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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Quand les hommes aiment Dieu ...

Walter Covens #La Parole à S. Paul

Lettre aux Romains Chapitre 8

28 Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer � leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour. 29 Ceux qu'il connaissait par avance, il les a aussi destinés à être l'image de son Fils, pour faire de ce Fils l'aîné d'une multitude de frères. 30 Ceux qu'il destinait à cette ressemblance, il les a aussi appelés ; ceux qu'il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu'il a justifiés, il leur a donné sa gloire.


 

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L'amour sauveur

Walter Covens #La Parole à S. Paul

Lettre à Tite Chapitre 3

4 Mais lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et sa tendresse pour les hommes, 5 il nous a sauvés. Il l'a fait dans sa miséricorde, et non pas à cause d'actes méritoires que nous aurions accomplis par nous-mêmes. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l'Esprit Saint. 6 Cet Esprit, Dieu l'a répandu sur nous avec abondance, par J�sus Christ notre Sauveur ; 7 ainsi, par sa grâce, nous sommes devenus des justes, et nous possédons dans l'espérance l'héritage de la vie éternelle.


3, 5 : « du baptême », add.

 

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17e dimanche du T.O.

Walter Covens #Liturgie de la Parole - Année C

dimanche 29 juillet 2007

Temps ordinaire - 17e dimanche

Genèse Chapitre 18

20 Alors le Seigneur lui dit : « Comme elle est grande, la clameur qui monte de Sodome et de Gomorrhe ! Et leur faute, comme elle est lourde ! 21 Je veux descendre pour voir si leur conduite correspond à la clameur venue jusqu'à moi. Si c'est faux, je le reconnaîtrai. »

22 Les deux hommes se dirigèrent vers Sodome, tandis qu'Abraham demeurait devant le Seigneur. 23 Il s'avança et dit : « Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le pécheur ? 24 Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Vas-tu vraiment les faire périr ? Est-ce que tu ne pardonneras pas à cause des cinquante justes qui sont dans la ville ? 25 Quelle horreur, si tu faisais une chose pareille ! Faire mourir le juste avec le pécheur, traiter le juste de la même manière que le pécheur, quelle horreur ! Celui qui juge toute la terre va-t-il rendre une sentence contraire à la justice ?» 26 Le Seigneur répondit: « Si je trouve cinquante justes dans Sodome, à cause d'eux je pardonnerai à toute la ville. » 27 Abraham reprit : « Oserai-je parler encore à mon Seigneur, moi qui suis poussière et cendre ? 28 Peut-être, sur les cinquante justes, en manquera-t-il cinq : pour ces cinq-là, vas-tu détruire toute la ville ? » Il répondit : « Non, je ne la détruirai pas, si j'en trouve quarante-cinq. » 29 Abraham insista : « Peut-être en trouvera-t-on seulement quarante ? » Le Seigneur répondit : « Pour quarante, je ne le ferai pas. » 30 Abraham dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère, si j'ose parler encore : peut-être y en aura-t-il seulement trente ? » Il répondit : « Si j'en trouve trente, je ne le ferai pas. » 31 Abraham dit alors : « Oserai-je parler encore à mon Seigneur ? Peut-être en trouvera-t-on seulement vingt ? » Il répondit : « Pour vingt, je ne détruirai pas. » 32 Il dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère : je ne parlerai plus qu'une fois. Peut-être en trouvera-t-on seulement dix ? » Et le Seigneur répondit : « Pour dix, je ne détruirai pas la ville de Sodome. »


18, 32 : « la ville de Sodome », add.


Psaume 137 (138)

Action de grâce pour les bienfaits de Dieu

R/ Tu écoutes, Seigneur, quand je crie vers toi.

1 De tout mon coeur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
2 vers ton temple sacré, je me prosterne.
Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
3 Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.
4 Tous les rois de la terre te rendent grâce
quand ils entendent les paroles de ta bouche.

