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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

"Le ciel est pour l'enfant" - Homélie 27° dimanche du Temps Ordinaire B

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
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       Deux mille ans nous séparent de l’époque où la scène de l’Évangile d’aujourd’hui s’est déroulée. Mais elle nous place dans une situation qui ne nous est pas étrangère, loin de là ! La question du mariage fait toujours la une de l’actualité dans de nombreux pays. Sa compréhension est toujours aussi importante que difficile pour l’humanité pécheresse. À entendre tout ce se dit et tout ce qui se fait – sous couvert de tolérance, de liberté et de progrès, – c’est le droit et le devoir de l’Église de rappeler à temps et à contretemps que c’est la vérité qui rend libre, et qu’on ne peut être chrétien (vrai disciple de Jésus) que dans la fidélité à sa parole, qui est vérité (cf. Jn 8, 32).

       Jésus, dans l’Évangile, se réfère au commencement, c’est-à-dire à la création. Même les païens n’ont aucune excuse, dit S. Paul, car ce que Dieu a d’invisible depuis la création du monde se laisse voir à l’intelligence à travers ses œuvres (Rm 1, 18 ss.) : Ils se sont laissé aller à des raisonnements qui ne mènent à rien, et les ténèbres ont rempli leurs cœurs sans intelligence. (…) Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ils ont adoré et servi les créatures au lieu du Créateur, lui qui est béni éternellement. C’est donc une morale qui concerne tout le monde, pas seulement les chrétiens.

       Or, il n’est pas rare de nos jours de voir des personnes qui se présentent comme chrétiens, comme catholiques même, et qui non seulement commettent des péchés inexcusables pour les païens, mais qui approuvent ceux qui les font (cf. Rm 1, 12). Dans le même temps, ils revendiquent le droit de pouvoir communier, se (re)marier, adopter des enfants, de devenir prêtres… Dans l’évangile, il n’est question que des hommes et des femmes qui déshonorent leurs corps dans l’adultère. Mais S. Paul mentionne aussi ceux qui le déshonorent dans des relations homosexuelles. Les personnes à tendance homosexuelle ont toujours existé – au temps de S. Paul, comme aujourd’hui – mais le soi-disant progrès c’est de ne plus en avoir honte et de faire du lobbying afin que les unions homosexuelles soient juridiquement reconnues.

       La vraie foi, elle, vient au secours de la vraie raison, sans pour autant la court-circuiter. N’oublions pas l’agencement des passages dans l’Évangile de S. Marc : c’est la question de la foi chrétienne qui entraîne la question de la morale chrétienne. Ce n’est qu’en découvrant qui est Jésus que l’on peut apprendre ce qu’il convient de faire pour le suivre. Si on ne sait plus qui est celui qu’on suit, on perd par le fait même la lumière du comment. Une morale ne peut être chrétienne qu’en dépendance de la foi chrétienne. Il s’ensuit que si la foi diminue, le sens moral se perd inévitablement. Comment, dans ce cas, être enfants de Dieu sans tache au milieu d’une génération égarée et pervertie et briller comme les astres dans l’univers (Ph 2, 15) ?

       Cette observation toute simple, mais très importante doit être gardée en mémoire si on veut comprendre quelque chose aux raisons de l’évolution des mentalités, pas seulement de nos jours, mais de tous les temps. De même que la foi n’est pas une réalité statique, de même la morale est appelée à évoluer, mais pas de manière indépendante. Ainsi, quand la foi baisse, le sens moral se dégrade. Si la foi grandit, il progresse.

       Aux pharisiens qui l’abordent pour le mettre dans l’embarras et qui se réclament non pas d’une prescription (Que vous a prescrit Moïse ?), mais d’une permission de Moïse (Moïse a permis de renvoyer sa femme), Jésus répond en disant qu’il ne s’agit ni d’une prescription, ni d’une permission, mais d’une concession. Au sujet du divorce, Moïse n’a rien prescrit du tout, et il n’a jamais donné une autorisation quelconque pour divorcer. Il a simplement pris acte d’une situation qui s’était de plus en plus dégradée, en formulant une loi pour limiter les dégâts et pour protéger la femme contre l’arbitraire de l’homme :
 

Soit un homme qui a pris une femme et consommé son mariage ; mais cette femme n'a pas trouvé grâce à ses yeux, et il a découvert une tare à lui imputer ; il a donc rédigé pour elle un acte de répudiation et le lui a remis, puis il l'a renvoyée de chez lui ; elle a quitté sa maison, s'en est allée et a appartenu à un autre homme. Si alors cet autre homme la prend en aversion, rédige pour elle un acte de répudiation, le lui remet et la renvoie de chez lui (ou si vient à mourir cet autre homme qui l'a prise pour femme), son premier mari qui l'a répudiée ne pourra la reprendre pour femme, après qu'elle s'est ainsi rendue impure. Car il y a là une abomination aux yeux de Yahvé, et tu ne dois pas faire pécher le pays que Yahvé ton Dieu te donne en héritage. (Dt 24, 1-4)
 

       En d’autres mots, si Moïse a dû légiférer au sujet du divorce, c’est que le peuple était tombé vraiment bien bas. Jésus le dit clairement : C’est en raison de votre endurcissement qu’il a formulé cette loi. S. Marc nous a déjà montré Jésus confronté à cet endurcissement : Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs… (Mc 3, 5) Pécher est une chose. Cela peut être l’effet d’une faiblesse momentanée. S’endurcir, c’est pécher volontairement et obstinément, en refusant d’ouvrir les yeux et de changer de conduite. L’endurcissement, comme l’ignorance affectée, nous dit le Catéchisme, "ne diminuent pas, mais augmentent le caractère volontaire du péché" (CEC 1859).

       Une législation peut parfois tolérer des comportements moralement inacceptables et peut parfois renoncer à réprimer ce qui provoquerait, par son interdiction, un dommage plus grave. Mais "elle ne doit jamais affaiblir la reconnaissance du mariage monogamique indissoluble comme unique forme authentique de la famille" (Compendium DSE, 229). "Le peuple de Dieu interviendra aussi auprès des autorités publiques afin que celles-ci, résistant à ces tendances qui désagrègent la société elle-même et sont dommageables pour la dignité, la sécurité et le bien-être des divers citoyens, s’emploient à éviter que l’opinion publique ne soit entraînée à sous-estimer l’importance institutionnelle du mariage et de la famille" (Familiaris Consortio, 81). À l’heure où l’on parle couramment de "mariages homosexuels" et de "familles recomposées", cette parole de l’Église ne doit pas être prise à la légère. Les valeurs humaines sont au moins aussi importantes que les valeurs économiques. Les chrétiens doivent donc faire entendre leur voix auprès des responsables politiques. Ne pas le faire est un péché d’omission qui peut avoir de lourdes conséquences pour l’avenir de l’humanité, plus lourdes que le réchauffement de la planète, qui commence à faire pas mal de vagues.

       Pour terminer, n’oublions pas la dernière partie de l’évangile. C’est même la plus importante aux yeux de S. Marc. Ce petit passage, d’apparence insignifiante, est, en réalité le cœur de toute cette partie de son Évangile, le centre de toute la vie morale du disciple de Jésus, la clé de tous les paradoxes évangéliques dans le domaine de la morale chrétienne. Les enfants, ce sont ces petits qui sont grands, ces derniers qui sont premiers, ces dépendants qui sont accueillants. L’enfant rappelle à tout homme – et d’abord au chrétien – que recevoir est plus important que faire, que les exigences de l’Amour de Dieu ne sont pas des exploits impossibles à accomplir, mais une grâce que tout le monde peut accueillir. En présence de cette grâce offerte, les actions humaines ne pourront jamais constituer une monnaie d’échange qui donnerait un droit quelconque pour entrer dans le Royaume. Voilà la révélation qui caractérise la morale chrétienne.

       Avant cette scène (9, 33 – 10, 12), c’est l’aspect de l’action des hommes qui est accentué. Il est question de celui qui expulse les démons au nom de Jésus ; de couper la main, le pied, d’arracher l’œil, bref, tout ce qui pourrait entraîner au péché ; et, dans la première partie du passage de ce jour, d’aller plus loin dans l’accomplissement des commandements que ce qui est simplement "permis" par la Loi de Moïse.

       Et pourtant, ce n’est ni la chasteté la plus parfaite, ni la pauvreté la plus radicale, ni l’obéissance la plus exacte aux commandements (tout cela qui est pourtant requis par le Seigneur à ceux qui veulent devenir ses disciples), qui donnent un droit quelconque à ce que Dieu se propose de donner gratuitement à ceux qui le lui demandent. C’est ce que Thérèse de Lisieux avait si bien compris. C’est ce que nous devons demander à ce "Docteur de l’Église" de nous enseigner, comme elle l’a enseigné aux novices de son couvent du Carmel. Un jour, l’une d’entre elles lui disait : "Quand je pense à tout ce que j’ai encore à acquérir pour devenir une bonne religieuse…" Et Ste Thérèse de répondre : "Dites plutôt : à perdre !". Et dans une de ses poésies (PN 24 ,9), en s’adressant à Jésus, elle écrit :


 

Rappelle-toi des divines tendresses
Dont tu comblas les plus petits enfants
Je veux aussi recevoir tes caresses
Ah ! donne-moi tes baisers ravissants
Pour jouir dans les Cieux de ta douce présence
Je saurai pratiquer les vertus d’enfance
N’as-tu pas dit souvent :
"Le Ciel est pour l’enfant ?…"
Rappelle-toi.


