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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Lectures 10° dimanche du Temps Ordinaire C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

Premier livre des Rois 17,17-24. 
Après cela, le fils de la femme chez qui habitait Élie tomba malade ; le mal fut si violent que l'enfant expira. 
Alors la femme dit à Élie : « Qu'est-ce que tu fais ici, homme de Dieu ? Tu es venu chez moi pour rappeler mes fautes et faire mourir mon fils ! » 
Élie répondit : « Donne-moi ton fils ! » Il le prit des bras de sa mère, le porta dans sa chambre en haut de la maison et l'étendit sur son lit. 
Puis il invoqua le Seigneur : « Seigneur, mon Dieu, cette veuve chez qui je loge, lui veux-tu du mal jusqu'à faire mourir son fils ? » 
Par trois fois, il s'étendit sur l'enfant en invoquant le Seigneur : « Seigneur, mon Dieu, je t'en supplie, rends la vie à cet enfant ! » 
Le Seigneur entendit la prière d'Élie ; le souffle de l'enfant revint en lui : il était vivant ! 
Élie prit alors l'enfant, de sa chambre il le descendit dans la maison, le remit à sa mère et dit : « Regarde, ton fils est vivant ! » 
La femme lui répondit : « Maintenant je sais que tu es un homme de Dieu, et que, dans ta bouche, la parole du Seigneur est véridique. » 

 

 

 

Psaume 30(29),3-4.5-6ab.6cd.12.13. 
Quand j'ai crié vers toi, Seigneur, 
mon Dieu, tu m'as guéri ; 
Seigneur, tu m'as fait remonter de l'abîme 
et revivre quand je descendais à la fosse. 

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, 
rendez grâce en rappelant son nom très saint. 
Sa colère ne dure qu'un instant, 
sa bonté, toute la vie. 

Avec le soir, viennent les larmes, 
mais au matin, les cris de joie. 
Tu as changé mon deuil en une danse, 
mes habits funèbres en parure de joie. 

Que mon cœur ne se taise pas, 
qu'il soit en fête pour toi, 
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, 
je te rende grâce ! 

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 1,11-19. 
Frères, il faut que vous le sachiez, l'Évangile que je proclame n'est pas une invention humaine. 
Ce n'est pas non plus un homme qui me l'a transmis ou enseigné : mon Évangile vient d'une révélation de Jésus Christ. 
Vous avez certainement entendu parler de l'activité que j'avais dans le judaïsme : je menais une persécution effrénée contre l'Église de Dieu, et je cherchais à la détruire. 
J'allais plus loin dans le judaïsme que la plupart des gens de mon peuple qui avaient mon âge, et, plus que les autres, je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères. 
Mais Dieu m'avait mis à part dès le sein de ma mère, dans sa grâce il m'avait appelé, 
et, un jour, il a trouvé bon de mettre en moi la révélation de son Fils, pour que moi, je l'annonce parmi les nations païennes. Aussitôt, sans prendre l'avis de personne, 
sans même monter à Jérusalem pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi, je suis parti pour l'Arabie ; de là, je suis revenu à Damas. 
Puis, au bout de trois ans, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours avec lui. 
Je n'ai vu aucun des autres Apôtres sauf Jacques, le frère du Seigneur. 

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La ville de Naim aujourd'hui

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 7,11-17. 

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Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une grande foule. 
Il arriva près de la porte de la ville au moment où l'on transportait un mort pour l'enterrer ; c'était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme. 
En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit : « Ne pleure pas. » 
Il s'avança et toucha la civière ; les porteurs s'arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi. » 
Alors le mort se redressa, s'assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. 
La crainte s'empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu : « Un grand prophète s'est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. » 
Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins. 

©Evangelizo.org 2001-2013

Cardinal Sarah : comment remettre Dieu au cœur de la liturgie

dominicanus
La reconnaissance de la liturgie comme œuvre de Dieu suppose une vraie conversion du cœur.

La reconnaissance de la liturgie comme œuvre de Dieu suppose une vraie conversion du cœur.

EXCLUSIF MAG - Le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, appelle à une grande réflexion sur l’eucharistie. Et invite prêtres et fidèles à se tourner vers l’Orient, le Christ.

Il y a quelques semaines, vous avez émis le souhait de voir « remis au centre le sacrement des sacrements », c’est-à-dire l’eucharistie. Pour quelle raison ?

Je souhaite engager une grande réflexion sur cette question, afin de remettre l’eucharistie au centre de notre vie. Je constate que beaucoup de nos liturgies deviennent des spectacles. Souvent, le prêtre ne célèbre plus l’amour du Christ à travers son sacrifice, mais une rencontre entre amis, un repas convivial, un moment fraternel. En cherchant à inventer des liturgies créatives ou festives, nous courons le risque d’un culte trop humain, à la hauteur de nos désirs et des modes du moment. Peu à peu, les fidèles s’éloignent de ce qui nous donne la Vie. Pour les chrétiens, l’eucharistie, c’est une question de vie ou de mort !

Repères

Orientation « Ainsi, de célébration en célébration, annonçant le mystère pascal de Jésus “jusqu’à ce qu’Il vienne” (1 Co 11, 26), le peuple de Dieu en pèlerinage s’avance par la porte étroite de la Croix. »

Catéchisme de l’Église catholique, § 1344, en conclusion du chapitre «L’institution de l’eucharistie».

Comment remettre Dieu au centre ?

La liturgie est la porte de notre union à Dieu. Si les célébrations eucharistiques se transforment en autocélébrations humaines, le péril est immense, car Dieu disparaît. Il faut commencer par replacer Dieu au centre de la liturgie. Si l’homme en est le centre, l’Église devient une société purement humaine, une simple ONG, comme l’a dit le pape François. Si, à l’inverse, Dieu est au cœur de la liturgie, alors l’Église retrouvera sa vigueur et sa sève ! « Dans notre rapport avec la liturgie se joue le destin de la foi et de l’Église », écrivait de manière prophétique le cardinal Joseph Ratzinger.

Quel remède recommandez-vous ?

La reconnaissance de la liturgie comme œuvre de Dieu suppose une vraie conversion du cœur. Le concile Vatican II insistait sur un point majeur : dans ce domaine, l’important n’est pas ce que nous faisons, mais ce que Dieu fait. Aucune œuvre humaine ne pourra jamais réaliser ce qui se trouve au cœur de la messe : le sacrifice de la croix.

La liturgie nous permet de sortir des murs de ce monde. Retrouver la sacralité et la beauté de la liturgie requiert donc un travail de formation pour les laïcs, les prêtres et les évêques. Il s’agit d’une conversion intérieure.

