Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Lectures et Homélie pour le 6e Dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012

Voici les liens vers les lectures du Sixième Dimanche du Temps Ordinaire, avec la peinture illustrant le psaume, ainsi que mon homélie correspondante de 2009. Bonne préparation !

 

 

Liturgie de la Parole 6° dimanche du Temps Ordinaire B

 

6-TOB-ps.jpg

 

Psaume 101 [102]

R/ N'oublie pas, Seigneur, le cri des malheureux.

Seigneur, entends ma prière :
que mon cri parvienne jusqu'à toi !
Ne me cache pas ton visage
le jour où je suis en détresse !

Mes jours s'en vont en fumée,
mes os comme un brasier sont en feu ;
mon coeur se dessèche comme l'herbe fauchée,
j'oublie de manger mon pain.

À force de crier ma plainte,
ma peau colle à mes os.
Mais toi, Seigneur, tu es là pour toujours ;
d'âge en âge on fera mémoire de toi.

Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s'est penché ;
du ciel, il regarde la terre
pour entendre la plainte des captifs
et libérer ceux qui devaient mourir.

 

Homélie 6 T.O.B 2009 - Participation du corps à la liturgie

Chine. Le cardinal Zen contre Sant'Egidio

dominicanus #actualités

Et aussi contre une revue de Communion et Libération. "Avec un bon cœur, on peut faire des choses mauvaises", écrit-il. Et il explique pourquoi les diplomaties parallèles de ces deux mouvements font plus de mal que de bien aux catholiques chinois 

 

cardinal-zen.jpg


ROME, le 9 février 2012 – À l’issue de la première journée du grand événement international "Jésus notre contemporain" – qui a commencé aujourd’hui à Rome et auquel www.chiesa a consacré son précédent article – l’attention est attirée par une interview accordée au père Bernardo Cervellera par le cardinal Joseph Zen Zekiun, combattant indomptable de la liberté et de l'unité de l’Église catholique en Chine.

Mais déjà, la veille de cette prise de parole publique, le combatif cardinal avait montré quel genre d’homme il est. Dans un article cinglant diffusé par "Asia News", l'agence de presse de l’Institut Pontifical des Missions Étrangères qui publie aussi ses articles en chinois et est justement dirigée par le père Cervellera.

Le cardinal Zen a voulu ajouter à son article ce sous-titre : "En dialogue avec la Communauté de Sant'Egidio et avec Gianni Valente de '30 Jours'".

Un sous-titre qui dit tout de suite quelle est la double cible de la polémique lancée par le cardinal.

Le cardinal Zen reproche à la Communauté de Sant'Egidio d’avoir invité avec tous les honneurs au meeting interreligieux de Munich – organisé en grande pompe par cette communauté du 11 au 13 septembre 2011 – un évêque chinois qui a gravement désobéi au pape en participant, le 14 juillet dernier, à l'ordination illicite d’un nouvel évêque non approuvé par Rome mais imposé par les autorités chinoises.

Le cardinal Zen reproche à la revue "30 Jours" et à son spécialiste des affaires chinoises, Gianni Valente, d’avoir interviewé – sans rien objecter à ses affirmations – ce même évêque "qui porte gravement préjudice à l’unité de l’Église" et qui, d’autre part, "n’est pas libre de dire ce qu’il pense", dans la mesure où il est solidement tenu par le régime communiste.

La revue "30 Jours" a un important rayon d’action. Elle est publiée en six langues et envoyée gratuitement à de nombreux évêques et supérieurs religieux dans le monde entier. Elle est dirigée par le sénateur à vie Giulio Andreotti, ancien premier ministre et ministre des Affaires étrangères de nombreux gouvernements italiens. Et elle est rédigée par des gens qui appartiennent à Communion et Libération.

Communauté de Sant'Egidio, Communion et Libération : ces deux mouvements sont connus pour leur engagement à l’échelle internationale. Le premier y a même gagné le surnom d’"ONU du Trastevere", du nom du quartier de Rome où se trouve son siège.

Mais cela ne signifie pas que la diplomatie vaticane porte toujours un jugement positif sur l'activisme de ces deux diplomaties parallèles.

Bien au contraire. Les dirigeants qui, au Vatican, s’occupent de la Chine considèrent que les activités de la Communauté de Sant'Egidio et celles de "30 Jours" en ce qui concerne ce pays font plus de mal que de bien, dans la mesure où elles sont trop influencées par la politique de Pékin.