 

       Voilà pourquoi, après le petit passage sur les enfants, c’est la réceptivité humaine vis-à-vis de l’action de Dieu qui est soulignée. Suivre Jésus, c’est, au-delà de l’observance des commandements, adopter la pauvreté radicale qui est la sienne, sans aucun appui humain, et dans laquelle, à tout moment, et dès cette vie, il reçoit du Père le centuple, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Ce sera l’objet de l’évangile de dimanche prochain. En attendant, ne laissons pas passer le mois du Rosaire sans demander à l'Esprit Saint une ferveur renouvelée pour être fidèle (ou pour le devenir) à cette prière, dont Jean Paul II disait qu'elle était sa prière préférée.
Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas.
Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas.

Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas.

Lectures 27° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

1ère lecture : Origine du mariage (Gn 2, 18-24)

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Lecture du livre de la Genèse

Au commencement, lorsque le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, il dit : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »
Avec de la terre, le Seigneur Dieu façonna toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les amena vers l'homme pour voir quels noms il leur donnerait. C'étaient des êtres vivants, et l'homme donna un nom à chacun.
L'homme donna donc leurs noms à tous les animaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.
Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l'homme s'endormit. Le Seigneur Dieu prit de la chair dans son côté, puis il le referma.
Avec ce qu'il avait pris à l'homme, il forma une femme et il l'amena vers l'homme.
L'homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes oset la chair de ma chair ! On l’appellera : femme. »
A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un.



Psaume : 127, 1-2, 3, 4.5c.6a


R/ Que le Seigneur nous bénisse tous les jours de notre vie !


Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! A toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d'olivier.

Voilà comment sera béni
l'homme qui craint le Seigneur.
Que le Seigneur te bénisse tous les jours de ta vie,
et tu verras les fils de tes fils.



2ème lecture : Jésus, notre Sauveur et notre frère (He 2, 9-11)


Lecture de la lettre aux Hébreux

Jésus avait été abaissé un peu au-dessous des anges, et maintenant nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de sa Passion et de sa mort. Si donc il a fait l'expérience de la mort, c'est, par grâce de Dieu, pour le salut de tous.
En effet, puisque le créateur et maître de tout voulait avoir une multitude de fils à conduire jusqu'à la gloire, il était normal qu'il mène à sa perfection, par la souffrance, celui qui est à l'origine du salut de tous.
Car Jésus qui sanctifie, et les hommes qui sont sanctifiés, sont de la même race ; et, pour cette raison, il n'a pas honte de les appeler ses frères.





Evangile : L'indissolubilité du mariage - Les privilèges des petits enfants (brève : 2-12) (Mc 10, 2-16)


Acclamation : Si nous demeurons dans l'amour, nous demeurons en Dieu : Dieu est amour. (1 Jn 4, 16)



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Un jour, des pharisiens abordèrent Jésus et pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »
Jésus dit : « Que vous a prescrit Moïse ? »
Ils lui répondirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d'établir un acte de répudiation. »
Jésus répliqua : « C'est en raison de votre endurcissement qu'il a formulé cette loi.
Mais, au commencement de la création, il les fit homme et femme.
A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère,
il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu'un.
Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! »
De retour à la maison, les disciples l'interrogeaient de nouveau sur cette question.
Il leur répond : « Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d'adultère envers elle.
Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable d'adultère. »
On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement.
Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
Amen, je vous le dis : celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas. »
Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.




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QUANDO A TOLERÀNCIA DESPOSA O RADICALISMO - 26° DOMINGO COMUM (ano B)

Walter Covens #homilias em português
26 TOB ev
       Já vimos nos domingos precedentes que a questão da fé : " Quem sou eu ? " chega a esta : " Como seguir Jesus ? ". Quem confessa Jesus como Messias tem então de o seguir : é lógico. Mas qual é exactamente o carácter messiánico de Jesus. O que é que quer dizer : " seguir ? "

       No princípio, o neofito mostra um maravilho entusiasmo. Mas esse entusiasmo não passa, em grande parte, de ilusões bem como de ideias erradas a respeito do modo escolhido por Jesus para cumprir a sua missão messiânica. Jesus já tinha devido chamar à ordem Pedro, o autor legítimo da profissão de fé dos Doze, mas que, a seguir, tinha ousado fazer a Jesus " censuras vivas " ao ouví-lo falar em sofrimentos, rejeição, morte e ressurreição : " Os teus pensamentos não são os de Deus, mas sim os dos homens ", tinha respondido o Messias.

       Hoje João é aquele cujos pensamentos são demesiado humanos, apesar de julgar agir bem ao impedir alguém de expulsar os espíritos maus em nome de Jesus : " Pois, não é daqueles que nos seguem". Antes de falar na resposta de Jesus, reparemos uma alteração significativa no modo de falar de João. Não diz : " Não é daqueles que TE seguem ", mas sim : " Não é daqueles que NOS seguem ". O erro de João é este : pensar que, para seguir Jesus, é necessário nos seguir, a NÓS, isto é : o grupo dos Doze, e que é necessario seguir de maneira material.

       Essa alteração há-de ser uma oportunidade para lembrar uma verdade importante, não só para João, mas também para todos nós. Seguir Jesus, antes da Ressurreição, significava andar fisicamente atrás dele. Depois, as coisas mudaram : a presença sensível de Jesus já não é. Nestas condições, seguir Jesus recebe um sentido novo : é viver conforme os seus ensinamentsos e o seu exemplo, docilmente, no espírito filial, fruto da acção do Espírito recebido no Pentecostes. Da mesma maneira que a verdadeira família de Jesus não é uma familia carnal, assim os verdadeiros discípulos não são os mais próximos de Jesus no espaço ou no tempo. Aquela proximidade, quando existe, pode acompanhar ilusões perigosas : " Então havereis-de dizer : ‘Nós temos comido e bebido na tua presença, ensinaste nas nossas praças’. (O Senhor) responder-vos-á :’Não sei donde sois. Afastai-vos de mim, vós todos que fazeis o mal’ " (Lc 13,26-27)

       O carácter próprio do verdadeiro discípulo (podemos pensar na Virgem Maria) é uma fé activa (que se manifesta pela vida). " Quem faz a vontade de Deus, esse é quem é o meu irmão, a minha irmã, a minha mãe " (Mc 3,35) Já antes da Ressurreição, o Evangelho mostra-nos algumas pessoas bem decididas a seguir Jesus, mas que Jesus não o deixa fazer fisicamente, ao mesmo tempo que lhes explica que o essencial não está aqui.

       O homem possesso no país dos Generazenos suplica-o " para estar com ele. (Jesus) não consentiu mas disse-lhe : " Vai para a tua casa, junto dos teus, anuncia-lhes todo o que o Senhor fez por ti na sua misericórdia " (Mc 5,18-19). Já para os Apóstolos e demais contemporáneos, seguir Jesus necessita mais do que um par de pernas boas. E Judás, que estava bem provido disto, não é realmente o modelo…que se deva " seguir ".

       O modelo a seguir é S.Paulo, ele que se tornou discípulo de Jesus só depois do Pentecostes, e que, portanto, não tinha andado atrás de Jesus, nem comido nem bebido na presença dele.

       Ao escrever aos cristãos da comunidade que tinha fundada em Filipes, ele aponta no que é o mais importante : " Tende entre vós as disposições que se devem ter em Cristo Jesus : Ele, que era na condição de Deus, não quis reivindicar o seu direito de ser tratado como igual de Deus… " (Fil 2,5). Aqui está o que " seguir " quer dizer.

       Precisamente, no Evangelho deste dia, a quem chamam " discurso comunitário ", em S.Marcos, Jesus censura João, que o seguia de muito perto, fisicamente, com os outros Onze, mas que ficava muito longe de ter as disposições que se devem ter em Cristo Jesus. S.Marcos contou-nos que, junto com o seu irmão Tiago, já se tinha manifestado anteriormente partidário de métodos bastante drásticas. Jesus tinha-os qualificado de " filhos do trovão " (Mc 3,17). Ora, o mesmo João escandaliza-se por ter visto " alguém expulsar espiritos maus " em nome de Jesus, apesar de não ser daqueles que nos seguem. Nós quisemos impedí-lo " diz sem precisão do método usado. Jesus faz perceber a João que, na verdade, ele é quem não segue, quem apesar de seguir Jesus fisicamente, não tem " as disposições que se devem haver em Cristo Jesus ", enquanto que o outro, o que João olhava como ume pessoa importuna, se " não está contra nós " e se pelo contrário oferece aos que estão com Jesus " mesmo que seja só um copo de água em nome da sua pertença a Cristo ", aquele " não ficará sem recompensa ".

