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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

Divo Barsotti, La mission du sacerdoce: le salut indivisible de l'homme 3

dominicanus #La vache qui rumine B 2012

Guerre militaire ou guerre économique, culturelle, religieuse ou raciale... les hommes seront toujours en opposition les uns contre les autres. Au fond, ce sont des malades. Rappelez-vous Manzoni. Le malade change de lit dans l'espoir de trouver un soulagement à ses souffrances, mais c'est en vain. C'est la même chose pour la paix ou pour tout autre bien d'ordre matériel que l'homme puisse obtenir sans être libéré de son premier mal qui est le péché. Il se peut sans doute que l'action non seulement de l'Eglise mais aussi de tous les hommes de bonne volonté puisse apporter un certain soulagement aux maux dont souffre le monde. Mais la victoire absolue sur ces maux est inconcevable pour nous, chrétiens; sans le pardon de Dieu, ce serait comme si on prétendait que l'homme puisse se passer de Dieu, ou même qu'il puisse impunément le provoquer. Si l'homme, en effet, peut se sauver des maux qui sont le châtiment du péché, sans au préalable avoir obtenu le pardon de Dieu, alors l'homme peut se passer de Dieu, il peut même sans risque multiplier les iniquités. En fait, il en va ainsi: si l'on cherche un remède aux maux sans recourir à Dieu, c'est pour être libre de pécher autant qu'on le désire, et sans crainte. S'il est vrai que le salut de l'homme est un bien indivisible, il s'ensuit que le salut exige avant tout que l'on élimine la racine des maux de ce monde: le péché.

 

(à suivre)

Divo Barsotti, La mission du sacerdoce: le salut indivisible de l'homme 2

dominicanus #La vache qui rumine B 2012

Cela me semble fondamental. Si nous venions à l'oublier, nous risquerions de ne pas apporter aux hommes les biens dont ils ont le plus besoin, même si ce ne sont pas les biens les plus importants; pire encore, nous risquerions de tromper le monde. De fait, toute activité qui cherche à délivrer les hommes des effets du péché, sans éliminer le péché lui-même, ne peut être qu'inefficace; et toute prédication qui oublie que la première condition de la rédemption est la metanoia, la conversion, est une prédication démagogique.

 

L'effet ne peut être supprimé tant que subsiste la cause. Si les maux du monde proviennent du péché, ils persisteront tant que durera le péché. Ce serait tromper les hommes que de leur annoncer une paix totale, définitive, sans les inviter en même temps à la pénitence, à se libérer de leur égoïsme, eux qui n'ont même plus le sens du péché et ne savent plus demander pardon à Dieu.

 

(à suivre)

Divo Barsotti, La mission du sacerdoce: le salut indivisible de l'homme 1

dominicanus #La vache qui rumine B 2012

Je sors de la retraite sacerdotale de mon diocèse en constatant que pendant ce temps, l'actualité en France a encore été dominée par la campagne présidentielle. Le cardinal Vingt-Trois vient aussi, dans ce contexte, de publier un livre intitulé: Quelle société voulons-nous? A lire et à faire lire!

 

quelle-societe-voulons-nous

 

Mais de quel droit un prélat catholique se mêle-t-il de la politique? Et, en même temps, la mission de l'Eglise peut-elle se réduire à cela? Le texte suivant, dont j'ai fait mes délices durant la retraite, bien qu'ayant été prononcé il y a près de quarante ans, lors d'une retraite au Vatican, pourra vous aider à le comprendre. Il constituera également un élément de réflexion pour enrichir votre méditation de l'évangile de demain, dimanche. En voici la première partie:

 

***



Assumer notre mission, la vivre jusqu'au bout. Quelle est dans cette affaire notre responsabilité? En quoi consiste-t-elle pratiquement? La mission du sacerdoce consiste dans le salut des hommes. Or le salut des hommes est un bien indivisible. On ne peut opposer le salut de l'âme au salut du corps, ainsi qu'on le faisait plus ou moins dans le langage usuel, jusqu'à il y a peu de temps. Aucun doute là-dessus: c'est l'homme tout entier qui doit être sauvé, et l'Eglise ne peut se dispenser de rien de ce qui peut le guérir des blessures du péché. Ainsi ne peut-elle être indifférente aux problèmes de la paix, de la faim, du travail, de la maladie, de l'éducation. Tout ce qui touche à l'homme tombe dans le domaine de l'Eglise, car l'Eglise veut opérer le salut de l'homme tout entier. Prétendre séparer le salut éternel du salut de l'homme-dans-le-temps, alors que c'est dans le temps qu'il doit être préservé des maux que lui a occasionnés le péché, ce serait au fond séparer l'oeuvre de Dieu créateur et celle de Dieu rédempteur, ce serait même peut-être opposer le Créateur au Rédempteur. La Rédemption a le même champ d'action que la création. Mais la nature blessée par le péché ne peut être guérie que par un processus de divinisation.

à suivre

Dom Divo Barsotti, Prêtres du Christ, Sauveurs du monde, Fayard, p. 57ss.

Lectures et Homélie pour le 4e Dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012

Cette semaine je participerai à la retraite pour les prêtres et les diacres de mon diocèse. Voici donc en avance les liens pour accéder aux lectures du Quatrième Dimanche du Temps Ordinaire et à mon homélie d'il y a trois ans. Merci de votre prière.

 

Lectures

 

4-TOB-ev.jpg


Homélie 4 TO.B 2009: La liturgie et l'autorité de l'Église

La France, le triple A, la campagne présidentielle et la foi. Un peu d'histoire (2)

dominicanus #actualités

Après Marthe Robin, faisons un petit saut dans l'espace et le temps...

Marcel Van, né le 15 mars 1928 à Ngam Giao (Viêt Nam), et décédé le 10 juillet 1959, était un religieux rédemptoriste vietnamien. Durant sa vie, il a eu, un peu comme Marthe Robin, des dialogues avec sainte Thérèse de Lisieux, avec Jésus et avec la Vierge Marie. Et il a reçu la mission de prier pour la France.

 

marcel-van.jpg

"Il y a en France un seul parti vraiment fort et heureusement c'est lui qui l'emporte. C'est le parti de la Prière de mes âmes épouses. Il est très puissant mais il doit utiliser l'arme de la Prière pour garder la France. Si elle n'avait cette arme pour la soutenir la France serait renversée..."

 


En présence de Jésus, Marcel Van dialogue avec sa petite sœur Thérèse, en novembre 1945: la petite Thérèse rassure Marcel Van sur l’avenir de la France:

 

Jésus me dit : "Mon enfant, prie pour la France, sinon malheur à elle !"

 

En disant ces paroles, il avait l'air plus triste qu'auparavant, mais je ne l'ai pas vu pleurer. J'ai constaté seulement qu'il fixait du regard le drapeau noir qui se trouvait là ; puis me regardant de nouveau, il sourit et me recommanda de vous communiquer ces choses...

Durant la méditation qui suivit je revis ma sœur Thérèse. Elle avait d'abord les yeux fixés sur le drapeau puis elle me regarda de nouveau, ne cessant de sourire. Mais au moment où elle leva une seconde fois les yeux vers le drapeau noir, les larmes inondaient son visage. Le regard fixé sur le drapeau, elle ne cessait de verser d'abondantes larmes. J'en fus tellement ému que je me mis moi-même à pleurer.

Thérèse pleurait toujours. C'était la première fois que je la voyais pleurer ainsi. Maintenant encore, quand j'y pense, je ne peux retenir mes larmes. Ma sœur leva ensuite les yeux sur Jésus qui, lui, ne pleurait pas, se contentant de regarder le drapeau. J'ai entendu alors ma sœur Thérèse, toujours en pleurs, parler à Jésus en français. Je n'ai retenu que quelques mots que, d'ailleurs, je ne peux écrire correctement...

