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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Lectures 3e Dimanche du Carême A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A

1ère lecture : Par Moïse, Dieu donne l'eau à son peuple (Ex 17, 3-7)

 

 

Lecture du livre de l'Exode

 

 

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Les fils d"Israël campaient dans le désert à Rephidim, et le peuple avait soif. Ils récriminèrent contre Moïse : « Pourquoi nous as-tu fait monter d'Égypte ? Etait-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? »
Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! »
Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant eux, emmène avec toi plusieurs des anciens d'Israël, prends le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va !
Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb. Tu frapperas le rocher, il en sortira de l'eau, et le peuple boira ! » 
Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d'Israël.

Il donna à ce lieu le nom de Massa (c'est-à-dire : Défi) et Mériba (c'est-à-dire : Accusation), parce que les fils d'Israël avaient accusé le Seigneur, et parce qu'ils l'avaient mis au défi, en disant : « Le Seigneur est-il vraiment au milieu de nous, ou bien n'y est-il pas ? »
 
 
 
Psaume : Ps 94, 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9
 

R/ Aujourd'hui, ne fermons pas notre cœur, mais écoutons la voix du Seigneur !

 

Venez, crions de joie pour le Seigneur, 
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu'à lui en rendant grâce, 
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, 
adorons le Seigneur qui nous a faits. 

Oui, il est notre Dieu ; 
nous sommes le peuple qu'il conduit.

Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ?

« Ne fermez pas votre coeur comme au désert, 
où vos pères m'ont tenté et provoqué, 
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »
 
 
 
 
2ème lecture : L'amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs (Rm 5, 1-2.5-8)
 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

 

Frères,
Dieu a fait de nous des justes par la foi ; nous sommes ainsi en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a donné, par la foi, l'accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre orgueil à nous, c'est d'espérer avoir part à la gloire de Dieu.
Et l'espérance ne trompe pas, puisque l'amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné.

Alors que nous n'étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les coupables que nous étions. 
- Accepter de mourir pour un homme juste, c'est déjà difficile ; peut-être donnerait-on sa vie pour un homme de bien.
Or, la preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs.
 
 
 
Evangile : La Samaritaine et le don de l'eau vive (Jn 4, 5-42 [lecture brève: 4, 5-15.19b-26.39a.40-42])
 
Acclamation : Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. Le Sauveur du monde, Seigneur, c'est toi ! Donne-nous de l'eau vive, et nous n'aurons plus soif. Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. (cf. Jn 4, 42.15)

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

 

 

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Jésus arrivait à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s'était assis là, au bord du puits. Il était environ midi.
Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l'eau. 
Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »
(En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.)
La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.)
Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : 'Donne-moi à boire', c'est toi qui lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive. »
Elle lui dit : « Seigneur, tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond ; avec quoi prendrais-tu l'eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ;
mais celui qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. »
La femme lui dit : « Seigneur, donne-la-moi, cette eau : que je n'aie plus soif, et que je n'aie plus à venir ici pour puiser. »
Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. »
La femme répliqua : « Je n'ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n'as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari : là, tu dis vrai. »
La femme lui dit : « Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi : nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut l'adorer est à Jérusalem. »
Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l'heure vient où vous n'irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père.
Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
Mais l'heure vient - et c'est maintenant - où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père.
Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent, c'est en esprit et vérité qu'ils doivent l'adorer. »
La femme lui dit : « Je sais qu'il vient, le Messie, celui qu'on appelle Christ. Quand il viendra, c'est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
Jésus lui dit : « Moi qui te parle, je le suis. »

Là-dessus, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que demandes-tu ? » ou : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »
La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens :
« Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? »
Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers Jésus.

Pendant ce temps, les disciples l'appelaient : « Rabbi, viens manger. »
Mais il répondit : « Pour moi, j'ai de quoi manger : c'est une nourriture que vous ne connaissez pas. »
Les disciples se demandaient : « Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger ? »
Jésus leur dit : « Ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son oeuvre.
Ne dites-vous pas : 'Encore quatre mois et ce sera la moisson' ? Et moi je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs qui se dorent pour la moisson.
Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit avec le moissonneur.
Il est bien vrai, le proverbe : 'L'un sème, l'autre moissonne.'
Je vous ai envoyés moissonner là où vous n'avez pas pris de peine, d'autres ont pris de la peine, et vous, vous profitez de leurs travaux. »

Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause des paroles de la femme qui avait rendu ce témoignage : « Il m'a dit tout ce que j'ai fait. »
Lorsqu'ils arrivèrent auprès de lui, ils l'invitèrent à demeurer chez eux. Il y resta deux jours.
Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de ses propres paroles, et ils disaient à la femme : « Ce n'est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant ; nous l'avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c'est vraiment lui le Sauveur du monde. »
 
 

Rencontre au sommet - Homélie 2° dimanche du Carême A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011
Rencontre au sommet - Homélie 2° dimanche du Carême A

transfiguration careme

 

Aujourd’hui Dieu nous ouvre tout grand la porte de son cœur. Il nous révèle son désir le plus cher, ce qui motive tout ce qu’il fait depuis le péché originel. L’appel d’Abraham, dont nous venons d’entendre le récit, marque une étape importante dans l’histoire du salut. C’est le début de l’Alliance de Dieu avec Israël, le peuple qu’il a choisi,  et dont est issu le Sauveur du monde, Jésus Christ. Avec l’appel d’Abraham, c’est une étape décisive du salut des pécheurs qui commence. C’est pourquoi il est tout à fait normal que Dieu nous explique ce qui le motive. Et c’est ce qu’il fait.

 

Il dit à Abram, qui s’appellera Abraham par la suite,  exactement pourquoi il lui demande de renoncer à sa situation confortable et de suivre cet appel. Il dit : « Je te bénirai … En toi seront bénies toutes les familles de la terre. » Bénédiction. Vie en abondance. Vie qui ait un sens. Epanouissement, bonheur profond et durable, sagesse, maturité, la joie d’une vie pleinement vécue, voilà ce que Dieu veut, pour chacun de nous, et pour toute la famille humaine. Voilà pourquoi il continue de prendre soin de ce monde qui l’a rejeté, et qui continue de le rejeter.

 

Dieu seul peut nous bénir, car lui seul peut enlever de notre vie et de notre monde les obstacles qui nous empêchent de mener la vie que nous sommes appelés à vivre : l’égoïsme, la convoitise, la paresse, la luxure, bref, le péché sous toutes ses formes.

 

Abraham a reçu la bénédiction de Dieu et il l’a transmise à son entourage et à ses descendants. Pourquoi ? Parce qu’il a obéi à l’appel de Dieu. Nous aussi, nous pouvons faire l’expérience d’une bénédiction divine plus abondante et la répandre sur ceux et celles que nous aimons, si nous faisons tout simplement ce que le Père demandait à Pierre, Jacques et Jean : « écouter le Christ ».

 

« Ecouter  le  Christ  et obéir à sa voix: telle est la voie maîtresse, l'unique, qui conduit à la plénitude de la joie et de l'amour.» (Benoît XVI, Angélus, 12 mars 2006).

 

Parce que nous vivons dans un mondé plongé dans le péché, nous sommes constamment tentés d’oublier cette vérité capitale. Nous devons faire un effort conscient et concerté pour nous en souvenir. Sinon, les épreuves de la vie risquent de nous épuiser.

 

Un jour, un homme d’affaires de New York, en rendant visite à des amis à la campagne, avait remarqué une girouette au sommet du toit de la grange. Il y avait du vent, et la girouette tournait à toute allure. En-dessous de la girouette, il y avait une inscription, peinte en grosses lettres : « Dieu est amour ». L’homme d’affaires voulait savoir pourquoi cette parole avait été placée en-dessous de quelque chose d’aussi versatile qu’une girouette. "Pensez-vous que l’amour de Dieu est aussi changeant que le vent ?", demande-t-il. Tu ne comprends pas, répond le fermier. Cela signifie que, quelle que soit la direction du vent, Dieu est toujours amour."