       Aqui ainda, S.Paulo mostra-nos o exemplo a seguir ao prosseguir mais longe naquele lógica da verdadeira tolerância, ao contrário do espírito sectário. Na carta aos Filipenses, só alguns versículos antes do trecho acima citado, escreve : " Alguns anunciam Cristo com a segunda intenção de me prejudicar, mas outros fazem-no sinceramente ; de qualquer modo, uma vez que Cristo é anunciado, alegro-me, e alegrar-me-ei sempre " (1,18), portanto mesmo que não recebam deles o mínimo copo de água, mesmo que estejam contra ele.

       O que importa, não é a relação : " alguns "-Paulo, mas sim a relação " alguns "-Jesus . (Reparemos no entanto que se trata daqueles que " anunciam Cristo ", e daqueles que " realizam milagres ". Fala-se muito facilmente para os aplicar ao diálogo interreligioso, portanto com aqueles que não actuam em nome de Cristo. Não é totalmente a mesma coisa (Cf. G.S. 44)

       Quão lenta é nossa disposição para tornar nossos os sentimentos de Cristo Jesus ! No entanto, Deus tinha começado desde havia muito tempo a ensiná-los aos que o queriam seguir (cf. 1a Leitura).

       Hoje, isso também faz questão na colaboração entre o Bispo e o seus sacerdotes. A tradição cristã sempre viu na efusão do Espírito de Moisés sobre os 70 anciãos uma figura da participação dos sacerdotes na missão sacerdotal, real e profética do Bispo. Está bem visto, da parte dum bispo dicesano, ter um " projecto pastoral ", elaborado ou não por ocasião dum sínodo diocesano. Às vezes manifesta-se a tendência a usar desse documento para contrariar toda a iniciativa julgada inadequada, não de acordo com o projecto pastoral, exactamente como se o Espírito Santo tivesse obrigação de respeitar os planos dos homens.

       Na Encíclica " Tertio millenio ineunte " (n.29) João Paulo II convidava os cristãos para " partir novamente de Cristo " ; escrevia : " Não se trata então de inventar um ‘programa novo’. O programa já existe : é o de sempre, o que vem do Evangelho e da Tradição viva. Centra-se, finalmente, no próprio Cristo, que deve ser conhecido, amado, imitado, afim de viver nele a vida trinitária e transformar com ele a história até ao seu fim na Jerusalém celeste. " Quem teima em tudo programar , organizar, canalizar, corre o risco de se esquecer da primazia da graça : " Há uma tentação que espreita desde sempre todo o caminho espiritual e a própria acção pastoral : a de estimar que os resultados só dependem da nossa capacidade de fazer e de programar. " (n.38) Não será a mesma mania que já manifestava João e que Jesus queria arrancar ?

       Isto alarga a questão do exercício dos carismas (como os da profecia e do exorcismo) pelo " povo de profetas ", isso é : todos os baptizados. Nenhuma planificação pastoral tinha previsto a eclosão da Renovação Carismática. Os pastores da Igreja so puderam maravilhar-se… e acompanhá-la com prudência, (tal como S.Paulo em Corinto) afim de evitar todos os excessos. Mas, apesar disso, não foram poucos, " os filhos do trovão " que manifestaram muito zelo e acharam que era necessário, " impedir" espalhar-se o fogo que Jesus veio acender na terra (cf. Lc 1,49) Pelo contrário, podemos verificar uma espécie de sectarismo da parte dos membros da " Renovação ", ao julgar que tudo passa pela " Renovação Carismática " e que fora dela não há salvação possível. A Acção católica conheceu também ela esse erro…

       A continuação do Evangelho lembra-nos que, se a tolerância e o respeito têm de presidir a tudo quanto se realiza em nome de Cristo, o próprio Cristo pede, pelo contrário, um rigor (ou intolerância) extremo quando se trata daqueles que provocam um escândalo dentro da comunidade, especialmente quando se diz respeito aos pequenos e aos fracos.

       Aliás S.Marcos aponta sempre na fraqueza do crente. Para ele, quem segue Jesus fica sempre fraco e pequeno.

       Esse rigor-intolerância deve primeiro exercer-se para si próprio. Pois quem empreendeu seguir Jesus pode provocar primeiro a sua própria ruina. Não devemos muito depressa adoçar nem diminuir as palavras tão radicais de Jesus. Quantos morreram num banho de sangue para não se comprometer com a manifestação do mal. Não devemos pensar que as oportunidades de praticar este radicalismo aparecem só em casos extremos. O martírio está presente também na vida de todos os dias, por exemplo na mortificação da lingua ou do olhar. " Cada quel será salgado pelo fogo ", qualquer for o modo. Por altura do baptismo, a renuncia " a Satanás, ao pecado e a todo o que leva ao mal " precede a pofissão de fé. Não nos esquecemos disso.

       Aquele radicalismo, como diz S.Francisco de Sales, não exclui uma paciência igualmente necessária para consigo próprio. A arte de seguir Jesus pela imitação dele, graças ao Espírito Santo implica também o difícil equilíbrio entre tolerância, rigor e paciência. Votos aos casados assim!!

Quand Tolérance épouse Radicalisme - Homélie 26° dimanche du Temps Ordinaire B

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
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Nous avons vu les dimanches précédents que la question de la foi : Qui suis-je ?, débouche sur une question de morale : Comment suivre Jésus ?. Celui qui reconnaît Jésus comme le Messie doit alors logiquement le suivre. Mais en quoi exactement consiste le caractère messianique de Jésus ? Et que veut dire : suivre ?

Au début, le néophyte fait preuve d’un bel enthousiasme. Mais cet emballement est dû en partie à bien des illusions et des fausses représentations concernant la manière dont Jésus va s'’acquitter de sa mission messianique. Jésus avait déjà dû rappeler à l’'ordre Pierre, détenteur pourtant des droits d’'auteur de la profession de foi des Douze, mais qui s’'était permis ensuite de faire à Jésus de vifs reproches en l'’entendant évoquer souffrances, rejet, mort et résurrection : Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes, avait répondu le Messie.

Aujourd’'hui, c’'est Jean dont les pensées sont trop humaines, quand il pense pourtant bien faire en voulant empêcher quelqu’'un de chasser des esprits mauvais au nom de Jésus, car, dit-il, il n’'est pas de ceux qui nous suivent. Avant de parler de la réponse de Jésus, remarquons un glissement significatif dans la manière de s’'exprimer de Jean. Il ne dit pas : il n'’est pas de ceux qui te suivent (Jésus), mais : il n’'est pas de ceux qui nous suivent. L’'erreur de Jean est de penser que pour suivre Jésus, il faut suivre nécessairement nous, c'’est-à-dire le groupe des Douze, et qu'’il faut les suivre d’'une manière matérielle.

Ce glissement sera l’'occasion d'’une mise au point importante non seulement pour Jean, mais pour nous tous. Suivre Jésus, avant la Résurrection, c’'était généralement marcher physiquement derrière lui. Après, les choses ont changé : la présence sensible de Jésus est enlevée. Suivre le Christ, dans ces conditions, suppose alors vivre selon ses enseignements et son exemple, avec docilité, dans cet esprit filial, fruit de l'’action de l’'Esprit répandu à la Pentecôte. De même que la vraie parenté de Jésus n’'est pas une parenté charnelle, de même les vrais disciples ne se caractérisent pas par une proximité spatiale ou temporelle avec Jésus. Cette proximité, quand elle existe, peut aller de pair avec des illusions dangereuses : Alors vous vous mettrez à dire :
"Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places." (Le Seigneur) vous répondra : "Je ne sais pas d'’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal" (Lc 13, 26-27).
 

L'’élément distinctif du vrai disciple de Jésus (on peut penser à la Vierge Marie) est une foi effective (qui se traduit en actes) : Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma soeœur, ma mère (Mc 3, 35). Dès avant la Résurrection, l’'Évangile nous montre certaines personnes bien décidées à suivre Jésus, mais à qui Jésus ne le permet pas physiquement, tout en leur montrant que l’'essentiel n'’est pas là. L'’homme possédé dans le pays des Géraséniens le supplie de pouvoir être avec lui. (Jésus) n’'y consentit pas, mais il lui dit : "Rentre chez toi, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde" (Mc 5, 18-19). Déjà pour les Apôtres et les autres contemporains, suivre Jésus nécessitait plus qu'’une bonne paire de jambes. Et Judas, qui en était bien pourvu, n’'est pas vraiment le modèle … "à suivre".

