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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Congrégation pour le Clergé, Lettre aux Prêtres 2012

dominicanus #Porta fidei

 

pretres

 

Chers Prêtres,

En la prochaine solennité du Sacré-Coeur de Jésus (le 15 juin 2012), nous célébrerons comme d'habitude la « Journée mondiale de prière pour la sanctification du Clergé ».

L'expression de l’Ecriture : « Car la volonté de Dieu, c’est votre sanctification ! » (1Th 4,3), s’adresse à tous les chrétiens, mais elle nous concerne particulièrement nous les prêtres, qui avons accueilli non seulement l'invitation à « nous sanctifier », mais aussi celle à devenir des « ministres de sanctification » pour nos frères.

Cette « volonté de Dieu », dans notre cas, s’est en quelque sorte re doublée et multipliée à l'infini, nous pouvons et nous devons lui obéir en chaque action ministérielle que nous accomplissons.

Tel est notre magnifique destin : nous ne pouvons pas nous sanctifier sans travailler à la sainteté de nos frères, et nous ne pouvons pas travailler à la sainteté de nos frères sans avoir d'abord travaillé et sans travailler encore à notre propre sainteté.

En introduisant l'Église dans le nouveau millénaire, le Bienheureux Jean-Paul II nous rappelait la normalité de cet « idéal de perfection », qui doit être proposé dès le début à tout le monde : « Demander à un catéchumène : ‘Voulez-vous recevoir le Baptême ?’ signifie lui demander en même temps : ‘Voulez-vous devenir saint ?’ »1.


Certes, le jour de notre Ordination Sacerdotale, cette même question baptismale a résonné de nouveau en notre coeur, en demandant toujours notre réponse personnelle ; mais elle nous a été aussi confiée, pour que nous sachions l'adresser à nos fidèles, en en gardant la beauté et la valeur. 

 Cette persuasion n'est pas contredite par la conscience de nos défaillances personnelles, ni même pas les fautes de certains qui ont parfois déshonoré le sacerdoce aux yeux du monde.

À dix ans de distance - en considérant l’aggravation ultérieure des nouvelles diffuses - nous devons faire résonner encore dans notre coeur, avec plus de force et d’urgence, les paroles que Jean-Paul II nous a adressées le Jeudi Saint 2002 :

« A cet instant en outre, en tant que prêtres, nous sommes personnellement ébranlés en profondeur par les péchés de certains de nos frères qui ont trahi la grâce reçue avec l'Ordination, en cédant jusqu’aux pires manifestations du mysterium iniquitatis à l’œuvre dans le monde. C’est ainsi que surgissent de graves scandales, avec la conséquence de jeter une lourde ombre de suspect sur tous les autres prêtres méritants, qui accomplissent leur ministère avec honnêteté et cohérence, et parfois avec une charité héroïque. Pendant que l'Église exprime sa sollicitude pour les victimes et s’efforce de répondre selon la vérité et la justice à chaque situation pénible, nous tous - conscients de la humaine faiblesse, mais confiants en la puissance de guérison de la grâce divine – nous sommes appelés à embrasser le « mysterium Crucis » et à nous engager plus avant dans la recherche de la saintetéNous devons prier Dieu pour que dans sa providence, il suscite dans les coeurs une généreuse relance des idéaux de totale donation au Christ qui sont à la de base du ministère sacerdotal »2.

Comme ministres de la miséricorde de Dieu, nous savons donc que la recherche de la sainteté peut toujours reprendre, à partir du repentir et du pardon. Mais comme prêtres, nous ressentons aussi le besoin de le demander au nom de tous les prêtres et pour tous les prêtres3.

Notre confiance est ultérieurement renforcée par l'invitation que l'Église même nous adresse: franchir de nouveau la Porta fidei, en accompagnant tous nos fidèles.

Nous savons que c’est le titre de la Lettre Apostolique par laquelle le Saint Père Benoît XVI a convoqué l'Année de la Foi à partir du 12 octobre prochain.

Une réflexion sur les circonstances de cette invitation peut nous aider. 

 Elle se situe dans le cadre du cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile Oecuménique Vatican II (11 octobre 1962), et du vingtième anniversaire de la publication du Catéchisme de l'Eglise Catholique (11 octobre 1992). En outre, pour le mois d'octobre 2012, a été convoquée l'Assemblée Générale du Synode des Évêques, sur le thème de La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne.

Il nous sera donc demandé de travailler en profondeur chacun de ces « chapitres » :

- le Concile Vatican II, pour qu’il soit à nouveau accueilli comme « la grande grâce dont l'Église a bénéficié au XXe siècle » : « Une boussole sûre pour nous orienter dans le chemin du siècle qui s'ouvre », « une grande force pour le renouvellement toujours nécessaire de l'Église »4;

- le Catéchisme de l'Eglise Catholique, pour qu’il soit vraiment accueilli et utilisé « comme un instrument valide et légitime au service de la communion ecclésiale et comme une norme sûre pour l'enseignement de la foi »5;

- la préparation du prochain Synode des Évêques, pour qu’il soit vraiment « une occasion propice d’introduire tout l’ensemble de l’Eglise à un temps particulier de réflexion et de redécouverte de la foi »6.

