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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

Jean-Côme About, Commentaire de l'évangile du quatrième dimanche du Carême A 3

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

« Ni lui ni ses parents ont péché mais l’action de Dieu devait se manifester en lui. » 


Ainsi seule la grâce peut rétablir la vérité de ce que je suis et me dissocier et me libérer de mon péché. En disant cela Jésus nous fait comprendre que l’action de Dieu soit se manifester : elle n’est pas un événement extraordinaire mais habituel de la vie du chrétien mais encore faut-il se laisser faire. En outre, si Dieu manifeste sa grâce et n’attend que de la manifester dans ce qui est touché par le péché, comment suis-je disponible à cette grâce pour moi-même et comment j’accepte que cette grâce prenne demeure dans celui que je considère pécheur ?

 
Là est la suite du chemin de notre conversion de carême : voir avec le regard de Dieu comme le fait l’aveugle de naissance. La guérison manifestée, il devient de plus en plus croyant jusqu’à reconnaitre dans le guérisseur le Messie et jusqu’à défier ses adversaires et être expulsé de la synagogue. 


Oui, celui qui reconnaît qu’il doit, sa vue, sa foi, au Christ, vient, par la pure grâce du Seigneur, définitivement à la lumière. En revanche, qui pense être voyant et bon croyant par lui-même et sans être redevable à la grâce, celui-là est déjà aveugle et risque de l’être définitivement.


Seigneur, ouvre mes yeux à tes merveilles, que percevant mon péché je coure après ton pardon et que le voyant en mes frères j’y recherche toujours ta grâce active.

Jean-Côme About, Commentaire de l'évangile du quatrième dimanche du Carême A 2

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

 

« Si vous étiez des aveugles, vous n’auriez pas de péché ». Il est vrai que le péché implique la conscience de ce qu’on accomplit. Étant aveugle, on ne peut pas voir ce que l’on devrait faire et l’ignorance ne peut pas être condamnée : Il n’y a pas péché, à proprement parler. 

 
Mais lorsque l’on voit et que l’on ne veut pas reconnaître la réalité dans sa vérité, alors le péché persiste et demeure. C’est pourquoi Jésus conclut : « du moment que vous dites : "nous voyons ! votre péché demeure" ». 

Telle est la rhétorique de ce 4ème dimanche de carême qui voit Jésus guérir l’aveugle de naissance. Et tout au long du récit, Jésus va pourfendre les idées fausses, reçues et déformées. Il nous montre, en cette mi-carême, que bien souvent, là où l’homme pose et condamne le péché, il n’y a pas offense ou du moins il y a toujours de la miséricorde à exercer et là où tout semble être entendu par le respect d’une loi mal appliquée, là est le péché. 


L’aveugle de naissance est dès le départ, bien condamné par ses contemporains car puisqu’il est aveugle, c’est que lui ou ses parents ont péché. 


Répondant à ses disciples, Jésus dissocie la maladie du péché : il n’y a pas de conséquence directe. Bien souvent nous faisons, malgré nous, une association désastreuse entre péché et malheur, entre péché et pécheur : ils seraient indubitablement liés et donc méritent condamnation. Mais comment permettre à une personne de se relever si aucune issue de pardon n’est possible ? Si mon péché colle tellement à ma peau que l’on ne distingue plus ce que je suis mais seulement ce que j’ai fait, comment puis-je redevenir moi-même et être libéré de mon péché ? 

(à suivre)

Jean-Côme About, Commentaire de l'évangile du quatrième dimanche du Carême A 1

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

homelie

 

Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile du dimanche 3 avril, quatrième dimanche de carême. Évangile selon saint Jean, chapitre 9, versets 1 à 41.

 
En sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance.

 
Écoutez : >> RealAudioMP3 

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(à suivre)

Jean-Côme About, Commentaire de l'évangile du troisième dimanche du Carême A 4

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Voilà le chemin que tout baptisé et futur baptisé découvre en ce récit : 


Laisser Dieu, au-delà de nos schémas de pensée, renouveler l’appel fait à tout homme de découvrir la source du don de sa vie. 


Seigneur, donne-nous cette même confession de la samaritaine, en ce temps de carême, car tu connais nos cœurs, pour que nous puissions te reconnaître en esprit et en vérité.

Jean-Côme About, Commentaire de l'évangile du troisième dimanche du Carême A 3

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

En deux ou trois échanges, on arrive à l’adoration en esprit et en vérité : « Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’il doivent l’adorer » ; on accède ainsi à la révélation de Jésus par lui-même comme le Christ de Dieu : « moi qui te parle, je le suis ».


Ici l’eau de la grâce a pénétré jusqu’au fond de l’âme pécheresse, l’a purifiée et l’a poussée à l’action apostolique. 


Ayant découvert cette source jaillissante elle ne peut la contenir pour elle-même et bientôt, ceux qui y puiseront, reconnaîtront par eux-mêmes la source et non pas simplement l’eau qui leur fut apportée. 


(à suivre)

Jean-Côme About, Commentaire de l'évangile du troisième dimanche du Carême A 2

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Ce troisième dimanche de carême met en nos cœur le récit de la rencontre de Jésus et de la samaritaine. Toute la pédagogie divine de l’accueil du pécheur-sauvé est dévoilée en ce dialogue. C’est pourquoi l’Église l’offre aux catéchumènes en leur étape vers Pâques : toute personne qui ose croire est, comme la samaritaine, appelée à laisser le Christ lui révéler qui il est. Chacun doit rencontrer le Christ, personnellement pour que sa foi vive. 


Jésus, en trois étapes, va manifester va solliciter la samaritaine dans sa foi, l’élevant de son conformisme cultuel à l’illumination du don de Dieu. 