 

Il y a des années, un banquier, lui aussi de New York, voulait encourager les soldats qui se battaient à l’époque de la Deuxième Guerre Mondiale. Mais il ne réussit pas à obtenir la permission pour se rendre au front personnellement. Alors, il a acheté dans une usine des milliers de petits miroirs de poche. Au dos de chaque miroir, il a fait imprimer Jean 3, 16 : « Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique, afin que tout homme qui croît en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle. » Et en-dessous de ce verset, il a fait imprimer la phrase suivante : "Si tu veux voir celui qui est tant aimé de Dieu et pour qui il a donné son Fils, regarde de l’autre côté du miroir."

 

L’amour de Dieu est à la fois permanent et personnel. S’il nous demande d’écouter le Christ, de suivre les enseignements de l’Eglise, c’est uniquement parce qu’il veut nous bénir avec une vraie sagesse, une joie qui demeure, une vie qui ait un sens.

 

Dans la Bible, les sommets des montagnes sont des endroits privilégiés pour rencontrer Dieu, pour faire une rencontre décisive avec Dieu. Ce n’est pas par hasard que Jésus emmène ses disciples sur la montagne pour voir sa transfiguration. Nous avons tous pu faire des rencontres "au sommet". Nous avons tous pu connaître des moments où nous avons pu faire l’expérience d’une présence palpable de Dieu, des moments om nous avions la certitude qu’il s’occupe de nous et qu’il nous guide. C’est peut-être au cours d’une retraite, ou lors de notre première communion, ou encore lorsque nous nous sommes confessés pour la première fois depuis des années et où nous avons connu un nouveau départ dans notre vie grâce à la miséricorde de Dieu. Peut-être était-ce à l’occasion d’une dure épreuve, une maladie grave. Peut-être était-ce lorsqu’un soir, vous êtes entré dans une église pour prier tout seul, ou le jour où vous êtes allé marcher dans la nature et que vous avez vu un magnifique coucher de soleil.

 

Nous avons tous pu faire des rencontres “au sommet”. Et si Dieu nous l’a permis, c’est qu’il y a une raison, tout comme quand il l’a permis à Pierre, Jacques et Jean, c’était pour une raison. Jésus savait que sa passion, sa crucifixion et sa mort étaient imminentes. Il savait que la foi de ses disciples serait secouée par ces événements. Il leur a permis de faire une expérience "au sommet" de sa gloire pour que, par la suite, à l’heure de la croix, ils puissent s’en souvenir et que ce souvenir puisse les fortifier.

 

Jésus sait qu’il est exigeant de le suivre, et que personne ne peut faire l’économie de la croix dans sa vie. Obéir à ses commandements demande la maîtrise de soi et le renoncement. Alors, aujourd’hui, il veut nous rappeler que ces épreuves aussi font partie de son projet. Aujourd’hui, et tout au long de cette semaine, il veut que nous fassions mémoire de nos rencontres "au sommet", pour lui permettre de renouveler notre foi en sa bonté, sa sagesse, et son désir de nous bénir. Avec une foi renouvelée, nous pourrons vivre un bon Carême, en écoutant le Christ, et en répondant à son appel.

Toi aussi, tu es invité(e) à une rencontre au sommet !

Toi aussi, tu es invité(e) à une rencontre au sommet !

Lecture 2e Dimanche du Carême A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A

1ère lecture : La vocation d'Abraham (Gn 12, 1-4a)

 

 

Lecture du livre de la Genèse

 

 

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Abraham vivait alors en Chaldée. Le Seigneur lui dit : « Pars de ton pays, laisse ta famille et la maison de ton père, va dans le pays que je te montrerai.
Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction.
Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai celui qui te méprisera. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. »

Abram partit, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth partit avec lui.
 
 
 
 
 
Psaume : Ps 32, 4-5, 18-19, 20.22
 

R/ Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi !

 

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; 
il est fidèle en tout ce qu'il fait. 
Il aime le bon droit et la justice ; 
la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent, 
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort, 
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur : 
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous 
comme notre espoir est en toi.
 
 
 
 
 
2ème lecture : Dieu nous appelle à connaître sa gloire (2Tm 1, 8b-10)
 

Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre à Timothée

 

Fils bien-aimé,
avec la force de Dieu, prends ta part de souffrance pour l'annonce de l'Évangile.
Car Dieu nous a sauvés, et il nous a donné une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles,
et maintenant elle est devenue visible à nos yeux, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s'est manifesté en détruisant la mort, et en faisant resplendir la vie et l'immortalité par l'annonce de l'Évangile.
 
 
 
 
 
Evangile : La Transfiguration (Mt 17, 1-9)
 
Acclamation : Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. Du sein de la nuée resplendissante, la voix du Père retenti : « Voici mon Fils, mon bien-aimé, écoutez-le ! » Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 

 

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Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart, sur une haute montagne.
Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.
Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui.
Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. »
Il parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit de son ombre ; et, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! »
Entendant cela, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur.
Jésus s'approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et n'ayez pas peur ! »
Levant les yeux, ils ne virent plus que lui, Jésus seul.

En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. »
 
 

FR BUGNOLO: MONSEIGNEUR SCHNEIDER, VOTRE ESSAI EST UNE BOUILLIE DE MENSONGES ET DE PRÉSOMPTIONS !

dominicanus #Benoit XVI, #actualités
FR BUGNOLO: MONSEIGNEUR SCHNEIDER, VOTRE ESSAI EST UNE BOUILLIE DE MENSONGES ET DE PRÉSOMPTIONS !

Le docteur angélique, saint Thomas d'Aquin, dans sa Summa Theologica, transmet la tradition catholique sur les devoirs des fidèles catholiques dans les affaires où la foi elle-même est mise en doute ou en danger en public par les actions ou les déclarations des prélats, même de son propre évêque, lorsqu'il écrit :

 

« Résister en face », c'est-à-dire devant tout le monde, dépasse la mesure de la correction fraternelle ; et Paul n'aurait pas ainsi repris Pierre s'il n'avait été son égal en quelque manière pour la défense de la foi. Mais avertir en secret et avec respect peut être fait même par celui qui n'est pas un égal. Voilà pourquoi S. Paul, écrivant aux Colossiens (4, 17), leur demande de reprendre leur supérieur : « Dites à Archippe : "Prends garde au ministère que tu as reçu du Seigneur, et tâche de bien l’accomplir." » Remarquons toutefois que, s'il y avait danger pour la foi, les supérieurs devraient être repris par les inférieurs, même en public. Aussi Paul, qui était soumis à Pierre, l'a-t-il repris pour cette raison. Et à ce sujet la Glose d'Augustin explique : « Pierre lui-même montre par son exemple à ceux qui ont la prééminence, s'il leur est arrivé de s'écarter du droit chemin, de ne point refuser d'être corrigés, même par leurs inférieurs. » (Somme Théologique, IIa IIæ, Q. 33, a. 4, ad 2)

 

Ainsi, je prends ma plume pour réprimander publiquement Mgr. Athanasius Schneider pour les déclarations faites dans son Essai publié aujourd'hui sur le site LifeSite News, intitulé : On the question of the true pope in the light of the opinion of the automatic loss of the papal office for heresy and the speculations about the resignation of Benedict XVI1

 

 

 

