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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Lectures pour la Solennité de Tous les Saints

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

1ère lecture : La foule immense des rachetés (Ap 7, 2-4.9-14)

 

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean, j'ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d'une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de dévaster la terre et la mer :
« Ne dévastez pas la terre, ni la mer, ni les arbres,avant que nous ayons marqué du sceaule front des serviteurs de notre Dieu. »
Et j'entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d'Israël.
Après cela, j'ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l'Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main.
Et ils proclamaient d'une voix forte : « Le salut est donné par notre Dieu, lui qui siège sur le Trône, et par l'Agneau ! »
Tous les anges qui se tenaient en cercle autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants, se prosternèrent devant le Trône, la face contre terre, pour adorer Dieu.
Et ils disaient : « Amen !Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et forceà notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! »
L'un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Tous ces gens vêtus de blanc, qui sont-ils, et d'où viennent-ils ? »
Je lui répondis : « C'est toi qui le sais, mon seigneur. » Il reprit : « Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs vêtements,ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau. »
 
 


 

Psaume : 23, 1-2, 3-4ab, 5-6

 

R/ Voici le peuple immense de ceux qui t'ont cherché.

 

Toussaint ps

 

Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants ! 

C'est lui qui l'a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

 
Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
 
L'homme au coeur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.


Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
 
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
qui rechechent la face de Dieu !
 
 


 

2ème lecture : Nous sommes enfants de Dieu et nous lui serons semblables (1 Jn 3, 1-3)

 

Lecture de la première lettre de saint Jean

Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu - et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître : puisqu'il n'a pas découvert Dieu.
Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons : lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est.
Et tout homme qui fonde sur lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.


 

 

 

 

Evangile : Les Béatitudes (Mt 5, 1-12a)

 
Acclamation : Venez au Seigneur, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau : il vous donnera le repos. (Mt 11, 28)
 


 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Quand Jésus vit toute la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent.
Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
« Heureux les pauvres de coeur : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise !
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés !
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés !
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde !
Heureux les coeurs purs : ils verront Dieu !
Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux !
Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! »
 
 

Copyright AELF - 1980 - 2009 - Tous droits réservés





 

Dédicace, oeuvre de Dieu oubliée (dernier dimanche d'octobre)

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)

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    Aujourd'hui, en France et en Belgique, nous célébrons la solennité de la dédicace des églises dont on ignore la date de consécration (le 25 octobre, ou bien le dernier dimanche d'octobre). 

    Permettez-moi de commencer en vous posant quatre questions. Attention: seuls ceux qui pourront répondre aux quatre questions auront gagné!
 
Première question: Connaissez-vous votre date de naissance?

Deuxième question: Connaissez-vous votre date de bapême?

Troisième question: Connaissez-vous la date de construction de votre église paroissiale?

Quatrième question: Connaissez-vous la date de la dédicace de votre église paroissiale?

    Je sais déjà que, sauf révélation de dernière minute, personne n'a gagné. Car la quatrième question, je vous l'ai déjà posée il y a plusieurs mois, et je n'ai eu aucune réponse, sauf celle d'une paroissienne, qui s'est renseignée un peu partout, même à l'archevêché, et qui n'a pas trouvé la réponse. Cette personne mérite donc une mention honorable.

    Trouvez-vous cela normal? Et je n'ose pas imaginer le nombre de personnes qui ne connaissent pas non plus la date de leur baptême. Quand, de temps à autre, je pose la question, on me répond: - Mais, mon Père, j'étais tout(e) petit(e), et je ne m'en souviens pas!... Merci de me le rappeler, mais je sais fort bien que l'être humain n'a aucun souvenir de ce qui s'est passé durant les deux à trois premières années de son existence. Mais il y a un évènement qui a précédé notre baptême, et dont pourtant, je pense, tout le monde connaît la date: c'est la naissance. Pourquoi tout le monde connaît-il sa date de naissance? Parce que nos parents nous l'ont dit, parce que c'est inscrit sur nos papiers d'identité, et parce que déjà tout petits, nous ne manquions pas de fêter chaque année notre anniversaire.

    Si nous ne connaissons pas la date de notre baptême, c'est donc qu'aucun de ces aide-mémoire n'a fonctionné:

- nos parents, parrains et marraines ne nous ont jamais rien dit;

- le livret de famille n'a pas été complété ou consulté, ou a été égaré;

- et on n'a jamais non plus fêté l'anniversaire de son baptême.

    Mais en tout état de cause, nous avons une responsabilité personnelle. Car si nous nous étions inquiété de savoir, on aurait su. Il aurait suffi de demander à ceux qui ont participé à la célébration de notre baptême et qui, eux, avaient plus de trois ans. Et si aucune de ces sources de renseignements ne peut répondre, vous pouvez toujours vous adresser au bureau paroissial ... si, du moins, vous connaissez l'endroit où vous avez été baptisé.

    Si on a le courage de se demander sincèrement pourquoi on ne connaît pas la date de son baptème, alors qu'on connaît celle de sa naissance, qui était pourtant antérieure, on est obligé de répondre en gros ceci: - C'est parce que je vis comme un païen! Qu'est-ce que j'entends pas "vivre comme un païen"? Cela ne veut pas dire que vous êtes méchants (il y a des païens très genitls); non plus que vous n'allez pas à la messe (vous y êtes). Par "vivre comme un païen", j'entends d'une manière générale: accorder plus d'importance à ce que fait l'homme qu'à ce que fait Dieu.

    Je ne peux pas développer cela comme il faudrait dans le cadre de cette homélie, cela nous emmènerait trop loin. Je vous rappelle seulement ceci: David dit à Dieu (au prophète Nathan): - Je vais te construire une maison. - Fort bien, félicitations! lui répond le prophète. Mais ensuite le Seigneur dit à Nathan ce qu'il en pense, lui. - C'est moi qui te construirai une maison, lui dit-il. C'est Salomon, son fils et successeur sur le trône, qui entreprendra ce travail. Et David est obligé d'abandonner son idée, si généreuse pourtant, pour se concentrer sur un autre travail, tellement plus important: croire que Dieu fera ce qu'il a promis. À quoi cela servirait-il de faire des tas de choses "pour Dieu", si on n'accueille pas dans la foi ce que Dieu fait "pour nous"? Cela ne servirait qu'à nous éloigner de Dieu, et à nous enfoncer encore davantage dans notre orgueil. Et on finit pas penser que c'est nous qui allons sauver Dieu, alors que c'est lui qui nous sauve.

    Le Temple bâti par Salomon sera profané puis détruit lors de l'Exil, reconstruit une première fois sous Esdras, profané à nouveau sans être détruit sous Antiochus IV Épiphane, purifié ensuite par Judas Macchabée. Il était en cours de reconstruction au temps de Jésus par l'initative d'Hérode (une manière comme une autre de bien se faire voir par le peuple et les autorités religieuses).

    Revenons à nos moutons (nous ne les avons pas quittés, d'ailleurs): faire un enfant, même pour Dieu, c'est bien. Et on ne peut pas faire un enfant sans lui, seulement avec lui. Mais si on le fait réellement pour lui, en ayant conscience de le faire avec lui, et si, en plus, on est chrétien, on ne pourra pas faire autrement que de demander pour cet enfant la grâce du baptème le plus tôt possible. Et le baptème, ce n'est pas tant ce que nous faisons pour Dieu; c'est surtout ce que Dieu fait pour nous. Et si on est baptisé, mais qu'on n'y accorde aucune importance (puisqu'on ne se souvient même plus de la date), alors cela veut dire que ce qu nous faisons pour Dieu nous paraît tellement plus important que ce que Dieu fait pour nous.

    J'ai dit il y a un instant: Revenons à nos moutons. "Nos moutons", ce n'est pas seulement le baptême. Nos moutons, c'est aussi la dédicace de notre église. Eh bien, c'est la même histoire! Attention: je n'ai pas dit que la dédicace d'une église, c'est un baptême. Il y en a qui confondent tout: baptême, consécration, bénédiction... Mais passons... Je dis qu'il y a une analogie, une analogie entre naissance et baptême, d'une part, et construction d'une église et dédicace de cette église, d'autre part. La construction d'une église, c'est l'oeuvre des hommes. La dédicace d'une église, c'est l'oeuvre de Dieu. En gros, on peut dire cela. Alors, vous voyez l'analogie?

