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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

La fidélité, une grâce et un devoir - Homélie 6° dimanche de Pâques C

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
"Ayez surtout un grand respect pour l'institution du Sacrement du Mariage." (Benoît XVI)

"Ayez surtout un grand respect pour l'institution du Sacrement du Mariage." (Benoît XVI)

 

    Durant le temps pascal de nombreux jeunes font leur profession de foi. Ils prennent publiquement l'engagement d'être fidèles tout au long de leur vie à la foi de leur baptême dans une charité vécue chaque jour et dans l'espérance de la vie éternelle.

    Dans l'évangile Jésus dit: "Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole". Il y a déjà plusieurs années, Benoît XVI méditait avec des dizaines de milliers de jeunes l'évangile du jeune homme riche qui avait posé une question à Jésus: "Que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle?" Jésus lui répond: "Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements" (Mt 19, 17). Le pape Benoît XVI commente:
 
Il part de la connaissance que le jeune homme a déjà certainement reçu de sa famille et de la synagogue : en effet, il connaît les commandements. Ils conduisent à la vie, ce qui veut dire qu'ils nous garantissent l'authenticité. Ce sont les grands indicateurs qui nous montrent la juste voie. Celui qui observe les commandements est sur le chemin de Dieu.

    L'éducation que les enfants reçoivent à la maison et à l'église, surtout à l'occasion de la messe, chaque dimanche, est fondamentale, mais elle n'est pas suffisante. C'est pourquoi l'Église, dans chaque paroisse, propose une catéchèse:
 
Mais nous ne possédons que des connaissances partielles. Pour comprendre le bien, nous avons besoin d'aides, que l'Eglise nous offre en de nombreuses occasions, surtout dans la catéchèse. Jésus lui-même montre ce qui est bon pour nous, en nous donnant sa première catéchèse.

    La question que pose Benoît XVI aux jeunes du Brésil, il la pose aussi à nous tous:
 
Chers jeunes, je veux entendre de vous aussi la réponse du jeune de l'Evangile : toutes ces choses, je les ai observées dès ma jeunesse. (...) Et vous, jeunes du Brésil et de l'Amérique latine, avez-vous déjà découvert ce qui est bon ? Suivez-vous les commandements du Seigneur ? Avez-vous découvert que cela est le véritable et unique chemin vers le bonheur ?

    Jésus est bon, donc il est exigeant, trop exigeant (et donc trop bon) à notre goût. Et c'est alors que notre profession de foi, que notre fidélité est mise en péril. À une époque où règnent en maîtres le matérialisme et l'individualisme, et en maîtresses la recherche du plaisir et du succès faciles, Jésus met la barre très haut: "Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole". Mais cette fidélité n'est pas impossible, puisque Jésus ajoute: "mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui." Tout devient possible, si Jésus et le Père viennent "demeurer" auprès de nous pour nous donner l'Esprit Saint, le Défenseur, le Consolateur. Nous pouvons demeurer, puisque Dieu demeure. Nous pouvons être fidèle, puisque Dieu est fidèle. La fidélité qu'il nous demande, il nous la donne comme un cadeau royal: l'Esprit Saint en Personne!

    Cette fidélité, n'est-ce pas la grâce de la confirmation? C'est cette grâce, ce cadeau qui, avec celui de l'Eucharistie achève notre initiation chrétienne, et rend possible notre fidélité, notre profession de foi. C'est ce cadeau que beaucoup d'entre nous avons déjà reçu. Qu'en avons-nous fait?  Allons-nous aider les jeunes à en vivre? Allons-nous répondre l'appel de Jésus? Allons-nous répondre à celui de Benoît XVI:
 
Soyez des hommes et des femmes libres et responsables ; faites de la famille un centre rayonnant de paix et de joie ; soyez des promoteurs de la vie, de son commencement à son déclin naturel ; protégez les personnes âgées, car elles méritent le respect et l'admiration pour le bien qu'elles vous ont fait. Le Pape s'attend également à ce que les jeunes cherchent à sanctifier leur travail, en l'accomplissant avec des compétences techniques et avec diligence, pour contribuer au progrès de tous leurs frères et pour illuminer avec la lumière du Verbe toutes les activités humaines (cf. Lumen gentium, n. 36). Mais, surtout, le Pape souhaite qu'ils sachent être les protagonistes d'une société plus juste et plus fraternelle, en remplissant leurs devoirs à l'égard de l'État : en respectant ses lois ; en ne se laissant pas emporter par la haine et par la violence ; en tentant d'être des exemples de conduite chrétienne dans leur milieu professionnel et social, en se distinguant par l'honnêteté dans les rapports sociaux et professionnels. Qu'ils se souviennent que l'ambition démesurée de richesse et de pouvoir conduit à la corruption de soi et des autres ; il n'y a pas de raisons valables qui justifient la tentative de faire prévaloir ses propres aspirations humaines, qu'elles soient économiques ou politiques, à travers la fraude et la tromperie.
 
