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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Grandeur et misère du sacerdoce ministériel - Homélie 31ème dimanche du T.O. année A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

  

 

31 TOA ev

 

Tous les textes d’aujourd’hui traitent de la place du clergé dans le peuple de Dieu. Dans l’Évangile, c’est l’exemple mauvais et pernicieux des scribes et des pharisiens qui est critiqué. Ils enseignent la Loi de Dieu, mais ils ne l’observent pas eux-mêmes. Ils imposent aux gens de lourds fardeaux, qu’ils ne portent pas eux-mêmes. Ils réussissent même, dans leur vanité, à occuper partout les places d’honneur, et ils convoitent les titres honorifiques.

Mais l’Église du Christ est un peuple de frères, en communion avec Dieu, qui seul est Père, dans le Christ, qui seul est Maître. Si Jésus bâtit son Eglise sur Pierre et sur les autres Apôtres, et leur confie à eux seuls les pleins pouvoirs, c’est – comme Jésus le montre constamment par son enseignement et par son exemple – pour être au service de leurs frères. Cela s’appelle le sacerdoce « ministériel », ce qui veut dire que ce sacerdoce, même s’il est un honneur pour celui qui le reçoit, est un honneur parce qu’il est un service, un service de table !

Peut-on dire que les membres du clergé en sont plus conscients aujourd’hui que jadis ? Dieu seul le sait. Il est vrai que rares sont ceux qui deviennent prêtres aujourd’hui, du moins en Occident, en vue d’une promotion sociale, comme c’était le cas il y a encore cinquante ans, et qui, voyant l’évolution de la mentalité peu respectueuse dont l’opinion publique entoure les prêtres maintenant, ne se cachaient pas pour dire, que si c’était à recommencer, ils auraient choisi une autre voie … Si l’on fait encore des reproches de ce genre à des prêtres, c’est souvent en vertu d’une fausse conception de la démocratie dans l’Eglise, un néo-cléricalisme, en quelque sorte, tout aussi éloigné de l’Évangile.

Pourtant il n’est pas rare que certains, n’ayant pas cherché à se faire ordonner, poussés par cette soif de pouvoir et des honneurs, par la suite se laissent prendre par la tentation du carriérisme, que Jésus reproche aux pharisiens, dans le but d’exercer un pouvoir qu’ils n’ont jamais reçu…

Ce qui est dénoncé dans la 1e lecture atteste que ce cléricalisme est de tous les temps. Nous sommes ici 450 ans avant JC, environ. Ce qui est reproché par Dieu aux prêtres de cette époque est toujours d’actualité. Le fondement est le même que dans l’Evangile : nous avons tous le même Père, et nous sommes tous frères. C’est l’oubli de cette double vérité qui entraîne trois reproches faits aux prêtres :

Ils-  Ils ne prennent « pas à cœur de glorifier mon Nom ». Ils ne mettent pas l’honneur de Dieu à la première place. Ils proclament une morale psychologique et sociale axée sur le monde et qui plaît au peuple ;

Ils - Ils ont fait de la Loi de Dieu « une occasion de chute » ; ils ne comprennent plus la religion de l’Alliance, ils s’en éloignent, et même, s’en écartent tout à fait. Les psaumes les plus tardifs en fournissent une indication très claire ;

Ils - Ils agissent « avec partialité, en accommodant la Loi » : on travaille avec des petits groupes sélectionnés, on fait de la psychologie de groupe et autres choses de ce genre, en abandonnant les autres à leur sort.

Les menaces que Dieu profère l’encontre de ces méthodes « pastorales » sont sévères : ces prêtres profanent « l’Alliance de nos pères ». « À mon tour, je vous ai déconsidérés, abaissés devant tout le peuple », déclare le Seigneur.

Dans la 2e lect., S. Paul nous dresse, par contre, le tableau du prêtre idéal : il aime la communauté qui lui est confiée comme une mère aime son enfant. Sa relation avec elle n’est pas une relation de fonctionnaire, mais une relation personnelle. Il permet à ses frères de partager avec lui sa vie, comme le Christ l’a fait. Il ne veut pas être à la charge de la communauté. Donc il travaille. Sa plus grande joie consiste en ce que les gens le reconnaissent comme un serviteur, qu’il est réellement, et qu’ils comprennent sa prédication comme une pure transmission de la Parole de Dieu, « ce qu’elle est réellement », et non pas comme une parole humaine, même si c’est la parole d’un saint. Il ne cherche pas à avoir un rôle influent dans la communauté. La seule chose qu’il cherche, c’est que cette Parole soit « à l’œuvre en vous, les croyants ».