Elle disait : "Ô mon Jésus... Jésus… Embrasse la France..."

 

C'est tout ce que j'ai retenu et je n'y comprends rien. Ma sœur Thérèse me regarda de nouveau, ses larmes avaient cessé de couler et elle me dit : "Mon cher petit frère, qu'est ce que tu penses de cela ?" Je me contentai de lui répondre : "Tout ce que je peux faire c'est de prier". Elle ajouta : "Oui, mon petit frère, prie, ne cesse pas de prier !"

Vers la fin de l'oraison, je vis que le drapeau noir était brisé et qu'il gisait par terre. Alors, Jésus se pencha de nouveau sur moi… Comme au début... Thérèse fit de même et je ne vis plus rien, si ce n'est mes larmes qui coulaient en présence d'un si grand amour....

Quand je me voyais assis sur les genoux de Jésus, je tenais en main du papier et une plume et j'étais très beau, n'ayant pas la taille que j'ai maintenant mais celle d'un enfant de quatre ans…Ma sœur Thérèse était, elle aussi, très belle. Cette fois, je l'ai vue plus distinctement; son visage frais et souriant venait encore ajouter à ma beauté.

 

 

 

Suite à une question de Van sur la France, Frère Eugène lui répondit : "La France est actuellement très corrompue; tout le pays est communiste. On a tué des prêtres et on persécute la religion plus qu'en Russie". Van était absolument découragé.

En ce temps-là, ma sœur Thérèse me recommandait de prier beaucoup pour la France mais après avoir entendu ces paroles du frère Eugène, j'étais comme découragé, d'autant plus qu'il affirmait que plusieurs pères soutenaient ce qu'il avait dit.

J'interrogeais alors ma sœur Thérèse qui me répondit : "Reste tranquille, petit frère ; même si les paroles du frère Eugène étaient dix fois vraies, tu ne dois pas te troubler. Même si toute la France était réellement telle qu'il le dit, il suffirait qu'on y trouve un seul français qui aime Jésus, pour qu'il ait de nouveau pitié de la France."

Jésus : "Ô ! Petit frère, il faut que tu pries vraiment beaucoup pour la France, surtout pour que les Français soient toujours prêts à répandre mon Amour dans tout l'univers. Mais il faut faire en sorte que le règne de mon Amour s'établisse au plus intime du cœur des Français."

Jésus : "Le mois prochain, ta sœur Thérèse te donnera une formule de prière à cette intention. Je ne t'ai pas demandé de prier spécialement pour un autre pays, je te l'ai demandé uniquement pour la France. Quand la France a la joie de t'avoir comme intercesseur, que peut-elle désirer de plus ?"

Jésus, souriant à Van : "De plus, ces prières ne sortent pas de la bouche d'un homme de ce monde ; elles ont leur source dans mon Amour même. Etant favorisée à ce point, qu'est ce que la France peut désirer de plus ? Et pourtant, il y a encore un très grand nombre qui ne savent pas m'aimer."

 


Message de Notre Dame à Marcel Van, reçu le 15 novembre 1945 : Marcel Van reçoit des visions sur la France, Marie lui parle de l’établissement du règne de son Cœur Immaculé

 

Pendant la bénédiction du Très Saint Sacrement, j'ai vu Jésus assis me prendre sur ses genoux (j'avais alors la taille d'un petit enfant) et m'étreindre dans ses bras. Je ne cessais de le regarder et lui, de son coté, me regardais aussi puis, approchant son visage du mien, il me donna un baiser. Ensuite, me faisant signe de regarder devant moi, il me dit à l'oreille : "Regarde la France, regarde la France !"

Je tournai donc la tête et portai mon regard dans la direction qu'il m'indiquait de la main; j'aperçus un drapeau noir qui était planté là. Quant à ma sœur Thérèse, de son bras gauche, elle m'entourait l'épaule gauche et de ne cessait de me regarder en souriant comme si elle n'avait pas remarqué le drapeau planté devant elle... Un instant après, Jésus regarda ma sœur Thérèse et dit : "Pauvre France ! Une fois libérée du communisme, elle aura affaire à une société secrète plus perverse encore : la Franc-maçonnerie !"

 

Notre Dame a dit : "Van, écoute-moi. Comme Jésus te l’a dit auparavant, au début de la lutte, mes apôtres paraîtront très faibles, si faibles qu'on les croira incapables de tenir tête a l'enfer... Par là, mes apôtres apprendront à être plus humbles. Cependant, plus l'enfer aura été victorieux auparavant, plus il sera honteux ensuite, car, ce ne sera pas moi en personne qui écraserai la tête de Satan mais mes enfants...

Ensuite, mon règne s'établira peu a peu dans le monde, comme Jésus te l'a dit. Je serai beaucoup glorifiée sur la terre, mais, petit enfant, il faut que tu pries beaucoup pour mes petits apôtres... Le monde entier me reconnaîtra pour sa véritable Mère, et, c'est alors qu'il comprendra clairement l'amour dont mon Cœur déborde pour lui.

Prie, le règne de l'amour arrivera bientôt dans le monde... Petit Van, sache que je me choisis des apôtres dans tous les pays, et, il y en a dans chaque pays... Je me servirai de la France pour étendre le règne de mon amour partout... Surtout, prie pour les prêtres de la France, car, c'est par eux que j'affermirai en ce pays le règne de mon amour... Français, mes enfants et vous, mes prêtres de France, je vous aime.

Soyez sur vos gardes. [Il est un] parti [qui], contrairement au parti communiste, ne nuira pas directement à mes enfants... Il détruira [la foi] peu a peu ; oui, peu a peu, il va se propager, peu a peu il va vomir sa fumée infernale pour vous faire mourir asphyxiés ; il agira de façon a vous éloigner peu a peu de mon amour, pour vous rapprocher de l'amour profane...

Pauvre France, une fois libérée de communisme, elle subira une influence plus perverse encore, celle de la franc-maçonnerie."

 

Message de Jésus à Marcel Van, reçus en 1945 : le Seigneur va s’appuyer sur la France pour établir son règne d’Amour

"Ô mon enfant, prie pour le pays que j'aime particulièrement... Ah ! La France... Si on ne prie pas, elle sera encore une fois malheureuse, et le Règne de mon Amour ne pourra que difficilement s'y établir... Van, ne doute pas de ce que je viens de te dire, en voyant que la situation en France est déjà un peu plus stable [1945 : la deuxième guerre mondiale vient de se terminer]...

Mon enfant, je parle ainsi pour que la France soit avertie et sache prévenir, car l'Ennemi veut faire de ce pays un foyer de discordes. Il faut beaucoup prier... France ! France ! Promets-tu d'être fidèle ? Es-tu décidée à protéger et étendre le Règne de mon Amour dans le monde ?

 

Je me servirai de la France pour étendre le règne de mon Amour partout... Surtout, prie pour les prêtres de France, car c'est par eux que j'affirmerai en ce pays le règne de mon Amour. Van, n'oublie pas le pays que j'aime le plus, tu entends ? C'est en France que mon Amour s'est tout d'abord manifesté.

 

Ô monde, Dieu veut maintenant te transformer au moyen de l'amour ; il faut que tu vives dans l'amour... Cependant, pour en arriver là, il faudra beaucoup de prière, car le monde s'oppose encore à l'amour.

 

Marcel Van : Pour moi, tout ce que je sais, c'est que Jésus veut rétablir en ce monde le règne de son Amour ; c'est par le lien de l'Amour qu'il veut ramener l'unité dans le monde, faire du monde un royaume qui lui appartienne en propre. Le règne de son Amour deviendra un pilier de feu qui soutiendra le monde sur le point de se disloquer... Et si le monde revient à la vie, il le devra à cette flamme d'Amour."

