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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

La Cantate de Bach que Ratzinger préfère

dominicanus #Il est vivant !

C'est celle, centrée sur la parabole des vierges sages et des vierges folles, du dernier dimanche de l'année liturgique luthérienne. Tous les détails d'un souvenir personnel du pape Benoît XVI, à la veille de son voyage prochain en Allemagne 

 

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ROME, le 5 septembre 2011 – Lors de l’audience de mercredi dernier, s’adressant aux pèlerins et aux fidèles rassemblés sur la petite place de Castel Gandolfo, Benoît XVI a parlé de la beauté de l'art comme "vraie voie vers Dieu qui est la Beauté suprême".

Ce n’est pas la première fois que le pape Joseph Ratzinger affirme que l’art et la musique constituent "la plus grande apologie de notre foi". Autant que la "trace lumineuse" laissée par les saints et davantage que les arguments relevant de la raison.

Cette fois-ci, cependant, le pape y a ajouté un souvenir personnel :

"Il me revient à l’esprit un concert d’œuvres de Jean-Sébastien Bach, à Munich, dirigé par Leonard Bernstein. Au terme du dernier morceau, l’une des Cantates, je ressentis, non pas de façon raisonnée mais au plus profond de mon cœur, que ce que j’avais écouté m’avait transmis la vérité, la vérité du suprême compositeur, et me poussait à rendre grâces à Dieu. A côté de moi se tenait l’évêque luthérien de Munich et spontanément je lui dis : En écoutant cela, on comprend que c’est vrai ; une foi aussi forte est vraie, de même que la beauté qui exprime de façon irrésistible la présence de la vérité de Dieu".

Quelle est cette Cantate de Bach qui avait touché si profondément le cœur du futur pape ?

C’est celle que Bach a composée pour la messe du vingt-septième dimanche après la Trinité, dernier dimanche avant le temps de l'Avent dans l’année liturgique luthérienne.

Parmi les quelque deux cents Cantates que Bach nous a laissées, c’est celle qui porte le numéro BWV 140.

La Cantate était une véritable musique liturgique. Elle prenait place entre les lectures de la messe et l'homélie. À l’époque de Luther il s’agissait d’un simple hymne. Mais au XVIIe siècle elle s’est développée sous la forme qui a ensuite été utilisée par Bach : emploi de l’orgue et d’un orchestre, d’un chœur et de solistes, introduction de chorals, de récitatifs, de duos.

Le texte de la Cantate avait comme point de départ les lectures de la messe du jour, en particulier l’Évangile, dont il faisait la matière d’une intime méditation spirituelle, avec quelquefois des passages poétiques. Parfois l'homélie était placée non pas à la fin de la Cantate mais en son milieu.

Les fidèles l’écoutaient en silence. Il arrivait que le texte de toute l’œuvre fût distribué aux fidèles présents, afin de leur permettre de mieux suivre.

Dans le cas du vingt-septième dimanche après la Trinité – celui de la Cantate dirigée par Bernstein qui avait procuré tant d’émotion à Joseph Ratzinger – les lectures avaient un caractère eschatologique, elles portaient sur la fin des temps.

La première lecture était tirée de la seconde épître aux Corinthiens (5, 1-10) ou bien de la première épître aux Thessaloniciens (5, 1-11) ; l’Évangile était celui de Matthieu 25, 1-13, avec la parabole des vierges sages et des vierges folles :

"Le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, sortirent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient folles et cinq étaient sages. Les folles, en prenant leurs lampes, n'avaient pas pris d'huile avec elles ; mais les sages avaient pris de l'huile dans leurs vases avec leurs lampes. Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent. Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : 'Voici l'époux ! Allez à sa rencontre !' Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes. Et les folles dirent aux sages : 'Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent'. Les sages répondirent : 'De crainte qu'il n'y en ait pas assez pour nous et pour vous, allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous'. Mais, pendant qu'elles s'en allaient en acheter, l'époux arriva ; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui au festin des noces et la porte fut fermée. Plus tard, les autres vierges vinrent aussi, disant : 'Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous !'. Mais il répondit : 'En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas'. Donc veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure".

L'auteur du texte de la Cantate, Philipp Nicolai, s’était inspiré précisément de cette parabole en 1599 pour développer sa méditation, avec des références lyriques au Cantique des Cantiques et au symbole des époux.