Ce qui ne l’empêchera pas d’être la victime d'accusations calomnieuses, dictées par la prétention et la soif de pouvoir… Mais il sait que cela fait partie de son ministère :

 

« Les gens nous insultent, nous les bénissons. Ils nous persécutent, nous supportons. Ils nous calomnient, nous avons des paroles d’apaisement. Jusqu’à maintenant, nous sommes pour ainsi dire les balayures du monde, le rebut de l’humanité. Je ne vous écris pas cela pour vous faire honte, mais pour vous reprendre comme des enfants bien-aimés. »

 

Et S. Paul ajoute alors une phrase qui paraît en contradiction avec les paroles du Christ, mais qui, en réalité n’est qu’une contradiction de l’interprétation que l’on en fait, dans certains milieux évangéliques, par exemple :

« Car vous auriez beau avoir dix mille surveillants pour vous mener dans le Christ, vous n’avez pas plusieurs pères : c’est moi qui, par l’annonce de l’Evangile, vous ai fait renaître à la vie du Christ Jésus. » (1 Co 4, 12-15)

Lectures 31e dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A

 

1ère lecture : Dieu reproche aux prêtres de son Temple leur infidélité (Ml 1, 14b; 2, 2b.8-10)

Lecture du livre de Malachie

Je suis le Grand Roi, dit le Seigneur de l'univers, et mon Nom inspire la crainte parmi les nations.
Maintenant, prêtres, à vous cet avertissement :
Si vous n'écoutez pas, si vous ne prenez pas à cœur de glorifier mon Nom - déclare le Seigneur de l'univers - j'enverrai sur vous la malédiction, je maudirai les bénédiction que vous prononcerez.
Vous vous êtes écartés de la route, vous avez fait de la Loi une occasion de chute pour la multitude, vous avez perverti mon Alliance avec vous, déclare le Seigneur de l'univers.
A mon tour je vous ai déconsidérés, abaissés devant tout le peuple, puisque vous n'avez pas suivi mes chemins, mais agi avec partialité en accommodant la Loi. 
Et nous, le peuple de Dieu, n'avons-nous pas tous un seul Père ? N'est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ? Pourquoi nous trahir les uns les autres, profanant ainsi l'Alliance de nos pères ?

 

 

 

Psaume :  130, 1, 2, 3

 

 

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R/ Garde mon âme dans la paix près de toi, Seigneur.

Seigneur, je n'ai pas le coeur fier 
ni le regard ambitieux ; 
je ne poursuis ni grands desseins, 
ni merveilles qui me dépassent. 


Non, mais je tiens mon âme 
égale et silencieuse ; 
mon âme est en moi comme un enfant, 
comme un petit enfant contre sa mère. 


Attends le Seigneur, Israël, 
maintenant et à jamais.

 

 

 

2ème lecture : L'Apôtre et la communauté (1 Th 2, 7b-9.13)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens

Frères,
avec vous nous avons été pleins de douceur, comme une mère qui entoure de soins ses nourrissons.
Ayant pour vous une telle affection, nous voudrions vous donner non seulement l'Évangile de Dieu, mais tout ce que nous sommes, car vous nous êtes devenus très chers.
Vous vous rappelez, frères, nos peines et nos fatigues : c'est en travaillant nuit et jour, pour n'être à la charge d'aucun d'entre vous, que nous vous avons annoncé l'Évangile de Dieu.
Et voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu. Quand vous avez reçu de notre bouche la parole de Dieu, vous l'avez accueillie pour ce qu'elle est réellement : non pas une parole d'hommes, mais la parole de Dieu qui est à l'oeuvre en vous, les croyants.

 

 

 

Evangile : Reproches de Jésus aux scribes et aux pharisiens (Mt 23, 1-12)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Vous n'avez qu'un seul Père, votre Père au ciel ; vous n'avez qu'un seul maître, c'est le Christ. Alléluia. (cf. Mt 23, 9-10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

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Jésus déclara à la foule et à ses disciples :
« Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. 
Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes : ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues ;
ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues,
les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé. »

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

 

 

 

Les âmes du purgatoire, spécialistes de l'espérance - Homélie Commémoration des défunts

dominicanus

En cette commémoration des fidèles défunts, au lendemain de la Solennité de Tous les Saints, nous tournons le regard de notre foi vers le purgatoire. Nous ne le 'voyons' pas au sens où on entend le verbe 'voir' d'ordinaire, mais nous savons qu'il existe. Il existe, et il brûle, comme nous l'a rappelé Benoît XVI. 

 

Les âmes du purgatoire ne peuvent rien pour atténuer ou mettre fin à ce feu. C'est l'Église souffrante. Mais cette souffrance est comme soulagée par une certitude que nous, qui sommes sur cette terre, n'avons pas: celle d'être sauvé. Au purgatoire, il n'y qu'une seule porte de sortie: celle qui va au ciel. C'est pourquoi on peut dire que les âmes du purgatoire sont les spécialistes de l'Espérance. Elles n'ont plus la foi, puisqu'elles ont vu Dieu (jugement dit particulier), et c'est en voyant Dieu, tel qu'il est, qu'elles ont vu en même temps l'énormité de leurs fautes, et donc leur indignité à entrer en pleine communion avec lui et leur besoin de purification.

 

Au ciel, il n'y a plus ni foi ni espérance. Il ne reste que la charité, "la plus grande des trois" (1 Co 13,13). Les saints que nous avons fêté hier, c'est l'Église triomphante. Ce sont les spécialistes de la charité.

 

On aimerait bien que, dès cette terre, nous puissions faire l'économie de la foi et de l'espérance, mais ce n'est pas possible. C'est une dangereuse tentation! Saint François de Sales dit à peu près ceci : "D'accord, la charité, c'est la plus grande des trois. C'est la reine. Mais cette reine ne peut pas régner sur la terre sans ses deux servantes, la foi et l'espérance."