Le modèle à suivre est S. Paul, lui qui est devenu disciple de Jésus seulement après la Pentecôte, et qui n'’a donc pas marché derrière Jésus, ni mangé et bu en sa présence. Écrivant aux chrétiens de la communauté qu'’il avait fondée à Philippes, il met l'’accent sur ce qui est le plus important : Ayez entre vous les dispositions que l’'on doit avoir dans le Christ Jésus : lui qui était dans la condition de Dieu, il n’'a pas jugé bon de revendiquer son droit d’'être traité à l'’égal de Dieu… (Ph 2, 5 ss.). Voilà ce que suivre veut dire.

Justement, dans l’'Évangile de ce jour, qu’'on a pu appeler le "discours communautaire" dans S. Marc, Jésus corrige Jean, qui suivait Jésus au plus près, physiquement, avec les Onze autres, mais qui était loin d’'avoir les dispositions que l’'on doit avoir dans le Christ Jésus. S. Marc nous a raconté qu’'avec son frère, Jacques, il s'’était déjà montré partisan de méthodes assez drastiques précédemment. Jésus les avait appelés fils du tonnerre (Mc 3, 17). Eh bien, ce même Jean se scandalise parce qu'il a vu quelqu’'un chasser des esprits mauvais au nom de Jésus, alors qu'’il n'’est pas de ceux qui nous suivent. Nous avons (mon frère et moi ?) voulu l’'en empêcher, dit-il, sans préciser, cette fois, la méthode employée. Jésus fait comprendre à Jean qu’'en réalité, c’'est lui qui ne le suit pas, que c'’est lui qui, tout en suivant Jésus physiquement, n'’a pas les dispositions que l’'on doit avoir dans le Christ Jésus, alors que l’'autre, celui que Jean considérait comme persona non grata, s'’il n'’est pas contre nous, et si, au contraire, il donne à ceux qui sont avec Jésus ne fût-ce qu'’un verre d’'eau au nom de (leur) appartenance au Christ, celui-là ne restera pas sans récompense.

Là encore, S. Paul nous montre l'’exemple à suivre en allant plus loin dans cette logique de la vraie tolérance, tout à l’'opposé de l’'esprit sectaire. Dans la lettre aux Philippiens, à peine quelques versets avant le passage cité plus haut, il écrit : Certains annoncent le Christ avec l’'arrière-pensée de me faire du tort, d’'autres le font avec sincérité ; de toute façon, du moment que le Christ est annoncé, je m’'en réjouis, et je m’'en réjouirai toujours (1, 18), donc même sans recevoir d’'eux un verre d’eau, et même s’'ils sont contre lui… Ce qui est important, ce n’'est pas la relation : "certains"-Paul, mais la relation : "certains"-Jésus. (Notons pourtant qu’il s'’agit bien de ceux qui annoncent le Christ, et de ceux qui font des miracles. On invoque ces passages un peu trop facilement pour les appliquer au dialogue interreligieux, donc avec ceux qui ne se réclament pas du Christ. Ce n’'est pas tout à fait la même chose – cf. G.S. 44.)

Qu'’elle est lente, notre disposition à faire nôtres les sentiments du Christ Jésus ! Pourtant, Dieu s’'y était pris depuis longtemps pour les inculquer à ceux qui voulaient le suivre (cf. première lect.).

Aujourd’'hui, cela pose concrètement la question de la collaboration entre l’'évêque et ses prêtres. La tradition chrétienne a toujours vu dans l’'effusion de l’'Esprit de Moïse sur les 70 anciens une figure de la participation par les prêtres à la fonction sacerdotale, royale et prophétique de l’'évêque. Il est de bon ton, pour un évêque diocésain d'’avoir un "projet pastoral", élaboré ou non lors d’'un synode diocésain. Quelquefois se manifeste la tendance à se prévaloir de ce document pour stigmatiser toute initiative jugée inadéquate, non conforme au projet pastoral, comme si l’'Esprit Saint était tenu d'’observer les plans des hommes.

Dans son encyclique Tertio millennio ineunte (n. 29), Jean Paul II, en invitant les chrétiens à "repartir du Christ" écrivait :
 
"Il ne s'agit pas alors d'inventer un ‘nouveau programme’. Le programme existe déjà : c'est celui de toujours, tiré de l'Évangile et de la Tradition vivante. Il est centré, en dernière analyse, sur le Christ lui-même, qu'il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l'histoire jusqu'à son achèvement dans la Jérusalem céleste."
 
À force de vouloir tout programmer, organiser, canaliser, on risque d'’oublier le primat de la grâce :
 
"Il y a une tentation qui depuis toujours tend un piège à tout chemin spirituel et à l'action pastorale elle-même : celle de penser que les résultats dépendent de notre capacité de faire et de programmer." (n. 38).
 
N'’est-ce pas cette même manie que manifestait déjà Jean et que Jésus veut extirper ?

Cela pose plus largement la question de l’'exercice des charismes (comme ceux de la prophétie et de l’'exorcisme) par le peuple de prophètes, c’'est-à-dire : tous les baptisés. Aucune planification pastorale n'’avait prévu l’'éclosion du Renouveau charismatique. Les pasteurs de l’'Église n’'ont pu que s’'en émerveiller, tout en l’'accompagnant, comme S. Paul l’'a fait à Corinthe, avec la nécessaire prudence, pour éviter tout débordement. Mais ils n'’ont pas été rares, les "fils du tonnerre" qui ont fait de l'’excès de zèle, et qui, sous prétexte que cette nouveauté n’'était pas prévue dans les projets pastoraux, ont voulu "empêcher" le feu, que Jésus est venu allumer sur la terre (cf. Lc 12, 49), de se répandre. Inversement, l’'on peut observer une espèce de sectarisme de la part de membres du Renouveau qui ne jurent que par le Renouveau, jugeant qu'’en dehors de leur mouvance, il n'’y a point de salut. L'’Action catholique a d'ailleurs connu, elle aussi, cette dérive…...

La suite de l’'Évangile nous rappelle que, si la tolérance et le respect doivent présider à tout ce qui se fait au nom du Christ, le même Christ réclame, au contraire, une extrême rigueur (ou intolérance) quand il s’'agit de ceux qui causent un scandale dans la communauté, spécialement quand sont concernés les petits et les faibles. C'’est l’'époque de la rentrée des catéchismes. Entre le verre d’'eau et le scandale, il faut choisir. À chacun de voir ce qu’'il (elle) peut faire pour les enfants, et pour prendre une part active à leur éducation chrétienne.. À chacun aussi de vérifier sérieusement s’il (si elle) n’'est pas concerné(e) par la mise en garde sévère de Jésus, et, le cas échéant, de couper net ce qui doit être coupé. D'’ailleurs, S. Marc souligne la fragilité du croyant, quel que soit son âge. Celui qui suit Jésus est toujours un faible et un petit.

Cette rigueur-intolérance est d’'abord à exercer envers soi-même. Car celui qui a commencé à suivre Jésus peut entraîner d’'abord sa propre perte. N’'allons pas trop vite édulcorer et minimiser les paroles extrêmement radicales de Jésus. Combien sont morts dans un bain de sang pour ne pas se compromettre avec la manifestation du mal. Mais n'’allons pas non plus penser que les occasions de pratiquer ce radicalisme ne se présentent que dans ces cas extrêmes. Le martyre est aussi dans la vie de tous les jours, par exemple dans la mortification de la langue ou du regard. Tout homme sera salé au feu (Mc 9, 49), d’'une manière ou d’'une autre. Lors du baptême, la renonciation à Satan, au péché, et à tout ce qui conduit au péché précède la profession de foi. Ne l'’oublions pas.

Ce radicalisme, comme le fait remarquer S. François de Sales, n'’exclut pas une tout aussi nécessaire patience envers soi-même. L’'art de suivre Jésus en l'’imitant sous la mouvance du Saint Esprit réside aussi dans le difficile équilibre entre tolérance, rigueur et patience. Vive les mariés !
Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.

Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.

Le péché, c’est sérieux. La miséricorde aussi! - Homélie 26° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Homélies Année B (2008-2009)

Il est bon, de temps en temps, de méditer les réalités qui nous dérangent. C’est ce à quoi nous invite la liturgie d’aujourd’hui. A travers les lectures de ce dimanche, elle met l’accent sur une vérité toute simple de notre foi catholique : le péché, c’est sérieux !

 

Dans la deuxième lecture saint Jacques nous explique clairement que si quelqu’un passe sa vie sur terre à exploiter les autres, mentant, trichant, accumulant des richesses, il pourra jouir des fruits de ses crimes pour un moment, mais il n’échappera pas au jugement pour toujours. Saint Jacques écrit qu’il pleurera et se lamentera à cause des malheurs qui l’attendent.

 

Jésus est tout aussi clair. Il enseigne que si quelqu’un commet un péché sans s’en repentir, il ira en enfer. Le terme "géhenne" se réfère à une vallée près de la ville de Jérusalem qui avait servi à des sacrifices humains à l’époque où les rois de l’Ancien Testament avaient apostasié.

