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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

Congrégation pour le clergé, Homélie pour le 4e dimanche du Temps Ordinaire A - 4

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Apparaît ainsi la vraie signification du pauvre juste : il est avant tout celui qui ne se confie pas principalement en lui-même, mais en Dieu ; il se détache concrètement et intérieurement de la possession des personnes et des choses et, surtout, de lui-même ; il est celui qui ne fonde pas ses assurances sur des biens du monde, sur le succès, sur le pouvoir ou sur l'orgueil.


Pour cette raison il devient motif de scandale pour le monde, parce qu'il témoigne qu'on peut fonder la vie sur Dieu, avec la certitude assurée de sa présence constante, et il affirme ainsi que Dieu existe et qu’il est à l’oeuvre.


Chacun de nous est invité à vérifier sur quoi il fait réellement reposer ses certitudes ; vérifier combien notre existence quotidienne proclame, dans les faits, la présence efficace de Dieu dans le monde.

 

(fin)

 

Les intentions confiées à l'Apostolat de la Prière pour l'année 2012

dominicanus #Prières

Janvier


Générale

Pour que les victimes des catastrophes naturelles reçoivent le soutien spirituel et matériel nécessaire afin de reconstruire leur vie.


Missionnaire

Pour que l’engagement des chrétiens en faveur de la paix soit l’occasion de témoigner du nom du Christ à tous les hommes de bonne volonté.

 

Février


Générale

Pour que tous les peuples aient plein accès à l’eau et aux ressources nécessaires à leur subsistance quotidienne.


Missionnaire

Pour que le Seigneur soutienne l’effort des personnels de santé des régions les plus pauvres dans l’assistance aux personnes malades et âgées.

 

Mars


Générale

Pour que la contribution des femmes au développement de la société soit pleinement reconnue dans le monde entier.


Missionnaire

Pour que le Saint-Esprit accorde la persévérance à ceux qui, particulièrement en Asie, sont discriminés, persécutés et mis à mort à cause du nom du Christ.

 

Avril


Générale

Pour que de nombreux jeunes sachent accueillir l’appel du Christ à le suivre dans le ministère sacerdotal et dans la vie religieuse.


Missionnaire

Pour que le Christ ressuscité soit signe d’une réelle espérance pour les hommes et les femmes du continent africain.

 

Mai


Générale

Pour que soient promues dans la société des initiatives qui défendent et renforcent le rôle de la famille.


Missionnaire

Pour que Marie, Reine du monde et Etoile de l’évangélisation, accompagne tous les missionnaires dans l’annonce de son Fils Jésus.

 

Juin


Générale

Pour que les croyants sachent reconnaître, dans l’Eucharistie, la présence vivante du Ressuscité qui les accompagne dans la vie quotidienne.


Missionnaire

Pour que les chrétiens en Europe redécouvrent leur propre identité et participent avec plus d’élan à l’annonce de l’Evangile.

 

Juillet


Générale

Pour que tous puissent avoir un travail et l’effectuer dans des conditions de stabilité et de sécurité.


Missionnaire

Pour que les volontaires chrétiens, présents dans les territoires de mission, sachent témoigner de la charité du Christ.

 

Août


Générale

Pour que les prisonniers soient traités avec justice et que leur dignité humaine soit respectée.

Missionnaire


Pour que les jeunes, appelés à suivre le Christ, se rendent disponibles pour proclamer et témoigner l’Evangile jusqu’aux extrémités de la terre.

 

Septembre


Générale

Pour que les responsables politiques agissent toujours avec honnêteté, intégrité et amour de la vérité.


Missionnaire

Pour que les communautés chrétiennes se rendent disponibles à l’envoi de missionnaires, prêtres, laïcs, et augmentent leur soutien concret en faveur des Eglises les plus pauvres.

 

Octobre


Générale

Pour le développement et le progrès de la Nouvelle Evangélisation dans les pays d’ancienne tradition chrétienne.


Missionnaire

Pour que la célébration de la Journée missionnaire mondiale soit l’occasion d’un engagement renouvelé d’évangélisation.

 

Novembre


Générale

Pour que les évêques, les prêtres et tous les ministres de l’Evangile rendent un témoignage courageux de fidélité au Seigneur crucifié et ressuscité.


Missionnaire

Pour que l’Eglise, pèlerine sur la terre, resplendisse comme lumière des nations.

 

Décembre


Générale

Pour que les migrants soient accueillis dans le monde entier, spécialement par les communautés chrétiennes, avec générosité et charité authentique.


Missionnaire

Pour que le Christ se révèle à toute l’humanité avec la lumière qui émane de Bethléem et qui se reflète sur le visage de son Eglise.