5 Ils chantent les chemins du Seigneur :
« Qu'elle est grande, la gloire du Seigneur ! »
6 Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ;
de loin, il reconnaît l'orgueilleux.

7 Si je marche au milieu des angoisses, tu me fais vivre,
ta main s'abat sur mes ennemis en colère.
Ta droite me rend vainqueur.

8 Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n'arrête pas l'oeuvre de tes mains.

 

 

  Lettre aux Colossiens Chapitre 1

24 Je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous, car ce qu'il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l'accomplis dans ma propre chair, pour son corps qui est l'Église. 25 De cette Église, je suis devenu ministre, et la charge que Dieu m'a confiée, c'est d'accomplir pour vous sa parole, 26 le mystère qui était caché depuis toujours à toutes les générations, mais qui maintenant a été manifesté aux membres de son peuple saint. 27 Car Dieu a bien voulu leur faire connaître en quoi consiste, au milieu des nations païennes, la gloire sans prix de ce mystère : le Christ est au milieu de vous, lui, l'espérance de la gloire ! 28 Ce Christ, nous l'annonçons : nous avertissons tout homme, nous instruisons tout homme avec sagesse, afin d'amener tout homme à sa perfection dans le Christ.


1, 26 : « membres de son peuple saint », litt. « ses saints ».


Év. selon saint Luc Chapitre 11

1 Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. »

2 Il leur répondit : « Quand vous priez, dites :
'Père,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne.

3 Donne-nous le pain
dont nous avons besoin pour chaque jour.
4 Pardonne-nous nos péchés,
car nous-mêmes nous pardonnons
à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous soumets pas à la tentation.' »

5 Jésus leur dit encore : « Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : 'Mon ami, prête-moi trois pains : 6 un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir.' 7 Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond : 'Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain', 8 moi, je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut.

9 Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. 10 Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre. 11 Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ? 12 ou un scorpion, quand il demande un oeuf ? 13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »

 

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Tous contre tous: l'après-concile raconté par Joseph Ratzinger, théologien et pape

Walter Covens #actualités
    Benoît XVI, en vacances dans les Dolomites, vient de faire une déclaration que je considère comme l'une des plus importantes depuis le début de son pontificat pour la compréhension de la vie de l'Eglise de ces dernières décennies, y compris des décisions et des documents aussi controversés qu'incompris des dernières semaines concernant la libéralisation de la messe selon le rite de S. Pie V et de la compréhension de l'Eglise, à commencer par les  prêtres et même les évêques ...

    Béni sois-tu, Seigneur, pour le Pasteur que tu as donné à ton Eglise ! Donne-lui des forces pour qu'il puisse mener jusqu'au bout la mission que tu lui as confiée.

    L'après-concile Vatican II rappelle à Benoît XVI le "chaos total" qui suivit le Concile de Nicée, le premier de l'histoire. C'est pourtant de ce Concile orageux qu'est venu le "Credo". Et aujourd'hui? Voici ce qu'a répondu le pape aux prêtres de Bellune, Feltre et Trévise


    Comme à Aoste pendant l’été 2005, Benoît XVI a voulu, au cours de ses vacances de cette année dans les Alpes, rencontrer les prêtres de la région et répondre à leurs questions.

    Il l’a fait dans la matinée du mardi 24 juillet, à Auronzo di Cadore, dans l’église Sainte-Justine Martyre, dans les Dolomites.

    La rencontre, qui réunissait quelque deux cents prêtres des diocèses de Bellune, Feltre et Trévise, a eu lieu à huis clos. Mais, le lendemain, le bureau de presse du Vatican diffusait le texte de l’enregistrement.

    Le pape a répondu de manière spontanée à dix questions, portant sur les sujets les plus divers.

    Par exemple, à propos de la présence croissante, en Italie et en Europe, d’immigrés non chrétiens, il a expliqué comment concilier l’annonce de l’Evangile et le dialogue avec les autres religions, en partant d’un "consensus sur les valeurs fondamentales exprimées dans les dix commandements, résumées dans l’amour du prochain et dans l’amour de Dieu".