Tout d'abord, je trouve remarquable que Monseigneur ait persisté dans son opinion selon laquelle le crime canonique d'hérésie publiquement posé ne fait pas perdre immédiatement toute fonction dans l'Église, tant sur le plan théologique que canonique. Il a déjà soutenu cette opinion auparavant, contre tous les Pères et les docteurs de l'Église, comme l'ont montré plusieurs autres écrivains. Sa tentative de le faire à nouveau, en soutenant qu'un passage particulier de Gratien est fallacieux, est simplement un recours absurde à un argument absurde. Gratien n'a jamais été une autorité magistérielle, de sorte que le fait qu'un passage particulier soit authentique ou non ne change rien au fait que des auteurs notables, dont le pape Innocent III, avant et après Gratien, étaient d'avis que l'hérésie entraîne la perte de la fonction, pour qui que ce soit. - Est-il vraiment en train de dire qu'Innocent III a enseigné l'erreur, à cause d'une glose défectueuse ? Je dis que lui-même, que l'évêque Schneider, enseigne l'erreur sur la base d'une mauvaise herméneutique. Prétendre que l'Église peut perdre sa Foi parce qu'elle ne peut pas discerner qu'une glose non authentique présente un enseignement erroné, c'est dire que l'Église n'a pas la grâce du discernement en matière de Foi, mais moi, Mgr Schneider, je les connais mieux que tous. Qui pensez-vous être, Excellence ? Pensez-vous être plus grand que saint Robert Bellarmin, S. J., qui est un Docteur de l'Église, et qui n'est pas d'accord avec vous ?

 

Le canon 1364 ne fait aucune exception pour un pape. Le principe du Premier Siège n'est jugé par personne, qui est inscrit dans le canon 1404, concerne les affaires devant un tribunal et les actes du Pontife romain. Il ne concerne pas l'homme qui est le pape, dans le cas de sa foi personnelle. Car tout comme un homme hérétique n'est pas membre de l'Église, un homme hérétique n'a pas de fonction. Et donc un homme considéré ou jugé pour cause d'hérésie, n'est considéré ou jugé pour aucune fonction. C'est pourquoi le canon 1364 ne prévoit aucune exception et impose l'excommunication à toute personne qui commet un crime public d'hérésie, de schisme ou d'apostasie.

 

 

 

Deuxièmement, en ce qui concerne la Declaratio du pape Benoît : Votre Excellence montre que, soit vous ne comprenez pas le droit canonique, soit vous ne comprenez pas la causalité elle-même. Si vous aviez pris connaissance de certains des documents qui vous ont été envoyés par de nombreux catholiques du monde entier, vous constateriez que le Code de droit canonique - un authentique document magistériel que vous n'avez pas le droit d'ignorer ou de déformer - exige lui-même, pour que la démission papale soit valable, que l'acte posé par l'homme qui est le pontife romain soit un acte de renonciation au munus pétrinien. Mais le pape Benoît XVI n'a jamais posé un tel acte. Les déclarations faites avant ou après un tel acte, concernant l'intention ou la signification de l'acte, n'ont aucune incidence sur la nature de l'acte. Si votre Excellence avait fait preuve d'autant de diligence que moi, lorsque vous étiez à Rome et que vous avez rendu visite à Mgr Arrieta, secrétaire du Conseil pontifical pour les textes juridiques, vous auriez compris qu'un acte de renoncement papal doit être clair en soi, il ne peut être soumis à l'interprétation de quiconque, pas même du pape. Car s'il a besoin d'interprétation ou d'explication, alors il n'est pas clair, et il n'est pas valide. Et si l'homme a validement démissionné, l'interprétation qu'il en donne ne fait pas autorité. Un pape ne peut pas non plus démissionner, en interprétant avec autorité un acte non valide comme étant valide, après coup. Car le canon 332 §2 exige un acte de renonciation au munus pétrinien : et par là même, il ne permet pas un acte de démission par une interprétation papale post-factum d'un acte non clairement manifeste.

 

Votre opinion est contraire à celle de saint Alphonse de Liguori, C.Ss.R., docteur de l'Eglise, au sujet de l'interprétation juridique. Pensez-vous le savoir mieux que lui, qui était titulaire de deux doctorats en droit, l'un en droit canonique et l'autre en droit civil ?

 

 

 

Troisièmement, toutes vos citations, bien qu'elles n'aient aucun rapport, ne prouvent même pas le bien-fondé de vos arguments, comme je vais le montrer ici, en citant chacune d'elles et en les commentant :

 

Et parmi vous, parmi le Collège cardinalice, se trouve également le futur Pape, auquel je promets dès aujourd’hui mon respect et mon obéissance inconditionnels. (SALUT DE CONGÉ DU PAPE BENOÎT XVI AUX CARDINAUX PRÉSENTS À ROME, Jeudi, 28 février 2013)

 

Comme, normalement, tous les papes sont d'anciens cardinaux, cette déclaration peut être faite à tout moment au Collège des cardinaux, qu'ils soient tous présents ou non. Elle ne signifie rien. Nous devrions tous promettre notre obéissance à tous les futurs papes légitimes, et aux papes passés, car notre obéissance est due à la fonction.

 

 

J’ai fait ce pas en pleine conscience de sa gravité et aussi de sa nouveauté, mais avec une profonde sérénité d’âme. (AUDIENCE GÉNÉRALE, Mercredi 27 février 2013)

 

La conscience d'un acte, quelle qu'elle soit, ne rend pas un acte valide, sauf si vous pensez que vous êtes Dieu ou que celui qui agit est Dieu. Le canon 332 §2, en imposant des conditions à une démission papale et en la définissant comme une renonciation papale au munus pétrinien, enseigne implicitement que le pape Jean-Paul II a jugé invalide une renonciation au ministerium, que Jean-Paul II a jugé son successeur, comme l'homme qui était le pape, et que l'acte lui-même doit être dûment manifeste, pour être valide.  Toutes ces dispositions ne prévoient pas la pleine conscience d'une erreur substantielle ou d'une nouveauté comme cause de validité (cf. can. 188 et 126).

 

 

"Il n'y a pas le moindre doute sur la validité de ma renonciation au ministère pétrinien. La seule condition de validité est la pleine liberté de la décision. Les spéculations sur la non-validité de la renonciation sont tout simplement absurdes" (Lettre du 18 février 2014 à Andrea Tornielli, publiée dans La Stampa, 27 février 2014).

 

La controverse sur l'effet canonique de la Declaratio n'a rien à voir avec l'affirmation selon laquelle une renonciation au ministerium ne peut être valide ou n'est pas valide. Elle a trait à l'affirmation que la renonciation au ministerium a les mêmes effets que la renonciation au munus, et qu'elle remplit les conditions du canon 332 §2, comme n'étant pas corrompue par une erreur substantielle (cf. canon 188).  De plus, si le pape Benoît XVI pense que la liberté d'action est la seule cause de la renonciation valide, alors il se montre dans une erreur invincible en ce qui concerne son propre acte, car il est clair qu'au canon 332 §2 il y a deux causes de validité de la renonciation au munus : qu’elle soit faite librement et qu’elle soit dûment manifestée. Et si vous pensez que vous pouvez transposer ces deux causes de validité d'un acte de renonciation au munus à un acte de renonciation au ministerium, pour faire de la renonciation au ministerium une renonciation au munus, alors vous êtes clairement dans l'erreur, grave erreur ! Alors votre acte est invalide soit en raison des canons 38 lors de la lecture d'un acte administratif en violation du canon 36 §2, et/ou du canon 15 §1 pour tous ces cas d'erreurs dans les actes juridiques contre les canons 188 et 332 §2.

