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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Nous laisser conduire de nos ténèbres à la lumière - Homélie 3° dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Homélies Année A (2007-2008)
3 TOA 1ev
 
 
    Nous retrouvons à partir de ce dimanche la lecture de l'Évangile de saint Matthieu. Arrêtons-nous donc un instant pour nous rappeler des choses fondamentales qu'il est indispensable d'avoir en mémoire pour bien comprendre cet évangile. Écoutons ce que nous en dit un exégète averti, le cardinal Martini (Bible et vocation, p. 109 ss.) :
L'Église a toujours considéré la vocation chrétienne comme une suite d'initiations au mystère chrétien : initiations qui s'étendent depuis un point de départ jusqu'à un point d'arrivée, en franchissant des étapes intermédiaires. À mon avis, tout cela est très bien exprimé dans les quatre évangiles considérés comme "manuels" pour ces différents moments ou étapes de l'initiation chrétienne.


    Jésus dit que "le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat" (Mc 2, 27). Nous pourrions dire la même chose des évangiles : les évangiles ont été faits pour l'homme et non pas l'homme pour les évangiles ! Et c'est pour cela qu'il y en a quatre, parce que cela correspond à un besoin humain. Écoutons encore le cardinal Martini :

Nous pouvons retrouver dans le mystère chrétien quatre étapes d'une ascèse, étapes qui se rattachent facilement aux quatre évangiles. La première étape est celle du catéchuménat qu'on peut mettre en relation avec l'évangile de Marc, ou évangile de l' "initiation catéchuménale". La deuxième étape est celle de l' "illumination" (retenez bien ce mot !) ou du baptême, en relation avec l'évangile de Matthieu ou "évangile de l'Église", parce qu'il contient tout ce qui est nécessaire pour insérer le nouveau baptisé dans la communauté. La troisième étape est celle de l' "évangélisation" ou du témoignage, en relation à l'évangile de Luc et aux Actes des Apôtres, dans lesquels est contenu tout ce qui contribue à la formation de l'évangélisateur. La quatrième étape est celle du "sacerdoce" ou du "christianisme adulte", en relation à l'évangile de Jean parce que celui-ci contient ce qui peut éduquer à la maturité de la foi, au "sacerdoce" chrétien. (pour l'Évangile de Jean cf. Cardinal Martini, Voici votre roi.)


    L'Évangile de saint Marc est probablement le plus ancien, et a été utilisé dès le début pour annoncer le Christ aux non-croyants, pour les acheminer vers la conversion et le baptême. Il fait comprendre aux catéchumènes quel chemin ils sont appelés à faire. C'est le manuel de la préparation au baptême. C'est aussi ce manuel que nous devons sans cesse reprendre pour ne pas tomber dans la routine, pour ne pas nous contenter d'une connaissance superficielle du mystère chrétien, pour une "nouvelle évangélisation", comme on dit aujourd'hui. L'évangélisation de ceux qui sont déjà baptisés, mais qui ne vivent pas leur baptême, parce qu'ils sont tombés dans la routine, est une tâche très importante pour l'Église aujourd'hui.

    Cette première étape est exigeante, mais la deuxième ne l'est certainement pas moins (cf. deuxième lect.), et toujours à remettre en chantier aussi. C'est pour nous aider à la parcourir que nous est donné l'évangile de saint Matthieu, qui est l'"Évangile de l'Église".

L'évangile de Matthieu aide le catéchiste à donner au nouveau baptisé une connaissance ordonnée, systématique et organique du mystère chrétien. Il offre au nouveau baptisé toute l'instruction nécessaire pour sa pleine insertion dans la communauté. (Martini)


    Pour comprendre, il suffit de lire la finale de cet évangile :

Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. (Mt 28, 19-20)


    Ce qui est demandé au catéchumène, c'est principalement de reconnaître Dieu dans la personne de Jésus. Ce qui est demandé au néophyte, c'est de reconnaître la personne de Jésus dans l'Église. Combien y a-t-il de baptisés qui n'ont jamais fait ce pas, ou qui ne le font que timidement, avec bien des hésitations. Voilà donc "la sauce" à laquelle nous allons être mangés durant cette année A du cycle liturgique, qui revient tous les trois ans. Et nous en avons bien besoin !

Le Christ est la Lumière des nations ; aussi, en annonçant l'Évangile à toute créature (cf. Mc 16, 15), le saint Concile réuni dans l'Esprit-Saint désire-t-il ardemment illuminer tous les hommes de la lumière du Christ qui resplendit sur le visage de l'Église.


    Vous avez reconnu là une affirmation que j'ai déjà citée et que vous avez donc pu reconnaître assez facilement : c'est le début de la constitution dogmatique sur l'Église du Concile Vatican II (Lumen gentium). Ce désir de l'Esprit, c'est un ordre pour l'Église :

Ce devoir, les conditions actuelles l'imposent à l'Église avec une urgence accrue : il importe en effet que la communauté humaine, toujours plus étroitement unifiée par de multiples liens sociaux, techniques, culturels, puisse atteindre également sa pleine unité dans le Christ.


    Il y a les États-Unis d'Amérique, les Nations Unies, l'Union Européenne. Et que dire de l'Internet (la toile mondiale) ? ...

    Un peu plus loin (n. 2) le Concile affirme :

Par une disposition tout à fait libre et mystérieuse de sa sagesse et de sa bonté, le Père éternel a créé l'univers. Il a voulu élever les hommes jusqu'au partage de la vie divine. Et une fois qu'ils eurent péché en Adam, il ne les abandonna pas ; sans cesse il leur offrit des secours pour leur salut en considération du Christ rédempteur, "qui est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute créature" (Col. 1, 15).


    Voilà, si l'on suit l'analyse du Cardinal Martini, le propos de l'Évangile de saint Marc. Voici celui de saint Matthieu (c'est la suite de la constitution conciliaire) :

D'autre part, ceux qu'il a choisis, le Père avant tous les siècles les "a d'avance connus et prédestinés à reproduire l'image de son Fils, pour que celui-ci soit le premier-né d'un grand nombre de frères" (Rom. 8, 29). Et ceux qui ont foi dans le Christ, il a voulu les rassembler en la sainte Église qui, préfigurée dès l'origine du monde, admirablement préparée dans l'histoire du peuple d'Israël et l'ancienne Alliance, établie en ces temps qui sont les derniers, a été manifestée par l'effusion de l'Esprit et sera glorieusement achevée à la fin des siècles. Alors seulement, comme on peut le lire dans les saints Pères, tous les justes depuis Adam, "depuis le juste Abel jusqu'au dernier élu" seront rassemblés auprès du Père dans l'Église universelle.

    Ce passage du Concile est, me semble-t-il, un très beau commentaire de l'évangile que nous venons d'entendre, et notamment du verset qui est une citation du Livre d'Isaïe que nous avons entendu dans la première lecture :

Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée, toi le carrefour des païens : le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort, une lumière s'est levée.


    Cette lumière, dit le Concile, c'est "la lumière du Christ", mais elle "resplendit sur le visage de l'Église", dont l'Esprit Saint désire "illuminer tous les hommes" (le "pays de Zabulon et de Nephtali ... le carrefour des païens).