C’était notamment le cas dans le récitatif qui suit le choral initial :

"Il arrive, il arrive,
le fiancé arrive !
O filles de Sion, venez dehors,
il vient d'en haut avec rapidité 
vers la maison de votre mère.
Le fiancé arrive,
comme un chevreuil et ses jeunes,
il saute sur les collines
et vous apporte le repas du mariage.
Réveillez-vous,
levez-vous pour embrasser le fiancé.
Là, regardez, il arrive par ici".

Ou dans le duo suivant, entre soprano et basse :

S. – Quand viendras-tu, mon sauveur ?
B. – J'arrive, moi qui suis une part de toi.
S. – J'attends, la lampe allumée. Ouvre la salle pour le repas céleste.
B. – J'ouvre la salle pour le repas céleste.
S. – Viens, Jésus !
B. – Viens, âme délicieuse !

C’est sur ce texte que Bach composa à Leipzig l’une de ses Cantates, qui figure à juste titre parmi ses plus célèbres. Elle tire son nom, comme toutes les autres Cantates, des premiers mots du choral d’introduction : "Wachet auf, ruft uns die Stimme".

Ce n’est pas par hasard que cette Cantate clairement eschatologique, qui s’achève sur une vision de la Jérusalem céleste, avait été mise au programme du concert dirigé par Bernstein à Munich, Joseph Ratzinger étant dans le public.

On était en 1981. Ratzinger était archevêque de Munich depuis quatre ans. Le 15 février de cette année-là, l’un des plus grands interprètes de la musique de Bach, en tant qu’organiste et claveciniste mais également en tant que chef d’orchestre, Karl Richter, était mort brusquement dans la capitale de la Bavière.

Ce concert, donné en mémoire de Richter, avec le Bach-Orchestra et le Bach-Choir de Munich, était entièrement composé d’œuvres de Bach. Dans l'ordre :

- le choral "Wenn ich einmal soll scheiden" de la Passion selon saint Matthieu (BWV 244) ;

- le concerto Brandebourgeois n° 3 en sol majeur (BWV 1048) ;

- la Cantate "Wachet auf, ruft uns die Stimme" (BWV 140).

Et après l’entracte :

- le Magnificat en ré majeur (BWV 243).

Par conséquent la Cantate qui avait tellement ému le futur pape concluait, à proprement parler, non pas le concert tout entier, mais seulement sa première partie.

L’évêque luthérien qui était assis à côté de Ratzinger et à qui celui-ci avait confié ses sentiments était Johannes Hanselmann, mort en 2002, grande figure du dialogue œcuménique qu’il conduisit à la déclaration relative à la doctrine de la justification qui fut signée conjointement en 1999 par l’Église catholique et par la fédération luthérienne mondiale.

> "La déclaration sur la doctrine de la justification..."

L’article ci-après du vaticaniste américain John L. Allen offre – à deux semaines du voyage prochain de Benoît XVI en Allemagne – une captivante reconstitution de la naissance difficile de cette déclaration, avec Ratzinger et Hanselmann parmi les principaux acteurs :

> A German pope heads for the Land of Luther

 

Sandro Magister

www.chiesa



Le texte intégral de la Cantate BWV 140 de Jean-Sébastien Bach, dans sa version originale en allemand et en traduction :

> "Wachet auf, ruft uns die Stimme..."

Le texte intégral de l’audience générale de Benoît XVI, le 31 août 2011 :

> "Chers frères et sœurs..."


En fin d’après-midi, ce même mercredi 31 août, Benoît XVI a assisté, dans la cour du palais pontifical de Castel Gandolfo, à un concerto qui lui était offert par le cardinal Domenico Bartolucci, 94 ans, ancien maître du chœur de la Chapelle Sixtine et musicien de grand renom.

Le concert, entièrement composé d’œuvres de Bartolucci, était dirigé par l’un de ses élèves, le très compétent maestro Simone Baiocchi, et il a commencé par un "Benedictus" en l’honneur du pape, composé pour l'occasion.

Remerciant le cardinal Bartolucci, Benoît XVI l’a félicité de sa "valorisation du précieux trésor qu’est le chant grégorien et de l’usage savant [qu’il fait] de la polyphonie, fidèle à la tradition mais également ouvert à de nouvelles sonorités".

Voici le texte intégral du discours du pape à l’issue du concert :

> "Questa sera ci siamo immersi nella musica sacra..."


