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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

Dean comme si vous y étiez...

Walter Covens #actualités

Jean-Paul II, Le droit des fidèles à recevoir la doctrine catholique dans sa pureté

Walter Covens #la vache qui rumine (Années B - C)
L'enseignement de la doctrine morale suppose que l'on assume consciemment ces responsabilités intellectuelles, spirituelles et pastorales. C'est pourquoi les théologiens moralistes qui acceptent la charge d'enseigner la doctrine de l'Eglise ont le grave devoir de former les fidèles à ce discernement moral, à l'engagement pour le bien véritable et au recours confiant à la grâce divine.

Si les convergences et les conflits d'opinions peuvent constituer des expressions normales de la vie publique dans le cadre d'une démocratie représentative, la doctrine morale ne peut certainement pas dépendre du simple respect d'une procédure : en effet, elle n'est nullement établie en appliquant les règles et les formalités d'une délibération de type démocratique. Le dissentiment, fait de contestations délibérées et de polémiques, exprimé en utilisant les moyens de communication sociale, est contraire à la communion ecclésiale et à la droite compréhension de la constitution hiérarchique du Peuple de Dieu. On ne peut reconnaître dans l'opposition à l'enseignement des pasteurs une expression légitime de la liberté chrétienne ni de la diversité des dons de l'Esprit. Dans ce cas, les pasteurs ont le devoir d'agir conformément à leur mission apostolique, en exigeant que soit toujours respecté le droit des fidèles à recevoir la doctrine catholique dans sa pureté et son intégrité : « N'oubliant jamais qu'il est lui aussi membre du peuple de Dieu, le théologien doit le respecter et s'attacher à lui dispenser un enseignement qui n'altère en rien la doctrine de la foi » .

Veritatis Splendor,
Copyright © Libreria Editrice Vaticana

Jean-Paul II, Ce qu'être disciple du Christ veut dire

Walter Covens #la vache qui rumine (Années B - C)
Suivre le Christ ne peut pas être une imitation extérieure, parce que cela concerne l'homme dans son intériorité profonde. Etre disciple de Jésus veut dire être rendu conforme à Celui qui s'est fait serviteur jusqu'au don de lui-même sur la Croix (cf. Ph 2, 5-8). Par la foi, le Christ habite dans le cœur du croyant (cf. Ep 3, 17), et ainsi le disciple est assimilé à son Seigneur et lui est configuré. C'est le fruit de la grâce, de la présence agissante de l'Esprit Saint en nous.

Incorporé au Christ, le chrétien devient membre de son Corps qui est l'Eglise (cf. 1 Co 12, 13. 27). Sous l'impulsion de l'Esprit, le Baptême configure radicalement le fidèle au Christ, dans le mystère pascal de la mort et de la résurrection ; il le « revêt » du Christ (cf. Ga 3, 27) : « Réjouissons-nous et rendons grâce, s'exclame saint Augustin en s'adressant aux baptisés, nous sommes devenus non seulement chrétiens, mais le Christ. 5 Soyez étonnés et joyeux. Nous sommes devenus le Christ ! » . Mort au péché, le baptisé reçoit la vie nouvelle (cf. Rm 6, 3-11) : vivant pour Dieu dans le Christ Jésus, il est appelé à marcher selon l'Esprit et à en manifester les fruits dans sa vie (cf. Ga 5, 16-25). Et la participation à l'Eucharistie, sacrement de la Nouvelle Alliance (cf. 1 Co 11, 23-29), est le plus haut degré de l'assimilation au Christ, source de « vie éternelle » (cf. Jn 6, 51-58), principe et force du don total de soi, dont Jésus, selon le témoignage transmis par Paul, demande de faire mémoire dans la célébration et dans la vie : « Chaque fois en effet que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne » (1 Co 11, 26).

Veritatis Splendor, 21
Copyright © Libreria Editrice Vaticana

Jean-Paul II, Il est nécessaire de relire l'ensemble de l'enseignement moral de l'Eglise

Walter Covens #la vache qui rumine (Années B - C)
Depuis toujours, mais particulièrement au cours des deux derniers siècles, les Souverains Pontifes, personnellement ou avec le Collège épiscopal, ont développé et proposé un enseignement moral sur les multiples aspects différents de la vie humaine. Au nom du Christ et avec son autorité, ils ont exhorté, dénoncé et expliqué ; fidèles à leur mission, dans les combats en faveur de l'homme, ils ont conforté, soutenu et consolé ; avec la certitude de l'assistance de l'Esprit de vérité, ils ont contribué à une meilleure intelligence des exigences morales dans le domaine de la sexualité humaine, de la famille, de la vie sociale, économique et politique. Dans la tradition de l'Eglise et dans l'histoire de l'humanité, leur enseignement constitue un approfondissement incessant de la connaissance morale .