Pour remettre Dieu au centre de la liturgie, il faut aussi le silence : cette capacité de se taire pour écouter Dieu et sa parole. J’affirme que nous ne rencontrons Dieu que dans le silence et l’approfondissement de sa parole dans les profondeurs de notre cœur.

Comment faire concrètement ?

Se convertir, c’est se tourner vers Dieu. Je suis profondément convaincu que nos corps doivent participer à cette conversion. Le meilleur moyen est certainement de célébrer – prêtres et fidèles – tournés ensemble dans la même direction : vers le Seigneur qui vient. Il ne s’agit pas, comme on l’entend parfois, de célébrer le dos tourné aux fidèles ou face à eux. Le problème n’est pas là. Il s’agit de se tourner ensemble vers l’abside qui symbolise l’Orient où trône la croix du Seigneur ressuscité.

Par cette manière de célébrer, nous expérimenterons, jusque dans nos corps, la primauté de Dieu et de l’adoration. Nous comprendrons que la liturgie est d’abord notre participation au sacrifice parfait de la croix. J’en ai fait personnellement l’expérience ; en célébrant ainsi, l’assemblée, avec le prêtre à sa tête, est comme aspirée par le mystère de la croix au moment de l’élévation.

Mais cette manière de faire est-elle autorisée ?

Elle est légitime et conforme à la lettre et à l’esprit du Concile. En tant que préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, je tiens à rappeler que la célébration versus orientem est autorisée par les rubriques du Missel, qui précisent les moments où le célébrant doit se retourner vers le peuple. Il n’est donc pas besoin d’autorisation particulière pour célébrer face au Seigneur. Ainsi, dans une tribune publiée par L’Osservatore Romano, en juin 2015, j’ai proposé que les prêtres et les fidèles se tournent vers l’Orient au moins pendant le rite de la pénitence, pendant le chant du Gloria, les oraisons et la prière eucharistique.

Dans l’esprit de beaucoup, le changement d’orientation de l’autel est lié à Vatican II. Est-ce vrai ?

Plus de cinquante ans après la clôture de Vatican II, il devient urgent que nous lisions ses textes ! Le Concile n’a jamais demandé de célébrer face au peuple ! Cette question n’est pas même abordée par la constitution Sacrosanctum concilium… Bien plus, les Pères du Concile voulaient souligner la nécessité pour tous d’entrer en participation du mystère célébré. Dans les années qui ont suivi Vatican II, l’Église a cherché les moyens de mettre en œuvre cette intuition.

Ainsi, célébrer face au peuple est devenu une possibilité, mais pas une obligation. La liturgie de la Parole justifie le face-à-face du lecteur et des auditeurs, le dialogue et la pédagogie entre le prêtre et son peuple. Mais dès que nous arrivons au moment où l’on s’adresse à Dieu – à partir de l’offertoire –, il est essentiel que le prêtre et les fidèles se tournent ensemble vers l’Orient. Cela correspond tout à fait à ce qu’ont voulu les Pères conciliaires.

Je crois qu’il faut revenir au texte du Concile. Certaines adaptations à la culture locale n’ont probablement pas été assez mûries. Je pense à la traduction du Missel romain. Dans certains pays, des éléments importants ont été supprimés, notamment au moment de l’offertoire. En français, la traduction de l’Orate fratres a été tronquée. Le prêtre devrait dire : « Priez mes frères pour que mon sacrifice qui est aussi le vôtre soit agréable à Dieu le Père tout-puissant. » Et les fidèles de répondre : « Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice pour la louange et la gloire de son nom, pour notre bien et celui de toute sa sainte Église. » À l’audience qu’il m’a accordée, le samedi 2 avril, le pape m’a confirmé que les nouvelles traductions du Missel romain doivent impérativement respecter le texte latin.

Que faites-vous de la participation des fidèles ?

La participation des fidèles est primordiale. Elle consiste avant tout à se laisser entraîner à la suite du Christ dans le mystère de sa mort et de sa résurrection. « On ne va pas à la messe pour assister à une représentation. On y va pour participer au mystère de Dieu », a rappelé le pape François tout récemment. L’orientation de l’assemblée vers le Seigneur est un moyen simple et concret de favoriser une vraie participation de tous à la liturgie.

La participation des fidèles ne saurait donc être comprise comme la nécessité de faire « quelque chose ». Sur ce point, nous avons déformé l’enseignement du Concile. Au contraire, il s’agit de laisser le Christ nous prendre, et nous associer à son sacrifice. Seul un regard trempé dans une foi contemplative nous gardera de réduire la liturgie à un spectacle où chacun aurait un rôle à jouer. L’eucharistie nous fait entrer dans la prière de Jésus et dans son sacrifice, car Lui seul sait adorer en esprit et en vérité.

Quel sens l’Église donne-t-elle à cette question de l’orientation ?

D’abord, nous ne sommes pas les seuls à prier de manière orientée. Le Temple juif et les synagogues ont toujours été orientés. En retrouvant cette orientation, nous pourrons repartir vers nos origines. Je constate aussi que des non chrétiens, les musulmans en particulier, sont orientés pour prier.

Pour nous, la lumière, c’est Jésus Christ. Toute l’Église est orientée vers le Christ. Ad Dominum. Une Église refermée sur elle-même en un cercle clos aurait perdu sa raison d’être. Pour être elle-même, l’Église doit vivre face à Dieu. Notre point de référence, c’est le Seigneur ! Nous savons qu’Il a vécu avec nous et qu’Il est reparti vers le Père sur le mont des Oliviers, situé à l’est de Jérusalem. Et qu’Il reviendra de la même manière. Rester tournés vers le Seigneur, c’est L’attendre chaque jour. Il ne faudrait pas que Dieu se plaigne constamment : « Ils tournent vers moi leur dos au lieu de tourner vers moi leur visage ! » (Jr 2, 27). [...]

« Mourir dans l'eucharistie »

« À la messe, nous sommes d’abord présents pour Dieu. Si nous ne tournons pas notre regard de manière radicale vers Dieu, notre foi deviendra tiède, vagabonde et incertaine. Quand j’étais enfant de chœur, j’observais avec attention la délicatesse et la ferveur avec lesquelles les missionnaires célébraient leurs messes. Grâce à eux, j’ai compris que, quand le prêtre dit : “Il est grand le mystère de la foi”, il ne s’agit pas d’une formule !