    En vertu de cette analogie, je peux vous dire que, de même que beaucoup d'entre nous ne connaissent pas la date de leur baptême, alors que tout le monde connaît celle de sa naissance (même quelqu'un qui est aujourd'hui centenaire connaît la date de sa naissance...), de même personne, même pas à l'archevêché, ne connaît la date de la dédicace de notre église, alors que l'on connaît très bien la date de sa construction. Pour la construction, on a très bien pu me fournir les renseignements. Notre église n'est pas même centenaire1. On se souvient que la construction de cette église a commencé en 1930. On connaît les noms des personnes qui ont été à l'origine de cette initiative, avec force détails que je ne peux pas reprendre ici: M. Morinière, qui travaillait alors à l'usine du Robert et qui habitait le Vert-Pré, où il construira une distillerie dont les ruines sont restés encore visibles longtemps sur le "terrain des ananas", aujourd'hui devenue la "Cité des Ananas"; deux Bretons ensuite: M. Leray, un pionnier de l'installation de l'école au Vert-Pré, et M. Maignan, qui était propriétaire des terres où se dresse aujourd'hui l'église. Le récit que j'ai lu et dont je tiens ces renseignements, et qui date de 1994, dit entre autres encore ceci:

    Quant à la construction de l'église elle-même, elle fût le résultat d'une solidarité exemplaire (l'évêché, qui avait été sollicité pour une aide financière avait répondu qu'il ne faillait pas y compter) comme malheureusement on n'en voit presque plus aujourd'hui au Vert-Pré. Il est vrai qu'à cette époque on s'entraidait sans calcul, sans aririère-pensées. Les pierres qui allaient servir à la construction étaient rassemblées dans chaque quartier. Puis le soir, quand la pile était devenue conséquente, tous les habitants - une cinquantaine environ - allaient les chercher pour les ramener, qui dans les mains, qui sur la tête, en chantant gaiement des cantiques religieux. C'était une immense procession d'hommes et de femmes, heureux de ce qu'ils faisaient, qui travaillaient jusqu'à épuisement de la pile. On passait alors la pile au quartier suivant. quels travaux d'Hercule quand on pense à la distance parcourue et aux sentiers boueux de l'époque!

    Et les travaux avançaient. Des charpentiers bénévoles s'attelaient pendant ce temps à la construction des bancs. (...) Et l'argent? Eh bien quelques rares personnes ont pu donner quelques francs et sous mais il faut bien savoir qu'à l'époque on n'était pas riche à la capagne...

    Dans ces conditions difficiles, il aura fallu quatre ans pour la construire, cette église. C'est admirable, et tout cela, on le sait très bien, même si beaucoup aussi l'ont oublié aujourd'hui. Mais de la dédicace, rien du tout! Voilà l'anomalie. On a vite fait d'oublier que pour les préparatifs du baptême de son enfant, Dieu s'y est pris depuis avant la création du monde, en passant par Abraham, Moïse, les Prophètes... pour arriver à Jésus Christ qui est descendu du ciel, est né de la Vierge Marie et qui a versé son sang pour nous sous Ponce Pilate. On a vite fait d'oublier qu'ensuite les Apôtres, aidés de beaucoup d'autres sont parti annoncer cette Bonne Nouvelle dans le monde entier, et que, finalement, la foi catholique a été implantée ici il y a cinq cents ans environ, au prix de tant de sang et de sacrifices, de renoncements, jusqu'à aujourd'hui encore ... Tout cela, c'est le travail de l'Esprit Saint, sans lequel les hommes travaillent en vain. Mais on n'oublie pas le repas de fête qu'on a préparé à l'occasion d'un baptême pour tout une liste d'invités, avec une sono assourdissante et avec tout ce qu'on juge indispensable "pour qu'il y ait de l'ambiance".

    Or, quand ce que fait l'homme devient plus important à nos yeux que ce que fait Dieu, cela a les mêmes conséquences qu'il y a deux mille ans dans le Temple de Jérusalem, quand Jésus est obligé d'intervenir manu militari pour remettre de l'ordre dans la maison de son Père, parce qu'elle est devenue une maison de trafic. Entre la première lecture (la dédicace du Temple, avec la prière de Salomon - il faudrait la lire tout entière) et la scène de l'évangile, quelle différence, quelle déchéance! Et à ceux qui ne sont pas contents, Jésus dira: "Détruisez ce Temple, et en trois jours, je le rélèverai." Ce à quoi ses adversaires répliquent: "Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple (c'est encore frais dans toutes les mémoires, mais cette reconstruction, que valait-elle aux yeux de Dieu?), et toi, en trois jours tu le relèverais!" Vous voyez l'oeuvre de l'homme (quarante-six ans: c'est bien plus que pour l'église du Vert-Pré!) et l'oeuve de Dieu (trois jours) en qui on ne croit pas quand il envoie son Fils unique.

    Je terminerai cette homélie en citant un extrait du Cardinal Ratzinger qui date de 1975 dans sa version originale allemande (je publierai le texte en entier tout au long de cette semaine):
 
"C'est l'Esprit qui édifie les pierres, non l'inverse. L'Esprit ne peut être remplacé par l'argent ou par l'histoire. Là où ce n'est pas l'Esprit qui construit, les pierres en deviennent muettes. Là où l'Esprit n'est pas vivant, où il n'agit et ne règne pas, les cathédrales deviennent des musées, des monuments commémoratifs du passé (ou des salles de concert...; on a appris ces derniers jours que la Sainte Chapelle à Paris est même devenue le "théâtre" d'un défilé de mode!), d'une beauté triste parce que morte. (...) La grandeur de notre histoire et nos possibilités financières ne nous apportent pas le salut; elles peuvent devenir gravats sous lesquels nous étouffons. Si ce n'est pas l'Esprit qui construit, l'argent construit en vain (les efforts humains aussi). La foi seule peut garder vivante les cathédrales et la cathédrale millénaire nous interpelle: avons-nous la force de la foi, qui seule peut donner présent et avenir? En fin de compte, ce n'est pas le service de protection des monuments - quelque important et précieux qu'il soit - qui pourra entretenir la cathédrale, mais bien l'Esprit qui l'a créée."

    Ce qui vaut pour les cathédrales vaut aussi pour les églises: "Toutes les églises sont fondamentalement interchangeables et d'égale dignité" (Card. Ratzinger). Permettons donc à l'Esprit d'édifier notre église en nous aidant à croire en Jésus, la pierre rejetée par les bâtisseurs, mais devenue pierre d'angle.
 
 
1. À l'époque où j'ai prononcé cette homélie, je desservais la paroisse du Vert-Pré (Martinique)

Lectures 30° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

1ère lecture : Retour joyeux des rescapés d'Israël (Jr 31, 7-9)

30 TOB 1lec

 

Lecture du livre de Jérémie

Ainsi parle le Seigneur : Poussez des cris de joie pour Jacob, acclamez la première des nations ! Faites résonner vos louanges et criez tous : « Seigneur, sauve ton peuple, le reste d'Israël ! »
Voici que je les fais revenir du pays du Nord, et que je les rassemble des extrémités du monde. Il y a même parmi eux l'aveugle et le boiteux, la femme enceinte et la jeune accouchée ; c'est une grande assemblée qui revient.
Ils étaient partis dans les larmes, dans les consolations je les ramène ; je vais les conduire aux eaux courantespar un bon chemin où ils ne trébucheront pas. Car je suis un père pour Israël, Éphraïm est mon fils aîné. Parole du Seigneur.
 


 

Psaume : 125, 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6

 

R/ Le Seigneur a fait merveille : nous voici dans la joie.

 

Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion,
nous étions comme en rêve !
 
Alors notre bouche était pleine de rires,
nous poussions des cris de joie ; 


Alors on disait parmi les nations :
« Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! » 

Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous :
nous étions en grande fête !
 

Ramène, Seigneur, nos captifs,
comme les torrents au désert.
 
Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie.


Il s'en va, il s'en va en pleurant,
il jette la semence ; 
il s'en vient, il s'en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes.