 

 

Message de Jésus à Marcel Van, reçus en 1945 : prédilection du Seigneur pour la France – union de la France et du Vietnam


En la fin de l'année 1945, voici que Jésus explique à Marcel Van, sa prédilection pour la France :

Van, n'oublies pas le pays que j'aime le plus, tu entends ?... Le pays qui a produit la première petite fleur qui, depuis, en a engendré beaucoup d'autres...

Cette petite fleur, c'est celle que j'ai choisie pour être ta sœur aînée, Thérèse... Van, considère cette fleur-là et comprends ceci : c'est en France que mon amour s'est tout d'abord manifesté. Hélas ! Mon enfant, pendant que le flot de cet amour coulait par la France et l'univers, la France de façon sacrilège l'a fait dériver dans l'amour du monde, de sorte qu'il va diminuant peu à peu... C'est pourquoi la France est malheureuse.

Mais, mon enfant, la France est toujours le pays que j'aime particulièrement... J'y rétablirai mon amour... Et pour commencer à répandre sur elle mon amour, je n'attends désormais qu'une chose : que l'on m'offre suffisamment de prières. Alors, mon enfant, de la France, mon Amour s'étendra dans le monde... Je me servirai de la France pour étendre le règne de mon amour partout...

Surtout, prie pour les prêtres de France, car c'est par eux que j'affermirai en ce pays le 'Règne de mon Amour...'"

 

Le Seigneur parle ensuite de la future et mystérieuse union de la France et du Vietnam dont Thérèse et Van sont le symbole :

 

"Pour ce qui est de ton temps, le Vietnam, la France est actuellement son ennemie ; mais dans l'avenir, elle fera de lui un pays qui me rendra un plus glorieux témoignage... Ô Van, ce que ta sœur Thérèse fait pour toi, tu dois le faire aussi pour la France.

Je veux que l'union qui existe entre les deux petites fleurs (de France et du Vietnam) soit le symbole de l'union que je veux voir régner entre la France et le Vietnam... Mon enfant, souviens-toi que c'est avec la France, que ton pays le Vietnam parviendra à consolider le Règne de mon Amour. Prie pour que les deux pays ne fassent plus qu'un ensemble...

Ô mon enfant, mon amour te donne le nom de seconde petite Thérèse. Dans le ciel, je te donnerai pour mission d'aider ta grande sœur Thérèse à inspirer au monde la confiance en mon amour..."

 

 

 

Prière pour la France

 

Prière dictée par Jésus à Marcel VAN - 14 novembre 1945

 

Jésus : Petit enfant de mon amour, écoute. Je vais te dicter une prière et cette prière, Je veux que les Français me la récitent :

 

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans Ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d'amour pour Toi, elle contribue à Te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de Te rester à jamais fidèles et de travailler d'un cœur ardent à répandre Ton Règne dans tout l'univers.

 

Amen


La France, le triple A, la campagne présidentielle et la foi. Un peu d'histoire (1)

dominicanus #actualités

Que la France ait perdu son triple A, cela a fait couler déjà beaucoup d'encre depuis hier, surtout dans le cadre de la campagne présidentielle, où chaque candidat tente de tirer les marrons du feu aux dépens des autres candidats. Mais que la France ait perdu la foi, cela ne les émeut guère, les faiseurs d'opinion non plus.

Le Père Bernard Peyrous, historien et promoteur de la cause de béatification de Marthe Robin (Vie de Marthe Robin, Editions de l'Emmanuel/Editions Foyer de Charité, p. 116-117) écrit à propos de la première rencontre entre Marthe et le Père Finet:

 

vie-marthe-robin.jpg



"... La France est, depuis 1638, consacrée à la Vierge Marie. Elle en est la reine et la patronne. Or la France n'est pas, aux yeux de Marthe, de l'abbé Finet, de bien des catholiques de l'époque, un simple territoire avec une population. C'est aussi une entité spirituelle, c'est un pays qui a une mission à la fois humaine et spirituelle. Plus tard, en 1980, le pape Jean-Paul II ne dira pas autre chose au Bourget, quand il posera la question: u, fille aînée de l'Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême?' En 1936, la France est encore le soutien du catholicisme. Plus de la moitié des missionnaires du monde sont des Français (les deux tiers en 1914). Les vocations demeurent très nombreuses. Le rayonnement culturel du catholicisme français est sans égal. Mais le pays à subi, dans les périodes précédentes, une série d'épreuves. Il n'a pas surmonté les pertes de la Première Guerre mondiale. Il est intérieurement divisé, mal gouverné. Il ne sait pas où il va, alors que le nazisme est à ses portes et prépare la revanche, alors que le communisme se développe, alors que les pays anglo-saxons laissent se développer nazisme et communisme sans voir les menaces qu'ils portent en eux. Les 26 avril et 3 mai 1936, les élections législatives amèneront à la Chambre des députés une majorité de gauche et d'extrême gauche qui entreprendra des réformes sociales, mais ne réagira pas contre la montée du péril nazi. Ce sont les mêmes députés qui, quatre ans après, voteront les pleins pouvoirs au maréchal Pétain et laisseront s'installer le régime de Vichy, absolument contraire à leurs convictions initiales. On est donc en plein trouble. Aussi est-il logique, après avoir parlé de la Vierge Marie, de parler du pays qui lui est consacré, dont Marthe et l'abbé Finet sont citoyens, et dont on se demande où il va. De nouveau, nous laissons la parole à Marthe:

 



La France va descendre jusqu'au fond de l'abîme, jusqu'au point où l'on ne verra plus aucune solution humaine de relèvement. Elle restera toute seule, délaissée de toutes les autres nations qui se détourneront d'elle, après l'avoir conduite à sa perte. Elle ne restera pas longtemps dans cette extrémité. Elle sera sauvée, mais ni par les armes, ni par le génie des hommes, parce qu'il ne leur restera plus aucun moyen humain... La France sera sauvée, car le Bon Dieu interviendra par la Sainte Vierge. C'est Elle qui sauvera la France et le monde...

Le Bon Dieu interviendra par la Sainte Vierge et par le Saint-Esprit: ce sera la nouvelle Pentecôte, le second "avènement" du Saint-Esprit. Ce sera une ère nouvelle et à partir de ce moment se réalisera la prophétie d'Isaïe sur l'union des coeurs et l'unité des peuples... Après le nouvel "avènement" du Saint-Esprit qui se manifestera plus particulièrement en France, celle-ci réalisera vraiment sa mission de fille aînée de l'Eglise, et l'épreuve, en la purifiant, lui rendra son titre perdu.

 


(à suivre)

Les Intentions confiées par le Pape à l’Apostolat de la prière pour l’année 2013

dominicanus #Prières

Cité du Vatican (Agence Fides) – Nous publions les intentions que le Saint-Père Benoît XVI a confié à l’Apostolat de la Prière pour l’année 2013.

 
Janvier

 
Générale
Pour qu’en cette « année de la foi », les chrétiens puissent approfondir la connaissance du mystère du Christ et témoigner avec joie de leur foi.

 
Missionnaire
Pour que les communautés chrétiennes du Moyen-Orient reçoivent du Saint-Esprit la force de la fidélité et de la persévérance, particulièrement lorsqu’elles sont discriminées.

 


Février

 
Générale
Pour que les familles de migrants, les mères en particulier, soient soutenues et accompagnées dans leurs difficultés.

 
Missionnaire
Pour que ceux qui souffrent de guerres et de conflits soient les protagonistes d’un futur de paix.

 


Mars

 
Générale
Pour que grandisse le respect de la nature, l’œuvre de Dieu confiée à la responsabilité humaine.

 
Missionnaire
Pour que les évêques, les prêtres et les diacres soient des annonciateurs infatigables de l’Evangile jusqu’aux extrémités de la terre.