    Un soir, ou plutôt une nuit, j'avais laissé un commentaire sur un blog français, dont l'auteur était en train de dormir (décalage horaire !), mais qui, avant de s'endormir, avait souhaité une bonne nuit à tous ces lecteurs. Dans mon commentaire j'écrivais que je lui envoyais mon ange pour aider le sien à la garder sur tous ses chemins. Ce matin, en me réveillant, je me suis aperçu que la personne avait posté une réponse sur l'un de mes blogs :

Je voulais juste vous dire pour qu'il n'y ait pas de rejet ou méprise de votre part que je suis athée et de façon irrévocable ce qui ne m'empêche nullement de vous lire et d'avoir un profond respect pour la religion et ceux ou celles qui ont la foi.


    "Athée" ... "de façon irrévocable" ... Nous nous trouvons bien au carrefour des païens d'aujourd'hui...

    Eh bien, que voyons-nous dans la suite du passage de l'évangile ? Saint Matthieu nous y résume non seulement l'activité missionnaire de Jésus, mais il nous montre Jésus appelant à lui ses premiers disciples. En fait, ils ne sont pas encore appelés "disciples". Jésus leur demande seulement de venir derrière lui, mais en ajoutant qu'il fera d'eux des pêcheurs d'hommes, des pêcheurs de païens. D'emblée, Jésus les associe à sa mission.

    La façon dont saint Matthieu nous présente la scène est une façon d'affirmer que la communauté chrétienne pour laquelle il écrit, aux confins de la Syrie et de la Palestine, s'origine dans la prédication de Jésus, et dans nulle autre, et qu'écouter cette prédication engage à faire du Royaume la préoccupation essentielle. Le Royaume, c'est Jésus qui nous libère, qui nous invite à quitter le tout de notre vie quotidienne pour qu'il puisse la transfigurer.

Commencer à le suivre, c'est venir lui présenter nos maladies, nos tourments, nos aliénations, nos paralysies, afin qu'il les guérisse. N'est-ce pas dans cette situation concrète que la célébration eucharistique, chaque dimanche, nous rassemble ? Savons-nous discerner l'absolu du Royaume et nous laisser conduire de nos ténèbres à la lumière ? (Jean Radermakers)
Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.

Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.

Lectures 3° dimanche du Temps Ordinaire Année A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A
Livre d'Isaïe (Is 8, 23 - 9,3)

8
23  Dans les temps anciens,
le Seigneur a couvert de honte
le pays de Zabulon et le pays de Nephtali ;
mais ensuite,
il a couvert de gloire
la route de la mer, le pays au-delà du Jourdain,
et la Galilée, carrefour des païens.
9
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière;
    sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre une lumière a resplendi.
2  Tu as prodigué l'allégresse, tu as fait grandir la joie;
    ils se réjouissent devant toi comme on se réjouit en faisant la moisson,
    comme on exulte en partageant les dépuilles des vaincus.
Car le joug qui pesait sur eux, le bâton qui meurtrissait leurs épaules,
    le fouet du chef de corvée,
    tu les as brisés comme au jour de la victoire sur Madiane.

 
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Psaume (Ps 26, 1, 4abcd, 13-14)
R/ Le Seigneur est lumière et salut
01  Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ? *
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

4a  J'ai demandé une chose au Seigneur,
4b  la seule que je cherche :
4c  habiter la maison du Seigneur
4d  tous les jours de ma vie, *

13  Mais j'en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants. *
14  « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »



 
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1Co 1, 10-13.17)

1
10  Frères, je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ à être tous vraiment d'accord ; qu'il n'y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensées et de sentiments.
11  J'ai entendu parler de vous, mes frères, par les gens de chez Cloé : on dit qu'il y a des disputes entre vous.
12  Je m'explique. Chacun de vous prend parti en disant : « Moi, j'appartiens à Paul », ou bien : « J'appartiens à Apollos », ou bien : « J'appartiens à Pierre », ou bien : « J'appartiens au Christ ».
13  Le Christ est-il donc divisé ? Est-ce donc Paul qui a été crucifié pour vous ? Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ?
17  D'ailleurs, le Christ ne m'a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l'Évangile, et sans avoir recours à la sagesse du langage humain, ce qui viderait de son sens la croix du Christ.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 4, 12-23)
3 TOA 1ev


4
12  Quand Jésus apprit l'arrestation de Jean Baptiste, il se retira en Galilée.
13  Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord du lac, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
14  Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe :
15  Pays de Zabulon et pays de Nephtali,
route de la mer et pays au-delà du Jourdain,
Galilée, toi le carrefour des païens :
16  le peuple qui habitait dans les ténèbres
a vu se lever une grande lumière.
Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort,
une lumière s'est levée.
17  A partir de ce moment, Jésus se mit à proclamer : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. »
18  Comme il marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac : c'étaient des pêcheurs.
19  Jésus leur dit : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. »
20  Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
21  Plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père, en train de préparer leurs filets. Il les appela.
22  Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.
23  Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

 
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Tous appelés à la sainteté - Homélie 2° dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

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La mission de Jean Baptiste consistait à aider le peuple d’Israël à se préparer pour pouvoir reconnaître et recevoir Jésus comme le Messie annoncé. Dieu avait équipé Jean pour cette mission en lui permettant de voir le Saint Esprit descendre sur le Christ à l’occasion de son baptême. Cela avait été pour Jean une vision décisive.

 

Des siècles auparavant, à l’époque où Israël avait été infidèle au Seigneur, lors de la destruction du premier Temple, le prophète Ezéchiel avait déjà vu la présence, la gloire de Dieu quitter le Temple. Avec Jean Baptiste, le dernier d’une longue lignée de prophètes, cette présence divine revient enfin. Jean voit la présence visible de Dieu qui revient vers Israël au moment où le Saint Esprit descend sur le Christ sous la forme d’une colombe. L’Ancienne Alliance, fondée sur la Loi, n’avait pas pu rétablir la pleine communion entre Dieu et l’homme. Mais dans le Christ, une Alliance Nouvelle a été instaurée, et cette communion est devenue permanente.

 

Quand des chrétiens sont baptisés, ils entrent dans cette communion. Nous avons été oints avec le Saint-Chrême, qui symbolise le venue de ce même Esprit en nos cœurs, tout comme il était descendu sur le Christ lors de son baptême. Et à la confirmation, une deuxième onction avec ce même Chrême est l’instrument de la pleine effusion du Saint Esprit, tout comme il est descendu sur le Apôtres à la Pentecôte. Sous l’Ancienne Alliance, le Temple matériel avait été rempli de la présence et de la gloire de Dieu. Sous la Nouvelle Alliance, durant le temps de l’Eglise, chaque chrétien devient, dans le Christ, un Temple de la présence de Dieu sur la terre.