 




 

2ème lecture : Jésus, grand prêtre à la manière de Melkisédek (He 5, 1-6)

 

Lecture de la lettre aux Hébreux

Le grand prêtre est toujours pris parmi les hommes, et chargé d'intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu ; il doit offrir des dons et des sacrifices pour les péchés.
Il est en mesure de comprendre ceux qui pèchent par ignorance ou par égarement, car il est, lui aussi, rempli de faiblesse ;
et, à cause de cette faiblesse, il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés comme pour ceux du peuple.
On ne s'attribue pas cet honneur à soi-même, on le reçoit par appel de Dieu, comme Aaron.
Il en est bien ainsi pour le Christ : quand il est devenu grand prêtre, ce n'est pas lui-même qui s'est donné cette gloire ; il l'a reçue de Dieu, qui lui a dit : Tu es mon Fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré,
et qui déclare dans un autre psaume : Tu es prêtre pour toujours selon le sacerdoce de Melkisédek.
 



 

Evangile : Guérison d'un aveugle à Jéricho (Mc 10, 46-52)

 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Béni soit le Seigneur notre Dieu : sur ceux qui habitent les ténèbres, il a fait resplendir sa lumière. Alléluia. (Lc 1, 68.79)
 
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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, un mendiant aveugle, Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord de la route.
Apprenant que c'était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »
Beaucoup de gens l'interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! »
Jésus s'arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l'aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t'appelle. »
L'aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? — Rabbouni, que je voie. »
Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t'a sauvé. » Aussitôt l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route.
 


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« Va, ta foi t’a sauvé. »

« Va, ta foi t’a sauvé. »

A LOUCURA DAS GRANDEZAS 29° DO TEMPO COMUM (ANO B)

Walter Covens #homilias em português

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    Já estamos na quinta secção do Evangelho de S.Marcos, e ao mesmo tempo, estes são os últimos domingos do Ano « B » (Tempo Comum). Durante cinco domingos vamos ouvir, cada vez, não uma leitura contínua, mas sim cinco extractos dessa secção.
 

    Depois da secção moral, trata-se agora explicitamente da subida de Jesus para Jerusalém. Esta a primeira vez em S.Marcos (cf. 10, 32-35) : 3° anúncio da Paixão – que foi omitido pela liturgia) !

 

    Mas Jesus não sobe sòzinho. Qual é a « companhia de Jesus »? Ele sobe com discípulos assustados, com pessoas que estavam também a temer (10,32), e entre os Doze, Tiago e João ávidos de lugares de primeira e de poder, enquanto que os outros dez se indignavam. Era esse o quadro. Estais a ver : não se pode dizer que a qualidade estivesse presente !

 

    É possível, evidentemente, insistir muito na atitude aventureira e na falta de lucidez naquela « companhia de Jesus », nomeadamente nos Apóstolos. Mas também é possível, em vez de criticar apontando com o dedo, ficar na admiração. Isto é muito mais positivo e sobretudo muito mais proveitoso para nós. Mas admirar o quê ? – Admirar duas coisas : em primeiro lugar o caminho que os Apóstolos haverão de percorrer a partir do Pentecostes ; e a seguir o facto de que não quiseram esconder o que era pouco glorioso para eles, mas que para a gloria de Deus, deram a conhecer às suas ovelhas, com sinceridade e humildade. Podemos imitá-los !

 

    Não digo isso para evitar os problemas « espinhosos » a respeito das fraquezas e as misérias da hierarquia da Igreja ainda hoje (da hierarquia só ?), mas sim para indicar um caminho que seja proveitoso em vez de ser estéril. Pois, caso  nos contentassemos, relativamente a este evangelho, com palavras mais ou menos inteligentes como estas : « Estais a ver, são todos iguais ! E não mudou. Agora é pior até !… », então, mesmo que não seja totalmente falso, podiamos deixar de lado o essencial. Podiamos sobretudo fazer nós aquilo mesmo que criticamos nos outros.. Pois, não está certo que a motivação secreta de palavras destas não seja a mesma do que a dos Dez que olhavam invejosos as manobras pouco  recomendáveis de Tiago e João.

 

    Evidentemente, se S. Marcos quis acolher no seu evangelho o que tinha ouvido da própria boca dos Doze, deve ser porque julgou que nas primeiras comunidades cristãs isso podia ser proveitoso não só à humildade dos Apóstolos, mas também ser uma advertência para os sucessores deles… bem como para todos os cristãos. É portanto assim que devemos meditar o episódio

 

    Não nos esqueçamos também de que os primeiros cristãos tiveram que sofrer várias vagas de perseguições que deixavam pouco lugar às ambições inconvenientes « à Tiago e João ». A tentação dos cristãos perseguidos era mais do lado da demissão do que da ambição. Aquele que se tornava cristão sabia muito bem que deste facto perdia as esperanças dum futuro rico.

 

    Sei bem que, nos tempos que seguiram, não foi sempre assim. Mas hoje em dia, na maior parte dos nossos países, o facto de ser cristão (principalmente católico) suscita sorrisinhos e palavras desagradáveis, nomeadamente diante das máquinas de filmar da televisão. Instintivamente gostamos mais de ficar despercebidos do que professar a nossa fé cristã. Hoje em dia, a promoção social sonhada por toda a gente já não consiste em ser padre. Da mesma maneira, um padre não sonha necessariamente no episcopado, mesmo que S.Paulo diga que quem deseja ser epíscopo deseja uma tarefa bonita (1 Tim 3,1)

 

    Um jovem  que vivia em Alexandria, muitíssimo inteligente e aberto às coisas de Deus, um certo dia, ao ler o capítulo 53 de Isaías (cf. 1a leitura) tinha dito , no seu coração : « Mas é Jesus ! É Jesus ! » Ora, quand manifestou a sua descoberta, os seus familiares tornaram-lhe a vida tão dura que ele se matou. A perseguição faz parte do programa.

 

    « Não sabeis o que estais a pedir », disse Jesus. Isso é verdade relativamente à maior parte dos nossos pedidos na oração. Mas Jesus sabe muito bem o que responde. Quando lhe pedimos a glória, Jesus responde-nos pela prova e pela perseguição. Pois que as nossas provas actuais são ligeiras comparativamente ao peso de glória eterna que nos preparam, diz S.Paulo (2 Co 4,17). Tiago e João aprenderam isso, também eles. João foi o único dos Doze a seguir Jesus até à Cruz. Tiago foi o primeiro dentre os Doze que morreu mártir.

 

    Quando lemos assim o Evangelho, verificamos que é um livro de combate. « Estava escrito para os discípulos que combatem pelo anúncio da Palavra de Cristo  frente a adversários que não recuam diante dos piores tratamentos » (S-Th. Pinckaers). Percebemos melhor também o carácter às vezes nítido e duro de algumas palavras e exigências de Cristo. Mesmo que gozemos exteriormente da paz religiosa, interiormente temos todos que enfrentar uma luta espiritual.

 

    Assim Jesus leva os seus discípulos até a « PASSAR DA LOUCURA DAS GRANDEZAS À LOUCURA DA CRUZ ». . A grandeza verdadeira é mesmo a santidade. E a santidade é o AMOR. Mas não há Amor sem Cruz. « Não há maior amor do que dar a sua vida pelos seus amigos » (Jo 12,13). « As grandezas hierárquicas passarão, já não existirão mais. Haverá grandezas de santidade (…), quer dizer : as opções que se hão-de fazer pela luz ou contra a luz » (Cal Journet).

 

    Tudo isso não impede que os Santos tenham sempre respeitado as grandezas do mundo e as da hierarquia da Igreja. Quando S. Vicente de Paulo chegava na presença de Luís XIV, dava-lhe todas as provas de reverência usadas naquele tempo. No tempo de Sta Catarina de Sena, havia muitos abandonos e muitos escândalos entre os sacerdotes ; no entanto, ela dizia : »Eles são ministros do Sol . Não os devemos condenar ; o Juiz único é Deus ».

 

    Na verdade, todas as grandezas de hierarquia desaparecerão, as da Igreja bem como as do mundo. Só ficará a grandeza da santidade. A Igreja canoniza certos cristãos. Mas a Igreja não diz quem, entre os cristãos, é o maior. Aparecerão muitas surpresas. Daqui a pouco, vamos celebrá-los a todos numa só e única festa. Talvez santos desconhecidos sejam maiores do que santos famosos. No entanto, o que nós podemos dizer sem risco de nos enganar, é que a Virgem Maria é Rainha de todos os santos, portanto a maior de todos. No nosso Rosário, peçamos-lhe sem cessar que reze por nós,pobres pecadores. Ela sabe muito bem o que deve pedir por nós. E os seus pedidos são cada vez atendidos.