Aujourd'hui, cependant, il paraît nécessaire de relire l'ensemble de l'enseignement moral de l'Eglise, dans le but précis de rappeler quelques vérités fondamentales de la doctrine catholique, qui risquent d'être déformées ou rejetées dans le contexte actuel. En effet, une nouvelle situation est apparue dans la communauté chrétienne elle-même, qui a connu la diffusion de nombreux doutes et de nombreuses objections, d'ordre humain et psychologique, social et culturel, religieux et même proprement théologique, au sujet des enseignements moraux de l'Eglise. Il ne s'agit plus d'oppositions limitées et occasionnelles, mais d'une mise en discussion globale et systématique du patrimoine moral, fondée sur des conceptions anthropologiques et éthiques déterminées. Au point de départ de ces conceptions, on note l'influence plus ou moins masquée de courants de pensée qui en viennent à séparer la liberté humaine de sa relation nécessaire et constitutive à la vérité. Ainsi, on repousse la doctrine traditionnelle de la loi naturelle, de l'universalité et de la validité permanente de ses préceptes ; certains enseignements moraux de l'Eglise sont simplement déclarés inacceptables ; on estime que le Magistère lui-même ne peut intervenir en matière morale que pour « exhorter les consciences » et « pour proposer les valeurs » dont chacun s'inspirera ensuite, de manière autonome, dans ses décisions et dans ses choix de vie.

Il faut noter, en particulier, la discordance entre la réponse traditionnelle de l'Eglise et certaines positions théologiques, répandues même dans des séminaires et des facultés de théologie,sur des questions de première importance pour l'Eglise et pour la vie de foi des chrétiens, ainsi que pour la convivialité humaine. On s'interroge notamment : les commandements de Dieu, qui sont inscrits dans le cœur de l'homme et qui appartiennent à l'Alliance, ont-ils réellement la capacité d'éclairer les choix quotidiens de chaque personne et des sociétés entières ? Est-il possible d'obéir à Dieu, et donc d'aimer Dieu et son prochain, sans respecter ces commandements dans toutes les situations ? L'opinion qui met en doute le lien intrinsèque et indissoluble unissant entre elles la foi et la morale est répandue, elle aussi, comme si l'appartenance à l'Eglise et son unité interne devaient être décidées uniquement par rapport à la foi, tandis qu'il serait possible de tolérer en matière morale une pluralité d'opinions et de comportements, laissés au jugement de la conscience subjective individuelle ou dépendant de la diversité des contextes sociaux et culturels.

Veritatis Splendor, 4
Copyright © Libreria Editrice Vaticana

DEAN+25 : le Vert-Pré se remet du cyclone

Walter Covens #actualités
Voici quelques photos des abords de l'église du Vert-Pré à la Martinique, trois semaines après le cyclone DEAN. Vous en trouverez d'autres sur la page d'accueil du blog pendant quelques jours encore, et ensuite, en cliquant dans la rubrique Album photos (la colonne de droite) sur "paysages-martinique".


L'église a pris de l'eau, mais les murs et le toit sont restés en place...

La barrière de l'entrée du parvis de l'église fonctionne, mais une réparation s'impose. Le toit du presbytère, au fond à gauche, laisse passer l'eau à plusieurs endroits. Pas de goutières dignes de ce nom non plus. Mais ce n'est pas la faute à DEAN. Cela fait deux ans que le signale.

Les voisins de l'autre côté de l'église ont apparemment été protégés par elle. Un peu plus loin, à hauteur des voitures, une maison qui n'était plus habitée, est complètement détruite.

23 T.O.C.: À LA SUITE DU CHRIST S'AIMER SOI-MÊME EN VÉRITÉ (Lc 14, 25-33 - 23° T.O.C)

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
23TOCev
    L'importance de l'Évangile que nous venons d'entendre en ce dimanche de la rentrée après les vacances ne peut pas être surestimée :

Si quelqu'un vient à moi...

    Pourquoi sommes-nous ici ? Notre présence ici, que dit-elle au Seigneur ? Que sommes-nous en train de faire ? Remarquez que l'évangile dit :

De grandes foules faisaient route avec Jésus.

    C'est à ces "grandes foules" que la parole de Jésus s'adresse, et non pas à une certaine élite spirituelle ou mystique. Les exigences que Jésus exprime nous paraissent exorbitantes. Il serait trop facile de s'en débarrasser avec l'excuse qu'elles ne s'adressent pas à nous, mais aux moines, aux ermites seulement. Le Concile Vatican II nous le rappelle clairement : "Il est évident pour tous que l'appel à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité s'adresse à tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur état ou leur rang." (LG 40)

Maître divin et modèle de toute perfection, le Seigneur Jésus enseigne à tous et à chacun de ses disciples, quelle que soit leur condition, cette sainteté de vie dont il est à la fois l'initiateur et le consommateur...
Les fidèles doivent appliquer les forces qu'ils ont reçues, selon la mesure du don du Christ, à obtenir cette perfection, afin que marchant sur ses traces et devenus conformes à son image, accomplissant en tout la volonté du Père, ils soient avec toute leur âme voués à la gloire de Dieu et au service du prochain. (ibid.)

