Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Homélie 22e dimanche du Temps Ordinaire A 2011

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Homélie 22 T.O.A 2008 - Petit Traité de la Vraie Dévotion (Rm 12, 1-2)

 

Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile de ce dimanche 28 août, XXIi° dimanche du temps ordinaire. 

 

22 TOA ev


EVANGILE - Matthieu 16, 21 - 27


« Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive. 
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la gardera. 


>> RealAudioMP3 

Lire le texte

Nous abordons en ce dimanche la suite de l’évangile de dimanche dernier où Pierre recevait la charge de l’Église et du pouvoir des clefs. Et lorsque Jésus annonce son programme de mission décisif alors Pierre se scandalise et met en doute la Parole de Jésus et c’est pourrait-on dire, en sa personne le monde et l’Église qui se scandalise des propos du Sauveur.


Pourquoi donc une réaction aussi vive après une si belle profession de foi ? 


Parce que le monde comme l’Église se compose d’hommes qui voudraient tout autant et aussi longtemps que possible échapper à la souffrance. Toutes les religions, en dehors du christianisme, correspondent à ce programme : comment l’homme peut-il échapper à la souffrance ?


Par le stoïcisme, la force de la volonté et de la lutte ?


En se délivrant de la « roue des renaissances » ; en se plongeant dans la méditation ?


Le Christ au contraire est devenu homme pour souffrir, plus que personne n’a jamais souffert. Celui qui veut l’en empêcher, comme le fait Pierre, est pour lui un adversaire, celui qui divise du cœur de Dieu, qui retranche de son amour infini à découvrir et à comprendre. 


Et cet homme-là n’entendra pas dire : sois heureux que je souffre pour toi, mais : prends-toi-même ta croix sur toi, par amour pour moi et en faveur de mes frères, pour le salut desquels il faut souffrir.


Il n’existe pas d’autre voie de salut que moi-même. Ton salut ne consiste pas à te dépouiller de ton moi, mais à sacrifier sans cesse ton moi pour les autres, ce qui ne va pas sans douleur et sans croix.


C’est que va découvrir Pierre et tous les chrétiens après les apôtres.


La croix se trouve précisément dans l’appartenance à Dieu avec ses conséquences et non dans une vision idyllique ou utopique de la vie que procurerait la foi. Elle ne peut éluder la souffrance ou y substituer un bonheur factice. Suivre le Christ implique de passer par la croix mais là où il est passé seul, il nous fait aider par de générations de chrétiens qui ont porté la croix pour nous et ont reçu la vie éternelle ; ils nous ouvrent le chemin par le Christ.


Rien n’est facile, ni facilement acceptable et Jérémie dans la première lecture nous le fait bien comprendre : annonçant la Parole, il ne récolte que les moqueries et les dérisions. Sa mission semble vaine, nul ne le croit : à quoi bon y penser, autant ne plus en parler ! Mais tout lui devient insupportable et la Parole non dite lui brûle le cœur.


Le chrétien lui aussi doit parler et s’exposer à la moquerie du peuple, à la moquerie de son entourage, de l’opinion publique, des journaux, des médias. La tentation de ne plus rien dire, de laisser le monde suivre son cours est grande. Le monde va de toute manière à sa perte : à quoi bon lui dire encore ?


Mais ce silence doit le brûler intérieurement comme Jérémie : la parole doit jaillir. Et tenir au milieu de la grêle de moqueries et de railleries n’est finalement rien d’autre que suivre le Christ : « le serviteur n’est pas plus grand que son maître ». C’est justement à la croix que Jésus a été raillé et blasphémé comme jamais auparavant. Et c’est justement ainsi qu’il a pris sur lui le refus du monde et l’a au plus intime vaincu et surmonté.

(Radio Vatican)

Lectures 22e dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 16, 21-27)

 

22-TOA-ev.jpg



16

21i  Pierre avait dit à Jésus : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. » À partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.
22  Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t'en garde, Seigneur ! cela ne t'arrivera pas. »
23  Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
24  Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive.
25  Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera.
26  Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s'il le paye de sa vie ? Et quelle somme pourra-t-il verser en échange de sa vie ?
27  Car le Fils de l'homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite.


