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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

La vie est un rêve - Homélie 1° dimanche de l'Avent B

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012
La vie est un rêve - Homélie 1° dimanche de l'Avent B

 

1-avent-B-ev.jpg

 

En ce temps-là Jésus dit à ses disciples: "Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou a minuit, au chant du coq ou le matin. Il peut arriver à l'improviste et vous trouver endormis. Ce que je vous dis là, je le dis a tous: Veillez!"

Cette manière de parler de Jésus sous-entend une vision du monde bien précise: le temps présent est comme une longue nuit; la vie que nous y menons est comme un rêve. Nos activités souvent si frénétiques sont en réalité des rêves. C'est ce que disait déjà un écrivain espagnol du 17e siècle, Pedro Calderon de la Barca dans une pièce de théâtre célèbre: "La vie est un songe" (Vida es un sueño).

Notre vie se caractérise surtout par la brièveté de ce rêve. Le rêve se déroule comme en dehors du temps; dans le rêve, les choses ne durent pas comme dans la réalité. Des situations qui supposeraient des jours et des semaines, adviennent dans le rêve en quelques minutes. C'est une image de notre vie: lorsqu'on vieillit, on regarde en arrière et on a l'impression que tout s'est passé comme en un clin d'oeil.

Une autre caractéristique du rêve, c'est son aspect irréel ou vain. On peut rêver de se trouver à un banquet et de manger et boire à satiété, mais lorqu'on se réveille, la faim est toujours là...

Un jour, un pauvre rêve qu'il est devenu riche. Dans son rêve il exulte, il prend des airs importants, il méprise jusqu'à son propre père, faisant comme s'il ne le connaissait pas. Mais au réveil, il se retrouve aussi pauvre qu'avant!

C'est la même chose qui se passera lorsque nous sortirons du rêve de cette vie terrestre. On peut avoir été très riche ici-bas, mais à la mort, on se retrouve exactement dans la situation de ce pauvre qui se réveille après avoir rêvé qu'il était riche. Que lui reste-t-il de toutes ses richesses, s'il n'en a pas fait bon usage? Rien!

Il y a une caractéristique du rêve qui ne s'applique pas à la vie: l'absence de responsabilité. L'on peut avoir tué ou volé dans son rêve, mais au réveil on ne risque pas d'aller en prison: le casier judiciaire sera toujours vierge. Dans la vie, il n'en va pas de même, nous le savons bien. Ce que nous faisons dans la vie laisse des traces, et quelles traces! Il est écrit, en effet, que "Dieu rendra à chacun selon ses oeuvres" (Rm 2, 6).

Sur le plan physique, il existe des substances chimiques qui "suscitent" et favorisent le sommeil: les somnifères, que notre génération, malade de stress et d'insomnie, connaît bien. Sur le plan moral, également, il existe un terrible somnifère. Il a pour nom l'habitude. L'habitude est comme un vampire. Le vampire - si l'on en croit les histoires qui se racontent - s'attaque aux personnes qui dorment, et, tout en suçant leur sang, injecte en elles un liquide soporifique qui rend le sommeil encore plus agréable, si bien que le vampire peut tranquillement sucer tout le sang qu'il veut. De même, le vice, s'il devient une habitude, endort la conscience. On ne sent même plus le remords. On est persuadé d'aller très bien, et on ne se rend plus compte qu'on est en train de mourir spirituellement.

Le seul salut, quand ce "vampire" nous tombe dessus, c'est que quelque chose vienne brusquement nous tirer de notre sommeil. C'est ce que la Parole de Dieu veut faire avec nous avec ce cri qu'elle nous fait entendre plusieurs fois pendant ce temps de l'Avent: "Veillez!"

Terminons avec une parole de Jésus qui nous encourage:

"Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller! En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera mettre à table et, passant de l'un à l'autre, il les servira." (Lc 12, 37)

Veillez
Veillez
Veillez

Veillez

Lectures 1er dimanche de l'Avent B

dominicanus #Homélies Année B (2008-2009)

1ère lecture : « Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais ! » (Is 63, 16b-17.19b ; 64, 2b-7)

 

Lecture du livre du prophète Isaïe

C’est toi, Seigneur, notre père ;
« Notre rédempteur, depuis toujours », tel est ton nom.
Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer
hors de tes chemins ?
Pourquoi laisser nos cœurs s’endurcir
et ne plus te craindre ?
Reviens, à cause de tes serviteurs,
des tribus de ton héritage.
Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais,
les montagnes seraient ébranlées devant ta face.
Voici que tu es descendu :
les montagnes furent ébranlées devant ta face.
Jamais on n’a entendu,
jamais on n’a ouï dire,
nul œil n’a jamais vu un autre dieu que toi
agir ainsi pour celui qui l’attend.
Tu viens rencontrer
celui qui pratique avec joie la justice,
qui se souvient de toi
en suivant tes chemins.
Tu étais irrité, mais nous avons encore péché,
et nous nous sommes égarés.
Tous, nous étions comme des gens impurs,
et tous nos actes justes n’étaient que linges souillés.
Tous, nous étions desséchés comme des feuilles,
et nos fautes, comme le vent, nous emportaient.
Personne n’invoque plus ton nom,
nul ne se réveille pour prendre appui sur toi.
Car tu nous as caché ton visage,
tu nous as livrés au pouvoir de nos fautes.
Mais maintenant, Seigneur, c’est toi notre père.
Nous sommes l’argile, c’est toi qui nous façonnes :
nous sommes tous l’ouvrage de ta main.

– Parole du Seigneur.