 


Avril

 
Générale
Pour que célébrer et prier publiquement soit source de vie nouvelle pour les croyants.

 
Missionnaire
Pour que les Eglises particulières des territoires de mission soient signe et instrument d’espérance et de résurrection.

 


Mai

 
Générale
Pour que ceux qui administrent la justice oeuvrent toujours avec intégrité et avec une conscience droite.

 
Missionnaire
Pour que les Séminaires, spécialement ceux des Eglises de mission, forment des pasteurs selon le Cœur du Christ, entièrement consacrés à l’annonce de l’Evangile.

 


Juin

 
Générale
Pour que prévale entre les peuples une culture de dialogue, d’écoute et de respect réciproque.


Missionnaire
Pour que là où l’influence de la sécularisation est la plus forte, les communautés chrétiennes sachent promouvoir efficacement une nouvelle évangélisation.

 


Juillet


Générale
Pour que la Journée Mondiale des Jeunes qui se déroule au Brésil encourage tous les jeunes chrétiens à se faire disciples et missionnaires de l’Evangile.


Missionnaire
Pour que dans tout le continent asiatique, les portes soient ouvertes aux messagers de l’Evangile.

 


Août


Générale
Pour que les parents et les éducateurs aident les nouvelles générations à grandir avec une conscience droite et une vie cohérente.


Missionnaire
Pour que les Eglises particulières du Continent africain, fidèles à l’annonce de l’Evangile, promeuvent la construction de la paix et de la justice.

 


Septembre


Générale
Pour que les hommes de notre temps, souvent submergés par le bruit, redécouvrent la valeur du silence et sachent écouter la voix de Dieu et de leurs frères.


Missionnaire
Pour que les chrétiens persécutés puissent être témoins de l’amour du Christ.

 


Octobre


Générale
Pour que ceux qui se sentent écrasés par le poids de la vie, jusqu’à en désirer la fin, puissent ressentir la proximité de l’amour de Dieu.


Missionnaire
Pour que la célébration de la Journée Missionnaire Mondiale rende tous les chrétiens conscients d’être non seulement destinataires, mais aussi annonciateurs de la Parole de Dieu.

 


Novembre


Générale
Pour que les prêtres qui font l’expérience de difficultés soient réconfortés dans leurs souffrances, soutenus dans leurs doutes et confirmés dans leur fidélité.


Missionnaire
Pour que les Eglises d’Amérique latine envoient des missionnaires dans d’autres Eglises, comme fruit de la mission continentale.

 


Décembre


Générale
Pour que les enfants victimes de l’abandon et de toute forme de violence puissent trouver l’amour et la protection dont ils ont besoin.


Missionnaire
Pour que les chrétiens, illuminés par la lumière du Verbe incarné, préparent l’humanité à l’avènement du Sauveur.

 


Du Vatican, 16 Décembre 2011
(Agence Fides 13/01/2012)

"Migrations et nouvelle évangélisation" - Message de Benoît XVI pour la JOURNÉE MONDIALE DES MIGRANTS ET DES RÉFUGIÉS (2012)

dominicanus #actualités

affiche-pour-la-journee-mondiale-des-migrants-et-des-refugi.jpg

 

Chers frères et sœurs !

Annoncer Jésus Christ unique Sauveur du monde «constitue la mission essentielle de l’Eglise, tâche et mission que les mutations vastes et profondes de la société actuelle ne rendent que plus urgentes » (Exhort. apost. Evangelii nuntiandi, n.14). Aujourd’hui, nous ressentons même l’urgence de promouvoir, avec une force nouvelle et des modalités renouvelées, l’œuvre d’évangélisation dans un monde où l’élimination des frontières et les nouveaux processus de mondialisation rendent les personnes et les peuples encore plus proches, soit grâce au développement des moyens de communication, soit grâce à la fréquence et à la facilité avec lesquelles les déplacements de personnes et de groupes sont rendus possibles. Dans cette nouvelle situation, nous devons réveiller en chacun de nous l’enthousiasme et le courage qui poussèrent les premières communautés chrétiennes à être des annonciatrices intrépides de la nouveauté évangélique, en faisant retentir dans notre cœur les paroles de saint Paul: «Annoncer l’Evangile en effet n’est pas pour moi un titre de gloire; c’est une nécessité qui m’incombe. Oui, malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile !» (1 Co 9, 16).

Le thème que j’ai choisi cette année pour la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié - «Migrations et nouvelle évangélisation » - découle de cette réalité. En effet, le moment présent appelle l’Eglise à accomplir une nouvelle évangélisation également dans le phénomène vaste et complexe de la mobilité humaine, en intensifiant l’action missionnaire tant dans les régions de première annonce que dans les pays de tradition chrétienne.

Le bienheureux Jean-Paul II nous invitait à « nous nourrir de la Parole, pour que nous soyons des “serviteurs de la Parole” dans notre mission d’évangélisation... [dans] une situation qui se fait toujours plus diversifiée et plus prenante, dans le contexte de la mondialisation et de la mosaïque nouvelle et changeante de peuples et de cultures qui la caractérise » (Lett. apost. Novo millennio ineunte, n. 40). En effet, les migrations internes ou internationales, comme issue pour rechercher de meilleures conditions de vie ou pour fuir la menace de persécutions, de guerres, de la violence, de la faim et de catastrophes naturelles, ont produit un brassage de personnes et de peuples sans précédent, avec des problématiques nouvelles non seulement d’un point de vue humain, mais également éthique, religieux et spirituel. Les conséquences actuelles et évidentes de la sécularisation, l’apparition de nouveaux mouvements sectaires, l’insensibilité diffuse à l’égard de la foi chrétienne, la nette tendance à la fragmentation, rendent difficile de se concentrer sur une référence unifiante qui encourage la formation d’ « une seule famille de frères et sœurs dans des sociétés qui deviennent toujours plus multiethniques et interculturelles, où les personnes de diverses religions aussi sont encouragées au dialogue, afin que l’on puisse parvenir à une coexistence sereine et fructueuse dans le respect des différences légitimes », comme je l’écrivais dans le Message de l’an dernier pour cette Journée mondiale. Notre époque est marquée par des tentatives d’éliminer Dieu et l’enseignement de l’Eglise de l’horizon de la vie, tandis que progressent le doute, le scepticisme et l’indifférence, qui voudraient éliminer jusqu’à toute visibilité sociale et symbolique de la foi chrétienne.

Dans ce contexte, les migrants qui ont connu le Christ et l’ont accueilli sont souvent poussés à ne plus le considérer comme étant important dans leur vie, à perdre le sens de la foi, à ne plus se reconnaître comme faisant partie de l’Eglise et conduisent souvent une existence qui n’est plus marquée par le Christ et son Evangile. Ayant grandi au sein de peuples marqués par la foi chrétienne, ils émigrent souvent dans des pays où les chrétiens constituent une minorité ou dans lesquels l’antique tradition de foi n’est plus une conviction personnelle, ni une confession communautaire, mais est réduite à un fait culturel. Là, l’Eglise est placée face au défi d’aider les migrants à maintenir solide la foi, même lorsque manque l’appui culturel qui existait dans le pays d’origine, en identifiant également de nouvelles stratégies pastorales, ainsi que des méthodes et des langages pour un accueil toujours vital de la Parole de Dieu. Dans certains cas, il s’agit d’une occasion pour proclamer qu’en Jésus Christ, l’humanité participe du mystère de Dieu et de sa vie d’amour, est ouverte à un horizon d’espérance et de paix, notamment à travers le dialogue respectueux et le témoignage concret de la solidarité, tandis que dans d’autres cas, il existe la possibilité de réveiller la conscience chrétienne assoupie, à travers une annonce renouvelée de la Bonne Nouvelle et une vie chrétienne plus cohérente, de façon à faire redécouvrir la beauté de la rencontre avec le Christ, qui appelle le chrétien à la sainteté, où qu’il soit, même en terre étrangère.