Pour l'instant - comme introduction à tout ce travail - nous pouvons brièvement méditer cette indication du Pontife, vers laquelle tout converge : « C’est l'amour du Christ qui comble nos coeurs et nous pousse à évangéliser.

Aujourd'hui comme autrefois, il nous envoie sur les routes du monde pour proclamer son Évangile à tous les peuples de  la terre (cfr. Mt 28,19). Par son amour, Jésus-Christ attire à lui les hommes de chaque génération : à chaque époque Il convoque l'Église en lui confiant l'annonce de l'Évangile, avec un mandat qui est toujours nouveau. C’est pourquoi de nos jours également il faut un engagement ecclésial plus convaincu en faveur d'une nouvelle évangélisation, pour redécouvrir la joie de croire et retrouver l'enthousiasme dans la communication de la foi »7.

« Tous les hommes de chaque génération », « tous les peuples de la terre », « nouvelle évangélisation » : devant cet horizon tellement universel, c’est surtout nous les prêtres qui devons nous demander comment et où ces affirmations peuvent se relier et prendre de la consistance.

Nous pouvons alors commencer en rappelant comment déjà le Catéchisme de l'Eglise Catholique s'ouvre en embrassant un horizon universel, reconnaissant que « L'homme est ‘capable’ de Dieu »8; mais il l'a fait en choisissant - comme première citation - ce texte du Concile Oecuménique Vatican II : « La raison la plus haute (« eximia ratio ») de la dignité humaine consiste dans la vocation de l'homme à la communion avec Dieu. L'homme est invité au colloque avec Dieu dès son origine : car il n'existe que parce que, créé par Dieu à partir de Son amour (« ex amore »), c’est toujours du sein de l’amour (« ex amore ») qu’il est conservé ; et il ne vit pleinement selon la vérité que s'il reconnaît librement cet amour et s’abandonne à son Créateur. Pourtant, beaucoup de nos contemporains ne perçoivent pas du tout, ou même rejettent explicitement cette conjonction intime et vitale avec Dieu » (« hanc intimam ac vitalem coniunctionem cum Deo »)9.

Comment oublier qu’avec un tel texte - dans la richesse même des formulations choisies - les Pères conciliaires entendaient s'adresser directement aux athées, en affirmant l'immense dignité de la vocation dont ils s’étaient éloignés déjà en tant qu'hommes ? Et ils le faisaient avec les mêmes paroles qui servent à décrire l'expérience chrétienne, au sommet de son intensité mystique !

La Lettre Apostolique Porta Fidei commence elle aussi en affirmant que cette expérience « introduit à la vie de communion avec Dieu », ce qui signifie qu'elle nous permet de nous plonger directement dans le mystère central de la foi que nous devons professer : « Professer la foi en la Trinité - Père, Fils et Esprit Saint - équivaut à croire en un seul Dieu qui est Amour » (Ivi. n. 1).

Tout ceci doit résonner particulièrement dans notre coeur et dans notre intelligence, pour nous rendre conscients de ce qui est aujourd'hui le plus grand drame de notre époque.

Les nations déjà christianisées ne sont plus tentées de céder à un athéisme générique (comme dans le passé), mais elles risquent d'être victimes de cet athéisme particulier qui provient de l’oubli de la beauté et de la chaleur de la Révélation Trinitaire.

Aujourd'hui ce sont surtout les prêtres, dans leur adoration quotidienne et leur ministère quotidien, qui doivent tout reconduire à la Communion Trinitaire : ce n’est qu’à partir d'elle et en se plongeant en elle que les fidèles peuvent découvrir vraiment le visage du Fils de Dieu et sa contemporanéité, et qu’ils peuvent vraiment rejoindre le coeur de chaque homme et la patrie à laquelle tous sont appelés. Ainsi seulement, les prêtres que nous sommes peuvent proposer de nouveau aux hommes d'aujourd'hui la dignité d'être une personne, le sens des relations humaines et de la vie sociale, et le but de toute la création.

« Croire en un seul Dieu qui est Amour » : aucune nouvelle évangélisation ne sera vraiment possible si nous chrétiens ne sommes pas en mesure d'étonner et d’émouvoir à nouveau le monde, par l'annonce de la Nature d'Amour de notre Dieu, dans les Trois Personnes Divines qui l'expriment et qui nous impliquent dans leur propre vie. 

 Le monde d'aujourd'hui, avec ses déchirures toujours plus douloureuses et préoccupantes, a besoin de Dieu-Trinité, et la tâche de l'Église  est de l'annoncer. 

 L'Église, pour s'acquitter de cette tâche, doit rester indissolublement enlacée avec le Christ, et ne jamais se laisser séparer de lui : elle a besoin de Saints qui habitent « dans le coeur de Jésus » et qui soient des témoins heureux de l'Amour Trinitaire de Dieu. 

 Et les Prêtres, pour servir l'Église et le Monde, ont besoin d'être Saints !