 


Du Vatican, le 31 décembre 2010

Benedictus PP XVI

Congrégation pour le clergé, Homélie pour le 4e dimanche du Temps Ordinaire A - 3

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

 

Enfin, dans l'Évangile des Béatitudes, le pauvre apparaît comme l’acteur privilégié du discours, en définitive le vrai protagoniste de l'histoire.


Les premiers destinataires des Béatitudes sont en effet les « pauvres en esprit », une expression qui veut indiquer ceux qui ont le coeur et la conscience intimement orientés vers le Seigneur. Ils sont l’expression du juste éprouvé par des moments de souffrance et de difficulté. Toutefois, ils sont déclarés bienheureux, heureux, parce que c’est justement sur eux que se pose avec satisfaction le regard compatissant et miséricordieux de Dieu.


Voilà le pauvre tel que l'entend réellement le texte biblique ! Les pauvres dans la Bible sont les « prostrés », les `anawîm’, ceux qui portent un poids sur les épaules. Ils sont rejoints par la faveur de Dieu et c’est pourquoi la parole les désigne aussi en tant que justes, doux, humbles. Toutes ces catégories sont comprises à l'intérieur des huit béatitudes évangéliques.


(à suivre)

Congrégation pour le clergé, Homélie pour le 4e dimanche du Temps Ordinaire A - 2

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

 

Dans la seconde lecture S. Paul réaffirme avec force que les choix accomplis par Dieu ne suivent pas les logiques du monde : Dieu ne mise pas sur les hommes de succès, mais il choisit les plus petits, les pauvres ; Dieu préfère davantage les faibles, ceux qui aux yeux du monde n'ont apparemment aucune sorte de valeur ni de pouvoir, pour que, dit l'Apôtre : « Aucun homme ne puisse se glorifier devant Dieu » et qu’il soit donc clair que ce qui a été fait, ne vient pas de pouvoirs et de vertus humaines, mais seulement et exclusivement du Seigneur. C’est le scandale permanent du monde, appelé à la conversion devant l'apparent illogisme de la logique divine ! C’est le scandale, c'est-à-dire l'obstacle, de chaque chrétien qui n'a pas encore pleinement compris le mystère et le drame de l'incarnation du Verbe !

 

(à suivre)


 

Congrégation pour le clergé, Homélie pour le 4e dimanche du Temps Ordinaire A - 1

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

bible.jpg

 

 

Les lectures que la liturgie de la Parole nous offre en ce dimanche sont reliées par le thème commun du pauvre, entendu pas simplement au sens de l’indigent, mais, d'abord, comme celui qui fonde toute son assurance et son espoir en Dieu seul.


La première lecture présente le pauvre comme celui qui, tout en étant écrasé par les iniquités des puissants et les injustices, ne perd pas son espérance, regarde vers Dieu avec confiance, et fait reposer sur Lui seul sa persévérance.


(à suivre)

Homélie 4 TOA 2011 – La vertu que Dieu préfère

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

4 TOA ev

 

 

Un jour, quelqu’un demande à saint Augustin quelles sont les trois vertus les plus importantes. Sa réponse est très significative : premièrement, répond-il, l’humilité ; deuxièmement, l’humilité ; troisièmement, l’humilité.

 

L’humilité est vraiment la vertu préférée de Dieu. C’est elle qu’il cherche en nous. C’est elle qui fonde les huit Béatitudes que nous venons d’entendre et qui constituent le résumé de tout l’enseignement de Jésus au sujet de la manière dont nous devons mener notre vie. C’est en quelque sorte le dénominateur commun : la personne qui est déclarée heureuse est celle qui n’est pas en train de penser à elle-même tout le temps.

 

Celui qui est pauvre en esprit et qui supporte volontiers la persécution se rend compte que ce n’est pas lui qui est le centre du monde, mais Dieu.

Celui qui a un cœur pur se rend compte que les autres ne sont pas là uniquement pour satisfaire ses désirs.

L’artisan de paix a le souci des besoins et des problèmes des autres.

Le miséricordieux a le souci de la souffrance d’autrui.

Celui qui pleure a le souci des dommages causés par ses péchés à l’Eglise, au monde, au prochain.

Celui qui est doux se préoccupe davantage de faire son devoir que de récolter de la reconnaissance pour ce qu’il fait.

Celui qui a soif de la justice se rend compte que sa vie sert une cause qui le dépasse.

 

Bref, ce qui sous-tend toutes les Béatitudes, c’est cette attitude fondamentale qui place Dieu et les autres avant soi-même. Il s’agit de regarder le monde au lieu d’être obnibulé par soi-même. Voilà l’humilité, le fondement de la maturité de l’homme.

