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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Conférence des Evêques de France, Elections 2012: Eléments de discernement - Jeunesse

dominicanus #actualités

 

Jeunesse
L'intégration des jeunes générations est un objectif incontournable pour toute société. Chez nous, divers facteurs rendent cette intégration difficile. L'aide aux familles dans leur responsabilité éducative, les conditions de la vie étudiante, l'entrée dans la vie professionnelle, la possibilité de fonder une famille indépendante, etc. sont autant de domaines dans lesquels le soutien institutionnel et financier de la collectivité ne doit pas être perçu comme une faveur, mais comme un investissement nécessaire à la cohésion et à la paix sociales.

Benoît XVI, Le tourisme qui fait la différence

dominicanus #actualités

mount cook new zealand

 

Message du Pape Benoît XVI à l’occasion du VII° Congrès mondial de la Pastorale du Tourisme
Traduction intégrale

Aux Vénérables Frères,
Monsieur le Cardinal Antonio Maria Vegliò,
Président du Conseil Pontifical pour la Pastorale
des Migrants et des Personnes en déplacement,
et Monseigneur Pedro Pablo Elizondo Cárdenas, L.C.,
Évêque Prélat de Cancún-Chetumal


À l’occasion du VII° Congrès Mondial de la Pastorale du Tourisme, qui se célèbre à Cancún (Mexique), du 23 au 27 avril, je désire vous adresser mon cordial salut, que j’étends aux vénérables Frères dans l’Épiscopat et aux participants à cette importante réunion. Au début de ces journées de réflexion sur l’activité pastorale que l’Église mène dans le secteur du tourisme, je voudrais exprimer ma proximité spirituelle aux congressistes, ainsi que mon salut déférent aux autorités civiles et aux représentants des organisations internationales, qui ont voulu être présentes à cet événement.

 
Le tourisme est certainement un phénomène caractéristique de notre temps, tant pour les dimensions significatives qu’il a atteint, que pour les perspectives de croissance qui s’annoncent. Comme toute réalité humaine, il doit être également illuminé et transformé par la Parole de Dieu. À partir de cette conviction, l’Église, par sa sollicitude pastorale, et étant consciente de l’importante influence que ce phénomène exerce sur l’être humain, l’accompagne dès ses premiers pas, encourage et promeut ses potentialités, et, en même temps, elle détermine ses risques et ses déviations et travaille pour les corriger.


Lié aux vacances et au temps libre, le tourisme apparaît comme un espace privilégié pour la restauration physique et spirituelle, la possibilité de rencontre avec des personnes appartenant à des cultures diverses, et il est l’occasion de contact avec la nature, favorisant ainsi l’écoute et la contemplation, la tolérance et la paix, le dialogue et l’harmonie dans la diversité.


Le voyage est la manifestation de notre être homo viator, et il reflète en même temps un autre itinéraire, plus profond et significatif, que nous sommes appelés à parcourir : celui qui conduit à la rencontre avec Dieu. La possibilité que nous offrent les voyages d’admirer la beauté des pays, des cultures et de la nature, peut nous conduire à Dieu, favorisant une expérience de foi, « car la grandeur et la beauté des créatures font, par analogie, contempler leur Auteur » (Sg 13, 5). D’autre part, le tourisme, comme toute réalité humaine, n’est pas exempt de périls ni d’éléments négatifs. Il s’agit de maux qu’il faut affronter de façon urgente, parce qu’ils touchent les droits et la dignité de millions d’hommes et de femmes, particulièrement de pauvres, de mineurs et de personnes invalides. Le tourisme sexuel est une des formes les plus abjectes de ces déviations qui dévastent, jusque sur le plan moral, psychologique et sanitaire, la vie des personnes, de nombreuses familles et, quelquefois, de communautés entières. La traite d’êtres humains pour des motifs sexuels ou pour des greffes d’organes, de même que l’exploitation des mineurs, leur abandon entre les mains de personnes sans scrupules, les abus, la torture se produisent tristement dans beaucoup de contextes touristiques. Tout cela doit interpeller ceux qui œuvrent sur le plan pastoral ou pour des motifs de travail dans le monde du tourisme, et toute la communauté internationale, à redoubler de vigilance, à prévenir et à contrer ces aberrations.