Sans la foi, que peut signifier l’eucharistie ? Souvenez-vous que beaucoup de disciples ont quitté Jésus au moment où Il leur a dit : “Je vous donne mon corps à manger. ” Aujourd’hui encore, beaucoup Le lâchent…

Ils sont présents physiquement à la messe, mais leur foi est défaillante, affaiblie par le manque de ferveur de notre temps et le paganisme de nos sociétés. C‘est la foi qui introduit les hommes dans le mystère de Dieu qui aime jusqu’à la mort.

Et je meurs aussi dans chaque eucharistie, comme le dit saint Paul : « Je meurs chaque jour » (Rm 15). Si nous mourons dans l’eucharistie, nous savons que c’est pour avoir la vie nouvelle. La messe doit être précédée par une vie de prière intense à la maison.

La célébration de l’eucharistie sera dense si chaque chrétien cultive une profonde intériorité et une intense vie de prière quotidienne.  »

Le cardinal Robert Sarah

 

Aymeric Pourbaix

Famille Chrétienne

 

Lectures pour le jour de la Pentecôte Année C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : La venue de l'Esprit Saint sur les disciples (Ac 2, 1-11)

 

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Lecture du livre des Actes des Apôtres

Quand arriva la Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques), ils se trouvaient réunis tous ensemble.
Soudain il vint du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie.
Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux.
Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint : ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit.
Or, il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs fervents, issus de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d'eux les entendait parler sa propre langue.
Déconcertés, émerveillés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent ne sont-ils pas tous des Galiléens ?
Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ?
Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la mer Noire, de la province d'Asie,
de la Phrygie, de la Pamphylie, de l'Égypte et de la Libye proche de Cyrène, Romains résidant ici,
Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu. »
 
 

 

 

 

Psaume : Ps 103, 1ab.24ac, 29bc-30, 31.34

R/ O Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre !

 

Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !
La terre s'emplit de tes biens.

Tu reprends leur souffle, il expirent
et retournent à leur poussière.
Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;
tu renouvelles la face de la terre.

Gloire au Seigneur à tout jamais !
Que Dieu se réjouisse en ses œuvres !
Que mon poème lui soit agréable ;
moi, je me réjouis dans le Seigneur.

 

 

 

 

 

2ème lecture : « L'Esprit fait de nous des fils » (Rm 8, 8-17)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères, sous l'emprise de la chair, on ne peut pas plaire à Dieu.
Or, vous, vous n'êtes pas sous l'emprise de la chair, mais sous l'emprise de l'Esprit, puisque l'Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n'a pas l'Esprit du Christ ne lui appartient pas.
Mais si le Christ est en vous, votre corps a beau être voué à la mort à cause du péché, l'Esprit est votre vie, parce que vous êtes devenus des justes.
Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.
Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais ce n'est pas envers la chair : nous n'avons pas à vivre sous l'emprise de la chair.
Car si vous vivez sous l'emprise de la chair, vous devez mourir ; mais si, par l'Esprit, vous tuez les désordres de l'homme pécheur, vous vivrez.
En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l'Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu.
L'Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, des gens qui ont encore peur ; c'est un Esprit qui fait de vous des fils ; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l'appelant : « Abba ! »
C'est donc l'Esprit Saint lui-même qui affirme à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers ; héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.
 
 

 

 

 

Séquence

Viens, Esprit-Saint, en nos cœurs,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres.
Viens, dispensateur des dons.
Viens, lumière en nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.

O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu'à l'intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n'est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient,
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu
donne le salut final
donne la joie éternelle.

 

 

 

Evangile : « L'Esprit Saint vous enseignera tout» (Jn 14, 15-16.23b-26)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Viens, Esprit Saint ! Pénètre le cœur de tes fidèles ! Qu'ils soient brûlés au feu de ton amour ! Alléluia.

 

Pentecote-C-ev.jpg

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

À l"heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Si vous m"aimez, vous resterez fidèles à mes commandements.
Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l'Esprit de vérité.
Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui.
Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi : elle est du Père, qui m'a envoyé.
Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ;
mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »
 
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Lectures pour la Vigile de la Pentecôte Année C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : Babel : les hommes révoltés ne parlent plus le même langage (Gn 11, 1-9)

Lecture du livre de la Genèse

 

 

Toute la terre avait alors le même langage et les mêmes mots.
Au cours de leurs déplacements du côté de l'orient, les hommes découvrirent une plaine en Mésopotamie, et ils s'y installèrent.
Ils se dirent l'un à l'autre : « Allons ! fabriquons des briques et mettons-les à cuire ! » Les briques leur servaient de pierres, et le bitume, de mortier.
Ils dirent : « Allons ! bâtissons une ville, avec une tour dont le sommet soit dans les cieux. Nous travaillerons à notre renommée, pour n'être pas dispersés sur toute la terre. »
Le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties.
Et le Seigneur dit : « Ils sont un seul peuple, ils ont tous le même langage : s'ils commencent ainsi, rien ne les empêchera désormais de faire tout ce qu'ils décideront.
Eh bien ! descendons, embrouillons leur langage : qu'ils ne se comprennent plus les uns les autres. »
De là, le Seigneur les dispersa sur toute l'étendue de la terre. Ils cessèrent donc de bâtir la ville.
C'est pourquoi on l'appela Babel (Babylone), car c'est là que le Seigneur embrouilla le langage des habitants de toute la terre ; et c'est de là qu'il les dispersa sur toute l'étendue de la terre.
 
 
 

 

 

 

Psaume : Ps 103, 1-2a, 1a.24, 27-28, 29bc-30

R/ O Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvelle la face de la terre !

 

Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Revêtu de magnificence,

Tu as pour manteau la lumière !

Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Quelle profusion dans tes oeuvres, Seigneur !
Tout cela, ta sagesse l'a fait ; 
la terre s'emplit de tes biens.


Tous les vivants comptent sur toi
pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
Tu donnes : eux, ils ramassent ;
tu ouvres la main : ils sont comblés.

Tu reprends leur souffle, ils expirent
et retournent à leur poussière.

Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;
tu renouvelles la face de la terre.

 

 

 

 

 

2ème lecture : L'Esprit vien au secours de notre faiblesse (Rm 8, 22-27)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
nous le savons bien, la création tout entière crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d'un enfantement qui dure encore.
Et elle n'est pas seule. Nous aussi, nous crions en nous-mêmes notre souffrance ; nous avons commencé par recevoir le Saint-Esprit, mais nous attendons notre adoption et la délivrance de notre corps.
Car nous avons été sauvés, mais c'est en espérance ; voir ce qu'on espère, ce n'est plus espérer : ce que l'on voit, comment peut-on l'espérer encore ?
Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l'attendons avec persévérance.
Bien plus, l'Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L'Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables.
Et Dieu, qui voit le fond des coeurs, connaît les intentions de l'Esprit : il sait qu'en intervenant pour les fidèles, l'Esprit veut ce que Dieu veut.