 

 

Psaume : 79 (80), 2ac.3bc, 15-16a, 18-19

 

 

R/ Dieu, fais-nous revenir ;
que ton visage s’éclaire,
et nous serons sauvés !
79, 4

 

 

Berger d’Israël, écoute,
resplendis au-dessus des Kéroubim !
Réveille ta vaillance
et viens nous sauver.

Dieu de l’univers, reviens !
Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu’a plantée ta main puissante.

Que ta main soutienne ton protégé,
le fils de l’homme qui te doit sa force.
Jamais plus nous n’irons loin de toi :
fais-nous vivre et invoquer ton nom !

 

 

2ème lecture : Nous attendons de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ (1 Co 1, 3-9)

 

 

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
à vous, la grâce et la paix,
de la part de Dieu notre Père
et du Seigneur Jésus Christ.
Je ne cesse de rendre grâce à Dieu à votre sujet,
pour la grâce qu’il vous a donnée dans le Christ Jésus ;
en lui vous avez reçu toutes les richesses,
toutes celles de la parole
et de la connaissance de Dieu.
Car le témoignage rendu au Christ
s’est établi fermement parmi vous.
Ainsi, aucun don de grâce ne vous manque,
à vous qui attendez
de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ.
C’est lui qui vous fera tenir fermement jusqu’au bout,
et vous serez sans reproche
au jour de notre Seigneur Jésus Christ.
Car Dieu est fidèle,
lui qui vous a appelés à vivre en communion
avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur.

– Parole du Seigneur.

 

 

Evangile : « Veillez, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison » (Mc 13, 33-37)

 

Alléluia. Alléluia.
Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut.
Alléluia.

(Ps 84, 8)

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Prenez garde, restez éveillés :
car vous ne savez pas
quand ce sera le moment.
C’est comme un homme parti en voyage :
en quittant sa maison,
il a donné tout pouvoir à ses serviteurs,
fixé à chacun son travail,
et demandé au portier de veiller.
Veillez donc,
car vous ne savez pas
quand vient le maître de la maison,
le soir ou à minuit,
au chant du coq ou le matin ;
s’il arrive à l’improviste,
il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis.
Ce que je vous dis là, je le dis à tous :
Veillez ! »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison

Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison

Le Christ, Berger ou Roi? - Homélie Solennité du Christ Roi de l'Univers A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

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La liturgie d'aujourd'hui nous fait redécouvrir le vrai sens du mot "roi". Le Christ est Roi, mais pas à la manière des rois ou des puissants de ce monde.

À vrai dire, l'on pourrait s'ètonner, en écoutant ces lectures, du fait que le thème principal de cette fête de l'année À est celui du berger, et non pas du roi. Il faudrait donc parler de la fête du Christ Berger, plutôt que de celle du Christ Roi.

En réalité, il n'y a aucune opposition entre le berger et le roi dans la culture biblique. Le couple de berger/roi est loin d'être inconnu: David lui-même, dont Jésus est le descendant, était berger et roi (1 S 17, 14-16).

C'est le berger qui fait le troupeau, rassemble les brebis dispersées, et les mène avec son bâton jusqu'aux verts påturages. Le sceptre des rois, de même que la crosse de l'évêque, n'est autre que le bâton du berger.

À l'époque de l'Exil, les rois d'Israel sont jugés sur leur capacité ou non d'avoir su rassembler le troupeau d'Israël. Il faut bien dire que le bilan n'était guère brillant. Aussi, le prophète se fait-il l'écho de Samuel, si réticent à répondre à la requête du peuple d'avoir un roi comme les autres nations.

Ici, c'est Dieu qui prend les rênes. Lui, qui est Seigneur et Roi, ne l'est pas à l'image de ces rois qui ont oublié leur mission première de berger. Dieu sera lui-même le Roi-Berger de son peuple pour le ramener à Sion, soigner les brebis affaiblies et faire le tri dans le troupeau.

 

On ne saurait trouver meilleure réponse à Ézéchiel que le psaume 23 (22). Aujourd'hui, parler d'un troupeau de moutons n'est guère un compliment. Mais à une époque où l'on sait que le seul moyen de survivre est de se rassembler, on est en quête de bergers qui puissent assurer la vie et la survie du troupeau. On n'est pas prêt à suivre n'importe qui: il faut que le chemin proposé soit celui de l'Alliance, celui de l'élection. Peu à peu, ce psaume en viendra à évoquer le Messie, le Roi-Berger choisi par Dieu pour apporter le repos à Israël auprès de sa maison en Sion, objet de toute l'espérance portée par les prophètes du retour de l'exil. Ce Roi-Berger est celui qui est avec le croyant. Celui-ci n'a donc rien à craindre: son bâton le guide et le rassure. Et même: il prépare la table (= l'Eucharistie) pour lui devant ses ennemis.

 

Saint Paul, lui, ne reprend pas l'image du Roi-Berger, mais celle du Roi-Serviteur, ce qui revient au même. Le Christ, le Messie, l'Élu, n'a pas conquis ni conservé la vie de son Peuple par la force des armes, mais en versant son sang, en s'abaissant par amour au rang d'esclave pour recevoir du Père le titre de Roi. "Le berger donne sa vie pour les brebis", dira le Christ en S. Jean. Pour S. Paul, l'exaltation du Christ dans la résurrection est la preuve irréfutable qu'il a reçu du Père un règne que nul roi en Israël, pas même David, n'avait jusqu'alors exercé, puisque ce règne d'amour est vainqueur même de la mort. Cette mort est l'ultime exil d'où le Christ rassemblera tous les hommes. Les frontières sont abolies: le salut est offert à toutes les nations.

 
Sören Kierkegaard, un philosophe luthérien, a écrit:

"L'au-delà, et donc le jugement, est devenu une plaisanterie, une exigence tellement incertaine que l'on se divertit même à la pensée qu'à une époque cette idée transformait la vie humaine tout entière."