Copyright AELF - 1980 - 2006 - Tous droits réservés

Neuvaine à Notre-Dame de la Délivrande, patronne de la Martinique - Cinquième jour

dominicanus #Prières

 

DSC05578.JPG

 

JOUR D"OFFRANDE

Ô bienheureuse Vierge, en offrant vous-même mes voeux au Seigneur, rendez-les moins indignes de lui être présentés, afin que j'obtienne par votre intercession ce que je demande avec une grande confiance!

Daignez, ô tendre Mère, accompagner mes prières et larmes, et redire à Dieu mes promesses, mes supplications, mes besoins!

Daignez offrir à Dieu tout mon coeur et m'obtenir la grâce d'aimer, de bénir, d'accomplir toujours sa sainte volonté.

 

Notre Père - Je vous salue - Gloire au Père
Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.
Cœur immaculé de Marie, priez pour nous.
Notre-Dame de la Délivrande, priez pour nous.

Neuvaine à Notre-Dame de la Délivrande, patronne de la Martinique - Quatrième jour

dominicanus #Prières

DSC05576.JPG

 

JOUR DE CONFIANCE

 

Je sais, ô Reine des Cieux, que vous êtes pleine de bonté et que vous aimez d'un amour que rien ne peut éteindre ceux que votre Divin Fils a aimés en vous et pour vous d'un amour extrême.

Je sais qu'en vos mains sont les trésors de la miséricorde divine, et que, seule parmi les élus, vous pouvez en disposer.

Je sais que votre main ne se donne pas de repos, et que vous cherchez partout des occasions pour sauver des malheureux, de répandre les dons de la miséricorde!

Votre gloire, loin de s'obscurcir, prend chaque jour un nouvel éclat. J'ai donc confiance que vous aurez pitié de moi, ô ma bonne Mère.

 

Notre Père - Je vous salue - Gloire au Père
Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.
Cœur immaculé de Marie, priez pour nous.
Notre-Dame de la Délivrande, priez pour nous.

Après Madrid. Les innovations de Benoît XVI aux JMJ

dominicanus #Il est vivant !

Trois nouveautés au moins caractérisent les Journées Mondiales de la Jeunesse de ce pape: les temps de silence, la très grande jeunesse des participants, la passion de témoigner de sa foi dans le monde 

 

jmj.jpg

 

 

ROME, le 24 août 2011 – Après chacun de ses voyages hors d'Italie, Benoît XVI aime à en présenter un bilan à l’occasion de l’audience générale du mercredi qui suit.

C’est ce qu’il avait fait après les Journées Mondiales de la Jeunesse de Cologne, en août 2005 :

> Le message d'espérance des jeunes

En revanche il ne l’avait pas fait trois ans plus tard, à son retour de Sydney, parce que l’on était en juillet, mois pendant lequel les audiences générales sont suspendues. Mais le pape avait commenté ultérieurement son voyage en Australie, lors du discours dans lequel il avait adressé à la curie romaine ses vœux pour Noël 2008, discours reproduit dans ce récent article de www.chiesa :

> Une étoile brille à Madrid

Voici la réflexion que Benoît XVI, de retour de Madrid, a consacrée cette fois-ci, le mercredi 24 août, à ses troisièmes Journées Mondiales de la Jeunesse :

benoit-xvi-annonce-le-theme-des-prochaines-jmj-texte-integral

Cette réflexion et les précédentes montrent que Benoît XVI considère les Journées Mondiales de la Jeunesse comme un moment important de sa mission de successeur de Pierre.

Un simple examen extérieur de ces rassemblements mondiaux met également en évidence des caractéristiques qui se sont manifestées de manière particulièrement visible à Madrid.


***



La première est le silence. Un silence prolongé, très intense, qui saisit, aux moments-clés, la marée de jeunes gens qui, un instant plus tôt, explosait de joie dans une atmosphère de fête.

Le chemin de croix est l’un de ces moments-clés. Un autre, encore plus impressionnant, est celui de l’adoration de la sainte hostie, au cours de la veillée nocturne. Un troisième est celui de la communion pendant la messe de clôture.