 

 

Au temps de Jésus cette vallée était devenue une sorte d’incinérateur public en plein air. Les ordures, y compris les cadavres d’animaux et de criminels, étaient jetées dans la vallée et progressivement consumés par un feu couvant en permanence. C’est ainsi que la géhenne est devenue le symbole de l’état d’éternelle séparation de l’âme avec Dieu, et de la destruction qui l’accompagne. Selon Jésus, voilà où conduit le péché si on se repent pas.

 

Ces commentaires de saint Jacques et de Jésus n’ont pas pour but de nous culpabiliser. Il ne s’agit pas d’une quelconque technique de manipulation psychologique. Ils ne font que nous rendre attentifs aux faits : le péché, le fait de s’éloigner de Dieu volontairement et de s’écarter de ses commandements, a des conséquences. Ces conséquences ne sont pas bonnes, et nous devrions tous nous efforcer de les éviter.

 

Une des raisons pour lesquelles Jésus a voulu mourir comme il est mort est qu’il voulait nous montrer visuellement le caractère destructeur du péché. Strictement parlant, Jésus aurait pu nous sauver en ne versant qu’une seule goutte de son sang, et même par un seul acte d’obéissance. Comme il était vrai homme, cet acte d’obéissance aurait compensé l’acte de désobéissance d’Adam. Comme il était vrai Dieu, cet acte aurait eu un mérite et une valeur infinis, suffisants pour compenser la désobéissance d’Adam et pour restaurer la relation entre Dieu et la race humaine que le péché avait rompue.

 

Mais le projet de Dieu était autre. Il a choisi la voie de l’obéissance qui l’a conduit dans l’œil du cyclone dévastateur d’une douleur et d’une souffrance indescriptible que nous appelons la Passion.

 

En 2004 le film La Passion du Christ a voulu nous montrer combien les souffrances de la passion du Christ étaient horribles. Peu d’hommes aujourd’hui ont été témoins d’une flagellation ou d’une crucifixion. Ce film nous a permis de mieux nous rendre compte de tout ce que le Seigneur a voulu souffrir pour nous sauver de nos péchés.

 

 

 

 

Beaucoup de critiques de cinéma ont dit que le film était trop violent. Si on ne connaît pas les raisons des souffrances du Christ, ces critiques sont compréhensibles. Mais une de ces raisons est précisément qu’il voulait que nous sachions combien le péché est horrible. Le démon nous le fait miroiter sous des apparences séductrices, alors qu’en réalité le péché détruit et flagelle nos âmes, tout comme les fouets et la croix on détruit et lacéré le corps du Christ. Chaque fois que nous voyons un crucifix, nous devrions nous dire que nos péchés, c’est sérieux, qu’ils ont de graves conséquences.

 

Mais dans cette Eucharistie, l’Eglise nous rappelle également autre chose : que la miséricorde de Dieu, c’est sérieux aussi. Le péché est destructeur, terrible, diabolique. Mais Jésus a vaincu le péché. C’est pourquoi nous disons qu’il est notre Sauveur. Le Catéchisme (420) dit :

 

« La victoire sur le péché remportée par le Christ nous a donné des biens meilleurs que ceux que le péché nous avait ôtés : " La où le péché a abondé, la grâce a surabondé " (Rm 5, 20). »

 

La destruction causée par le péché dans notre vie n’est pas le dernier mot de l’histoire. Dieu peut nous pardonner – il n’est jamais trop tard. Il peut nous sauver. Il peut prendre les ruines laissées pas nos péchés et les rebâtir pour arriver à un résultat plus magnifique que nous puissions imaginer. Nous devons juste lui donner sa chance.

 

Comment cela ? Le premier pas est tellement simple, mais parfois si dur: aller se confesser à un prêtre. Dieu connaît déjà nos péchés ; il sait combien ils empêchent notre progrès spirituel et abîment notre âme ; il sait aussi que nous avons besoin de sa grâce pour les vaincre. C’est la raison pour laquelle il a inventé la confession, pour nous donner une chance de recommencer, aussi souvent que nous en avons besoin.

 

Beaucoup d’entre nous savent déjà cela, et recourent fréquemment au grand cadeau de la confession. Mais il  y a aussi beaucoup de gens qui ne le font pas – et pour cette raison souffrent beaucoup intérieurement, faisant l’éxpérience des ravages du péché. Peut-être qu’une parole d’encouragement, une invitation, un partage d’expérience de notre part est tout ce dont Dieu a besoin pour les ramener et leur donner ce nouveau départ.

 

Le péché, c’est sérieux, mais la miséricorde rédemptrice infinie est encore plus importante. Voilà le message de la Messe d’aujourd’hui et de chaque Messe. Cette semaine emportons ce message en sortant de la Messe, apportons-le au monde qui nous entoure, et permettons à la grâce de Dieu de remporter de nouvelles victoires.

Retour à la source - Homélie 22° dimanche T.O.B

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
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       Connaissez-vous Sainte Apparence ? C’'est, avec Saint Quendiraton, un des saints les plus universellement vénérés de la planète Terre.

       Je parle de la planète Terre. Car évidemment, chez les anges, Ste Apparence n’'a pas la cote. Les anges sont des êtres spirituels pour lesquels les apparences ne trompent pas. Aujourd'’hui, Jésus, le Seigneur des esprits, veut nous ouvrir les yeux à nous aussi, comme Saint Paul le fera après lui. Car cet évangile ne vise pas seulement les scribes et les pharisiens parmi les juifs, mais aussi dans l’'Église. C’'est en parlant d’'eux que S. Paul disait :
 
Ces sortes de gens sont des faux apôtres, des ouvriers trompeurs, qui se déguisent en apôtres du Christ. Et rien d'étonnant : Satan lui-même se déguise bien en ange de lumière. Rien donc de surprenant si ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Mais leur fin sera conforme à leurs œoeuvres (2 Co 11, 13-15).
 
Mais ce n’'est pas encore la fin. La fin, c'’est bientôt, mais ce n’'est pas encore. Et l’'évangile d'’aujourd’'hui nous concerne d’'autant plus que nous approchons de la fin :
 
L'Esprit dit clairement qu'aux derniers temps certains abandonneront la foi, pour s'attacher à des esprits trompeurs, à des enseignements de démons (1 Tm 4, 1).
 
Voilà assez pour rappeler l'’actualité de l’'évangile… de ce dimanche.

       En le méditant au début de la semaine dernière1, j'’apprenais le décès du Père Marie-Dominique Philippe. Le Père Maire-Do, comme on disait familièrement, est parmi les professeurs qui m'’ont le plus marqué au cours de ma vie d’'étudiant (et après). Il était professeur de philosophie à l’'université de Fribourg, mais je l’'ai d’abord connu à Paris, où il venait tous les mois nous expliquer la Prima Pars (première partie) de la Somme Théologique de S. Thomas d’'Aquin. Les années suivantes, à Fribourg, où j’'ai fait ma théologie, je faisais volontiers des heures supplémentaires pour suivre ses cours de métaphysique à la faculté de philosophie. J’'ai aussi suivi plusieurs retraites prêchées par lui sur Saint Jean, notamment sur l’'Apocalypse. Il est le fondateur de la Communauté Saint-Jean, qui compte trois branches : les frères, les soeœurs contemplatives et les sœoeurs apostoliques. La Communauté des frères de Saint-Jean compte aujourd’hui (2015) 550 frères de 35 nationalités différentes, dont 270 prêtres. Plus de 150 frères sont en formation, dont une cinquantaine de novices. Les frères sont répartis en une soixantaine de prieurés dans plus de 30 pays, sur les cinq continents.

       Pourquoi cette "digression" ? Eh bien, parce que tout au long de sa vie de chercheur de la Vérité, le Père Philippe n’'a cessé de chercher, en vrai apôtre, à lutter contre les fausses idéologies et à promouvoir une intelligence authentique de la personne humaine et de la foi. Un de ses derniers livres, Retour à la source (Fayard, 2005), présente sa réflexion philosophique sur ce sujet. Déjà dans Lettre à un ami (Éditions universitaires, 1992- nouvelle édition), il invitait chacun à s'interroger sur ce qu'il est comme personne humaine. Dépassant les idéologies pour retrouver le réalisme d'une authentique recherche de la vérité, il nous aidait à redécouvrir, à partir de nos propres expériences, ce qui donne un sens à notre vie. C'’est sans doute la grande pauvreté de la majorité des hommes en Occident aujourd'’hui : le manque de sens.