    Depuis des siècles les chrétiens dans leur grande majorité se sont habitués à une Église "à deux vitesses". Ca nous arrange finalement. On est baptisé. On est confirmé. On va à la messe (de temps en temps). Mais dans le même temps on s'accommode d'une médiocrité dont Dieu a horreur. On se montre intransigeant pour les prêtres et les religieux, on les veut exemplaires, on ne tolère aucune faiblesse de leur part. À la moindre de leurs fautes on crie au scandale. Mais on réclame d'eux la plus grande compréhension pour ses propres défaillances. En somme, ces chrétiens rêvent d'une perfection par procuration !

    Le Concile Vatican II, dans le droit fil de l'Évangile, a jeté bas cet échafaudage illusoire : un seul baptême, un seul et même appel à la sainteté. Celui ou celle qui entre dans la vie religieuse n'est pas pour autant meilleur(e) que les autres. Il y entre parce que c'est sa vocation. Pour lui ou pour elle, c'est la meilleure manière d'être fidèle aux promesses de son baptême. Pour un(e) autre, le même désir et la même exigence de perfection sera de rester dans le monde pour être levain dans la pâte, témoin-lumière du Christ-Lumière.

    Le Concile a voulu souligner la dignité de la vocation du laïc, parce que notre monde a particulièrement besoin de saints laïcs, de saints jeunes, de saints époux, pères et mères de famille, de saints boulangers et de saints gendarmes, de saints fonctionnaires et de saints agriculteurs. Il est devenu si difficile d'être chrétien dans le monde d'aujourd'hui. Cela demande souvent de l'héroïsme d'être mari et femme, enfant et jeune, travailleur et citoyen, en vivant comme Jésus le demande dans l'Évangile.

    Alors la tentation est forte de dire que la morale chrétienne est trop élevée, et donc inaccessible, et que la hiérarchie de l'Église devrait davantage prendre en compte les temps dans lesquels nous vivons. Si les chrétiens ne vivent plus selon la morale enseignée par le Vatican, ne faut-il pas changer la loi pour l'adapter à notre époque ? Si les consignes et les normes édictées par le Magistère de l'Église, surtout dans le domaine de la morale familiale et sexuelle, sont si peu ou si mal respectées, dit-on (mais qu'en sait-"on", puisque les statistiques dans ce domaine, plus encore que dans d'autres, sont à prendre avec précaution ?), ne faut-il pas les réviser et les adapter à notre temps ? Et en faisant remarquer que la loi est pour l'homme et non l'homme pour la loi, on pense que l'affaire est réglée, que la discussion est close.

    Par exemple, il est devenu presque banal de rappeler que la publication de l'encyclique Humanae Vitae en 1968, a provoqué une fracture à l'intérieur de l'opinion publique catholique.

    En effet, une nouvelle situation est apparue dans la communauté chrétienne elle-même, qui a connu la diffusion de nombreux doutes et de nombreuses objections, d'ordre humain et psychologique, social et culturel, religieux et même proprement théologique, au sujet des enseignements moraux de l'Eglise. Il ne s'agit plus d'oppositions limitées et occasionnelles, mais d'une mise en discussion globale et systématique du patrimoine moral... (Veritatis Splendor, 4)

    Il nous faut donc faire un gros effort pour nous débarrasser de tout ce qui vient parasiter notre écoute de ces paroles pourtant si claires de Jésus :

    Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple.... Celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.

    Mais attention ! Il ne s'agit pas de détester ses parents, ses enfants et de se détester soi-même ! Il s'agit, bien au contraire, de d'aimer les autres et soi-même en vérité, à la lumière de l'amour du Christ, "envoyé pour guérir et sauver tous les hommes", et non pas à la lueur de notre pauvre petite intelligence et de nos sentiments éphémères. Il faut absolument commencer par apprendre à s'aimer soi-même : c'est même le BABA de la vie spirituelle, à condition de ne pas confondre amour de soi avec amour-propre. Le véritable amour de soi prend sa source en l'amour de Dieu pour moi, amour qui me dépasse infiniment comme le ciel dépasse la terre (cf. 1° lect.). Le véritable amour de soi consiste à se dire que nous ne savons pas nous aimer et que Dieu seul le sait, et que quand il nous le dit (par les paroles de l'Évangile et par l'enseignement de l'Église, mais aussi par sa manière de gouverner le monde et notre vie), il serait mal venu de lui opposer une fin de non recevoir par une série d'objections plus ou moins raffinées.

    Jésus nous demande donc de faire cesser cette engrenage de fausses raisons qui n'est qu'un alibi pour notre médiocrité avec laquelle nous passons toute notre vie à gérer le plus habilement mais aussi le plus hypocritement possible nos amours-propres. À ce rythme-là, même dans nos moments les plus généreux, nous demeurons parfaitement incapables de suivre Jésus, d'aimer les autres et de nous aimer nous-mêmes.

    Un des signes les plus éloquents de ce manque d'amour de nous-mêmes n'est-il pas que nous avons une frousse bleue de nous retrouver, ne fût-ce qu'un moment, dans la solitude et le silence ? Si l'on s'aimait, on devrait attendre ces moments-là avec impatience pour en profiter au maximum. Au lieu de cela, nous nous empressons-de fuir ces moments en meublant ces "temps morts", comme nous disons, de musique, de bruit et de vains bavardages, même quand nous sommes à l'église.