 

Dieu aime cette humilité, car c’est elle qui ouvre l’âme à ses dons. Celui qui est arrogant est enfermé sur lui-même. Personne ne peut entrer chez lui, pas même Dieu, qui ne cherche qu’à le combler de ses dons.

 

Voilà pourquoi la première lecture nous montre Dieu qui appelle les humbles à chercher toujours l’humilité :

 

« Cherchez le Seigneur, vous tous, les humbles du pays qui faites sa volonté. Cherchez la justice, cherchez l’humilité. »

 

 

L’humilité se révèle surtout dans les situations tragiques. Celui qui est humble souffre, tout comme celui qui est orgueilleux, mais celui qui est humble est assez fort pour relativiser sa souffrance, à lui donner un sens. Le résultat, c’est que l’humilité rend la souffrance féconde.

 

Le cardinal Faulhaber, parmi les pasteurs les plus courageux de l’Eglise en Allemagne durant la période mouvementée de la Première Guerre Mondiale, a été un exemple frappant de cette humilité en acte. Un jour, il rend visite à un hôpital d’anciens combattants réservé aux soldats malades des yeux à divers degrés. Certains voyaient encore un peu, d’autres plus du tout. En marchant lentement parmi les malades, il entend l’un des soldats en train de prier :


"Seigneur, je t’en supplie, n’ôte pas la lumière de mes yeux.

Mais si telle est ta volonté, alors, laisse-moi au moins la lumière de mon esprit.

Mais si telle est ta volonté que j’en sois privé, alors, laisse-moi au moins la lumière de la foi."

 

Le cardinal s’arrête et demande au soldat :

 

"Mon fils, qui t’a enseigné cette belle prière ?"

 

Le soldat répond :

 

"Votre Eminence, quand j’étais un garçon en Autriche, je tenais souvent compagnie au vieux cardinal de Vienne dans son jardin. Il avait 90 ans. Je l’ai souvent entendu dire cette prière, et je ne l’ai jamais oubliée.”

 

C’est l’humilité qui a donné à ce soldat une vision de 10/10, spirituellement parlant. Et c’est cette vision qui lui donnait la force pour supporter ses terribles souffrances. L’humilité donne toujours la force dans la souffrance, car elle nous rappelle qu’il y a quelque chose de plus grand qui est en train de se passer, et elle nous aide à voir l’essentiel, qui est invisible aux yeux (Saint-Exupéry).

 

 

Comme c’est le cas pour toutes les vertus, nous pouvons grandir dans l’humilité en la pratiquant. Il n’y a pas de meilleure manière de la pratiquer que de se confesser régulièrement et fréquemment. Pour les orgueilleux, la confession n’a aucun sens. Ils se font des illusions en pensant que s’ils n’ont pas volé et s’ils n’ont tué personne, ils ne sont pas loin de la sainteté. Mais les saints, eux, ce sont ceux qui se confessent le plus souvent ! La bienheureuse Mère Teresa de Calcutta se confessait toutes les semaines. La Bible nous assure que même le juste pèche sept fois par jour. Pécheurs, nous le sommes tous, et notre vie n’a pas la fécondité, la richesse, la joie et les vertus qu’elle devrait avoir.

 

Constamment nous suivons nos pulsions égoïstes. Quelquefois nous le faisons consciemment, avec notre plein consentement. D’autres fois nous le faisons par faiblesse ou par erreur. Parfois la pulsion est relativement faible, comme quand nous racontons un petit mensonge pour nous débarrasser de quelqu’un. Parfois elle est plus forte, et nous vivons dans un tissu de mensonges pour camoufler nos vieilles habitudes de péché.

 

Dieu sait que nous avons sans cesse à faire la guerre à ces pulsions, et il a institué le sacrement de la confession pour cela, nous donnant un moyen objectif pour nous repentir, pour recevoir son pardon, et pour acquérir la force de sa grâce pour tenir dans le combat de la perfection.

 

Quand nous nous agenouillons devant celui qui représente Dieu pour confesser nos péchés et nos manquements, en reconnaissant que nous ne sommes pas Dieu et que nous avons causé du tort en cédant à nos tendances égoïstes, nous effectuons comme un stage d’entraînement olympique. Si nous le faisons tous les quinze jours, notre humilité sera bientôt en pleine forme pour nous aider à acquérir la sagesse, la patience, la joie et le courage des chrétiens que nous sommes appelés à être.