       Eh bien, l'’évangile d’'aujourd’'hui nous invite tous à un retour à la source, au-delà des apparences. Jésus n'’emploie pas les mots "corps" et "âme", mais les mots "lèvres", "mains" et "coeœur". Il veut corriger ceux qui honorent Dieu des lèvres, alors que leur coeœur est loin de lui, ceux qui se lavent soigneusement les mains, alors que de leur coeœur sortent les pensées perverses. L'’utilisation des mots "corps" et "âme" par l'’Église est aujourd’'hui très critiquée. Elle ne serait pas biblique (le mot "Trinité" non plus !), mais une contamination de la foi par la philosophie grecque. Or, "la notion de l’'âme telle que l’'ont utilisée la liturgie et la théologie jusqu’'à Vatican II n'’a pas plus à voir avec l’'Antiquité que l’'idée de résurrection." Celui qui parle ainsi, c’'est le Cardinal Ratzinger, qui continue :
 
"C'’est une notion strictement chrétienne ; elle n'’a donc pu être formulée que sur la base de la foi chrétienne dont elle exprime, en anthropologie, la conception de Dieu, du monde et de l’'homme. "
 
Ce dont acte. C’'est pourquoi le Concile Vatican II persiste et signe :
 
"Corps et âme, mais vraiment un, l’'homme, dans sa condition corporelle, rassemble en lui-même les éléments du monde matériel qui trouvent ainsi, en lui, leur sommet, et peuvent librement louer leur Créateur. Il est donc interdit à l'’homme de dédaigner la vie corporelle. Mais au contraire il doit estimer et respecter son corps qui a été créé par Dieu et doit ressusciter au dernier jour" (GS 14, 1).
 
Et le Catéchisme de 1992 (n. 365.368), tout en précisant que "l'’esprit et la matière, dans l’'homme, ne sont pas deux natures unies", mais que "leur union forme une unique nature", ajoute :
 
"La tradition spirituelle de l'’Église insiste aussi sur le coeœur, au sens biblique de fond de l’'être (Jr 31, 33) où la personne se décide ou non pour Dieu."
 

       Qui sommes-nous ? Qu'’est-ce que la personne humaine ? C'’est une créature qui se trouve au point de rencontre de toutes les créatures. Les anges sont de purs esprits. Les animaux, les végétaux et les minéraux n’'ont pas d’'âme spirituelle. L'’être humain est seul à unir le monde spirituel et le monde matériel. Il est comme un microcosme, un résumé de toute la création. C’est là sa grandeur. Mais comme il est difficile pour lui d'’être à la hauteur !

       Le concile, dans le passage cité plus haut, mettait en garde contre un spiritualisme exacerbé et un mépris du corps. Cela se retrouve à tous les niveaux de la vie humaine, jusque dans la réalité religieuse, et pas seulement au niveau biologique. Le Cardinal Ratzinger écrivait :
 
"Pour nous, hommes d’'aujourd'’hui, le scandale fondamental du christianisme consiste tout d'’abord simplement dans l’'extériorité dont la réalité religieuse paraît affectée. C'’est pour nous un scandale que Dieu doive être communiqué par tout un appareil extérieur : l’'Église, les sacrements, le dogme, ou même simplement la prédication."
 

       Dans l’'évangile d’'aujourd’'hui, c'’est plutôt la tendance inverse qui est fustigée. Mais c'’est toujours une déviation de la même vérité. Cette vérité, c’'est l’'unité du corps et de l’'âme. On peut divorcer l’'âme du corps, soit au mépris du corps, en surévaluant l’'âme, soit au mépris de l’'âme, en n’'attachant de l'’importance qu'’au corps. Celui dont le corps n’'exprime pas avec fidélité les mouvements de l’'âme, et dont l’'âme ne baigne pas dans la lumière de la grâce, celui-là est "hypocrite" et "impur".
 
      Non, il ne s’'agit pas ici seulement de ceux qui commettent "le péché de la chair", comme nous sommes encore trop enclins à le penser sous l'’influence du puritanisme, du jansénisme ! Jésus dit que l'’homme est rendu impur par adultères et débauches, bien sûr, mais aussi par inconduite, vols, meurtres, … cupidités, méchancetés, fraude, … envie, diffamation, orgueil et démesure.

       Et le Catéchisme (n. 2518), en rapprochant cet enseignement de Jésus de la béatitude des coeœurs purs, commente :
 
" Les coeœurs purs désignent ceux qui ont accordé leur intelligence et leur volonté aux exigences de la sainteté de Dieu, principalement en TROIS domaines : la charité, la chasteté ou rectitude sexuelle, l’'amour de la vérité et l’'orthodoxie de la foi. Il existe un lien entre la pureté de coeœur, du corps et de la foi."
 
Suit une citation admirable de S. Augustin, qui montre bien la nature de ce lien : les fidèles doivent croire les articles du Symbole,
 
"afin qu'’en croyant, ils obéissent à Dieu ; qu’'en obéissant, ils vivent bien ; qu’'en vivant bien, ils purifient leur coeœur et qu’'en purifiant leur coeœur, ils comprennent ce qu'’ils croient."
 

       Dans l’'Imitation de Jésus Christ on lit également :
 
"Deux ailes soulèvent l’'homme au-dessus des choses terrestres : la simplicité et la pureté. La simplicité doit être dans l’'intention, la pureté dans l'’affection. La simplicité tend vers Dieu ; la pureté l’'atteint et le goûte… Si ton cœoeur était simple et pur, tu verrais et tu comprendrais tout sans peine. Un coeœur pur pénètre le ciel et la terre. Comme on est, on juge."
 

"Oui, demain, nous verrons Dieu en face à face, mais dès maintenant le cœoeur pur voit selon Dieu. Il juge tout à la lumière de Dieu. Si simple est la vie quand on y vit de Dieu." (Jean-Louis Bruguès)

       Je vous ai parlé des anges. Dans l’'Apocalypse (18, 12) Jean voit un ange descendre du ciel. Il avait reçu une autorité si grande que la terre fut illuminée de sa gloire. Et il s'écria d'une voix puissante : "Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la Grande ! La voilà devenue une tanière de démons, un repaire de tous les esprits impurs, un repaire de tous les oiseaux impurs, un repaire de toutes les bêtes impures et répugnantes !

       Maintenant à nous de choisir entre Dieu et le démon, entre Babylone et la Jérusalem nouvelle, entre sainte Apparence et Sainte Marie. Par le baptême nous sommes tous appelés à l’'évangélisation. Que Celle que l’'on invoque comme Étoile de l’'Évangélisation, la Vierge au coeœur pur, nous aide à nous purifier nous aussi et à nous convertir de faux en vrais apôtres ! Et puisque nous sommes dans la section des pains, n'’oublions pas que cela commence par l’'Eucharistie. Comment venons-nous communier à la messe : avec de belles apparences ou avec un coeœur pur ? Que ferons-nous après, tout au long de la semaine ? Que le Seigneur ne nous dise pas : Il est inutile le culte qu'’ils me rendent.… Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes.

 
1. Cette homélie a été donnée en 2006.
 L'’évangile d’'aujourd’'hui nous invite tous à un retour à la source, au-delà des apparences.

L'’évangile d’'aujourd’'hui nous invite tous à un retour à la source, au-delà des apparences.

O PURO E O IMPURO, OU SEJA : O VERDADEIRO E O FALSO APÓSTOLO

Walter Covens #homilias em português
O PURO E O IMPURO, OU SEJA : O VERDADEIRO E O FALSO APÓSTOLO
(Mc, 7,1-8a. 14-15.21-23) (traduction de RETOUR À LA SOURCE)

       Conheceis "Santa Aparência" ? Com Santa "Voz Pública", essa é uma das Santas mais universalmente honradas no Planeta Terra.

       Eu digo "Planeta Terra" ; pois, entre os Anjos, Sta Aparência não é conhecida. Os Anjos são criaturas espirituais para as quais as aparências não são enganadoras. Hoje, Jesus, o Senhor dos Espíritos, quer abrir os nossos olhos, como S.Paulo o fará a seguir. Pois, este evangelho não diz respeito só aos escribas e publicanos do povo israelita, mas também aos da Igreja. S.Paulo falava deles ao dizer : "Aqueles homens são apóstolos falsos, operários enganadores, disfarçados em apóstolos de Cristo. Nada de surpreendente nisso : o próprio Satanás disfarça-se em anjo de luz. Nada de surpreendente portanto se os servos dele se disfarçam em servidores da justiça. Mas o fim deles há-de ser conforme às suas obras" (2 Cor 11,13-15). Mas ainda não é o fim. O fim virá bevemente, mas ainda não está. O evangelho deste dia diz-nos respeito tanto mais que nos aproximamos do fim : o Espírito diz claramente que, nos últimos tempos alguns abandonarão a fé para seguir espíritos enganadores, ensinamentos de demónios (1 Tim 4,1). Isso basta para lembrar a actualidade do evangelho….