 
On peut tenter de se réconforter en disant que, de toute façon, le jour du jugement est bien loin, peut-être à des millions d'années... C'est encore Jésus, à travers l'Évangile, qui répond:

 
"Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme" (Lc 12, 20).

 
Alors, Berger ou Roi: on a le droit d'avoir ses préférences. Ste Thérèse ne préférait-elle pas regarder la Vierge Marie comme mère plutôt que comme Reine? "Elle est Mère plus que Reine", disait-elle même. De même, on peut préférer invoquer le Christ comme Berger, plutôt que comme Roi. Mais la grande tentation, c'est d'ériger nos préférences en exclusivité absolue. Ste Thérèse ne niait pas que la Vierge Marie était Reine aussi. Si nous préférons l'image du Christ Berger à celle du Christ Roi, nous en avons le droit. Mais attention de ne pas rejeter ce que nous aimons moins entendre. Au cours du Temps pascal, il y a le dimanche du Bon Berger. Mais à la fin de l'année liturgique, c'est le dimanche du Christ-Roi. Cela fait donc partie de notre foi, et nous n'avons pas le droit de passer cette partie sous silence.


Par exemple, j'ai eu l'occasion de lire, dans un commentaire de cette fête, la réflexion suivante:


"On n'en finit pas avec les images de la puissance. Jésus a eu beau se faire tout petit, faible, meurtri, on nous parle encore de roi, le Christ Roi! On croyait déjà en avoir fini avec le Pére tout-puissant et voilà qu'il revient dans les prières et les formules de la messe d'aujourd'hui. Quand le christianisme aura-t-il tourné le dos à ce modèle autoritaire que Jésus est venu précisément contester? Dieu n'est qu'amour et sa seule puissance est la force désarmée du don de soi."


Eh bien, si vous prenez à votre compte ce genre de propos, vous n'êtes plus dans la foi catholique! Ces bêtises-là correspondent en gros au refus de l'image paternelle dans les années qui précédèrent et suivirent mai '68.


Je ne peux m'empêcher de penser à une anecdote qui en dit long sur cet état d'esprit. En Terre Sainte, à Bethphagé, sur le lieu où l'on situe le départ de la procession des Rameaux, il y a un bloc de pierre qu'on a longtemps considéré comme le soubassement qui avait servi au Christ pour monter sur l'âne qui devait le mener à Jérusalem. Or, voici que le peintre roman qui a décoré cette base à représenté Jésus ... à cheval. Pensez donc, quelle erreur! Jésus, qui n'avait voulu comme monture que le petit d'une ânesse, se voyait attribuer un destrier prêt à la bataille!


Plus d'un accompagnateur, guide diplômé, tout comme il faut, s'est gaussé de cette "méprise" et à glosé sur ce christianisme "mal éclairé". La vérite, c'est que si méprise il y a, ce n'est pas à l'artiste du Moyen-Âge mais au guide du 21e siècle qu'il faut l'attribuer. Le peintre, plus théologien que nombre de guides actuels, ne faisait qu'évoquer l'Apocalypse (19, 11-16). Je vous invite à lire ce passage, et à le graver dans votre mémoire.

 

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Le Christ, Berger ou Roi? - Homélie Solennité du Christ Roi de l'Univers A
Le Christ, Berger ou Roi? - Homélie Solennité du Christ Roi de l'Univers A

Lectures Solennité du Christ, Roi de l'Univers A

dominicanus

1ère lecture : Dieu, roi et berger d'Israël, jugera son peuple(Ez 34, 11-12.15-17)

 

Lecture du livre d'Ezékiel

 

Parole du Seigneur Dieu : Maintenant, j'irai moi-même à la recherche de mes brebis, et je veillerai sur elles. Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j'irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de brouillard et d'obscurité. C'est moi qui ferai paître mon troupeau, et c'est moi qui le ferai reposer, déclare le Seigneur Dieu. La brebis perdue, je la chercherai ; l'égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la soignerai. Celle qui est faible, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître avec justice. Et toi, mon troupeau, déclare le Seigneur Dieu, apprends que je vais juger entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs.
 
 

Psaume : 22, 1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6

 

R/ Le Seigneur est mon berger : 
rien ne saurait me manquer.

 

Le Seigneur est mon berger : 
je ne manque de rien. 
Sur des prés d'herbe fraîche, 
il me fait reposer. 

Il me mène vers les eaux tranquilles 
et me fait revivre ; 
il me conduit par le juste chemin 
pour l'honneur de son nom. 

Si je traverse les ravins de la mort, 
je ne crains aucun mal, 
car tu es avec moi : 
ton bâton me guide et me rassure. 

Tu prépares la table pour moi 
devant mes ennemis ; 
tu répands le parfum sur ma tête, 
ma coupe est débordante. 

Grâce et bonheur m'accompagnent 
tous les jours de ma vie ; 
j'habiterai la maison du Seigneur 
pour la durée de mes jours.
 
 
 

2ème lecture : La royauté universelle du Fils (1Co 15, 20-26.28)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Le Christ est ressuscité d'entre les morts, pour être parmi les morts le premier ressuscité. Car, la mort étant venue par un homme, c'est par un homme aussi que vient la résurrection. En effet, c'est en Adam que meurent tous les hommes ; c'est dans le Christ que tous revivront, mais chacun à son rang : en premier, le Christ ; et ensuite, ceux qui seront au Christ lorsqu'il reviendra. Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra son pouvoir royal à Dieu le Père, après avoir détruit toutes les puissances du mal. C'est lui en effet qui doit régner jusqu'au jour où il aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qu'il détruira, c'est la mort. Alors, quand tout sera sous le pouvoir du Fils, il se mettra lui-même sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous.
 