Le phénomène migratoire actuel est également une occasion providentielle pour l’annonce de l’Evangile dans le monde contemporain. Des hommes et des femmes provenant de diverses régions de la terre, qui n’ont pas encore rencontré Jésus Christ ou ne le connaissent que de façon partielle, demandent à être accueillis dans des pays d’antique tradition chrétienne. Il est nécessaire de trouver à leur égard des modalités adéquates afin qu’ils puissent rencontrer et connaître Jésus Christ et faire l’expérience du don inestimable du salut, qui est pour tous source de « vie en abondance » (cf. Jn 10, 10); les migrants eux-mêmes peuvent jouer un rôle précieux à cet égard car ils peuvent devenir à leur tour « messagers de la Parole de Dieu et des témoins de Jésus Ressuscité, espérance du monde » (Exhort. apost. Verbum Domini, n.105).

Sur l’itinéraire exigeant de la nouvelle évangélisation, dans le domaine migratoire, les agents de la pastorale - prêtres, religieux et laïcs - assument un rôle décisif et doivent œuvrer toujours plus dans un contexte pluraliste: en communion avec leurs Ordinaires, en puisant au Magistère de l’Eglise, je les invite à rechercher des chemins de partage fraternel et d’annonce respectueuse, en surmontant les oppositions et les nationalismes. Pour leur part, les Eglises d’origine, celles de transit et celles d’accueil des flux migratoires doivent savoir intensifier leur coopération, au bénéfice de ceux qui partent et de ceux qui arrivent, et, dans tous les cas, de ceux qui ont besoin de rencontrer sur leur chemin le visage miséricordieux du Christ dans l’accueil du prochain. Pour réaliser une pastorale fructueuse de communion, il pourra être utile de mettre à jour les structures traditionnelles d’attention aux migrants et aux réfugiés, en les accompagnant de modèles qui répondent mieux aux nouvelles situations dans lesquelles les cultures et les peuples divers interagissent.

Les réfugiés qui demandent asile, ayant fui les persécutions, les violences et les situations qui mettent leur vie en danger, ont besoin de notre compréhension et de notre accueil, du respect de leur dignité humaine et de leurs droits, tout comme de la prise de conscience de leurs devoirs. Leur souffrance exige de la part des Etats et de la communauté internationale des attitudes d’accueil réciproque, en surmontant les craintes et en évitant les formes de discrimination, et que l’on rende concrète la solidarité notamment à travers des structures d’accueil adéquates et des programmes de réinsertion. Tout cela comporte une aide réciproque entre les régions qui souffrent et celles qui accueillent déjà depuis des années un grand nombre de personnes en fuite, ainsi qu’un plus grand partage des responsabilités entre les Etats.

La presse et les autres moyens de communication ont un rôle important pour faire connaître de façon correcte, objective et honnête, la situation de ceux qui ont été contraints de quitter leur patrie et leurs êtres chers et qui veulent commencer à se construire une nouvelle existence.

Les communautés chrétiennes doivent accorder une attention particulière aux travailleurs migrants et à leurs familles, à travers l’accompagnement de la prière, de la solidarité et de la charité chrétienne; la valorisation de ce qui enrichit réciproquement, ainsi que la promotion de nouveaux programmes d’action politiques, économiques et sociaux, qui favorisent le respect de la dignité de chaque personne humaine, la protection de la famille, l’accès à un logement digne, à un travail et à une assistance.

Les prêtres, les religieux et les religieuses, les laïcs et surtout les jeunes hommes et femmes doivent faire preuve de sensibilité en offrant leur soutien à un grand nombre de frères et de sœurs qui, ayant fui la violence, doivent se confronter à de nouveaux styles de vie et à des difficultés d’intégration. L’annonce du salut en Jésus Christ sera une source de soulagement, d’espérance et de « joie pleine » (cf. Jn 15, 11).

Je désire enfin rappeler la situation de nombreux étudiants internationaux qui font face à des problèmes d’insertion, à des difficultés bureaucratiques, et à des obstacles dans la recherche de logement et de structures d’accueil. De façon particulière, les communautés chrétiennes doivent être sensibles à l’égard des nombreux jeunes garçons et filles qui, précisément en raison de leur jeune âge, outre la croissance culturelle, ont besoin de points de référence et cultivent dans leur cœur une profonde soif de vérité et le désir de rencontrer Dieu. De façon particulière, les universités d’inspiration chrétienne doivent être des lieux de témoignage et de diffusion de la nouvelle évangélisation, sérieusement engagés à contribuer, dans le milieu académique, au progrès social, culturel et humain, ainsi qu’à promouvoir le dialogue entre les cultures, en valorisant la contribution que peuvent apporter les étudiants internationaux. Ceux-ci seront poussés à devenir eux aussi des acteurs de la nouvelle évangélisation s’ils rencontrent d’authentiques témoins de l’Evangile et des exemples de vie chrétienne.

Chers amis, invoquons l’intercession de Marie, « Vierge du chemin », afin que l’annonce joyeuse du salut de Jésus Christ apporte l’espérance dans le cœur de ceux qui, le long des routes du monde, se trouvent dans des situations de mobilité. À tous j’assure ma prière et je donne la Bénédiction apostolique.

Du Vatican, le 21 septembre 2011

BENEDICTUS PP. XVI

 

© Copyright 2011 - Libreria Editrice Vaticana

Lectures et Homélie pour le 2e Dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012

Les conditions dans lesquelles je dois travailler ne me permettant toujours pas de composer et de vous envoyer de nouvelles homélies, je vous signale les liens vers mes publications d'il y a trois ans avec, toutefois, de nouvelles illustrations. Bonne préparation !

 

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Les lectures : http://www.homelie.biz/article-26857572.html

 

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Mon homélie : http://www.homelie.biz/article-26882576.html

Texte intégral de la note publiée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi au sujet de l'Année de la foi

dominicanus #Porta fidei

CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI
Note
avec indications pastorales pour l’Année de la foi

 

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Introduction

Avec la Lettre apostolique Porta fidei du 11 octobre 2011, le Saint-Père Benoît XVI a proclamé une Année de la foi. Elle s’ouvrira le 11 octobre 2012, pour le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile œcuménique Vatican II, et s’achèvera le 24 novembre 2013, Solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ, Roi de l’univers.

 
Cette année sera une occasion propice pour que tous les fidèles comprennent plus profondément que le fondement de la foi chrétienne est « la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive ». Fondée sur la rencontre avec Jésus-Christ ressuscité, la foi pourra être redécouverte dans son intégrité et dans toute sa splendeur. « De nos jours aussi, la foi est un don à redécouvrir, à cultiver et dont il faut témoigner », afin que le Seigneur « accorde à chacun de nous de vivre la beauté et la joie d’être chrétiens ».


Le début de l’Année de la foi coïncide avec le souvenir reconnaissant de deux grands événements qui ont marqué le visage de l’Église en nos jours : le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, voulu par le bienheureux Jean XXIII (11 octobre 1962) et le vingtième anniversaire de la promulgation du Catéchisme de l’Église catholique, offert à l’Église par le bienheureux Jean-Paul II (11 octobre 1992).