Lectures Quatrième Dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 1-12)

 

 

4-TOA-ev.jpg

 

 

5

 

01i  Quand Jésus vit la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent.
02  Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait :
03  « Heureux les pauvres de coeur :
le Royaume des cieux est à eux !
04  Heureux les doux :
ils obtiendront la terre promise !
05  Heureux ceux qui pleurent :
ils seront consolés !
06  Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice :
ils seront rassasiés !
07  Heureux les miséricordieux :
ils obtiendront miséricorde !
08  Heureux les coeurs purs :
ils verront Dieu !
09  Heureux les artisans de paix :
ils seront appelés fils de Dieu !
10  Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice :
le Royaume des cieux est à eux !
11  Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
12  Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.

 

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Benoît XVI, Homélie pour la clôture de la Semaine de Prière pour l'Unité des chrétiens

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

ROME, Mercredi 26 janvier 2011 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral de l'homélie que le pape Benoît XVI a prononcée le 25 janvier, lors des vêpres qu'il a présidées dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs pour la fin de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens.

 

pape-vepres-unite.jpg


Chers frères et sœurs,

Suivant l'exemple de Jésus, qui à la veille de sa passion pria le Père pour ses disciples « afin que tous, ils soient un » (Jn 17, 21), les chrétiens continuent sans cesse d'invoquer de Dieu le don de l'unité. Cette requête devient plus intense au cours de la Semaine de prière, qui se conclut aujourd'hui, alors que les Eglises et les communautés ecclésiales méditent et prient ensemble pour l'unité de tous les chrétiens. Cette année, le thème offert à notre méditation a été proposé par les Communautés chrétiennes de Jérusalem, auxquelles je voudrais exprimer mes vifs remerciements, accompagnés de l'assurance de mon affection et de ma prière, ainsi que de la part de toute l'Eglise. Les chrétiens de la Ville Sainte nous invitent à renouveler et à renforcer notre engagement pour le rétablissement de la pleine unité en méditant sur le modèle de vie des premiers disciples du Christ réunis à Jérusalem : « Ils étaient fidèles - lisons-nous dans les Actes des Apôtres - à écouter l'enseignement des apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières » (Ac 2, 42). Telle est la description de la première communauté, née à Jérusalem le jour même de la Pentecôte, suscitée par la prédication que l'Apôtre Pierre, rempli de l'Esprit Saint, adresse à tous ceux qui étaient arrivés dans la Ville Sainte pour la fête. Une communauté qui n'est pas refermée sur elle-même, mais, dès sa naissance, catholique, universelle, capable d'embrasser des personnes de langues et de cultures différentes, comme en témoigne le livre des Actes des Apôtres lui-même. Une communauté qui n'est pas fondée sur un pacte entre ses membres, ni le simple partage d'un projet ou d'un idéal, mais sur la communion profonde avec Dieu, qui s'est révélé dans son Fils, sur la rencontre avec le Christ mort et ressuscité.

Dans un bref sommaire, qui conclut le chapitre commencé par le récit de la descente de l'Esprit Saint le jour de la Pentecôte, l'évangéliste Luc présente de manière synthétique la vie de cette première communauté : ceux qui avaient accueilli la parole prêchée par Pierre et avaient été baptisés, écoutaient la Parole de Dieu, transmise par les Apôtres ; ils restaient volontiers ensemble, se chargeant des services nécessaires et partageant librement et généreusement les biens matériels ; ils célébraient le sacrifice du Christ sur la Croix, son mystère de mort et de résurrection, dans l'Eucharistie, en répétant le geste de la fraction du pain ; ils louaient et rendaient grâce sans cesse au Seigneur, invoquant son aide dans les difficultés. Mais cette description, n'est pas simplement un souvenir du passé, ni même la présentation d'un exemple à imiter ou d'un objectif idéal à atteindre. Elle est plutôt une affirmation de la présence et de l'action de l'Esprit Saint dans la vie de l'Eglise. Elle est une attestation, pleine de confiance, que l'Esprit Saint, unissant tous en Christ, est le principe de l'unité de l'Eglise et fait des croyants une seule chose.

L'enseignement des Apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain et la prière sont les formes concrètes de vie de la première communauté chrétienne de Jérusalem réunie par l'action de l'Esprit Saint, mais dans le même temps ils constituent les caractéristiques essentielles de toutes les communautés chrétiennes, de chaque époque et de chaque lieu. En d'autres termes, nous pourrions dire qu'ils représentent également les dimensions fondamentales de l'unité du Corps visible de l'Eglise.