 
 

Evangile : La venue du Fils de l'homme, pasteur, roi et juge de l'univers (Mt 25, 31-46)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Béni soit le règne de David notre Père, le Royaume des temps nouveaux ! Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! Alléluia. (cf. Mc 11, 9-10)

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche. 

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !' 
Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu...? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?' 
Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.' 

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité.' 
Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?' 
Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait.' 

Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »
 
 
Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008
 
"j'étais nu, et vous m'avez habillé"

"j'étais nu, et vous m'avez habillé"

Quelle idée de Dieu? - Homélie 33° dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Homélies Année A 2017

Le serviteur paresseux de la parabole est jeté dehors dans les ténèbres parce qu’il a failli à sa mission. Pourquoi a-t-il failli? Parce qu’il se faisait une mauvaise idée de son maître. Il le craignait comme un esclave craint son maître. Peut-être même avait-il une sourde rancune envers son maître parce qu’il n’avait reçu qu’un seul talent. Dans cette perspective égocentrique, sa mission semblait trop exigeante. Sa crainte et son égocentrisme le paralysaient et l’empêchaient d’accomplir son devoir. 

 

Nous pouvons tous succomber à la même tentation. C’est la tentation du démon dans le Jardin d’Eden. Considérer que Dieu est dur et irraisonnable fournit une excuse facile pour se complaire dans sa paresse et pour se victimiser. C’est un penchant de notre nature pécheresse. 

 

Jésus n’est pas un maître dur et injuste; il est un roi bon, généreux et tout-puissant! Il l’a prouvé en nous donnant sa vie sur la croix, mais aussi par la clarté de ses enseignements, comme celui de cette parabole, qui est une explication du sens de notre vie sans ambiguité aucune. Jésus nous montre que  notre mission consiste à faire un bon usage des dons que nous avons reçus, en transformant le monde qui nous entoure selon le désir du Christ. Il nous montre que notre sainteté dépend des réels efforts que nous faisons à nous acquitter de cette mission. À première vue, cette manière de nous parler sans ambages du ciel et de l’enfer pourrait paraître choquante, alors qu’elle découle de sa bonté et de son amour: il veut que nous sachions quel est le vrai sens et le véritable but de notre vie, car il veut que nous vivions de manière à pouvoir être avec lui pour toujours au ciel. Voilà le Dieu en qui nous croyons: un Dieu qui veut nous sauver et nous donner la joie, à condition que nous lui fassions suffisamment confiance pour le suivre là où il veut.

 

Prenons l’exemple de sainte Thérèse de Lisieux, cette jeune fille qui entre au couvent à l’âge de 15 ans et qui meurt à 24 ans. Elle n’est devenue célèbre qu’après sa mort en 1897, quand son autobiographie, Histoire d’une Âme, est publiée. En 1997, Jean Paul II la proclame docteur de l’Église. En quoi la vie de cette obscure carmélite était-elle si extraordinaire? C’est la conception exacte qu’elle se faisait de Dieu. Elle avait - et elle apprenait aux autres à voir - une extrême et totale confiance en Dieu, Père parfait, dont la bonté est absolument infinie. Elle disait qu’il faut reconnaître son néant en attendant tout de Dieu, comme un enfant attend tout de son papa… 

 

« On pourrait croire que c’est parce que je n’ai pas péché que j’ai une confiance si grande dans le bon Dieu. Dites bien, ma Mère, que , si j’avais commis tous les crimes possibles, j’aurais toujours la même confiance; je sens que toute cette multitude d’offenses serait comme une goutte d’eau jetée dans un brasier ardent.

Vous raconterez ensuite l’histoire de la pécheresse convertie qui est morte d’amour : les âmes comprendront tout de suite, car c’est un exemple si frappant de ce que je voudrais dire, mais ces choses ne peuvent s’exprimer. »

 

Cette confiance totale n’était pas que de la théorie. Elle dit que pendant des années, elle s’est souvent endormie pendant l’oraison et même après avoir communié. Elle aurait pu se décourager. 

 

« Je devais me désoler de dormir pendant mes oraisons et mes actions de grâces ; eh bien, je ne me désole pas… Je pense que les petits enfants plaisent autant à leurs parents lorsqu’ils dorment que lorsqu’ils sont éveillés, je pense que pour faire des opérations les médecins endorment leurs malades. Enfin je pense que le Seigneur voit notre fragilité, qu’Il se souvient que nous ne sommes que poussière. » (Ms B, 75 v°-76 r°)

 

Voilà la bonne image de Dieu. Voilà l’image que Dieu veut que nous ayons de lui.

 

L’un des meilleurs moyens de purifier notre imagination des mauvaises conceptions que nous nous faisons de Dieu est de passer du temps avec Jésus dans l’Eucharistie. Le fait que Jésus a choisi de rester avec nous, présent dans le tabernacle en dehors de la messe, nous montre quel Dieu il est pour nous. Il ne veut pas nous effrayer avec sa toute-puissance, ni nous intimider par sa connaissance, ni nous en jeter plein la vue avec sa gloire. Non! Il veut nous fortifier de son Pain divin, tout comme le pain ordinaire nourrit notre corps par la communion. Mais il veut aussi nous tenir compagnie, nous écouter, simplement rester avec nous. C’est pour cela qu’après la messe, les hosties non consommées sont conservées dans un ciboire au tabernacle. Et pendant tout le reste de la semaine, Jésus attend là, patiemment, humblement, tranquillement. Il pense à nous tout le temps. Il continue de s’offrir en sacrifice au Père pour nous. Et c’est là que nous pouvons aller lui rendre visite n’importe quand, pendant cinq minutes ou plusieurs heures, pour partager nos joies et nos peines, pour lui demander de nous aider, priant et méditant, nous tenant en sa présence tout simplement, pour nous laisser pénétrer de sa grâce.