(...) Ayez surtout un grand respect pour l'institution du Sacrement du Mariage. Il ne pourra pas y avoir de bonheur véritable dans les foyers si, dans le même temps, il n'y a pas de fidélité entre les époux. Le mariage est une institution de droit naturel, qui a été élevée par le Christ à la dignité de Sacrement ; c'est un grand don que Dieu a fait à l'humanité. Respectez-le, vénérez-le. Dans le même temps, Dieu vous appelle à vous respecter les uns les autres également lorsque vous tombez amoureux et vous vous fiancez, car la vie conjugale, qui par disposition divine est réservée aux couples mariés, sera une source de bonheur et de paix uniquement dans la mesure où vous saurez faire de la chasteté, en dehors et à l'intérieur du mariage, un rempart de vos espérances futures. Je vous répète ici à tous que « l'eros veut nous élever [...] vers le Divin, nous conduire au-delà de nous-mêmes, mais c'est précisément pourquoi est requis un chemin de montée, de renoncements, de purifications et de guérisons » (Lettre encyclique Deus caritas est [25 décembre 2005], n. 5). En peu de mots, il requiert un esprit de sacrifice et de renoncement pour un bien plus grand, qui est précisément l'amour de Dieu sur toutes les choses. Essayez de résister avec force aux pièges du mal existant dans de nombreux milieux, qui vous pousse à une vie dissolue, paradoxalement vide, en vous faisant égarer le don précieux de votre liberté et de votre vrai bonheur. Le véritable amour « cherchera toujours plus le bonheur de l'autre, il se préoccupera toujours plus de l'autre, il se donnera et il désirera “être pour” l'autre » (ibid., n. 7) et, pour cette raison, sera toujours plus fidèle, indissoluble et fécond.

    Mais l'Esprit Saint ne nous est pas donné pour nous-mêmes seulement, égoïstement. Quand Dieu nous donne l'Esprit Saint, il nous le donne pour nous envoyer vers les autres, ceux qui se sont égarés, pour faire de nous des apôtres de l'évangile:
 
Mais alors que je vous regarde, chers jeunes ici présents, qui rayonnez de joie et d'enthousiasme, c’est le regard de Jésus que je pose sur vous : un regard d'amour et de confiance, dans la certitude que vous avez trouvé la voie authentique. Vous êtes les jeunes de l'Eglise. Je vous envoie donc vers la grande mission d'évangéliser les jeunes garçons et filles qui errent dans ce monde, comme des brebis sans pasteur. Soyez les apôtres des jeunes. Invitez-les à marcher avec vous, à faire la même expérience de foi, d'espérance et d'amour ; à rencontrer Jésus pour se sentir réellement aimés, accueillis, avec la pleine possibilité de se réaliser. Qu'eux aussi découvrent les voies sûres des commandements et qu'en les parcourant, ils arrivent à Dieu.
La fidélité, une grâce et un devoir - Homélie 6° dimanche de Pâques C

L’Eglise est bien équipée - Homélie 6° dimanche de Pâques C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)

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Que devons-nous faire dans l’Eglise en cas de divergences d’opinion ? C’est une question à laquelle était déjà confrontée la communauté chrétienne d’Antioche au premier siècle, comme saint Luc le relate dans le Livre des Actes. Contrairement à Jérusalem, Antioche était une ville cosmopolite, car située sur la route commerciale qui reliait les cités portuaires de la Palestine à l’Asie Mineure. Au sein d’une population païenne, composée de Grecs et de Romains y vivait une importante communauté juive. La première annonce de l’Evangile y avait suscité des conversions provenant de ces trois groupes : des Juifs, des Grecs et des Romains.

 

Au fur et à mesure que cette communauté chrétienne prenait de l’importance, un désaccord s’y faisait jour. Parmi les convertis d’origine juive, certains disaient que les païens qui devenaient chrétiens devaient observer la Loi mosaïque – la loi de l’Ancien Testament de la circoncision et les pratiques alimentaires. Mais d’autres étaient d’avis que, puisque le Christ a accompli toutes ces lois en lui-même, il n’était plus nécessaire de les observer. Les dissensions devenaient de plus en plus graves et menaçaient de diviser la communauté.

