Depuis la prétendue abdication de Benoît XVI
(lire par exemple : Reconstituer le puzzle de la démission de Benoît XVI
ou : Recension du livre Le Ratzinger Code par Andrea Cionci (Byoblu Editions, 2022)
et l'élection invalide de Bergoglio
jusqu'à aujourd'hui, en passant par celle - tout aussi invalide - de Prevost
(lire par exemple : Hildebrand a gagné ! Réfutation des tentatives malhonnêtes de valider a posteriori le Conclave de mai 2025),
les exemples ne cessent de s'accumuler : le droit canonique est piétiné au Vatican, y compris dans le traitement des accusations d'abus sexuels.
L'article que j'ai publié avant-hier Le Berger et les Loups : S. Roncagliolo a suivi les traces de Prevost, figure clé de l'enquête sur les affaires les plus sombres de la Curie, a fait des vagues dans l'entourage de Prevost.
Le journaliste péruvien Pedro Salinas, coauteur de Mitad monjes, mitad soldados et l’une des voix les plus proches du cercle du "pontife actuel" — il a lui-même raconté que c’est Robert Prevost qui a organisé sa rencontre avec François en décembre 2024 —, a consacré une grande partie de son émission La Verdad a Fondo du 7 août dernier (La República) à répondre à l’article publié par InfoVaticana à propos de l’interview de l’auteur Santiago Roncagliolo, collaborateur et ami de Salinas lui-même, sur son livre biographique de Mgr Prevost El pastor y los lobos.
(...)
Salinas, voulant nous réfuter, a exposé avec une totale franchise et à la première personne sa thèse de fond : que les voies canoniques de l’Église ne servent pas, revictimiseraient et ne doivent pas être suivies, et que la voie qui fonctionne est une autre — celle qu’il décrit lui-même en détail —.
Un homme du cercle de confiance de l’entourage papal, protagoniste reconnu de la phase péruvienne et romaine du cas Sodalicio, qualifie publiquement l’ordre canonique de « bureaucrates légalistes », le tribunal ecclésiastique de « méthode stupide », la voie formelle de voie « qui revictimise », et raconte avec naturel comment une plainte faible et inconsistante contre un cardinal est arrivée au Pape par une chaîne d’amis plutôt que par un processus, et que cette informalité a conduit à des mesures drastiques qui ont impacté sans remède l’honneur d’un Cardinal. Un délire. Et attention, ce n’est pas nous qui le disons. C’est Pedro Salinas qui le dit.
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