 

C’est pourquoi tous les chrétiens partagent la même vocation fondamentale : celle qui consiste à devenir saints, à conformer notre vie à l’Esprit-Saint qui habite en nos cœurs. C’est exactement ce que saint Paul veut dire quand il écrit aux Corinthiens :

 

« vous qui avez été sanctifiés dans le Christ Jésus, vous les fidèles qui êtes, par appel de Dieu, le peuple saint… »

 

Le mot employé par saint Paul et qui est traduit en français par "saint" est le mot grec "hagios", qui veut dire littéralement "mis à part", "séparé". Dans l’Antiquité, ce mot évoquait tout ce qui est exclusivement réservé à Dieu, tout ce qui revêt de ce fait une beauté particulière et nécessite un respect spécial, comme, par exemple, les églises. Aujourd’hui, les rues de Rome sont à peu près comme les rues de toute grande ville moderne : remplie de trafic de voitures, de cris et de bruits de tout genre. Mais en vous promenant dans quelque rue étroite, voilà que vous débouchez soudain sur une vaste place, et une façade de marbre resplendissant se dresse en face de vous, majestueuse, noble, et exerce sur vous un pouvoir d’attraction mystérieux.

 

Si vous poussez la porte d’entrée, le bruit de la ville s’estompe, et vous voilà pris par une force, une impression d’ordre et d’harmonie. Vous respirez la bonne odeur de l’encens et vous êtes envahi par un silence invitant à la prière, au respect, à la révérence. Les magnifiques statues, les piliers impressionnants, les tableaux de maître et les mosaïques, tout vous parle et vous invite à l’humilité. En regardant devant vous, vous yeux découvrent le point d’attraction central de tout l’édifice, le tabernacle, la présence réelle de Jésus Christ dans l’Eucharistie.

 

Notre monde est plein de bruit, de corruption, d’activité frénétique, et voilà que vous rencontrez un chrétien. C’est comme quand vous voyez une magnifique façade en marbre qui se dégage dans la grisaille. Vous avez rencontré quelqu’un qui n’est pas comme les autres, quelqu’un de simple, de noble, qui exerce sur vous une attraction mystérieuse. Si vous faites sa connaissance, vous constatez une belle harmonie de vertus, de maîtrise de soi, de considération, de foi et d’espérance, d’humilité et de sagesse… Et puis vous découvrez la source de toutes ces vertus : Jésus Christ. C’est cela, la sainteté à laquelle nous sommes appelés. Nous sommes les Temples du Dieu vivant, et ce Dieu vivant veut faire de nous des édifices durables à sa gloire.

 

Comment pouvons-nous grandir dans cette sainteté à laquelle nous sommes appelés ? Uniquement en suivant l’exemple d’humilité de Jean Baptiste. Saint Jean disait aux gens qui venaient se faire baptiser par lui :

 

« Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était. »

 

Il acceptait tout simplement le fait de ne pas être Dieu, de ne pas être le Seigneur. Il reconnaissait que Jésus est plus grand que lui, et il l’acceptait. Jésus est plus grand que nous. C’est lui, le Roi, pas nous. C’est lui, le Seigneur, et nous sommes ses amis, ses frères et ses sœurs, ses ambassadeurs, mais pas ses égaux. Il a plus de sagesse que nous, et nous devons le suivre. Le suivre, cela veut dire : lui obéir, obéir à son commandement d’aimer Dieu et notre prochain comme nous-mêmes, de pardonner à ceux qui nous ont offensés, d’être dociles aux enseignements de l’Eglise, même ceux qui sont contraires à l’esprit de notre époque, comme ceux qui concernent le mariage et la morale sexuelle.

 

90% du temps, nous pouvons savoir exactement ce que Dieu veut que nous fassions. Notre conscience nous le dit, le Catéchisme nous l’apprend, les Dix Commandements nous le rappellent. 10% du temps, nous devons prendre le temps de réfléchir, de prier, de demander conseil, parce que nous ne voyons pas clair.

 

Si nous obéissons à la volonté du Seigneur, même si ça fait mal, si nous reconnaissons sa seigneurie et si nous le suivons, au lieu de vouloir que ce soit lui qui nous suive, alors nous découvrirons et nous pourrons rayonner les joies indescriptibles de la sainteté.

 

Aujourd’hui, quand Jésus renouvelle le don qu’il nous fait dans la Sainte Communion, renouvelons aussi le don de nous-mêmes, et prions de tout notre cœur : Que ton Règne vienne, pas le mien ; que ta volonté soit faite dans ma vie, comme au ciel.

Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu.

Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu.

Lectures 2° dimanche du Temps Ordinaire Année A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A
Livre d'Isaïe (Is 49, 3.5-6)
 
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49
03i  Parole du Serviteur de Dieu. Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je me glorifierai. »
05  Maintenant le Seigneur parle,
lui qui m'a formé dès le sein de ma mère
pour que je sois son serviteur,
que je lui ramène Jacob
et que je lui rassemble Israël.
Oui, j'ai du prix aux yeux du Seigneur,
c'est mon Dieu qui est ma force.
06  Il parle ainsi :
«C'est trop peu que tu sois mon serviteur
pour relever les tribus de Jacob
et ramener les rescapés d'Israël :
je vais faire de toi la lumière des nations,
pour que mon salut
parvienne jusqu'aux extrémités de la terre.»



Psaume (Ps 39, 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd)
 
 
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                  R/ Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté
2a  D'un grand espoir
2b  j'espérais le Seigneur : *
2c  il s'est penché vers moi
4a  Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,
4b  une louange à notre Dieu. *

07  Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ; *
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
8a  alors j'ai dit : « Voici, je viens.

8b  « Dans le livre, est écrit pour moi
09  ce que tu veux que je fasse. *
Mon Dieu, voilà ce que j'aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

10c  vois, je ne retiens pas mes lèvres,
10d  Seigneur, tu le sais.
11c  j'ai dit ton amour et ta vérité
11d  à la grande assemblée.

 
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1Co 1, 1-3)

1
01  Moi, Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être Apôtre du Christ Jésus, avec Sosthène notre frère, je m'adresse à vous
02  qui êtes, à Corinthe, l'Église de Dieu, vous qui avez été sanctifiés dans le Christ Jésus, vous les fidèles qui êtes, par appel de Dieu, le peuple saint, avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre.
03  Que la grâce et la paix soient avec vous, de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ le Seigneur.



Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 1, 29-34)
 
 
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1
29i  Comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ;
30  c'est de lui que j'ai dit : Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était.
31  Je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est pour qu'il soit manifesté au peuple d'Israël. »
32  Alors Jean rendit ce témoignage : « J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui.
33  Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit : 'L'homme sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint.'
34  Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage : c'est lui le Fils de Dieu. »
 
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Le Baptême du Seigneur: Épiphanie trinitaire - Homélie Baptême du Seigneur A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

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Le baptême de Jésus dans le Jourdain révèle deux vérités fondamentales de notre foi chrétienne. La première est sans doute assez souvent présente à notre esprit, mais il est fort à craindre que ce n’est pas le cas pour la seconde.

 

La vérité qui nous paraît évidente, c’est le fait que le Christ est le Sauveur promis, le Messie, celui dont il est question dans la 1e lecture, à savoir le Dieu unique envoyé pour enlever le péché du monde et pour inaugurer un royaume nouveau et éternel de justice et d’amour. Son baptême nous le révèle par la descente du Saint Esprit et par la voix qui vient du ciel.

 

La vérité de la foi chrétienne à laquelle nous revenons moins spontanément est celle de la Très Sainte Trinité. Nous prions toujours au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Et nous professons notre foi chaque dimanche, dans le Credo, dans le vrai Dieu qui est un en trois personnes : une nature divine, et trois personnes.