    Pendant mes vacances j'ai eu l'occasion de regarder un DVD récent, le seul film qui existe sur la vie des moines de la Grande Chartreuse. Il est intitulé : Into great silence (Le grand silence, Philip Gröning). Le Seigneur ne nous demande pas à tous de devenir des Chartreux. Mais il nous dit que si, au cours de la semaine et de chacune de nos journées, nous ne ménageons pas quelques plages de vrai silence pour nous mettre et remettre à l'écoute de sa Parole qui nous guide et nous éclaire sur les chemins de la vie éternelle, nous n'y arriverons jamais.

23° dimanche du Temps Ordinaire C

Walter Covens #Liturgie de la Parole - Année C
Livre de la Sagesse (Sg 9, 13-18)

9
13  Quel homme peut découvrir les intentions de Dieu ?
Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ?
14  Les réflexions des mortels sont mesquines,
et nos pensées, chancelantes ;
15  car un corps périssable appesantit notre âme,
et cette enveloppe d'argile
alourdit notre esprit aux mille pensées.
16  Nous avons peine à nous représenter ce qui est sur terre,
et nous trouvons avec effort ce qui est à portée de la main ;
qui donc a découvert ce qui est dans les cieux ?
17  Et qui aurait connu ta volonté,
si tu n'avais pas donné la Sagesse
et envoyé d'en haut ton Esprit saint ?
18  C'est ainsi que les chemins des habitants de la terre
sont devenus droits ;
c'est ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaît
et, par la Sagesse, ont été sauvés.

http://www.evangile-et-peinture.org/img/20070909_s.jpg

Psaume (Ps 89, 3-4, 5-6, 12-13, 14.17abc)

R/ D'âge en âge, Seigneur, tu as été notre refuge
03  Tu fais retourner l'homme à la poussière ;
tu as dit : « Retournez, fils d'Adam ! »
04  A tes yeux, mille ans sont comme hier,
c'est un jour qui s'en va, une heure dans la nuit.

05  Tu les as balayés : ce n'est qu'un songe ;
dès le matin, c'est une herbe changeante :
06  elle fleurit le matin, elle change ;
le soir, elle est fanée, desséchée.

12  Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos coeurs pénètrent la sagesse.
13  Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.

14  Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
17a  Que vienne sur nous
17b  la douceur du Seigneur notre Dieu !
17c  Consolide pour nous l'ouvrage de nos mains ;


Lettre de saint Paul Apôtre à Philémon (Phm 1, 9b-10.12-17)

1
09bi  Fils bien-aimé, moi, Paul, qui suis un vieil homme, moi qui suis aujourd’hui en prison à cause du Christ Jésus,
10  j'ai quelque chose à te demander pour Onésime, mon enfant à qui, dans ma prison, j'ai donné la vie du Christ.
12  Je te le renvoie, lui qui est une part de moi-même.
13  Je l'aurais volontiers gardé auprès de moi, pour qu'il me rende des services en ton nom, à moi qui suis en prison à cause de l'Évangile.
14  Mais je n'ai rien voulu faire sans ton accord, pour que tu accomplisses librement ce qui est bien, sans y être plus ou moins forcé.
15  S'il a été éloigné de toi pendant quelque temps, c'est peut-être pour que tu le retrouves définitivement,
16  non plus comme un esclave, mais, bien mieux qu'un esclave, comme un frère bien-aimé : il l'est vraiment pour moi, il le sera plus encore pour toi, aussi bien humainement que dans le Seigneur.
17  Donc, si tu penses être en communion avec moi, accueille-le comme si c'était moi.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 14, 25-33)

14
25  De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit :
26  « Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.
27  Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple.
28  Quel est celui d'entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?
29  Car, s'il pose les fondations et ne peut pas achever, tous ceux qui le verront se moqueront de lui :
30  'Voilà un homme qui commence à bâtir et qui ne peut pas achever !'
31  Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne commence pas par s'asseoir pour voir s'il peut, avec dix mille hommes, affronter l'autre qui vient l'attaquer avec vingt mille ?
32  S'il ne le peut pas, il envoie, pendant que l'autre est encore loin, une délégation pour demander la paix.
33  De même, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.

Copyright AELF - 1980 - 2006 - Tous droits réservés

Divo Barsotti, un prophète pour l'Eglise d'aujourd'hui

Walter Covens #Il est vivant !
Il a anticipé de plusieurs décennies les axes majeurs de l'actuel pontificat. On découvre aujourd'hui son importance, grâce notamment à une exposition qui lui est consacrée. Il a vécu à Florence, en plein dans les conflits du Concile et de l'après-concile. Le commentaire critique du théologien Paolo Giannoni




    Lors du rassemblement international organisé comme chaque année à Rimini au mois d’août, Communion et Libération a consacré une exposition à une personnalité chrétienne injustement méconnue mais de grande valeur: "Divo Barsotti, le dernier mystique du XXe siècle".