Nous devons être reconnaissants car, au cours des dernières décennies, le mouvement œcuménique, « né sous l'effet de la grâce de l'Esprit Saint » (Unitatis redintegratio, 1) a accompli des progrès significatifs, qui ont permis de parvenir à des convergences et des consensus encourageants sur divers points, développant entre les Eglises et les Communautés ecclésiales des relations d'estime et de respect réciproques, ainsi que de collaboration concrète face aux défis du monde contemporain. Toutefois, nous savons bien que nous sommes encore loin de cette unité pour laquelle le Christ a prié et qui se reflète dans la description de la première communauté de Jérusalem. L'unité à laquelle le Christ, à travers son Esprit, appelle l'Eglise ne se réalise pas seulement sur le plan des structures organisationnelles, mais se configure, à un niveau beaucoup plus profond, comme unité exprimée « dans la profession d'une seule foi, dans la célébration commune du culte divin, dans la concorde fraternelle de la famille de Dieu » (ibid., n. 2). La recherche du rétablissement de l'unité entre les chrétiens divisés ne peut donc pas se résoudre à une reconnaissance des différences réciproques et à l'obtention d'une coexistence pacifique : ce à quoi nous aspirons est l'unité pour laquelle le Christ lui-même a prié et qui, par sa nature, se manifeste dans la communion de la foi, des sacrements, du ministère. Le chemin vers cette unité doit être ressenti comme un impératif moral, la réponse à un appel précis de Seigneur. C'est pourquoi il faut vaincre la tentation de la résignation et du pessimisme, qui est un manque de confiance dans la puissance de l'Esprit Saint. Notre devoir est de poursuivre avec passion le chemin vers cet objectif, grâce à un dialogue sérieux et rigoureux pour approfondir le patrimoine théologique, liturgique et spirituel commun ; grâce à la connaissance réciproque ; grâce à la formation œcuménique des jeunes générations et, surtout, grâce à la conversion du cœur et à la prière. En effet, comme l'a déclaré le Concile Vatican II, « ce projet sacré, la réconciliation de tous les chrétiens dans l'unité d'une seule et unique Eglise du Christ, dépasse les forces et les capacités humaines » ; ainsi notre espérance doit donc être tout d'abord placée « dans la prière du Christ pour l'Eglise, dans l'amour du Père à notre égard, et dans la puissance du Saint-Esprit » (ibid., n. 24).

Sur ce chemin de recherche de la pleine unité visible entre tous les chrétiens nous sommes accompagnés et soutenus par l'Apôtre Paul, dont nous célébrons aujourd'hui solennellement la Fête de la conversion. Avant que le Ressuscité n'apparaisse sur le chemin de Damas en lui disant : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes » (Ac 9, 5), celui-ci était l'un des adversaires les plus acharnés des premières communautés chrétiennes. L'évangéliste Luc décrit Saul parmi ceux qui approuvèrent la mort d'Etienne, au cours des journées où éclata une violente persécution contre les chrétiens de Jérusalem (cf. Ac 8, 1). Saul partit de la Ville Sainte, pour étendre la persécution des chrétiens jusqu'en Syrie et, après sa conversion, il y revint pour être introduit auprès des apôtres de Barnabé, qui se fit le garant de l'authenticité de sa rencontre avec le Seigneur. Dès lors, Paul fut admis non seulement comme membre de l'Eglise, mais également comme prédicateur de l'Evangile avec les autres Apôtres, ayant reçu, comme eux, la manifestation du Seigneur ressuscité et l'appel spécial à être un « instrument élu » pour apporter son nom auprès des nations (cf. Ac 9, 15). Au cours de ses longs voyages missionnaires, en pèlerinage dans des villes et des régions différentes, Paul n'oublia jamais le lien de communion avec l'Eglise de Jérusalem. La collecte en faveur des chrétiens de cette communauté, qui très vite eurent besoin d'être secourus (cf. 1 Co 16, 1), occupa une place importante dans les préoccupations de saint Paul, qui la considérait non seulement comme une œuvre de charité, mais comme le signe et la garantie de l'unité et de la communion entre les Eglises qu'il avait fondées et cette communauté primitive de la Ville Sainte, un signe de l'unité de l'unique Eglise du Christ.

Dans ce climat d'intense prière, je désire adresser mon salut cordial à toutes les personnes présentes : au cardinal Francesco Monterisi, archiprêtre de cette basilique, au cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, et aux autres cardinaux, aux frères dans l'épiscopat et dans le sacerdoce, à l'abbé et aux moines bénédictins de cette antique communauté, aux religieux et aux religieuses, aux laïcs qui représentent toute la communauté diocésaine de Rome. Je voudrais saluer de manière particulière les frères et les sœurs des autres Eglises et Communautés ecclésiales représentées ici ce soir. Parmi eux, je suis particulièrement heureux d'adresser mon salut aux membres de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l'Eglise catholique et les Eglises orientales orthodoxes, dont la réunion se déroule ici, à Rome, ces jours-ci. Nous confions au Seigneur le succès de votre rencontre, afin qu'elle puisse représenter un pas en avant vers l'unité tant souhaitée.

