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C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Crédit peintures: B. Lopez

'Urbi et Orbi' d'Hildebrand pour Noël 2025, et son programme de réforme de l'Église catholique en opposition à l'antipape Léon XIV

 

À tous les Patriarches, Métropolites, Archevêques, Évêques, Abbés, Ordinaires, Religieux et Laïcs catholiques du monde entier
Urbi et Orbi — In Vigiliis Nativitatis Domini 2025

 

 

À tous les Patriarches, Métropolites, Archevêques, Évêques, Abbés, Ordinaires, Religieux et Laïcs catholiques du monde entier,

 

Ô merveille des merveilles ! « Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! La principauté a été placée sur ses épaules ; on l’appellera : "Merveilleux", "Conseiller", "Dieu", "Puissant", "Père du monde à venir", "Prince de la paix". Son empire s’étendra, et la paix n’aura point de fin. Il siégera sur le trône de David et sur son royaume, pour l’établir et le fortifier par le droit et par la justice, dès maintenant et à jamais ; le zèle du Seigneur des armées accomplira cela. »1

 

C’est par ces mots que Saint Isaïe, le Prophète, annonça il y a vingt-sept siècles le Mystère que nous célébrons ce soir : la Sainte Nativité du Fils éternel de Dieu, né du sein immaculé de la Très Sainte Vierge Marie. Car, comme le Seigneur des Armées l’a déclaré Lui-même par l’intermédiaire du Prophète : « Le Seigneur a vu et s’est indigné de l’absence de justice. Il a vu qu’il n’y avait personne pour sauver ; Il S’est étonné qu’il n’y ait personne pour intercéder. Alors Son bras a apporté le salut.»2

 

Pour reprendre les mots de Saint Augustin : « Or, ce Fils de Dieu est le fils d’une femme. Car, en effet, de même que le Fils de Dieu, s’il était resté le Fils de Dieu et ne s’était pas fait fils d’un homme, n’aurait pas libéré les fils des hommes, de même Lui qui a créé l’homme devient ce qu’il a créé, de peur que sa création ne périsse. […] C’est pourquoi, en tant que tel, il est venu à nous, comme le Fils de Dieu, désormais fils d’une femme, comme Celui qui crée et comme créé ; le Créateur de Sa propre mère, le créé d’une mère… Et tous ceux qui l’écoutent vivront. Car, de même que le Père a la vie en Lui-même, de même il a donné au Fils d’avoir la vie en Lui-même ; non par participation, mais en Lui-même. »3

 

Nous célébrons ce soir ce Mystère : l’Éternel est venu dans le temps, S’humiliant comme un enfant vulnérable pour nous sauver. Et pourtant, Il est venu non seulement pour un temps, mais pour demeurer avec nous, comme Il l’a promis après Sa victoire sur la mort, disant : « Voici, Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »4 Cette promesse de communion éternelle, il ne l’adresse qu’à ceux qui sont dans les bras de Son Épouse, la Sainte Église, qu’Il a fondée sur Pierre, disant : « Sur cette pierre Je fonderai Mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre Elle. »5

 

Car de même que Celui qui est le Rocher des Siècles6 partage Son Nom avec Simon fils de Jonas, de même Il promet à Son Épouse immaculée, fondée sur lui, et partage avec Elle, Sa présence et Sa compagnie éternelles. Telle est la Foi de l’Église catholique. Et telle est en particulier et surtout la Foi de l’Église romaine, qui a trop souvent subi les coups de marteau des ennemis de Dieu7 au cours des vingt siècles qui se sont écoulés depuis l’Ascension8 de notre Seigneur et Sauveur, l’unique Messie, Jésus-Christ, en tant qu’Homme, à la gloire céleste de Dieu Son Père.

 

Cette promesse du Seigneur Jésus à l’Église romaine a garanti une succession ininterrompue de successeurs légitimes de l’Apôtre et du Pêcheur, qui, se fiant au Seigneur contre toute espérance, avait jeté ses filets dans une mer sans vie et en avait tiré une prise immense.9 Et puisqu’il n’oublie jamais les siens, même s’ils hésitent, il a enfin, de nos jours, entendu le cri des pauvres,10 et est venu au salut de Son serviteur, le nouvel Israël, Se souvenant de Ses promesses à Ses Apôtres et Disciples d’autrefois.11

 

Cette succession ininterrompue est vérifiée à chaque génération par une élection légitime du Pontife romain selon le droit conféré à l’Église de Rome par l’Apôtre lui-même, par lequel tout candidat valide qu’elle élit légitimement au « Trône apostolique »12 reçoit, sur sa libre acceptation, le même munus et les mêmes clés sur toute l’Église, pour gouverner, diriger et sanctifier, que Saint Pierre Apôtre a reçus du Dieu vivant, notre Sauveur, lorsqu’il a déclaré13 : « Pais Mes brebis, pais Mes agneaux »14, sur les rives du lac de Galilée.