 

Le Père est pleinement Dieu, le Fils est pleinement Dieu (avant son Incarnation, il était), et le Saint Esprit est pleinement Dieu. Les trois sont éternels, incréés et divins – des personnes distinctes, mais un seul Dieu. Nous ne croyons pas en trois dieux, mais en un seul. Ce Dieu unique est trois Personnes. Et ces trois Personnes sont présentes au baptême de Jésus. Le Fils est Jésus ; le Saint Esprit, c’est Dieu qui descend sur Jésus sous les apparences d’une colombe ; et le Père, c’est la voix du ciel qui dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ».

 

La raison pour laquelle nous ne pensons pas souvent à la Trinité est que c’est vraiment difficile pour nous à comprendre. Nous devrions pourtant y réfléchir, puisqu’après tout, c’est pour cela que Dieu nous le révèle.

 

Des musulmans croyants et cultivés sont scandalisés par la doctrine de la Trinité. Ils pensent que cela relève du polythéisme. Ce n’est pas vrai. Dieu est un, et Dieu est trois: trois personnes, une nature divine. Il est normal que ce soit difficile à comprendre – après tout, c’est de Dieu dont il est question !

 

Essayer de comprendre Dieu pleinement, c’est comme un enfant qui essaie de pleinement comprendre la physique nucléaire. C’est comme un singe qui essaie de jouer un concerto pour piano de Mozart.

 

En fait, c’est l’existence même du concept de la Trinité qui est une indication de sa vérité. Aucun esprit humain n’aurait pu l’inventer ; Dieu seul pouvait nous le révéler.

 

 

Un jour, saint Augustin, le grand évêque d’Afrique du Nord au 4e siècle, se promenait au bord de la mer en contemplant la Trinité. Il était frustré parce que, tout génial qu’il était, il n’arrivait pas à comprendre. En marchant, il aperçoit un petit garçon qui fait un trou dans le sable. Il avait un petit récipient en terre cuite, et il faisait sans cesse le va et vient de l’océan vers sont trou, et du trou vers l’océan. Il remplissait son récipient d’eau, puis allait vers le trou pour le verser. Après l’avoir observé faire cela une douzaine de fois, saint Augustin lui dit : "Mon enfant, que fais-tu là ?" Le garçon répond : "Je veux mettre l’océan dans ce trou dans le sable." Augustin se met à rire, et dit : "Mon enfant, c’est impossible ! Ton petit trou dans le sable ne pourra jamais contenir toute l’eau de l’océan." Alors l’enfant regarde saint Augustin droit dans les yeux, et répond : "Et ta petite intelligence humaine ne pourra jamais contenir la Très Sainte Trinité." C’était une leçon d’humilité. Si l’idée que nous nous faisons de Dieu était à la mesure de notre intelligence humaine limitée, ce ne serait pas vraiment Dieu !

 

 

Et pourtant, il nous est bon de méditer ce mystère. D’abord parce qu’il est vrai : c’est Dieu qui nous l’a révélé pour nous aider à mieux le connaître.

 

Vers la fin de sa vie, saint Ignace de Loyola, le fondateur des Jésuites, s’appliquait à méditer ce mystère tous les jours. Rien que d’y penser, cela le mettait en extase. C’était la nourriture substantielle de son âme. Nous aussi, nous devrions méditer ce mystère plus souvent, parce que ce mystère est de la plus haute importance pour la manière dont nous devons conduire notre vie. Nous sommes créés à l’image de la Trinité, et c’est pour cela que nous pouvons faire le bien ou le mal.

 

Le mariage et la famille, par exemple, sont deux réalités humaines auxquelles le mystère de la Trinité donne consistance. L’amour conjugal, l’amour d’un mari et d’une femme, est total et il est fécond. C’est une image de la Trinité, l’amour total et fécond des trois Personnes divines. Le mariage et la famille ne sont pas des inventions humaines, comme le football ou la course des yoles, et donc nous ne pouvons pas en changer les règles comme bon nous semble. Si nous le faisons, par exemple en ayant des relations sexuelles avant ou en dehors du mariage, ou en ayant recours à la contraception pour les rendre infécondes, en faisant la promotion des unions homosexuelles comme si c’étaient des mariages, ou en négligeant à venir en aide à son conjoint dans le besoin, ou encore en ayant recours à la reproduction artificielle pour concevoir des enfants comme des produits…, si nous faisons ces choses, nous allons à l’encontre de la loi de la nature humaine, et notre intégrité spirituelle sera détruite.

 

Dieu nous aime tant qu’il nous crée à son image, et il nous envoie Jésus pour restaurer cette image après qu’elle ait été abîmée par le péché originel. Aujourd’hui, en célébrant le baptême de Jésus et en le recevant dans la Sainte Communion, rendons grâce à Dieu pour le don qu’il nous fait ; faisons le signe de la croix, le signe de la Trinité, non seulement avec notre main, mais de tout notre cœur.

 

Lectures Baptême du Seigneur Année A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A
Livre d'Isaïe (Is 42, 1-4.6-7)

42
01i  Ainsi parle le Seigneur : Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui j’ai mis toute ma joie. J’ai fait reposer sur lui mon esprit; devant les nations, il fera paraître le jugement que j’ai prononcé.
02  Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton,
on n'entendra pas sa voix sur la place publique.
03  Il n'écrasera pas le roseau froissé,
il n'éteindra pas la mèche qui faiblit,
il fera paraître le jugement en toute fidélité.
04  Lui ne faiblira pas, lui ne sera pas écrasé,
jusqu'à ce qu'il impose mon jugement dans le pays,
et que les îles lointaines
aspirent à recevoir ses instructions.
06  Moi, le Seigneur, je t'ai appelé selon la justice,
je t'ai pris par la main, je t'ai mis à part,
j'ai fait de toi mon Alliance avec le peuple
et la lumière des nations ;
07  tu ouvriras les yeux des aveugles,
tu feras sortir les captifs de leur prison,
et de leur cachot ceux qui habitent les ténèbres.
 
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Psaume (Ps 28, 1-2, 3ac-4, 3b.9c-10)

               R/ Dieu, bénis ton peuple, donne-lui la paix.
01  Rendez au Seigneur, vous, les dieux,
rendez au Seigneur gloire et puissance.
02  Rendez au Seigneur la gloire de son nom,
adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.

3a  La voix du Seigneur domine les eaux, +
3c  le Seigneur domine la masse des eaux.
04  Voix du Seigneur dans sa force, +
voix du Seigneur qui éblouit,

3b  le Dieu de la gloire déchaîne le tonnerre,
9c  Et tous dans son temple s'écrient : « Gloire ! »
10  Au déluge le Seigneur a siégé ;
il siège, le Seigneur, il est roi pour toujours !