En ce qui concerne la Communauté de Sant'Egidio, cette sujétion au régime a été constante depuis que ce mouvement s’occupe de la Chine. Dans le cas de la revue de Communion et Libération, en revanche, c’est une nouveauté qui date de ces dernières années.

Dans le passé, la communauté fondée par le père Luigi Giussani s’était en effet distinguée par son combat acharné en faveur des communautés chrétiennes opprimées par le pouvoir communiste, dans les pays de l'ex empire soviétique.

Même alors, l'anti-diplomatie de CL n’était pas bien vue par les autorités vaticanes, qui cherchaient au contraire à négocier des concessions même minimes, mais à prix élevé, avec les régimes communistes. C’était l’époque de ce que l’on appelait l’Ostpolitik, dont le principal stratège était Agostino Casaroli, d’abord ministre des Affaires étrangères puis secrétaire d’état.

Dans l'article du cardinal Zen publié par "Asia News" il y a un passage très intéressant. C’est celui où il accuse le Saint-Siège d’avoir voulu réactiver avec la Chine, ces dernières années, précisément la "désastreuse" diplomatie de l'Ostpolitik.

Le principal responsable de ce retour au passé aurait été – selon Zen – le cardinal Ivan Dias, en sa qualité de préfet de la congrégation vaticane pour l'évangélisation des peuples entre 2006 et 2011. Dias venait de la diplomatie vaticane, où il avait travaillé avec Casaroli.

Mais aujourd’hui il y a au dicastère "de propaganda fide" un nouveau stratège pour les relations avec la Chine, qui ignore les faiblesses et qui est très proche de Zen, l'archevêque chinois Savio Hon Taifai.

En conséquence, le contraste s’est accentué entre la fermeté retrouvée du Saint-Siège en ce qui concerne la Chine et les initiatives de la Communauté de Sant'Egidio ou de "30 Jours".

Le cardinal Zen décrit clairement ce contraste, à la fin de son article publié par "Asia News" :

"Le vrai bien, pour l’Église qui est en Chine, ce n’est pas de continuer à marchander avec des organismes qui sont non seulement étrangers mais clairement hostiles à l’Église, mais de mobiliser les évêques et les fidèles pour qu’ils s’en débarrassent".

Voici le lien permettant de lire le texte intégral de son article :

> Zen : Quel est le vrai bien pour l'Église en Chine

Et voici l'interview consacrée par "30 Jours" à l’évêque chinois Jean-Baptiste Li Suguang, contre laquelle le cardinal Zen s’est insurgé :

> "L'Église en Chine n'a pas changé un iota à la Tradition apostolique"



À propos de l’opposition entre la diplomatie du Saint-Siège et la Communauté de Sant'Egidio :

> Journal du Vatican / Sant'Egidio en liberté surveillée (29.12.2011)

Un effet de cette opposition est la froideur avec laquelle la secrétairerie d’état du Vatican a accueilli la récente nomination du fondateur de la Communauté de Sant'Egidio, Andrea Riccardi, comme ministre de l'actuel gouvernement italien.


Tous les articles de www.chiesa à ce sujet :

> Focus CHINE

Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

Philippe Léonard, La prière de Jésus et la proclamation du Royaume

dominicanus #La vache qui rumine B 2012

 

Jesus-priere.jpg

 

Bien avant l’aube, Jésus sort seul pour prier. À la différence de Luc, Marc mentionne rarement la prière de Jésus. Simon se détache pour la première fois sur le lot des autres disciples (v. 36). La réponse de Jésus à la requête des disciples est un impératif ('' Partons ailleurs ''). De manière explicite, Jésus associe pour la première fois ses disciples à sa mission même s’il est le seul qui proclame la Bonne Nouvelle dans les synagogues. Cette mission consiste dans une proclamation qui ne doit pas se limiter à un lieu précis. Le verbe '' proclamer '' est ici employé, en grec, de manière absolue, sans précision quant au contenu de la proclamation. Mais depuis 1, 14-15, le lecteur sait que le cœur de la prédication de Jésus porte sur la proximité du Règne de Dieu.

© Philippe Léonard Cahier Évangile n° 133 (septembre 2005) pages 11-15.

Père Daniel Ange, Invité d'Un coeur qui écoute - KTO

dominicanus #Il est vivant !