 

Ce droit s’exerce conformément aux lois divinement sanctionnées, promulguées par Ses Vicaires concernant l’élection du Pontife romain. Car non seulement toute promulgation légitime de loi par le Successeur de Saint Pierre est sanctionnée par la parole du Dieu Tout-Puissant, lorsqu’Il ​​dit : « Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié aussi au ciel »15 mais cela est d’autant plus vrai lorsque Ses Vicaires, de génération en génération, promulguent et établissent des lois pour l’élection de leurs successeurs. Toute l’histoire de la Papauté romaine en témoigne, et l’Église catholique du monde entier atteste que seuls les hommes éligibles, les premiers à être légitimement élus, sont considérés comme les véritables vicaires du Christ sur terre et Pontifes romains.

 

De nos jours, et même depuis les premiers temps de nombreux siècles, Nous avons vu des attaques terribles et graves contre l'Église, qui ont presque anéanti le caractère sacré de chaque institution et de chaque rite en Sa communion. Ce mouvement d'adaptation au monde, à la chair et à la synagogue de Satan16, qu'est la Loge maçonnique17, a culminé dans la violation sacrilège d'imposer à l'Épouse du Christ, comme Vicaire du Christ, un homme sans aucun droit à cette charge, en raison de la divergence objective entre la conduite du récent Conclave à Rome et les normes établies par le Pape Jean-Paul II dans Universi Dominici Gregis, n° 4, 33, 68 et 76.

 

En effet, il appartient au magistère pérenne, authentique et infaillible de l'Église de dire qu'aucune élection viciée d'un homme comme Pontife romain ne peut être acceptée par l'Église comme légitime, selon l'enseignement de mes prédécesseurs, le pape Nicolas II, dans sa Bulle In Nomine Domini, n° 4, et le pape Paul IV, dans sa Constitution apostolique Cum ex apostolatus officio, n° 6, même lorsqu'il apparaît aux hommes qu'il y a une acceptation universelle de la fraude criminelle d'un tel sacrilège.

 

Voilà pourquoi, par la promesse du Christ, l’Église de Rome est assurée d’une intégrité irréprochable, afin qu’Elle compte toujours parmi Ses enfants ceux qui sont prêts à dénoncer haut et fort toutes ces transgressions odieuses et intolérables, perpétrées par des personnes de quelque dignité, rang, fonction ou réputation ecclésiastique que ce soit. Cette grâce lui est accordée en vertu de la loi de grâce dont il est question dans les Proverbes et que Saint Pierre Apôtre a consacrée dans sa Première Lettre : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. »18 – Nous le voyons de la manière la plus extraordinaire et la plus spéciale dans les actions héroïques de Saint Hildebrand de Soana, le futur Grégoire VII, qui, à Son arrivée à Rome au printemps 1058, découvrit que de nombreux cardinaux, clercs, nobles et laïcs avaient transgressé le précepte du Seigneur Pape Étienne IX, Notre prédécesseur de bienheureuse mémoire, et avaient osé prétendre convoquer une élection et installer un usurpateur malhonnête sur le Trône sacré de l’Apôtre.

 

La validité de l'élection de Nicolas II, convoquée à Sienne en mai de la même année par l'Archidiacre Saint Hildebrand, en présence des Cardinaux-évêques saint Pierre Damien et Humbert de Moyenmoutier, reposait sur le principe suivant : l'Église de Rome, en tant que personne juridique de la plus haute dignité, possède le droit d'élire le successeur du Prince des Apôtres, ce droit pouvant être exercé par n'importe laquelle de ses composantes. Ce principe de droit, consacré au n° 3 de la bulle subséquente du pape Nicolas II lors du Synode romain d'avril 1059 à la Basilique du Latran, constitue le mécanisme juridique garantissant la continuité juridique de l'Église romaine en tant qu'institution légitime fondée par le Christ Jésus.