L'adoration silencieuse de la sainte hostie est une innovation introduite par Benoît XVI aux Journées Mondiales de la Jeunesse. Le pape s’agenouille et, en même temps que lui, des centaines de milliers de jeunes gens s’agenouillent sur la terre nue. Tous ces jeunes sont tournés non pas vers le pape mais vers "notre pain quotidien" : Jésus.

À Madrid, le violent tonnerre de l’orage qui a précédé l'adoration eucharistique a rendu ce silence encore plus impressionnant. Et il en a été de même le lendemain matin, pendant la messe. L'annulation inattendue de la distribution de la communion – pour des raisons de sécurité qui n’ont pas été précisées – n’a provoqué ni désordre ni distraction dans l’immense foule de jeunes gens mais, au contraire, un silence d’une tenue et d’une intensité surprenantes, une "communion spirituelle" de masse dont il n’y a pas de précédents connus.


***


Une deuxième caractéristique de ces dernières Journées Mondiales de la Jeunesse est l’âge moyen, très bas, des jeunes qui étaient présents : 22 ans.

Cela veut dire que beaucoup d’entre eux y participaient pour la première fois. Leur pape, c’est Benoît XVI, pas Jean-Paul II, qu’il n’ont connu que dans leur enfance. Ils appartiennent à une génération de jeunes et de très jeunes gens qui est très exposée à une culture sécularisée. Mais, en même temps, ils sont le signe que les questions à propos de Dieu et des fins dernières sont vivantes et présentes dans cette génération aussi. Et ce qui fait agir ces jeunes, c’est précisément ces questions, auxquelles un pape comme Benoît XVI apporte des réponses simples tout en étant puissamment exigeantes et attirantes.

Les vétérans des Journées Mondiales de la Jeunesse étaient présents à Madrid. Mais on les trouvait surtout parmi les dizaines de milliers de volontaires qui se sont proposés pour l'organisation. Ou parmi les nombreux prêtres et religieux qui ont accompagné les jeunes et dont les vocations sont nées justement au cours de précédentes Journées Mondiales de la Jeunesse. Il est désormais bien établi que ces rassemblements sont un vivier de futurs leaders des communautés catholiques dans le monde.


***


Une troisième caractéristique est que ces jeunes sont tournés "ad extra". Ils ne sont pas du tout intéressés par les batailles internes à l’Église pour une modernisation qui la mettrait au goût du jour. Ils sont à des années-lumière du "cahier de doléances" de certains de leurs aînés qui demandent le mariage des prêtres, l’ordination des femmes, la communion pour les divorcés remariés, l’élection populaire des évêques, la démocratie dans l’Église, etc.

Pour eux, tout cela est insignifiant. Il leur suffit d’être catholiques comme le pape Benoît le montre et l’explique. Sans détours, sans rabais. Si le prix auquel nous avons été sauvés, le sang du Christ, est élevé, l'offre de vie des vrais chrétiens doit également être élevée.

Ce n’est pas la réorganisation interne de l’Église mais la passion pour l'évangélisation du monde qui fait agir ces jeunes. Le pape allait le leur dire en ces termes, dans son discours qui a été interrompu par l’orage :

"Chers amis, qu’aucune adversité ne vous paralyse. N’ayez pas peur du monde, ni de l’avenir, ni de votre faiblesse. Le Seigneur vous a donné de vivre en ce moment de l’histoire, pour que, grâce à votre foi, son Nom retentisse sur toute la terre".

Le vaticaniste américain John L. Allen a qualifié les jeunes rassemblés à Madrid d’"Evangelical Catholics" :

> Big Picture at World Youth Day: 'It's the Evangelicals, stupid!'