 

 

 

 

 

Evangile : Jésus promet l'Esprit aux croyants (Jn 7, 37-39)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Viens, Esprit Saint ! Pénètre le cœur de tes fidèles ! Qu'ils soient brûlés au feu de ton amour ! Alléluia.

 

pentecote1.jpg

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

C'était le jour solennel où se terminait la fête des Tentes. Jésus, debout, s'écria : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive, celui qui croit en moi ! Comme dit l'Écriture : Des fleuves d'eau vive jailliront de son coeur. »
En disant cela, il parlait de l'Esprit Saint, l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en Jésus. En effet, l'Esprit Saint n'avait pas encore été donné, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié par le Père.

 

 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Através da Cruz para a Luz - Homilia do quinto Domingo da Páscoa C 2010

dominicanus #homilias em português

 

Jn 13

 

A Igreja, como uma boa mãe, é bem avisada em dar-nos um total de sete semanas de Páscoa. Precisamos, realmente, deste tempo para meditar sobre o que Cristo nos ensina através de sua paixão e ressurreição. As plantas precisam passar muito tempo na terra para absorver a luz solar gradualmente e convertê-la em alimento. Da mesma forma, nossa alma precisa de uma exposição prolongada à luz da revelação de Cristo, para absorver as graças que o Senhor quer nos dar.

 

Hoje especialmente, Ele nos lembra da estrutura fundamental da vida cristã : a Cruz e a Ressurreição. Nós já encontramos este tema nos últimos Domingos, mas Deus quer que voltamos nisso.

 

São Lucas, o autor da Primeira Leitura, tirada dos Atos dos Apóstolos, resume a pregação de Paulo e Barnabé em uma frase : « Eles exortou-os a perseverar na fé, dizendo:" Temos de passar por muitas dificuldades para entrar no reino de Deus ".  » Em outras palavras, é somente através da cruz que podemos conhecer a Ressurreição, é somente por amor e através da renúncia que podemos experimentar a alegria cristã.

 

Na Segunda Leitura, São João nos diz a mesma mensagem, mas em sentido inverso. Ele descreve o céu, onde os santos vivem em perfeita comunhão com Deus. A principal característica desta vida é que Deus « enxugará toda lágrima de seus olhos, e a morte não existirá mais; e não haverá mais luto nem pranto, nem dor, porque a primeira criação já terá desaparecido. »

 

A primeira criação é o que vemos com nossos olhos. É a nossa vida aqui e agora como membro da Igreja, ainda na estrada. Essa vida vai passar e não vai durar para sempre. Mas por agora, ela é um « vale de lágrimas », de dor e de luto.

 

Isso é uma grande consolação para nós. Isso significa que nós não temos que fingir ter tudo. Significa que Deus sabe que a vida não é fácil, ainda bem ! Por que através dessas dificuldades da vida, ele quer nos ensinar seu « estilo de vida  ». Nossa sociedade é tão obcecada pelo prazer, o conforto, a saúde, a obsessão de permanecer jovem e manter aparências que até mesmo os cristãos tendem a esquecê-lo. Facilmente nós deixamo-nos ir pensando que a única vida que vale a pena de ser vivida é uma vida sem dor.

 

O exemplo dos santos é para nos lembrar que, na verdade o oposto é verdadeiro: que é só através da Cruz que podemos alcançar a Luz. Vocês podem já ter ouvido falar de Marthe Robin. O primeiro livro, ou pelo menos, um dos primeiros livros já escritos sobre ela após sua morte, em 1981, é intitulado « A Cruz e a Alegria. »

 

Nascido em 1902, lutou desde a idade de 16 anos contra uma doença que provoca uma dor insuportável; doença que foi diagnosticada em 1942 como uma « encefalite epidémica ». Permanecendo o temp todo na cama, progressivamente ela perdeu a esperança de uma cura. Dia 29 de março de 1928, ela disse :

 

« Para mim, a Páscoa vai encontrar-me na minha cama, na minha tão pobre cama, onde me corto em pedaço; enfim, a vida é curta, mas uma outra mais longa e feliz nos espera, que doce consolo, não é ? »

 

Com o sofrimento físico, há também a solidão que se tem que assumir:

 

« Meus dias passam uniformemente monótonos e similares, sendo sozinha a maioria do tempo... »

 

Poucos meses depois, com a doença progredindo, Martha conhece o desânimo :

 

« As fases da minha vida foram escritas num quadro-negro. A própria vida se encarregou em tirar minhas ilusões e destruir meus planos ». (18 de agosto de 1928)

 

Mas acontece então, num dia em dezembro daquele ano, Martha Robin viu no momento da recepção do Sacramento dos Enfermos um momento decisivo a partir do qual tudo vai se iluminar e fazer sentido. Esta doença, que poderia ter conduzido-a a uma lenta e constante destruição da sua pessoa em todos os níveis é, por paradoxal que pareça, o trampolim para uma vida nova que vai ser construída de forma diferente :

 

« Depois anos de angústia, após várias provas, físicas e morais, eu ousei, eu escolhi Jesus Cristo ... O Sagrado Coração de Jesus na cruz é a morada inviolada que eu escolhi na terra. »

 

Martha tem encontrado então a resposta para a questão do significado de sua vida de doente. Sua vida continuará a se desdobrar na doença, mas agora integrada e aceitada com alegria :

 

« Todo o meu ser aceita o sofrimento e a minha incapacidade física quase total, de maneira mais generosa e sempre mais carinhosa: isso num maior abandono, um maior desapego, uma maior renúncia a tudo. No entanto, como a natureza tem dificuldade há vezes em constatar o seu desamparo, e uma infinidade de coisas que são como a tela da vida. Mas a gente permanece ainda muito calma, a gente dá sorriso com alegria e amor, apesar da dor que sufoca, apesar das dilacerações que torturam e dos sofrimentos lancinantes, apesar das provas desoladores e do desgosto amargo, quando amamos a Jesus e o amamos de amor puro. »

 

A vocação de Marthe Robin é fora do comum, mas a sua « tela » é de toda a vocação cristã, incluindo cada um de nós: a Cruz e a Ressurreição, através da Cruz para a Luz.

 

Hoje a Igreja nos lembra novamente que isso é o modelo da vida cristã. É de se perguntar o porquê. Por um lado, é uma lição que nós tendemos a esquecer muito facilmente, então nós realmente precisamos ouvir esse lembrete. Mas por outro lado, Deus quer que não deixamos passar esta oportunidade, e não nos esquecemos disso novamente.

