord, cela veut dire que nous devons éviter l’écueil des pharisiens. Nous ne devons pas penser que nous savons déjà tout, que nous comprenons comment Dieu va s’y prendre, ou que nous ne sommes pas concernés par une vraie rencontre transformante avec le Dieu vivant. Nous devons être persuadés que Dieu peut nous surprendre. 

 

Ensuite, cela signifie que nous devons consacrer à la prière un temps conséquent. Nous devons « fixer notre attention sur Jésus » (Hébreux 3,1) … pour nous accorder à la longueur d’ondes de Dieu, et nous permettre d’entendre sa voix. 

 

Enfin, pour corriger nos attentes pour Noël, nous devons consacrer du temps pour aider ceux qui sont démunis, ceux qui sont dans le besoin. Que ce besoin soit matériel, spirituel ou affectif, le meilleur moyen pour préparer le chemin du Seigneur, comme Jean lors du premier Noël, consiste à permettre à d’autres de faire l’expérience de la bonté de Dieu. En leur tendant la main, nous débroussaillons le chemin du Seigneur vers nous. Comme Jésus le dit (Lc 6,38): « Donnez, et il vous sera donné. »

 

Dans quelques instants, Jésus va nous tendre la main dans le sacrifice de la messe. Attisons notre désir de mieux le connaître, et d’ouvrir toute grande la porte de notre cœur à tout ce qu’il voudra nous donner.

 

Au milieu de vous  se tient celui que vous ne connaissez pas...
Au milieu de vous  se tient celui que vous ne connaissez pas...

Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas...

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