Livre des Actes des Apôtres (Ac 10, 34-38)

10
34i  Quand Pierre arriva à Césarée, chez un centurion de l’armée romaine, il s’adressa à ceux qui étaient là : « en vérité, je le comprends : Dieu ne fait pas de différence entre les hommes ;
35  mais, quelle que soit leur race, il accueille les hommes qui l'adorent et font ce qui est juste.
36  Il a envoyé la Parole aux fils d'Israël, pour leur annoncer la paix par Jésus Christ : c'est lui, Jésus, qui est le Seigneur de tous.
37  Vous savez ce qui s'est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les débuts en Galilée, après le baptême proclamé par Jean :
38  Jésus de Nazareth, Dieu l'a consacré par l'Esprit Saint et rempli de sa force. Là où il passait, il faisait le bien, et il guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du démon. Car Dieu était avec lui.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 3, 13-17)
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3
13i  Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui.
14  Jean voulait l'en empêcher et disait : « C'est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c'est toi qui viens à moi ! »
15  Mais Jésus lui répondit : « Pour le moment, laisse-moi faire ; c'est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste. » Alors Jean le laisse faire.
16  Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l'eau ; voici que les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.
17  Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j'ai mis tout mon amour. »
 
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Marie, étoile de l'espérance. Les mages n'hésitent pas à quitter leurs idoles pour adorer l’auteur des étoiles. - Homélie Épiphanie

dominicanus #Homélies Année A (2007-2008)
Aucune autre étoile ne peut faire ce que fait Jésus :  tout en demeurant la "gloire d'Israël", il est la lumière qui éclaire toutes les nations et toutes les générations.

Aucune autre étoile ne peut faire ce que fait Jésus :  tout en demeurant la "gloire d'Israël", il est la lumière qui éclaire toutes les nations et toutes les générations.

    Vivre sous une bonne étoile, dormir à la belle étoile, voir des étoiles, voir dans les étoiles, suivre son étoile  ... : voilà autant d'expressions françaises qui sont entrées dans le langage courant. Nous parlons aussi des étoiles du cinéma, du sport. On les appelle plus souvent des stars. Il y a des danseurs ou des danseuses étoile. Peut-être ne manquez-vous jamais une émission de la Star Academy (Star Ac pour les intimes) pour assister à la naissance de nouvelles étoiles.

    Dans l'évangile de l'Épiphanie, c'est aussi une étoile naissante qui conduit les mages au Messie :
Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui,
disent les mages venus d'Orient à Hérode lors de leur arrivée à Jérusalem.

    Attention ! Ne confondons pas tout : ce n'est pas un horoscope qu’auraient tiré les mages qui les a incités à partir. Le Christ n'est pas déterminé par l'étoile. Il est le Créateur du ciel et de la Terre et il utilise les évènements et les hommes, ici les mages, pour se révéler à nous :
Un astre brille dans le ciel. Alors est détruite toute magie et l’ignorance dissipée ... Les mages n'hésitent pas à quitter leurs idoles pour adorer l’auteur des étoiles. (Saint Ignace d'Antioche)
    Ils vont même jusqu'à tout quitter, comme Abraham, sans savoir où ils vont.

    Tout à la fin de la Bible, dans le dernier chapitre de l'Apocalypse, mot qui veut dire "Révélation", Jésus se présente lui-même sous le signe de l'Étoile :
Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange vous apporter ce témoignage au sujet des Églises. Je suis le descendant, le rejeton de David, l’Étoile resplendissante du matin. (22, 16)

    Dans la première lecture (livre d'Isaïe) déjà, la lumière de cette étoile est aperçue de loin, attirant vers elle ceux qui vivent dans les ténèbres.
Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. Regarde : l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore.

    Dans l'évangile, d'autres prophéties viendront préciser : celle de Zacharie, peu de temps avant l'apparition de l'étoile, lors de la naissance de Jean Baptiste :
Telle est la tendresse du coeur de notre Dieu : grâce à elle, du haut des cieux, un astre est venu nous visiter ; il est apparu à ceux qui demeuraient dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, pour guider nos pas sur le chemin de la paix.
    Puis vient celle de Siméon lors de la Présentation au Temple :
Mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël, ton peuple.

    Aucune autre étoile ne peut faire ce que fait Jésus :  tout en demeurant la "gloire d'Israël", il est la lumière qui éclaire toutes les nations et toutes les générations. Il est, comme nous le professons dans le Credo, "lumière né de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. C'est pourquoi le Concile Vatican II affirme, tout au début de la Constitution sur l'Église (Lumen Gentium) :
Le Christ est la Lumière des nations ; aussi, en annonçant l'Évangile à toute créature (cf. Mc 16, 15), le saint Concile réuni dans l'Esprit-Saint désire-t-il ardemment illuminer tous les hommes de la lumière du Christ qui resplendit sur le visage de l'Église.

    Mais il ajoute aussitôt :
Celle-ci (l'Église), pour sa part, est dans le Christ comme un sacrement ou, si l'on veut, un signe et un moyen d'opérer l'union intime avec Dieu et l'unité de tout le genre humain ; elle se propose donc, en suivant de près la doctrine des précédents Conciles, de faire connaître avec plus de précision à ses fidèles et au monde entier sa nature et sa mission universelle.

    Voilà toute la mission, la raison d'être de l'Église : être le signe et l'instrument dont Jésus se sert pour éclairer toute l'humanité. Il n'y a donc ni opposition ni contradiction entre "la Lumière" et les témoins de la Lumière (cf. Jn 1, 7-9). Jésus dit : "Je suis la Lumière du monde" (Jn 8, 12). C'est le même Jésus qui dit à ses disciples : "Vous êtes la lumière du monde" (Mt 5, 14). C'est pour cela que nous avons été baptisés et confirmés. C'est pour cela que nous sommes rassemblés pour l'eucharistie chaque dimanche : pour être des étoiles dans la nuit de ce monde, pour montrer à tous ceux qui sont dans les ténèbres de l'erreur le chemin vers le Christ.

    Saint Paul (cf. 2° lect.) a été l'un de ces témoins hors pair que le Seigneur a suscité au commencement de l'Église pour éclairer les nations. Mais encore bien plus que lui et obéissant à une vocation unique, il y a, dans l'Église, et comme son modèle, la Vierge Marie, appelée, elle aussi, dans les litanies, "étoile du matin". En conclusion de la constitution Lumen Gentium, le même Concile affirme que :
sur cette terre, jusqu'à ce que vienne le jour du Seigneur (cf. 2 P 3, 10), elle brille, devant le Peuple de Dieu en marche, comme un signe d'espérance certaine et de consolation.

    C'est pourquoi,
Quand l'Église considère le rôle de la Vierge Marie dans l'histoire du salut, elle l'appelle souvent "notre espérance" ou "mère de l'espérance" : elle se dit "heureuse de la nativité de la Vierge Marie qui fit lever sur le monde l'espérance et l'aurore du salut" (PC du 8 septembre) ; dans le mystère de l'Assomption, elle évoque, en reprenant presque à la lettre les termes déjà cités de Lumen Gentium la Vierge Marie qui "guide et soutient l'espérance de ton peuple en chemin" (Pf) ; dans la messe votive en l'honneur de le Marie, mère de l'Église, elle chante Marie, "élevée dans la gloire du ciel, (qui) accompagne et protège l'Église (...) dans sa marche vers la patrie". (Messes en l'honneur de la Vierge Marie, n° 37, Sainte Marie, mère de l'espérance)


    Quoi d'étonnant si Benoît XVI termine lui aussi son encyclique sur l'espérance, Spe salvi, en évoquant et en priant la Vierge Marie, "étoile de l'espérance" et qui est donc aussi l'étoile de l'évangélisation.