Le Concile, selon le Pape Jean XXIII, a voulu « transmettre la doctrine dans sa pureté et dans son intégrité, sans atténuations ni altérations », s’efforçant afin que « cette doctrine certaine et immuable, qui doit être respectée fidèlement, soit approfondie et présentée de la façon qui répond aux exigences de notre époque ». À cet égard, l’importance du début de la Constitution Lumen gentium reste décisive : « Le Christ est la lumière des peuples ; réuni dans l’Esprit Saint, le saint Concile souhaite donc ardemment, en annonçant à toutes les créatures la bonne nouvelle de l’Évangile répandre sur tous les hommes la clarté du Christ qui resplendit sur le visage de l’Église (cf. Mc 16, 15) ». À partir de la lumière du Christ, qui purifie, illumine et sanctifie dans la célébration de la liturgie sacrée (cf. Constitution Sacrosanctum Concilium) et avec sa parole divine (cf. Constitution dogmatique Dei Verbum), le Concile a voulu approfondir la nature intime de l’Église (cf. Constitution dogmatique Lumen gentium) et son rapport avec le monde contemporain (cf. Constitution pastorale Gaudium et spes). Autour de ses quatre Constitutions, véritables piliers du Concile, se regroupent les Déclarations et les Décrets, qui affrontent quelques-unes des questions majeures de l’époque.


Après le Concile, l’Église s’est engagée dans la réception et dans l’application de son riche enseignement, en continuité avec toute la Tradition, sous la direction sûre du Magistère. Pour favoriser la réception correcte du Concile, les Souverains Pontifes ont convoqué à plusieurs reprises le Synode des évêques, institué par le Serviteur de Dieu Paul VI en 1965, proposant à l’Église des orientations claires par le biais des diverses Exhortations apostoliques post-synodales. La prochaine Assemblée générale du Synode des évêques, au mois d’octobre 2012, aura pour thème : La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne.


Depuis le début de son pontificat, le Pape Benoît XVI s’est engagé fermement en faveur d’une juste compréhension du Concile, repoussant comme erronée la dénommée « herméneutique de la discontinuité et de la rupture » et promouvant celle qu’il a lui-même appelée « l’“herméneutique de la réforme”, du renouveau dans la continuité de l’unique sujet-Église, que le Seigneur nous a donné ; c’est un sujet qui grandit dans le temps et qui se développe, restant cependant toujours le même, l’unique sujet du Peuple de Dieu en marche ».


Le Catéchisme de l’Église catholique, se plaçant dans cette perspective, est d’une part un « fruit authentique du Concile Vatican II », et, d’autre part, entend en favoriser la réception. Le Synode extraordinaire des évêques en 1985, convoqué à l’occasion du vingtième anniversaire de la clôture du Concile Vatican II et pour effectuer un bilan de sa réception, a suggéré de préparer ce Catéchisme afin d’offrir au peuple de Dieu un compendium de toute la doctrine catholique et un texte de référence sûr pour les catéchismes locaux. Le Pape Jean-Paul II a accueilli cette proposition comme un désir « répondant pleinement à un vrai besoin de l’Église universelle et des Églises particulières. Rédigé en collaboration avec l’épiscopat entier de l’Église catholique, ce Catéchisme « exprime véritablement ce qu’on peut appeler la “ symphonie” de la foi ».


Le Catéchisme comprend « du neuf et de l’ancien (cf. Mt 13, 52), la foi étant toujours la même et source de lumières toujours nouvelles. Pour répondre à cette double exigence, le Catéchisme de l’Église catholique, d’une part reprend l’ordre “ancien”, traditionnel et déjà suivi par le Catéchisme de saint Pie V, en articulant le contenu en quatre parties : le Credo ; la sainte liturgie, avec les sacrements en premier plan ; l’agir chrétien, exposé à partir des commandements ; et enfin la prière chrétienne. Mais, en même temps, le contenu est souvent exprimé d’une façon “nouvelle”, afin de répondre aux interrogations de notre époque ». Ce Catéchisme est « un instrument valable et autorisé au service de la communion ecclésiale » et « une norme sûre pour l’enseignement de la foi ». Les contenus de la foi trouvent en lui « leur synthèse systématique et organique. Ici, en effet, émerge la richesse d’enseignement que l’Église a accueilli, gardé et offert au cours de ses deux mille ans d’histoire. De la sainte Écriture aux Pères de l’Église, des Maîtres de théologie aux Saints qui ont traversé les siècles, le Catéchisme offre une mémoire permanente des nombreuses façons dans lesquelles l’Église a médité sur la foi et produit un progrès dans la doctrine pour donner certitude aux croyants dans leur vie de foi ».


L’Année de la foi veut contribuer à une conversion renouvelée au Seigneur Jésus et à la redécouverte de la foi, afin que tous les membres de l’Église soient des témoins crédibles et joyeux du Seigneur ressuscité dans le monde d’aujourd’hui, capables d’indiquer aux nombreuses personnes en recherche la “porte de la foi”. Cette “porte” ouvre grand le regard de l’homme sur Jésus-Christ, présent au milieu de nous « tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20). Il nous montre comment « l’art de vivre » s’apprend « dans un rapport intense avec Lui ». « Par son amour, Jésus-Christ attire à lui les hommes de toutes générations : en tous temps il convoque l’Église lui confiant l’annonce de l’Évangile, avec un mandat qui est toujours nouveau. C’est pourquoi aujourd’hui aussi un engagement ecclésial plus convaincu en faveur d’une nouvelle évangélisation pour redécouvrir la joie de croire et retrouver l’enthousiasme de communiquer la foi est nécessaire ».


Par mandat du Pape Benoît XVI, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a rédigé, en accord avec les Dicastères compétents du Saint-Siège et avec la contribution du Comité pour la préparation de l’Année de la foi, la présente Note accompagnée de quelques indications pour vivre ce temps de grâce, sans exclure d’autres propositions que l’Esprit Saint voudra susciter parmi les pasteurs et les fidèles dans les différentes parties du monde.


Indications

« Je sais en qui j’ai mis ma foi » (2 Tm 1, 12) : cette parole de saint Paul nous aide à comprendre que la foi « est d’abord une adhésion personnelle de l’homme à Dieu ; elle est en même temps, et inséparablement, l’assentiment libre à toute la vérité que Dieu a révélée ». La foi comme confiance personnelle dans le Seigneur et la foi que nous professons dans le Credo sont inséparables, elles s’appellent et s’exigent mutuellement. Il existe un lien profond entre la foi vécue et ses contenus : la foi des témoins et des confesseurs est également la foi des apôtres et des docteurs de l’Église.


Dans ce sens, les indications suivantes pour l’Année de la foi désirent favoriser tant la rencontre avec le Christ au travers d’authentiques témoins de la foi, que la connaissance toujours plus grande de ses contenus. Il s’agit de propositions qui entendent solliciter, par mode d’exemple, la réponse empressée de l’Église à l’invitation du Saint-Père à vivre pleinement cette Année comme un « temps de grâce » spécial. La redécouverte joyeuse de la foi pourra aussi contribuer à consolider l’unité et la communion entre les diverses réalités composant la grande famille de l’Église.


I. Au niveau de l’Église universelle

1. Le principal événement ecclésial au début de l’Année de la foi sera la XIIIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, convoquée par le Pape Benoît XVI pour le mois d’octobre 2012 et dédiée à La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne. Durant ce Synode, le 11 octobre 2012 aura lieu une célébration d’ouverture solennelle de l’Année de la foi, pour le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II.


2. Au cours de l’Année de la foi, il conviendra d’encourager les pèlerinages des fidèles auprès du Siège de Pierre, pour y professer la foi en Dieu Père, Fils et Esprit Saint, en s’unissant avec celui qui, aujourd’hui, est appelé à confirmer ses frères dans la foi (cf. Lc 22, 32). Il sera aussi important de favoriser les pèlerinages en Terre Sainte, lieu qui a vu en premier la présence de Jésus, le Sauveur, et de Marie, sa mère.