Sandro Magister

www.chiesa




À propos d’une autre innovation introduite par Benoît XVI lors des dernières Journées Mondiales de la Jeunesse :

> Le pape Benoît XVI confesseur. Début à Madrid



Le texte intégral des discours et des homélies de Benoît XVI aux Journées Mondiales de la Jeunesse de Madrid, sur le site du Vatican :

> JMJ 2011 Madrid

__________


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

Neuvaine à Notre-Dame de la Délivrande, patronne de la Martinique - Troisième jour

dominicanus #Prières

DSC05575.JPG

 

 

JOUR D'INTERCESSION

Ô Cœur de Marie, Cœur si tendre et compatissant Coeur de Mère! Vous ne pouvez demeurer insensible à mes peines.

Abaissez donc un regard sur moi; étendez vers moi votre main secourable; faites-moi entendre une parole de consolation et d'espérance!

Cœur de Marie, trône de clémence, par vous nous avons accès auprès de votre Divin Fils! Par vous nous pouvons obtenir toutes les grâces nécessaires à notre salut!

Aidez-nous dans nos angoisses; consolez-nous dans nos chagrins; faites-nous trouver dans la miséricorde divine un refuge assuré et éternel.

 

Notre Père - Je vous salue - Gloire au Père
Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.
Cœur immaculé de Marie, priez pour nous.
Notre-Dame de la Délivrande, priez pour nous.

Neuvaine à Notre-Dame de la Délivrande, patronne de la Martinique - Deuxième jour

dominicanus #Prières

DSC04421

L'église paroissiale du Morne-Rouge, où Notre-Dame de la Délivrande est vénérée

 

JOUR DE DEMANDES

Ô divine Marie, mon unique Souveraine, soyez ma véritable consolation ! 

Adoucissez mes peines, éclairez les ténèbres de mon âme, guidez-moi dans le chemin de la vie, soyez mon trésor dans ma pauvreté, ma force et mon refuge dans mes misères, et mon espérance à l'heure de la mort.

Prenez pitié de moi, ô ma Sainte et bonne Mère; accordez-moi ce que je vous demande, obtenez-moi les grâces dont j'ai si grand besoin, particulièrement celles que je viens implorer auprès de vous.

 

Notre Père - Je vous salue - Gloire au Père
Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.
Cœur immaculé de Marie, priez pour nous.
Notre-Dame de la Délivrande, priez pour nous.

Neuvaine à Notre-Dame de la Délivrande, patronne de la Martinique - Premier jour

dominicanus #Prières

JOUR D'INVOCATION

Ô très douce, très bonne Vierge Marie, Mère de Dieu et ma Mère, me voici à vos pieds dans ce sanctuaire béni, où vous ne cessez de faire éclater votre puissance et votre bonté ! Je viens implorer votre miséricorde et votre secours.

Jamais vous n'avez abandonné aucun de ceux qui ont eu recours à vous. Vous ne refuserez donc pas, ô Mère bien-aimée, de vous intéresser à moi dans les nécessités qui m'accablent.

Ne méprisez pas, ô ma Mère, mes humbles prières, mais daignez-les exaucer.

Notre Père - Je vous salue - Gloire au Père
Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.
Cœur immaculé de Marie, priez pour nous.
Notre-Dame de la Délivrande, priez pour nous.

Pope Benedict's Homily at WYD Mass Madrid 2011

dominicanus #homilies in English

Hundreds of thousands of young people attended a huge outdoor World Youth Day mass presided by Pope Benedict XVI at Madrid's Cuatros Vientos airbase Sunday. Read the text of the Holy Father's Homily below:

 