 

Du Vatican, le 26 Mars 2012

Solennité de l'Annonciation de la Très Sainte Vierge Marie

Mauro Card. Piacenza

Préfet

Celso Morga Iruzubieta

Archev. tit. d’Alba Maritime

Secrétaire

 


1. Lettre Apostolique Novo millennio ineunte, n. 31.

 

2. JEAN-PAUL II, Lettre aux prêtres pour le jeudi saint de l'année 2002

3. CONGREGATION POUR LE CLERGE, Le prêtre ministre de la Miséricorde Divine. Subside pour Confesseurs et Directeurs spirituels, 9 Mars 2011, 14-18 ; 74-76 ; 110-116 (Le prêtre comme pénitent et disciple spirituel).

4. Cfr Porta fidei, n.5.

5. Cfr. Ivi, n. 11.

6. Ivi, n. 5

 

7. Ivi, n. 7.

8. Première section. Chapitre I.

9. Gaudium et Spes, n. 19 ; cfr. Catéchisme de l'Eglise Catholique n. 27.


LECTURES ET TEXTES

pour d’éventuels approfondissements ou célébrations

 

LECTURES BIBLIQUES


De l'Evangile de Jean, 15, 14 - 17

De l'Evangile de Luc, 22, 14 - 27

De l'Evangile de Jean, 20, 19 - 23

De la Lettre aux Hébreux, 5, 1 - 10

 

LECTURES PATRISTIQUES


S. JEAN CHRYSOSTOME, Le sacerdoce, III, 4-5 ; 6.

ORIGENE, Homélies sur le Lévitique, 7, 5.

 

 

LECTURES DU MAGISTÈRE


Gaudium et Spes, n. 19 et Catéchisme de l'Eglise Catholique, n. 27.

JEAN-PAUL II, Lettre aux Prêtres pour le Jeudi Saint, 2001.

Benoît XVI, Homélie du Jeudi Saint, 13 avril 2006.

 

 

LECTURES d'ÉCRITS des SAINTS


SAINT GREGOIRE LE GRAND, Dialogues, 4, 59.

SAINTE CATHERINE DE SIENNE, Le Dialogue de la divine Providence, c. 116 ; cfr. Ps 104, 15.

SAINTE THERESE DE LISIEUX, Ms A 56r ; LT 108 ; LT 122 ; LT 101 ; Pr n. 8.

BIENHEUREUX CHARLES DE FOUCAULD, Ecrits Spirituels, pp. 69-70.

SAINTE THERESE BENEDICTE DE LA CROIX (EDITH STEIN), WS, 23.

 

 

PRIÈRE POUR LA SAINTE EGLISE

ET POUR LES PRÊTRES


Oh mon Jésus, je te prie pour toute l'Église,

accorde-lui l'amour et la lumière de ton Esprit,

donne vigueur aux paroles des prêtres,

de sorte que les coeurs endurcis

s'attendrissent et reviennent à toi, Seigneur.

Oh Seigneur, donne-nous de saints prêtres ;

conserve les toi-même dans la sainteté.

Oh Divin et Souverain Prêtre,

que la puissance de ta miséricorde

les accompagne partout et les défende

des embûches et des lacets que le diable

tend continuellement aux âmes des prêtres.

Que la puissance de ta miséricorde,

oh Seigneur, brise et anéantisse

tout ce qui peut obscurcir la sainteté des prêtres,

puisque tu peux tout.

Mon Jésus très aimé,

je te prie pour le triomphe de l'Église,

pour que tu bénisses le Saint Père et tout le clergé ;

pour obtenir la grâce de la conversion

des pécheurs endurcis dans le péché ;

pour une bénédiction et une lumière spéciales,

je t'en prie, Jésus, pour les prêtres

auprès de qui je me confesserai au cours de la vie.

(Sainte Faustine Kowalska)


 

EXAMEN DE CONSCIENCE POUR LES PRETRES


1.  « Pour eux je me consacre moi-même, pour qu’ils soient eux aussi consacrés d ans la vérité » (Jn 17,19)

Est-ce que j’envisage sérieusement la sainteté dans mon sacerdoce ? Suis je convaincu que la fécondité de mon ministère sacerdotal vient de Dieu et que, avec la grâce du Saint Esprit, je dois m’identifier au Christ et donner ma vie pour le salut du monde ?

2. « Ceci est mon corps » (Mt 26,26)

Le Saint Sacrifice de la Messe est-il le centre de ma vie intérieure ? Est-ce que je me prépare bien, est-ce que je célèbre avec dévotion et après, est-ce que je me recueille pour rendre grâce? La Messe constitue-t-elle le point de référence habituelle dans ma journée pour louer Dieu, le remercier de ses bienfaits, recourir à sa bienveillance et réparer pour mes péchés et pour ceux de tous les hommes ?

3. « Le zèle pour ta maison me dévore » (Jn 2,17)

Est-ce que je célèbre la Messe selon les rites et les règles établies, avec une motivation authentique, avec les livres liturgiques approuvés ? Suis-je attentif  aux saintes espèces conservées dans le tabernacle, en les renouvelant périodiquement ? Quel est mon soin des vases sacrés ? Est -ce que je porte avec dignité tous les vêtements sacrés prescrits par l’Église, en tenant compte du fait que j’agis in persona Christi Capitis?

