C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Crédit peintures: B. Lopez
En réponse à la tentative malhonnête d'un Cardinal-Électeur de valider le Conclave après l'élection d'Hildebrand, des rumeurs circulent selon lesquelles seuls 120 Cardinaux-électeurs auraient participé au vote.
C'est pourquoi, puisque l'invalidité du Conclave a jusqu'ici été démontrée canoniquement principalement par l'erreur consistant à avoir autorisé 133 Électeurs à voter, une explication des trois autres raisons justifiant l'invalidité canonique des résultats du Conclave a été ajoutée à la FoireAuxQuestions.
Hildebrand a gagné !
Un cardinal électeur a de facto admis l'invalidité du Conclave de 2025, du fait du vote simultané de plus de 120 cardinaux. Il a agi ainsi en déclarant aux canonistes, qui l'interrogeaient, que 120 Cardinaux seulement avaient voté, une affirmation qui contredit formellement le témoignage des plus de 180 Cardinaux, donné le 30 avril 2025, lorsqu'ils ont déclaré que 133 d'entre eux pouvaient voter. En affirmant maintenant, neuf mois après le conclave, que 120 Cardinaux seulement ont voté, il a implicitement admis que si plus de 120 Cardinaux avaient voté, le Conclave aurait été invalide. C’est précisément ce que j’avais soutenu le 10 juin 2025. Le fait qu’un Cardinal électeur ait admis cela et tenté une falsification flagrante des faits historiques, après la revendication encore plus manifestement fausse d’une dispense faite par plus de 180 Cardinaux en avril, a maintenant de facto divisé le Collège des Cardinaux en deux camps, chacun traitant l’autre de menteur et de malhonnête.
/image%2F0991926%2F20260213%2Fob_16a750_capture-d-ecran-2026-02-13-a-06-24.png)
Ceci est brièvement expliqué dans le Rogitum relatif à l'élection d'Hildebrand, et plus longuement ICI. Ces deux documents n'expliquent que l'erreur canonique la plus manifeste, à savoir que 133 Cardinaux électeurs ont annoncé qu'ils voteraient simultanément lors du conclave, ce qu'aucun Cardinal n'a publiquement démenti dans les sept mois suivant la conclusion du Conclave.
Mais il existe trois autres problèmes canoniques graves concernant le Conclave, qui rendraient chacun ses résultats invalides et sans effet juridique :
1) La participation de non-électeurs au Conclave est problématique, soit parce que (i) plus de 70 d'entre eux ont été nommés par un homme dépourvu du munus pétrinien et, par conséquent, sans droit légal de les nommer, puisque le pape Benoît XVI ne l'a jamais renoncé, soit parce que (ii) pas moins de 70 d'entre eux n'ont pas été validement nommés cardinaux, leur nomination étant postérieure à 2017, date à laquelle Bergoglio a publiquement nié, dans sa lettre aux évêques d'Argentine, l'autorité des Apôtres d'interdire les sacrements des vivants aux pécheurs publics. Par cette négation, il a rompu définitivement avec la foi apostolique de l'Église et a été de facto excommunié en vertu du canon 1364. Dès lors, conformément au canon 1331, il ne pouvait exercer validement aucun ministère dans l'Église, même si l'on supposait, à titre hypothétique, que ses nominations de ces 70 Cardinaux aient une quelconque valeur juridique. Ainsi, la présence, au Conclave de 2025, d'un grand nombre de cardinaux n'ayant jamais renié la rupture hérétique d'Amoris Laetitia, affirmée dans la note doctrinale de Bergoglio aux évêques d'Argentine, dans sa lettre d'août/septembre 2017, a invalidé le Conclave. En effet, conformément au droit pontifical Universi Dominici Gregis, seuls les cardinaux validement nommés peuvent voter au Conclave. Cette inéligibilité découle formellement et manifestement du droit canonique et ne saurait être contournée par un recours à la directive UDG n° 35, qui ne tient que pour de simples prétextes et des allégations non étayées.
2) Dès l'automne 2024, Robert Prevost a publiquement professé son adhésion aux blasphèmes hérétiques de Fiducia supplicans et à l'hérésie selon laquelle l'Église pourrait professer ces blasphèmes dans certaines parties du monde et pas dans d'autres, tout en restant la même Église ; c'est pourquoi, en vertu du canon 1364, il a été excommunié sans qu'il soit nécessaire de prononcer une sentence, et en vertu de Cum Ex Apostolatus Officio, dont la censure au n° 6 — jamais révoquée —, son élection, même validement accomplie, doit être considérée comme invalide et nulle a posteriori, car l'élection d'un hérétique manifeste ne saurait jamais être considérée comme valide et légitime, quelles que soient les déclarations contraires de Cardinaux, d'Évêques, de Princes ou de Chefs d'État.
3) Le Conclave de 2025 a été convoqué par le Cardinal Re, qui a publiquement affirmé son adhésion aux doctrines hérétiques formellement manifestes contenues dans Amoris Laetitia et Fiducia Supplicans. Or, conformément au canon 1364, qui l’a excommunié de plein droit pour cette adhésion, et au canon 1331, § 1, qui lui a fait perdre tout droit d’exercer un ministère dans l’Église, son acte d’avril 2025, convoquant les Cardinaux en Conclave, était juridiquement invalide, nul et non avenu. Dès lors, le Conclave n’avait aucune légitimité légale pour élire qui que ce soit, quels que soient les élus, même si toutes les autres règles avaient été respectées.