 

Tout cela nous aide à progressivement guérir des suspicions que nous nourrissons envers Dieu, et à devenir de meilleurs disciples de Jésus. Alors, remercions-le de nous donner ce puissant aide-mémoire de la bonté et de la générosité de Dieu dans l’Eucharistie, et promettons-lui d’en faire un fréquent usage.

Quelle idée de Dieu? - Homélie 33° dimanche du Temps Ordinaire AQuelle idée de Dieu? - Homélie 33° dimanche du Temps Ordinaire A

Lectures 33° dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus

1ère lecture : La femme vaillante fait fructifier ses talents (Pr 31, 10-13.19-20.30-31)

 

Lecture du livre des Proverbes

 

La femme vaillante, qui donc peut la trouver ? Elle est infiniment plus précieuse que les perles. Son mari peut avoir confiance en elle : au lieu de lui coûter, elle l'enrichira. Tous les jours de sa vie, elle lui épargne le malheur et lui donne le bonheur. Elle a fait provision de laine et de lin, et ses mains travaillent avec entrain. Sa main saisit la quenouille, ses doigts dirigent le fuseau. Ses doigts s'ouvrent en faveur du pauvre, elle tend la main au malheureux. 

Décevante est la grâce, et vaine la beauté ; la femme qui craint le Seigneur est seule digne de louange. Reconnaissez les fruits de son travail : sur la place publique, on fera l'éloge de son activité.
 
 
 

Psaume : 127, 1-2, 3, 4.5c.6a

R/ Heureux le serviteur fidèle : 
Dieu lui confie sa maison !

 
Heureux qui craint le Seigneur 
et marche selon ses voies ! 
Tu te nourriras du travail de tes mains : 
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur ! 

Ta femme sera dans ta maison 
comme une vigne généreuse, 
et tes fils, autour de la table, 
comme des plants d'olivier. 

Voilà comment sera béni 
l'homme qui craint le Seigneur. 
Que le Seigneur te bénisse tous les jours de ta vie, 
et tu verras les fils de tes fils
 
 
 

2ème lecture : Soyons vigilants pour attendre la venue du Seigneur (1Th 5, 1-6)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens

Frères, 
au sujet de la venue du Seigneur, il n'est pas nécessaire qu'on vous parle de délais ou de dates. Vous savez très bien que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Quand les gens diront : « Quelle paix ! quelle tranquillité ! », c'est alors que, tout à coup, la catastrophe s'abattra sur eux, comme les douleurs sur la femme enceinte : ils ne pourront pas y échapper. Mais vous, frères, comme vous n'êtes pas dans les ténèbres, ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur. En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous n'appartenons pas à la nuit et aux ténèbres. Alors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres.
 
 

Evangile : La venue du Fils de l'homme. Faire fructifier les dons du Seigneur (brève : 14-15.19-21) (Mt 25, 14-30)

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Voici qu'il vient sans tarder, le Seigneur : il apporte avec lui le salaire, pour donner à chacun selon ce qu'il aura fait. Alléluia.

(cf. Ap 22, 12)

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 

Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. 
Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de son maître. 
Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit : 'Seigneur, tu m'as confié cinq talents ; voilà, j'en ai gagné cinq autres. — Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.' 
Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, tu m'as confié deux talents ; voilà, j'en ai gagné deux autres. — Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.' 
Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain. J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient.' 
Son maître lui répliqua : 'Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !' »
 
 
Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008
J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre.

J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre.

Au milieu de la nuit, la venue de l'Époux - Homélie 32ème dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Homélies Année A 2017
Au milieu de la nuit, la venue de l'Époux - Homélie 32ème dimanche du Temps Ordinaire A

Elles sont dix; elles sont vierges; elles tiennent une lampe à huile à la main. Autant de touches symboliques qui nous aident à brosser un tableau du Royaume. Mais en fait, les jeunes filles ne sont qu'un élément de la parabole; l'ensemble de l'histoire nous apprend qu'il en est du Royaume des cieux comme d'une noce. La parabole ne fait que dévoiler un trait particulier du Royaume, à savoir l'attente de l'Église. Les jeunes filles symbolisent la communauté chrétienne. Ces jeunes filles portent des lampes, sans doute des torches imbibées d'huile pour danser aux noces de l'époux. Dans le judaïsme, l'huile symbolise les bonnes œuvres, mais aussi la joie de l'accueil. Enfin, le chiffre dix est le chiffre de l'action humaine (dix doigts). L'Époux vient dans le quotidien de la vie auprès d'hommes qui sont aux champs (24, 40) et de femmes qui s'activent à la meule (v. 41)...

Cinq des jeunes filles sont prévoyantes, les cinq autres sont insensées. La traduction de ces deux adjectifs est difficile, mais pleine d'enseignements. La Bible qualifie de prévoyant (d'avisé) l'homme ouvert au mystère de Dieu, alors que l'insensé se dit de l'impie qui s'oppose à la loi divine et va jusqu'à dire dans son cœur: Il n'y a pas de Dieu (Ps 14, 1). Ce n'est pas la première fois que saint Matthieu utilise ces qualificatifs. Il appelle prévoyant l'homme qui bâtit sa maison sur le roc, tandis que celui qui construit sur le sable n'est qu'un homme stupide ((7, 24). La parabole divise donc la communauté chrétienne en sages et en sots: il y a ceux qui font la volonté du Père et ceux qui n'en font qu'à leur tête. L'idée première de la parabole est que Jésus reconnaîtra pour siens ceux qui auront fait la volonté de son Père. L'obéissance à la volonté du Père constitue, aux yeux de Matthieu, l'essentiel de l'enseignement de Jésus. Le thème de la vigilance prend, dès lors, une coloration bien spécifique: une simple remarque de bon sens permet de dire que le thème de la vigilance est secondaire, car ce sont bien les dix jeunes filles qui se sont endormies!