(Tradução : G.Jeuge)

De la folie des grandeurs à la folie de la Croix - Homélie du 29° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Homélies Année B (2008-2009)
 

    Nous sommes à présent dans la cinquième section de l'évangile de S. Marc, et, en même temps, nous vivons les derniers dimanches de l'année B du Temps Ordinaire. Durant cinq dimanches nous entendrons chaque fois, non pas une lecture continue, mais cinq extraits de cette section.

    Après la section morale, voici qu'il est explicitement question d'une montée de Jésus vers Jérusalem. C'est la première fois chez S. Marc (cf. 10, 32-35: troisième annonce de la passion - passage sauté par la liturgie)!

    Mais Jésus ne monte pas tout seul. Quelle est la "compagnie de Jésus"? Il monte avec des disciples effrayés, avec des gens qui étaient aussi dans la crainte (10, 32), et, parmi les Douze, Jacques et Jean avides de bonnes places et de pouvoir. alors que les dix autres s'indignaient. Voilà le tableau. Vous voyez: on ne peut pas dire que la qualité est au rendez-vous...

    On peut évidemment insister lourdement sur l'attitude arriviste et sur le manque de lucidité de cette "compagnie" de Jésus, apôtres en tête. Mais on peut aussi, au lieu de critiquer en montrant du doigt, être dans l'admiration. C'est beaucoup plus positif et surtout beaucoup plus profitable pour nous. Mais admirer quoi? - Admirer deux choses: d'abord le chemin que les apôtres accompliront à partir de la Pentecôte; et ensuite le fait qu'ils n'ont pas voulu cacher ce qui était très peu glorieux pour eux, mais que, pour la gloire de Dieu, ils ont fait connaître à leurs ouailles en toute sincérité et humilité. Prenons-en de la graine!

    Je ne dis pas cela pour éviter les questions épineuses concernant les faiblesses et les misères de la hiérarchie de l'Eglise encore aujourd'hui (de la hiérarchie seulement?), mais pour indiquer un chemin qui soit profitable au lieu d'être stérile. En effet, si nous nous contentions de faire, à propos de cet évangile, des remarques plus ou moins intelligentes du style: "Vous voyez bien, ils sont tous pareils! Et ça n'a pas changé. Aujourd'hui, c'est même pire!...", alors, même si ce n'est pas tout à fait faux, nous risquons fort de passer à côté de l'essentiel. Nous risquons surtout de faire nous-mêmes ce que nous critiquons chez les autres. Car il n'est pas sûr que la motivation secrète de telles remarques ne soit pas la même que celle de l'indignation des dix qui voyaient d'un très mauvais oeil les manoeuvres peu recommandables de Jacques et de Jean.

    Evidemment, si S. Marc a pris la peine de recueillir dans son Evangile ce qu'il a entendu de l'aveu même des Douze, c'est qu'il a jugé que dans les premières communautés chrétiennes cela pourrait servir avantageusement non seulement à l'humilité des Apôtres, mais comme avertissement à leurs successeurs ... aussi bien qu'à l'adresse de tous les chrétiens. C'est donc ainsi que nous devons méditer ce passage.

    N'oublions pas non plus que les premiers chrétiens ont dû subir l'assaut de plusieurs vagues de persécutions qui laissaient peu de place aux ambitions déplacées "à la Jacques et à la Jean". La tentation pour les chrétiens persécutés était plutôt du côté de la démission que du côté de l'ambition. Celui qui devenait chrétien savait très bien qu'ipso facto s'éloignaient les perspectives d'une belle carrière.

    Je sais, par la suite, il n'en a pas toujours été ainsi. Mais aujourd'hui, dans la plupart de nos pays, le fait d'être chrétien (surtout catholique) suscite des petits sourires et des remarques désobligeantes, notamment devant les caméras de la télévision. Instinctivement nous préférons plutôt raser les murs que nous vanter de notre appartenance au Christ. Aujourd'hui, dans la plupart des pays occidentaux, la promotion sociale dont tout le monde rêve ne consiste pas tellement à devenir prêtre. Et quand on est prêtre, on ne rêve pas forcément de devenir évêque, même si S. Paul assure que si quelqu'un aspire à l'épiscopat, c'est une belle tâche qu'il désire (1 Tm 3, 1).

    Un jeune juif, qui vivait à Alexandrie, extraordinairement intelligent et ouvert aux choses de Dieu, à un moment de sa vie, en lisant le chapitre 53 d'Isaïe (cf. 1e lecture), s'était dit: "Mais c'est Jésus, c'est Jésus!" Quand il a manifesté sa découverte, son entourage lui a rendu la vie tellement dure qu'il s'est suicidé. La persécution, cela fait partie du programme.

    Vous ne savez pas ce que vous demandez, dit Jésus. Combien c'est vrai pour la plupart de nos demandes dans la prière. Mais Jésus, lui, sait très bien ce qu'il répond. Quand nous demandons la gloire à Jésus, Jésus nous répond par l'épreuve et la persécution. Car nos épreuves du moment présent sont légères par rapport au poids extraordinaire de gloire éternelle qu'elles nous préparent, dit S. Paul (2 Co 4, 17). Jacques et Jean l'ont appris, eux aussi. Jean a été le seul parmi le Douze à avoir suivi Jésus jusqu'à la Croix. Jacques a été le premier parmi les Douze à mourir martyr.

    Quand on lit l'Evangile de cette façon, on s'aperçoit qu'il est un livre de combat. "Il est écrit pour les disciples qui mènent le combat de l'annonce de la Parole du Christ face à des adversaires qui ne reculent pas devant les plus durs traitements" (S-Th. Pinckaers). On comprend mieux aussi le caractère parfois tranché et rude de certaines paroles et exigences du Christ. Même si nous jouissons extérieurement de la paix religieuse, intérieurement nous devons tous affronter un combat spirituel.

    Ainsi, Jésus amène ses disciples à passer de la folie des grandeurs à la folie de la Croix. La vraie grandeur, c'est la sainteté. Et la sainteté, c'est l'Amour. Mais il n'y pas d'amour sans croix. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Jn 15, 13). "Les grandeurs de hiérarchie passeront, n'existeront plus. Il y aura les grandeurs de sainteté (...), à savoir les options qui se feront intérieurement pour la lumière ou contre la lumière" (Card. Journet).

    N'empêche que les saints ont toujours respecté les grandeurs du monde et celles de la hiérarchie de l'Eglise. Quand S. Vincent de Paul arrivait en présence de Louis XIV, il lui donnait toutes les marques de déférence en usage de ce temps-là. Du temps de Ste Catherine de Sienne, il y avait beaucoup de défections et de scandales parmi les prêtres, mais elle disait: "Ils sont les ministres du soleil". Il ne faut pas les juger. C'est Dieu seul qui jugera.

    Il reste que toutes les grandeurs de hiérarchie passeront, celles de l'Eglise comme celles du monde. Seule demeurera la grandeur de sainteté. L'Eglise canonise certains chrétiens. Mais l'Eglise ne dit pas qui, parmi les chrétiens, est le plus grand. Il y aura bien des surprises. Bientôt nous les fêterons tous dans une seule et même fête. Peut-être des saints inconnus sont-ils plus grands que des saints connus. Cependant, ce que nous pouvons dire sans risque de nous tromper, c'est que la Vierge Marie est la Reine de tous les saints, et donc la plus grande de tous. Dans notre Rosaire, demandons-lui sans relâche de prier pour nous, pauvres pécheurs. Elle sait bien, elle, ce qu'il faut demander pour nous. Et ses demandes sont toujours exaucées.


 
Jésus amène ses disciples à passer de la folie des grandeurs à la folie de la Croix
Jésus amène ses disciples à passer de la folie des grandeurs à la folie de la Croix

Jésus amène ses disciples à passer de la folie des grandeurs à la folie de la Croix

Lectures 29° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

1ère lecture : « Mon serviteur justifiera les multitudes » (Is 53, 10-11)

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Lecture du livre d'Isaïe

Broyé par la souffrance, le Serviteur a plu au Seigneur. Mais, s'il fait de sa vie un sacrifice d'expiation, il verra sa descendance, il prolongera ses jours : par lui s'accomplira la volonté du Seigneur.
A cause de ses souffrances, il verra la lumière, il sera comblé. Parce qu'il a connu la souffrance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés.



Psaume : 32, 4-5, 18-19, 20.22


R/ Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi !


Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu'il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !



2ème lecture : Le grand prêtre compatissant (He 4, 14-16)


Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a pénétré au-delà des cieux ; tenons donc ferme l'affirmation de notre foi.
En effet, le grand prêtre que nous avons n'est pas incapable, lui, de partager nos faiblesses ; en toutes choses, il a connu l'épreuve comme nous, et il n'a pas péché.
Avançons-nous donc avec pleine assurance vers le Dieu tout-puissant qui fait grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.



Evangile : Le Fils de l'homme est venu pour servir (brève : 42-45) (Mc 10, 35-45)


Acclamation : Le Fils de l'homme est venu pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. (Mc 10, 45)





Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s'approchent de Jésus et lui disent : « Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande. »
Il leur dit : « Que voudriez-vous que je fasse pour vous ? »
Ils lui répondirent : « Accorde-nous de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ta gloire. »
Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé ? »
Ils lui disaient : « Nous le pouvons. » Il répond : « La coupe que je vais boire, vous y boirez ; et le baptême dans lequel je vais être plongé, vous le recevrez.
Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder, il y a ceux pour qui ces places sont préparées. »
Les dix autres avaient entendu, et ils s'indignaient contre Jacques et Jean.
Jésus les appelle et leur dit : « Vous le savez : ceux que l'on regarde comme chefs des nations païennes commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur.
Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous :
car le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »



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28° DOMINGO DO TEMPO COMUM (ANO B)

Walter Covens #homilias em português

28 TOB ev

 

    Com o evangelho deste domingo chegamos ao fim da secção « moral » de Marcos que começou no capítulo 8,31 : Jesus então, em resposta à profissão de fé de Pedro,  tinha anunciado, pela primeira vez a sua Paixão e a sua Ressurreição. Esse primeiro anúncio é seguido por uma chamada dirigida à multidão e aos discípulos : «  Se alguém quiser andar atrás de mim, deverá renunciar a si mesmo, tomar a sua cruz e seguir-me (V. 34)..

 

    A moral cristã portanto consiste essencialmente nisto : seguir Jesus, o Messias. Jesus apresenta-se como que o Mestre (9, 17 .38 ; 10,017.20) que ensina com a autoridade de Deus em pessoa : « Este é o meu Filho muito amado. Escutai-o »(9, 7). A moral cristã é uma moral revelada que é muito mais do que um conjunto de preceitos ajuntados à moral natural.

 

    A moral cristã consiste numa comunidade de vida com Jesus. É preciso nunca separar o dogma da moral, Jesus da vida cristã , sob pena de misturar tudo… e deixar caír tudo. Em resumo : não há Jesus sem vida cristã e não há vida cristã sem Jesus !

 

    É de notar também que o cenário dessa secção é duplo : É como numa peça de teatro :  estamos numa alternação… ora « no caminho », ora « em casa ». O caminho, é aquela estrada na qual Jesus anda frente aos seus discípulos, que o seguem assim-assim em direcção à Cruz e à Ressurreição. A casa é o lugar em que os ensina  e responde com paciência às perguntas deles, pois que, muitas vezes, eles não percebem. Para nós, o caminho é o mundo no qual temos que dar testemunho da nossa fé pelo nosso comportamento ; a casa é a Igreja na qual encontramos a comida tão necessária para fortalecer a nossa fé.

 

    Estamos a chegar ao fim dessa secção : pode ser para nós uma oportunidade para a ler toda novamente , com um ponto de vista que ainda não temos considerado explicitamente. Não vou dizer nada de revolucionário. É mesmo clássico na espiritualidade cristã. Essa secção fala no agir cristão, olhando nele três pontos principais que cruzam os domínios principais da vida humana e cristã.

 

    Numa primeira cena , que se passa « em casa » (de Pedro ?), em Cafarnaum (9, 33-50) é o problema de saber quem é o maior, de saber quem está por nós e quem está contra nós. É o problema do poder, da vida « política ».

 

    Com o capítulo 10 ( evangelho de domingo passado), é o poblema do casamento e do divórcio. É o domínio da vida familiar.

 

    Finalmente (evangelho de hoje), é a história do homem rico. É o domínio da vida económica.

 

    Aparece evidente a actualidade daqueles problemas no nosso mundo ( Tenho vontade de dizer, no entanto, que enquanto que a política e a economia são focados em muitos discursos, a família, hoje em dia,  fica o « parente pobre »… mas, vamos para frente !)

 

    Tudo isto , S.Marcos apresenta-o de maneira muito concreta e muito viva, a partir de acontecimentos determinados da vida de cada dia no ambiente em que vivia Jesus. A vida do mundo e a vida cristã não estão separadas por um muro qualquer. Na vida da Igreja encontram-se também os domínios da política, da família e do dinheiro ; isso é evidente ! Estes três domínios dizem respeito aos chamados « três conselhos evangélicos » : obediência na comunidade, castidade relativamente ao matrimónio, a pobreza no uso das riquezas. Tudo isso é necessário para poder entrar no Reino, para entrar na vida, para ser feliz.

 

    Isto supõe que vamos mais longe do que a Lei. Pois a lei não basta. Se a Lei bastasse, isso queria dizer que nós, não precisariamos de Jesus. Ora, já o vimos no problema do matrimónio e do divórcio, Jesus chama-nos para irmos além das discussões jurídicas. No matrimónio, se uma pessoa não comete adultério, está bem. Mas seguir Jesus ainda é outra coisa : não que seja proibido casar para seguir Jesus. Essa é uma compreensão muito estreita, totalmente falsa até, do conselho evangélico de castidade, que diz respeito a toda a gente,a cada qual conforme o seu estado de vida, no casamento ou na vida de solteiro.

 

    O homem do evangelho de hoje (S.Marcos não diz que era um « jovem » mas sim um « homem ») estava casado ou não ? O que sabemos é isto : quando Jesus lhe lembra os mandamentos, nomeadamente aquele que diz : « Não cometerás adultério », o homem responde : Mestre, observei esses mandamentos desde pequeno » Mas quando Jesus o chama para o seguir, torna-se sómbrio e vai embora, muito triste.

 

    Eis portanto um homem que quer ter em herança a vida eterna, que observou os mandamentos desde a sua juventude. No entanto, Jesus diz-lhe : « Só te falta uma coisa ( compreendamos. : observar os mandamentos não chega para entrares na vida, para encontrares a felicidade que procuras). Esta coisa, que é a mais importante, o que é ? O que é que falta à moral natural (a observância dos mandamentos) para ser cristã ?

 

 

    Primeira resposta : vai, vende todos os teus haveres, dá o dinheiro aos pobres e terás um tesouro no Céu. Está certo. A resposta é boa , mas incompleta. O que interessa o homem não é ter um tesouro no Céu. Não é muito mau ter um tesouro no Céu, mas para que serve se não é possível entrar no Céu, se o Céu não é a verdadeira e primeira herança. Ora, é isso que quer o homem. Claro que quem quer ter a vida eterna em herança, é melhor ter là um tesouro. Mas, repito eu, para que serve o tesouro se não  se tem a herança ?

 

    Então, acho eu que sabeis já qual é a outra resposta, que tem de completar a primeira : « … e depois segue-me ». Muito bem ! mas quão exigente ! Então, não chega distribuir aos pobres os seus bens ? – Não ! Isto chega talvez para receber o Prémio Nobel da Paz, mas não para ir ao Céu. – Como ? Está a pedir coisas impossíveis, desumanas !. – Impossíveis, sim aos homens, mas não a Deus. É o próprio Jesus que o diz. Escutai bem : « « Aos homens, é impossível, mas não a Deus ; pois que tudo é possível a Deus »

 

    É de notar o matiz com a palavra anterior : «  Quão difícil aos ricos será a entrada no Reino de Deus !… Meus filhos, quão é difícil entrar no Reino de Deus ! «  O homem pode fazer coisas difíceis e Jesus não veio para  nos dizer o contrário. Mas o que o homem não pode fazer, isto é possível a Deus. Portanto, só Deus é quem o pode fazer.