Dans l’encyclique Caritas in veritate j’ai voulu situer le phénomène du tourisme international dans le contexte du développement humain intégral. « Il convient alors d’imaginer un tourisme différent, capable de promouvoir une vraie connaissance réciproque, sans enlever les espaces nécessaires au repos et à un sain divertissement » (n. 61). Je vous invite à faire de telle sorte que votre Congrès, réuni précisément autour du thème, Le tourisme qui fait la différence, contribue à développer cette pastorale qui nous conduise graduellement à ce « tourisme différent ».


Je désire souligner trois domaines sur lesquels la pastorale du tourisme doit focaliser son attention. En premier lieu, il s’agit d’éclairer ce phénomène par la doctrine sociale de l’Église, en promouvant une culture de tourisme éthique et responsable, de telle sorte qu’il parvienne à être respectueux de la dignité des personnes et des peuples, accessible à tous, juste, durable et écologique. La jouissance du temps libre et des vacances périodiques sont une opportunité, ainsi qu’un droit. L’Église souhaite continuer à offrir sa sincère collaboration, dans le domaine qui lui est propre, afin que ce droit soit une réalité pour tous les êtres humains, particulièrement pour les groupes les plus défavorisés.


En deuxième lieu, l’action pastorale ne doit jamais oublier la via pulchritudinis, la « voie de la beauté ». Un grand nombre de manifestations du patrimoine historico-culturel religieux « sont de véritables chemins vers Dieu, la Beauté suprême, et qui aident même à croître dans notre relation avec Lui, dans la prière. Il s’agit des œuvres qui naissent de la foi et qui expriment la foi » (Audience générale, 31 août 2011). Il est toujours important de soigner l’accueil et d’organiser les visites touristiques dans le respect du lieu sacré comme de la fonction liturgique pour laquelle sont nées beaucoup de ses œuvres et qui continue d’être leur objectif primordial.


Et, en troisième lieu, la pastorale du tourisme doit accompagner les chrétiens dans la jouissance de leurs vacances et de leur temps libre, de telle sorte que ceux-ci soient au profit d’une croissance humaine et spirituelle. C’est certainement « un temps propice pour une détente physique et également pour nourrir l’esprit à travers des espaces plus amples de prière et de méditation, pour croître dans le rapport personnel avec le Christ et se conformer toujours plus à ses enseignements » (Angélus, 15 juillet 2007).


La nouvelle évangélisation, à laquelle nous sommes tous appelés, exige que nous tenions compte et profitions des nombreuses occasions que le phénomène du tourisme nous offre pour présenter le Christ comme la réponse suprême aux questions de l’homme d’aujourd’hui.


J’exhorte donc à ce que la pastorale du tourisme fasse partie, de plein droit, de la pastorale organique et ordinaire de l’Église, de telle sorte qu’en coordonnant les projets et les efforts, nous répondions avec une plus grande fidélité au mandat missionnaire du Seigneur.


Avec ces sentiments, je confie les fruits de ce Congrès à la puissante intercession de la Sainte Vierge Marie, Notre-Dame de Guadalupe et, en gage d’abondantes faveurs divines, j’invoque volontiers sur tous les congressistes la Bénédiction Apostolique.

Du Vatican, le 18 avril 2012
Benedictus, PP. XVI

Conférence des Evêques de France, Elections 2012: Eléments de discernement - Education

dominicanus #actualités

 

Education
L'éducation est une des expressions majeures du respect de la personne. Une éducation juste implique : la liberté et la responsabilité des parents, la transmission à tous des savoirs essentiels, l'attention spécifique à ceux qui rencontrent des difficultés scolaires, le respect de la liberté de conscience, des enseignements respectueux de la dignité et de la beauté de la vie humaine. 