Puis le pape a dit en allemand :

Je salue également les membres de l'Eglise unie évangélique luthérienne allemande, qui sont venus à Rome accompagnés par l'évêque de leur diocèse de Bavière.

Et en italien :

Chers frères et sœurs, confiants dans l'intercession de la Vierge Marie, Mère du Christ et Mère de l'Eglise, nous invoquons donc le don de l'unité. Unis à Marie, qui le jour de la Pentecôte était présente au Cénacle avec les Apôtres, nous nous adressons à Dieu source de chaque don, afin que se renouvelle pour nous le miracle de la Pentecôte et que, guidés par l'Esprit Saint, tous les chrétiens rétablissent la pleine unité dans le Christ. Amen.

© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana

Traduction : Zenit

Ombres et lumières de la finance au Vatican

dominicanus #Il est vivant !

L'objectif est l'inscription du Saint-Siège sur la "White List" des états vertueux. Mais la justice italienne soupçonne l'existence d'opérations illicites et il y a de la discorde au Vatican. La légende noire insensée qui s'en prend à Angelo Caloia, le président qui a sauvé l'IOR du désastre

 

 

attilio-nicora.jpg


 

ROME, le 27 janvier 2011 – Depuis une semaine, l'Autorità di Informazione Finanziaria (AIF) – le nouvel organisme créé par le Vatican pour veiller à ce que des opérations de blanchiment de capitaux d’origine criminelle ou de financement du terrorisme ne soient pas effectuées dans des organismes liés au Saint-Siège – a un président, en la personne du cardinal Attilio Nicora (photo). Celui-ci reste par ailleurs président de l'Administration du Patrimoine du Siège Apostolique.

Le premier objectif de Nicora est l'inscription du Saint-Siège sur la "White List", c’est-à-dire la liste des états les plus engagés dans la prévention et la lutte contre les crimes financiers qui viennent d’être cités.

Avec la création de l'AIF et la promulgation de quatre lois "ad hoc" le 30 décembre dernier, le Saint-Siège a franchi une étape indispensable dans sa progression vers cet objectif.

Mais ce parcours n’en est qu’à ses premiers pas, a déclaré dans une interview à Radio Vatican l'avocat Marcello Condemi, l’un des quatre experts qui assistent le cardinal Nicora. Parce que le GAFI, le Groupe d’Action Financière Internationale contre le blanchiment de capitaux, va examiner le système mis en place par le Vatican et qu’il exigera éventuellement des modifications.

Condemi a travaillé à la Banque d'Italie et il a été pendant de nombreuses années membre de la délégation italienne au GAFI, organisme avec lequel le Saint-Siège a déjà des contacts actuellement. 

Mais l'examen que fera le GAFI ne sera pas le seul élément qui déterminera dans quel délai le Saint-Siège sera inscrit sur la "White List".

*

Un obstacle sérieux subsiste en effet : c’est l’enquête ouverte le 21 septembre 2010 par le tribunal de Rome et qui vise Ettore Gotti Tedeschi et Paolo Cipriani, respectivement président et directeur général de l'Istituto per le Opere di Religione (IOR), la banque du Vatican. Ils sont soupçonnés de violations des lois contre le blanchiment de capitaux, dans des opérations qui représentent un montant total de 23 millions d’euros, sur un compte de l’IOR ouvert dans une banque italienne, le Credito Artigiano.

Le tribunal, averti par la Banque d'Italie, a ordonné que la somme soit mise sous séquestre. Le Saint-Siège a déclaré que tout était né d’un "malentendu" et que "la nature et le but des opérations qui font l’objet de l’enquête pouvaient être éclaircis de manière extrêmement simple".

Le 30 septembre, Gotti Tedeschi – qui avait été reçu le dimanche précédent par Benoît XVI à Castel Gandolfo – a accepté d’être interrogé par les magistrats de Rome, tout comme un Italien ordinaire faisant l’objet d’une enquête.

Une telle disponibilité est sans précédent dans l’histoire de la banque vaticane. En 1993, celui qui était alors président de l’IOR, Angelo Caloia, avait été convoqué pour un interrogatoire par les magistrats de Milan. Il avait obtenu que ces magistrats recourent à une commission rogatoire internationale, la demande devant être transmise par la voie diplomatique au Saint-Siège dans la mesure où celui-ci est un état étranger.