 

São Lucas escreve nos Atos que Paulo e Barnabé visitaram várias comunidades cristãs para fortalecer a coragem dos discípulos, exortando-os a perseverar na fé. Será que Deus não está exigindo de nós que façamos o que foi feito por Paulo e Barnabé, e reforçar a coragem de quem se dobra sob o peso da sua cruz ? Nós todos vivemos com pessoas que precisam de ser incentivadas pelo amor de Jesus.

 

Será que não é por essa razão, entre outras, que a Igreja escolheu a passagem do Evangelho de hoje em que Cristo nos lembra de seu « mandamento novo » :

 

« Dou-vos um novo mandamento : que vos ameis uns aos outros. Como eu vos amei, vós também deveis amar uns aos outros. »

 

Hoje o Espírito Santo nos envia, como ele enviou Paulo e Barnabé, para fortalecer e exortar aqueles que podem estar em processo de colapso. Para nós conseguirmos isso, ele nos derá a força e sabedoria do próprio Cristo na Santa Comunhão. Temos que prometer-lhe de fazer um bom uso disso para espalhar a Boa Nova mesmo que seja a uma só pessoa, de que o caminho para a ressurreição é através das dores da Cruz.

 


Blogs catholiques

#Praedicatho Homélies à Temps et à Contretemps a 10 ans !

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"Malheur à moi si je n'annonce pas l'évangile", disait saint Paul.
Mais aussi: quel bonheur de l'annoncer! 
Merci de vous joindre à mon action de grâce pour les fruits que le Seigneur connaît et que, bien au-delà des statistiques, nous ne pouvons que deviner.
Père Walter Covens

Dimanche de prière pour les vocations - Mon témoignage

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
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    Personnellement, je peux vous dire que, si je suis devenu prêtre, c'est grâce à l'Eucharistie. C'est grâce à mes parents qui avaient un "amour eucharistique". C'est grâce à mon papa, décédé quand j'avais cinq ans, et qui, à l'approche de sa mort, avait dit : "Je sais que ma souffrance a un sens, et je l'offre pour que l'un de mes fils devienne prêtre"... Or, je n'ai eu connaissance de cette parole qu'après mon ordination, un prêtre ayant demandé à maman de ne pas le dire à nous, les enfants, de crainte que l'un de nous se fasse prêtre pour lui faire plaisir. Et comme le Maître de la moisson répond toujours largement aux prières de ses enfants, mon frère cadet, marié avec quatre enfants, est devenu diacre permanent. Ma soeur est laïque consacrée...

    Si je suis devenu prêtre, c'est aussi grâce à maman, qui nous emmenait à la messe non seulement chaque dimanche (mes deux frères et moi-même étions servants de messe), mais aussi chaque jour de semaine, avant d'aller à l'école, par tous les temps, été comme hiver, durant les vacances comme durant l'année scolaire.

    Or quand on prend connaissance du pourcentage des catholiques pratiquants (ou messalisants, comme l'on dit maintenant), quand on voit le nombre d'enfants inscrits au catéchisme mais qui ne vont à la messe que très rarement, leurs parents n'y allant pas eux-mêmes, il n'est pas étonnant alors que les vocations se raréfient à l'extrême.

    Les vocations ne peuvent fleurir que "là où il y a des hommes dans lesquels le Christ transparaît par sa Parole, dans les sacrements, spécialement dans l'Eucharistie". Là où l'Eucharistie n'intéresse personne, là où règne la course à l'argent et aux plaisirs faciles, le matérialisme, l'individualisme, l'hédonisme, là le coeur des hommes est fermé au don des vocations, là le coeur des jeunes est sourd à l'appel. Si Abraham a fini par quitter la ville de Sodome, ce n'est pas faute d'avoir intercédé. C'est faute d'avoir trouvé une poignée d'hommes justes, même pas une dizaine. Et ce n'est qu'à contre-coeur, en hésitant, qu'il quitte la ville (Gn 18-19).

    Si le poison est connu, le remède aussi. Cessons de nous laisser empoisonner. Prenons le remède, et devenons ce que nous recevons: le Corps du Christ.

 

Homelia do quarto Domingo da Páscoa C

dominicanus #homilias em português

 

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Os Atos dos Apóstolos nos falam hoje a respeito da vida da Igreja primitiva, há dois mil anos atras. A fé cristã estava sendo disseminada em toda a bacia do Mediterrâneo, em primeiro lugar nas comunidades judaicas. São Lucas pinta o retrato de uma comunidade de crentes vivos e entusiastas, de cristãos que estão cientes da necessidade de compartilhar com o máximo possível de pessoas a Boa Nova que eles ouviram, de cristãos cheios de alegria apesar de serem ainda enfrentandos a perseguição, o ciúme, as calúnias. Cristãos que, aliás, não são perfeitos em si. Nos capítulos anteriores, lemos que, já na Igreja primitiva, existiam cristãos desonestos. Mesmo cheios do Espírito Santo, os cristãos não são nada menos que seres humanos, com todas as suas fraquezas. É isso mesmo que estamos vendo hoje de uma maneira que doi muito.

O conselho dado por Paulo e Barnabé ainda é válido. Incitam-nos a não desanimar-nos, especificamente para permanecermos fiéis à graça de Deus. Paulo e Barnabé não chamam primeiro a fazer esforços ascéticas. Se trata aqui de outra coisa que segurar a barra, embora às vezes pode ser necessário. A perseverança é principalmente demonstrar uma atitude de abertura à graça de Deus, à proposta de um Amor pessoal que é Deus e que nos é dado permanentemente como um dom. Se trata portanto de receber algo (alguém), muito mais que fazer ou dar.

A pergunta que surge então é a seguinte : o que é essa graça que pode nos fazer transbordar de alegria, que nos dá força para perseverar e percorrer o mundo afora para compartilhar o Evangelho com os outros ? Essa graça teria alguma relação com o núcleo do próprio Evangelho ? De qualquer maneira, é neste sentido que o Evangelho desse Dia Mundial de Oração pelas Vocações nos convida a procurar para a resposta.

"As minhas ovelhas ouvem a minha voz. Eu as conheço, e elas me seguem. Eu lhes dou a vida eterna."

Vamos fazer três observações a respeito dessa palavra bem conhecida do capítulo 10 de São João.

1/ O Senhor nos conhece. Ele nos ama. Não se pode conhecer bem alguem, a não ser amando-o. O Senhor nós conhece de A a Z. Seu desejo é dar-nos a vida, uma vida abundante. Quem ama alguém deseja para ele o que existe de melhor. Um pai ou uma mãe daria tudo para a felicidade dos seus filhos. Quanto mais Jesus por nós !