4. « Demeurez dans mon amour » (Jn 15,9)

Est-ce que je trouve de la joie à rester devant Jésus-Christ présent au Très Saint Sacrement, ou dans ma méditation et mon adoration silencieuse ? Suis-je fidèle à la visite quotidienne au Très Saint Sacrement ? Mon trésor est-il dans le Tabernacle ?

5. « Explique-nous la parabole » (Mt 13,36)

Est-ce que je fais tous les jours ma méditation avec attention, en cherchant à dépasser toute sorte de distraction qui me séparerait de Dieu, en cherchant la lumière du Seigneur que je sers? Est -ce que je médite assidûment la Sainte Écriture ? Est-ce que je récite avec attention mes prières habituelles ?

6. Il faut « prier sans cesse, sans se lasser » (Lc 18,1)

Est-ce que je célèbre quotidiennement la Liturgie des Heures intégralement, dignement, attentivement et avec dévotion? Suis-je fidèle à mon engagement envers le Christ en cette dimension importante de mon ministère, en priant au nom de toute l’Église ?

7. « Viens et suis-moi » (Mt 19,21)

Notre Seigneur Jésus-Christ est-il le vrai amour de ma vie ? Est-ce que j’observe avec joie l’engagement de mon amour envers Dieu dans la continence du célibat ? Me suis -je arrêté consciemment sur des pensées, des désirs ou ai-je commis des actes impurs? Ai-je tenu des conversations inconvenantes ? Me suis-je mis dans l’occasion prochaine de pécher contre la chasteté ? Ai-je gardé mon regard ? Ai-je été prudent dans la manière de traiter avec les diverses catégories de personnes ? Ma vie témoigne-t-elle, pour les fidèles, que la pureté est quelque chose de possible, de fécond et d’heureux ?

8.  « Qui es-Tu ? » (Jn 1,20)

Dans ma conduite habituelle, est-ce que je trouve des éléments de faiblesse, de paresse, de lassitude ? Mes conversations sont-elles conformes au sens humain et surnaturel qu’un prêtre doit avoir ? Suis -je attentif à faire en sorte que dans ma vie ne s’introduisent pas des a spects superficiels ou frivoles ? Dans toutes mes actions suis-je cohérent avec ma condition de prêtre?

9.  « Le Fils de l’homme n’a pas où poser la tête » (Mt 8,20)

Est-ce que j’aime la pauvreté chrétienne ? Est -ce que je repose mon cœur en Dieu et suis-je détaché, intérieurement, de tout le reste ? Suis-je disposé à renoncer, pour mieux servir Dieu, à mes commodités actuelles, à mes projets personnels, à mes affections légitimes? Est -ce que je possède des choses superflues, ai-je fait des frais inutiles ou est-ce que je me laisse prendre par l’anxiété des biens de consommation? Est -ce que je fais mon possible pour vivre les instants de repos et de congé en présence de Dieu, en me rappelant que je suis prêtre toujours et partout, même en ces instants?

10.  « Tu as tenu cachées ces choses aux savants et aux intelligents et tu les as révélées aux petits  » (Mt 11,25)

Y a-t-il dans ma vie des péchés d’orgueil : des difficultés intérieures, des susceptibilités, de l’irritation , de la résistance à pardonner, une tendance au découragement, etc.? Est -ce que je demande à Dieu la vertu de l’humilité ?

11.  « Et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau  » (Jn 19,34)

Ai-je la conviction que, en agissant « dans la personne du Christ »,  je suis directement impliqué dans le Corps même du Christ, l’Église ? Puis-je dire sincèrement que j’aime l’Église et que je sers avec joie sa croissance, ses causes, chacun de ses membres, toute l’humanité ?

12.  « Tu es Pierre » (Mt 16,18)

Nihil sine Episcopo – rien sans l’Évêque – disait Saint Ignace d’Antioche : ces paroles sont-elles à la base de mon ministère sacerdotal ? Ai-je reçu docilement des commandements, des conseils ou des corrections de mon Ordinaire ? Est-ce que je prie spécialement pour le Saint-Père, en pleine union avec ses enseignements et ses intentions ?

13. « Aimez-vous les uns les autres » (Jn 13,34)

Me suis-je comporté avec mes frères prêtres avec une charité empressée ou, au contraire, me suis-je désintéressé d’eux par égoïsme, apathie ou insouciance ? Ai-je critiqué mes frères dans le sacerdoce ? Ai-je été auprès de ceux qui souffrent physiquement ou moralement ? Est -ce que je vis la fraternité pour que personne ne soit seul ? Est-ce que je traite tous mes frères prêtres et aussi  les fidèles laïcs avec la même charité et la même patience que le Christ ?

14.  « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14,6)

Est-ce que je connais en profondeur les enseignements de l’Église ? Est ce que je les assimile et les transmets fidèlement ? Suis-je conscient du fait qu’enseigner ce qui ne correspond pas au Magistère, tant solennel qu’ordinaire, constitue un grave abus, qui comporte des do mmages pour les âmes ?