 

Or, on entend de ci, de là, des personnes qui disent que Jean Paul II, c'est le Pape de l'espérance, Benoît XVI le Pape de la foi, et François celui de la charité. Je n'aime pas beaucoup cette manière de voir parce qu'elle est réductrice et qu'elle repose sur une confusion. Oui, je sais, de tels rapprochements ont été faits pour les saints, faisant le lien entre tel saint ou telle sainte, et telle béatitude, ou tel don du Saint-Esprit ou charisme. Mais justement, la différence entre les vertus théologales et les charismes, par exemple, c'est que personne n'a tous les charismes, alors que les trois vertus théologales sont indispensables pour être sauvé dans l'Église pérégrinante. Benoît XVI a rendu hommage à son prédécesseur Jean Paul II, un homme à la "foi forte comme un roc", à l'"espérance lumineuse" et à la "charité fervente", au cours d'une messe commémorant le 5e anniversaire de la mort du pape polonais. La vie de Jean Paul II s'est déroulée "sous le signe de la charité, de la capacité de faire généreusement don de soi, sans réserve, sans mesure, sans calcul".

 

Ne confondons donc pas les vertus théologales, d'une part, et les dons de Saint-Esprit et les charismes, d'autre part. Ne mettons pas tout sur le même plan.

 

Par contre, ce que j'ai dit à propose de la foi, de l'espérance et de la charité en lien avec l'Église de la terre, du purgatoire et du ciel est beaucoup plus éclairant. C'est cela que j'ai voulu proposer à votre méditation. Si notre espérance est malade - et elle l'est très souvent -, ayons donc recours aux âmes du purgatoire, nous souvenant qu'elles aussi ont besoin de notre supplication. Quand nous invoquons les saints, n'oublions surtout pas de leur demander une plus ardente charité. Et quand notre foi est malade? Eh bien, c'est là que le Seigneur nous a donné le Magistère de l'Église (que Martin Luther rejetait). Si notre foi chancelle, ce n'est pas vers le purgatoire ni vers le ciel qu'il faut regarder; c'est vers celui que sainte Catherine de Sienne appelait notre "doux Christ sur la terre", qu'il s'appelle Jean Paul, Benoît ou François, toujours dans la continuité du Magistère de l'Église.

Fra Angelico, Le Jugement dernier, 1435. Musée de San Marco, Florence.  Source  The York Project: 10.000 Meisterwerke der Malerei, DVD-ROM, 2002.

Fra Angelico, Le Jugement dernier, 1435. Musée de San Marco, Florence. Source The York Project: 10.000 Meisterwerke der Malerei, DVD-ROM, 2002.

Lectures pour la commémoration des défunts (2 novembre)

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C
Livre de la Sagesse (Sg 4, 7-15)

4
07  Même s'il meurt avant l'âge,
le juste trouvera le repos.
08  La dignité du vieillard ne tient pas au grand âge,
elle ne se mesure pas au nombre des années.
09  Pour l'homme, la sagesse surpasse les cheveux blancs,
une vie sans tache vaut une longue vieillesse.
10  Il a su plaire à Dieu,
et Dieu l'a aimé ;
il vivait dans ce monde pécheur :
il en fut retiré.
11  Il a été repris,
de peur que le mal ne corrompe sa conscience,
pour que le mensonge n'égare pas son âme.
12  Car les séductions faciles font perdre de vue le bien,
et l'entraînement de la passion trouble un coeur innocent.
13  Arrivé au but en peu de temps,
il a couvert une longue route.
14  Parce qu'il plaisait au Seigneur,
celui-ci, sans attendre, l'a retiré d'un monde mauvais.
Les gens voient cela sans comprendre ;
il ne leur vient pas à l'esprit
15  que Dieu accorde à ses élus grâce et miséricorde,
et qu'il veille sur ses amis.
 

PSAUME 129

R/ Je mets mon espoir dans le Seigneur,
je suis sûr de sa parole.
1Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
2Seigneur, écoute mon appel ! *
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

3Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ? *
4Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l’homme te craigne.

5J’espère le Seigneur de toute mon âme ; *
je l’espère, et j’attends sa parole.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens (1Th 4, 13-18)

4
13  Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l'ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n'ont pas d'espérance.
14  Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons, ceux qui se sont endormis, Dieu, à cause de Jésus, les emmènera avec son Fils.
15  Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci : nous les vivants, nous qui sommes encore là pour attendre le retour du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis.
16  Au signal donné par la voix de l'archange, à l'appel de Dieu, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et les morts unis au Christ ressusciteront d'abord.
17  Ensuite, nous les vivants, nous qui sommes encore là, nous serons emportés sur les nuées du ciel, en même temps qu'eux, à la rencontre du Seigneur. Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur.
18  Retenez ce que je viens de dire, et réconfortez-vous les uns les autres.
 

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 11, 17-27)

11
17  Quand Jésus arriva, il trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà.
18  Comme Béthanie était tout près de Jérusalem - à une demi-heure de marche environ -
19  beaucoup de Juifs étaient venus manifester leur sympathie à Marthe et à Marie, dans leur deuil.
20  Lorsque Marthe apprit l'arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison.
21  Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort.
22  Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t'accordera tout ce que tu lui demanderas. »
23  Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. »
24  Marthe reprit : « Je sais qu'il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection. »
25  Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ;
26  et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? »
27  Elle répondit : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. »

 

Copyright AELF - 1980 - 2006 - Tous droits réservés

 



 

11 ans !

dominicanus

L'immigration, l'Église et l'Occident. Une interview d'Ettore Gotti Tedeschi. Loin de la langue de bois, sur un sujet tabou

dominicanus #actualités
L'immigration, l'Église et l'Occident. Une interview d'Ettore Gotti Tedeschi. Loin de la langue de bois, sur un sujet tabou

Dans un récent billet traduit ici (Vers une nouvelle religion?), Antonio Socci évoquait le Huitième rapport sur la doctrine sociale de l'Église dans le monde, de l'Observatoire Cardinal Van Thuan publié dans un livre intitulé “Il caos delle migrazioni, le migrazioni nel caos” , et en particulier la contribution d'Ettore Gotti Tedeschi.