Conférence des Evêques de France, Elections 2012: Eléments de discernement - Famille

dominicanus #actualités

 

Famille
En créant l'être humain, « homme et femme », Dieu a suscité une relation de complémentarité à la fois biologique et sociale qui se retrouve dans toute la société. La différence sexuelle de l'homme et de la femme est fondatrice et structurante de tout le devenir humain. De plus, l'union de l'homme et de la femme scellée dans le mariage est le moyen le plus simple et le plus efficace d'accompagner le renouvellement des générations et d'accueillir les enfants pour les introduire en ce monde. La famille, fondée sur l'union durable de l'homme et de la femme, doit être aidée économiquement et défendue socialement car, à travers les enfants qu'elle porte et qu'elle éduque, c'est l'avenir et la stabilité de la société qui sont en jeu. 

Conférence des Evêques de France, Elections 2012: Eléments de discernement - Vie naissante

dominicanus #actualités

 

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De sa contemplation du Christ, l'Église tire une vision cohérente de la personne en toutes ses dimensions, inséparables les unes des autres. Cette vision peut servir de guide et de mesure aux projets qu'une société doit se donner.

 
Vie naissante
Chaque personne est unique aux yeux de Dieu. L'engagement résolu des chrétiens n'est pas dicté d'abord par une morale mais par l'amour de la vie que ni la maladie ni l'âge ne peut amoindrir. Il est impératif que les autorités publiques refusent l'instrumentalisation de l'embryon. De même, l'avortement ne peut en aucun cas être présenté comme une solution pour les mères en difficulté. Les chrétiens doivent veiller à ce que la société consacre de grands efforts pour l'accueil de la vie. 

S. B. Fouad Twal, Homélie pascale au Saint-Sépulchre

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012

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Saint-Sépulcre


Monsieur le Cardinal William Levada,

Chers frères dans l’épiscopat et le sacerdoce,

Chers religieux et religieuses, chers fidèles de Terre Sainte,

Chers pèlerins venus du monde entier, chers fidèles présents par les médias,

En ce jour glorieux, nous revivons dans cette Basilique du Saint-Sépulcre la joie de Pâques, celle du Christ ressuscité, vraiment ressuscité et qui « nous précède en Galilée » (Mt 28, 7).

A tous je souhaite une belle et sainte fête de la Résurrection, en sachant que les évènements qui se déroulent au Moyen-Orient menacent notre région, nos peuples et nos chrétiens, et rendent cette joie pascale plus terne.

1 – Trois femmes disciples de Jésus vont au tombeau pour oindre d’aromates le corps du Crucifié descendu de la Croix (Mc 16, 1-2). Mais alors qu’elles s’aperçoivent que le tombeau est déjà ouvert et que le Corps de Jésus n’y est plus, un « homme vêtu de blanc » leur dit « vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici » (Mc 16, 6-7). Ces femmes sont saisies par la peur, sous le choc et l’étonnement. Cependant elles quittent le tombeau pour rapporter aux disciples ce qu’elles ont vu et entendu (Mt 28, 8).

Aujourd’hui, nous sommes des milliers à chercher le visage du Christ, sa Parole et sa Paix. Et nous sommes dans la peine quand nous ne parvenons pas à Le trouver ni dans les discours politiques, ni dans le monde économique, ni dans la famille. Et la peur nous envahit devant ce vide, tout comme elle a envahi les femmes devant le tombeau vide.