Après trente ans de vie monastique dont douze au Rwanda et bouleversé par la détresse des jeunes, Daniel-Ange ressent un appel : leur transmettre l'amour de Dieu et le don de la Vie. Ordonné prêtre en 1981, il fonde en 1984 jeunesse-lumière, une des premières écoles catholiques d'évangélisation en Europe. Engagé également dans la communion entre les églises catholiques et orthodoxes, il réalise des tournées d'évangélisation dans une quarantaine de pays. À l'occasion de la publication de son dernier livre La mort et l'au-delà - Noël éternel, qui clôt sa série « Ces lieux où toucher Dieu », il est l'invité d'Un coeur qui écoute.

 

 

Diffusé le 06/02/2012 / Durée 26 mn

Benoît XVI, Silence et Parole : chemin d’évangélisation (Message pour la 46e Journée Mondiale des Communications Sociales 20 mai 2012)

dominicanus #La vache qui rumine B 2012

Je n'ai pas encore posté ce message. L'évangile de ce 5e dimanche du Temps Ordinaire de l'Année B me paraît une occasion favorable. L'on y voit Jésus, pourtant très occupé par la foule qui le presse de toutes parts, prendre le temps de la prière silencieuse, à l'écart. A pareille date, il y a trois ans, j'avais déjà choisi d'y consacrer mon homélie, dans le cadre de la liturgie. Aujourd'hui, c'est l'importance du silence dans l'évangélisation que l'on peut mettre en lumière à l'aide de ce beau message du Saint-Père qui en a étonné plus d'un...

 


 

43e-journee-mondiale-communications-sociales.jpg



Chers frères et sœurs,

A l’approche de la Journée Mondiale des Communications Sociales 2012, je désire partager avec vous quelques réflexions sur un aspect qui malgré son importance, est quelquefois négligé dans le processus humain de la communication. Il s’agit du rapport entre silence et parole dont l’importance doit être particulièrement soulignée aujourd’hui. Silence et parole sont deux moments de la communication qui doivent s'équilibrer, se succéder et se compléter pour parvenir à un dialogue authentique et à une profonde proximité entre les personnes. Lorsque parole et silence s'excluent mutuellement, la communication se détériore, soit parce qu’elle provoque un certain étourdissement, soit au contraire parce qu’elle crée un climat de froideur ; lorsque, en revanche, ils se complètent harmonieusement, la communication acquiert valeur et cohérence.

Le silence fait partie intégrante de la communication et sans lui aucune parole riche de sens ne peut exister. Dans le silence nous écoutons et nous nous connaissons mieux nous-mêmes ; dans le silence, la pensée naît et s’approfondit, nous comprenons avec une plus grande clarté ce que nous voulons dire ou ce que nous attendons de l'autre, nous choisissons comment nous exprimer. Se taire permet à l'autre personne de parler, de s’exprimer elle-même, et à nous de ne pas rester, sans une utile confrontation, seulement attachés à nos paroles ou à nos idées. Ainsi s’ouvre un espace d’écoute mutuelle et une relation humaine plus profonde devient possible. Dans le silence, par exemple, se saisissent les instants les plus authentiques de la communication entre ceux qui s'aiment : le geste, l'expression du visage, le corps comme signes qui révèlent la personne. Dans le silence, la joie, les préoccupations, la souffrance parlent et trouvent vraiment en lui une forme d'expression particulièrement intense. Le silence permet donc une communication bien plus exigeante, qui met en jeu la sensibilité et cette capacité d'écoute qui révèle souvent la mesure et la nature des liens. Là où les messages et l'information sont abondants, le silence devient essentiel pour discerner ce qui est important de ce qui est inutile ou accessoire. Une réflexion profonde nous aide à découvrir la relation existante entre des événements qui à première vue semblent indépendants les uns des autres, à évaluer, à analyser les messages ; et cela permet de partager des opinions pondérées et pertinentes, donnant vie à une connaissance authentique partagée. Il est donc nécessaire de créer une atmosphère propice, comme une sorte d'« écosystème » qui sache équilibrer silence, parole, images et sons.