 

 

Lors d'une conversation avec un journaliste du journal italien Corriere della Sera, l'ancien pape Benoît XVI a déclaré "Le Pape est un, il est François". Ces paroles de Benoît XVI ont été rapportées dans l'édition écrite du Corriere della Sera, le 28 juin 2019, et anticipées dans la version italienne de Vatican News le 27 juin 2019.

 

Cette déclaration de l'évêque Schneider est étonnante en soi, car elle est faite à propos d'un rapport qui a été démystifié par LifeSite News quelques jours plus tard. Je suppose que l'évêque ne lit pas le journal très électronique qui publie son essai. Et je suppose que les rédacteurs de ce même journal électronique ont omis une correction fraternelle pour l'aider à sauver la face en répétant une affirmation aussi fausse. Mais encore une fois, je suppose peut-être trop.

 

 

 

Quatrièmement, Votre Excellence, pourquoi citez-vous des déclarations du pape Benoît concernant ses intentions de prouver que l'acte de renonciation au ministère signifie un acte de renonciation au munus papal, pour ensuite, dans la section suivante de votre essai, nous dire de ne pas soutenir que les actions et les déclarations du pape Benoît qui montrent clairement son intention de s'accrocher à la dignité et à la fonction papales ne doivent pas être interprétées ainsi ?

 

L'Église est une société visible. Par conséquent, ce qui était essentiel pour l'accomplissement de la démission de Benoît XVI n'était pas sa possible pensée interne mais ce qu'il a déclaré à l'extérieur, car l'Église ne juge pas des intentions internes (de internis non iudicat Ecclesia). Les actes ambigus du pape Benoît XVI, comme porter une soutane blanche, garder son nom, donner la bénédiction apostolique, etc., n'affectent pas le sens sans équivoque de son acte de renoncement. Nombre de ses paroles et de ses actes démontrables et sans équivoque après sa démission confirment également qu'il considère le pape François, et non lui-même, comme le pape.

 

Les preuves doivent-elles être interprétées uniquement pour appuyer votre théorie, et non la réalité objective ? Pensez-vous honnêtement qu'un pape qui a validement démissionné, devrait s'habiller en pape, signer en tant que pape, donner des bénédictions en tant que pape ? De plus, pensez-vous qu'un vrai pape saluerait un pape retraité, à Panama City, en disant à la foule :  Regarde, Benoît, le pape !

 

Si vous voulez fermer les yeux sur des faits qui réfutent vos allégations, c'est votre affaire, mais demander au reste de l'Église de le faire est le comble même de l’orgueil.

 

 

 

Enfin, je dois vous reprocher publiquement de blasphémer contre les Saints de la Sainte Mère l'Eglise, lorsque vous écrivez :

 

Déclarer que le pape François est un pape invalide, soit à cause de ses hérésies, soit à cause d'une élection invalide (pour des raisons de prétendues violations des normes du conclave ou pour la raison que le pape Benoît XVI est toujours le pape à cause de son renoncement invalide) sont des actions désespérées et subjectives visant à remédier à la crise actuelle sans précédent de la papauté. Elles sont purement humaines et trahissent une myopie spirituelle. Toutes ces entreprises sont en fin de compte une impasse, un cul-de-sac. De telles solutions révèlent une approche pélagienne implicite pour résoudre un problème avec des moyens humains ; un problème, en effet, qui ne peut être résolu par des efforts humains, mais qui nécessite une intervention divine.

 

De nombreux conciles, dont le concile d'Étampes, en France, en 1130 après J.-C., présidé par saint Bernard de Clairvaux, et le synode de Sutri, approuvé par saint Pierre Damien et le bienheureux pape Victor III et saint Grégoire VIII, ont déclaré des hommes papes invalides. Dire que tous ces efforts sont pélagiens, et qu'il s'agit d'une impasse, est non seulement un mensonge historique mais aussi un blasphème contre ces saints hommes.

 

 

 

Pour toutes ces raisons, je vous demande publiquement de retirer les fausses affirmations de votre essai, si vous voulez être considéré plus longtemps par les catholiques comme un évêque fidèle à l'enseignement et à la pratique de l'Église au cours des 2000 dernières années. Votre désir de soutenir la revendication de Bergoglio de la papauté n'est manifestement pas fondé sur des faits, sur l'histoire ou sur le droit canonique, et cause un grave scandale auprès des fidèles.

 

La véritable voie à suivre est la voie catholique, et elle a été proposée aujourd'hui par des catholiques qui connaissent leur foi et acceptent l'enseignement de l'Église dans son intégralité.2

 

________________________________________________________

1. On trouvera une traduction française de ce texte ici

2. Le texte original anglais de l'article du Fr. Bugnolo

 

Jésus vient nous fortifier pour le combat - Homélie 1° dimanche du Carême A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

1 careme A ev1

 

 

Le péché originel est la première scène d’une longue et complexe pièce de théâtre de l’histoire de l’humanité. La venue du Seigneur dans la Gloire et le Jugement Dernier formeront la scène finale. Tout ce qui se trouve entre ces deux scènes est relié tout à la fois au péché originel et au Jugement Dernier.


Le monde d’aujourd’hui a massivement oublié ces deux scènes déterminantes. A cause de tous les progrès dans les sciences et la technologie, l’homme est tenté de croire qu’il peut se suffire à lui-même, qu’il n’est pas affecté par les conséquences du péché originel, et qu’il ne sera pas jugé par une puissance supérieure (Dieu) après sa mort. Mais ce n’est qu’une autre version de l’antique mensonge du démon. Tout se passe comme si le démon nous avait persuadé que, puisque nous avons appris à changer les pierres en pains, à maîtriser le monde physique, matériel, nous sommes nous-mêmes des dieux qui n’ont pas besoin d’un autre Dieu. C’est ce même mensonge qui a trompé Adam et Eve.


Aujourd’hui, au début de notre chemin de Carême, l’Eglise démasque ce mensonge. Tout au long du Carême, nous prêtons une attention particulière à nos péchés et à nos mauvaises inclinations, justement parce que nous ne voulons pas oublier la vue d’ensemble, la trame de l’histoire qui donne une signification réelle à notre vie en nous rappelant que nous ne suffisons pas à nous-mêmes.


Le péché originel constitue l’un des chapitres les plus importants de ce livre, et l’un des plus mal compris. Prenons donc quelques minutes pour nous remettre en mémoire ce dont il s’agit, et afin de nous rendre compte pourquoi c’est l’une des vérités les plus importantes de tout le Catéchisme.


Il y a trois choses que nous devons toujours garder en mémoire à propos de péché originel : le fait, la cause, et les conséquences.


D’abord, le fait que le péché originel a été commis. Cela fait partie de la révélation divine. Pour l’Eglise, cela ne fait pas l’ombre d’un doute. Voici comment elle l’exprime dans la Catéchisme (n. 390) :


« Le récit de la chute (Gn 3) utilise un langage imagé, mais il affirme un événement primordial, un fait qui a eu lieu au commencement de l’histoire de l’homme... La Révélation nous donne la certitude de foi que toute l’histoire humaine est marquée par la faute originelle librement commise par nos premiers parents. »

 

Cela peut paraître évident, mais si c’était le cas, Dieu n’aurait pas jugé nécessaire de nous le révéler. En tant qu’êtres humains déchus, nous avons toujours tendance d’imputer le mal à des structures sociales abstraites, d’attribuer le péché à des traumatismes psychologiques, en d’autres mots, de nier, d’ignorer, de minimiser la véritable source du mal dans le monde : le péché originel et ses conséquences. Si nous cédons à cette tentation, nous finirons par nous séparer de Dieu et par perdre contact avec la réalité.

 

Si nos tendances peccamineuses n’étaient dues qu’à une éducation déficiente, nous n’aurions pas besoin d’un sauveur pour obtenir le pardon de nos péchés, mais uniquement de psychologues qui dispensent une thérapie.