pope homily wyd mass



Dear Young People,


In this celebration of the Eucharist we have reached the high point of this World Youth Day. Seeing you here, gathered in such great numbers from all parts of the world, fills my heart with joy. I think of the special love with which Jesus is looking upon you. Yes, the Lord loves you and calls you his friends (cf. Jn 15:15). He goes out to meet you and he wants to accompany you on your journey, to open the door to a life of fulfilment and to give you a share in his own closeness to the Father. For our part, we have come to know the immensity of his love and we want to respond generously to his love by sharing with others the joy we have received. Certainly, there are many people today who feel attracted by the figure of Christ and want to know him better. They realize that he is the answer to so many of our deepest concerns. But who is he really? How can someone who lived on this earth so long ago have anything in common with me today?
The Gospel we have just heard (cf. Mt 16:13-20) suggests two different ways of knowing Christ. The first is an impersonal knowledge, one based on current opinion. When Jesus asks: “Who do people say that the Son of Man is?”, the disciples answer: “Some say John the Baptist, but others Elijah, and still others Jeremiah or one of the prophets”. In other words, Christ is seen as yet another religious figure, like those who came before him. Then Jesus turns to the disciples and asks them: “But who do you say that I am?” Peter responds with what is the first confession of faith: “You are the Messiah, the Son of the living God”. Faith is more than just empirical or historical facts; it is an ability to grasp the mystery of Christ’s person in all its depth. 
Yet faith is not the result of human effort, of human reasoning, but rather a gift of God: “Blessed are you, Simon son of Jonah! For flesh and blood has not revealed this to you, but my Father in heaven”. Faith starts with God, who opens his heart to us and invites us to share in his own divine life. Faith does not simply provide information about who Christ is; rather, it entails a personal relationship with Christ, a surrender of our whole person, with all our understanding, will and feelings, to God’s self-revelation. So Jesus’ question: “But who do you say that I am?”, is ultimately a challenge to the disciples to make a personal decision in his regard. Faith in Christ and discipleship are strictly interconnected. 
And, since faith involves following the Master, it must become constantly stronger, deeper and more mature, to the extent that it leads to a closer and more intense relationship with Jesus. Peter and the other disciples also had to grow in this way, until their encounter with the Risen Lord opened their eyes to the fullness of faith.
Dear young people, today Christ is asking you the same question which he asked the Apostles: “Who do you say that I am?” Respond to him with generosity and courage, as befits young hearts like your own. Say to him: “Jesus, I know that you are the Son of God, who have given your life for me. I want to follow you faithfully and to be led by your word. You know me and you love me. I place my trust in you and I put my whole life into your hands. I want you to be the power that strengthens me and the joy which never leaves me”.
Jesus’ responds to Peter’s confession by speaking of the Church: “And I tell you, you are Peter, and on this rock I will build my Church”. What do these words mean? Jesus builds the Church on the rock of the faith of Peter, who confesses that Christ is God. 
The Church, then, is not simply a human institution, like any other. Rather, she is closely joined to God. Christ himself speaks of her as “his” Church. Christ cannot be separated from the Church any more than the head can be separated from the body (cf. 1 Cor 12:12). The Church does not draw her life from herself, but from the Lord. 
Dear young friends, as the Successor of Peter, let me urge you to strengthen this faith which has been handed down to us from the time of the Apostles. Make Christ, the Son of God, the centre of your life. But let me also remind you that following Jesus in faith means walking at his side in the communion of the Church. We cannot follow Jesus on our own. Anyone who would be tempted to do so “on his own”, or to approach the life of faith with kind of individualism so prevalent today, will risk never truly encountering Jesus, or will end up following a counterfeit Jesus.
Having faith means drawing support from the faith of your brothers and sisters, even as your own faith serves as a support for the faith of others. I ask you, dear friends, to love the Church which brought you to birth in the faith, which helped you to grow in the knowledge of Christ and which led you to discover the beauty of his love. Growing in friendship with Christ necessarily means recognizing the importance of joyful participation in the life of your parishes, communities and movements, as well as the celebration of Sunday Mass, frequent reception of the sacrament of Reconciliation, and the cultivation of personal prayer and meditation on God’s word.
Friendship with Jesus will also lead you to bear witness to the faith wherever you are, even when it meets with rejection or indifference. We cannot encounter Christ and not want to make him known to others. So do not keep Christ to yourselves! Share with others the joy of your faith. The world needs the witness of your faith, it surely needs God. I think that the presence here of so many young people, coming from all over the world, is a wonderful proof of the fruitfulness of Christ’s command to the Church: “Go into all the world and proclaim the Gospel to the whole creation” (Mk 16:15). You too have been given the extraordinary task of being disciples and missionaries of Christ in other lands and countries filled with young people who are looking for something greater and, because their heart tells them that more authentic values do exist, they do not let themselves be seduced by the empty promises of a lifestyle which has no room for God.
Dear young people, I pray for you with heartfelt affection. I commend all of you to the Virgin Mary and I ask her to accompany you always by her maternal intercession and to teach you how to remain faithful to God’s word. I ask you to pray for the Pope, so that, as the Successor of Peter, he may always confirm his brothers and sisters in the faith. May all of us in the Church, pastors and faithful alike, draw closer to the Lord each day. May we grow in holiness of life and be effective witnesses to the truth that Jesus Christ is indeed the Son of God, the Saviour of all mankind and the living source of our hope. Amen.