Tous les articles de www.chiesa portant sur ces questions :

> Focus ARTS ET MUSIQUE

__________


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

S. Jean Chrysostome, Sommes-nous assez misérables pour ne pas désirer avoir le Christ au milieu de nous ?

dominicanus #La vache qui rumine A 2011

 

« Si je vous dis d’imiter l’apôtre Paul, ce n’est pas pour vous dire : Ressuscitez les morts, guérissez les lépreux. Faites mieux : ayez la charité. Ayez l’amour qui animait saint Paul, car cette vertu est bien supérieure au pouvoir de faire des miracles. Là où il y a la charité, Dieu le Fils règne avec son Père et le Saint Esprit. Il l’a dit : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux. » Aimer se trouver ensemble, c’est le caractère d’une amitié aussi forte que réelle.

« Est-ce qu’il y a des gens assez misérables, direz-vous, pour ne pas désirer avoir le Christ au milieu d’eux ? Oui, nous-mêmes, mes enfants ; nous le chassons d’entre nous quand nous sommes en lutte les uns contre les autres. Vous me direz : Que dis-tu là ? Ne vois-tu pas que nous sommes rassemblés en son nom, tous dans les mêmes murs, dans l’enceinte d’une même église, attentifs à la voix de notre pasteur ? Pas la moindre dissension, dans l’unité des cantiques et des prières, écoutant ensemble notre pasteur. Où est la discorde ?

« Je sais que nous sommes dans le même bercail et sous le même pasteur. Je n’en pleure que plus amèrement… Car si vous êtes calmes et tranquilles en ce moment, au sortir de l’église, celui-ci critique celui-là ; l’un injurie publiquement l’autre ; tel est dévoré par l’envie, la jalousie ou l’avarice ; tel autre médite la vengeance, tel autre la sensualité, la duplicité ou la fraude… Respectez donc, respectez cette table sainte à laquelle nous communions tous ; respectez le Christ immolé pour nous ; respectez le sacrifice qui est offert sur cet autel au milieu de nous. »

 

Jean-Côme About, commentaire Evangile du 23e dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile de ce dimanche 4 septembre, XXIIIème dimanche du temps ordinaire. Évangile selon saint Matthieu, chapitre 18, versets 15 à 20.

 

23 TOA ev

 

Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère »

Écoutez Radio Vatican : >> RealAudioMP3 

 

XXIIIè DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE 

Ce dimanche nous présente le cas d’un frère qui commet un péché et qui refuse de rectifier son attitude face à la communauté. 


Jésus, en écho à la première lecture d’Ézékiel, invite alors à le rencontrer d’abord en privé puis avec des témoins et enfin, en dernier ressort, à soumettre le cas à la communauté de l’Église. 


L’enjeu est capital car il s’agit de vivre pleinement et réellement la communion d’amour que Dieu désire pour ceux qui croient en lui et le suivent. 


Tout chrétien est invité à cette communion dans l’amour s’il veut répondre au Christ et à sa bonne nouvelle. Car nous sommes tous membres d’un même corps et ce n’est pas simplement une invitation mais une obligation de tout faire pour préserver et conserver cette communion si nous voulons que le corps du Christ, et par inclusion l’Église, soit visible, entier et fonctionnel. 


Ainsi cette communion ne peut pas rester insensible et indifférente à un membre qui se nuit à lui-même et par ce fait, nuit à la vie de l’ensemble de la communauté.


L’exhortation de Jésus, qui se fait graduellement en trois étapes, ne renvoie pas à une dimension subjective et privée de jugement mais s’ouvre à l’objectivité en renvoyant la personne à elle-même face à la révélation de Dieu et à l’ordre ecclésial fondé par le Christ. Le fait de renvoyer à une autre instance permet de faire abstraction de soi et de s’ouvrir à la grâce objective de Dieu.


La première démarche de conseil est personnelle car elle invite à une correction fraternelle sans que cela devienne public. Le pécheur doit être relevé et non enfoncé. 


Si cela n’a pas d’effet alors la deuxième démarche s’entoure de témoins pour permettre un échange non unilatéral et permettre que différents points de vue éclairent la raison et permettent de resituer l’amour, la loi et la communion avec Dieu. Car le danger du pécheur est de répliquer avec sa propre vision et conception de l’amour et c’est là que doit intervenir l’éclairage de la Parole de Dieu et de la finalité de la révélation : dans cette situation, agissons-nous encore en fils de Dieu ou générons-nous notre propre loi ?