Si tous les maux du monde étaient le résultat d’un mauvais système économique ou la faute de politiciens incapables, nous n’aurions pas besoin de la grâce de Dieu pour changer le cœur des hommes, et, pour améliorer la société, il suffirait d’élaborer une nouveau programme d’action.


Le fait que le péché originel est une réalité historique a été révélé par Dieu, et l’Eglise l’enseigne clairement. Nous avons besoin d’intégrer cela dans notre manière de voir le monde et nous-mêmes. Cela nous aidera à comprendre la réalité et à nous y épanouir.

 

 

La deuxième vérité essentielle au sujet du péché originel est la manière dont cela s’est passé. Qu’est-ce qui a causé le péché originel ?


L’Eglise précise que le récit biblique que nous venons d’entendre comporte un langage imagé, et non pas scientifique, ou historique. Cela signifie qu’il exprime la vérité sur ce qui s’est passé, mais sans pour autant donner tous les détails sur la manière dont les choses se sont passées. Nous pouvons épiloguer sur le comment, mais nos suppositions ne pourront jamais masquer le fait.


La première chose à noter au sujet de ce qui s’est passé est qu’Adam et Eve étaient des êtres humains moralement libres. Dieu les a créés « à son image », ce qui veut dire qu’ils étaient capables de vivre dans son amitié, de le connaître et de l’aimer. Mais l’amitié avec Dieu est unique, car Dieu est Dieu, et nous dépendons de lui. Pour vivre dans l’amitié avec Dieu, il est nécessaire d’admettre cela. Voici comment le Catéchisme (n. 396) l'exprime :


« Dieu a créé l’homme à son image et l’a constitué dans son amitié. Créature spirituelle, l’homme ne peut vivre cette amitié que sur le mode de la libre soumission à Dieu. C’est ce qu’exprime la défense faite à l’homme de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, "car du jour où tu en mangeras, tu mourras" (Gn 2, 17). "L’arbre de la connaissance du bien et du mal" (Gn 2, 17) évoque symboliquement la limite infranchissable que l’homme, en tant que créature, doit librement reconnaître et respecter avec confiance. L’homme dépend du Créateur, il est soumis aux lois de la création et aux normes morales qui règlent l’usage de la liberté. »


Nous ne sommes pas Dieu. Notre existence et notre bonheur dépendent de Dieu. Si nous ne voulons pas accepter cela, nous sommes comme un arbre qui veut "se libérer" du sol. qui le nourrit et le fait vivre. Nous allons droit à la catastrophe.


C’est exactement ce qui s’est passé avec Adam et Eve : ils se sont déracinés du sol de l’amitié avec Dieu parce qu’ils n’acceptaient pas de ne pas être les égaux de Dieu. Voilà l’essence du péché originel (n. 397) :


« L’homme, tenté par le diable, a laissé mourir dans son cœur la confiance envers son créateur (cf. Gn 3, 1-11) et, en abusant de sa liberté, a désobéi au commandement de Dieu. C’est en cela qu’a consisté le premier péché de l’homme (cf. Rm 5, 19). Tout péché, par la suite, sera une désobéissance à Dieu et un manque de confiance en sa bonté. »


Le démon a encouragé cette révolte avec ses mensonges. Il a répandu la semence de la tentation. Mais cela n’enlève rien à la responsabilité d’Adam et d’Eve, quand ils ont cédé à la tentation. Ils ont librement fait un mauvais usage de la liberté, en proclamant leur indépendance au lieu de resserrer leurs liens avec Dieu.

 

 

Le péché originel est donc un fait historique, et il a consisté dans la rébellion de nos premiers parents qui ont refusé de dépendre de Dieu.


La troisième clé pour une juste compréhension du péché originel est, pour le dire simplement, qu’il n’a pas affecté seulement Adam et Eve, mais toute la race humaine. Dieu nous a créés comme une famille, et quand nos premiers parents se sont révoltés contre lui, c’est toute la famille humaine qui en a porté les conséquences. L’aliénation qu’ont connu Adam et Eve (quand ils se sont cachés dans le jardin) a contaminé tout le genre humain. L’adversité des forces de la nature (représentée par l’enfantement dans les douleurs pour Eve, et la sueur du front d’Adam) a également affecté toute leur descendance.


De plus, le diable, à qui Adam et Eve ont choisi d’obéir plutôt qu’à Dieu, a pu exercer, par cette révolte, une grande influence sur tout ce qui concerne l’humanité.


« Par le péché des premiers parents, le diable a acquis une certaine domination sur l’homme, bien que ce dernier demeure libre. Le péché originel entraîne "la servitude sous le pouvoir de celui qui possédait l’empire de la mort, c’est-à-dire du diable". Ignorer que l’homme a une nature blessée, inclinée au mal, donne lieu à de graves erreurs dans le domaine de l’éducation, de la politique, de l’action sociale et des mœurs. » (CEC n. 407)


Le péché originel constitue l’origine, non seulement du péché, mais de tout le combat entre le bien et le mal dont est marquée l’histoire de tout être humain et de la communauté.


Nous avons tous deux tendances en nous : l’inclination au bien (qui fait partie de notre nature créée par Dieu), et la tendance à l’égoïsme (la part déchue de notre nature). Ces deux tendances mènent un combat incessant l’une contre l’autre dans notre cœur et dans nos relations, et ce sera le cas tout au long de notre vie, même après le baptême (CEC n. 1264) :


« Dans le baptisé, certaines conséquences temporelles du péché demeurent cependant, tels les souffrances, la maladie, la mort, ou les fragilités inhérentes à la vie comme les faiblesses de caractère, etc., ainsi qu’une inclination au péché que la Tradition appelle la concupiscence, ou, métaphoriquement, " le foyer du péché " (fomes peccati) : " Laissée pour nos combats, la concupiscence n’est pas capable de nuire à ceux qui, n’y consentant pas, résistent avec courage par la grâce du Christ. Bien plus, ‘celui qui aura combattu selon les règles sera couronné’ »


Cette bataille qui fait rage dans le cœur des hommes affecte tout le cours de l’histoire des hommes. Il suffit, pour le vérifier, de lire n’importe quel journal et ou de regarder les informations à la télévision n'importe quel jour.


Ecoutez ce passage de Vatican II (Gaudium et Spes 13) :


« Établi par Dieu dans un état de justice, l’homme, séduit par le Malin, dès le début de l’histoire, a abusé de sa liberté, en se dressant contre Dieu et en désirant parvenir à sa fin hors de Dieu. Ayant connu Dieu, « ils ne lui ont pas rendu gloire comme à un Dieu (...) mais leur cœur inintelligent s’est enténébré », et ils ont servi la créature de préférence au Créateur. Ce que la Révélation divine nous découvre ainsi, notre propre expérience le confirme. Car l’homme, s’il regarde au-dedans de son cœur, se découvre enclin aussi au mal, submergé de multiples maux qui ne peuvent provenir de son Créateur, qui est bon. Refusant souvent de reconnaître Dieu comme son principe, l’homme a, par le fait même, brisé l’ordre qui l’orientait à sa fin dernière, et, en même temps, il a rompu toute harmonie, soit par rapport à lui-même, soit par rapport aux autres hommes et à toute la création. »


 

A première vue, il y a de quoi se décourager. La vie est un combat qui ne cessera qu’à notre mort. Pas moyen d’y échapper… Mais le péché originel n’est que le début de l’histoire. Dieu ne nous abandonne pas. Il aurait pu. Il aurait eu le droit. Mais il ne l’a pas fait. Il est parti à la recherche d’Adam et d’Eve alors qu’ils s’étaient cachés dans le jardin. Il part aussi à notre recherche. Il nous envoie un Sauveur, Jésus Christ.