L'ex-banquier de l'IOR est interviewé à ce sujet dans la revue mensuelle en ligne "Formiche". Et ce qu'il dit n'est pas vraiment politiquement correct... Dommage qu'on n'entende pas plus souvent des propos de ce genre en France.

 

L'IMMIGRATION, L'ÉGLISE ET L'OCCIDENT. 
ETTORE GOTTI TEDESCHI PARLE

Giovanni Bucchi
20 février 2017

 


* * *
 


L'ex-banquier de l'IOR explique à <Formiche.net> que les causes réelles de la migration ne sont pas d'ordre économique
Les raisons économiques ne suffisent pas à expliquer l'immigration de masse. C'est un phénomène «prévu et voulu pour modifier la structure sociale et religieuse de notre civilisation, concrètement, pour redimensionner le catholicisme». Ce sont les mots écrit noir sur blanc par Ettore Gotti Tedeschi dans le « Huitième rapport sur la Doctrine Sociale de l'Eglise dans le monde», présenté par l'Observatoire international Cardinal Van Thuan sur le thème de l'immigration. L'économiste et banquier catholique, ex-président de l'IOR, a confié à un court essai son évaluation qui, après la présentation du rapport à Rome, a suscité quelques critiques mais aussi des commentaires positifs.

- Gotti Tedeschi, dans votre intervention, vous parlez d'une «correction fraternelle» à certaines institutions de l'Église qui n'auraient pas compris le problème de l'immigration. En quoi consiste cette correction?

-- J'étais préoccupé par le zèle humanitaire plein d'émotivité qui tend à ignorer les chiffres du phénomène et n'affronte pas les causes du problème. On pourrait dire en effet qu'il y a trois «tabous» qu'aujourd'hui, on ne peut pas ou ne veut pas traiter de façon rationnelle et globale: le problème de la natalité, de l'environnement et des migrations. Il semblerait qu'il y ait une volonté supérieure répandue et imposée, qui ne veut pas que ces trois tabous soient discutés. Tout comme on dirait qu'il y a des "contrôleurs" prêts à utiliser tous les moyens, y compris l'intimidation, afin que sur ces tabous, on accepte une pensée unique: assez de naissances parce que l'homme détruit l'environnement, facilitons donc l'immigration parce que c'est la meilleure solution. Il y a beaucoup de points obscurs sur les trois tabous, mais pour ne pas nous écarter du sujet, il est bon de savoir que les données et les informations sur l'immigration régulière sont influencées par des accords, ou par un "chantage économique" avec les pays de provenance des migrations. Les données et les informations sur l'immigration clandestine sont encore moins claires; pensons que les débarquements illégaux en Italie en 2016 (181436) étaient quarante fois supérieurs à ceux de 2010 (4406). Et nous nous rendons compte que le phénomène de l'immigration clandestine est en augmentation et hors de contrôle. En 2015, le statut de réfugié a été reconnu dans seulement 5% des cas, 36% ont reçu une aide humanitaire et 59% ont été refusés, mais personne ne sait où ils sont. Et il s'agit de plus de 100 mille personnes (sur 153842 débarqué). En 2016, le chiffre a augmenté, 181436 personnes sont arrivées par mer (18% de plus qu'en 2015) et les irréguliers expulsés raccompagnés vers leur pays d'origine étaient seulement 5%. Dans la pratique, l'immigration dite irrégulière se développe à un rythme de 100 mille unités par an, et les pays voisins refusent les expatriés. Ce sont des chiffres fournis par le Haut Commissaire des Nations Unies sur les réfugiés.

- Pourquoi les raisons économiques ne suffisent-elles pas pour expliquer le phénomène migratoire?