La première étape est celle de la demande, non de la part de la femme, mais de la part du Jésus, et donc de Dieu, de lui donner à boire. Cela semble être le monde à l’envers, Dieu qui sollicite alors que c’est l’homme qui a tant besoin !


Mais tout en ne refusant pas la demande, la pécheresse ne comprend pas : elle en reste au côté matériel de la soif. Nous ne savons même pas si elle a donné à boire à Jésus.


Mais la grâce a ses chemins qui mènent à la vérité en cette deuxième étape. Cette sollicitation permet à Jésus de faire entrevoir le véritable don : celui de Dieu. Le don de l’eau vive, le don céleste de la vie éternelle : « celui qui boira de l’eau que moi, je lui donnerai, n’aura plus jamais soif ». Il ne s’agit plus de prendre mais de percevoir, de concevoir que Dieu se donne en une source jaillissante pour la vie éternelle. Même là, la samaritaine ne peut le concevoir, elle reste à un niveau de conformisme culturel et cultuel, comme nous bien souvent, qui empêche d’oser imaginer autre chose : « Seigneur, donne-la moi, cette eau, que je n’aie plus à venir ici pour puiser ». Mais Jésus a ouvert, par la grâce, une brèche : « Que je n’aie plus soif », ajoute-t-elle.


Et vient alors la troisième étape de la grâce qui se fraye un accès au cœur fermé : la confession sollicitée par Jésus invite cette femme à aller au-delà de son savoir d’elle-même et du monde et la rend accessible à la parole du « prophète ». L’entretien sur l’adoration de Dieu commence. 


(à suivre)

Jean-Côme About, Commentaire de l'évangile du troisième dimanche du Carême A 1

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

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Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile du dimanche 27 mars, troisième dimanche de carême. Évangile selon saint Jean, chapitre 4, versets 5 à 42.


Jésus arrivait à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob.

 
Écoutez Radio Vatican : >> RealAudioMP3 

Lire le commentaire : ...

(à suivre)


Jean-Côme About, Commentaire de l'Évangile du Deuxième Dimanche du Carême A - 3

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

« Je vais dresser trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, une pour Elie ». Pierre reste dans la dynamique de la fête des tentes : Dieu était présent dans la tente de la rencontre, et sa présence était signifiée par la Nuée, obscure durant la journée et lumineuse la nuit. La célébration de cet événement anticipait l’avènement de la royauté de Dieu sur le monde. 


Pierre s’imagine donc que le grand jour est arrivé. L’illumination en plein jour de Jésus, la voix qui terrasse de frayeur les apôtres et la nuée qui les couvre de son ombre viennent signifier que Jésus est l’envoyé du Père, que la Nuée jaillit de ce qu’il est et que tous ceux qui l’approche sont entourés de cette présence divine. « Celui-ci est mon Fils est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour écoutez-le ». Écoutez-le ! Voilà le sens de notre carême, un sens éclairé par cette transfiguration :


La prière redoublée illumine notre cœur de l’intérieur ; Tout notre être, notre personne, notre corps sera revêtu de cette gloire que Jésus nous offre par son sacrifice; Notre vie, comme l’histoire, n’est pas décousue : le Christ en fait l’unité si nous le laissons l’accompagner ; Dieu n’est jamais loin : même dans les frayeurs de la vie il se fait entendre et nous en donne le sens, écoutez-le ! Le silence, la solitude et la prière sont les instruments de la conversion : après la béatitude de la montagne, il faut accueillir la réalité du quotidien avec confiance. Enfin, la Résurrection passe par la Passion : le don s’accompagne nécessairement d’une dépossession, dans la souffrance, mais dont l’horizon est la joie de Dieu.

Jean-Côme About, Commentaire de l'Évangile du Deuxième Dimanche du Carême A - 2

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

En ce deuxième dimanche de carême, Jésus nous invite à vivre sa transfiguration. Cet épisode se situe huit jours après la confession de foi de Pierre et les disciples, bien qu’ayant reçu déjà l’annonce de passion, restent dans une dynamique messianique triomphante. Ils ont cet espoir que le Règne de Dieu est là et qu’ils vont y participer. D’ailleurs ils sont dans la pleine période de la fête de soukkôt, primitivement la fête de la récolte, devenue la fête des tentes, ayant valeur de mémorial. En effet, elle remémorait le fait que, durant l’exode, les israélites campaient sous la tente et que Dieu lui-même résidait dans la tente de réunion au milieu de son peuple. 

 
Jésus emmène ses disciples à l’écart et le voilà transfiguré : « son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements blancs comme la lumière». Le premier événement est cette illumination, mais venant, non de l’extérieur, mais de l’intérieur. Alors que pour Moïse c’est la fréquentation de la présence de Dieu qui le rend rayonnant aux yeux du peuple, ici Jésus est illuminé intérieurement. Et cela est tel que ses vêtements sont d’une blancheur éclatante. Cette gloire illumine tout l’être de Jésus, en sa nature divine et humaine, mais aussi elle va illuminer les deux personnages apparus, Moïse et Elie. 


 
Pourquoi Moïse et Elie ? Premièrement parce qu’ils sont la figure première des prophètes de l’Ancien Testament et deuxièmement, parce qu’ils sont les deux seuls à avoir vécu une théophanie : ils ont vu Dieu passer : Moïse, lors de l’épisode du buisson ardent sur le Sinaï, et Elie, sur la montagne, après une brise légère. 

Jean-Côme About, Commentaire de l'Évangile du Deuxième Dimanche du Carême A - 1

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

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Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile du dimanche 20 mars, deuxième dimanche de carême. Évangile selon saint Matthieu, chapitre 17, versets 1 à 9.


Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart, sur une haute montagne.

 
Écoutez Radio Vatican : >> RealAudioMP3 



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(à suivre)



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