    A propos des catholiques divorcés et remariés, il a surtout recommandé de préparer les couples à un "mariage naturel, selon les vues du Créateur", en les libérant de l'idée répandue selon laquelle "il est normal de se marier, de divorcer, de se remarier et personne ne pense que cela aille contre la nature humaine", Et, en cas d’échec, il a encouragé les prêtres à faire en sorte que les divorcés se sentent toujours "aimés par le Christ et membres de l’Eglise, même s’ils sont dans une situation difficile".

  A propos de l’affrontement entre créationnisme et évolutionnisme "comme s’ils s’agissait de deux alternatives qui s’excluent mutuellement", il a expliqué que "cette opposition est une absurdité parce que, d’une part, il y a de très nombreuses preuves scientifiques en faveur de l'évolution", mais que, d'autre part "la doctrine de l'évolution ne répond pas à la grande question: d’où vient tout?". Et il a invité ses auditeurs à relire sa conférence de Ratisbonne: pour que "la raison s’ouvre toujours davantage".

    Ma la réponse la plus intéressante a été la dernière des dix. A un prêtre qui se disait déçu parce que les très nombreux rêves qu’avait fait naître en lui le Concile Vatican II s’étaient ensuite dissipés, Benoît XVI a répondu en évoquant son expérience et ses jugements sur le Concile et l’après-concile: les enthousiasmes du début, les oppositions marquées entre ceux qui interprétaient le vrai "esprit" du Concile comme une sorte de révolution culturelle et ceux qui, au contraire, réagissaient contre le Concile lui-même, les changements d’époque marqués par 1968 et 1989, la capacité de l’Eglise à continuer sur le bon chemin, malgré tout, en silence et humblement...

    On trouvera ci-après la transcription intégrale de la réponse de Benoît XVI sur le Concile et l’après-concile:

"Nous avons tellement espéré, mais les choses se sont révélées plus difficiles..."

par Benoît XVI


    J’ai vécu, moi aussi, l’époque du Concile Vatican II, j’étais dans la basilique Saint-Pierre avec beaucoup d’enthousiasme et j’ai vu comment s’ouvraient de nouvelles portes. On avait vraiment l’impression d’une nouvelle Pentecôte, où l’Eglise pouvait de nouveau convaincre l’humanité. Le monde s’était éloigné de l’Eglise aux XIXe et XXe siècles, mais il semblait qu’ils se rencontraient à nouveau et que renaissaient un monde chrétien et une Eglise du monde, vraiment ouverte au monde.

    Nous avons tellement espéré mais, en réalité, les choses se sont révélées plus difficiles. Cependant, il nous reste le grand héritage du Concile, qui a ouvert une voie nouvelle; c’est toujours une "grande charte" du cheminement de l’Eglise, tout à fait essentielle et fondamentale.

    Mais pourquoi en a-t-il été ainsi? Tout d’abord, je voudrais commencer par une remarque à caractère historique. Les périodes post-conciliaires sont presque toujours très difficiles. Le grand Concile de Nicée – qui est vraiment pour nous la base de notre foi, puisque nous proclamons celle-ci selon la formulation établie à Nicée – n’a pas abouti à une situation de réconciliation et d’unité comme l’avait espéré Constantin, promoteur de ce grand Concile, mais à une situation réellement chaotique où tout le monde se disputait avec tout le monde.

    Saint Basile, dans son livre sur le Saint-Esprit, compare la situation de l’Eglise après le Concile de Nicée à une bataille navale de nuit, où personne ne reconnaît plus personne, mais où tout le monde est contre tout le monde. C’était vraiment une situation de chaos total: voilà comment saint Basile décrit avec des couleurs fortes le drame de l’après-concile, de l’après-Nicée.