Si cela n’a encore pas d’effet alors : « dis-le à la communauté de l’église » nous dit Jésus. Là l’affaire prend une dimension plus publique puisque c’est la communauté qui agit et se doit d’insister sur la communion à maintenir et la conversion par la miséricorde à établir. L’unité du corps est touchée.


Mais l’homme reste libre et l’exhortation peut parvenir à une limite, celle du refus net. Alors, il est nécessaire de constater la situation. Le devoir d’avertir est absolument nécessaire, mais qu’il aboutisse n’est pas promis par Dieu.


Il y a donc une frontière, indiquée par Dieu, reprise dans les paroles du Christ, au-delà de laquelle un pécheur ou celui qui se tient à distance, ne peut plus se considérer comme appartenant à l’Église de Dieu. Ce n’est pas l’Église qui l'exclut de sa communion, c’est lui-même qui s’excommunie.


« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux »


Seigneur, ta présence nous illumine de la vérité, donne-nous d’attendre ta présence, dans nos rencontres et nos réunions avant de juger trop vite et donne-nous des frères, selon ton esprit, pour éclairer notre péché.

Fabrice Hadjadj, Satanisme pontifical 3

dominicanus #La vache qui rumine A 2011

fabrice hadjadj la foi des demonsNous devons cependant tenir l'évidence suivante : si coriace qu'elle soit, l'incrédulité des disciples vaut mieux que la foi des démons (de même que la désobéissance du lépreux purifié qui, malgré le "sévère avertissment" de se taire, va répandre la nouvelle de sa guérison, vaut mieux que l'obéissance de l'esprit impur qui se tait dès que Jésus lui en intime l'ordre - (Mc 1, 40-45). Mais comment une méconnaissance peut-elle être meilleure que cet angélique savoir ? Comment un certain athéisme, au fond, peut être moins mauvais que cette connaissance de Jésus ? Faudra-t-il se méfier de la foi elle-même ? Jusqu'à nouvel ordre, nous ne pouvons plus que nous écrier comme le père du démoniaque épileptique : Je crois, viens au secours de mon incroyance ! (Mc 9, 24)

Fabrice Hadjadj, Satanisme pontifical 2

dominicanus #La vache qui rumine A 2011

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... Cette mondanité qui ovudrait aménager la Croix en transat, Jésus l'assimile à l'enfer même. Ici, selon ses propres termes, ce qui est des hommes est aussi ce qui est de Satan. Et nous voici face à un mystère inscrutable : ce qui est satanique, en l'occurence, ce n'est plus seulement de conduire à la Croix, c'est de l'empêcher ; ce n'est plus seulement la cruauté du bourreau, c'est la compassion du sentimental. Et cette compassion fausse peut correspondre à la cruauté la pire, car, avec ses mille caresses, elle fait manquer la vraie Vie. On en peut tirer cette conclusion très probable : dans sa double science, le démon cherche autant à faire assassiner le Christ qu'à le faire aimer de la mauvaise manière. En le protégeant contre cette atroce humiliation par laquelle il sauvera les hommes, il pourrait le faire proclamer roi temporel d'Israël. Il rassemble donc les foules autour de lui, le fait acclamer comme thaumaturge, poursuivre comme zélote victorieux, admirer comme le plus grand sage de ce monde. Commentant l'allégorie de la Caverne, Heidegger note que la façon contemporaine de mettre à mort le philosophe, c'est de le rendre célèbre. Rien de plus efficace pour effacer le sage que d'en faire un people, rien de mieux non plus pour éclipser son étoile que de le médiatiser en star. Sa parole une fois débitée en slogans qu'on serine de bouche en bouche, il n'y a plus rien à craindre. Elle ne met plus à la question, elle contribue au bavardage. Qui sait si cette renommée fondée sur le malentendu n'est pas une des premières visées du diable ? Et qui sait si certains pseudo-apôtres, de nos jours, n'en restent pas à cette foi-là ?