2/ O Senhor nos conhece. Ele nos ama. E é por isso que ele nos chama. Talvez o essencial da Boa Nova é que Deus chama cada um de nós de maneira única. Ele não chama "em geral". Ele não nos chama de maneira arbitrária, como se fóssemos números esperando numa fila de espera na frente de uma administração pública qualquer. Não! Quando Jesus chama, ele faz isso, animado por um desejo de amor pessoal para todos. A maioria dos homens são chamados a encarnar o Amor infinito de Deus para a humanidade na aliança de casamento. Mas Jesus também chama alguns para seguir o sacerdócio ou à vida consagrada. Tem sido assim desde o início da Igreja. Dois mil anos depois, nada mudou. Ainda hoje, homens e mulheres são chamados a uma vida consagrada e integralmente dada a Deus. Será que acreditamos ? Será que ousamos acreditar nessa forma que Deus tem de se interessar em cada um de nós individualmente ?

3/ Isso nos leva ao terceiro ponto: as ovelhas ouvem a voz do pastor e elas o seguem. A confiança (fé) das ovelhas no seu pastor é tão grande que eles estão dispostos a colocar suas vidas em risco. Eles não apenas se contentam com retórica ou votos piedosos. Eles mostram a sua confiança na realidade da existência de cada dia. Estamos prontos para anunciar a Boa Nova do apelo pessoal de um Deus de Amor no mundo de hoje e, acima de tudo, crer nisso e viver disso nós mesmos? Será que temos a coragem de acreditar na radicalidade do Amor de Deus em palavras e atos, e assim permitir que os jovens possam  encontrar a Boa Notícia de sua vocação ?

A Igreja de Jesus Cristo precisa de sacerdotes, de diáconos e de pessoas consagradas. Mais que nunca ! Não é principalmente para tapar buracos, mas para testemunhar de uma forma especial esta Boa Notícia de Deus que chama cada homem à plenitude da vida.

Para encerrar, não esqueçamos que este domingo é essencialmente o Dia Mundial de Oração pelas Vocações. Então oremos para pedir a graça de poder viver a nossa vocação individual no casamento, no celibato (mesmo não escolhido), no sacerdócio, na vida consagrada, de maneira a despertar na juventude cristã de nossas paróquias e de comunidades o desejo de responder também plenamente a própria vocação.

Padre Walter Covens

 

La primauté de Pierre dans l'amour et la vérité - Homélie 3° dimanche de Pâques C

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
Rendons grâce au Seigneur ressuscité pour saint Pierre et tous ces grands Papes qu'il nous a donnés

Rendons grâce au Seigneur ressuscité pour saint Pierre et tous ces grands Papes qu'il nous a donnés

 
    Le chapitre 21 de l'évangile selon S. Jean forme une sorte d'épilogue, après une première conclusion. Il n'y a pas de doute sur sa canonicité, mais son rédacteur humain, tout en s'appuyant sur l'autorité de saint Jean, pourrait être un de ses disciples. Il relate une dernière rencontre entre le Christ ressuscité et quelques uns de ses aprôtres, parmi lesquels S. Pierre est incontestablement au premier plan. Souvent, quand on parle de la primauté de Pierre, on pense aussitôt au passage de Mt 16, 16: "Tu es Pierre..." Mais on oublie que dans le Nouveau Testament, le nom de Pierre est prononcé 154 fois, et, quand il est nommé en même temps que d'autres apôtres, toujours en premier. Selon la première épître de Paul aux Corinthiens, le Christ ressuscité apparaît d'abord à Céphas puis aux Douze (15,5).

    Très tôt, les premières communautés chrétiennes d'Orient et d'Occident ont compris l'Evangile comme allant dans le sens de la primauté de Pierre et du siège de Rome. Durant tout le premier millénaire, cette primauté n'a jamais été remise en question. En témoignent les écrits de grands évêques d'Antioche, de Smyrne, invitant à recourir à l'Eglise de Rome en cas de conflit. Eusèbe de Césarée (v. 333) écrit:
 
Simon, appelé Pierre, partit de Capharnaüm, ville de Galilée, porta la lumière de la connaissance divine dans l'âme d'innombrables hommes et se fit connaître dans la monde entier jusqu'aux terres de l'Occident. Et son souvenir persiste encore jusqu'à ce jour chez les Romains, plus vivant que celui de tous ceux qui l'ont précédé, au point qu'il obtint l'honneur d'avoir un magnifique tombeau devant la ville, un tombeau vers lequel accourent, comme vers un sanctuaire et un temple de Dieu, des foules innombrables de tout l'empire romain.

    Parmi tous les passages évangéliques qui illustrent la primauté de Pierre, le passage d'aujourd'hui est vraiment très émouvant et très important. Les dialogues de Jésus dans l'évangile ne sont jamais des conversations banales. Parmi ceux relatés par S. Jean dans son évangile, et qui sont d'une profondeur particulière, celui avec Pierre est certainement un des plus marquants.


 
 
    Le lieu où se déroule cette scène nocturne a été identifié avec un très ancien port de pêche, proche du lieu de la multiplication des pains (Tabgha), au bord du lac de Tibériade. On y a édifié, sur les ruines d'anciennes chapelles, la chapelle de la Primauté de Pierre. En 1964, le pape Paul VI visita cette chapelle construite en blocs de basalte noir sur le rocher où, pense-t-on, Jésus avait fait brûler un feu nocturne avant de parler à Pierre. (Ce feu évoque le feu auquel se chauffait Pierre au moment où il a lamentablement renié son Maître.) En 2000, Jean-Paul II vint également prier dans ce Lieu saint. À peine quelques semaines plus tard, j'ai eu l'occasion, avec un groupe de Martiniquais, de m'y rendre moi-même pour la deuxième fois.

    Cet épilogue est extrêmement intéressant pour distinguer l'amour de charité (en grec agapè) de l'amour d'amitié (philia). La nuance est difficile à rendre dans une traduction française du texte. Le Christ demande par trois fois à Pierre s'il l'aime d'agapè. Pierre n'osera pas affirmer cet amour vrai et se contente, d'après le texte grec, de parler de philia. Cette distinction signifie pour les Pères de l'Église que le chemin de Pierre vers l'amour véritable n'était pas encore achevé. Il le sera dans le martyre. Pour l'heure, Jésus s'en contentera. Je pense ici au beau texte d'un auteur resté anonyme intitulé: "Aime-moi tel que tu es... N'attends pas d'être un saint pour te livrer à l'Amour, sinon tu n'aimeras jamais."