 

Pour ces raisons, les Fidèles de Rome, se soumettant à l’exemple des anciens19 et s’humiliant sous la Main puissante de Dieu20, en cette année de grâce 2025, en la fête du Christ Roi, inspirés par l’humble servitude de la Très Sainte Mère de Dieu qui, par son simple « Fiat »21, a permis à la Miséricorde infinie de Dieu de s’incarner en notre chair, ont agi et procédé à l’élection d’un successeur légitime de l’Apôtre, après avoir adressé plus de 30.000 lettres aux Cardinaux, au Clergé et aux Religieux de Rome, dénonçant le Conclave sacrilège et la fraude qui s’y est perpétrée, et après avoir constaté une obstination quasi universelle dans le crime et/ou dans la lâcheté la plus honteuse qui règne sur le pays comme une ombre, ont procédé à l’élection d’un homme des plus indignes et des plus improbables, non pas en raison de Nos mérites, mais simplement parce qu’aucun autre candidat canonique valide et disposé à être élu n’a pu être trouvé après des mois de recherche et de supplications.

 

Pour les hommes charnels22, les raisons et les faits susmentionnés ne sauraient jamais les persuader, de même que la naissance de l’Enfant de Bethléem sera toujours tournée en dérision et méprisée. Mais pour nous tous qui professons la Foi catholique et désirons demeurer en communion avec le Christ Jésus par Son véritable Vicaire, le Seigneur a accompli, de nouveau, en notre temps, une preuve de son Infinie Condescendance, un quasi-miracle de foi, afin que les plus petits de Son troupeau, qui s’efforcent d’entrer par la porte étroite23, puissent, après tant de mois d’horreurs hérétiques et blasphématoires, recourir à ce lien de charité nécessaire et à ce lien hiérarchique, pour revenir et demeurer en communion juridique avec le Christ, leur Seigneur, leur Pasteur et Roi, l’unique et véritable Souverain Pontife de l’Église.

 

Nous lançons donc un appel à tout le Troupeau du Christ, dispersé à travers le monde, pour qu’il revienne à l’Unité catholique et ne se laisse pas tromper par les menteurs professionnels des médias contrôlés qui veulent vous faire croire que tel ou tel impie est le Vicaire du Christ. Tournez-vous plutôt vers les lois écrites des vrais Pontifes romains qui nous ont laissé des règles saines et sages pour déterminer ces choses, et si vous voulez demeurer avec le Christ, obéissez-y, en vous humiliant, comme Saint Pierre vous y exhortait, sous la règle des anciens !24

 

C’est pourquoi, puisque Nous savons bien, avec vous, combien nous avons tous été spirituellement abusés pendant tant d’années par ces hommes impies, qui ont été placés sur nous pour raser et abattre,25 plutôt que pour faire paître et nourrir le bétail,26 Nous déclarons que c’est Notre intention et Notre proposition les plus solennelles de consacrer Notre Pontificat à la réconciliation du monde catholique, afin que les Fidèles de partout puissent voir leurs droits à la vraie et saine doctrine catholique et apostolique, aux Sacrements et aux sacramentaux, protégés et préservés, et afin que tout ce qui est mauvais, malhonnête et souillé par le levain de l’hypocrisie soit déraciné et purifié des demeures et des seuils de la Sainte Mère Église.

 

C’est pourquoi, comme un flambeau de Dieu27 allumé pour embraser un brasier de vraie charité et de vraie miséricorde, Nous nous engageons, tout d’abord, à restaurer la Règle de la Tradition dans l’Église qui « vient du Saint-Esprit »28, et ainsi à recevoir en communion et dans le ministère tous les Évêques, Prêtres, Diacres, Religieux et Laïcs qui désirent garder la Foi Éternelle et préserver la continuité sacramentelle de l’Église avec le Christ par l’intermédiaire des Apôtres, Pères et Docteurs de l’Église, Nos prédécesseurs sur ce siège apostolique ; et deuxièmement, à restaurer la Règle de la Foi Divine29, en renversant toutes les erreurs et hérésies qui ont jailli et explosé dans Ses sanctuaires depuis la mort de Notre prédécesseur de bienheureuse mémoire, le pape Pie XII ; et enfin, troisièmement, inaugurer une seconde Réforme grégorienne, en extirpant du clergé et des instituts religieux tous les criminels, les pervers et les propagateurs de dépravation hérétique, afin qu'en tant que véritable disciple du Christ et de saint Joseph, Nous puissions faire tout le nécessaire pour faire de la Maison de Dieu à nouveau un refuge sûr, salvifique et nourricier pour les Familles catholiques du monde entier.