Contrairement au premier Adam, le Christ, nouvel Adam, n’a jamais désobéi à Dieu le Père. Il n’a jamais perdu confiance en lui. Des tentations au désert jusqu'à sa mort sur une croix, il est resté fidèle. Il a défait le démon, réparant ainsi la blessure ouverte par le péché originel. Marie, la nouvelle Eve, était là, avec lui, comblée de grâce, fidèle elle aussi, au pied de la croix.


C’est vrai, notre vie sera toujours un combat, à la fois contre nos propres tendances mauvaises, et contre les tendances mauvaises et la puissance du péché qui est à l’œuvre dans le monde qui nous entoure. Mais c’est dans le cadre de ce combat que notre vie prend tout son sens : nous sommes les soldats du Christ Roi. Parce que Dieu nous a révélé l’origine du mal et du chemin de la Rédemption, nous ne devons jamais être surpris ni par nos propres faiblesses, ni par les injustices et les souffrances que nous rencontrons dans le monde. Nous connaissons l’histoire ! Nous savons ce qui se passe !


Aujourd’hui, au moment où Jésus vient pour nous fortifier pour la bataille en nous donner l’énergie de la Sainte Communion, renouvelons aussi notre foi dans cette histoire, et renouvelons notre engagement à mettre nos pas dans les pas du Christ et de Marie, et non pas dans ceux d’Adam et d’Eve.

Contrairement au premier Adam, le Christ, nouvel Adam, n’a jamais désobéi à Dieu le Père.

Contrairement au premier Adam, le Christ, nouvel Adam, n’a jamais désobéi à Dieu le Père.

Lectures 1er Dimanche du Carême A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A

1ère lecture : La création de l'homme. Le péché (Gn 2, 7-9; 3, 1-7a)

 

Lecture du livre de la Genèse

 

Au temps où le Seigneur Dieu fit le ciel et la terre, il modela l'homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l'homme devint un être vivant.
Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l'orient, et y plaça l'homme qu'il avait modelé.
Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toute sorte d'arbres à l'aspect attirant et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l'arbre de vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

Or, le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait fait. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a dit : "Vous ne mangerez le fruit d"aucun arbre du jardin"»
La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour celui qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : 'Vous n'en mangerez pas, vous n'y toucherez pas, sinon vous mourrez.' »
Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !
Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » 
La femme s'aperçut que le fruit de l'arbre devait être savoureux, qu'il avait un aspect agréable et qu'il était désirable, puisqu'il donnait l'intelligence. Elle prit de ce fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea.
Alors leurs yeux à tous deux s'ouvrirent et ils connurent qu'ils étaient nus.
 
 
Psaume : Ps 50, 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17
 

R/ Pitié, Seigneur, car nous avons péché.

 

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, 
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute, 
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, 
ma faute est toujours devant moi. 

Contre toi, et toi seul, j'ai péché, 
ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait. 

Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu, 
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
 
Ne me chasse pas loin de ta face, 
ne me reprends pas ton esprit saint.
 

Rends-moi la joie d'être sauvé ; 
que l'esprit généreux me soutienne.
 

Seigneur, ouvre mes lèvres, 

et ma bouche annoncera ta louange.
 
 
 
2ème lecture : Là où le péché s'était multiplié, la grâce a surabondé (brève : 5, 12.17-19) (Rm 5, 12-19)
 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

 

Frères,
par un seul homme, Adam, le péché est entré dans le monde, et par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, du fait que tous ont péché.
Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde. Certes, on dit que le péché ne peut être sanctionné quand il n'y a pas de loi ; mais pourtant, depuis Adam jusqu'à Moïse, la mort a régné, même sur ceux qui n'avaient pas péché par désobéissance à la manière d'Adam. Or, Adam préfigurait celui qui devait venir.
Mais le don gratuit de Dieu et la faute n'ont pas la même mesure. En effet, si la mort a frappé la multitude des hommes par la faute d'un seul, combien plus la grâce de Dieu a-t-elle comblé la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.
Le don de Dieu et les conséquences du péché d'un seul n'ont pas la même mesure non plus : d'une part, en effet, pour la faute d'un seul, le jugement a conduit à la condamnation ; d'autre part, pour une multitude de fautes, le don gratuit de Dieu conduit à la justification.
En effet, si, à cause d'un seul homme, par la faute d'un seul homme, la mort a régné, combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en plénitude le don de la grâce qui les rend justes.
Bref, de même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l'accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.
En effet, de même que tous sont devenus pécheurs parce qu'un seul homme a désobéi, de même tous deviendront justes parce qu'un seul homme a obéi.
 
 
 
Evangile : La tentation de Jésus (Mt 4, 1-11)
 
Acclamation : Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.
L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole venant de la bouche de Dieu. 
Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 

 

1 careme A ev1

 

 

Jésus, après son baptême, fut conduit au désert par l'Esprit pour être tenté par le démon.
Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.
Le tentateur s'approcha et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. »
Mais Jésus répondit : « Il est écrit : Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » 

Alors le démon l'emmène à la ville sainte, à Jérusalem, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. » 

Le démon l'emmène encore sur une très haute montagne et lui fait voir tous les royaumes du monde avec leur gloire.
Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si tu te prosternes pour m'adorer. »
Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C'est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, et c'est lui seul que tu adoreras. » 

Alors le démon le quitte. Voici que des anges s'approchèrent de lui, et ils le servaient.
 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

FLASH INFO: APPEL À UNE ENQUÊTE INTERNATIONALE SUR LA CORRUPTION DU VATICAN - COMMUNIQUÉ DE PRESSE

dominicanus #Benoit XVI, #actualités
FLASH INFO: APPEL À UNE ENQUÊTE INTERNATIONALE SUR LA CORRUPTION DU VATICAN - COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ROME - 28 février 2020 : Un groupe de catholiques a lancé aujourd'hui un appel à la convocation d'une enquête internationale sur la corruption du Vatican par tous les évêques de l'Église catholique « en raison du grave désordre manifeste dans les organes du Siège Apostolique ».

 

L'effort demande une enquête internationale au cours de laquelle les preuves de chaque accusation seront présentées par un comité de juristes à un panel informel de jurés, qui sera composé d'évêques de l'Église catholique. L'objectif de l'enquête sera de demander aux jurés évêques de juger si les cas présentés sont recevables et s'il est maintenant utile pour le bien de l'Église que le Collège des évêques se réunisse pour entendre les cas.

 

Le communiqué de presse invite les juristes et les évêques catholiques à participer à l'enquête. Toutes les parties intéressées doivent contacter le président de la commission.

 

Le communiqué de presse officiel du groupe (voir ci-dessous) cite le précédent du Concile de Constance, tenu au début du 15e siècle, au cours duquel deux papes ont démissionné pour mettre fin au schisme occidental. Parmi les accusations qui seront portées, il est question de savoir si la renonciation du pape Benoît XVI par le biais de la Declaratio du 11 février 2013 l'a séparé de l'Office, si le Conclave de 2013 était légitime, et si Jorge Mario Bergoglio s'est séparé de l'Église par une hérésie opiniâtre manifeste, une apostasie et/ou un schisme. Cette dernière accusation, concernant le schisme, semble viser le soi-disant accord du Vatican avec la Chine, qui a trahi 30 millions de catholiques aux prédateurs de ce régime.

 

Tous les contacts à ce sujet doivent être pris par l'intermédiaire du président du comité organisateur, M. Brian Murphy de God’s Plan for Life.