Une grande partie de la dynamique actuelle de la communication est orientée par des questions en quête de réponses. Les moteurs de recherche et les réseaux sociaux sont le point de départ de la communication pour beaucoup de personnes qui cherchent des conseils, des suggestions, des informations, ou des réponses. De nos jours, internet devient toujours plus le lieu des questions et des réponses ; bien plus, l'homme contemporain est souvent bombardé de réponses à des questions qu’il ne s’est jamais posées et soumis à des besoins qu’il n'aurait pas ressentis. Le silence est précieux pour favoriser le nécessaire discernement parmi tant de sollicitations et tant de réponses que nous recevons, précisément pour reconnaître et focaliser les questions vraiment importantes. De toute façon, dans le monde complexe et varié de la communication, l'attention d’un grand nombre se concentre sur les questions ultimes de l'existence humaine : Qui suis-je ? Que puis-je savoir ? Que dois-je faire ? Que puis-je espérer ? Il est important d’accueillir les personnes qui formulent ces interrogations, en ouvrant la possibilité d’un dialogue profond, fait de parole, de confrontation, mais également d'invitation à la réflexion et au silence. Parfois, celui-ci peut être bien plus éloquent qu’une réponse hâtive et permettre à qui  s’interroge de descendre au plus profond de lui-même et de s'ouvrir à ce chemin de réponse que Dieu a inscrit dans le cœur de l'homme.

Ce flux incessant de questions manifeste, au fond, l'inquiétude de l'être humain toujours à la recherche de vérités, petites ou grandes, qui donnent un sens et une espérance à l'existence. L'homme ne peut se contenter d'un simple et tolérant échange d’opinions sceptiques et d’expériences de vie : tous, nous sommes des chercheurs de vérité et partageons ce profond désir, spécialement à notre époque où « lorsque les personnes s'échangent des informations, déjà elles partagent d'elles-mêmes, leur vision du monde, leurs espoirs, leurs idéaux » (Message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales 2011).

Il faut considérer avec intérêt les diverses formes de sites, d'applications  et de réseaux sociaux qui peuvent aider l'homme d'aujourd'hui à vivre des moments de réflexion et d’interrogation authentique, mais qui peuvent aussi l’aider à trouver des espaces de silence, des occasions de prière, de méditation ou de partage de la Parole de Dieu. Dans la substance de brefs messages, souvent pas plus longs qu'un verset biblique, on peut exprimer des pensées profondes à condition que personne ne néglige le soin de cultiver sa propre intériorité. Il n'y a pas lieu de s'étonner que, dans les différentes traditions religieuses, la solitude et le silence soient des espaces privilégiés pour aider les personnes non seulement à se retrouver elles-mêmes mais aussi à retrouver  la Vérité qui donne sens à toutes choses. Le Dieu de la révélation biblique parle également sans paroles : « Comme le montre la croix du Christ, Dieu parle aussi à travers son silence. Le silence de Dieu, l’expérience de l’éloignement du Tout-Puissant et du Père est une étape décisive du parcours terrestre du Fils de Dieu, Parole incarnée. (…) Le silence de Dieu prolonge ses paroles précédemment énoncées. Dans ces moments obscurs, il parle dans le mystère de son silence » (Exhortation apostolique postsynodale, Verbum Domini, 30 septembre 2010, n. 21). Dans le silence de la Croix, l'éloquence de l'amour de Dieu vécu jusqu'au don suprême, parle. Après la mort du Christ, la terre demeure en silence et le Samedi Saint, lorsque « le Roi dort et le Dieu fait chair réveille ceux qui dorment depuis des siècles » (cf. Office des Lectures du Samedi Saint), résonne la voix de Dieu remplie d’amour pour l'humanité.

Si Dieu parle à l'homme aussi dans le silence, de même l'homme découvre dans le silence la possibilité de parler avec Dieu et de Dieu. « Nous avons besoin de ce silence qui devient contemplation et qui nous fait entrer dans le silence de Dieu pour arriver ainsi au point où naît la Parole, la Parole rédemptrice. » (Homélie du Pape Benoît XVI à la concélébration avec la Commission Théologique Internationale, Chapelle Redemptoris Mater, 6 octobre 2006). Pour parler de la grandeur de Dieu, notre langage se révèle toujours inadéquat et ainsi s’ouvre l'espace de la contemplation silencieuse. De cette contemplation naît dans toute sa force intérieure l'urgence de la mission, la nécessité impérieuse « de communiquer ce que nous avons vu et entendu », pour que tous soient en communion avec Dieu (cf. 1 Jn 1,3). La contemplation silencieuse nous immerge dans la source de l’Amour, qui nous conduit vers notre prochain, pour sentir sa douleur et lui offrir la lumière du Christ, son Message de vie, son don d’amour total qui sauve.