3. Au cours de cette Année, il sera utile d’inviter les fidèles à s’adresser avec une particulière dévotion à Marie, figure de l’Église, qui « rassemble et reflète en elle-même d’une certaine façon les requêtes suprêmes de la foi ». Il faut donc encourager toute initiative aidant les fidèles à reconnaître le rôle particulier de Marie dans le mystère du salut, à l’aimer filialement et à en suivre la foi et les vertus. À cet effet, il sera très opportun d’organiser des pèlerinages, des célébrations et des rencontres auprès des sanctuaires les plus importants.


4. La prochaine Journée mondiale de la jeunesse à Rio de Janeiro au mois de juillet 2013 offrira aux jeunes une occasion privilégiée pour expérimenter la joie qui provient de la foi au Seigneur Jésus et de la communion avec le Saint-Père, dans la grande famille de l’Église.


5. Il est souhaitable qu’il y ait des symposiums, des colloques et des rassemblements de large envergure, même au niveau international, afin de favoriser la rencontre avec d’authentiques témoins de la foi et la connaissance des contenus de la doctrine catholique. En montrant comment aujourd’hui encore la Parole de Dieu continue à croître et à se répandre, il sera important de rendre témoignage au fait qu’en Jésus-Christ « trouve son achèvement tout tourment et toute aspiration du cœur humain » et que la foi « devient un nouveau critère d’intelligence et d’action qui change toute la vie de l’homme ». Certains colloques seront consacrés en particulier à la redécouverte des enseignements du Concile Vatican II.


6. À tous les croyants, l’Année de la foi offrira une occasion propice pour approfondir la connaissance des principaux Documents du Concile Vatican II et l’étude du Catéchisme de l’Église catholique. Ceci vaut en particulier pour les candidats au sacerdoce, surtout au cours de l’année propédeutique ou des premières années d’études théologiques, pour les novices des Instituts de vie consacrée et des Sociétés de vie apostolique, ainsi que pour ceux qui vivent un temps d’essai en vue de rejoindre une Association ou un Mouvement ecclésial.


7. Cette Année sera une occasion propice pour un accueil plus attentif des homélies, des catéchèses, des discours et des autres interventions du Saint-Père. Les Pasteurs, les personnes consacrées et les fidèles laïcs seront invités à un engagement renouvelé pour une adhésion effective et cordiale à l’enseignement du Successeur de Pierre.


8. Durant l’Année de la foi et en collaboration avec le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, on souhaite diverses initiatives œcuméniques destinées à implorer et à favoriser « la restauration de l’unité entre tous les chrétiens », qui est « l’un des objectifs principaux du saint Concile œcuménique de Vatican II ». Il y aura en particulier une célébration œcuménique solennelle pour réaffirmer la foi au Christ de la part de tous les baptisés.


9. Un Secrétariat spécial sera institué auprès du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, afin de coordonner les diverses initiatives concernant l’Année de la foi promues par les différents Dicastères du Saint-Siège, ou ayant du moins une importance pour l’Église universelle. Il conviendra d’informer ce Secrétariat à temps au sujet des principaux événements organisés ; celui-ci pourra également suggérer des initiatives opportunes en la matière. Le Secrétariat ouvrira pour l’occasion un site internet destiné à offrir toute information utile pour vivre efficacement l’Année de la foi.


10. Pour conclure cette Année, en la solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ, Roi de l’univers, une Eucharistie sera célébrée par le Saint-Père, au cours de laquelle on renouvellera solennellement la profession de foi.


II. Au niveau des Conférences épiscopales

1. Les Conférences épiscopales pourront consacrer une journée d’étude au thème de la foi, de son témoignage personnel et de sa transmission aux nouvelles générations, conscients de la mission spécifique des évêques comme maîtres et « hérauts de la foi ».


2. Il sera utile de republier les Documents du Concile Vatican II, du Catéchisme de l’Église catholique et de son Compendium, également en éditions économiques de poche, et de les diffuser plus largement à l’aide des moyens électroniques et des technologies modernes.


3. Un effort renouvelé est souhaitable afin de traduire les Documents du Concile Vatican II et le Catéchisme de l’Église catholique dans les langues dans lesquelles ils ne sont pas encore disponibles. On encourage les initiatives de soutien caritatif pour ce genre de traduction dans les langues locales des pays en terre de mission, dans lesquels les Églises particulières ne peuvent assurer les dépenses. Cela devra être mené sous la direction de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples.


4. Utilisant les nouveaux langages de la communication, les Pasteurs s’efforceront de promouvoir des émissions télévisées ou radiophoniques, des films et des publications – y compris au niveau populaire accessible au grand public – consacrées au thème de la foi, de ses principes et de ses contenus, ainsi que sur la signification ecclésiale du Concile Vatican II.
5. Les saints et les bienheureux sont les témoins authentiques de la foi. Il sera donc opportun que les Conférences épiscopales fassent mieux connaître les saints de leur propre territoire, en recourant aux moyens modernes de communication sociale.


6. Le monde contemporain est sensible au rapport entre la foi et l’art. On recommande donc aux Conférences épiscopales de mettre en valeur adéquatement, dans une perspective catéchétique et, éventuellement, en collaboration œcuménique, le patrimoine des œuvres d’art repérables dans les lieux confiés à leur charge pastorale.


7. Ceux qui enseignent dans les centres d’études théologiques, les séminaires et les Universités catholiques sont invités à montrer, dans leur enseignement, l’importance des contenus du Catéchisme de l’Église catholique et des implications qui en découlent pour leurs disciplines respectives.


8. Avec l’aide de théologiens et d’auteurs compétents, il sera utile de préparer des instruments de travail de caractère apologétique (cf. 1 P 3, 15). Chaque fidèle pourra ainsi mieux répondre aux questions qui se posent dans les différents milieux culturels, en rapport au défi des sectes, aux problèmes liés à la sécularisation et au relativisme, aux « interrogations qui proviennent d’une mentalité changée qui, particulièrement aujourd’hui, réduit le domaine des certitudes rationnelles à celui des conquêtes scientifiques et technologiques », tout comme à d’autres difficultés spécifiques.


9. Il est souhaitable de vérifier les catéchismes locaux et les différents instruments de travail catéchétiques en usage dans les Églises particulières, pour assurer leur pleine conformité avec le Catéchisme de l’Église catholique. Au cas où certains catéchismes ou instruments de travail pour la catéchèse ne seraient pas en plein accord avec le Catéchisme ou manifesteraient des lacunes, on commencera à en élaborer de nouveaux, éventuellement selon l’exemple et avec l’aide d’autres Conférences épiscopales qui ont déjà pris le soin d’en rédiger.


10. En collaboration avec la Congrégation pour l’Éducation Catholique, qui est compétente, il sera opportun de vérifier la présence des contenus du Catéchisme de l’Église catholique dans la Ratio de formation des futurs prêtres et dans le cursus de leurs études théologiques.


III. Au plan diocésain

1. Il faut souhaiter que, dans chaque Église particulière, on fasse une célébration d’ouverture et une conclusion solennelle de l’Année de la foi, pour « confesser la foi dans le Seigneur ressuscité dans nos cathédrales et dans les églises du monde entier ».


2. Il sera opportun d’organiser dans chaque diocèse du monde une journée sur le Catéchisme de l’Église catholique, en invitant particulièrement les prêtres, les personnes consacrées et les catéchistes. À cette occasion, par exemple, les éparchies orientales catholiques pourront faire une réunion de prêtres pour témoigner de leur sensibilité et de leur tradition liturgique propres à l’intérieur de l’unique foi au Christ ; ainsi les jeunes Églises particulières en terre de mission pourront-elles être invitées à donner un nouveau témoignage de la joie de la foi qui les caractérise tant.


3. Chaque évêque pourra consacrer une lettre pastorale au thème de la foi, en rappelant l’importance du Concile Vatican II et du Catéchisme de l’Église catholique, et en tenant compte des conditions pastorales spécifiques de la portion de fidèles qui lui est confiée.