-- Le phénomène migratoire est expliqué, ou plutôt laissé à deviner, avec trois causes principales: les conflits, la pauvreté, le besoin de main-d'œuvre. Il est évident que ces trois causes existent, mais par quoi elles s'expliquent, et si elles peuvent être résolues, est rarement discuté. Prenons la première, les conflits. Jusqu'à il y a une dizaine d'années, ils étaient "éteints" pratiquement dans l'oeuf; par la suite, on dirait qu'ils ont été tolérés (ou même causés, pensons à la Libye), tandis que les ventes d'armes à plusieurs pays augmentaient et on pense que ces armes peuvent avoir servi à Daesch. Les conflits qui ont généré les migrations pouvaient-ils être étouffés, oui ou non? Prenons la deuxième causse, la croissance de la pauvreté. Le problème ne semble pas si vrai, si l'on regarde les flux migratoires. Ceux provenant de pays en difficultés économiques réelles représentent entre 5 et 10%. Mais il est important de noter que cette pauvreté est également due à nos manquements au cours des dix dernières années. Qu'on voie les conclusions du fameux G8 pour l' Afrique, où nous nous sommes engagés à soutenir les investissements et les exportations des pays pauvres; qu'avons-nous fait? Pratiquement rien. Enfin, le besoin de main-d'œuvre; le déficit (gap) de population dû à l'effondrement démographique rend-il les migrations nécessaires? Mais qui, ou quoi, a provoqué ce déficit qu'aujourd'hui on prétend gérer? Qui a imposé la baisse du taux de natalité en Occident et prévoit maintenant de le compenser par l'immigration? À une époque de crise économique, avec un taux de chômage dans notre pays comme l'actuel? Avec un coût de l'accueil si onéreux pour notre budget? 
J'ai parlé de la nécessité de clarifier les causes réelles du problème, qui sinon ne sera pas résolu et même s'aggravera. Les doutes à propos du fait qu'on veut ignorer ces causes réelles résident aussi dans la confusion qui règne en Europe. Se peut-il qu'on n'ait jamais réfléchi au fait que les migrants sont principalement des jeunes en bonne santé? Les moins jeunes ne craindraient-ils pas les conflits et la faim?

- Venons-en au fait. Vous avez écrit qu'il y a un plan pour «redimensionner le catholicisme», vous avez parlé d'un projet de re-ingéniérisation gnostique mondial qui a un ennemi déclaré: l'Eglise catholique, et vous l'avez fait en citant le secrétaire de l'ONU Ban Ki-moon et le Rapport Kissinger de 1974 [NSSM200] (*). Pourquoi l'Eglise catholique est-elle la cible?

-- Je pense que le phénomène des migrations est l'une des (pires) conséquences des échecs de ce qu'on appelle Nouvel ordre économique mondial, instauré dans les années soixante-dix pour réguler le nécessaire processus de la mondialisation. J'invite à réfléchir sur le fait que tous les objectifs du Nouvel Ordre, non seulement ne sont pas réalisés, mais il s'est produit exactement le contraire: on voulait éteindre toutes les causes des conflits, les inégalités, la pauvreté, l'intolérance religieuse, le totalitarisme, et c'est le résultat opposé qui s'est produit, incluant un processus de migration forcée. Le vrai grand «succès» du Nouvel Ordre est d'avoir créé une crise économique mondiale, à son tour origine d'autres conséquences néfastes. Nous devons aussi reconnaître qu'il y a eu un autre «vrai succès»: celui lié au processus déclaré de relativisation des croyances religieuses, visant à la laïcisation de celles-ci, avec comme conséquences l'effondrement des valeurs morales et les changements au sein de l'Eglise catholique. Si nous regardons les conséquences de ces faits observés, on ne peut pas ne pas réfléchir au risque (pour certains) ou à l'opportunité (pour d'autres) d'un processus de ré-ingéniérie socio-religieuse [l'ingénierie sociale est une pratique visant à modifier à grande échelle certains comportements de groupes sociaux, ndt] certainement inspirée, et je dirais même gérée. Si nous avions la patience d'aller relire les déclarations faites par des leaders internationaux dans les quarante dernières années, nous trouverions matière d'analyse sur le fait que «rien n'arrive par hasard». Nous ne parlons pas de théories du complot, nous parlons de faits.

- En lisant votre essai, on pourrait penser que l'Église catholique, qui est la cible d'attaque, ne comprend pas ce qui se passe. C'est le cas?

-- Le catholicisme est une foi absolue et dogmatique qui exige des devoirs envers le Créateur. Le monde laïciste ne tolère pas ces «devoirs». Voyez-vous, le projet du Nouvel Ordre Mondial prévoyait plus d'objectifs stratégiques, allant du contrôle des naissances aux nouveaux paradigmes éthiques pour les confessions religieuses les plus dogmatiques, afin d'avoir une grande religion universelle. Au cours des quarante dernières années, on n'a rien fait d'autre que discuter de nouveaux objectifs pour l'humanité, puis nous avons eu le 11 Septembre et tout a changé, on a géré l'urgence de façon opportuniste ... On a bien fait comprendre que les droits civils que méritait le monde n'avait rien à voir avec ceux enseignées par la morale catholique, au point que le directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé est allé jusqu'à expliquer que l'éthique chrétienne ne devrait plus être appliquées à l'avenir. Et Obama en 2009 a déclaré que la santé est le bien-être bio-psycho-social, d'où feu vert pour l'avortement sans restriction, l'euthanasie grâve à la limitation des soins, le déni du droit [d'objection] de conscience. Il était évident que le catholicisme était attaqué, non? Ensuite, le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, dans son discours historique devant les chefs religieux à New York en 2000, est allé jusqu'à parler de syncrétisme religieux pour créer une nouvelle religion universelle, expliquant que les processus d'immigration aideraient à ce projet ...

- L'Église est restée à regarder?

-- Je ne me permets pas de critiquer les institutions religieuses, ni le Pape; que pourrait dire d'autre le Pape, sinon exhorter à la charité? Eventuellement, je reste perplexe face à des déclarations faites par des membres éminents d'institutions qui semblent vouloir ignorer les causes et faire des propositions génériquement humanitaires, indépendamment de ces causes. Avez-vous déjà vu résoudre un problème en agissant sur les effets plutôt que les causes? Comment peut-on penser résoudre les problèmes de misère matérielle et sociale sans résoudre d'abord les problèmes moraux? Mais ces illustres ecclésiastiques, ont-ils lu et médité sur Caritas in Veritate et Lumen Fidei ? Et puis je trouve déplacé d'utiliser des considérations moralo-humanitaires en faisant référence au sacré.