N.B. : Voici les deux paragraphes de l'encyclique évoqués dans cette homélie:

Benoît XVI, Marie, étoile de l'espérance (1)

Benoît XVI, Marie, étoile de l'espérance (2)​​​​​​​

 

Lectures Épiphanie du Seigneur

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A
Livre d'Isaïe (Is 60, 1-6)

60
01  Debout, Jérusalem !
Resplendis :
elle est venue, ta lumière,
et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi.
02  Regarde : l'obscurité recouvre la terre,
les ténèbres couvrent les peuples ;
mais sur toi se lève le Seigneur,
et sa gloire brille sur toi.
03  Les nations marcheront vers ta lumière,
et les rois, vers la clarté de ton aurore.
04  Lève les yeux, regarde autour de toi :
tous, ils se rassemblent, ils arrivent ;
tes fils reviennent de loin,
et tes filles sont portées sur les bras.
05  Alors tu verras, tu seras radieuse,
ton coeur frémira et se dilatera.
Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi
avec les richesses des nations.
06  Des foules de chameaux t'envahiront,
des dromadaires de Madiane et d'Épha.
Tous les gens de Saba viendront,
apportant l'or et l'encens
et proclamant les louanges du Seigneur.


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Psaume (Ps 71, 1-2, 7-8, 10-11, 12-13)

                 
R/ Parmi toutes les nations, Seigneur, on connaîtra ton salut
01  Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
02  Qu'il gouverne ton peuple avec justice,
qu'il fasse droit aux malheureux !

07  En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu'à la fin des lunes !
08  Qu'il domine de la mer à la mer,
et du Fleuve jusqu'au bout de la terre !

10  Les rois de Tarsis et des Iles
apporteront des présents.
Les rois de Saba et de Seba
feront leur offrande.
11  Tous les rois se prosterneront devant lui,
tous les pays le serviront.

12  Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
13  Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.


Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens (Ep 3, 2-3a.5-6)

3
02i  Frères, vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :
3a  par révélation, il m'a fait connaître le mystère du Christ.
05  Ce mystère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes.
06  Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 2, 1-12)

2
01  Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
02  et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
03  En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui.
04  Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent :
05  « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
06  Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. »
07  Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ;
08  puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
09  Sur ces paroles du roi, ils partirent.
Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant.
10  Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.
11  En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
12  Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.


 
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Le Pape Benoît XVI est toujours Pape - Brian Murphy

dominicanus #Benoit XVI, #actualités

Le but de cette vidéo est de fournir une démonstration claire et irréfutable que le pape Benoît XVI n'a pas renoncé de manière valide à la charge de la papauté en février 2013, et qu'il est donc toujours le Pape. 

Au mois d'octobre dernier, j'avais été invité à Rome pour contribuer à une conférence sur ce sujet:

 

LA RENONCIATION DU PAPE BENOÎT XVI à la lumière du Magistère du Pape Jean Paul II

LA RENONCIATION DU PAPE BENOÎT XVI à la lumière du Magistère du Pape Jean Paul II

 

Suite à cette conférence, j'ai été sollicité pour traduire la vidéo de Brian Murphy qui est en train de faire le tour du monde. Outre la version originale en anglais ont déjà été mises en ligne des versions sous-titrées en espagnol, italien, portugais et allemand. J'ai aujourd'hui la joie de vous présenter la traduction française. Elles se trouvent sur la chaîne Youtube de Brian Murphy. Des traductions en russe et en polonais sont en préparation. D'autres en arabe, hongrois, hindi et/ou swahili sont souhaitées.

Voici donc la transcription de ma traduction française. N'hésitez pas à la partager très largement sur les réseaux sociaux ou par courriel.

***

Bonjour, je suis Brian Murphy et je vous parle depuis mon bureau en Californie du Sud.

Le but de cette vidéo est de fournir une démonstration claire et irréfutable que le pape Benoît XVI n'a pas renoncé de manière valide à la charge de la papauté en février 2013 et qu'il est donc toujours le pape.

En tant que catholiques, nous avons toujours cru et croyons encore qu'il y a un Dieu, qu'il est le Créateur de tous, que son Fils s'est incarné pour sauver l'humanité, qu'il est mort et ressuscité des morts et qu'il a fondé la seule vraie religion pour le salut de tous, l'Église catholique.  Jésus est notre Seigneur et notre Sauveur. Il est le seul chef de l'Église. Cependant, pour protéger Son troupeau des faux bergers et des loups voraces, Il a donné à Simon Bar Jonas un don des plus étonnants, la charge d'être Son Vicaire sur Terre. Et Il a promis à l'homme qui s’acquitte de cette charge qu'il ne perdrait jamais la foi et que tout ce qu'il lierait sur Terre serait lié au Ciel.  Ce sont là des promesses formidables de la part d'un Dieu formidable. La fonction de Pierre, par conséquent, n'est pas quelque chose de coutumier, de traditionnel ou simplement d'utile. C'est un don de la bouche du Dieu vivant incarné pour nous aider à rester fidèles et pour protéger l'Église des portes du monde des ténèbres.  Savoir qui est le Pape est donc une nécessité de foi et de communion. Car si nous nous trompons, nous finirons par suivre un faux berger.  C'est pourquoi l'Église nous donne le Droit Canonique - pour nous dire quand et dans quelles conditions un homme devient le vrai pape, et quand et dans quelles conditions un vrai pape démissionne.

Peut-être le fait qu'il y ait deux papes au Vatican, le fait que Benoît continue à porter du blanc, à porter l'anneau papal, à porter et à signer de son nom papal de Benoît, à vivre au Vatican, à donner des bénédictions apostoliques que seul le pape peut donner, etc., vous laisse-t-il perplexe. En même temps, vous regardez peut-être avec consternation l'homme qui semble être le pape actuel, François (ou le Cardinal Bergoglio), qui conduit l'Église catholique dans un précipice avec son approbation de Communions sacrilèges, son refus de la légitimité de la loi naturelle de la peine de mort, sa promotion de l'idolâtrie païenne, et son programme global de franc-maçonnerie mondialiste, au lieu de l'Évangile de Jésus-Christ.

C'est un problème sérieux !  C'est un grand affront à la Justice Divine, et un danger pour les âmes, de croire que le pape n'est pas le pape, et de suivre quelqu'un d'autre comme s'il était le pape.  Chaque catholique doit savoir à qui il doit obéissance.
  
Il est possible de démontrer à partir du droit canonique que Benoît XVI n'a jamais validement renoncé à sa charge en février 2013.  De son ministère, oui, mais pas de la charge de la papauté. Nous verrons que cette distinction est cruciale pour comprendre pourquoi Benoît est toujours pape, et François (le cardinal Bergoglio) de ce fait un antipape sans aucune autorité dans l'Église.
   
Pourquoi la renonciation du pape Benoît XVI est-elle invalide ?

Pour comprendre cela, nous devons examiner l'Acte de renonciation de Benoît du 11 février 2013.  Le principal problème de cet Acte est qu'à aucun moment Benoît n'annonce qu'il renonce à la charge de la papauté. Le mot latin pour charge est "munus" qui se traduit aussi par honneur ou devoir.  En revanche, il annonce seulement qu'il renonce au ministère.
  