15. « Va et dorénavant ne pèche plus » (Jn 8,11)

L’annonce de la Parole de Dieu conduit les fidèles aux sacrements. Est-ce que je me confesse régulièrement et fréquemment, conformément à mon état et aux choses saintes que je traite? Est -ce que je célèbre avec générosité le Sacrement de la Réconciliation ? Suis-je largement disponible à la direction spirituelle des fidèles en y dédiant un temps particulier ? Est-ce que je prépare avec soin la prédication et la catéchèse ? Est-ce que je prêche avec zèle et amour de Dieu ?

16. « Il appela à lui ceux qu’il voulut et ils vinrent à lui  » (Mc 3,13)

Suis-je attentif à percevoir les germes de vocation au sacerdoce et à la vie consacrée ? Est ce que je me préoccupe de répandre parmi tous les fidèles une plus grande conscience de l’appel universel à la sainteté ? Est-ce que je demande aux fidèles de prier pour les vocations et pour la sanctification du clergé ?

17. « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir  » (Mt 20,28)

Ai-je cherché à me donner aux autres dans le quotidien, en servant évangéliquement ? Est-ce que je manifeste la charité du Seigneur même à travers les œuvres ? Vois-je dans la Croix la présence de Jésus-Christ et le triomphe de l’amour ? Est-ce que mon quotidien est caractérisé par l’esprit de service ? Est-ce que je considère que l’exercice de l’autorité liée à mon office est aussi une forme indispensable de service ?

18.  « J’ai soif » (Jn 19,28)

Ai-je prié et me suis-je sacrifié vraiment et avec générosité pour les âmes que Dieu m’a confiées? Est -ce que j’accomplis mes devoirs pastoraux ? Ai-je de la sollicitude aussi pour les âmes des fidèles défunts ?

19.  « Voici ton fils ! Voici ta mère ! » (Jn 19,26-27)

Fais-je recours, plein d’espérance, à la Sainte Vierge, la Mère des prêtres, pour aimer et faire aimer davantage son Fils Jésus ? Est-ce que je cultive la piété mariale ? Est-ce que je réserve un temps tous les jours pour le Saint Rosaire ? Est-ce que j’ai recours à Sa maternelle intercession dans la lutte contre le démon, la concupiscence et l’esprit du monde?

20. « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (Lc 23.44)

Suis-je prompt pour assister et administrer les sacrements aux moribonds? Est -ce que je considère dans ma méditation personnelle, dans ma catéchèse et ma prédication ordinaire la doctrine de l’Église sur les fins dernières? Est-ce que je demande la grâce de la persévérance finale et invite les fidèles à en faire autant ? Est-ce que j’offre fréquemment, et avec dévotion, les suffrages pour les âmes des défunts ?

Conférence des Evêques de France, Elections 2012: Eléments de discernement - Handicap

dominicanus #actualités

 

Handicap
Nos sociétés modernes s'honorent d'un renouvellement du regard sur les personnes handicapées. Elles savent leur permettre de trouver leur place dans la vie sociale. Les chrétiens y reconnaissent volontiers un écho de l'attitude du Christ rencontrant et réconfortant des personnes malades ou atteintes de handicap (Marc 1, 40 ; Luc 5, 17...). Ce souci doit donc être encouragé. Mais le dépistage prénatal systématique qui risque de déboucher sur l'élimination des personnes porteuses de certains handicaps remet en cause en son fondement même la solidarité envers le plus faible qui doit animer la société. 

Benoît XVI, Homélie pour le dimanche de prière pour les vocations

dominicanus

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Vénérés Frères,

Chers ordinands,

Chers frères et sœurs,

La tradition romaine de célébrer les ordinations sacerdotales en ce quatrième dimanche de Pâques, le dimanche du « Bon Pasteur », possède une grande richesse de signification, liée à la convergence entre la Parole de Dieu, le rite liturgique et le temps pascal dans lequel il se situe. En particulier, la figure du pasteur, si importante dans l’Ecriture sainte, et naturellement majeure pour la définition du prêtre, acquiert sa pleine vérité et clarté sur le visage du Christ, dans la lumière du mystère de sa mort et de sa résurrection. Vous aussi, chers ordinands, vous pourrez puiser dans cette richesse tous les jours de votre vie, et ainsi votre sacerdoce sera continuellement renouvelé.

Cette année, le passage de l’Evangile est le chapitre 10 de saint Jean qui est central et qui commence justement avec cette affirmation de Jésus : « Je suis le Bon Pasteur », suivie immédiatement par sa caractéristique fondamentale : « le vrai berger donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11). Voilà que nous sommes immédiatement conduits au centre, au sommet de la révélation de Dieu comme pasteur de son peuple ; ce centre et sommet, c’est Jésus, Jésus qui, précisément, meurt sur la croix et ressuscite du tombeau le troisième jour, qui ressuscite avec toute son humanité, et ainsi nous implique, implique tout homme, dans son passage de la mort à la vie. Cet événement – la Pâque du Christ – dans lequel se réalise pleinement et définitivement l’œuvre pastorale de Dieu, est un événement sacrificiel : par conséquent, le bon pasteur et le grand prêtre coïncident dans la personne de Jésus qui a donné sa vie pour nous.