- Certains vous ont attaqué en disant que vos théories vont à l'encontre du message du Pape François et se rapprochent des thèses de Trump et de Salvini [leader de la Ligue du Nord]. Comment réagissez-vous?

-- Vous aurez remarqué que depuis un certain temps dans notre pays deux sports se sont développés: l' «interprétation du Saint-Père» et la «chasse aux dissidents» (réels ou inventés) de la pensée du pape. Manquant d'arguments, on invente des similitudes évocatrices et offensantes.

 

Benoit-et-moi 2017

 

NDT

(*) Le document "NSSM 200", connu sous le nom de Rapport du National Security Council ou de Rapport Kissinger, a pour titre Implications of Worldwide Population Growth for U.S. Security and Overseas Interests. Il a été élaboré en 1974 à la demande d'Henry Kissinger, alors Secrétaire d'État, et a été rendu public quinze ans plus tard. Il offre des lumières troublantes sur le rôle des États-Unis dans la contention de la natalité. Tenu secret jusqu'en 1989, ce rapport estime indispensable pour la sécurité des États-Unis, de mettre en oeuvre une politique de contrôle démographique dans les pays du tiers-monde. À côté de la pilule et de la stérilisation, mention est également faite de l'avortement (source).

[Il est difficile d'en trouver des traces sur Internet].

Traduction partielle en français ICI

Ce qu’il faut chercher pour trouver la paix du coeur - Homélie 8° dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

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Nous voudrions être libres de tout souci et de toute angoisse. Mais les paroles du Christ dans le passage de l’évangile de ce dimanche semblent trop belles pour être vraies. Jésus nous dit de cesser de nous tracasser pour tout ce qui nous tracasse : les choses matérielles, les choses du monde, ce qu’il appelle "mammon". "Mammon" vient d’un mot grec qui désigne tous les biens matériels, les possessions, tout ce qui peut être acheté avec de l’argent. Le Christ nous dit donc de ne pas nous préoccuper de notre compte en banque, de nos hypothèques, de notre carrière, de notre travail, de notre réputation, de nos réussites et de nos succès. Il nous avertit que tout cela ne peut pas combler notre cœur, et que, si nous nous en soucions excessivement, ces choses peuvent nous séparer de Dieu et nous ôter la paix du cœur qui est le fruit d’une solide amitié avec le Christ.

 

Ensuite Jésus nous indique comment nous pouvons cesser de nous préoccuper de toutes ces choses. « Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice », dit-il, « et tout cela vous sera donné de surcroît ». Le mot grec qui est traduit en français par "chercher" (zeteo) est un verbe très riche de sens. Il connote une recherche active, motivée, passionnée.

 

Nous tous, ici, nous croyons déjà au Christ. Mais aujourd’hui, Jésus nous demande dans quelle mesure, jusqu’à quel point. Quel est notre empressement à chercher son Royaume ? Dans quelle mesure poursuivons-nous la recherche de la justice, c’est-à-dire le succès aux yeux de Dieu, à l’opposé du succès aux yeux du monde ? Quand nos cœurs sont partagés, quand nous poursuivons la recherche du bonheur à la fois dans notre relation d’amitié avec le Christ et dans nos succès mondains, nous finissons par perdre tout, car nous ne pouvons servir deux maîtres. Si, par contre, nous cherchons d’abord son Royaume, alors « tout cela nous sera donné de surcroît ».

 

C’est pour cela que les pauvres trouvent la paix tandis que les riches sont tourmentés. Les statistiques montrent un taux de suicide plus élevé parmi les classes les plus aisées de la société. « Bienheureux les pauvres en esprit », dit Jésus, car ce sont eux qui se rendent compte que tous les biens de cette terre, que ce soit la fortune, les honneurs ou les succès, ne suffisent pas pour combler le cœur de l’homme. Si c’était le cas, alors plus on est riche, plus on serait heureux. Mais nous savons tous que ce n’est pas vrai. Ceux qui ont de la sagesse et qui sont en paix, les forts, sont ceux qui ont les yeux fixés sur le Christ.

 

Souvent, on dit que les chrétiens sont des gens tristes qui mènent une vie sérieuse, terne et sombre. La vérité, c’est que les saints sont parmi les gens les plus enjoués et créatifs de l’histoire, car c’est le péché, et non pas la foi, qui prive de la joie.

 

Saint Colomban, abbé, un jour demande à saint Deicolus : "Pourquoi est-ce que tu es toujours souriant ?" Deicolus répond : "Parce que personne ne peut arracher Dieu de mon cœur."

 

On raconte que le jour où saint Dominique Savio avait décidé de devenir un saint, il avait cessé de jouer avec les autres garçons et s’est mis à avoir une expression sérieuse. Saint Jean Bosco lui demande alors ce qui n’allait pas. Le garçon explique, et saint Jean Bosco l’a félicité pour son intention, tout en lui conseillant de rester joyeux et actif, car le fait de servir Dieu devrait nous rendre joyeux et spirituellement attrayants pour les autres. Il avait coutume de dire à tous ses garçons : "Amusez-vous autant que vous voulez, à condition de ne pas faire de péché."