    Divo Barsotti – mort à 92 ans le 15 février 2006 dans son ermitage de San Sergio à Settignano, sur les hauteurs de Florence – a été prêtre, théologien, fondateur de la Communauté des Fils de Dieu, mystique renommé et maître spirituel.

    Le père Luigi Giussani, le fondateur de Communion et Libération, était mort un an avant lui à Milan. Les deux hommes ne se sont jamais rencontrés, mais ils avaient une grande estime l’un pour l’autre.

    Cette année, Communion et Libération a choisi le thème suivant pour son rassemblement: "La vérité est le destin pour lequel nous sommes faits".

    C’est justement sur le primat de la vérité que le père Barsotti a fondé toute sa vie et son enseignement, en parfaite harmonie avec les lignes directrices de l’actuel pontificat. Une raison supplémentaire pour redécouvrir son héritage et le mettre en valeur.

* * *

    Au cours de sa vie, Divo Barsotti s’est souvent retrouvé seul et incompris. Quand il était un jeune prêtre, isolé dans son diocèse de San Miniato. Quand il est arrivé à Florence, compris et soutenu par peu de gens. Quand il est resté seul, pendant plusieurs années, dans son ermitage de Settignano, abandonné par ses premiers disciples. Pus tard encore, ignoré et sous-évalué jusqu’à la fin de sa vie par la majorité des médias et de l’intelligentsia catholique.

    C’était un autodidacte, qui n’avait jamais obtenu de diplôme en théologie. Il a beaucoup écrit: 160 livres et d’innombrables articles et textes divers, mais il n’a pas achevé une œuvre systématique. Pourtant, sa production écrite et orale témoigne d’une profondeur, d’une cohérence, d’une prévoyance, d’un sens aigu de la critique, d’une liberté d’esprit qui se révèlent aujourd’hui absolument hors du commun.

    Alors que presque personne en Italie ne connaissait la spiritualité russe, il a été le premier à la faire connaître en 1946 avec son premier livre et ensuite à la répandre. Il a donné le nom du grand saint russe Serge de Radonège à son ermitage de Settignano, sur les hauteurs de Florence.

    Mais lorsque l’orientalisme est devenu une mode, plus esthétisante que spirituelle, il l’a stigmatisé par des jugements tranchants: "Nous autres Florentins, nous avons Fra Angelico, Masaccio, Giotto, Cimabue. Ils ne tiendraient pas la comparaison face aux icônes russes? Mais bien sûr qu’ils tiennent la comparaison, ils en sortent même vainqueurs ".

    Dans les années quarante et cinquante, alors que l’enseignement, en Italie et dans les facultés de théologie romaines, s’appuyait paresseusement sur les manuels, le père Barsotti ne manquait pas un livre des grandes figures françaises du "ressourcement", c’est-à-dire du retour aux sources bibliques, patristiques et liturgiques: Jean Daniélou, Louis Bouyer, Henri de Lubac.

    En 1951, lorsqu’il a publié ce chef-d’œuvre qu’est "Il mistero cristiano nell'anno liturgico", Divo Barsotti a été le premier en Italie à développer et à approfondir des thèses proches de celles d’Odo Casel – le bénédictin allemand qui défendait l’efficacité objective de la liturgie dans la représentation de l’événement chrétien – avant même d’en avoir lu les œuvres.

    Néanmoins, il n’a jamais caché les points faibles des auteurs qu’il estimait le plus. Divo Barsotti n’a pas ménagé Hans Urs von Balthasar – qui a été son directeur spirituel pendant six mois avant de mourir en 1988 – en critiquant ses thèses douteuses sur l’enfer: "Si l’enfer n’existait pas, je ne pourrais pas accepter le paradis".

    Il n’a pas été moins sévère avec ceux qui le considéraient comme leur maître spirituel. Giuseppe Dossetti a été son disciple spirituel à partir de 1951, quand il a abandonné la politique pour devenir moine et prêtre et se consacrer entièrement à rénover l’Eglise à sa façon jusqu’à sa mort, en 1966. Mais Barsotti n’a pas approuvé toutes ses thèses politiques et théologiques. Il a écrit un jour dans son journal intime: "Le père Giuseppe ferait mieux de se retirer sur un petit îlot à Hong Kong". Surtout, Barsotti n’acceptait pas que Dossetti soit si lié avec Giuseppe Alberigo et avec son interprétation du Concile Vatican II et de l’après-concile comme un "nouveau départ" dans l’histoire de l’Eglise. Il considérait le contact entre les deux hommes comme un "danger". Il en est venu à lancer un ultimatum à Dossetti: la rupture avec Alberigo ou la fin de la direction spirituelle.

    Il en a été de même pour d’autres éminents catholiques florentins, tels que Giorgio La Pira, Gianpaolo Meucci, Mario Gozzini, lorsqu’il n’approuvait pas leurs positions politiques ou ecclésiales.

* * *

    Les papes ont également fait l’objet de critiques de la part du père Barsotti, qui les considérait comme un acte de justice "voulu par le Seigneur".