Effectivement, ce tombeau ne contient plus le corps du Crucifié. Et pourtant, le Christ veut que par la foi et la charité, l’humanité toute entière revienne à lui. Il nous demande de diffuser la nouvelle de sa venue de son Royaume ةcomme Il a demandé aux femmes d’annoncer sa Résurrection aux disciples. Aujourd’hui, nous aussi nous sommes témoins de sa Résurrection et nous n’avons pas de raison d’avoir peur ni de douter : le Tombeau est vide, le Crucifié est vivant. Désormais, personne ne peut se L’approprier : Aucun lieu, aucun pays, aucun peuple.

2 – Aujourd’hui, Le Ressuscité d’entre les morts nous demande à notre tour, d’être les annonciateurs de la Bonne Nouvelle autour de nous, et de répandre la joie pascale. Malgré que le Vendredi saint et le poids de la mort a duré longtemps pour nous et notre pays, faisons désormais entendre le chant de la Résurrection : le Christ est ressuscité, Alléluia.

3 – Chers Frères, nous disciples modernes et descendants des femmes de Jérusalem, nous devons nous armer de foi, de courage, et de la joie de notre rencontre avec Jésus, pour annoncer à tous nos frères sa Résurrection et sa victoire. Cela est particulièrement vrai pour les fidèles de nos pays voisins qui ont peur.

Peur due aux agitations qui se déroulent dans nos régions ; peur d’un avenir incertain voir même obscur. Les politiques et la Communauté internationale ne se préoccupent que peu de notre liberté et de notre sort. Les intérêts personnels écrasent la bonne volonté de ceux qui cherchent à avancer vers la paix et la justice.

Les martyrs contemporains témoignent de la Résurrection du Christ, tout comme les processions, les pierres de Jérusalem, les prisonniers au nom du Christ sont des témoignages. Par notre conduite et notre conscience, nous devons être un témoignage vivant pour les habitants de notre pays, nos pèlerins et nos touristes.

Proclamons avec foi que le Christ est Ressuscité, qu’Il est vivant et que nous en sommes témoins.

4 – Nombreux sont ceux qui viennent en Terre Sainte pour chercher le Christ, tout en essayant de trouver ou retrouver leurs racines. Nous sommes les racines, nous sommes l’Eglise-Mère. Et toutes les difficultés et les malheurs qui nous ont frappés, et qui vont nous frapper de nouveau, ne feront pas chanceler notre foi mais augmenter notre persévérance, notre sens d’appartenance à Jérusalem et à notre Eglise. Le Christ vivant triomphe toujours du mal.

5 – Tout au long de l’histoire, les disciples du Christ ont eu à témoigner de leur rencontre et de leur expérience avec Lui. A leur exemple, une foule immense, dont vous et moi faisons partie, suit depuis deux mille ans le Christ.

Bien souvent, les disciples du Christ ne trouvent en face d’eux ni compréhension, ni acceptation, ni répondants. Dans l’histoire de l’Eglise, beaucoup ont payé de leur vie le prix de leur témoignage : des hordes de martyrs ont versé leur sang pour la seule raison d’être chrétien et d’avoir annoncer la Bonne Nouvelle de la Résurrection et la victoire du Christ. Et cet élan n’a jamais cessé jusqu’à aujourd’hui et ne cessera jamais.

L’homme contemporain demande sans arrêt des preuves visibles et tangibles de la Résurrection. Il n’est pas convaincu par le Tombeau vide, ni par le Linceul sacré, ni par ce qu’on rapporté les soldats.

Frères et sœurs, en fait, le premier miracle de la Résurrection, c’est le changement radical du cœur, comme en témoigne cette parole du centurion romain : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu » (Mc 15, 39).

C’est aussi ce qu’on appelle la conversion. Celle des soldats, mais aussi celle des disciples qui étaient réunis au Cénacle et qui avaient fermés toutes les portes par peur. La résurrection les a transformés et ils sont devenus témoins, témoins heureux de souffrir pour le Christ.

