Ce jour-là, la Vierge Marie révéla aux trois petits voyants une vision de l'enfer, leur confia le célèbre secret de Fatima et demanda avec insistance prières, sacrifices et pénitence pour le salut des âmes.
Le 13 juillet 1917 n’est pas une apparition parmi d’autres. Pour de nombreux théologiens, il s’agit du cœur même du message de Fatima. Ce jour-là, devant Lucie dos Santos et ses cousins François et Jacinthe Marto, la Sainte Vierge leva les mains et ouvrit devant eux une vision qu’ils n’oublieraient jamais : celle de l’enfer. Lucie en donnera plus tard un récit d’une précision saisissante. Les trois enfants virent « une mer de feu » où étaient plongés des démons et des âmes humaines dans des souffrances indicibles. Cette vision, qui ne dura qu’un instant selon leurs témoignages, les marqua pour le reste de leur existence. François et Jacinthe, encore très jeunes, en furent profondément bouleversés. Dès lors, ils multiplièrent les sacrifices, les privations et les heures de prière afin d’obtenir la conversion des pécheurs.
🔴13 juillet 1917 : à Fatima, la Vierge montra l'enfer aux trois petits bergers
— Tribune Chrétienne (@tribuchretienne) July 13, 2026
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La Vierge expliqua alors aux enfants que beaucoup d’âmes se perdaient parce que personne ne priait ni ne se sacrifiait pour elles. C’est dans ce contexte qu’elle leur enseigna la célèbre prière aujourd’hui récitée après chaque dizaine du rosaire :
« Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. » Cette invocation, connue sous le nom de « prière de Fatima », résume à elle seule toute la spiritualité du message : confiance dans la miséricorde divine, conscience du jugement éternel et intercession pour le salut des âmes.
L’apparition du 13 juillet comprend également la première partie du « secret de Fatima », ainsi que l’annonce d’épreuves futures pour l’Église et pour le monde si les hommes ne se convertissaient pas. Marie appelle à la pénitence, à la récitation quotidienne du chapelet et à la réparation des offenses faites à Dieu.
A une époque où la réalité de l’enfer est souvent passée sous silence, voire explicitement contestée, le message de Fatima apparaît comme un rappel saisissant de la doctrine constante de l’Église. Le Catéchisme de l’Église catholique enseigne en effet l’existence de l’enfer et la possibilité pour l’homme de s’y condamner librement en refusant définitivement Dieu. Fatima ne fait que remettre cette vérité au centre de la conscience chrétienne, non pour susciter la peur, mais pour appeler à la conversion. La force du message réside précisément dans son équilibre. La Vierge ne montre pas l’enfer pour désespérer les hommes, mais pour les sauver. Aussitôt après cette vision terrible vient l’appel à la prière, à la pénitence et à la confiance dans la miséricorde du Christ. L’espérance n’est jamais absente : chaque âme peut encore être sauvée si quelqu’un prie, offre ses souffrances et répond à la grâce.
En ce jour de l’anniversaire de cette apparition décisive, des milliers de pèlerins convergent une nouvelle fois vers le sanctuaire de Fatima pour veiller dans la prière. Plus de cent neuf ans après les événements de 1917, l’appel de Notre-Dame demeure d’une étonnante actualité : « Priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs. Car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’elles n’ont personne qui se sacrifie et prie pour elles. » Un avertissement exigeant, mais aussi une immense invitation à participer, par la prière et la charité, à l’œuvre du salut.
Ensuite, elle expliqua que Dieu voulait établir dans le monde la dévotion à son Cœur Immaculé pour le salut des âmes.
La Russie et le Cœur Immaculé de Marie
La Vierge annonça que la Première Guerre mondiale prendrait fin, mais avertit que, si les hommes ne cessaient pas d’offenser Dieu, une autre guerre encore plus terrible commencerait.
Elle demanda également la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé et la pratique de la Communion réparatrice des premiers samedis du mois.
Selon le message transmis aux petits bergers, si ces demandes étaient exaucées, la Russie se convertirait et il y aurait la paix. Dans le cas contraire, « elle répandrait ses erreurs dans le monde », provoquant des guerres, des persécutions contre l’Église et le martyre de nombreux chrétiens.
Le message se conclut par une promesse d’espérance :
« À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie, qui se convertira, et il sera accordé au monde un temps de paix. »
Le Saint-Siège publia intégralement cette troisième partie le 26 juin 2000 par décision de saint Jean-Paul II, accompagnée d’un commentaire théologique du cardinal Joseph Ratzinger, alors en fonction. Par la suite, Benoît XVI affirma qu’il n’existait aucune partie cachée du secret différente de celle déjà publiée par le Vatican.
Une épreuve pour les trois petits bergers
Après cette apparition, les trois enfants subirent une pression croissante pour révéler le contenu du secret. Parents, voisins, autorités civiles et même des membres du clergé tentèrent de connaître ce que la Vierge leur avait confié.
La situation atteignit un moment critique quelques semaines plus tard, lorsque les autorités républicaines portugaises, ouvertement anticléricales, arrêtèrent les petits bergers et tentèrent de les obliger à révéler le secret, sans y parvenir. Ces événements précédèrent la célèbre apparition du 13 octobre 1917, au cours de laquelle eut lieu le fameux miracle du soleil, vu par des dizaines de milliers de personnes.
🕯️🩵 𝗙𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — Hier a eu lieu la procession aux flambeaux à Fatima, au Portugal, à l’occasion du 109ᵉ anniversaire de la troisième apparition de la Vierge Marie aux trois jeunes bergers de Cova da Iria, célébré aujourd’hui. pic.twitter.com/SGHa7KK4F9
— L'Écho Chrétien (@lechochretien) July 13, 2026
Lors de la Célébration de la Parole ce 12 juillet, dans le Sanctuaire de Fatima, l'évêque de Portalegre-Castelo Branco a affirmé que la mission urgente des chrétiens est de promouvoir des valeurs qui vont au-delà de "la quête du pouvoir simple, du simple avoir et du plaisir simple".
À l'homélie qu'il a livré, D. Pedro Fernandes a défendu que la volonté de Dieu doit être le critère directeur des relations humaines et des projets de vie. Il a insisté sur le fait que ceux-ci sont « plus positifs et authentiques » lorsqu'ils cessent d'être centrés sur leurs propres intérêts et deviennent « intégrants de la différence, tolérants et fraternel ».
Le président de l'anniversaire international du pèlerinage de juillet a également rappelé que "seul le Christ peut apporter plénitude et cohérence à la vie" et a présenté Marie comme un modèle pour ceux qui "cherchent à voir Jésus". « La grandeur de Marie réside dans la pureté de sa relation avec Dieu, sa volonté à l'action du Saint-Esprit et sa détermination à conduire tout le monde au Christ », a-t-il affirmé.
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