 

    O que é que não é impossível mas sim diíicil ao homem ? É isto : desembaraçar –se das suas riquezas, renunciar aos seus bens, partilhar com os pobres. Um rapazito da Catequese notava a este propósito com grande perspicácia : « Um camelo está tão preocupado por passar pelo fundo duma agulha  como que um rico por entrar no Reino de Deus ! » Tenho vontade de modificar um pouco  essas palavras, para dizer que um camelo está tão preocupado por passar pelo fundo duma agulha como que um rico para partilhar os seus haveres com os pobres. As pessoas estão mais preocupadas para roubar do que para partilhar … Partilhar … Isso é que é difícil. Caso contrário não valeria a pena de dar o Prémio Nobel aos que o praticam. Mas o que é mais difícil ainda, mesmo que se tenha um Prémio Nobel, é aceitar que, apesar de tudo quanto se pode fazer com a maior generosidade e a maior tecnicidade, o que já é bem difícil, não se encontra a maneira de « pôr fim à fome », se é pemitido falar assim.. Isso é terrivelmente difícil,e muito mais para quem é rico, não só de dinheiro e de bens, mas sobretudo de inteligência, de habilidade e de generosidade.

 

    No evangelho, S Marcos diz isso com muita fineza, se queremos fazer o que é nécessário para o escutar com atenção. Então, mais um pequeno esforço …

 

    A pergunta era esta: « O que é que tenho de fazer para ter em herança a vida eterna ? » A resposta de Jesus foi : « Amen, eu digo-vos : ninguém terá deixado, por causa de mim e  do Evangelho, casa, irmãos, irmãs, mãe, pai, filhos ou terra, que não receba, já neste tempo, o céntuplo : casas, irmãos, irmãs, mães, filhos e terras, com perseguições e, no mundo futuro, a vida eterna. A dificuldade, para entrar no Reino, não é tanto aprender a fazer  como que aprender a receber aquilo que não podemos fazer, depois de ter feito todo o possível para o fazer ! Já foi esta dificuldade que fez obstáculo os nossos primeiros pais, enquanto ainda estavam na justiça original. Quiseram apoderar-se do fruto que só Deus podia lhes dar.

 

    A graça do Espírito Santo, o Pai dos pobres , vem ao socorro da nossa fraqueza. Mas devemos  confessar essa nossa fraqueza. Para o nosso orgulho, é muitíssimo difícil, mas não é impossível, pelo menos se queremos seguir Jesus. Pois, sem Ele, não podemos fazer nada, nem no domínio da política, nem no da família, nem no da economia. A obediência, a castidade e a pobreza não são coisas a fazer, mas sim graças a receber das mãos do Mestre do impossível. Receber é o privilégio da criança. Ora , é mesmo a criança que está no centro desta parte do evangelho . A criança é aquele que sabe  acolher aquilo que não consegue fazer. A graça não é alguma almofada de preguica, mas sim uma aprendizagem difícil da humildade confiante. Pode ser por isso que, na Fátima, há 90 anos, primeiro o Anjo, e depois a Virgem Maria falaram a 3 crianças para lembrar ao mundo inteiro, ameaçado pela guerra e pelo comunismo, a urgência da oração e da penitência.

Pour entrer dans la vie, faire ou accueillir? - Homélie 28° dimanche du Temps Ordinaire B

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)

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Avec l’évangile de ce dimanche nous arrivons à la fin de la section morale de Marc qui a commencé au chapitre 8, verset 31 où, en réponse à la foi de Pierre, Jésus avait annoncé pour la première fois sa Passion et sa Résurrection. Cette première annonce est suivie d’un appel adressé à la foule avec les disciples : Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même ; qu’il prenne sa croix et qu’il me suive (v. 34). La morale chrétienne consiste donc foncièrement à suivre Jésus, le Messie. Jésus nous est présenté comme le Maître (9, 17.38 ; 10, 17.20) qui enseigne avec l’autorité de Dieu en personne : Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Ecoutez-le (9, 7). La morale chrétienne est une morale révélée qui est bien plus qu’un ensemble de préceptes qui viendraient s’ajouter à la morale naturelle. Elle consiste dans une communauté de vie avec Jésus. Encore une fois, il faut donc prendre garde de ne jamais séparer le dogme de la morale, Jésus de la vie chrétienne, sous peine de tout confondre … et d’envoyer tout promener. En résumé : pas de Jésus sans vie chrétienne et pas de vie chrétienne sans Jésus !

 

Remarquez aussi que le décor de cette section est double. Imaginez cela comme dans une pièce de théâtre : nous nous trouvons en alternance « en chemin » et « à la maison ». Le chemin, c’est cette route où Jésus marche à la tête de ses disciples, qui le suivent tant bien que mal vers la Croix et la Résurrection. La maison, c’est le lieu où il leur donne une formation, et où il répond patiemment à leurs questions, car souvent, ils ne comprennent pas. Pour nous, le chemin, c’est le désert de ce monde dans lequel nous devons témoigner de notre foi par notre manière d’agir ; la maison, c’est l’Eglise où nous trouvons une nourriture si nécessaire pour l’approfondissement de notre foi.

 

Puisque nous arrivons à la fin de cette section, ce sera pour nous l’occasion de la relire dans son ensemble sous un angle que nous n’avons pas encore regardé de manière explicite. Je ne vous dirai rien de révolutionnaire. C’est tout ce qu’il y a de plus classique dans la spiritualité chrétienne. Cette section aborde l’agir chrétien en trois points principaux qui recoupent les principaux domaines de la vie humaine et chrétienne.

 

Dans une première scène qui se déroule à la maison (de Pierre ?) à Capharnaüm (9, 33-50), c’est la question de savoir qui est le plus grand, de savoir qui est pour nous et qui est contre nous. C’est la question du pouvoir, de la vie politique.

 

Avec le chapitre 10 (l’évangile de dimanche dernier), c’est la question du mariage et du divorce. C’est le domaine de la vie familiale.

 

Enfin, et c’est l’évangile d’aujourd’hui, c’est le passage de l’homme qui avait de grands biens. C’est le domaine de la vie économique.

 

On voit très bien l’actualité de toutes ces questions encore dans notre monde d’aujourd’hui. (J’ai envie de dire quand même qu’alors que la politique et l’économie font l’objet de nombreux discours, la famille, elle, est le parent pauvre… mais passons…)

 

Tout cela, S. Marc le présente de manière très concrète et très vivante, à partir d’évènements précis de la vie quotidienne dans l’entourage de Jésus. La vie du monde et la vie chrétienne ne sont pas cloisonnées. Dans la vie de l’Eglise, on retrouve aussi le domaine de la politique, de la famille et de l’argent, c’est évident ! Ces trois domaines recouvrent tout naturellement ce qu’il est convenu d’appeler les trois conseils évangéliques : l’obéissance dans la communauté, la chasteté par rapport au mariage, et la pauvreté par rapport aux richesses. Tout cela est nécessaire pour pouvoir entrer dans le Royaume, pour entrer dans la vie, pour être heureux.

 

Cela suppose un dépassement de la loi. Car loi ne suffit pas. Si la loi suffisait, cela voudrait dire que nous n’aurions pas besoin de Jésus. Or, nous l’avons vu dans la question du mariage et du divorce, Jésus nous appelle à un dépassement des disputes juridiques. Dans le mariage, si quelqu’un ne commet pas l’adultère, c’est bien. Mais suivre Jésus, c’est encore autre chose. Non pas que pour suivre Jésus, il soit interdit de se marier. C’est une conception trop étroite, et même carrément erronée, du conseil évangélique de la chasteté, qui s’adresse à tout le monde, à chacun selon son état de vie, dans le mariage ou dans la vie célibataire.

 

L’homme de l’évangile d’aujourd’hui (S. Marc ne dit pas que c’est un « jeune homme » mais « un homme »), était-il marié ou pas ? Ce que nous savons, c’est que quand Jésus lui rappelle les commandements, notamment celui qui dit : ne commets pas d’adultère, l’homme répond : Maître, j’ai observé ces commandements depuis ma jeunesse. Mais quand Jésus l’appelle le suivre, il devint sombre et s’en alla tout triste.

 

Voilà donc un homme qui veut avoir en héritage la vie éternelle, qui a observé les commandements depuis sa jeunesse. Et pourtant, Jésus lui dit : Une seule chose te manque (sous-entendu : car observer les commandements, cela ne suffit pas pour entrer dans la vie, pour trouver ce bonheur que tu cherches). Cette chose, qui est la plus importante, qu’est-ce que c’est ? Autrement dit : qu’est-ce qui manque à la morale naturelle (l’observance des commandements) pour être chrétienne ?