Pourquoi cette distinction est-elle importante ? Parce que ce à quoi vous ne renoncez pas, vous le gardez.  Pour que la renonciation à la papauté soit valide, l'homme qui est pape doit renoncer explicitement à la charge par son nom. C'est ce qui est dit en toute lettre dans le Code de droit canonique de 1983 (canon 332.2)

L'acte de renonciation de Benoît ne remplit donc pas les conditions d'une démission de la papauté et est donc invalide. Étant invalide, Benoît reste pape jusqu'à ce qu'il renonce à la charge ou bien quitte cette vie.

Vous vous demandez peut-être maintenant, pourquoi parler ainsi en 2019 ?  Pourquoi personne n'en a parlé en 2013 avant l'élection de Bergoglio ?  Notre affirmation est-elle peut-être une manière de se débarrasser des horreurs d'un pape mauvais mais valide ?

Non. En fait, dès que l'Acte de renonciation de Benoît XVI est sorti le 11 février 2013, la presse italienne et française ont publié par écrit en moins d'une journée des doutes sur la validité du texte de renonciation. De plus, le professeur Radaelli en Italie a écrit à Benoît pour l'avertir qu'un antipape serait élu à sa place s'il franchissait cette étape.  Notre affirmation n'est donc en aucun cas un recul artificiel par rapport à la réalité, comme l'accuseraient les défenseurs du régime bergoglien.

Examinons quelques objections courantes à notre affirmation de nullité, avancées en défense de la validité de la démission de Benoît.

L'erreur la plus fréquente que l'on fait pour affirmer que Benoît a validement démissionné est probablement l'affirmation que « munus » (charge) est à toutes fins utiles synonyme de « ministerium » (ministère). Ainsi dira-t-on que Benoît a en fait démissionné de manière valide.

Cet argument est de toute évidence en contradiction avec le droit canonique, qui définit le ministère et la charge dans deux canons distincts.  Nous ferons remarquer que les défenseurs de Bergoglio ne font jamais état de ces définitions canoniques, faisant plutôt appel aux dictionnaires latins populaires. Cependant, les seules définitions valables sont celles définies dans le Droit Canon.

Une autre objection à notre revendication est de dire que le Pape est au-dessus du Droit Canonique et peut démissionner comme bon lui semble. Il y a ici deux erreurs. La première erreur est de ne pas tenir compte de l'esprit du législateur dans la promulgation du droit canonique. Le canon couvrant la renonciation papale a été codifié par le pape Jean-Paul II en 1983.  Maintenant, il est vrai que Benoît en tant que pape est le législateur suprême de l'Église, mais pour cela il doit d'abord légiférer. Puisque dans ce cas il ne l'a pas fait, le canon 332.2 reste valide. Benoît aurait pu déroger à ce canon en démissionnant, mais là encore il ne l'a pas fait, et en tant que tel il reste soumis au droit en l'état. Notez aussi que l'acte de renonciation était l'acte de Benoît en tant qu'homme qui est pape, et non un acte juridique du pape.

La deuxième erreur est le mépris de la nature de la Charge tel qu'il a été établi par le Christ. Le Fils de Dieu a confié la charge pétrinienne à un seul homme, pour qu'il ne soit pas divisé ou partagé entre plusieurs. Le Droit Canon, basé comme il l'est sur la Loi Divine, doit pour être valide, refléter la volonté du Christ. Benoît a créé la situation où il y a deux papes, l'un qui occupe la charge, et l'autre qui est délégué au ministère.  Ceci est contraire à la volonté du Christ.

Donc, le Pape ne peut pas démissionner comme il veut.

Des explications canoniques détaillées sont disponibles pour tous ceux qui sont intéressés, à ce site web. ppbxvi.org (ce sera affiché à l'écran).

En contraste avec ces objections, la tradition canonique fait clairement état d'une mention de munus (ou un de ses synonymes) dans la renonciation à une charge, mais d'aucune mention de ministère.
  
Compte tenu de cette information, un catholique est tenu de se soumettre au droit canonique et de présumer que Benoît n'a en fait jamais renoncé à la charge de pape et qu'il est donc toujours pape.
  
Une autre objection à notre affirmation est de dire que les cardinaux agissent comme si la démission était valide.  Cependant, agir comme si elle était valide ne la rend pas valide.  Agir comme si un canon (ici, le canon 332.2) était respecté ne signifie pas qu'il a été respecté.

Une objection similaire à notre affirmation affirme que le fait qu'un conclave ait eu lieu en mars 2013 est la preuve que la démission de Benoît était valide.

Non. Premièrement, le fait que les cardinaux se soient rencontrés en mars 2013 ne signifie pas que le conclave était valide. En effet, selon le droit canonique, un conclave ne peut être convoqué tant que le siège de Pierre est encore occupé. Ainsi, le simple fait d'avoir un groupe de cardinaux réunis en secret ne signifie pas que le conclave est valide, et évidemment un conclave de validité douteuse ne peut pas être utilisé pour valider la démission de Benoît car il s'agit d'un raisonnement circulaire.  « La démission de Benoît était valide parce qu'il y a eu un conclave, et le conclave était valide parce que Benoît a démissionné. »  Nous devons plutôt nous tourner vers le droit canonique.  Le Canon 188 dit que la démission de Benoît était invalide, à cause d'une erreur substantielle, et donc tout conclave, convoqué alors qu'il est encore en vie, est invalide.

Une autre objection à notre affirmation : Benoît a demandé un conclave dans son acte de renonciation, donc il a dû démissionner.

Non. Pour être valable selon le droit canonique, Benoît devait renoncer au munus (charge), ce qu'il n'a pas fait. Lui aussi, étant toujours l'occupant du siège de Pierre, ne pouvait par la loi divine demander la tenue d'un conclave de son vivant.

Oui, il y a consenti, mais cela n'a pas d'incidence sur la validité de sa renonciation, puisque le munus a été omis dans la déclaration de la renonciation.

Nous signalons ici une autre erreur des apologistes bergogliens qui disent que Benoît a démissionné de telle manière qu'un conclave soit convoqué, montrant ainsi son intention de le faire.  Or, une chose aussi importante qu'une renonciation ne peut être jugée de manière fiable sur la base de l'intention.  Qui jugera de l'intention ?  Le droit canonique ne prévoit pas que l'on puisse juger de l’intention de quelqu'un.  Un tel processus serait malicieusement invisible pour l'Église universelle.  L'intention ne rend pas le siège vacant. Les mots sont nécessaires.  De même, l'intention de renoncer au ministère actif ne rend pas le siège vacant non plus.

Beaucoup de gens se demandent avec quelle rigueur le Droit Canon devrait être appliqué.  Ils pensent: oh… et bien, Benoît avait l'intention de démissionner.  Le Saint-Esprit était là...  Tout s'est arrangé...  Nous avons un nouveau Pape et tout va bien...  Il ne faut pas s'embarrasser des détails rigoureux de la loi.  Nous répondons: Attention!  Le Saint-Esprit ne cautionne pas les infractions à la loi.  Contourner la loi est un acte de l'homme - pas du Saint-Esprit.