Mais observons brièvement aussi les deux premières lectures et le psaume responsorial (Ps 118). Le passage des Actes des apôtres (4, 8-12) nous présente le témoignage de saint Pierre devant les chefs du peuple et les anciens de Jérusalem, après la prodigieuse guérison de l’homme impotent. Pierre affirme avec une grande hardiesse que « Jésus est la pierre, qui a été rejetée par vous, les bâtisseurs, et qui est devenue la pierre d’angle » ; et il ajoute : « Car il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (vv.11-12). L’apôtre interprète ensuite, à la lumière du mystère pascal du Christ, le psaume 118, dans lequel celui qui prie rend grâce à Dieu qui a répondu à son appel à l’aide et qui l’a sauvé. Ce psaume dit en effet : « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ; c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux » (Ps 118, 22-23). Jésus a vécu justement cette expérience d’être rejeté par les chefs de son peuple et réhabilité par Dieu, placé comme fondation d’un nouveau temple, d’un nouveau peuple qui louera le Seigneur et produira des fruits de justice (cf. Mt 21, 42-43). La première lecture et le psaume responsorial, qui est ce même psaume 118, rappellent fortement le contexte pascal et, par cette image de la pierre rejetée et réhabilitée, tournent notre regard vers Jésus mort et ressuscité.

La seconde lecture, tirée de la Première lettre de Jean (1 Jn 3, 1-2) nous parle, elle, du fruit de la Pâque du Christ : nous sommes devenus fils de Dieu. Dans les paroles de Jean, on sent tout l’étonnement devant ce don : non seulement nous sommes appelés fils de Dieu, mais « nous le sommes » (v. 1).  En effet, la condition filiale de l’homme est le fruit de l’œuvre salvifique de Jésus : par son incarnation, sa mort et sa résurrection, et avec le don de l’Esprit-Saint, il a inséré l’homme dans une relation nouvelle avec Dieu, celle qu’il a avec le Père. C’est pourquoi Jésus ressuscité dit : « Je monte vers mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu » (Jn 20, 17). C’est une relation déjà pleinement réelle, mais qui n’est pas encore pleinement manifestée : elle le sera à la fin, quand – si Dieu le veut – nous pourrons voir son visage sans voile (cf. 1 Jn 3, 2).

Chers ordinands, c’est là que veut nous conduire le bon pasteur ! C’est là que le prêtre est appelé à conduire les fidèles qui lui sont confiés : à la vie véritable, la vie « en abondance » (Jn 10, 10). Revenons donc à l’évangile, et à la parabole du pasteur. « Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11). Jésus insiste sur cette caractéristique essentielle du vrai pasteur qu’il est : « donner sa vie ». Il le répète trois fois et, à la fin, il conclut en disant : « c’est pour cela que le Père m’aime, parce que je donne ma vie, pour la reprendre. Personne ne me l’enlève ; mais je la donne de moi-même. J’ai pouvoir de la donner et j’ai pouvoir de la reprendre ; tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père » (Jn, 10, 17-18). Voici clairement le trait qui qualifie le pasteur tel que Jésus, le premier, l’interprète selon la volonté du Père qui l’a envoyé. La figure biblique du roi-pasteur, qui comprend principalement le devoir de gouverner le peuple de Dieu, de le garder uni et de le guider, toute cette fonction royale se réalise pleinement en Jésus-Christ dans la dimension sacrificielle, dans l’offrande de sa vie. Elle se réalise, en un mot, dans le mystère de la Croix, c’est-à-dire dans l’acte suprême d’humilité et d’amour oblatif. D’après le moine Théodore le Studite, « C'est par la croix que nous avons été ramenés comme les brebis du Christ, et que nous sommes rassemblés dans la bergerie d'en-haut » (Discours sur l’adoration de la croix).

C’est dans cette perspective que s’orientent les formules du rite de l’ordination des prêtres, que nous célébrons maintenant. Par exemple, parmi les questions qui concernent les « engagements des élus », la dernière, qui a un caractère culminant et, en quelque sorte, synthétique, est exprimée ainsi : « Voulez-vous, de jour en jour, vous unir davantage au souverain prêtre Jésus-Christ qui s’est offert pour nous à son Père, et avec lui vous consacrer à  Dieu pour le salut des hommes ? ». En effet, le prêtre est celui qui est inséré de manière singulière dans le mystère du sacrifice du Christ, par une union personnelle avec lui, pour prolonger sa mission salvifique. Cette union, qui se réalise grâce au sacrement de l’Ordre, doit devenir « toujours plus étroite » par la généreuse correspondance du prêtre lui-même. C’est pourquoi, chers Ordinands, vous allez bientôt répondre à cette question en disant : « Oui, je le veux, avec la grâce de Dieu ». Ensuite, dans les rites explicatifs, au moment de l’onction chrismale, le célébrant dit : « Que le Seigneur Jésus Christ, lui que le Père a consacré par l'Esprit Saint et rempli de puissance, vous fortifie pour sanctifier le peuple chrétien et pour offrir à Dieu le sacrifice eucharistique ». Puis, au moment de la présentation du pain et du vin : « Recevez l'offrande du peuple saint pour la présenter à Dieu. Prenez conscience de ce que vous ferez, vivez ce que vous accomplirez, et conformez-vous au mystère de la croix du Seigneur ». Il apparaît avec force que, pour le prêtre, célébrer la messe chaque jour ne signifie pas remplir une fonction rituelle, mais accomplir une mission qui implique entièrement et profondément l’existence, en communion avec le Christ ressuscité qui, dans son Eglise, continue de réaliser le sacrifice rédempteur.