 

Première réponse : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel. Bien sûr. C’est une bonne réponse, mais elle est incomplète. Ce qui intéresse l’homme, ce n’est pas d’avoir un trésor dans le ciel. Ce n’est pas si mal d’avoir un trésor dans le ciel, mais à quoi cela sert-il si on n’y entre pas soi-même, si on n’a pas le ciel en héritage ? Or, c’est bien cela qui intéresse l’homme. Et il est évident que si on veut avoir en héritage la vie éternelle, il vaut mieux y avoir un trésor. Mais, je répète, à quoi bon le trésor si on n’a pas l’héritage ?

 

Alors je pense que vous savez quelle est l’autre réponse qui doit venir compléter la première : puis viens et suis-moi. Très bien ! Mais comme c’est exigeant ! Il ne suffit donc pas de distribuer aux pauvres ce qu’on a ? – Non ! Cela suffit peut-être pour avoir le Prix Nobel de la Paix, mais pas pour aller au ciel. –  Comment ? Mais vous demandez des choses impossibles, inhumaines ! – Impossibles, oui, pour l’homme, mais pas pour Dieu. Jésus le dit lui-même. Ecoutez bien : Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible pour Dieu.

 

Remarquez la nuance avec la parole précédente : Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le Royaume de Dieu ! … Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le Royaume de Dieu ! L’homme peut faire ce qui est difficile, et Jésus n’est pas venu pour nous en dispenser. Mais ce que l’homme ne peut pas faire, est possible à Dieu. Donc, seul Dieu peut le faire.

 

Qu’est-ce qui est non pas impossible mais difficile à l’homme ? C’est de se détacher des richesses, c’est de renoncer à ses biens, c’est de partager avec les pauvres. Un garçon du catéchisme remarquait à ce propos avec beaucoup de perspicacité : « Un chameau se soucie tout autant de passer par le trou d’une aiguille qu’un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ! » Je serais tenté de modifier légèrement cette remarque, et de dire qu’un chameau se soucie tout autant de passer par le trou d’une aiguille qu’un riche de partager ses biens avec les pauvres ». On se soucie bien davantage de voler que de partager… Partager, c’est difficile. Sinon on ne donnerait pas un Prix Nobel à ceux qui le font. Mais ce qui est difficile surtout, même quand on a le Prix Nobel, c’est d’admettre que malgré tout ce qu’on peut faire avec la pus grande générosité et la plus haute technicité, et qui est déjà très difficile, on ne trouve pas une solution satisfaisante pour « mettre fin à la faim », si je puis dire. Cela est terriblement difficile, d’autant plus que l’on est riche, non seulement en argent et en biens, mais surtout en intelligence, en savoir-faire et en générosité.

 

Dans l’évangile, S. Marc nous dit cela très finement mais avec beaucoup de force, si l’on prend la peine de l’écouter avec attention. Alors, encore un petit effort…

 

La question de l’homme était : que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? La réponse de Jésus est : Amen, je vous le dis : personne n’aura quitté, à cause de moi et de l’Evangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions et, dans le monde à venir, la vie éternelle. La difficulté pour entrer dans le Royaume, ce n’est pas tant d’apprendre à faire, que d’apprendre à recevoir ce que l’on ne peut pas faire, après avoir tout essayé pour le faire ! C’est sur cette difficulté qu’ont buté déjà nos premiers parents, alors qu’ils étaient encore dans l’état de justice originelle. Ils ont voulu accaparer le fruit que seul Dieu pouvait leur donner.

 

La grâce de l’Esprit Saint, le Père des pauvres, vient au secours de notre faiblesse. Mais nous devons reconnaître cette faiblesse. Pour notre orgueil, c’est terriblement difficile, mais pas impossible, du moins si l’on veut suivre Jésus. Car sans lui, nous ne pouvons rien faire, ni dans le domaine de la politique, ni dans celui de la famille, ni dans celui de l’économie. L’obéissance, la chasteté et la pauvreté ne sont pas d’abord des choses à faire, mais des grâces à recevoir des mains du Maître de l’impossible. Recevoir, c’est le privilège de l’enfant. C’est bien l’enfant qui est au cœur de toute cette partie de l’évangile. L’enfant, c’est celui qui sait accueillir ce qu’il n’arrive pas à faire lui-même, tant qu’il ne peut pas le faire lui-même. La grâce n’est pas un oreiller de paresse, mais un apprentissage difficile de l’humilité confiante. Ce n’est pas sans raison qu’à Fatima, il y a quatre-vingt-dix ans, d’abord l’ange, et ensuite la Vierge Marie se sont adressé à trois enfants pour rappeler au monde entier, menacé par la guerre et par le communisme, l’urgence de la prière et de la pénitence.

 

En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda ...

En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda ...

Pour entrer dans la vie, faire ou accueillir? - Homélie 28° dimanche du Temps Ordinaire B

Lectures 28° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

1ère lecture : Les trésors de la Sagesse (Sg 7, 7-11)

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Lecture du livre de la Sagesse

J'ai prié, et l'intelligence m'a été donnée. J'ai supplié, et l'esprit de la Sagesse est venu en moi.
Je l'ai préférée aux trônes et aux sceptres ; à côté d'elle, j'ai tenu pour rien la richesse ;
je ne l'ai pas mise en comparaison avec les pierres précieuses ; tout l'or du monde auprès d'elle n'est qu'un peu de sable, et, en face d'elle, l'argent sera regardé comme de la boue.
Je l'ai aimée plus que la santé et que la beauté ; je l'ai choisie de préférence à la lumière, parce que sa clarté ne s'éteint pas.
Tous les biens me sont venus avec elle, et par ses mains une richesse incalculable.




Psaume : 89, 12-13, 14-15, 16-17cd


R/ Rassasie-nous de ton amour : nous serons dans la joie.

Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos coeurs pénètrent la sagesse.
Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Rends-nous en joies tes jours de châtiment
et les années où nous connaissions le malheur.

Fais connaître ton oeuvre à tes serviteurs
et ta splendeur à leurs fils.
 
Consolide pour nous l'ouvrage de nos mains ;
oui, consolide l'ouvrage de nos mains.




2ème lecture : « Elle est vivante, la parole de Dieu » (He 4, 12-13)


Lecture de la lettre aux Hébreux

Elle est vivante, la parole de Dieu, énergique et plus coupante qu'une épée à deux tranchants ; elle pénètre au plus profond de l'âme, jusqu'aux jointures et jusqu'aux moelles ; elle juge des intentions et des pensées du coeur.
Pas une créature n'échappe à ses yeux, tout est nu devant elle, dominé par son regard ; nous aurons à lui rendre des comptes.




Evangile : Tout abandonner pour suivre Jésus (brève : 17-27) (Mc 10, 17-30)


Acclamation : Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux ! (Mt 5, 3)




Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Personne n'est bon, sinon Dieu seul.
Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d'adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »
L'homme répondit : « Maître, j'ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. »
Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l'aimer. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. »
Mais lui, à ces mots, devint sombre et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu ! »
Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend : « Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu.
Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. »
De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »
Jésus les regarde et répond : « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »
Pierre se mit à dire à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. »
Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, des frères, des soeurs, une mère, un père, des enfants ou une terre,
sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, soeurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.




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Lectures 28° dimanche du Temps Ordinaire B

25° DOMINGO COMUM (ANO B) – QUANDO A CRIANÇA APARECE

Walter Covens #homilias em português
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       Um pároco duma freguesia de França relata como o bispo dele, um dia, lhe aconselhou fazer estudar o Evangelho de S.Marcos às crianças da catequese. Conforme o conselho do bispo, o pároco trabalhou o comentário dum monge benedictino belga, o qual apresenta o evangelho de S.Marcos como sendo organizado à volta de duas perguntas : " Quem é Jesus ? " - " Como andar atrás dele ? ". O padre fala nisso com as catequistas, que respondem : " Pois não ! Senhor Padre! É muito abstracto para crianças de 6ème et alunos mais interessados pelos factos de sociedade e pelos problemas da sua idade… "

       Pouco tempo depois disso, havia nesta freguesia um dia de preparação para a Profissão de Fé. Da parte da manhã, o padre, que queria seguir os conselhos do seu bispo mais do que os das catequistas, pede às crianças para trabalharem sobre o " prólogo " de S.Marcos : o Baptismo de Jesus (" Tu és o meu Filho muito amado "). De tarde, antes das confissões, ele explica o episódio de Jesus a expulsar os demónios : " Sou sacerdote desde há quase 25 anos… e nunca tive confissões como esta vez ", disse ele. A partir daí as crianças começaram a " esvaziar o seu saco " e a dizer todos os venenos que tinham absorvido mediante " góticos satanistas " e sítios " pornos ", seguidos de tentativas de suicídio ou de fuga. Pela primeira vez da sua vida, com mais de 60 jovens, não houve o mínimo problema de disciplina. Nunca os cadernos tinham sido tão limpos e bem ilustrados.

