Peu de festivités possèdent une résonance aussi profonde dans l’histoire de l’Église et de l’Espagne que celle de Saint Jacques, Apôtre. Chaque 25 juillet, la liturgie se tourne vers ce pêcheur de Galilée que le Christ appela au bord du lac de Tibériade et qui deviendrait le premier des Douze à verser son sang pour l’Évangile.
Depuis plus d’un millénaire, sa mémoire est indissociablement liée à Compostelle, l’un des grands centres de pèlerinage de la Chrétienté et destination d’innombrables fidèles qui, génération après génération, ont parcouru les chemins d’Europe pour vénérer ses reliques.
Mais avant d’être le patron de l’Espagne ou le Saint vers lequel convergent les pèlerins, Jacques fut l’un des disciples les plus proches du Seigneur, témoin de sa gloire sur le mont Thabor et de son agonie à Gethsémani. La richesse de son culte, développée au fil des siècles dans la liturgie, l’art et la tradition chrétienne, explique pourquoi l’Église continue de l’honorer comme l’une des grandes colonnes du collège apostolique.
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