 

Une question fondamentale se pose donc : quel degré de rigueur juridique doit être appliqué aux processus qui modifient la papauté ?  Nous pouvons nous faire une idée de cette question en examinant un exemple parallèle provenant d'un tout autre domaine.  Je suis un entrepreneur qui travaille dans une entreprise qui gère des essais cliniques pour de nouveaux médicaments fabriqués et testés par une société pharmaceutique.  Le principal document d'orientation de tout essai clinique est le protocole clinique.  Tout comme le droit canonique a été édité et ajusté pendant des siècles, le protocole est édité et ajusté pendant des mois par de nombreux experts en la matière, des médecins, des docteurs, des statisticiens et divers professionnels.  Il est considéré comme crucial par tous ceux qui sont impliqués que le protocole soit suivi rigoureusement pendant l'essai clinique.  Avant et pendant l'exécution de l'essai clinique, nous envoyons des moniteurs sur les sites cliniques dont le travail consiste à s'assurer que ces sites respectent chaque détail du protocole.  Un moniteur passera un, deux ou trois jours sur un site, à passer au crible les dossiers pour vérifier la conformité.  Tout écart mineur par rapport au protocole est consigné par écrit en toute transparence.  La société pharmaceutique doit vérifier l'impact et refaire certaines parties de l'essai clinique si elle le juge nécessaire.  Toutes ces informations sont minutieusement documentées en vue d'un éventuel audit par la Food and Drug Administration (FDA).  L'intention, ou l'acceptation universelle par le personnel du site clinique n'est jamais acceptée comme un substitut à un travail bâclé.  Si la FDA constate des irrégularités graves, l'approbation du médicament peut être refusée, ce qui peut coûter au promoteur 100 millions de dollars ou plus en coûts irrécupérables.

Les processus pour gouverner l'Église de Dieu ne devraient-ils pas être encore plus rigoureux que ceux requis pour les essais cliniques ?  Le droit canonique n'a-t-il pas évolué à partir de douloureux échecs historiques ?  S'il y a une renonciation papale, une commission d'experts en Droit Canonique ne devrait-elle pas être immédiatement convoquée pour analyser le document de renonciation et les événements qui l'entourent afin de détecter toute irrégularité ?  Ne devraient-ils pas signaler toute irrégularité avec transparence à l'Église universelle ?  Lorsque Benoît XVI a démissionné, pourquoi cela n'a-t-il pas eu lieu ?  Lorsque le cardinal Godfried Danneels a rapporté dans son autobiographie qu'un groupe de cardinaux qu’eux-mêmes ont appelé la Mafia de Saint Galien a fait du porte-à-porte pour obtenir des votes et s'est entendu pour faire élire le cardinal Jorge Bergoglio, en stricte violation des procédures connues pour les conclaves, avec une peine d'excommunication pour les contrevenants, pourquoi cela a-t-il pu se produire sans correction ?  Où était la commission de surveillance ?

Les prophéties de Notre-Dame du Bon Succès, approuvées par l'Église, ont fourni la réponse cruciale.  Au début du 17ème siècle, elle a dit à Mère Mariana que vers la fin du 20ème siècle, qui est notre époque, « la Franc-maçonnerie, qui sera alors au pouvoir, promulguera des lois iniques dans le but de supprimer ce Sacrement (en se référant au Sacrement du mariage), de rendre facile pour tous de vivre dans le péché et d'encourager la procréation d'enfants illégitimes nés sans la bénédiction de l’Église ».  Enfin, ce message s'accorde parfaitement avec son message dans le Troisième Secret de Fatima où elle disait : « Satan régnera dans les plus hautes sphères et réussira à s'infiltrer jusqu'au sommet de l’Eglise. »  Il est donc raisonnable de conclure que les francs-maçons sont au pouvoir au Vatican et qu'ils ont délibérément ou négligemment renoncé aux contrôles canoniques pour faire élire leur homme.  Pourquoi se préoccuper des irrégularités ?  Il suffit d'avancer comme si tout était et est normal.  C'est pourquoi, malgré les divers appels à tenir compte de ces questions, nous ne voyons aucune tentative sérieuse de le faire.  Pour répondre à l'avertissement de Marie, deux lois iniques qui suppriment le sacrement du mariage sont 1) l'acceptation par Bergoglio du remariage après le divorce dans Amoris Laetitia et 2) l'acceptation par Bergoglio de la contraception, le grand destructeur du mariage.

En tant que chrétiens, nous sommes obligés de lire les signes des temps. Nous savons par la Foi que Jésus sera toujours fidèle et nous donnera toujours un berger fidèle comme son Vicaire. Mais il n'est pas exagéré de dire que ce que nous voyons est un signe fort que cet homme que beaucoup pensent être le Pape, n'est pas le Pape, parce qu'il n'agit pas comme quelqu'un qui a reçu le don de la charge pétrinienne.

Les événements qui entourent la papauté continueront à s'aggraver.  À un moment donné, quand tout semble perdu, Marie a promis de restaurer l'Église « de façon merveilleuse ».  Alors que ce régime désastreux se déploie, des millions de personnes prient pour que cela se produise bientôt.  Elle peut la réparer.  Nous ne pouvons pas le faire seuls.  Cependant, nous pouvons jeter les bases de son intervention éventuelle par la prière, en particulier le chapelet et des actes courageux.  En attendant, il faut rester fidèle au vrai Pape. L'allégeance à un hérétique et à un schismatique fait d'une personne un hérétique et un schismatique.

Nous terminons par une prière pour le Pape Benoît XVI - au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Amen.  Dieu éternel et tout-puissant, aie pitié de Ton serviteur, Benoît, Ton Vicaire sur la terre, et dirige-le, selon Ta bienveillance, sur le chemin du salut éternel pour toute l'Église. Par ta grâce, qu'il désire toujours ce qui te plaît et qu'il l'accomplisse de toutes ses forces, par le Christ notre Seigneur. Amen.

Question : envoyez-moi un courriel à brian@godsplanforlife.org

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Hors d'oeuvre variés : Examens de conscience détaillé portant sur tous les événements et faits de l'année écoulée.

Entrée : Psaumes de la pénitence, arrosés d'amère et sincère contrition, pour toutes les fautes, manquements, négligences, péchés et imperfections auxquels on s'est laissé aller au cours de l'année qui s'achève.

Premier plat : Te Deum solennel d'action de grâces pour tous les bienfaits reçus de Dieu pendant l'année écoulée.

Trou normand : Examen particulier sur les points auxquels devront s'attacher spécialement les efforts des prochains mois.

Second plat : Promesses et résolutions faites à Dieu ; renouvellement des voeux et promesses du baptême entre les mains de la Vierge Marie.

Dessert : Veni Creator et invocations au Saint-Esprit pour demander les grâces de Dieu sur l'année qui va s'ouvrir.

Digestif : Miserere pour demander à Dieu le pardon des fautes qui vont être commises cette nuit.

Friandise finale : invocations au Coeur agonisant de Jésus pour tous ceux qui vont trouver la mort au cours des "festivités" et débauches de cette nuit et comparaître devant leur Souverain Juge sans y avoir été préparés...

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