Fabrice Hadjadj, Satanisme pontifical 1

dominicanus #La vache qui rumine A 2011

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Celui qui vient d'être institué prince des Apôtres se voit ravalé d'un coup au rang du prince des Ténèbres. Mais il faut tout de suite préciser cette différence avec le Vade retro de la Tentation au désert chez Matthieu : ce sont les mêmes mots, avec cette incise en plus - derrière moi - ce qui modifie la signification de l'ordre. Satan doit se retirer, rien de plus. Pierre doit se retirer pour passer derrière Jésus. Cette accusation d'être un Adversaire est ici une admonition de l'Amour. Loin de l'écarter, elle l'attire et précise le sens de son institution comme vicaire du Christ. Car l'expression revient au verset qui suit et qui parle de suivre, justement, explicitant ce "derrière" ou "après moi" : Appelant auprès de lui la foule avec ses disciples, il leur dit : "Si quelqu'un veut suivre derrière moi, qu'il renonce à ses propres vues, et qu'il porte sa croix, et qu'il me suive" (Mc 8, 34)

Neuvaine à Notre-Dame de la Délivrande, patronne de la Martinique - Neuvième jour

dominicanus #Prières

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JOUR D'ACTION DE GRÂCES

Ma Mère, je ne veux pas vous quitter avant d'avoir reçu votre bénédiction. Je me jette encore une fois avec une toute filiale confiance dans vos bras maternels, qui ne s'ouvrent que pour me presser sur votre Coeur miséricordieux!

Que les grâces qui se sont échappées de vos mains bénies pendant cette neuvaine me gardent le souvenir de ces si courts instants, passés auprès de vous.

Merci, ô Mère bien-aimée, pour tous les bienfaits que j'ai reçus par vous, pour les grâces de paix et d'abandon que vous m'avez obtenues. Merci!

Notre Père - Je vous salue - Gloire au Père
Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.
Cœur immaculé de Marie, priez pour nous.
Notre-Dame de la Délivrande, priez pour nous.

Neuvaine à Notre-Dame de la Délivrande, patronne de la Martinique - Huitième jour

dominicanus #Prières

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Reliquaire du Bienheureus Jean Paul II à l'église paroissiale du Morne-Rouge

Totus Tuus

 

JOUR DE CONSECRATION

Ô Marie, Reine des anges et des hommes, que puis-je faire de mieux que de me consacrer entièrement à vous, et de vous abandonner et confier le soin de tous mes intérêts spirituels et temporels? Peuvent-ils être plus en sûreté qu'entre vos mains, être mieux compris, mieux gardés, mieux servis que par vous?

Je vous consacre donc mon coeur, mes affections, mes pensées, mes désirs, mes forces et tout moi-même.

Ô ma Souveraine et ma Mère, souvenez-vous que je vous appartiens; conseillez-moi, consolez-moi, , gardez-moi comme votre bien et votre propriété, et conduisez-moi à Jésus, votre Divin Fils!

Notre Père - Je vous salue - Gloire au Père
Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.
Cœur immaculé de Marie, priez pour nous.
Notre-Dame de la Délivrande, priez pour nous.

Neuvaine à Notre-Dame de la Délivrande, patronne de la Martinique - Septième jour

dominicanus #Prières

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JOUR D'AMOUR

Ô Marie, ma tendre Mère, je vous aime et je soupire après le bonheur de vous voir! Souveznez-vous que je suis votre enfant, ô ma très douce, très bonne et très puissante Mère! Faites-moi, dans votre amour, participer à vos biens et à vos vertus, à votre sainte humilité, à votre fervente charité; et accordez-moi les grâces que j'implore...

Ne dites pas que vous ne pouvez pas: votre Divin Fils vous a donné toute puissance! Ne dites pas que vous ne devez pas, puisque vous êtes ma Mère! Exaucez mes prières, mes gémissements, et soyez exaltée, louée, remerciée à jamais!

Notre Père - Je vous salue - Gloire au Père
Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.
Cœur immaculé de Marie, priez pour nous.
Notre-Dame de la Délivrande, priez pour nous.

Neuvaine à Notre-Dame de la Délivrande, patronne de la Martinique - Sixième jour

dominicanus #Prières

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JOUR DE SUPPLICATION

 

Ô Marie, Secours des chrétiens,  Consolatrice des affligés, votre âme a été grande en vertus comme en douleurs!

Prenez donc pitié de moi! Sans doute je n'ai pas assez aimé Dieu; je l'ai très souvent offensé et j'ai mérité toutes sortes de châtiments.

Cependant, vos grandes douleurs m'assurent le pardon et elles m'obtiendront miséricorde!

Ô Marie, qui consolez tous ceux qui souffrent, tous ceux qui pleurent, tous ceux qui ont recours à vous, veuillez donc me consoler et me bénir!

 

Notre Père - Je vous salue - Gloire au Père
Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.
Cœur immaculé de Marie, priez pour nous.
Notre-Dame de la Délivrande, priez pour nous.

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