Benoît XVI, Homélie 21e dimanche du Temps Ordinaire A - JMJ Madrid

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

pope-homily-wyd-mass.jpg

 

 

Chers jeunes,

Avec la célébration de l’Eucharistie, nous arrivons au moment culminant de ces Journées Mondiales de la Jeunesse. En vous voyant ici, venus en grand nombre de tous les horizons, mon cœur est plein de joie, pensant à l’affection spéciale avec laquelle Jésus vous regarde. Oui, le Seigneur vous aime et il vous appelle ses amis (cf. Jn 15, 15). Il vient à votre rencontre et il désire vous accompagner dans votre cheminement pour vous ouvrir les portes d’une vie pleine et vous faire participants de sa relation intime avec le Père. Pour notre part, conscients de la grandeur de son amour, nous désirons répondre avec grande générosité à cette marque de prédilection par la résolution de partager aussi avec les autres la joie que nous avons reçue. Certes ! Ils sont nombreux de nos jours, ceux qui se sentent attirés par la figure du Christ et désirent mieux le connaître. Ils perçoivent qu’Il est la réponse à leurs multiples inquiétudes personnelles. Cependant, qui est-Il réellement ? Comment est-il possible que quelqu’un qui a vécu sur la terre il y a tant d’années, ait quelque chose à voir avec moi aujourd’hui ?

Dans l’Évangile que nous avons écouté (cf. Mt 16, 13-20), il y a comme deux manières distinctes de connaître le Christ qui nous sont présentées. La première consiste dans une connaissance externe caractérisée par l’opinion commune. À la demande de Jésus : « Le Fils de l’homme, qui est-il, d’après ce que disent les hommes ? », les disciples répondent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste, pour d’autres, Elie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes ». C'est-à-dire qu’on considère le Christ comme un personnage religieux supplémentaire qui s’ajoute à ceux connus. S’adressant ensuite personnellement aux disciples, Jésus leur demande : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre répond avec des paroles qui sont la première profession de foi : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » La foi va au-delà des simples données empiriques ou historiques ; elle est la capacité de saisir le mystère de la personne du Christ dans sa profondeur.

Mais, la foi n’est pas le fruit de l’effort de l’homme, de sa raison, mais elle est un don de Dieu : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux ». Elle a son origine dans l’initiative de Dieu, qui nous dévoile son intimité et nous invite à participer à sa vie divine même. La foi ne fournit pas seulement des informations sur l’identité du Christ, mais elle suppose une relation personnelle avec Lui, l’adhésion de toute la personne, avec son intelligence, sa volonté et ses sentiments, à la manifestation que Dieu fait de lui-même. Ainsi, la demande de Jésus : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? », pousse en fin de compte les disciples à prendre une décision personnelle par rapport à Lui. La foi et la suite (sequela) du Christ sont étroitement liées. Et, comme elle suppose suivre le Maître, la foi doit se consolider et croître, devenir profonde et mûre, à mesure qu’elle s’intensifie et que se fortifie la relation avec Jésus, l’intimité avec Lui. Même Pierre et les autres apôtres ont eu à avancer sur cette voie, jusqu’à ce que leur rencontre avec le Seigneur ressuscité leur ouvre les yeux sur une foi plénière.

Chers jeunes, aujourd’hui, le Christ vous pose également la même demande qu’il a faite aux apôtres : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Répondez-lui avec générosité et courage comme il convient à un cœur jeune tel que le vôtre. Dites-lui : Jésus, je sais que tu es le Fils de Dieu, que tu as donné ta vie pour moi. Je veux te suivre avec fidélité et me laisser guider par ta parole. Tu me connais et tu m’aimes. J’ai confiance en toi et je remets ma vie entre tes mains. Je veux que tu sois la force qui me soutienne, la joie qui ne me quitte jamais.