6 – Autour de nous dans les pays arabes, une jeunesse enthousiaste a secoué la poussière de ses pieds et d’une histoire obscure, misérable et totalitaire. Elle s’est armée de courage, cherchant une nouvelle vie faite de justice, de liberté et de dignité. C’est une nouvelle génération qui cherche la résurrection, et la réforme pour leur peuple. La forte volonté de ces jeunes et leur confiance dans un avenir meilleur, sont les seuls outils de ces changements.

Nous les aidons par nos prières, nos encouragements, nos conseils pour qu’ils s’arment de raison en restant fidèles à leur patrie et aux acquis de cette patrie.

Nous espérons chanter avec eux un jour notre Alléluia malgré le danger et les risques qui les menacent, qui nous menacent ainsi que les nombreux intéressés qui veulent cueillir les fruits de cette révolution sans y avoir pris part. Il n’empêche que désormais la réforme est indispensable.

Enterrons donc dans le tombeau du Christ nos inclinations mondaines, nos divisions religieuses, nos actes de violence, nos manques de foi et nos peurs. Nous vivrons ainsi une vie nouvelle, selon la « Nouvelle Evangélisation », accomplissant ainsi le souhait du Maître de sa Sainte Eglise dans l’esprit du Synode d’octobre prochain.

Nous devons nous « dépouiller du vieil homme (…) et revêtir l’Homme Nouveau qui a été crée selon Dieu, dans la justice et la sainteté de la vérité » (Ep 4, 22), créant le bon citoyen qui croit au bien, à la paix, et à « la vie en abondance » (Jn 10,10). Un citoyen qui vit et qui laisse vivre les gens.

De ce Tombeau sont sorties la Lumière et la Paix. Et aujourd’hui, ici, la Lumière et la Paix doivent jaillir de nouveau. Demandons au Seigneur de réaliser notre rêve, pour la Terre Sainte et pour le monde entier.

7 – Chers Frères et Sœurs, chers amis malades, âgés, prisonniers, A vous tous qui souffrez de l’injustice...

A vous chers fidèles qui sentez que le Vendredi Saint ne semble pas se terminer, à cause de la violence et de l’injustice…

A tous ceux qui ne peuvent pas vivre leur joie de Pâques…

A vous qui n’avez pas pu arriver jusqu’à ce Saint Sépulcre pour partager avec nous cette fête…

Pour vous, j’élève ma prière avec l’espoir que vous jouissiez de la Paix de la Résurrection. Que cette Paix emplisse votre cœur d’amour, de solidarité, par la force du Christ ressuscité qui veut nous ressusciter avec Lui (Col 2-3).

Le Seigneur est Ressuscité. Allez et annoncez cette Bonne Nouvelle au monde entier.

Oui Jésus est vraiment ressuscité. Amen. Alléluia.

+ Fouad Twal

Patriarche latin de Jérusalem

 

La pédagogie de Dieu, source et modèle de la pédagogie de la foi (6)

dominicanus #La vache qui rumine B 2012

144. La catéchèse, qui est donc une pédagogie en acte de la foi, ne peut pas, dans l'accomplissement de ses tâches, se laisser guider par des considérations idéologiques ou par des intérêts purement humains; elle ne confond pas l'action salvifique de Dieu, qui est pure grâce, avec l'agir pédagogique de l'homme; cependant, elle ne les oppose ni ne les sépare. C'est le dialogue que Dieu instaure amoureusement avec chaque personne qui devient son inspiration et sa norme; de ce dialogue, elle se fait l'« écho » inlassable, en recherchant continuellement le dialogue avec les personnes, selon les grandes indications données par le Magistère de l'Eglise. 

 

Des objectifs précis inspirent ses choix méthodologiques:

– promouvoir une synthèse progressive et cohérente de l'adhésion totale de l'homme à Dieu (fides qua) et des contenus du message chrétien (fides quae);

– développer toutes les dimensions de la foi de sorte qu'elle devienne une foi connue, célébrée, vécue, priée; 

– encourager la personne à s'abandonner « tout entière et librement » à Dieu: intelligence, volonté, cœur, mémoire;

– l'aider à discerner la vocation à laquelle le Seigneur l'appelle.