Cette dimension eucharistique-sacrificielle est inséparable de la dimension pastorale et constitue le nœud de sa vérité et de sa force salvifique, dont dépend l’efficacité de toute activité. Naturellement, nous ne parlons pas de l’efficacité seulement sur le plan psychologique ou social, mais de la fécondité vitale de la présence de Dieu au niveau humain profond. La prédication elle-même, les œuvres, les gestes de toutes sortes que l’Eglise accomplit avec ses multiples initiatives, perdraient leur fécondité salvifique si la célébration du sacrifice du Christ diminuait. Et celle-ci est confiée aux prêtres ordonnés. En effet, le prêtre est appelé à vivre en lui-même ce que Jésus a expérimenté en premier, c’est-à-dire se donner pleinement à la prédication et à la guérison de l’homme de tout mal du corps et de l’esprit et, à la fin, tout réassumer dans le geste suprême du « don de sa propre vie » pour les hommes ; ce geste trouve son expression sacramentelle dans l’Eucharistie, mémorial perpétuel de la Pâque de Jésus. C’est seulement à travers cette « porte » du sacrifice pascal que les hommes et les femmes de tous les temps et de partout peuvent entrer dans la vie éternelle ; c’est à travers cette « voie sacrée » qu’ils peuvent accomplir l’exode qui les conduit à la « terre promise » de la véritable liberté, aux « prés d’herbe fraîche » de la paix et de la joie sans fin (cf. Jn 10, 7-9 ; Ps 77, 14. 20-21 ; Ps 23, 2).

Chers ordinands, que cette Parole de Dieu illumine toute votre vie. Et quand le poids de la croix se fera plus lourd, sachez que c’est là l’heure la plus précieuse, pour vous et pour les personnes qui vous sont confiées : en renouvelant avec foi et amour votre « oui, je le veux, avec la grâce de Dieu », vous coopérerez avec le Christ, grand prêtre et Bon Pasteur, en faisant paître ses brebis – peut-être uniquement celle qui était perdue, mais pour laquelle il y a une grande joie dans le Ciel ! Que la Vierge Marie, Salus Populi Romani (Salut du Peuple romain, ndlr), veille toujours sur chacun de vous et sur votre chemin ! 

© Libreria Editrice Vaticana

Traduction de ZENIT

Conférence des Evêques de France, Elections 2012: Eléments de discernement - Coopération internationale et immigration

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Coopération internationale et immigration
Le bien commun implique la paix entre personnes et entre nations. Il proscrit l'usage de la force entre les États, sauf dans les situations extrêmes où toute autre solution est impossible. Il appelle un partage des richesses et le développement des actions de coopération. Il passe par des institutions internationales dont le fonctionnement et les actions servent efficacement la dignité des personnes et des peuples. 
L'Église reconnaît à tout homme le droit d'émigrer pour améliorer sa situation, même s'il est regrettable que tous ne puissent pas survivre dans leurs pays. 
Mais dans un monde aussi organisé que le nôtre, une régulation des migrations est nécessaire. Elle ne peut pas se réduire à une fermeture protectrice des frontières. Elle doit permettre d'accueillir au mieux ceux qui se présentent, avec respect et sérieux, et en leur offrant une vraie possibilité d'intégration. 

La Conférence des évêques publie 'Les rassemblements dominicaux - Pistes pour un discernement'

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La Conférence des évêques publie Les rassemblements dominicaux - Pistes pour un discernement, un ensemble de fiches destinées aux responsables diocésains et paroissiaux pour réfléchir sur le sens à donner au rassemblement dominical. 

Mgr Jean-Christophe Lagleize, évêque de Valence et président du groupe de travail, détaille l'ambition de ce document :

Réfléchir sur nos rencontres dominicales


Conférence des Evêques de France, Elections 2012: Eléments de discernement - Economie et justice

dominicanus #actualités

 

Economie et justice
Le travail demeure une nécessité fondamentale pour la structuration de la personne. C'est pourquoi l'objectif de toute politique économique doit être d'offrir à tous ceux qui se présentent, et en particulier aux jeunes, une perspective de travail et une véritable préparation à l'emploi. Une politique économique qui se résoudrait au maintien dans la dépendance vis-à-vis de l'État serait contraire à cet impératif. Les autorités publiques doivent créer les conditions d'une plus grande justice dans la vie économique en veillant à l'équité des salaires, des prix et des échanges. L'équilibre de la société exige la correction des écarts disproportionnés de richesse. 