 

C’est pourquoi, en attendant, Nous implorons et Nous nous confions aux prières de tous les vrais catholiques et les exhortons à élever les cris et les supplications les plus fervents vers Dieu et sa Sainte Mère, la Théotokos, notre Corédemptrice et Médiatrice, « qui a souffert avec Lui, non moins et même davantage »,30 dont Nous avons résolu de brandir fièrement de Nos propres mains l’étendard, pour la confusion et la déroute de tous les ennemis de Son Divin Fils.31

 

C’est à notre Sauveur éternel que Nous adressons Nos prières et Nos supplications, afin qu’Il accorde à chacun, en ce Saint Jour de Noël, Sa bénédiction, l’abondance de Sa lumière et de Sa miséricorde, pour la libération des âmes du péché et du vice et pour le repentir de tous ceux qui se sont détournés de Lui pour se tourner vers l’impiété de ce monde.

 

N’ayez donc pas peur, mais réjouissez-vous ! Notre Dieu est venu nous sauver !

 

 

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1 Saint Isaïe 9, 6-7.

2 Ibid. 59 : 15b et 16a.

3 Cf. Saint Augustin d’Hippone, Sermon 127, VI, 9. (Cf. aussi : Irénée Adv. Haereses Liv.3 ch.18)

4 Évangile selon Saint Matthieu 28, 20.

5 Évangile selon Saint Matthieu 16, 18.

6 Cf. Deutéronome 32, 4 ; 2 Samuel 22, 2 ; 2 Rois 22, 32 ; Psaume 18, 31.

7 Cf. Pape Nicolas II, In Nomine Domini, Avant-propos.

8 Cf. Évangile selon Saint Jean 3, 13.

9 Cf. Évangile selon Saint Luc 5, 4-8.

10 Cf. Roi Saint David, Psaume 9, 13.

11 Cf. La Sainte Mère de Dieu, dans l'Évangile selon Saint Luc 1, 54-55.

12 Cf. Saint Athanase d'Alexandrie, Hist. Arian, ad Monach. n. 35.

13 Évangile selon saint Jean 21, 17.

14 Cf. Bienheureux Pie IX, Pastor Aeternus, chapitre 1 ; cf. Inscription dans la mosaïque de la nef, basilique Saint-Pierre, Bethsaïda (El-Araj) ; cf. Sophrone de Jérusalem, Patriarche, Lettre au Pape Martin Ier au concile du Latran, Mansi, X, 893 ; cf. Éloge d'Alexandrie, patriarche, Livre II, Contra Novatian apud Photium Bibloth. Codex 280 ; cf. Photius, Patriarche, Concile de Constantinople en 879, Mansi, 396D ; cf. Saint Méthode de Thessalonique, « Méthode », N. Brianchaninov, L’Église russe (1931), p. 46.

15 Évangile selon Saint Matthieu 18,18.

16 Apocalypse 2,9.

17 Pape Bienheureux Pie IX, Etsi Multa, 21 novembre 1873, n° 28.

18 Proverbes 3,34 ; 1 Pierre 5,5.

19 Cf. 1 Pierre 5,5.

20 Cf. 1 Pierre 5,6.

21 Évangile selon Saint Luc 1,38.

22 Cf. 2 Pierre 2,13 et suivants.

23 Cf. Évangile selon Saint Luc 13,24.

24 Cf. 1 Pierre 5.

25 Cf. Prophète Isaïe 53,7.

26 Cf. Évangile selon Saint Jean 21, 15 et suivants.

27 Cf. Zacharie 12, 6.

28 Cf. Deuxième Concile Œcuménique de Nicée, 787 apr. J.-C., Définition.

29 Cf. Saint Irénée d’Antioche, Démonstration de la prédication apostolique, n° 6.

30 Cf. Jean Géomètre, « Vie de la Vierge », n° 80 (trad. M. Constas et C. Simelidis, Dumbarton Oaks Medieval Library, Harvard University Press, Cambridge, MA, 2023) : Égale car appartenant à une humanité immaculée parfaitement semblable, mais supérieure car non seulement sous l’ombre de la Divine Providence, mais aussi dans l’obscurité de la foi.

31 Cf. Saint Paul Apôtre, 1 Corinthiens 15, 25.

 

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