    La triple demande du Christ manifeste la primauté de l'amour sur le mal - sur le triple reniement de Pierre, dont le pardon est manifesté, et comme accompli par la triple profession d'amour de Pierre. (Contrairement à Judas, qui s'est tué par remords, dans un élan de rage, sans croire au pardon du Christ, Pierre a pleuré et s'est repenti.)

    Ce faisant, le Christ investit Pierre comme le pasteur du troupeau de l'Eglise. Cette primauté de Pierre (et de ses successeurs) n'avait été qu'annoncée, sous forme de promesse, dans la parole : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise". La primauté de Pierre avait été promise par Jésus sur la base de sa profession de foi. Jésus confirme cette primauté sur la base de son amour.
 
Amour et vérité apparaissent ainsi comme les deux pôles de la mission confiée aux successeurs de saint Pierre. (Card. Ratzinger)
 
Ignace, appelé aussi Théophore, à l'Église, objet de la miséricorde et de la munificence du Père très haut et de Jésus-Christ, son Fils unique ; à cette Eglise aimée de Dieu et illuminée par la volonté de celui qui a voulu tout ce qui existe, en vertu de la charité de Jésus-Christ, notre Dieu ; à l'Église qui préside dans la capitale des Romains, sainte, vénérable, bienheureuse, digne d'éloges et de succès, à l'Église toute pure qui préside à la charité et qui a reçu la loi du Christ et le nom du Père : salut, au nom de Jésus-Christ, Fils du Père, aux fidèles attachés de corps et d’âme à tous ses commandements, remplis pour toujours de la grâce de Dieu, et pure de tout élément étranger, je souhaite une pleine et sainte allégresse en Jésus-Christ, notre Dieu.

    C'est ainsi que S. Ignace, évêque d'Antioche, commence sa lettre aux Romains. Et le Cardinal Ratzinger de commenter:
 
Présider dans la charité, c’est avant tout précéder «dans l’amour du Christ». (...) Paître le troupeau du Christ et aimer le Seigneur sont la même chose. C’est l’amour du Christ qui guide les brebis sur la bonne voie et édifie l’Église. (...) L’essence du christianisme est le Christ – non pas une doctrine, mais une personne, et évangéliser, c’est conduire à l’amitié avec le Christ, à la communion d’amour avec le Seigneur, qui est la véritable lumière de notre vie. Présider dans la charité signifie – répétons-le – précéder dans l’amour du Christ.

    Et d'ajouter:
 
Mais l’amour du Christ implique la connaissance du Christ – la foi – et implique la participation à l’amour du Christ: porter les fardeaux les uns des autres, comme le dit saint Paul. La Primauté, dans son essence intime, n’est pas un exercice de pouvoir, mais c’est «porter les fardeaux des autres», c’est la responsabilité de l’amour. L’amour est précisément le contraire de l’indifférence à l’égard de l’autre, il ne peut admettre que s’éteigne dans l’autre l’amour du Christ, que l’amitié et la connaissance du Seigneur puissent s’atténuer, que «le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent cette parole» (Mt 13,22). (...) L’amour serait aveugle sans la vérité. Et c’est pourquoi celui qui doit précéder dans l’amour reçoit du Seigneur la promesse: «Simon, Simon... mais moi j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas» (Lc 22,32). Le Seigneur voit que Satan cherche «pour vous cribler comme le froment» (Lc 22,31). Alors que cette épreuve concerne tous les disciples, le Christ prie en particulier «pour [lui]» – pour la foi de Pierre et sur cette prière est fondée la mission «Confirme tes frères». La foi de Pierre ne vient pas de ses propres forces – l’indéfectibilité de la foi de Pierre est fondée sur la prière de Jésus, le Fils de Dieu: «J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas». Cette prière de Jésus est le fondement sûr de la fonction de Pierre pour tous les siècles.

    Mais aussi:
 
L’amour du Christ est l’amour pour les pauvres, pour les personnes qui souffrent. (...) L’amour du Christ n’est pas quelque chose d’individualiste, d’uniquement spirituel – il concerne la chair, il concerne le monde et doit transformer le monde.

    Et enfin:
 
Présider dans la charité concerne enfin l’Eucharistie, qui est la présence réelle de l’amour incarné, présence du Corps du Christ offert pour nous. L’Eucharistie crée l’Église, crée ce grand réseau de communion, qui est le Corps du Christ, et crée ainsi la charité. Dans cet esprit, nous célébrons, avec les vivants et avec les défunts, la Messe – le sacrifice du Christ, d’où jaillit le don de la charité.


    Le Christ annonce à Pierre son martyre : "Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller." Effectivement, Pierre mourra à Rome, crucifié la tête en bas, dans le Cirque sur l'emplacement duquel on construira la basilique Saint-Pierre de Rome. (Avant de mourir, Pierre a vu de ses yeux l'obélisque qui se dresse au milieu de la Place Saint-Pierre ; on situe l'emplacement de son martyre dans l'actuel transept gauche de la basilique, où précisément figure en latin l'inscription "Pierre, m'aimes-tu ?" sur l'architrave).

    En mourant martyr, Pierre accomplit la perfection de son amour pour le Christ - la philia devient agapè. Le soir du Jeudi-Saint, Jésus avait déclaré : "Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis." (Jn 15,13) C'est donc sur la foi et l'amour de Pierre allant finalement jusqu'au martyre qu'est construite l'Eglise. Dès lors, le fait que le "Saint-Siège" soit situé, non pas à Jérusalem, mais à Rome, chaire et lieu du témoignage ultime de Pierre, prend tout son sens. La véritable chaire de S. Pierre, c'est la croix sur laquelle il est mort à Rome.

    Rendons grâce au Seigneur ressuscité pour saint Pierre et pour tous ces grands Papes qu'il nous a donnés, et prions afin que nous soyons dociles à leur enseignement et sensibles à leur charité. Qu'à leur exemple, nous ne prétextions pas de notre misère pour ne pas aimer l'Amour tel que nous sommes, mais qu'en nous laissant mener là où nous ne voulons pas aller ("le vent souffle où il veut", et non pas où nous voulons...) un jour nous soyons trouvés dignes du "plus grand amour".

La Résurrection du Christ, une victoire totale, irréfutable, et irréversible - Homélie Jour de Pâques

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)
Si le Christ n’est pas ressuscité des morts, il n’a pas plus d’autorité sur nous que Socrate ou Confucius ou Bouddha ou Mohammet

Si le Christ n’est pas ressuscité des morts, il n’a pas plus d’autorité sur nous que Socrate ou Confucius ou Bouddha ou Mohammet

 

Jésus, le crucifié, est maintenant ressuscité des morts. Il est vivant. La défaite la plus radicale a été transformée en une victoire irréversible. La mort s’est acharnée contre l’Oint de Dieu, le Messie. Elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour réduire à néant le courage et la fidélité du Sauveur. Elle a tiré toutes ses flèches, tout son arsenal de haine, d’injustice, d’humiliation, de douleur. Elle a livré une bataille impressionnante, sanglante, mais le Messie de Dieu est sorti vainqueur du tombeau.