  Cinquante ans plus tard, pour le premier Concile de Constantinople, l’empereur invite saint Grégoire de Nazianze à y participer et saint Grégoire répond: non, je ne viendrai pas, parce que je sais comment cela se passe, je sais que de tous les conciles ne sortent que confusion et disputes, donc je ne viens pas. Et il n’est pas venu.

    Aujourd’hui, donc, rétrospectivement, ce n’est plus une surprise aussi grande que dans les premiers moments, quand nous avons tous dû digérer le Concile, ce grand message. Le faire entrer dans la vie de l’Eglise, le recevoir, pour qu’il devienne la vie de l’Eglise, l’assimiler dans les différents aspects de l’Eglise, c’est une souffrance, mais c’est seulement en souffrant que l’on grandit. Grandir c’est toujours souffrir, parce que c’est quitter un état pour entrer dans un autre.

    Et nous devons constater que dans la vie de l’après-concile, il y a deux grandes coupures historiques.

    La première est celle de 1968, début ou explosion – si j’ose dire – de la grande crise culturelle en Occident. C’était la fin de notre génération de l’après-guerre, une génération qui, après toutes les destructions, ayant vu les horreurs de la guerre et des combats, constaté le drame des grandes idéologies qui avaient véritablement conduit les gens vers l’abîme de la guerre, avait redécouvert les racines chrétiennes de l’Europe et commencé à reconstruire l’Europe sur la base de ces grandes inspirations. Mais une fois passée cette génération, on voyait aussi tous les échecs et lacunes de cette reconstruction, la grande misère qui existait dans le monde. C’est ainsi que commence et explose la crise de la culture occidentale, ou plutôt une révolution culturelle qui veut tout changer radicalement. Elle dit: en deux mille ans de christianisme, nous n’avons pas créé un monde meilleur, nous devons repartir de zéro, d’une manière absolument nouvelle. Le marxisme paraît être la formule scientifique pour créer enfin le monde nouveau.

    Dans ce que j’appellerai un grave et grand conflit entre la nouvelle et saine modernité voulue par le Concile et la crise de la modernité, tout devient difficile, comme après le premier Concile di Nicée.

    Certains pensaient que cette révolution culturelle était ce qu’avait voulu le Concile. Ils identifiaient cette nouvelle révolution culturelle marxiste avec la volonté du Concile. Ils disaient: le Concile, c’est ça; quand on les prend à la lettre, les textes sont encore un peu vieillots, mais derrière les mots écrits, il y a cet "esprit", c’est là la volonté du Concile, voilà comment il faut faire. Les autres, naturellement, réagissaient et disaient: en vous comportant ainsi, vous détruisez l’Eglise. La réaction – disons – absolue contre le Concile, l’anticonciliarisme, et – disons – le timide et humble effort pour concrétiser le véritable esprit du Concile. Comme le dit un proverbe: "si un arbre tombe, cela fait beaucoup de bruit, si une forêt pousse, on n’entend rien"; pendant que le progressisme erroné et l’anticonciliarisme absolu faisaient grand bruit, le chemin de l’Eglise progressait très silencieusement, avec beaucoup de souffrances et de pertes dues à la construction di un nouveau passage culturel.

    La seconde coupure a eu lieu en 1989, au moment de l’effondrement des régimes communistes. Mais la réponse n’a pas été le retour à la foi, comme on pouvait peut-être s’y attendre, elle n’a pas été la redécouverte que c’était justement l’Eglise, avec l’authentique Concile, qui avait donné la réponse. La réponse, au contraire, a été le scepticisme total, ce qu’on a appelé la post-modernité. Rien n’est vrai, à chacun de voir comment il veut vivre. C’est l’affirmation d’un matérialisme, d’un scepticisme pseudo-rationaliste et aveugle qui finit dans la drogue et dans tous ces problèmes que nous connaissons et qui, de nouveau, barre le chemin à la foi, parce qu’il est si simple, si évident: non, rien n’est vrai; la vérité est intolérante, on ne peut pas prendre ce chemin.

