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Cardinal Joseph Zen - Paraboles du Royaume des Cieux. Le cœur du cœur de la pastorale

 

 

La Parabole du Royaume des Cieux

27 juillet 2026


Dix-septième semaine du Temps ordinaire, lundi

 

 

Ces jours-ci, la première lecture de la messe est tirée du livre du prophète Jérémie. Dieu parle au prophète à travers de nombreuses paraboles ; aujourd’hui, il s’agit des versets 1-11 du chapitre 13, « la parabole de la ceinture ». Dieu aime le peuple d’Israël comme une ceinture collée au corps, mais le peuple adore des faux dieux, et cette ceinture devient une corde de lin pourrie et inutile, qui ne trouve plus grâce aux yeux de Dieu. Dieu a choisi Israël comme peuple élu, et le peuple devrait bien sûr l’aimer de tout son cœur, mais il a succombé aux tentations des païens et a abandonné Dieu.

 

Dans l’Évangile d’aujourd’hui (Mt 13, 31-35), Jésus parle aussi en paraboles. Le Royaume des cieux est comme « une toute petite graine de moutarde », mais elle deviendra un arbre. Le Royaume des cieux est comme « un peu de levain », mais il fait lever trois mesures de farine. La grâce de Dieu possède un potentiel puissant, qui agit en silence de manière merveilleuse.

 

Hier, l’Évangile du dix-septième dimanche du Temps ordinaire de l’année A parlait aussi de paraboles, « la parabole du trésor et de la perle ». Le trésor et la perle incitent l’homme à tout vendre pour les acquérir.

 

En reliant ces trois paraboles, nous pouvons dire que la première étape pour entrer dans le Royaume des cieux est de découvrir le trésor, de reconnaître la perle, d’entendre l’appel de Dieu, de décider de lui obéir et de s’engager à l’aimer par-dessus tout.

 

Mais ce n’est que le début. Ayant entendu cet appel et y ayant répondu, nous devons persévérer jusqu’au bout, laisser la semence grandir, laisser le levain agir ; sinon, comme cette ceinture, nous risquons de pourrir et de devenir inutiles.

 

N’avons-nous pas déjà trouvé le trésor, reconnu la perle, et investi toute notre vie en elle ? Jésus nous a conduits dans son Église ; si nous sommes reconnaissants, nous devons, au sein de l’Église, fidèlement suivre ses enseignements, et être humblement, courageusement, ses disciples. Nous ne sommes pas seulement sa ceinture, nous ne nous contentons pas de le porter : il vient en nous, nous entrons en lui, et nous devenons ses membres.

 

Qu’est-ce qui pourrait nous séparer de lui ? Rien ne le devrait, mais nous devons affronter les trois ennemis, ces trois forces maléfiques qui nous tentent sans cesse : la concupiscence, les tendances du monde, et le démon.

 

Le démon existe, l’Écriture dit qu’il « rôde dans le monde en cherchant des proies à dévorer » ; nous devons beaucoup prier l’archange saint Michel pour qu’il nous protège.

 

Les tendances du monde, ce sont les gens qui se sont déjà soumis au démon ; ils ne sont pas aussi hideux que le démon, ils useront de belles paroles, chercheront à se lier d’amitié avec vous : méfiez-vous à tout prix !

 

Mais la concupiscence est en nous : ne devrions-nous pas la surveiller encore plus attentivement ? Ne relâchons jamais notre vigilance, ne disons jamais que ce sont des petites choses ; les habitudes des petites choses peuvent aussi éroder votre volonté. Beaucoup d’examen de conscience, beaucoup de prière ! Les mauvaises habitudes sont aussi terrifiantes que la drogue !

 

Bien sûr, la morale ne se limite pas aux sixième et neuvième commandements, mais ce genre de péchés est le plus susceptible de créer une addiction. Surtout les péchés LGBTQ, qui vont totalement à l’encontre du plan du Créateur pour l’humanité : un homme et une femme s’aimant pour la vie, transmettant la vie dans la chaleur de l’amour. Les actes sexuels homosexuels ne sont pas seulement appelés péché dans l’Écriture, ils sont une Abomination (particulièrement odieuse) aux yeux de Dieu. Le Dieu miséricordieux a aussi fait pleuvoir le feu pour anéantir Sodome.

 

À la fin du mois de juin, je n’ai pas participé à la réunion des cardinaux, mais j’ai lu en détail tous les rapports à ce sujet. Lors de la première réunion, les cardinaux ont discuté de la question : « Quel est le monde auquel nous sommes appelés à annoncer l’Évangile aujourd’hui ? » Parmi de nombreux problèmes, les cardinaux ont dit : le problème fondamental semble être que l’homme a perdu le sens de la vie. (N’avoir pas trouvé le trésor et la perle, ou les avoir trouvés mais les avoir abandonnés.)

 

Si l’on nie la valeur précieuse de la vie et de la famille, qu’y a-t-il encore de beau dans l’existence ? Abandonner la source d’eau vive pour chercher de l’eau dans des bassins fissurés ?! On dit que le démon lui-même a admis : détruire la famille, c’est sa victoire.

 

Émerveillons-nous en silence du plan d’amour de Dieu, remercions-le, louons-le ; soyons prêts à payer le prix pour la « santé » de nos familles !

 

La meilleure façon de combattre est d’attaquer en défense : se soucier d’aider les autres à faire le bien est ce qui nous aide le plus à persévérer dans le bien. Mobilisons-nous tous : évêques, prêtres, religieux, religieuses, fidèles mariés ou célibataires, ceux dont la famille est harmonieuse, ceux qui ont des difficultés familiales, prenons tous la défense de la sainteté de la famille comme notre mission première, le cœur du cœur de la pastorale. Demandons à saint Joachim et sainte Anne, les parents de Marie, d’intercéder pour nous ; demandons que les parents de sainte Thérèse soient nos patrons, et que les jeunes soient remplis de confiance dans le plan d’amour de Dieu.

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