Dans cette situation, l’IOR avait répondu en fournissant une déposition écrite, également transmise par la voie diplomatique. Il avait donné les preuves du délit – concernant des "pots-de-vin" d’Enimont représentant un montant d’environ 45 millions d’euros – et obtenu des applaudissements dans toute la presse pour avoir collaboré avec la justice. Le coupable, l’évêque Donato De Bonis – qui avait été le secrétaire général de l’IOR pendant vingt ans puis son "prélat" pendant quatre autres années – ne pouvait pas être poursuivi par la justice italienne dans la mesure où il était fonctionnaire d’un état étranger, ayant été nommé tout récemment assistant ecclésiastique de l’Ordre Souverain et Militaire de Malte.

Deux membres de la commission cardinalice de vigilance de l’IOR, les cardinaux Nicora et Jean-Louis Tauran – ce dernier a été ministre des Affaires étrangères du Saint-Siège et possède une grande expérience diplomatique – estiment qu’en 2010 aussi le Vatican aurait dû réagir de cette façon à l'intervention de la magistrature italienne, en exigeant une commission rogatoire internationale entre états. 

Mais c’est l’avis contraire du président de l’IOR, soutenu par le président de la commission cardinalice, le secrétaire d’état Tarcisio Bertone, qui a prévalu.

Gotti Tedeschi a donc été interrogé dans les bureaux du tribunal de Rome. Sa déposition a rempli 91 pages de procès-verbal, dont quelques extraits sont parvenus à la presse. Il y expliquait son geste comme "une manifestation de la volonté de se conformer à une nouvelle époque".

Mais les magistrats ont estimé que les éclaircissements qui leur étaient fournis n’étaient pas satisfaisants. Et ils ont jusqu’à présent répondu par des refus répétés à la demande de déblocage des 23 millions d’euros mis sous séquestre formulée par l’IOR. Le dernier en date de ces refus est du 20 décembre. Il est motivé par le fait que "l’identification des bénéficiaires de virements et de chèques reste impossible", et que, par conséquent, en l’absence d’"un déroulement ordonné et transparent des rapports entre les établissements de crédit italiens et l’IOR dans le domaine de la lutte contre le blanchiment de capitaux", la banque du Vatican "peut facilement devenir un canal pour la réalisation d’opérations illicites de blanchiment portant sur des sommes d’argent [qui seraient] d’origine délictueuse".

Il est évident qu’un tel état de fait rend plus difficile l'inscription du Saint-Siège sur la "White List".

Dans un mémoire signé par les deux magistrats romains qui mènent l’enquête, Nello Rossi et Stefano Rocco Fava, on lit ceci à propos des consultations en cours entre le Saint-Siège et les organismes italiens et internationaux chargés de la question :

"On souligne que, dans le rapport du 6 octobre 2010 qui a été transmis à ce service [judiciaire], la Banque d'Italie a indiqué que ces consultations avaient été tout à fait infructueuses".

*

À ces turbulences viennent s’en ajouter d’autres qui sont, elles, internes au Vatican.

"En dix mois, on a fait plus qu’en vingt ans, il y a des décennies d’habitudes à changer" : cette phrase, attribuée à "un haut responsable du Vatican" et publiée de manière très visible dans le "Corriere della Sera" du 22 octobre, a donné corps à la légende noire selon laquelle les ennuis judiciaires de l'actuel président de l’IOR, Gotti Tedeschi, qui est à ce poste depuis le 23 septembre 2009, seraient imputables à la mauvaise gestion de son prédécesseur Angelo Caloia, patron de l’IOR au cours des vingt années précédentes.

Gotti Tedeschi affirme qu’il n’a jamais prononcé ni même pensé cette phrase. Caloia, pour sa part, a demandé à la secrétairerie d’état du Vatican une réparation publique de cet affront. Mais jusqu’à présent "L'Osservatore Romano", le quotidien du Saint-Siège auquel incombe logiquement la mission de rétablir la paix entre les deux hommes, n’a pas publié une seule ligne d’éclaircissement. De plus, alors que Gotti Tedeschi est un chroniqueur réputé de ce journal dirigé par Giovanni Maria Vian et qu’il l’était déjà avant même d’être nommé à la tête de l’IOR, les articles  écrits par Caloia pendant la phase finale de sa présidence n’ont jamais été acceptés.

En réalité, dès que l’on examine le travail méritoire accompli par les deux derniers présidents de l’IOR, on se rend compte que l’opposition entre l’un et l’autre ne repose sur rien.

Gotti Tedeschi a à son actif un peu plus d’un an de présidence. Pendant ce laps de temps, il a agi résolument pour que l’IOR mais aussi tous les organismes économiques liés au Saint-Siège soient de plus en plus "exemplaires et en même temps efficaces".