La catéchèse accomplit de la sorte une œuvre tout à la fois d'initiation, d'éducation et d'enseignement.

Les questions de bioéthique ignorées par les candidats à la présidence française ? (mis à jour)

dominicanus #actualités

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Les questions de bioéthique sont-elles ignorées ou mal traitées lors de la campagne présidentielle française ? Le mariage homosexuel, l’avortement, la fécondation in vitro, l’euthanasie sont des sujets qui font débat et qui clivent la société française et pourtant les différents candidats se sont peu exprimés sur les mesures qu’ils comptent prendre en cas de victoire. Les prises de position souvent caricaturales se résument à une bataille entre conquête de droits fondamentaux ou défense de principes moraux. Le dialogue semble impossible entre ces deux visions. Ces thématiques sont elles figées ou peuvent-elles évoluer ?

Retour sur la vision que les grandes familles politiques françaises en ont avec Xavier Lacroix, membre du Conseil National d'Ethique: >> RealAudioMP3  

Des propos recueillis par Olivier Tosseri (Radio Vatican)

 


Lire aussi :

 

 

 

Présidentielle - Le vrai héros des Intouchables interpelle les Français

 

Jé-sus Président ! A défaut, voici 4 candidats sur le grill

 

Pour mémoire :

>> La France, le triple A, la campagne présidentielle et la foi. Un peu d'histoire (1)

>> La France, le triple A, la campagne présidentielle et la foi. Un peu d'histoire (2)

 

Lectures et Homélies pour le 3e Dimanche de Pâques Année B

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012

La pédagogie de Dieu, source et modèle de la pédagogie de la foi (5)

dominicanus #La vache qui rumine B 2012

143. La catéchèse, en tant que communication de la révélation divine, s'inspire radicalement de la pédagogie de Dieu telle qu'elle se déploie dans le Christ et dans l'Eglise; elle en accueille les traits constitutifs, et, guidée par l'Esprit Saint, elle en réalise une sage synthèse, favorisant ainsi une véritable expérience de foi, une rencontre filiale avec Dieu. De cette façon la catéchèse:

– est une pédagogie qui s'insère et se met au service du « dialogue du salut » entre Dieu et la personne, en soulignant comme il se doit la destination universelle de ce salut; en ce qui concerne Dieu, elle souligne l'initiative divine, sa motivation d'amour, sa gratuité, son respect de la liberté; en ce qui concerne l'homme, elle met en évidence la dignité du don reçu et l'exigence de croître continuellement dans ce don;

– elle accepte le principe du caractère progressif de la Révélation, la transcendance et le caractère mystérieux de la parole de Dieu, ainsi que sa capacité d'adaptation aux différentes personnes et cultures;

– elle reconnaît la place centrale de Jésus-Christ, parole de Dieu faite homme; cette centralité fait de la catéchèse une « pédagogie de l'Incarnation »; c'est pourquoi l'Evangile est toujours à proposer pour la vie et dans la vie des personnes;

– elle valorise l'expérience communautaire de la foi, propre au Peuple de Dieu, à l'Eglise;

– elle s'enracine dans la relation interpersonnelle et fait sien le processus du dialogue;

– elle se fait pédagogie de signes, où se mêlent événements et paroles, enseignement et expérience; 

– l'amour de Dieu étant la raison ultime de sa révélation, la catéchèse puise dans cet amour divin intarissable qu'est l'Esprit Saint, sa force de vérité et son engagement constant pour en témoigner. 

La catéchèse se présente ainsi comme un processus, un itinéraire, une marche à la suite du Christ de l'Evangile, dans l'Esprit, vers le Père, entreprise pour atteindre la maturité de la foi « selon la mesure du don du Christ » (Ep 4,7) et les possibilités et les besoins de chacun.

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