Mais la société ne se limite pas aux échanges économiques. La gratuité qui est à l'œuvre dans la vie associative et culturelle est une des conditions de sa vitalité. L'État doit encourager et faciliter les citoyens à s'engager financièrement et personnellement dans des associations de tous ordres qui renforcent le tissu social. 

Pro multis, au cœur du mystère eucharistique. L'éclairage du Père Lombardi

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Après Pâques, Benoît XVI avait pris quelques jours de repos à la résidence pontificale de Castelgandolfo, près de Rome. Il en a profité pour écrire dans sa propre langue, l’Allemand, une longue lettre aux évêques allemands (qui l’ont publiée quelques jours plus tard), pour les inviter à modifier la traduction du « pro multis » de la prière eucharistique. Il s’agit de la traduction postconciliaire de la formule de consécration du vin au cours de la messe. Le « pro multis » latin (« pour beaucoup ») a été traduit en langue vernaculaire par « pour tous ». 

 
Un ajustement avait été demandé au début de ce pontificat par la Congrégation pour le Culte divin, mais il n’avait pas eu un vaste écho, les avis étant partagés dans l’Eglise à ce propos. L’épiscopat hongrois a été le premier en 2009, à appliquer les retouches demandées. Les Chiliens, les Argentins, les anglophones ont suivi. Les francophones ne sont pas concernés car ils ont adopté après le Concile une formulation plus proche du texte latin «Pour vous et pour la multitude ».

En vue de la parution prochaine d’une nouvelle traduction allemande des livres liturgiques, le Pape a décidé d’intervenir personnellement. Sur un ton fraternel mais ferme, il demande aux évêques germanophones une traduction plus fidèle aux paroles prononcées par le Christ lors de l’institution de l’Eucharistie.


Dans son éditorial hebdomadaire, le Père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, et de la radio et télévision vaticanes, explique pourquoi la traduction « pour beaucoup », plus fidèle au texte de l’Evangile, est préférable à « pour tous », qui visait à expliciter l’universalité du salut apporté par le Christ. Certains pourraient penser que cette clarification linguistique ne s’adresse qu’à quelques spécialistes raffinés. En réalité, elle permet de comprendre ce qui est important pour le Pape et avec quelle attitude spirituelle il affronte ses priorités. 

 
Pour Benoît XVI, explique le Père Lombardi, les paroles de l’institution de l’Eucharistie sont absolument fondamentales : nous sommes au cœur de la vie de l’Eglise. Avec la formule « pour beaucoup », Jésus s’identifie au Serviteur de Jahvé, annoncé par le prophète Isaïe ; en répétant ces paroles, nous exprimons mieux une double fidélité : notre fidélité à la parole de Jésus, et la fidélité de Jésus à l’Ecriture. Il ne fait aucun doute que Jésus est mort pour le salut de tous, il faut l’expliquer aux fidèles, mais il faut dans le même temps leur expliquer la signification profonde des paroles de l’institution de l’Eucharistie. Le Seigneur se donne « pour vous et pour beaucoup » : nous nous sentons directement concernés et dans notre gratitude nous devenons responsables du salut promis à tous. Le Pape – qui avait déjà abordé cette question dans son livre sur Jésus* – nous donne un exemple de catéchèse, profond et passionnant, sur une des formulations les plus importantes de la foi chrétienne. Une leçon d’amour et de respect vécu pour la Parole de Dieu, de réflexion théologique et spirituelle essentielle et de très haut niveau, pour vivre plus profondément l’Eucharistie. 

 

* Jésus de Nazareth, deuxième partie. De l'entrée à Jérusalem à la Résurrection, Editions du Rocher 2011, p. 158-162.

Conférence des Evêques de France, Elections 2012: Eléments de discernement - Environnement

dominicanus #actualités

 

Environnement
La terre est un don d'amour fait par le Créateur pour que l'homme soit le gérant de ce bien donné. En l'invitant à dominer la terre, Dieu ne l'a pas invité à l'épuiser ou à la détruire. C'est pourquoi l'Église invite la société à promouvoir des modes de vie respectueux de l'environnement et à intégrer cette préoccupation dans le développement économique et social. Les prouesses techniques dont la société est capable sont à encourager si elles sont respectueuses de l'« écologie humaine » (Benoît XVI). 

Conférence des Evêques de France, Elections 2012: Eléments de discernement - Banlieues et cités

dominicanus #actualités

 

Banlieues et cités
Depuis quelques années, malgré des efforts répétés, certains quartiers et certaines cités deviennent des lieux de violence, de trafics. Plus généralement, certains de leurs habitants s'y trouvent enfermés, ne parvenant pas et parfois ne voulant plus prendre pied dans la société globale. Une politique purement répressive ne saurait suffire ni résoudre les problèmes de fond. Des efforts d'aménagement, notamment de renouvellement de l'habitat et des transports, sont nécessaires. Des initiatives doivent être prises pour aider les habitants à comprendre la société où ils se trouvent et à s'en considérer comme partie prenante. Un certain nombre d'associations jouent un rôle important qui doit être soutenu et encouragé.

Lectures et Homélie pour le 4e Dimanche de Pâques Année B

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012

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