    Voilà: dans le contexte de ces deux ruptures culturelles, la première étant la révolution culturelle de 1968 et la seconde la chute dans le nihilisme après 1989, l’Eglise, humblement, entre les passions du monde et la gloire du Seigneur, trace son chemin.

    Sur ce chemin, nous devons progresser avec patience et apprendre maintenant, dans un monde nouveau, ce que signifie renoncer au triomphalisme.

    Le Concile avait dit qu’il fallait renoncer au triomphalisme – et il avait pensé au Baroque, à toutes ces grandes cultures de l’Eglise. On a dit: commençons de manière moderne, nouvelle. Mais un autre triomphalisme s’était développé, consistant à penser: maintenant nous agissons, nous avons trouvé la voie et nous y trouvons le monde nouveau.

   Mais l’humilité de la Croix, celle du Crucifié, exclut ce triomphalisme aussi. Nous devons renoncer au triomphalisme selon lequel c’est maintenant que naît réellement la grande Eglise de l’avenir. L’Eglise du Christ est toujours humble et c’est comme cela qu’elle est grande et joyeuse.

    Il me semble très important que nous puissions maintenant voir clairement tout ce qui s’est développé de positif au cours de l’après-concile: dans le renouvellement de la liturgie, dans les synodes, synodes romains, synodes universels, synodes diocésains, dans les structures paroissiales, dans la collaboration, dans la nouvelle responsabilité des laïcs, dans la grande co-responsabilité interculturelle et intercontinentale, dans une nouvelle expérience de la catholicité de l’Eglise, de l’unanimité qui progresse en humilité et constitue cependant la véritable espérance du monde.

    Voilà comment nous devons, me semble-t-il, redécouvrir le grand héritage du Concile, qui n’est pas un "esprit" reconstruit derrière les textes, mais justement ces grands textes conciliaires relus aujourd’hui à la lumière des expériences que nous avons vécues et qui ont porté du fruit dans tant de mouvements, de nouvelles communautés religieuses. Je suis arrivé au Brésil en sachant comment se développent les sectes et comment l’Eglise catholique paraît un peu sclérosée; mais, une fois arrivé, j’ai découvert que, au Brésil, il naît presque chaque jour une nouvelle communauté religieuse, un nouveau mouvement et qu’il n’y a pas que les sectes qui se développent. L’Eglise progresse grâce à de nouvelles entités pleines de vitalité, qui ne gonflent pas les statistiques - c’est une espérance trompeuse et nous ne faisons pas de la statistique une divinité – mais qui se développent dans les âmes et y créent la joie de la foi et la présence de l’Evangile, créant également ainsi un vrai développement du monde et de la société.

    Il me semble donc que nous devons apprendre la grande humilité du Crucifié, d’une Eglise qui est toujours humble et toujours contrecarrée par les grandes puissances économiques, militaires. Mais nous devons aussi apprendre, en même temps que cette humilité, le vrai triomphalisme de la catholicité qui progresse au cours de tous les siècles. Aujourd’hui encore nous voyons s’étendre la présence du Crucifié ressuscité, qui a ses blessures et les conserve. Il est blessé, mais c’est justement ainsi qu’il renouvelle le monde, qu’il donne son souffle qui renouvelle aussi l’Eglise malgré toute notre pauvreté. Dans ce mélange d’humilité de la Croix et de joie du Seigneur ressuscité, qui nous a donné dans le Concile un grand guide pour la route, nous pouvons aller de l’avant, joyeux et pleins d’espérance.