Dans la contemplation silencieuse se révèle ensuite, encore plus fortement, cette Parole Eternelle par laquelle le monde fut créé, et l’on comprend le dessein de salut que Dieu réalise à travers ses paroles et ses gestes dans toute l'histoire de l'humanité. Comme le rappelle le Concile Vatican II, la Révélation divine « se réalise par des actions et des paroles intrinsèquement liées entre elles, si bien que les œuvres, accomplies par Dieu dans l’histoire du salut, manifestent et corroborent la doctrine et les réalités signifiées par les paroles, et que les paroles de leur côté, proclament les œuvres et élucident le mystère qui y est contenu ». (Dei Verbum, n. 2). Et ce dessein de salut culmine dans la personne de Jésus de Nazareth, médiateur et plénitude de toute la Révélation. Il nous a fait connaître le vrai Visage de Dieu Père et par sa Croix et sa Résurrection, il nous a fait passer de l'esclavage du péché et de la mort à la liberté des enfants de Dieu. La question fondamentale sur le sens de l'homme trouve dans le Mystère du Christ la réponse capable d’apaiser l'inquiétude du cœur humain. C’est de ce Mystère que naît la mission de l'Église, et c’est ce Mystère qui pousse les chrétiens à se faire messagers d’espérance et de salut, témoins de cet amour qui promeut la dignité de l'homme et construit justice et paix.

Silence et parole. S'éduquer à la communication veut dire apprendre à écouter, à contempler, bien plus qu'à parler, et ceci est particulièrement important pour les acteurs de l’évangélisation : silence et parole sont les deux éléments essentiels et parties intégrantes de l’action de communiquer de l'Église, pour un renouveau de l’annonce du Christ dans le monde contemporain. À Marie, dont le silence « écoute et fait fleurir la Parole » (Prière pour l'Agora des Jeunes à Lorette, 1-2 septembre 2007), je confie toute l'œuvre d'évangélisation que l'Église accomplit à travers les moyens de communication sociale.

Du Vatican, le 24 janvier 2012, Fête de saint François de Sales

 

BENEDICTUS PP. XVI

 

© Copyright 2012 - Libreria Editrice Vaticana

Lectures et Homélie pour le 5e Dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012

Voici les liens vers les lectures et l'homélie 2009 du cinquième dimanche du temps ordinaire de l'année B avec une nouvelle peinture pour le psaume :

Lectures 5° dimanche du Temps Ordinaire B

 

5-TOB-ps.jpg

 

Psaume 146 [147 A]

R/ Bénissons le Seigneur qui guérit nos blessures !
ou
R/ Alléluia.

Il est bon de fêter notre Dieu,
il est beau de chanter sa louange :
Il guérit les coeurs brisés
et soigne leurs blessures.

Il compte le nombre des étoiles,
il donne à chacune un nom !
il est grand, il est fort, notre Maître
nul n'a mesuré son intelligence.

Le Seigneur élève les humbles
et rabaisse jusqu'à terre les impies.
Entonnez pour le Seigneur l'action de grâce,
jouez pour notre Dieu sur la cithare !

 

Homelie 5 T.O.B 2009 - La prière de Jésus dans le silence de la liturgie

Divo Barsotti, La mission du sacerdoce: le salut indivisible de l'homme 5

dominicanus #La vache qui rumine B 2012

Notre mission consiste avant tout en la réconciliation de l'homme avec Dieu. Le salut de l'homme commence dans l'intime de son coeur. Vénérable pères et chers frères, l'exercice de notre ministère exige une foi vive et profonde. Puisque le salut de l'homme commence au fond de son coeur, nous n'arriverons jamais  connaître exactement l'efficacité de notre travail. A nous de lancer la semence, mais la semence germe d'abord dans le sol et on n'en voit rien. Rappelez-vous la parabole rapportée par saint Marc. Le semeur répand son grain et puis s'en va, et la semence, sans qu'il sache comment, jaillit, monte en tige et forme un épi, jusqu'à ce que le moissonneur, quand le temps est venu, recueille le grain mûr. Il en va de même pour le travail de l'Eglise. Nous ne savons ni ne pourrons jamais savoir tout à fait l'étendue et l'efficacité de l'action mystérieuse de Dieu qui travaille dans le secret des coeurs et les renouvelle. C'est justement pour être vraie et efficace, que cette action se porte dans le plus profond et jaillit du centre de l'être. 