 

 

+++

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Traduit du texte original anglais : http://godsplanforlife.org/pastoral/press_release.html

 

 

DEMANDE D'UNE ENQUÊTE INTERNATIONALE SUR LA CORRUPTION AU VATICAN

 

Communiqué de presse du comité d'organisation

 

28 février 2020

 

En accord avec le droit de tous les fidèles de l'Église catholique, tel qu'il est exprimé dans le canon 212 du Code de droit canonique de 1983, nous invitons cordialement les juristes et les évêques de l'Église Catholique à assister à une enquête sur la corruption au Vatican, afin qu'il puisse être présenté sous forme canonique un libelle de plaintes concernant de graves irrégularités canoniques dans le fonctionnement du Siège Apostolique, pour lequel, conformément à l'enseignement de Robert Bellarmin, lorsque le Siège est entravé par un doute positif réel quant à la revendication légale du titre de papauté par un quelconque requérant, il est du devoir des évêques d'intervenir (Bellarmin, De Concilio, II, 19), comme ils l'ont fait lors du Saint Concile Œcuménique de Constance.

 

Nous invitons les juristes à participer à un comité de préparation de l'enquête internationale à laquelle nous invitons les membres du Collège des Apôtres, qu'ils soient cardinaux, archevêques, évêques ou émérites, à participer.

 

L'objectif de l'enquête est simplement de donner une évaluation publique des preuves et des accusations afin de déterminer s'il serait approprié et utile que le Collège des évêques se réunisse pour entendre les affaires et juger de ce qui doit être fait pour demander leur correction et leur modification.

 

Le Comité ne propose pas, par cette enquête, que le Souverain Pontife soit jugé, puisque le Saint-Siège ne peut être jugé par personne (canon 1404), mais plutôt, conformément au précédent établi - que le Collège des Évêques ait le droit de juger la prétention de tout homme à occuper la fonction de Souverain Pontife en cas d'élections contestées, de perte de fonction par hérésie et de renonciations invalides - que le Collège des Évêques agisse désormais en raison du désordre grave et manifeste des organes du Siège Apostolique.

 

Date de l'enquête : à déterminer, au deuxième ou troisième trimestre de 2020

Lieu : à déterminer

 

Organisé par

le Comité pour l'Enquête Internationale

 

Brian Murphy, PhD, Président de la commission

et Président de God’s Plan for Life, CA, États-Unis

 

Frère Alexis Bugnolo, B.A. Anthropologie culturelle,

Président Ordo Militaris Inc., États-Unis

 

Eric Mayoral, B.A., États-Unis

 

Sean Hyland, B.A., Allemagne

 

P. Walter Covens, Martinique

 

Contact de la commission : Brian Murphy

1-949-235-4045

brian@godsplanforlife.org 

 

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VIDÉO DE RÉFÉRENCE

 

 

 

LA RENONCIATION DU PAPE BENOÎT XVI à la lumière du Magistère du Pape Jean Paul II

 

Reference Video: Pope Benedict XVI Is Still Pope

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Pour les chrétiens, l’humble obéissance est une vertu - Homélie 7° dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011
Pour les chrétiens, l’humble obéissance est une vertu - Homélie 7° dimanche du Temps Ordinaire A

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Quand Jésus dit : «  Vous avez appris qu'il a été dit », il fait clairement allusion à l’Ancien Testament, la Loi de Moïse. C’est la Loi qui conférait au peuple juif son statut particulier parmi toutes les nations de la terre, parce que c’est Dieu lui-même qui la leur avait donnée. C’est le « doigt de Dieu » qui l’avait gravée sur des tables de pierre.

 

Pendant 1500 ans, les prophètes et les rabbins d’Israël l’avaient interprétée, appliquée au gré des circonstances changeantes, en exhortant le peuple à l’observer. Mais jamais au cours de ces quinze siècles, un Israélite fidèle n’avait eu la prétention d’exercer une autorité sur elle. Après tout, la Loi provenait du directement du Seigneur. Qui donc pourrait prétendre avoir une autorité sur elle ?

 

Donc, quand Jésus dit : « … Eh bien moi, je vous dis… », suggérant un ajout à la Loi, ses auditeurs sont confrontés à quelque chose de totalement nouveau, à quelqu’un qui revendique une autorité sur la Loi de Moïse. Il réclame une nouvelle adhésion et fraie un chemin pour une Nouvelle Alliance.

 

Le Sermon sur la Montagne est révolutionnaire, non pas seulement en ce qui concerne les idées, mais dans l’autorité revendiquée par le Seigneur. Cette revendication,  implicite mais réelle, d’une autorité sur la loi divine, et donc du rang de Dieu, n’est pas sans conséquences. Cela signifie que ses commandements requièrent l’obéissance.

 

Dans le monde de l’Antiquité, l’obéissance due à celui qui gouverne était un concept familier. Dans le monde contemporain, dominé par les démocraties politiques, elle l’est beaucoup moins. En fait, la mentalité critique, indépendante, démocratique (si utile en politique) peut même s’infiltrer dans l’Eglise (où elle n’est pas à sa place).

 

La vérité du Christ ne change pas au gré des modes et des référendums. Dans notre relation avec Jésus et son Église, l’humble obéissance à l’autorité légitime est une vertu, et non pas un défaut.

 

Il faut plus de dix ans d’études intenses et de pratique pour devenir médecin. Les bons médecins voient parfois plus de 200 patients par mois. Un médecin qui pratique depuis plusieurs années possède donc une connaissance théorique, acquise par sa formation, enrichie d’une dose importante de connaissances pratiques, acquises par l’expérience. Quand nous sommes souffrants ou blessés et que nous consultons un médecin, nous nous attendons à ce qu’il sache ce que nous devons faire, en raison de ses connaissances et de son expérience, mieux que nous. Nous nous attendons à ce qu’il comprenne ce qui ne va pas chez nous, mieux que nous.

 

Quand le médecin nous prescrit ce qu’il faut faire pour guérir, la chose la plus intelligente à faire, c’est de lui obéir. Quand le médecin explique en termes simples quel est notre problème, cela est très appréciable. Mais nous n’exigeons tout de même pas de comprendre absolument tout ce qui concerne la maladie dont nous souffrons avant de lui obéir, pour la simple raison que nous n’avons pas autant de connaissances médicales que le médecin.

 

Jésus Christ est le médecin de nos âmes, qui ont été blessées par le péché originel, par nos péchés personnels, et par les péchés personnels des autres. Ses commandements, ses enseignements, et son exemple constituent les instructions qu’il nous donne pour que nous puissions guérir, grandir et murir spirituellement en avançant sur le chemin du vrai bonheur. Et Jésus est beaucoup plus compétent que même le plus brillant des médecins, parce qu’il est Dieu. Il est omniscient, il est notre créateur, et nous connaît tous de fond en comble.

 

Voilà pourquoi l’obéissance au Christ est une vertu, une bonne habitude, une règle de vie pleine de sagesse. Comme le dit le Livre des Proverbes au chapitre 28 :

 

« Qui se fie à son propre sens est un sot,

Qui chemine avec sagesse sera sauf. » (Proverbes 28, 26)

 

L’obéissance, pour les chrétiens, c’est une vertu. Mais à qui exactement devons-nous obéir ? Nous sommes appelés à obéir à Jésus, en le suivant là où il nous conduit ; il est le Verbe Incarné de Dieu, « la voie, la vérité et la vie ». Lui obéir signifie établir une relation d’amitié avec lui. Comme il le dit au cours de la Dernière Cène :

 

« Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements. » (Jn 14, 15)

 

Mais là, il y a un problème… Car nous vivons 2000 ans après l’Ascension du Seigneur. Jésus ne nous a pas laissé des commandements spécifiques au sujet du clonage, de la contraception, de la recherche sur les cellules-souches embryonnaires ou d’autres points de la morale contemporaine. Alors, que doit faire un disciple du Christ pour toutes ces questions qui ne sont pas mentionnées explicitement dans la liste des Dix Commandements ?