4. On souhaite que, sous la responsabilité de l’évêque, on organise dans chaque diocèse des moments de catéchèse destinés aux jeunes et à ceux qui cherchent le sens de leur vie, afin de découvrir la beauté de la foi de l’Église, et que l’on organise des rencontres avec ses témoins privilégiés.


5. Il sera opportun de vérifier la réception du Concile Vatican II et du Catéchisme de l’Église catholique dans la vie et la mission de chaque Église particulière, surtout dans le domaine de la catéchèse. Pour ce faire, on espère que, soutenus par les Commissions des Conférences épiscopales pour la catéchèse, les Services diocésains de la catéchèse, qui ont le devoir de veiller à la formation des catéchistes sur le plan des contenus de la foi, feront un nouvel effort.


6. La formation permanente du clergé pourra être centrée, particulièrement au cours de cette Année de la foi, sur les textes du Concile Vatican II et sur le Catéchisme de l’Église catholique, en traitant, par exemple, des thèmes comme « l’annonce du Christ ressuscité », « l’Église sacrement du salut », « la mission d’évangélisation dans le monde d’aujourd’hui », « la foi et l’incrédulité », « la foi, l’œcuménisme et le dialogue interreligieux », « la foi et la vie éternelle », « l’herméneutique de la réforme dans la continuité », « le catéchisme dans la charge pastorale ordinaire ».


7. On invite les évêques à organiser, surtout pendant le Carême, des célébrations pénitentielles pour demander pardon à Dieu, en particulier pour les péchés contre la foi. Cette Année sera aussi un temps favorable pour s’approcher avec plus de foi et plus souvent du sacrement de pénitence.


8. On espère inciter le monde académique et celui de la culture à de nouvelles occasions de dialogue créatif entre foi et raison, par des symposiums, des colloques et des journées d’étude, surtout dans les Universités catholiques, afin de montrer « comment entre foi et science authentique il ne peut y avoir aucun conflit parce que les deux, même si c’est par des chemins différents, tendent à la vérité ».


9. Il sera important de favoriser des rencontres avec des personnes qui, « bien que ne reconnaissant pas en soi le don de la foi, sont quand même dans une recherche sincère du sens ultime et de la vérité définitive sur leur existence et sur le monde », en s’inspirant aussi des dialogues du Parvis des gentils, initiés sous la direction du Conseil pontifical de la Culture.


10. L’Année de la foi pourra être l’occasion de faire davantage attention aux écoles catholiques, lieux adaptés pour offrir aux élèves un vivant témoignage du Seigneur et pour cultiver leur foi, en rappelant opportunément l’existence de bons instruments catéchétiques à utiliser, comme, par exemple, le Compendium du Catéchisme de l’Église catholique ou le Youcat.


IV. Au plan des paroisses, des communautés, des associations et des mouvements

1. Pour préparer l’Année de la foi, tous les fidèles sont invités à lire et à méditer avec attention la Lettre apostolique Porta fidei du Saint-Père Benoît XVI.


2. L’Année de la foi « sera une occasion propice pour intensifier la célébration de la foi dans la liturgie, et en particulier dans l’Eucharistie ». Dans l’Eucharistie, mystère de la foi et source de la nouvelle évangélisation, la foi de l’Église est proclamée, célébrée et fortifiée. Tous les fidèles sont invités à y prendre part consciemment, activement et fructueusement, pour être d’authentiques témoins du Seigneur.


3. Les prêtres pourront étudier plus attentivement les textes du Concile Vatican II et du Catéchisme de l’Église catholique, en s’en inspirant pour la pastorale paroissiale – catéchèse, prédication, préparation aux sacrements – et en proposant des cycles d’homélies sur la foi ou sur certains de ses aspects spécifiques, comme, par exemple, « la rencontre avec le Christ », « les contenus fondamentaux du Credo », « la foi et l’Église ».


4. Les catéchistes pourront puiser davantage dans la richesse doctrinale du Catéchisme de l’Église catholique et, sous la responsabilité de leurs curés, guider des groupes de fidèles dans la lecture et l’approfondissement en commun de cet instrument précieux, afin de former de petites communautés de foi et de témoignage rendus au Seigneur Jésus.


5. On espère assister, dans les paroisses, à un effort nouveau de diffusion et de distribution du Catéchisme de l’Église catholique ou d’autres instruments de travail adaptés aux familles, véritables églises domestiques et premiers lieux de transmission de la foi, par exemple dans le cadre des bénédictions de maisons, des baptêmes d’adultes, des confirmations et des mariages. Cela pourra contribuer à la confession et à l’approfondissement de la doctrine catholique « dans nos maisons et auprès de nos familles, pour que chacun ressente avec force l’exigence de mieux connaître et de transmettre aux générations futures la foi de toujours ».
6. Il sera opportun de promouvoir des missions populaires et d’autres initiatives, dans les paroisses et sur les lieux de travail, pour aider les fidèles à redécouvrir le don de la foi baptismale et la responsabilité de son témoignage, dans la conscience que la vocation chrétienne « est aussi par nature vocation à l’apostolat ».


7. Les membres des Instituts de vie consacrée et des Sociétés de vie apostolique sont invités, au cours de cette année, à s’engager dans la nouvelle évangélisation par une adhésion plus ferme au Seigneur Jésus, grâce à l’apport de leurs charismes propres et dans la fidélité au Saint-Père et à la saine doctrine.


8. Pendant l’Année de la foi, les communautés contemplatives se donneront particulièrement à la prière pour le renouvellement de la foi dans le Peuple de Dieu et pour un nouvel élan dans sa transmission aux jeunes générations.


9. Les associations et les mouvements ecclésiaux sont invités à favoriser des initiatives spécifiques qui, grâce à leur charisme propre et en collaboration avec les Pasteurs locaux, s’insèreront dans le grand événement de l’Année de la foi. Les communautés nouvelles et les mouvements ecclésiaux sauront, de manière créative et généreuse, trouver les moyens les plus appropriés pour offrir leur témoignage de foi au service de l’Église.


10. Tous les fidèles, appelés à raviver le don de la foi, chercheront à communiquer leur expérience de foi et de charité, en dialoguant avec leurs frères et sœurs, y compris des autres confessions chrétiennes, avec les adeptes d’autres religions et avec ceux qui ne croient pas ou qui sont indifférents. On espère que, de la sorte, le peuple chrétien tout entier entreprendra une sorte de mission à l’égard de ceux avec lesquels il vit et travaille, conscient d’avoir reçu « un message de salut qu’il faut proposer à tous ».


Conclusion

La foi « est une compagne de vie qui permet de percevoir avec un regard toujours nouveau les merveilles que Dieu réalise pour nous. Engagée à saisir les signes des temps dans l’aujourd’hui de l’histoire, la foi incite chacun de nous à devenir signe vivant de la présence du Ressuscité dans le monde ». La foi est un acte personnel en même temps que communautaire : c’est un don de Dieu, qui est vécu dans la grande communion de l’Église et doit être communiqué au monde. Chaque initiative prise pour l’Année de la foi veut favoriser la redécouverte joyeuse et le renouvellement du témoignage de la foi. Les indications ici présentées ont pour but d’inviter tous les membres de l’Église à s’engager pour que cette Année soit une occasion privilégiée pour partager ce que le chrétien a de plus cher : le Christ Jésus, Rédempteur de l’homme, Roi de l’univers, « principe et terme de la foi » (He 12, 2).

Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 6 janvier 2012, en la solennité de l’Épiphanie du Seigneur.


William Card. Levada
Préfet

+ Luis F. Ladaria, S.I.
Archevêque titulaire de Thibica
Secrétaire

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