 

Prétendre ne plus connaître le péché - et cela semble être le cas des hommes d'aujourd'hui qui se croient libérés du péché parce qu'ils en ont perdu le sens -, c'est se mettre dans une situation où le salut lui-même devient impossible. Qu'on se rappelle les paroles de saint Augustin dans son Traité sur saint Jean: "Dieu accuse tes péchés, si tu les accuses toi aussi; et ton union avec lui commenc par cette double accusation."

Divo Barsotti, La mission du sacerdoce: le salut indivisible de l'homme 4

dominicanus #La vache qui rumine B 2012

Quelle est la mission du prêtre? C'est une mission qui s'adresse à l'homme tout entier, mais c'est avant tout une mission religieuse, une mission de pardon, de réconciliation avec Dieu. Ce que disait saint Paul: "Nous vous en supplions au nom du Christ: laissez-vous réconcilier par Deu." (II Corinthiens 5, 20) Telle est la première tâche à laquelle nous devons nous consacrer, puisque, tant que cette réconciliation n'est pas accomplie, tout le reste est compromis et tout ce que l'homme peut gagner se mue en de nouveaux et pires dangers. Le pouvoir que l'homme s'est acquis sur le plan technique est effrayant tant que l'homme n'est pas plus saint. Car le danger demeure que ce pouvoir aboutisse à un esclavage plus lourd pour l'homme et pour les peuples. C'est un pouvoir au service de l'homme pécheur; au lieu d'être au service du bien, il risque de provoquer de plus grandes ruines.

 

Mes chers frères, l'évolution et le progrès ne vont pas nécessairement toujours dans le même sens; et il n'est pas vrai que le temps apporte automatiquement une évolution vers le mieux. La liberté de l'homme peut constamment mettre en danger toute acquisition positive de l'humanité, de même que chacun de nous peut mettre en danger son propre salut, même si pendant des années il reste fidèle au Seigneur.

 

(à suivre)

Divo Barsotti, La mission du sacerdoce: le salut indivisible de l'homme 3

dominicanus #La vache qui rumine B 2012

Guerre militaire ou guerre économique, culturelle, religieuse ou raciale... les hommes seront toujours en opposition les uns contre les autres. Au fond, ce sont des malades. Rappelez-vous Manzoni. Le malade change de lit dans l'espoir de trouver un soulagement à ses souffrances, mais c'est en vain. C'est la même chose pour la paix ou pour tout autre bien d'ordre matériel que l'homme puisse obtenir sans être libéré de son premier mal qui est le péché. Il se peut sans doute que l'action non seulement de l'Eglise mais aussi de tous les hommes de bonne volonté puisse apporter un certain soulagement aux maux dont souffre le monde. Mais la victoire absolue sur ces maux est inconcevable pour nous, chrétiens; sans le pardon de Dieu, ce serait comme si on prétendait que l'homme puisse se passer de Dieu, ou même qu'il puisse impunément le provoquer. Si l'homme, en effet, peut se sauver des maux qui sont le châtiment du péché, sans au préalable avoir obtenu le pardon de Dieu, alors l'homme peut se passer de Dieu, il peut même sans risque multiplier les iniquités. En fait, il en va ainsi: si l'on cherche un remède aux maux sans recourir à Dieu, c'est pour être libre de pécher autant qu'on le désire, et sans crainte. S'il est vrai que le salut de l'homme est un bien indivisible, il s'ensuit que le salut exige avant tout que l'on élimine la racine des maux de ce monde: le péché.

 

(à suivre)

Divo Barsotti, La mission du sacerdoce: le salut indivisible de l'homme 2

dominicanus #La vache qui rumine B 2012

Cela me semble fondamental. Si nous venions à l'oublier, nous risquerions de ne pas apporter aux hommes les biens dont ils ont le plus besoin, même si ce ne sont pas les biens les plus importants; pire encore, nous risquerions de tromper le monde. De fait, toute activité qui cherche à délivrer les hommes des effets du péché, sans éliminer le péché lui-même, ne peut être qu'inefficace; et toute prédication qui oublie que la première condition de la rédemption est la metanoia, la conversion, est une prédication démagogique.

 

L'effet ne peut être supprimé tant que subsiste la cause. Si les maux du monde proviennent du péché, ils persisteront tant que durera le péché. Ce serait tromper les hommes que de leur annoncer une paix totale, définitive, sans les inviter en même temps à la pénitence, à se libérer de leur égoïsme, eux qui n'ont même plus le sens du péché et ne savent plus demander pardon à Dieu.

 

(à suivre)

Afficher plus d'articles

RSS Contact