    En 1971, il est convoqué par le Vatican pour prêcher, au début du carême, les exercices spirituels destinés au pape Paul VI et à la curie. Au cours de ses prédications, il aborde le sujet du pouvoir de Pierre et déclare – comme il le rappellera ensuite dans son journal intime – que "l’Eglise a un pouvoir coercitif parce que Dieu le lui a confié et elle doit donc l’utiliser. En effet, pendant ces années, l’anarchie se répandait au sein de l’Eglise et l’on se moquait du pape dans les Eglises d’Europe du Nord".

    Par "pouvoir coercitif", Barsotti entend l’affirmation de la vérité et la condamnation de l’erreur. Exactement ce que le Concile Vatican II et, après le Concile, une grande partie de la hiérarchie catholique avaient renoncé à faire, comme il l’a dit et expliqué à plusieurs reprises: une renonciation "qui en clair niait l’essence même de l’Eglise".

    Barsotti était un fervent admirateur de Jean-Paul II, pour la même raison qui faisait que l’intelligentsia catholique le dévalorisait. "Ce qui nous a fait le plus comprendre que le Christ est présent en ce pape, c’est l’exercice d’un magistère qui, plus que le dernier Concile, a réaffirmé la vérité et a condamné l’erreur". Un pape "qui a toujours enseigné l’exclusivité de la foi chrétienne: seul le Christ sauve".

    Pourtant, même Jean-Paul II, "colonne de l’Eglise", a fait l’objet de critiques de la part de du père Barsotti. Par exemple, lors de la rencontre interreligieuse d’Assise en 1986, selon lui, "les intentions du pape étaient très claires". Ce qui n’était pas le cas des déductions de nombreux hommes d’Eglise, qui "affirment que l’événement d’Assise est le premier pas d’un cheminement qui devrait réaliser dans la paix l’unité de toutes les fois dogmatiques".

    Dans deux lettres, le père Barsotti a écrit à Jean-Paul II que son magistère de pape était "plus important ou au moins aussi important que le magistère du dernier Concile". Ce dernier ayant "seulement introduit des virgules dans le discours ininterrompu de la tradition", il ne comprenait pas "pourquoi l’on cite presque exclusivement ce dernier Concile".

    Le père Barsotti inspirait aux catholiques progressistes un respect silencieux, mais pas parce qu’il répondait à leurs attentes. Au contraire. Dans l’histoire de l’Eglise italienne et mondiale, il représentait la résistance contre la dérive post-conciliaire, au nom des "fondamentaux" de la foi chrétienne. Il estimait que peu d’hommes d’Eglise de haut rang étaient aussi décidés que lui à "mettre l’accent sur l’essentiel, sur la nouveauté du Christ, qui est ce dont l’Eglise a le plus besoin aujourd’hui". En 1990, il en indiquait deux: Joseph Ratzinger et Giacomo Biffi. Tous deux seront par la suite ses deux "papabili" préférés.

    Lorsque le premier est effectivement devenu pape, en 2005, on aurait dit un passage de témoin. Alors que le père Barsotti, âgé de plus de 90 ans, infirme, cessait peu à peu d’écrire et de parler, les thèses que le prêtre toscan avait défendues tout au long de sa vie étaient reprises "urbi et orbi" sous le pontificat de Benoît XVI – avec l’autorité du successeur de Pierre.

* * *

    La ressemblance est frappante entre les diagnostics sur le Concile et l’après-concile formulés par Divo Barsotti et Joseph Ratzinger, avant ou après l’élection de ce dernier en tant que pape. Le dernier exemple en date remonte au 24 juillet dernier, lors de la rencontre du pape avec les prêtres à Lorenzago di Cadore, au nord-est de l’Italie.

    Tout aussi remarquable, le souci commun au deux hommes de chercher la nourriture dans la grande tradition de l’Eglise et de partager ce pain avec les nombreux chrétiens de base. Il suffit de penser, en ce qui concerne Benoît XVI, à ses deux cycles de catéchèse pour l’audience du mercredi. Le premier était consacré à l’Eglise apostolique, avec les portraits de chaque apôtre et des autres protagonistes du Nouveau Testament. Le second est consacré aux pères de l’Eglise grecs et latins des premiers siècles. Le pape en est actuellement aux grands évêques et théologiens de la Cappadoce: Basile, Grégoire de Nazianze, Grégoire de Nysse.

    Divo Barsotti et Benoît XVI ont en commun leur manière de lire les Ecritures Saintes et de s’imprégner de leur sens profond. Non pas en s’appuyant seulement sur l’histoire ou la philologie mais à la lumière de leur Auteur premier, l’Esprit Saint, reconnaissable dans la tradition de l’Eglise.

    Les visions des deux hommes sur la politique et l’histoire sont tout aussi semblables. Tous deux sont clairement contraires à l’idée qu’au cours de l’histoire terrestre, un royaume de paix et de justice se construise progressivement, presque par une évolution naturelle. Tous deux sont intimement convaincus que l’eschaton, à savoir l’acte ultime et définitif du salut de l’homme et du monde, est déjà présent ici et maintenant et n’est autre que Jésus crucifié et ressuscité.