Sous peine de sombrer dans le moralisme, il faut cependant revenir aux symboles. Le signe de l'huile est particulièrement évocateur à ce propos. S'il envoie à la joie de l'accueil, il mesure en fait la qualité de l'amour de celles qui veillent. Il est significatif que les vierges insensées doivent recourir aux marchands pour renouveler leur provision d'huile. L'amour avec lequel elles accueillent l'Époux vient en droite ligne d'une ... boutique! Révélatrice aussi est l'incapacité de leurs compagnes sensées à partager leur huile: c'est qu'on ne peut être vigilant à la place d'un autre, quand il s'agit du cœur.

Mais l'essentiel est évidemment la venue de l'Époux. C'est alors que se révèle le comportement d'une communauté pendant le temps de l'attente. La rencontre entre Dieu et l'homme se vit toujours dans un alliance d'amour. Il faut relever le fait que l'Époux vient au milieu de la nuit. Le thème est fréquent dans le N.T. Sachons qu'il fait écho à une espérance attestée dans le Targum palestinien (un écrit rabbinique). L'auteur y évoque les quatre nuits fondamentales de l'histoire des hommes: celle où Dieu créa le monde, celle où Abraham offrit son fils en holocauste, celle de la Pâque où le peuple sortit d'Égypte, la quatrième enfin qui est celle des temps eschatologiques. En fixant la venue de l'Époux au milieu de la nuit, Matthieu appelait la nuit de l'Alliance éternelle. La parabole des dix vierges devenait une "parabole pascale".

Au milieu de la nuit, la venue de l'Époux - Homélie 32ème dimanche du Temps Ordinaire A

Lectures 32e dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A

 

1ère lecture : La Sagesse vient à la rencontre de ceux qui la cherchent (Sg 6, 12-16)

 

Lecture du livre de la Sagesse

La Sagesse est resplendissante, elle est inaltérable .Elle se laisse aisément contempler par ceux qui l'aiment, elle se laisse trouver par ceux qui la cherchent.
Elle devance leurs désirs en se montrant à eux la première. 
Celui qui la cherche dès l'aurore ne se fatiguera pas : il la trouvera assise à sa porte.
Ne plus penser qu'à elle prouve un parfait jugement, et celui qui veille en son honneur sera bientôt délivré du souci.
Elle va et vient pour rechercher ceux qui sont dignes d'elle ; au détour des sentiers, elle leur apparaît avec un visage souriant ; chaque fois qu'ils pensent à elle, elle vient à leur rencontre

 

 

 

 

Psaume :  Ps 62, 2, 3-4, 5-6, 7-8

 

R/ Mon âme a soif de toi, Seigneur, mon Dieu.

 

 

Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube : 
mon âme a soif de toi ; 
après toi languit ma chair, 
terre aride, altérée, sans eau. 


Je t'ai contemplé au sanctuaire, 
j'ai vu ta force et ta gloire.
 

Ton amour vaut mieux que la vie : 
tu seras la louange de mes lèvres ! 


Toute ma vie je vais te bénir, 
lever les mains en invoquant ton nom. 

Comme par un festin je serai rassasié ; 
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange. 


Dans la nuit, je me souviens de toi 
et je reste des heures à te parler. 

Oui, tu es venu à mon secours : 
je crie de joie à l'ombre de tes ailes.


 

 

 

 

2ème lecture : L'espérance devant la mort (brève : 13-14)(1Th 4, 13-18)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens

Frères, 
nous ne voulons pas vous laisser dans l'ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n'ont pas d'espérance.
Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons, ceux qui se sont endormis, Dieu, à cause de Jésus, les emmènera avec son Fils.
Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci : nous les vivants, nous qui sommes encore là pour attendre le retour du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis.
Au signal donné par la voix de l'archange, à l'appel de Dieu, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et les morts unis au Christ ressusciteront d'abord.
Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu'eux, à la rencontre du Seigneur. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur.
Retenez ce que je viens de dire, et réconfortez-vous les uns les autres.

 

 

 

 

Evangile : La venue du Fils de l'homme. « Voici l'époux, sortez à sa rencontre » (Mt 25, 1-13)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Soyez vigilants et demeurez prêts : vous ne connaissez pas l'heure où le Fils de l'homme viendra. Alléluia.(Mt 24, 42.44)

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

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Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole :
« Le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s'en allèrent à la rencontre de l'époux.
Cinq d'entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes : les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d'huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l'huile en réserve.
Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent. 
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : 'Voici l'époux ! Sortez à sa rencontre.'
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe.
Les insensées demandèrent aux prévoyantes : 'Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent.'
Les prévoyantes leur répondirent : 'Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous ; allez plutôt vous en procurer chez les marchands.'
Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l'on ferma la porte.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : 'Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !'
Il leur répondit : 'Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.'
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure. »

 

 

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

Je crois la Sainte Église Catholique - Homélie Solennité de Tous les Saints

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
   


    Nous célébrons aujourd'hui la solennité de tous les saints. C'est une des fêtes les plus populaires dans la Tradition de l'Église catholique. Le fait que dans la plupart de nos pays, elle soit une fête chômée en est un signe. Mais là aussi, les assauts de la sécularisation se font sentir de plus en plus. Ces dernières années on a pu assister à une véritable profanation de cette fête. Vous avez tous entendu parler de Halloween. Halloween était à l'origine une authentique fête catholique. Elle s'appelait All Hallow's Eve, la vigile de la Toussaint. Ce sont les  émigrés Irlandais, avec leur grande dévotion pour les saints, qui l'ont importée aux États-Unis. Ce n'est que durant ces dernières années que cettte fête a été défigurée, dépouillée de sons sens chrétien, pour être transformée en une parodie lugubre de la vision chrétienne de l'au-delà. Ce n'est donc pas seulement une motivation commerciale qui a fait de cette fête comme un deuxième carnaval. Le 31 octobre est pour l'occultisme "la fête la plus importante pour les disciples de Satan".