 

Le Saint Esprit avait-il commis une erreur ? Etait-il parti en vacances, incapable d’inspirer l’Eglise ? Non. Dieu savait que ce genre de désaccords surgiraient parmi les chrétiens, et il avait institué une structure hiérarchique par laquelle le Saint Esprit pourrait les résoudre. Les chrétiens d’Antioche envoient une délégation à Jérusalem, où Pierre et les autres Apôtres séjournent encore à ce moment-là. Pierre rassemble les Apôtres en une sorte de concile pour savoir comment gérer ce désaccord, et il est décidé que les chrétiens d’origine païenne ne devaient pas être soumis à la Loi de Moïse.

 

C’est ce que nous relate le passage des  Actes de ce jour. Il en ressort que les désaccords sont naturels et inévitables, et que, par sa structure hiérarchique, l’Eglise est bien équipée par Dieu pour les résoudre.

 

Une humble obéissance à la véritable Eglise du Christ est le signe d’un véritable amour pour le Christ. Cela se vérifie chez tous les saints dans leur manière de réagir dans les controverses qui n’ont pas manqué à chaque époque. Dans le Haut Moyen Âge, une des controverses majeures a été au sujet de l’Eucharistie. Parmi les chrétiens il y avait une proportion importante de convertis d’origine païenne qui avaient conservé des tendances superstitieuses. Ces tendances ont été la cause d’un déséquilibre dans la dévotion eucharistique des catholiques privés d’une bonne catéchèse. Au lieu de voir dans l’Eucharistie la présence sacramentelle et aimante du Christ, ils la considéraient comme une sorte de quimbois. L’Eglise s’est efforcée de corriger cette erreur. Mais certains théologiens on fait de l’excès de zèle, en exagérant en sens contraire, et disant que le Christ est présent dans l’Eucharistie de manière symbolique seulement. L’Eglise s’est efforcée de corriger cette erreur également.

 

 

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S. Thomas d'Aquin et le Pape Urbain IV

Lorenzo Lotto, 1508


 

Thomas d’Aquin, l’un des plus grands théologiens de l’Eglise, était plus intelligent et plus instruit que tous les papes de son époque. Et pourtant il a toujours défendu leur enseignement officiel, dans cette controverse, comme en d’autres. Ses dernières paroles en mourant montrent très bien comment une véritable amour du Christ se vérifie dans une humble docilité à l’enseignement du Magistère de l’Eglise du Christ. Voici ce qu’il dit au moment de recevoir la sainte communion pour la dernière fois :


"Je vous reçois, ô salut de mon âme. C'est par amour de vous que j'ai étudié, veillé des nuits entières et que je me suis épuisé ; c'est vous que j'ai prêché et enseigné. Jamais je n'ai dit un mot contre Vous. Je ne m'attache pas non plus obstinément à mon propre sens ; mais si jamais je me suis mal exprimé sur ce sacrement, je me soumets au jugement de la sainte Église romaine dans l'obéissance de laquelle je meurs."

 

Cette autorité pour résoudre les désaccords (le charisme certain de vérité), que le Christ a donnée à son Eglise, est la raison pour laquelle des pasteurs protestants se convertissent au catholicisme aujourd’hui encore.

 

 

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Parmi les plus connus il y a Marcus Grodi (photo), aux Etats-Unis, animateur d'une émission hebdomadaire sur EWTN, le plus important réseau de télévision catholique au monde. Sa conversion a commencé à l’occasion d’une crise alors qu’il était encore un pasteur presbytérien. (Les Presbytériens sont l’une des plus de 20.000 dénominations chrétiennes issues de la Réforme protestante.) Voici comment il exprime son dilemme :


“Chaque dimanche je me tenais à mon pupitre pour interpreter les Ecritures pour mon assemblée, sachant que dans un rayon de vingt kilometers de mon église, il y avait des douzaines d’autres pasteurs protestants qui tous croyaient que la Bible seule est l’unique autorité pour la doctrine et pour l’action, mais chacun enseignait quelque chose de différent de ce que moi, j’étais en train d’enseigner.

Mon interprétation de l’Ecriture est-elle la bonne, ou pas ? Voilà la question que je me posais. Peut-être un de ces autres pasteurs a-t-il raison, et alors je suis en train d’induire en erreur ces gens qui m’écoutent et me font confiance. Je savais aussi que j’aurais à rendre des comptes non seulement pour mes propres actes, mais pour ma manière de conduire le troupeau qu’il m’avait confié. Suis-je en train d’enseigner la vérité ou l’erreur ? C’est ce que je demandais continuellement au Seigneur. Je pensais être dans la vérité, mais comment pouvais-je en être sûr ?"