Mais, à plus forte raison, on ne peut pas ne pas apprécier le travail d’assainissement et de réorganisation accompli par Caloia au cours des vingt années précédentes, dans une situation qui était au départ presque désespérée, l’IOR ayant été à moitié détruit par Paul Marcinkus et plus encore par Mgr De Bonis, le véritable "mauvais génie" de cette période.

Lorsque Caloia a pris la direction de l’IOR, en juin 1989, Marcinkus n’y était plus. Mais il restait De Bonis. Celui-ci s’était assuré une situation sur mesure, celle de "prélat" de la banque vaticane, et il continua pendant plusieurs années, comme si de rien n’était, à gérer des opérations financières nettement illégales.

Caloia mena une lutte très difficile pour s’opposer à De Bonis et pour convaincre la secrétairerie d’état du Vatican d’évincer celui-ci. Il y parvint en 1993 mais, dans les mois qui suivirent, il dut encore écrire au secrétaire d’état Angelo Sodano que De Bonis continuait à intervenir de l’extérieur à l’IOR et qu’il poursuivait son "activité criminelle". Une documentation précise à propos de cette lutte a été publiée en Italie en 2009 dans un livre de Gianluigi Nuzzi qui est encore actuellement un succès éditorial : "Vaticano S.p.A.".

De Bonis est mort en 2001. L’IOR a alors connu quelques années de tranquillité relative et de bons profits, providentiels pour assurer l’équilibre des comptes du Saint-Siège. Jusqu’au moment où éclata le conflit entre le cardinal Sodano et son successeur désigné à la secrétairerie d’état, Bertone.

Sodano fit tout ce qu’il pouvait pour rester à son poste. Et lorsqu’il dut s’incliner, en 2006, son dernier geste fut de ressusciter la charge de prélat de l’IOR, vacante depuis 1993, et de l’attribuer à l’un de ses protégés, son secrétaire personnel, Piero Pioppo.

Pour Caloia ce fut un nouveau chemin de croix. Comme De Bonis l’avait fait avant lui, Pioppo prit la direction d’une gestion parallèle de l’IOR, qui contournait le président.

Le secrétaire d’état Bertone envisagea à plusieurs reprises d’éloigner Pioppo, mais sans succès. Le président de l’IOR se sentait de plus en plus isolé. Lorsqu’il décida de lancer les procédures pour l'inscription du Saint-Siège sur la "White List" et qu’il transmit les documents nécessaires à la secrétairerie d’état, parce que c’est elle qui devait traiter le dossier, il ne fut même pas tenu au courant des démarches accomplies ultérieurement par les autorités vaticanes.

Le départ de Caloia de la présidence de l’IOR était dans l’air. Son remplacement par Gotti Tedeschi eut lieu le 23 septembre 2009.

Quatre mois plus tard, le 25 janvier 2010, Pioppo était envoyé en tant que nonce apostolique au Cameroun et en Guinée Équatoriale. 

Depuis cette date le poste de prélat est vacant. Mais il ne va plus l’être longtemps. On attend la nomination, à ce poste qui dans le passé a toujours donné de très mauvais résultats, de Mgr Luigi Mistò, 58 ans, responsable pour le diocèse de Milan du service de soutien économique de l’Église.

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Les documents, publiés à la fin de 2010, qui dotent le Saint-Siège des outils nécessaires pour la prévention et la lutte contre les activités illégales dans le domaine financier :

> "Transparence, honnêteté et responsabilité"

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L’article qui donne d’autres détails à propos de l’enquête judiciaire sur l’IOR qui a été ouverte en 2010 par la justice italienne :


> Le banquier du pape résiste à la tempête (24.9.2010)

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L'interview accordée le 30 décembre 2010 à Radio Vatican par l'avocat Marcello Condemi, conseiller du cardinal Nicora :

> "Così può iniziare il percorso per entrare nella 'White List'..."

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Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

 


Jean-Côme About, Commentaire de l'Évangile du troisième dimanche du temps ordinaire A - 4

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Et ils vont progressivement avec Jésus, apprendre et découvrir qui il est : la lumière qui éclaire et donne sens au monde. Ils vont laisser leur regard et leur intelligence de la foi s’habituer à la surabondance de vie et d’amour de Dieu, comme nos yeux ont besoin de s’habituer à une lumière trop violente. Alors au fil du temps du Dieu, ils seront capables d’être eux-mêmes le miroir qui reflète le Royaume et ils pourront à leur tour l’annoncer et le rendre présent à la suite du Maître. 

 
Ils sont d’abord rendus contemplatifs pour pouvoir, ensuite, être envoyés et agir pour les fins que Jésus veut atteindre.


Suivons leur traces, laissons-nous faire, contemplons et agissons, sans regard en arrière, heureux d’offrir nos simples vies comme regards sur le Royaume.

 

(Radio Vatican)

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