       Era no ano passado. Este ano, ele continua com S.Lucas. Tem o projecto de estudar os 4 evangelhos no espaço de 4 anos. No fim de 4 anos, o coração daqueles jovens há-de ser bem alimentado e preparado para enfrentar as tempestades.

       Em princípio, lembro-vos isto mais uma vez, o objectivo da liturgia da Palavra, nos domingos do Tempo Comum é este : ajudar- nos a todos – e não só as crianças da catequese- a fazer uma leitura continua dos três evangelhos sinópticos. Infelizmente, nestes últimos domingos, assim como nos seguintes, há bastantes excepções. Já houve um corte entre o 24° e o 25° domingo. Haverá mais um entre o 30° e o 31°. Por isso é que é muito importante não perder de vista a continuação dos evangelhos do 25° até ao 28° domingo ; caso contrário, os trechos proclamados não passavam de anedotas sem pés nem cabeça, das quais se tentaria em vão tirar lições para hoje.

       Na secção anterior, já o disse na homilia de domingo passado, o problema central era : " AQUELE JESUS, QUEM É, AFINAL ? " É portanto esta a questão da FÉ. A secção nova, que começa com o evangelho de hoje responde à esta pergunta : " QUAL O COMPORTAMENTO CARACTERÍSTICO DOS DISCÍPULOS DE CRISTO ? " Vamos, pois, tentar perceber o movimento, bem como a estructura dessa parte do evangelho, que é do campo da moral..

       Esse trecho (9,33 – 10,31) fica entre " o segundo e o terceiro anúncio da Paixão " (9,30-32 e 10,32-34) Antes de mais nada, vamos tentar rapidamente -(não é nada complicado, como vamos ver ; e podereis fazer o exercício em casa com os vossos filhos)- reparar o vocabulário significativo daquela parte. O que chama primeiro a nossa atenção, é isto : a utilização frequente da expressão " entrar na vida ", " entrar no Reino ". Ora nunca Jesus diz qual é aquele reino. Só diz que temos de o procurar, de esperar por ele, de o acolher. Portanto, é uma realidade misteriosa e desconcertante, a respeito da qual Jesus só diz a que se assemelha, mas nunca o que ela é. Para saber o que é o Reino de Deus, temos que seguir Jesus, e mais nada !

       No evangelho de domingo passado, Jesus confessado como Messias pelos Doze, lançara uma chamada inaudita : " Se alguém quiser andar atrás de mim, renuncie a si mesmo, tome a sua cruz e siga-me (8,34). A moral cristã, afinal, não é outra coisa a não ser esta : formar com Jesus, confessado como Messias, como Filho do homem sofredor, uma comunidade de vida até ao fim. Quem quiser desatar a moral cristã da pessoa de Cristo, já não é cristão, uma vez que a moral cristã é precisamente esta : um convite para ser e para viver " como Jesus ".

       O que acabo de lembrar é imprescindível para depois perceber as regras do comportamento ( o caminho a seguir, a moral) que darão aos discípulos de Cristo a possibilidade de entrar na Vida, de entrar no Reino de Deus. Essas regras estão apresentadas com forma de paradoxos, como que um derrubamento total dos valores habitualmente admitidos pelos homens. Por exemplo, no evangelho de hoje, Jesus diz : " Se alguém quer ser o primeiro, seja o último de todos e o servidor de todos (9,35). Encontraremos outra vez esse paradoxo ( procedimento de inclusão) no fim desta secção (10,31). Há outros entre os dois. Podereis notá-los em casa.

       Estes paradoxos manifestam o derrubamento dos valores feito pela moral cristã, em relação com a moral humana. Frente a estas exigências, a reacção habitual é dizer assim : " Não é nada evidente, Senhor Padre ! " Aquele receio diante das dificuldades da vida cristã aflora no texto evangélico cada vez que se fala da Paixão de Jesus, aqui em 9,32 : " Os discípulos não percebiam essas palavras e tinham medo de o interrogar ". Cada vez que a Igreja lembra tal ou tal exigência da moral cristã, é a mesma reacção, o mesmo medo que se manifesta.

       Um exemplo entre muitos outros : a proclamação, no ano de 1968, da Encíclica " Humanae vitae " pelo Papa Paulo VI ; (Publicarei esta semana nas ‘Homilias a tempo e a contratempo’ o texto escrito pelo Padre Pio ao Papa 11 dias antes de morrer, e publicado no " Osservatore Romano " uma semana mais tarde, como que um testamento…) Todo o contexto dessa encíclica do papa, por um lado, e da carta do Pe Pio por ocasião da publicação dela, por outro lado, são, acho eu, uma ilustração perfeita daquele clima de medo diante das exigências da moral cristã, as quais são finalmente as exigências da Cruz de Cristo. Surge então a tentação de desobediência. Quantos cristãos, católicos, não cairam nessa tentação e continuam a cair ? O tema da encíclica evidentemente não dizia respeito ao Padre Pio, que tinha feito o voto de castidade, Mas ele obedeceu intelectualmente, ao invês doutros sacerdotes e religiosos, que ousaram , nessa altura, ensinar abertamente o contrário daquilo que dizia o papa. Além disso, tinha sofrido muito apesar de fielmente por causa daquela submissão quando foi alvo de acusações e de sanções injustas da parte, nomeadamente, de alguns bispos. Era capaz,portanto, de experimentar pessoalmente a Paixão de Cristo !

       Seguir Cristo, nestas condições, quer que seja a vocação de cada pessoa, é dizer com Ele : " Deve-se ". " Pela primeira vez ensinou-lhes que devia o Filho do homem sofrer muito, ser rejeitado pelos anciãos e escribas, ser morto, e depois de três dias, ressuscitar " (8.31) Aquele " devia " não tem nada de comum com a fatalidade. Está no evangelho de domingo passado.

       No evangelho de hoje, é a segunda vez : " O Filho do hemem é entregue às mãos dos homens ; matá-lo-ão e, três dias depois de morrer, ressuscitará ". Na Cruz, não é primeiro o sofrimento físico que dá medo, é o sofrimento espiritual da obediência (ser entregue), da renúncia à vontade própria, aos raciocinios próprios, sobretudo quando Jesus é seguido para ser " o maior, o primeiro ". Mas não é o querer ser grande que é oposto à vontade de Deus e à moral cristã. A obediência ( e a humilidade, que anda com ela) não consiste no aniquilamento próprio, não é, como pensava Nietzsche, a virtude dos fracos : " Eis que vos ensino o " Sobre-Homem ", escrevia. O Sobre-Homem é o sentido da terra. Que a vossa vontade diga : Que o Sobre-Homem seja o sentido da terra " (em " Also sprach Zarathustra ", livro que o próprio Nietzsche apresenta com que um " 5° evangelho ")

       No Reino de Deus, os obedientes são quem reinam, as crianças são quem governam. Por isso é que Jesus pega numa criança : " colocou-o no meio deles, beijou-o e disse : ‘Quem acolhe em meu nome uma criança como esta, acolhe-me. E quem me acolhe não me acolhe a mim, mas acolhe Aquele que me enviou. Sto Hilário diz : " Através da palavra ‘criança’, o Senhor significa todos quantos acreditam pela fé depois de escutar… como crianças, que seguem o pai, amam a mãe, confiam no que lhes dizem. O costume e a vontade de tais disposições encaminham-nos para o Reino dos Céus. Se nos convertemos à simplicidade das crianças, irradiamos à nossa volta a humildade do Senhor ".

       No domingo que vem, vamos celebrar a festa de Santa Teresinha do Menino Jesus e da Santa Face. Peçamos-he esta graça. No meu " blog " : " Marie, éToile de l’évangélisation " encontrareis todos os dias desta semana uma oração de novena que vos poderá ajudar neste sentido. Boa caminhada com Jesus ! E chegados à casa, não tenhais receio de lhe fazer perguntas. Ele veio não só para caminhar, mas tambm para ficar convosco.



(Tradução G.Jeuge)

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