 

Si nous cherchons d’abord le Royaume de Dieu, tout le reste nous sera donné de surcroît. C’est la promesse de Jésus. Mais que veut dire : « chercher d’abord le Royaume » ?

 

Cela veut dire au moins trois choses. D’abord, cela signifie obéir aux commandements de Dieu. Nous les trouvons dans la Bible et dans l’enseignement de l’Eglise. Nous les mettons en pratique dans notre vie par la voix de notre conscience. Dans le Notre Père, nous prions : « Que ton Règne vienne, que ta volonté soit faite… » Le Christ est Roi. Il est celui qui règne. Et donc, ceux qui demeurent dans et qui profitent de son Royaume doivent obéir à ses lois.

 

Ensuite, chercher le Royaume du Christ signifie tendre constamment à mieux connaître Jésus par la prière et par la méditation chrétienne. Jésus est un Roi unique, car ce qu’il veut, c’est l’amitié de ses sujets. Il veut faire partie de notre vie, il veut marcher avec nous. Comme Benoît XVI le disait un jour à des séminaristes de New York, ce qui importe le plus, c’est que vous développiez une relation personnelle avec Dieu. Et cette relation s’exprime dans la prière.

 

Enfin, nous devons être sans cesse à l’affût d’occasions pour rapprocher les autres du Christ. Ce n’est pas aussi difficile que nous sommes portés à le penser. Tout ce que nous avons à faire, c’est de nous rappeler que Dieu est la vraie source du bonheur. Et alors, puisque nous voulons que ceux qui nous entourent trouvent le chemin du bonheur, il est tout à fait naturel de faire tout ce que nous pouvons dans ce sens.

 

Aujourd’hui, Jésus veut affermir notre relation avec lui au cours de cette Messe. Quand nous le recevrons dans la Sainte Communion, renouvelons l’engagement de notre baptême et promettons-lui de faire un effort spécial cette semaine pour chercher d’abord son Royaume.

Mais que veut dire : « chercher d’abord le Royaume » ?

Mais que veut dire : « chercher d’abord le Royaume » ?

Lectures 8e dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A

1ère lecture : Dieu ne peut pas oublier son peuple (Is 49, 14-15)

Lecture du livre d'Isaïe

 

Jérusalem disait : « Le Seigneur m'a abandonnée, le Seigneur m'a oubliée. »
Est-ce qu'une femme peut oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même si elle pouvait l'oublier, moi, je ne t'oublierai pas. - Parole du Seigneur tout-puissant.
 
 
 
Psaume : 61, 2-3, 8, 9
 

R/En Dieu seul, le repos de notre âme.

 

Je n'ai de repos qu'en Dieu seul, 
mon salut vient de lui. 

Lui seul est mon rocher, mon salut, 
ma citadelle : je suis inébranlable.

Mon salut et ma gloire 
se trouvent près de Dieu. 
Chez Dieu, mon refuge, 
mon rocher imprenable !
 

Comptez sur lui en tous temps, 
vous, le peuple. 
Devant lui épanchez votre coeur : 
Dieu est pour nous un refuge.
 
 
 
2ème lecture : C'est Dieu qui juge : ne jugez pas (1 Co 4, 1-5)
 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

 

Frères, 
il faut que l'on nous regarde seulement comme les serviteurs du Christ et les intendants des mystères de Dieu.
Et ce que l'on demande aux intendants, c'est en somme de mériter confiance.
Pour ma part, je me soucie fort peu de votre jugement sur moi, ou de celui que prononceraient les hommes ; d'ailleurs, je ne me juge même pas moi-même.
Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n'est pas pour cela que je suis juste : celui qui me juge, c'est le Seigneur.
Alors, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il fera paraître les intentions secrètes. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu.
 
 
 
Evangile : Sermon sur la montagne. Confiance en Dieu notre Père (Mt 6, 24-34)
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Cherchez d'abord le royaume de Dieu, et tout vous sera donné par surcroît. Alléluia. (Mt 6, 33)
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 

 

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Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait :

« Aucun homme ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent.

C'est pourquoi je vous dis : Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?

Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ?

D'ailleurs, qui d'entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ?

Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas.

Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'était pas habillé comme l'un d'eux.

Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui est là aujourd'hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?

Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : 'Qu'allons-nous manger ?' ou bien : 'Qu'allons-nous boire ?' ou encore : 'Avec quoi nous habiller ?'

Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.

Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché.

Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »

 
 
Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008
 

Lectures 7e dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A

1ère lecture : Tu aimeras ton prochain, car je suis saint (Lv 19, 1-2.17-18)

 

Lecture du livre des Lévites

 

Le Seigneur adressa la parole à Moïse : 
« Parle à toute l'assemblée des fils d'Israël ; tu leur diras : Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. 

Tu n'auras aucune pensée de haine contre ton frère. Mais tu n'hésiteras pas à réprimander ton compagnon, et ainsi tu ne partageras pas son péché.
Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 
Je suis le Seigneur ! »
 
 
Psaume : 102, 1-2, 3-4; 8.10, 12-13
 

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié.

 

Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
bénis son nom très saint, tout mon être ! 

Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
n'oublie aucun de ses bienfaits ! 


Car il pardonne toutes tes offenses 
et te guérit de toute maladie ; 

il réclame ta vie à la tombe 
et te couronne d'amour et de tendresse.