Liens, sur le site du Vatican, vers les textes intégraux de cette rencontre collective et des précédentes, comportant des questions et les réponses de Benoît XVI:

> Avec les prêtres des diocèses de Bellune, Feltre et Trévise, 24 juillet 2007

(Source : www.chiesa)

L'amour de l'Apôtre enraciné dans celui du Christ

Walter Covens #La Parole à S. Paul

Épître de Saint Paul aux Philippiens

 
1,1 Nous, Paul et Timothée, serviteurs du Christ Jésus, nous nous adressons à tous les fidèles du Christ Jésus qui vivent à Philippes, en union avec les responsables et ministres de l'Église.
1,2 Que la grâce et la paix soient avec vous de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
1,3 Je rends toujours grâce à mon Dieu quand je fais mention de vous :
1,4 chaque fois que je prie pour vous tous, c'est toujours avec joie, à cause de ce que vous avez fait pour l'Évangile en communion avec moi,
1,5 depuis le premier jour jusqu'à maintenant.
1,6 Et puisque Dieu a si bien commencé chez vous son travail, je suis persuadé qu'il le continuera jusqu'à son achèvement au jour où viendra le Christ Jésus.
1,7 Il est donc juste que j'aie de telles dispositions à votre égard, car je vous porte dans mon coeur, puisque vous communiez tous à la grâce qui m'est faite de justifier et d'affermir l'annonce de l'Évangile jusque dans ma prison.
1,8 Oui, Dieu est témoin de mon attachement pour vous tous dans la tendresse du Christ Jésus.
1,9 Et, dans ma prière, je demande que votre amour vous fasse progresser de plus en plus dans la connaissance vraie et la parfaite clairvoyance
1,10



1,11
qui vous feront discerner ce qui est plus important. Ainsi, dans la droiture, vous marcherez sans trébucher vers le jour du Christ ;

et vous aurez en plénitude la justice obtenue grâce à Jésus Christ, pour la gloire et la louange de Dieu.

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L'amour du Christ surpasse toute connaissance

Walter Covens #La Parole à S. Paul

Épître de Saint Paul aux Ephésiens

 
3,14 C'est pourquoi je tombe à genoux devant le Père,
3,15 qui est la source de toute paternité au ciel et sur la terre.
3,16 Lui qui est si riche en gloire, qu'il vous donne la puissance par son Esprit, pour rendre fort l'homme intérieur.
3,17 Que le Christ habite en vos coeurs par la foi ; restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour.
3,18 Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur...
3,19 Vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître. Alors vous serez comblés jusqu'à entrer dans la plénitude de Dieu.

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La richesse insondable du Christ

Walter Covens #La Parole à S. Paul

Épître de Saint Paul aux Ephésiens

 
3,8 Moi qui suis le dernier de tous les fidèles, j'ai reçu la grâce d'annoncer aux nations païennes la richesse insondable du Christ,
3,9 et de mettre en lumière le contenu du mystère tenu caché depuis toujours en Dieu, le créateur de toutes choses ;
3,10 ainsi, désormais, les forces invisibles elles-mêmes connaîtront, grâce à l'Église, les multiples aspects de la Sagesse de Dieu.
3,11 C'est le projet éternel que Dieu a réalisé dans le Christ Jésus notre Seigneur.
3,12 Et c'est notre foi au Christ qui nous donne l'audace d'accéder auprès de Dieu en toute confiance.

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L'amour gratuit qui nous arrache à la mort

Walter Covens #La Parole à S. Paul

Lettre aux Éphésiens Chapitre 2

 

1 Et vous, autrefois vous étiez des morts, à cause des fautes et des péchés 2 dans lesquels vous viviez, soumis au cours de ce monde, soumis au prince du mal qui s'interpose entre le ciel et nous, et qui continue d'inspirer activement ceux qui désobéissent à Dieu. 3 Et nous aussi, nous étions tous de ceux-là, quand nous vivions suivant les tendances égoïstes de notre chair, cédant aux caprices de notre chair et de nos raisonnements ; et nous étions, de nous-mêmes, voués à la colère comme tous les autres.