Dans sa réponse à la confession de Pierre, Jésus parle de l’Église : « Et moi, je te déclare : ‘Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église’ ». Que signifie cela ? Jésus bâtit l’Église sur le rocher de la foi de Pierre qui confesse la divinité du Christ. Oui ! L’Église n’est pas une simple institution humaine, comme n’importe quelle autre, bien plus elle est étroitement unie à Dieu. Le Christ lui-même se réfère à elle comme « son » Église. On ne peut pas séparer le Christ de l’Église, comme on ne peut pas séparer la tête du corps (cf. 1Co 12, 12). L’Église ne vit pas par elle-même, mais elle vit par le Seigneur. Il est présent au milieu d’elle, et lui donne vie, aliment et force.

Chers jeunes, permettez-moi, en tant Successeur de Pierre, de vous inviter à renforcer cette foi qui nous a été transmise depuis les Apôtres, à mettre le Christ, le Fils de Dieu, au centre de votre vie. Mais permettez-moi aussi de vous rappeler que suivre Jésus dans la foi c’est marcher avec Lui dans la communion de l’Église. On ne peut pas suivre Jésus en solitaire. Celui qui cède à la tentation de marcher « à son propre compte » ou de vivre la foi selon la mentalité individualiste qui prédomine dans la société, court le risque de ne jamais rencontrer Jésus Christ, ou de finir par suivre une image fausse de Lui.

Avoir la foi, c’est s’appuyer sur la foi de tes frères, et que ta foi serve également d’appui pour celle des autres. Je vous exhorte, chers jeunes : aimez l’Église qui vous a engendrés dans la foi, vous a aidés à mieux connaître le Christ et vous a fait découvrir la beauté de son amour. Pour la croissance de votre amitié avec le Christ, il est fondamental de reconnaître l’importance de votre belle insertion dans les paroisses, les communautés et les mouvements, ainsi que l’importance de la participation à l’Eucharistie dominicale, de la réception fréquente du sacrement du pardon, et de la fidélité à la prière et à la méditation de la Parole de Dieu.

De cette amitié avec Jésus naîtra aussi l’élan qui porte à témoigner la foi dans les milieux les plus divers, y compris ceux dans lesquels il y a refus ou indifférence. On ne peut pas rencontrer le Christ et ne pas le faire connaître aux autres. Ne gardez donc pas le Christ pour vous-mêmes. Transmettez aux autres la joie de votre foi. Le monde a besoin du témoignage de votre foi, il a certainement besoin de Dieu. Je pense que votre présence ici, jeunes venus des cinq continents, est une merveilleuse preuve de la fécondité du mandat de Jésus donné à l’Église : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » (Mc 16, 15). À vous aussi incombe le devoir extraordinaire d’être des disciples et des missionnaires du Christ dans d’autres terres et pays où se trouve une multitude de jeunes qui aspirent à de très grandes choses et qui, découvrant dans leurs cœurs la possibilité de valeurs plus authentiques, ne se laissent pas séduire par les fausses promesses d’un style de vie sans Dieu.

Chers jeunes, je prie pour vous avec toute l’affection de mon cœur. Je vous confie à la Vierge Marie, pour qu’elle vous accompagne toujours de son intercession maternelle et vous enseigne la fidélité à la Parole de Dieu. Je vous demande également de prier pour le Pape afin que, comme Successeur de Pierre, il puisse continuer à affermir ses frères dans la foi. Puissions-nous tous dans l’Église, pasteurs et fidèles, nous rapprocher davantage chaque jour du Seigneur, afin de croître en sainteté de vie et nous donnerons ainsi un témoignage efficace que Jésus est vraiment le Fils de Dieu, le Sauveur de tous les hommes et la source vive de leur espérance. Amen.

© Copyright 2011 : Libreria Editrice Vaticana

Afficher plus d'articles

RSS Contact