       Enquanto estava eu a meditar nisso no princípio da semana passada, chegou a notícia da morte do padre Marie-Dominique PHILIPPE. O Padre "Marie-Do", como se dizia familiarmente, é um dos professores que mais me marcaram durante a minha vida de estudante (e depois). Era professor de filosofia na Universidade de Friburgo (Suiça), mas conheci-o em Paris, onde vinha todos os meses para nos explicar a " Primeira pars " (= " 1a Parte ") da Soma Teológica de S.Tomas de Aquino. Nos anos seguintes, em Friburgo, onde estudei a teologia, gostava de fazer "horas suplementares" para seguir os seus cursos de metafísica na Faculdade de Filosofia. Frequentei também vários retiros pregados por ele sobre S. João, nomeadamente sobre o Apocalipse. É o fundador da "Comunidade São João", dividida em três "ramos" : os irmãos – as irmãs contemplativas – as irmãs apostólicas. No total : 531 irmãos , entre os quais 221 sacerdotes (40% estão em formação) e 550 irmãs. A idade média dos irmãos é de 37 anos. : não está mal, não é ? neste tempo de crise das vocações ?

       Porquê falar nisso ? Pois bem, porque, ao longo da sua vida de buscador da Verdade, o Pe Philippe não deixou de fazer todo o possível, como que um verdadeiro apóstolo, para lutar contra as ideologias falsas e para promover uma inteligência autêntica da pessoa humana e da fé. Um dos seus últimos livros, "Retour à la Source" (Fayard,2005), apresenta a sua reflexão filosófica sobre o assunto. Já na " Carta a um amigo " (Editions Universitaires, 1992, edição nova), ele convidava cada um a fazer-se a si próprio esta pergunta : Quem sou, enquanto pessoa humana ?. Além das ideologias, para recuperar o realismo duma autêntica procura da verdade, ajudava-nos a re-descobrir, a partir das nossas experiências, o que dá sentido à nossa vida. Sem dúvida essa é a grande pobreza da maioria dos homens do Ocidente, hoje em dia : a falta de sentido.

       Pois bem ! O evangelho de hoje convida-nos a todos para regressarmos à fonte, além das aparências. Jesus não usa das palavras "corpo" ou "alma", mas sim das palavras "lábios", mãos "e " coração ". Quer emendar aqueles que honram a Deus com os lábios, enquanto que o seu coração fica longe dEle, aqueles que se lavam cuidadosamente as mãos, enquanto que, do seu coração saem pensamentos perversos. O Uso das palavras "corpo" e "alma" pela Igreja moderna, hoje em dia, é muiito criticada. Dizem que não seria bíblica (a palavra "Trindade" também não é !), mas uma contaminação da fé pela filosofia grega. Ora,, "a noção de alma, tal como foi utilizada na liturgia e na teologia até a Vaticano II não tem mais relação com a Antiquidade do que a de Ressurreição". Quem fala assim é o Cardeal Ratzinger, que prossegue assim : "É uma noção estritamente cristã ; portanto, não pode ter sido formulada a não ser a partir da fé cristã : pois, ela manifesta, em antropologia, a conceição daquela fé sobre Deus, sobre o mundo e e sobre o homem". De acordo ! Por isso é que o Concílio Vaticano II persiste e assina : "Corpo e alma, mas realmente um só, o homem, na sua condição corporal, reune em si mesmo os elementos do mundo material, os quais encontram assim nele o seu cume e podem livremente louvar o seu Criador. Portanto, é proibido ao homem desdenhar a vida corporal. Pelo contrário, tem de estimar e respeitar o seu corpo, criado por Deus e prometido à ressurreição no último dia" "("GS 14,1). E o Catecismo de 1992 (n.365.368), precisa ao mesmo tempo que "o espírito e a matéria, no homem, não são duas naturas unidas" mas que "a sua união forma uma natura única", e acrescenta : "A tradição espiritual da Igreja insiste também no coração, no sentido bíblico de " fundo do ser humano (Jr 31,33) onde a pessoa opta ou não por Deus "

       Quem somos nós ? O que é uma pessoa humana ? É uma criatura que se encontra no ponto onde se reunem todas as criaturas. Os anjos são puros espíritos. Os animais, os vegetais e os minerais não têm alma espiritual. O ser humano só é quem une o mundo espiritual e o mundo material. É, por assim dizer, um " microcosmo ", um resumo de toda a criação. Aqui está a sua grandeza. Mas é muito difícil ele estar à altura do seu ser !.

       O Concílio, no trecho já citado advertia para se defender contra um espiritualismo exagerado e também contra um desprezo do corpo. Isso encontra-se a todos os níveis da vida humana, até à realidade religiosa, e não só ao nível biológico. O Cardeal Ratzinger escrevia : " Para nós, homems de hoje, o escândalo fundamental do cristianismo reside primeiro na exterioridade cuja vida religiosa aparece atacada. Para nós é um escândalo que Deus deva ser comunicado por meio dum sistema exterior : a Igreja, os sacramentos, o dogma, a simples pregação "

       No evangelho de hoje, é mais a tendência contrária que se encontra censurada. Mas sempre é o desvio da mesma verdade, a verdade que é a unidade do corpo e da alma.. Podem separar a alma e o corpo, seja menosprezando o corpo pela exaltação, seja menosprezando a alma por amor exagerado do corpo. Aquele cujo corpo não exprime com fidelidade os movimentos da alma, cuja alma não fica mergulhada na luz da graça, aquele é " hipócrita " e " impuro ". Não se trata aqui só daqueles que cometem " o pecado de carne ", como somos ainda demesiadamente tentados de pensar, por causa do puritanismo, do jansenismo ! Jesus diz que o homem se torna impuro pelos adultérios e pela libertinagem, está certo, mas também pelo mau comportamento, roubos, assassínios… cobiça, maldades, fraudes… inveja, difamação, orgulho e excessos.

       O Catecismo (n.2518), comparando este ensinamento de Jesus com a Bem-aventurança dos " corações puros ", comenta : "Os corações puros apontam aqueles que uniram a inteligência e a vontade às exigências da vontade de Deus, nomeadamente em TRÊS domínios : a caridade, a castidade ou rectidão sexual, o amor da verdade e a ortodoxia da fé. Há uma relação entre a pureza de coração, do corpo e da fé". Segue uma citação admirável de Sto Agostinho, que mostra bem a natureza daquela relação : os fiéis têm de acreditar nos artigos do Símbolo, "afim de que crendo, obedeçam a Deus ; obedecendo, vivam bem ; vivendo bem, purifiquem o seu coração, e purificando o coração, percebam o que crêem".

       Na Imitação de Jesus Cristo podemos ler também : "Duas asas levantam o homem por cima das coisas terrenas : a simplicidade e a pureza. A simplicidade deve estar na intenção, a pureza na afeição. A simplicidade orienta para Deus ; a pureza encontra-O e ama-O… Se o teu coração fosse simples e puro, verias e perceberias tudo sem dificuldade. Um coração puro penetra o Céu e a terra. Como está a gente, assim julga."

       "Sim, amanhã, veremos a Deus face a face, mas desde agora o coração puro vê à maneira de Deus. Julga tudo à luz de Deus. Tão simples é a vida quand nela se vive de Deu. " (Jean-Louis Bruguès)

       Ja falei nos anjos. No Apocalipse (18,12), João vê um anjo a descer do céu. Tinha recebido uma autoridade tão grande que a terra foi iluminada pela sua glória. E gritou duma voz poderosa : "Caiu, caiu, Babilónia a grande ! Eis que se tornou uma cova de demónios, uma cova de todas as aves impuras, uma cova de todas as feras impuras e repugnantes !"

       Agora cabe-nos de escolher Deus ou o demónio, entre Santa "Aparência" ou Santa Maria. Pelo baptismo somos todos chamados à evangelização. Que Aquela que é invocada como Estrela da Evangelização, a Virgem ao coração puro, nos ajude a nos purificar também e a nos converter de falsos para verdadeiros apóstolos!



Tradução : G.Jeuge

Liturgie de la Parole 26° Dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

1ère lecture : L'Esprit de Dieu souffle où il veut (Nb 11, 25-29)


Lecture du livre des Nombres

Le Seigneur descendit dans la nuée pour s'entretenir avec Moïse. Il prit une part de l'esprit qui reposait sur celui-ci, et le mit sur les soixante-dix anciens du peuple. Dès que l'esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser, mais cela ne dura pas.
Or, deux hommes étaient restés dans le camp ; l'un s'appelait Eldad, et l'autre Médad. L'esprit reposa sur eux ; bien que n'étant pas venus à la tente de la Rencontre, ils comptaient parmi les anciens qui avaient été choisis, et c'est dans le camp qu'ils se mirent à prophétiser.
Un jeune homme courut annoncer à Moïse : « Eldad et Médad prophétisent dans le camp ! »
Josué, fils de Noun, serviteur de Moïse depuis sa jeunesse, prit la parole : « Moïse, mon maître, arrête-les ! »
Mais Moïse lui dit : « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux, pour faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! »



Psaume : 18, 8, 10, 12-13, 14

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R/ La loi du Seigneur est joie pour le cœur.


La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ; 
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

La crainte qu'il inspire est pure,
elle est là pour toujours ; 
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables.

Aussi ton serviteur en est illuminé ;
à les garder, il trouve son profit.
Qui peut discerner ses erreurs ?
Purifie-moi de celles qui m'échappent.