    C'est une raison de plus pour nous d'approfondir le sens authentique de la solennité de tous les saints, et pour ne pas la laisser se dévaluer par rapport à la commémoration des fidèles défunts qui a lieu le lendemain, le 2 novembre. Il y va de la vitalité de notre foi. Ne nous laissons pas contaminer et manipuler par des forces obscures, mais contaminons le monde par notre foi ! Et notre foi c'est ceci : JE CROIS À LA SAINTE ÉGLISE CATHOLIQUE.
 
    Seulement, ce que je crois du fond de mon coeur, je dois aussi essayer de le comprendre avec toute mon intelligence. La foi n'est jamais une chose évidente. Elle est une épreuve. Ce que nous serons ne paraît pas encore clairement, nous dit S. Jean. C'est là justement que la foi intervient. La sainte Église n'est pas une Église sans pécheurs. Je ne suis pas venu pour les bien portants ni pour les justes, mais pour les malades et les pécheurs, dit Jésus. Nous venons de le reconnaître au début de la messe : nous sommes tous pécheurs. S'il fallait être un saint avant de devenir chrétien, cela n'aurait aucun sens. On est chrétien pour le devenir.

    Alors vous voyez la question que nous devons tous nous poser aujourd'hui : moi qui suis pécheur, est-ce que je veux devenir un(e) saint(e) ? Si je dis que je suis chrétien, mais que je ne veux pas devenir saint, c'est alors qu'il y a un autre problème, plus grave que le péché lui-même. Quand je nie que je suis pécheur, il y a un problème, parce que je fais de Dieu un menteur. Mais sachant que je suis pécheur tout en faisant partie de l'Église, si je ne veux pas devenir un saint, il y a un problème aussi. C'est à ce propos que Jésus raconte la parabole du bon grain et de l'ivraie. L'ivraie, ce ne sont pas les pécheurs, ce sont les pécheurs qui ne veulent pas devenir des saints. Jésus dit dans la parabole : Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson, et au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en bottes pour la brûler; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier (Mt 13, 30). Donc nous qui sommes membres de l'Eglise, nous sommes tous pécheurs.

    Mais dans l'Église il n'y pas que des pécheurs. Et nous qui sommes chrétiens, ce n'est pas dans la mesure où nous péchons que nous sommes membres de l'Église; c'est dans la mesure où nous avançons sur le chemin de la sainteté, dans la grâce de notre baptême et de notre confirmation. Par ces deux sacrements nous avons reçu un sceau, un sceau que le péché n'efface pas. Tant que je garde la foi de mon baptême, même si je me conduis mal par faiblesse,  je fais encore partie de l'Église, alors que si j'ai une conduite honorable, mais que je n'ai plus la foi, je ne suis plus chrétien. Tout à l'heure, avant la communion, je dirai cette admirable prière: "Seigneur, ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Église"... Le Concile de Trente dira: ceux qui disent qu'un chrétien en état de péché mortel ne fait plus partie de l'Église, qu'ils soient anathèmes! ! Seulement, si j'ai la foi, je ne dirai pas que j'ai eu raison de commettre ce péché que j'ai fait.

    S. Paul écrit aux Éphésiens: (Le Christ) a aimé l'Église, il s'est livré pour elle; il voulait la rendre sainte en la purifiant par le bain du baptême et la Parole de vie; il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni aucun défaut; il la voulait sainte et irréprochable. C'est l'Église qui sort du baptême. S. Paul sait bien qu'il y a des pécheurs dans l'Église. Aux Corinthiens il reproche des choses très graves. Et pourtant il dit que l'Église est sainte. Elle est sans péché, mais elle n'est pas sans pécheurs. Des théologiens belges ont dit ceci: Bien sûr, l'Église est sainte dans quelques-uns de ses membres, mais elle est pécheresse dans d'autres. De même qu'on dit qu'Anvers est riche (le port, les diamants...) même s'il y a beaucoup de pauvres; de même qu'on dit que Louvain est savante à cause de son université, même s'il s'y trouve beaucoup d'ignorants, ainsi on dira que l'Église est sainte même s'il y a en elle beaucoup de pécheurs. Non ! Dans tous les membres de l'Église, tant qu'ils n'ont pas apostasié, tant qu'ils ont encore la foi, il y a de la sainteté. Cette foi ne sera pas suffisante pour les sanctifier, mais ils font toujours partie de l'Église. L'Église n'abandonne pas les pécheurs. Elle est comme une maman dont l'enfant est gravement malade: tant qu'il est encore en vie, elle ne l'abandonne pas. Au moment où il est mort, elle ne va plus le garder dans ses bras.

    Mais il faut que l'enfant veuille rester près de sa maman. Pèguy, dans un très beau passage, dit ceci: Qu'est-ce qu'un chrétien? Un chrétien c'est un pauvre pécheur, mais qui prend la main. Et les saints, ceux que nous fêtons aujourd'hui, ce sont qui? Les saints, ce sont ceux qui donnent la main. Péguy dit: si vous prenez la main  qui vous est tendue, vous êtes chrétien. Si vous ne prenez pas la main qui vous est tendue, vous n'êtes pas chrétien. Cela veut dire que notre sanctification ne vient pas d'un effort que nous pourrions faire, aussi admrable soit-il. Notre sanctification vient d'une mendicité. Pour devenir un saint, il faut mendier. Tous les saints ont été des mendiants. Et plus ils ont mendié, plus ils ont reçu. Plus ils ont reçu, plus ils se sont sentis dépendants à l'égard de la miséricorde de Dieu.