    Le "mystère chrétien", c’est lui, Jésus crucifié et ressuscité, qui est assis à la droite du Père mais qui, en même temps, se fait pain pour les hommes dans l’eucharistie. Les événements du mystère se réalisent au cours de la messe. On retrouve là aussi un accord remarquable entre le Barsotti du "Mystère chrétien dans l’année liturgique" et des réflexions ultérieures et les homélies de Benoît XVI lors des messes pontificales.

    Qu’il s’agisse du livre "Jésus de Nazareth", une œuvre capitale de ce pontificat, de la place centrale donnée à l’eucharistie, de l’encyclique "Deus caritas est", le magistère de Benoît frappe par sa cohérence. La même cohérence se dégage de la vie et des œuvres de Barsotti. Une réflexion sur éros et agapè figurant dans une note de son "Mystère chrétien" daté de 1951, est remarquable par la manière dont elle préfigure le cœur de l’encyclique de Benoît XVI.

    Chez les deux hommes, on trouve cette conscience que l’Eglise vit sur la base de la vérité et que c’est seulement de la "veritas" que jaillit la "caritas", comme l’Esprit Saint procède "ex Patre Filioque": du Père et du Fils qui est le Logos, le Verbe de Dieu.

    Divo Barsotti a justement laissé, dans ce qui est probablement son dernier écrit public, un commentaire d’un livre sorti en 2006 sur le philosophe chrétien Romano Amerio, la consigne suivante:

"Je vois le progrès de l’Eglise à partir d’ici, du retour de la sainte Vérité comme fondement de chaque acte. La paix promise par le Christ, la liberté, l’amour sont pour chaque homme l’objectif à atteindre, mais il faut l’atteindre uniquement après avoir construit le fondement de la vérité et les colonnes de la foi".



Et son disciple Paolo Giannoni relance le débat "Florence contre Rome"


    La redécouverte du père Divio Barsotti – son procès en béatification devrait commencer dans quelque temps – ramène l’attention sur le cas de l’Eglise de Florence, à laquelle il appartenait. Un cas analysé par un article de www.chiesa du 25 juin 2007:

> Florence contre Rome: un catholicisme mal à l'aise

    L’analyse proposée dans cet article – en particulier celle du professeur Pietro de Marco, lui aussi Florentin – reçoit aujourd’hui la réponse d’un autre représentant célèbre du catholicisme florentin: le père Paolo Giannoni. Agé de 72 ans, il a enseigné pendant près d’un demi-siècle à la Faculté de Théologie de Florence et d’Italie Centrale. Il est aujourd’hui moine bénédictin camaldule et ermite rattaché à l’église de Sant’Andrea à Mosciano.

    La réponse du père Giannoni, très étendue et approfondie, comporte des critiques très acerbes sur le "recentrage" doctrinal et sur le réveil d’identité religieuse chrétienne soutenus par les deux derniers papes. Elle est reproduite intégralement, en italien, sur www.chiesa:

> Identità cristiana o progetto di potere? Una riflessione sulla Chiesa di Wojtyla e Ratzinger

    Sur les treize pages de sa réponse, le père Giannoni cite Divo Barsotti à deux reprises.

    Dans la première citation, il rappelle que le père Barsotti, comme d’autres représentants de l’Eglise florentine, a été, par moments, mal compris et combattu par les hiérarchies catholiques:

"L’actuelle 'canonisation' de don Barsotti ne peut pas faire oublier la souffrance qu’il a endurée lorsque l’on s’est opposé à ses livres dans les années 50, alors qu’il vivait et apportait une richesse particulière au sein de la vie théologique et spirituelle dans l’Europe de l’époque".

    En effet, en 1960, la Sacrée congrégation du Saint Office a censuré son livre "Commentaire de l’Exode", publié en France avec l’imprimatur mais interdit en Italie. Barsotti a été convoqué à Rome où on lui a imposé de se rétracter. Le livre a été autorisé après Vatican II et il en est aujourd’hui, en Italie, à sa sixième édition, sous le titre "Méditations sur l’Exode".

    Lorsqu’il cite une deuxième fois Divo Barsotti, le père Giannoni écrit:

"La parole du père Barsotti posait problème mais elle était précieuse, même s’il vivait désormais un désaccord profond avec la culture contemporaine. Il s’est malheureusement mis à vivre dans un isolement certes toujours fécond, mais également fermé et amer, alors que son esprit était plein de douceur et de délicatesse. Je dis cela avec l’amour reconnaissant que j’éprouve pour un père dans l’Esprit".

    Cette phrase est empreinte à la fois de critique et d’admiration. Le père Giannoni, bien qu’il compte parmi les catholiques progressistes cultivés, admet qu’il est lui aussi un fils spirituel de Barsotti.

    D’ailleurs, l’édition actuellement disponible en Italie du chef-d’œuvre de Barsotti, "Il mistero cristiano nell'anno liturgico", comporte justement une préface écrite par le père Giannoni depuis son ermitage de Mosciano.