Le Seigneur est tendresse et pitié, 
lent à la colère et plein d'amour ;
 
il n'agit pas envers nous selon nos fautes, 
ne nous rend pas selon nos offenses.
 

Aussi loin qu'est l'orient de l'occident, 
il met loin de nous nos péchés ;
 
comme la tendresse du père pour ses fils, 
la tendresse du Seigneur pour qui le craint !
 
 
 
2ème lecture : La sagesse véritable: appartenir tous ensemble au Christ (1 Co 3, 16-33)
 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

 

Frères,
n'oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous.
Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous.
Que personne ne s'y trompe : si quelqu'un parmi vous pense être un sage à la manière d'ici-bas, qu'il devienne fou pour devenir sage.
Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. L'Écriture le dit : C'est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté.
Elle dit encore : Le Seigneur connaît les raisonnements des sages : ce n'est que du vent !
Ainsi, il ne faut pas mettre son orgueil en des hommes dont on se réclame. Car tout vous appartient,
Paul et Apollos et Pierre, le monde et la vie et la mort, le présent et l'avenir : tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.
 
 
 
Evangile : Sermon sur la montagne. Aimez vos ennemis, soyez parfaits comme votre Père céleste (Mt 5, 38-48)
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Celui qui garde la parole du Christ connaît l'amour de Dieu dans sa perfection. Alléluia. (cf. 1 Jn 2, 5)
 
 
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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait :
« Vous avez appris qu'il a été dit : Oeil pour oeil, dent pour dent. Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre. 

Et si quelqu'un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. Donne à qui te demande ; ne te détourne pas de celui qui veut t'emprunter. 

Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

 

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

 

Des pasteurs luthériens interpelés par Lourdes

dominicanus #Il est vivant !
Des pasteurs luthériens interpelés par Lourdes

Un groupe de théologiens luthériens de l'Allemagne de l'Est a publié en 1971 un manifeste qui contient des lignes d'une émouvante loyauté : 

 

“Le culte de la Vierge Marie, qui remonte aux premiers temps du Christianisme et qui n’a jamais cessé dans l’Eglise Catholique, a connu un grand essor après les révélations de Lourdes et de Fatima.

Ces apparitions eurent une résonance mondiale et leur influence atteignit son point culminant dans l’année mariale proclamée par Pie XII.

A Lourdes, à Fatima et en d’autres sanctuaires mariaux, la critique impartiale se trouve en présence de faits surnaturels qui ont une relation intime avec la Vierge Marie, soit à cause des apparitions, soit à cause des grâces miraculeuses demandées et obtenues par son intercession. Ce sont là des faits qui défient toute explication naturelle.

Nous savons, ou du moins nous devrions savoir, que les guérisons de Lourdes et de Fatima sont examinées avec une rigueur toute scientifique par des médecins qui ne sont pas tous catholiques. Nous savons aussi que l’Eglise catholique laisse passer un laps de temps considérable avant de déclarer miraculeuse une guérison.

Jusqu’à présent, 1200 guérisons opérées à Lourdes ont été reconnues par les médecins comme scientifiquement inexplicables. Mais l’Eglise catholique n’en a déclaré miraculeuse qu’une soixantaine.

Durant 30 ans, 11000 médecins sont passés par Lourdes. Tous les médecins ont libre accès au Bureau des Constatations Médicales, sans différence de religion ou d’opinions scientifiques. Une guérison miraculeuse possède donc la plus grande garantie possible.

Quel est le sens profond de ces faits miraculeux dans le plan de Dieu? Il semble qu’à travers ces faits Dieu veuille répondre d’une manière radicale à l’incrédulité moderne. Comment un incrédule, devant ces faits, pourrait-il persévérer de bonne foi dans son incrédulité? Un chrétien évangélique aurait-il le droit d’ignorer ces réalités pour la seule raison qu’elles se présentent dans l’Eglise catholique et non dans sa propre communauté religieuse? Ces faits ne devraient-ils pas plutôt nous porter à ramener la Mère de Dieu dans l’Eglise évangélique ?

Dieu seul peut disposer que Marie parle au monde par le moyen d’apparitions. … Tous ces faits ne sont-ils pas une preuve irrécusable du rôle décisif que Marie est appelée à jouer aujourd’hui pour notre salut ? …

C’est donc un devoir impérieux pour les chefs de l’Eglise luthérienne et pour les autres communautés chrétiennes d’examiner ces faits et de prendre position en toute objectivité. Ce devoir s’impose d’autant plus que la Mère de Dieu n’a pas été écartée de l’Eglise Réformée, mais qu’Elle a été chassée seulement après la guerre de Trente Ans et à l’époque des philosophes libres penseurs du milieu du XVIIIe siècle. En étouffant dans les coeurs évangéliques le culte de la Madone, ils ont détruit les sentiments les plus délicats de la piété chrétienne.

Dans son Magnificat, Marie déclare que toutes les générations la proclameront bienheureuse jusqu’à la fin des temps. Nous voyons cette prophétie s’accomplir dans l’Eglise catholique, en nos jours malheureux, avec plus de force que jamais. Dans l’Eglise évangélique, cette prophétie est tombée dans un oubli si complet qu’à peine en trouve-t-on quelque trace.”

Des pasteurs luthériens interpelés par Lourdes

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