    Alors ne jugeons pas l'Église sur ce qu'elle n'est pas. C'est ce que nous dit Jacques Maritain:

 
"Les catholiques ne sont pas le catholicisme. Les fautes, les lourdeurs, les carences et les sommeils des catholiques n'engagent pas le catholicisme. Le catholicisme n'est pas chargé de fournir un alibi aux manquements des catholiques. La meilleure apologétique ne consiste pas à justifier les catholiques quand ils ont tort, mais au contraire à marquer ces torts, et qu'ils ne touchent pas à la substance du catholicisme et qu'ils ne mettent que mieux en lumière la vertu d'une religion toujours vivante en dépit d'eux. L'Église est un mystère. Elle a sa tête cachée dans le ciel, sa visibilité ne la manifeste pas adéquatement. Si vous cherchez ce qui la représente sans la trahir, regardez le pape et l'épiscopat enseignant la foi et les moeurs, regardez les saints au ciel et sur la terre; ne nous regardez pas nous autres, pécheurs, ou plutôt regardez comment l'Église panse nos plaies et nous conduit clopin-clopant à la vie éternelle. La grande gloire de l'Église, c'est d'être sainte avec des membres pécheurs."

    En tant que pauvre pécheur, je dois alors savoir qu'il y a des saints qui sont là pour m'aider à m'en sortir, des saints, pas seulement ceux du ciel, mais aussi ceux de la terre. Alors, en ce beau jour de la Toussaint, regardons le ciel, mais n'oublions pas de regarder la terre aussi. Un évêque suisse, Mgr Charrière, qui était allé en pèlerinage à Ars, y avait rencontré un très vieux prêtre qui avait rencontre le curé d'Ars. L'évêque demande alors au prêtre si on avait reconnu la sainteté du curé de son vivant. - Oh non, avait-il répondu, on disait: c'est un original! De même pour Ste Bernadette de Lourdes et Ste Thérèse de Lisieux. Il y a tant de saints et de saintes qui nous tendent la main, et nous ne la saisissons pas, alors que nous en avons tant besoin, parce que nous ne les reconnaissons pas. Nous les persécutons même: Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi...

    Demandons à l'Esprit Saint d'ouvrir nos yeux afin que nous puissions voir et respecter la sainteté de l'Église, dans les saints, bien sûr, mais aussi en chacun de nous.

 
Bienheureux...
Bienheureux...
Bienheureux...

Bienheureux...

Lectures de la Solennité de Tous les Saints (Toussaint)

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

Livre de l'Apocalypse (Ap 7, 2-4.9-14)

7

02i  Moi, Jean, j’ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de dévaster la terre et la mer :
03  « Ne dévastez pas la terre, ni la mer, ni les arbres,
avant que nous ayons marqué du sceau
le front des serviteurs de notre Dieu. »
04  Et j'entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau :
ils étaient cent quarante-quatre mille,
de toutes les tribus des fils d'Israël.
09  Après cela, j'ai vu une foule immense,
que nul ne pouvait dénombrer,
une foule de toutes nations, races, peuples et langues.
Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l'Agneau,
en vêtements blancs,
avec des palmes à la main.
10  Et ils proclamaient d'une voix forte :
« Le salut est donné par notre Dieu,
lui qui siège sur le Trône,
et par l'Agneau ! »
11  Tous les anges qui se tenaient en cercle autour du Trône,
autour des Anciens et des quatre Vivants,
se prosternèrent devant le Trône, la face contre terre,
pour adorer Dieu.
12  Et ils disaient :
« Amen !
Louange, gloire, sagesse et action de grâce,
honneur, puissance et force
à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! »
13  L'un des Anciens prit alors la parole et me dit :
« Tous ces gens vêtus de blanc,
qui sont-ils, et d'où viennent-ils ? »
14  Je lui répondis :
« C'est toi qui le sais, mon seigneur. »
Il reprit :
« Ils viennent de la grande épreuve ;
ils ont lavé leurs vêtements,
ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau.


Psaume (Ps 23, 1-2, 3-4ab, 5-6)

 

Toussaint-C-Ps.jpg



                R/ Voici le peuple immense de ceux qui t'ont cherché.

01  Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
02  C'est lui qui l'a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

03  Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
4a  L'homme au coeur pur, aux mains innocentes,
4b  qui ne livre pas son âme aux idoles

05  Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
06  Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !



Première lettre de saint Jean (1Jn 3, 1-3)

3

01i  Mes bien-aimés,
voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu’il n’a pas découvert Dieu.
02  Bien-aimés,
dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,
mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement.
Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra,
nous serons semblables à lui
parce que nous le verrons tel qu'il est.
03  Et tout homme qui fonde sur lui une telle espérance
se rend pur comme lui-même est pur.
 
 

Toussaint.jpg

 


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 1-12)

5

01i  Quand Jésus vit la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent.
02  Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
03  « Heureux les pauvres de coeur :
le Royaume des cieux est à eux !
04  Heureux les doux :
ils obtiendront la terre promise !
05  Heureux ceux qui pleurent :
ils seront consolés !
06  Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice :
ils seront rassasiés !
07  Heureux les miséricordieux :
ils obtiendront miséricorde !
08  Heureux les coeurs purs :
ils verront Dieu !
09  Heureux les artisans de paix :
ils seront appelés fils de Dieu !
10  Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice :
le Royaume des cieux est à eux !
11  Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
12  Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.

 

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