Sur le site du rassemblement organisé par Communion et Libération à Rimini, la page consacrée à l’exposition sur Divo Barsotti:

> "Divo Barsotti. Un mistico del '900"

__________


Les précédents articles sur www.chiesa à propos de Divo Barsotti:

> Fine di un tabù: anche Romano Amerio è “un vero cristiano” (6.2.2006)

> Un filosofo, un mistico, un teologo suonano l’allarme alla Chiesa (7.2.2005)

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L’actuel prieur de la Communauté des Fils de Dieu fondée par don Divo Barsotti est le père Serafino Tognetti.

Adresse: Casa San Sergio, Via del Crocifissalto 2, 50135 Settignano (Florence).

Téléphone: +39.0556557409

E-mail: segreteriacfd@cheapnet.it

La Communauté des Fils de Dieu comprend les style de vie les plus divers: couples mariés avec enfants, simples prêtres et laïcs, hommes et femmes qui ont prononcé des vœux monastiques tout en restant dans le monde ou bien en vivant en communauté. Les personnes consacrées sont aujourd’hui près de 2 000, en Italie, en Australie, au Bénin, en Colombie, en Croatie, au Sri Lanka.

(Source : www.chiesa)

Sur ce blog  j'ai déjà publié une page de Barsotti :

Divo Barsotti, Dieu est Dieu, Téqui 1980, p. 18-20


 

Progresser dans l'amour fraternel

Walter Covens #La Parole à S. Paul
Première lettre aux Thessaloniciens Chapitre 4

9 Pour ce qui est de l'amour fraternel, vous n'avez pas besoin que je vous en parle, car vous avez appris vous-mêmes de Dieu à vous aimer les uns les autres, 10 et c'est ainsi que vous agissez envers tous les frères de la province de Macédoine. Frères, nous vous encourageons à faire encore de nouveaux progrès : 11 ayez à coeur de vivre calmement, de faire chacun ce que vous avez à faire et de travailler de vos mains comme nous vous l'avons ordonné. 12 Ainsi, votre conduite méritera le respect des gens du dehors, et vous n'aurez pas besoin du secours des autres.





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La transmission de l'Évangile, oeuvre d'amour gratuit

Walter Covens #La Parole à S. Paul
Première lettre aux Thessaloniciens Chapitre 2

1 Frères, vous le savez bien vous-mêmes, notre venue chez vous n'a pas été inutile. 2 Nous venions de souffrir et d'être insultés à Philippes, comme vous le savez ; nous avons cependant trouvé en notre Dieu l'assurance qu'il fallait pour vous annoncer, au prix de grandes luttes, l'Évangile de Dieu. 3 Et quand nous vous exhortions, nous n'étions pas au service de doctrines fausses, nous n'avions pas de motifs impurs, nous n'agissions pas par ruse. 4 En effet, pour nous confier l'Évangile, Dieu nous a mis à l'épreuve ; de même, aujourd'hui, il continue de mettre notre coeur à l'épreuve, si bien que nous parlons pour plaire non pas aux hommes, mais à Dieu. 5 Jamais, vous le savez, nous n'avons eu un mot de flatterie, jamais de motifs intéressés, Dieu en est témoin ; 6 jamais nous n'avons recherché les honneurs, ni auprès de vous ni auprès des autres hommes, 7 alors que nous aurions pu nous imposer en qualité d'Apôtres du Christ. Au contraire, avec vous nous avons été pleins de douceur, comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons. 8 Ayant pour vous une telle affection, nous voudrions vous donner non seulement l'Évangile de Dieu, mais tout ce que nous sommes, car vous nous êtes devenus très chers. 9 Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues : c'est en travaillant nuit et jour, pour n'être à la charge d'aucun d'entre vous, que nous vous avons annoncé l'Évangile de Dieu. 10 Vous pouvez témoigner, et Dieu aussi, de notre attitude si sainte, si juste et irréprochable envers vous, les croyants. 11 Et vous savez bien que nous avons été pour chacun de vous comme un père pour ses enfants ; 12 nous vous avons exhortés et encouragés, nous vous avons suppliés d'avoir une conduite digne de Dieu, lui qui vous appelle à son Royaume et à sa gloire.

13 Et voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu. Quand vous avez reçu de notre bouche la parole de Dieu, vous l'avez accueillie pour ce qu'elle est réellement : non pas une parole d'hommes, mais la parole de Dieu qui est à l'oeuvre en vous, les croyants. 14 En effet, frères, vous avez imité les Églises de Dieu qui vivent en Judée dans le Christ Jésus, parce que vous avez souffert de la part de vos compatriotes de la même manière qu'elles ont souffert de la part des Juifs. 15 Ceux-ci ont tué le Seigneur Jésus et les prophètes ; ils nous ont persécutés ; ils déplaisent à Dieu ; ils sont les adversaires de tous les hommes, 16 puisqu'ils nous empêchent de proclamer la Parole aux païens pour qu'ils soient sauvés ; ils continuent ainsi à mettre le comble à leurs péchés. Mais la colère de Dieu les a atteints de manière décisive.





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