 

Jésus savait bien qu’au cours des différentes périodes de l’histoire les hommes seraient confrontés à de nouveaux dilemmes. Et il a tout prévu pour cela : il a créé son Église, en déléguant son autorité pour enseigner à ce que nous appelons le « Magistère », pour qu’avec la garantie de l’assistance du Saint Esprit, nous, ses disciples, nous ne manquions jamais d’une règle de conduite claire.

 

Quand nous obéissons à l’enseignement officiel de l’Église – l’enseignement des papes et des évêques unis au pape (le Magistère) – nous obéissons, en fait, à Jésus, et nous le suivons avec fidélité dans la voie d’un bonheur sans cesse croissant, ici sur terre, et du bonheur éternel au ciel. D'où l'importance capitale de savoir qui est le vrai Pape !

 

L’Église fait même un pas de plus, s’efforçant toujours d’expliquer les raisons qui sous-tendent l’enseignement catholique, même si, trop souvent, nous ne faisons aucun effort pour comprendre ces raisons.

 

Aujourd’hui, en poursuivant la célébration de cette Eucharistie, et spécialement au moment où nous renouvelons notre foi au Christ et à son projet pour notre vie en récitant le Credo, renouvelons aussi notre engagement à obéir au Seigneur, qui est descendu du Ciel sur la terre pour nous montrer la voie vers notre véritable demeure.

Eh bien moi, je vous dis

Eh bien moi, je vous dis

LA PROPOSITION DU 28 FÉVRIER

dominicanus #Benoit XVI, #actualités

 

En tant que catholiques fidèles à Dieu la vérité, amoureux de Jésus-Christ et refusant de voir la Sainte Mère Église violée quotidiennement, même pour un jour de plus, nous avons l'obligation de faire QUELQUE CHOSE de réel et efficace pour résoudre la crise de l'Église qui a commencé il y a sept ans avec le départ du pape Benoît XVI du Vatican.

 

Il y a eu suffisamment de lamentations, d'analyses et de recherches. Il est maintenant temps d'agir.

 

Voici ma proposition, que je porte dans la prière, et qui, je l’espère, sera acceptée par tous ceux qui partagent ce même désir de protéger la Sainte Mère Eglise et de promouvoir le salut des âmes.

 

La proposition est simple et facile:

 

1. Un appel unifié et universel des sites catholiques, des blogs, des pages FaceBook, des comptes Twitter, des forums, etc., tous à paraître le 28 février 2020, septième anniversaire du départ du pape Benoît du Vatican,

 

2. Appelant tous les catholiques à soutenir l'APPEL À UNE ENQUÊTE INTERNATIONALE SUR LA CORRUPTION AU VATICAN,

 

3. Au cours de laquelle la preuve 1) d’une renonciation papale ratée, 2) d’un conclave invalide et 3) de l’auto-déposition en raison d'une hérésie formelle manifeste pertinente par Jorge Mario Bergoglio,

 

4. Sera présentée aux évêques catholiques et théologiens et canonistes invités, en présence de journalistes

 

5. À l'issue de laquelle il y aura un vote pour appeler ou ne pas appeler, sur la base des preuves présentées, un Synode extraordinaire du Collège des Apôtres (tous évêques catholiques), 

 

6. pour juger les cas présentés à l'enquête et transmettre des anathèmes à tous ceux qui résistent aux normes du droit canonique contre la correction des problèmes qui y sont dénoncés.

 

7. À cette fin, chaque site web ou compte de média social catholique participant, le 28 février 2020, demandera des volontaires parmi les professionnels catholiques (notamment dans le domaine juridique et de la publicité) pour organiser et financer l'enquête internationale, inviter les évêques, les canonistes et les cardinaux, et gérer les contacts avec la presse internationale.

 

 

Pour adhérer à cette proposition, copiez et collez le texte de cette proposition et publiez-le avec le titre : LA PROPOSITION DU 28 FÉVRIER. 

 

Si vous comptez participer à la publication de cet appel, laissez un commentaire ci-dessous en utilisant une adresse électronique réelle afin que je puisse vous contacter. Notez bien, n'incluez pas votre adresse électronique dans le commentaire, mais utilisez-la pour vous inscrire afin de faire le commentaire. De cette façon, je pourrai la voir, mais pas le public. Incluez dans votre commentaire un lien vers votre site web, votre page FB ou votre compte ou blog de média social, afin que nous puissions tous garder une trace des participants.

 

En attendant, partagez vos propres informations sur cet événement avec tous vos lecteurs afin que nous puissions recruter autant de participants au niveau international que possible pour cette annonce du 28 février !

Traduit de l'anglais THE FEBRUARY 28, 2020 PROPOSAL

 

Liturgie de la Parole 7ème dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Liturgie de la Parole Année A
PREMIÈRE LECTURE
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19, 1-2.17-18)

Lecture du livre des Lévites

Le Seigneur parla à Moïse et dit :
    « Parle à toute l’assemblée des fils d’Israël.
Tu leur diras :
Soyez saints,
car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint.

    Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur.
Mais tu devras réprimander ton compatriote,
et tu ne toléreras pas la faute qui est en lui.
    Tu ne te vengeras pas.
Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple.
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Je suis le Seigneur. »

    – Parole du Seigneur.

PSAUME
(Ps 102 (103), 1-2, 3-4, 8.10, 12-13)

R/ Le Seigneur est tendresse et pitié. (Ps 102, 8a)

Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.

Aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés ;
comme la tendresse du père pour ses fils,
la tendresse du Seigneur pour qui le craint !

DEUXIÈME LECTURE
« Tout est à vous, mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu » (1 Co 3, 16-23)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
    ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu,
et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
    Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu,
cet homme, Dieu le détruira,
car le sanctuaire de Dieu est saint,
et ce sanctuaire, c’est vous.
    Que personne ne s’y trompe :
si quelqu’un parmi vous
pense être un sage à la manière d’ici-bas,
qu’il devienne fou pour devenir sage.
    Car la sagesse de ce monde
est folie devant Dieu.
Il est écrit en effet :
C’est lui qui prend les sages
au piège de leur propre habileté.

    Il est écrit encore :
Le Seigneur le sait :
les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !

    Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté
en tel ou tel homme.
Car tout vous appartient,
    que ce soit Paul, Apollos, Pierre,
le monde, la vie, la mort,
le présent, l’avenir :
tout est à vous,
    mais vous, vous êtes au Christ,
et le Christ est à Dieu.

    – Parole du Seigneur.

ÉVANGILE
« Aimez vos ennemis » (Mt 5, 38-48)

Alléluia. Alléluia.
En celui qui garde la parole du Christ
l’amour de Dieu atteint vraiment sa perfection.
Alléluia. (1 Jn 2, 5)

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Vous avez appris qu’il a été dit :
Œil pour œil, et dent pour dent.
    Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ;
mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite,
tends-lui encore l’autre.
    Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice
et prendre ta tunique,
laisse-lui encore ton manteau.
    Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas,
fais-en deux mille avec lui.
    À qui te demande, donne ;
à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !

    Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu aimeras ton prochain
et tu haïras ton ennemi.
    Eh bien ! moi, je vous dis :
Aimez vos ennemis,
et priez pour ceux qui vous persécutent,
    afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;
car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
    En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,
quelle récompense méritez-vous ?
Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
    Et si vous ne saluez que vos frères,
que faites-vous d’extraordinaire ?
Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
    Vous donc, vous serez parfaits
comme votre Père céleste est parfait. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

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