Préserve aussi ton serviteur de l'orgueil :
qu'il n'ait sur moi aucune emprise. 
Alors je serai sans reproche,
pur d'un grand péché.



2ème lecture : Contre la richesse (Jc 5, 1-6)


Lecture de la lettre de saint Jacques

Écoutez-moi, vous, les gens riches ! Pleurez, lamentez-vous, car des malheurs vous attendent.
Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés des mites,
votre or et votre argent sont rouillés. Cette rouille vous accusera, elle dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé de l'argent, alors que nous sommes dans les derniers temps !
Des travailleurs ont moissonné vos terres, et vous ne les avez pas payés ; leur salaire crie vengeance, et les revendications des moissonneurs sont arrivées aux oreilles du Seigneur de l'univers.
Vous avez recherché sur terre le plaisir et le luxe, et vous avez fait bombance pendant qu'on massacrait des gens.
Vous avez condamné le juste et vous l'avez tué, sans qu'il vous résiste.



Evangile : Contre le sectarisme et contre le scandale (Mc 9, 38-43.45.47-48)


Acclamation : Ta parole, Seigneur, est vérité : dans cette vérité, consacre-nous. (Jn 17, 17)



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jean, l'un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent. »
Jésus répondit : « Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;
celui qui n'est pas contre nous est pour nous.
Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.
Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on le jette à la mer.
Et si ta main t'entraîne au péché, coupe-la. Il vaut mieux entrer manchot dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux mains dans la géhenne, là où le feu ne s'éteint pas.
Si ton pied t'entraîne au péché, coupe-le. Il vaut mieux entrer estropié dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne.
Si ton oeil t'entraîne au péché, arrache-le. Il vaut mieux entrer borgne dans le royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne,
là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas. »

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Si Jésus revenait ... Mais il est là ! - Homélie 3 Pâques B

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
Aujourd’hui, S. Luc, à sa manière, montre que l’intelligence des Écritures est le plus grand don du Ressuscité, et que le plus grand fruit de cette intelligence, ou plutôt, cette intelligence elle-même, est de savoir que, quand il disparaît au regard, il demeure présent à la foi.

Aujourd’hui, S. Luc, à sa manière, montre que l’intelligence des Écritures est le plus grand don du Ressuscité, et que le plus grand fruit de cette intelligence, ou plutôt, cette intelligence elle-même, est de savoir que, quand il disparaît au regard, il demeure présent à la foi.

    Combien de fois n’avons-nous pas dit ou entendu dire : "Si Jésus revenait aujourd’hui…" ? Suit alors habituellement une énumération plus ou moins longue et (im)précise de choses que nous aimerions voir changer dans l’Église et dans le monde. L’erreur est fatale, et le chemin que nous voulions tracer sans issue, pour la simple raison que Jésus, IL EST LÀ !


    Un journaliste demandait un jour à Mère Teresa ce qu’il faudrait changer pour que cela aille mieux dans l’Église et dans le monde. La réponse est venue, simple et limpide : "Ce qu’il faudrait changer ? Mais vous et moi, cher monsieur !" Ce changement, nous l’appelons conversion :

 

Convertissez-vous donc, et revenez à Dieu pour que vos péchés soient effacés (1e lect).

    Cette conversion n’est pas d’abord morale. Se convertir signifie passer de l’incrédulité à la foi. C’est le mouvement fondamental de notre baptême, dont nous avons fait (pour les néophytes – ceux qui viennent d’être baptisés) ou renouvelé la profession durant la veillée pascale : "Renoncez-vous… ? – Croyez-vous… ?" Nous avons commencé ce mouvement ; il nous reste à le continuer ensemble. Étant passés de l’incrédulité à la foi, nous devons maintenant passer "de la foi à la foi" (Rm 1, 17), d’une foi d’enfant à une foi adulte … qui consiste à devenir comme des enfants. C’est-à-dire qu’après avoir appris à faire un pas, nous devons en faire une deuxième, puis un troisième. Et cela ne va pas sans tomber. Rien n’est jamais acquis.

    Les disciples venaient de reconnaître le Seigneur à la fraction du pain. Voilà qu’il réapparaît. Et S. Luc nous dit que "frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit." La veille au soir Jésus leur avait dit :

 

Vous n’avez donc pas compris ! Comme votre cœur est lent à croire…

 

    Il constate qu’ils ont une connexion à bas débit et il leur conseille de prendre une connexion à haut débit. Ils n’ont pas (encore) suivi le conseil. Comme eux, il faut sans cesse nous relever et recommencer jusqu'à la "plénitude du Christ" :

 

Au terme, nous parviendrons tous ensemble à l’unité dans la foi et la vraie connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la plénitude de la stature du Christ (Ép 4, 13).

 

    En ce troisième dimanche de Pâques n’allons donc pas faire comme les pharisiens. Ne disons pas : "Moi, ça y est ! Je suis converti. Je suis croyant." En parlant de la justification par la foi Luther remarquait :

 

Il y en a qui considèrent avec légèreté ces paroles concernant la grâce et disent témérairement : Qui ne sait que sans la grâce il n’y a rien de bon en nous ? Et ils croient bien comprendre ces choses. De plus, lorsqu’on leur demande s’ils considèrent comme une chose de rien leur justice, ils s’écrient aussitôt : Certainement, j’en suis sûr ! C’est un aveuglement lamentable et grave qu’ils s’estiment ainsi parvenus au plus haut degré de perfection, alors qu’ils n’en ont pas la moindre compréhension et n’en connaissent pas le goût. Comment un homme peut-il être plus orgueilleux que lorsqu’il ose s’affirmer pur de tout orgueil et de toutes inclinations mauvaises ?
    Reconnaissons donc que souvent nous avons, nous aussi, "agi dans l’ignorance" (1e lect.), et que notre ignorance est coupable (2e lect.). Reconnaissons aussi que le don du Ressuscité est de nous faire passer de cette ignorance coupable à "l’intelligence des Écritures" (Évangile).

    Dans l’Évangile de dimanche dernier, S. Jean nous a montré comment Jésus ressuscité amène ses disciples, et après eux les futurs croyants, à la maturité de la foi, à croire sans voir, mais non sans bonheur, en s’appuyant uniquement sur l’annonce des premiers témoins.

    Aujourd’hui, S. Luc, à sa manière, montre que l’intelligence des Écritures est le plus grand don du Ressuscité, et que le plus grand fruit de cette intelligence, ou plutôt, cette intelligence elle-même, est de savoir que, quand il disparaît au regard, il demeure présent à la foi.

    Non que la foi entraîne la présence ! C’est le contraire : c’est la présence du Ressuscité, et non pas une ou deux rencontres furtives seulement, qui provoque à la foi. Quand Jésus leur apparaît, il ne vient pas du dehors. Il n’entre pas : il était déjà présent. Quand il disparaît à leur regard, il ne s’en va pas : il reste avec eux.

    La communion de l’Église, nous rappelait Benoît XVI dans une catéchèse, n’est pas seulement une réalité qui s’étend dans l’espace. Elle s’étend aussi dans le temps. Jésus-Christ, le même hier, aujourd’hui, à jamais !

Procession des Rameaux - Année B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B
Procession des Rameaux - Année B

Evangile : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Mc 11, 1-10)

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Lorsqu’ils approchent de Jérusalem,
vers Bethphagé et Béthanie,
près du mont des Oliviers,
Jésus envoie deux de ses disciples
              et leur dit :
« Allez au village qui est en face de vous.
Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché,
sur lequel personne ne s’est encore assis.
Détachez-le et amenez-le.
                   Si l’on vous dit :
‘Que faites-vous là ?’,
répondez :
‘Le Seigneur en a besoin,
mais il vous le renverra aussitôt.’ »
          Ils partirent,
trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte,
dehors, dans la rue,
et ils le détachèrent.
Des gens qui se trouvaient là leur demandaient :
« Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »
          Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit,
et on les laissa faire.
          Ils amenèrent le petit âne à Jésus,
le couvrirent de leurs manteaux,
et Jésus s’assit dessus.
          Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin,
d’autres, des feuillages coupés dans les champs.
          Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :
« Hosanna !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
                   Béni soit le Règne qui vient,
celui de David, notre père.
Hosanna au plus haut des cieux ! »

          – Acclamons la Parole de Dieu.

 

OU BIEN

Evangile : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Jn 12, 12-16)

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
quelques jours avant la Pâque,
          la grande foule venue pour la fête
apprit que Jésus arrivait à Jérusalem.
          Les gens prirent des branches de palmiers
et sortirent à sa rencontre.
Ils criaient :
« Hosanna !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Béni soit le roi d’Israël ! » 
          Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus,
comme il est écrit :
                   Ne crains pas, fille de Sion. 
Voici ton roi qui vient, 
assis sur le petit d’une ânesse. 
          Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ;
mais, quand Jésus fut glorifié,
ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui :
c’était bien ce qu’on lui avait fait.

          – Acclamons la Parole de Dieu.

 
Procession des Rameaux - Année B

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