 

Qu’est-ce que cela veut dire pour nous ? Cela veut tout dire, absolument tout. La résurrection est le sceau qui valide tout ce que Jésus a dit et fait : sa prétention d’être Fils de Dieu, d’avoir autorité pour pardonner les péchés et pour rétablir la communion entre Dieu et l’homme ; son appel universel à nous défaire de l’égocentrisme pour aimer Dieu et notre prochain comme une voie vers le bonheur véritable ; sa promesse de donner sa grâce par l’Eglise qui demeurera jusqu’à la fin. Si Jésus n’était pas ressuscité de morts, aucune de ces prétentions ne mériterait que l’on s’y arrête. Dans ce cas, Jésus aurait été l’un de ces hommes, un de plus, bien intentionné sans doute, mais un doux rêveur dont les rêves auraient été anéantis par la dure réalité de la vie.

 

Avez-vous remarqué que chaque fois que des gens se mettent à vivre en ignorant les enseignements et l’exemple du Christ, ils finissent toujours par mettre en doute le réalisme de sa résurrection? Après tout, si le Christ n’est pas ressuscité des morts, il n’a pas plus d’autorité sur nous que Socrate ou Confucius ou Bouddha ou Mohammet …

 

Mais Jésus est bel et bien ressuscité des morts. Sa victoire sur le mal et le mensonge, sur l’injustice et la souffrance est totale, irréfutable, et irréversible. Personne ne peut nier qu’en vingt siècles d’histoire on a pu voir un flot ininterrompu de saints, une croissance durable de l’Eglise catholique et une vitalité chrétienne qui ne se dément pas, quoi qu'en disent les médias en Occident...

 

 

***

 

Tous les grands conquérants de l’histoire auraient aimé vivre pour toujours, mais aucun d’entre eux n’a pu vaincre son plus grand ennemi : la mort. Le Christ seul l’a fait. L’un des plus fameux d’entre eux a essayé, d’une certaine manière, de le faire. Il s’appelait Napoléon Bonaparte. Il était un officier militaire qui a pris le pouvoir en France pour rétablir l’ordre après la Révolution française. Mais il avait des ambitions qui dépassaient les frontières françaises. Il se considérait comme une sorte de Messie, destiné à établir un Empire français aussi étendu et durable que l’Empire romain.

 

Pendant un certain temps, il semblait pouvoir réussir. En l’espace de seulement trois années son armée avait conquis toute l’Europe continentale, depuis la frontière russe jusqu’à la Grande Bretagne. Mais la Russie et l’Angleterre résistaient. En 1812 Napoléon entreprit une nouvelle campagne et envahissait la Russie avec une armée de 600.000 hommes venant de toute l’Europe. Cette campagne fut un désastre, et bientôt une alliance des nations conquises repoussera les armées impériales pour envoyer l’Empereur en exil. Et c’est là que les choses deviennent intéressantes…

 

Durant les douze mois qui ont suivi, le général encore jeune arrange secrètement une évasion de son exil, rassemble son ancienne armée et reconquiert la ville de Paris. Sans prendre le temps de se reposer et de savourer son succès, il lance une nouvelle attaque contre ses adversaires internationaux. Il semble alors renouer avec son invincibilité. Et voilà que toute l’Europe tremble à nouveau devant l’ombre de l’Empereur. C’était comme une résurrection.

 

Mais au centième jour après son retour, Napoléon connaît une lourde défaite, lourde et défintive, cette fois, lors de la bataille de Waterloo. Il est renvoyé en exil, et meurt six années plus tard, âgé de 52 ans.

 

C’est le sort de tous les royaumes terrestres, qu’ils soient militaires, politiques, académiques, économiques ou sportifs. Après une centaine de jours, ils s’évanouissent comme la fumée. Seul le Christ a fait un retour gagnant définitif, lui seul a remporté une victoire irréversible. De lui seul on peut dire : "Son règne n’aura pas de fin".

 

***

 

Aujourd’hui savourons donc cette joie pascale, et rendons grâce à Dieu de nous permettre d’avoir part à cette victoire, pour le don de l’espérance. Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Ne nous contentons pas de nous réjouir, mais changeons nos cœurs. La résurrection du Christ n’est pas seulement une belle idée; c’est la puissance de la vie éternelle qui est à l’œuvre en chacun de nous. Alors pourquoi ne pas prendre une bonne résolution pour les huit semaines du Temps pascal pour nous connecter à cette source d'énergie durable?

 

Nous avons à peu près tous, je pense, pris des résolutions de Carême. Nous avons pu faire des sacrifices. C’était un moyen pratique de permettre à Dieu d’agir par sa grâce dans nos cœurs. Alors, si nous avons fait des sacrifices, si nous avons renoncé à quelque chose durant le temps de pénitence du Carême, pourquoi ne pas maintenant accueillir quelque chose comme une façon de vivre la joie du Temps pascal ?

 

Dans la deuxième lecture, saint Paul nous a encourages à tendre vers « les réalités d’en haut, et non pas vers celles de la terre ». Pourquoi ne pas prendre une résolution pascale qui pourra nous aider à le faire, qui nous aidera à garder en mémoire la vie éternelle dans le Christ qui nous attend, si nous lui sommes fidèles ? Pas besoin de compliquer les choses : par exemple, en invitant un(e) ami(e) ou un membre de notre famille qui a oublié la victoire du Christ à venir à la messe un dimanche, et ensuite à déjeuner à la maison ; ou bien en regardant un beau film ensemble, en famille, chaque dimanche jusqu’à la Pentecôte, un film joyeux, qui fait du bien ; ou bien encore en prenant le temps de lire ou de relire un bon livre, un livre qui est une nourriture pour l'âme et pour l'esprit…

 

Si nous demandons au Saint Esprit de nous éclairer, il ne manquera pas de le faire. Il suffit de décider de faire quelque chose pour permettre à la grâce pascale de transformer nos cœurs. Cette grâce de Pâques, nous en avons besoin autant que de la grâce du Carême, celle de la pénitence et de la contrition. L’Eglise est une maman qui fait preuve de sagesse en nous donnant six semaines de Carême et huit semaines de Temps pascal. Aujourd’hui, en communiant au Christ ressuscité dans l’Eucharistie, promettons-lui de trouver un moyen de bénéficier de cette sagesse.

 

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