4 Mais Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, 5 nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ : c'est bien par grâce que vous êtes sauvés. 6 Avec lui, il nous a ressuscités ; avec lui, il nous a fait régner aux cieux, dans le Christ Jésus. Par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus, 7 il voulait montrer, au long des âges futurs, la richesse infinie de sa grâce. 8 C'est bien par la grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi. Cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. 9 Cela ne vient pas de vos actes, il n'y a pas à en tirer orgueil. C'est Dieu qui nous a faits, 10 il nous a créés en Jésus Christ, pour que nos actes soient vraiment bons, conformes à la voie que Dieu a tracée pour nous et que nous devons suivre.


2, 2 : « du mal », add. ; « entre le ciel et nous », litt. « dans les airs ».

 

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Le grand dessein d'amour

Walter Covens #La Parole à S. Paul

Lettre aux Éphésiens Chapitre 1

 

1 Moi Paul, Apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, je m'adresse à vous, les membres du peuple saint qui êtes à Éphèse, vous les fidèles dans le Christ Jésus. 2 Que la grâce et la paix soient avec vous de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ le Seigneur.

3 Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ.
Dans les cieux, il nous a comblés
de sa bénédiction spirituelle en Jésus Christ.

4 En lui,
il nous a choisis avant la création du monde,
pour que nous soyons, dans l'amour,
saints et irréprochables sous son regard.

5 Il nous a d'avance destinés
à devenir pour lui des fils par Jésus Christ :
voilà ce qu'il a voulu dans sa bienveillance,

6 à la louange de sa gloire,
de cette grâce dont il nous a comblés en son Fils bien-aimé,

7 qui nous obtient par son sang la rédemption,
le pardon de nos fautes.
Elle est inépuisable, la grâce

8 par laquelle Dieu nous a remplis de sagesse et d'intelligence

9 en nous dévoilant le mystère de sa volonté,
de ce qu'il prévoyait dans le Christ
pour le moment où les temps seraient accomplis ;
dans sa bienveillance,

10 il projetait de saisir l'univers entier,
ce qui est au ciel et ce qui est sur la terre,
en réunissant tout sous un seul chef, le Christ.

11 En lui,
Dieu nous a d'avance destinés à devenir son peuple ;
car lui, qui réalise tout ce qu'il a décidé,

12 il a voulu que nous soyons
ceux qui d'avance avaient espéré dans le Christ,
à la louange de sa gloire.

13 Dans le Christ, vous aussi,
vous avez écouté la parole de vérité,
la Bonne Nouvelle de votre salut ;
en lui, devenus des croyants,
vous avez reçu la marque de l'Esprit Saint.
Et l'Esprit que Dieu avait promis,

14 c'est la première avance qu'il nous a faite
sur l'héritage dont nous prendrons possession
au jour de la délivrance finale,
à la louange de sa gloire.

15 Puisque j'ai entendu parler de la foi que vous avez dans le Seigneur Jésus, et de votre amour pour tous les fidèles, 16 je ne cesse pas de rendre grâce, moi aussi, quand je fais mention de vous dans ma prière : 17 Que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, vous donne un esprit de sagesse pour le découvrir et le connaître vraiment. 18 Qu'il ouvre votre coeur à sa lumière, pour vous faire comprendre l'espérance que donne son appel, la gloire sans prix de l'héritage que vous partagez avec les fidèles, 19 et la puissance infinie qu'il déploie pour nous, les croyants. C'est la force même, le pouvoir, la vigueur, 20 qu'il a mis en oeuvre dans le Christ quand il l'a ressuscité d'entre les morts et qu'il l'a fait asseoir à sa droite dans les cieux. 21 Il l'a établi au-dessus de toutes les puissances et de tous les êtres qui nous dominent, quel que soit leur nom, aussi bien dans le monde présent que dans le monde à venir. 22 Il lui a tout soumis et, le plaçant plus haut que tout, il a fait de lui la tête de l'Église 23 qui est son corps, et l'Église est l'accomplissement total du Christ, lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.


 

 

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Le Christ m'a aimé

Walter Covens #La Parole à S. Paul

Lettre aux GalatesChapitre 2

20 je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi. Ma vie aujourd'hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré pour moi.


 

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