C’est comme s’il était dans la communauté d’Antioche, mais contrairement à Paul et Barnabé, il n’avait personne vers qui se tourner pour apaiser ses doutes et ses désaccords. Il était incapable de trouver la paix du cœur, parce que son église n’était pas équipée pour la lui donner. A la longue, Dieu l’a mené, à travers sa crise, vers l’Eglise catholique, l’Eglise que Jésus a équipée d’une autorité garantie par l’Esprit Saint.


Nous autres, nous sommes membres de la même Eglise que celle des chrétiens d’Antioche au premier siècle. Comme eux, et comme les chrétiens de tous les temps, nous avons nos désaccords, même si les sujets sont autres. Jusqu’il y a peu, par exemple, la recherche sur les cellules-souche et la contraception artificielle n’étaient même pas possible. Durant les époques à venir, les sujets seront encore autres, mais l’Eglise sera la même, toujours bien équipée pour résoudre les désaccords.

 

Si nous cherchons vraiment cette paix du cœur dont Jésus parle dans l’Evangile, sa paix à lui, et non pas celle du monde, si, vraiment, nous voulons faire l’expérience de cette paix, nous le pouvons. Tout ce que nous avons à faire est de nous laisser conduire par l’Esprit Saint. C’est lui que Jésus nous a donné pour nous rappeler tout ce qu’il nous a dit, et pour nous enseigner toute chose.


Et où pouvons-nous trouver le Saint Esprit ? Dans l’instrument qu’il s’est choisi : le Magistère de l’Eglise catholique. Ainsi, au milieu de nos propres difficultés et désaccords, nous devrions toujours faire ce que les chrétiens d’Antioche, saint Thomas d’Aquin, Marcus Grodi et tant d’autres ont toujours fait ou ont fini par faire : s’en référer à Pierre et aux Apôtres, au Pape et aux Evêques en communion avec le Pape. Leur enseignement officiel ne nous conduira jamais dans l’erreur, parce qu’il est garanti par le Christ lui-même. Mais si nous abandonnons cet enseignement pour suivre les modes éphémères et les gourous du moment, nous n’avons aucune garantie.


Nous sommes certains que le Christ vient à nous aujourd’hui dans la Sainte Communion, car c’est ce que l’Eglise nous enseigne. Quand il viendra à vous, renouvelez votre engagement à rester fidèles en étant fidèles à l’Eglise catholique, même en des moments difficiles – comme il y a eu des moments difficiles pour les chrétiens d’Antioche. Alors nous pourrons accueillir la paix que Jésus voudrait tant nous donner.

Lectures pour le 6° dimanche de Pâques C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : L'Église décide d'accueillir les païens sans leur imposer la loi juive (Ac 15, 1-2.22-29)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Certaines gens venus de Judée voulaient endoctriner les frères de l'Église d'Antioche en leur disant : « Si vous ne recevez pas la circoncision selon la loi de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. »
Cela provoqua un conflit et des discussions assez graves entre ces gens-là et Paul et Barnabé. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question.
Alors les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l'Église de choisir parmi eux des hommes qu'ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C'étaient des hommes qui avaient de l'autorité parmi les frères : Jude (appelé aussi Barsabbas) et Silas.
Voici la lettre qu'ils leur confièrent : « Les Apôtres et les Anciens saluent fraternellement les païens convertis, leurs frères, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie.
Nous avons appris que quelques-uns des nôtres, sans aucun mandat de notre part, sont allés tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi.
Nous avons décidé à l'unanimité de choisir des hommes que nous enverrions chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul
qui ont consacré leur vie à la cause de notre Seigneur Jésus Christ.
Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations que celles-ci, qui s'imposent :
vous abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang, ou de la viande non saignée, et vous abstenir des unions illégitimes. En évitant tout cela, vous agirez bien. Courage ! »
 
 

 

 

 

Psaume : Ps 66, 2b-3, 5abd, 7b-8

 

R/ Dieu, que les peuples t'acclament ! Qu'ils t'acclament, tous ensemble !

 

Qu ton visage s'illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
sur la terre, tu conduis les nations.

Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que Dieu nous bénisse,
et que la terre tout entière l'adore !

 

 

 

 

 

2ème lecture : L'Agneau est la lumière du peuple de Dieu (Ap 21, 10-14.22-23)

 

 

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Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean, j'ai vu un ange qui m'entraîna par l'esprit sur une grande et haute montagne ; il me montra la cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d'auprès de Dieu.
Elle resplendissait de la gloire de Dieu, elle avait l'éclat d'une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin.
Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes gardées par douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d'Israël.
Il y avait trois portes à l'orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l'occident.
La muraille de la cité reposait sur douze fondations portant les noms des douze Apôtres de l'Agneau.
Dans la cité, je n'ai pas vu de temple, car son Temple, c'est le Seigneur, le Dieu tout-puissant,et l'Agneau.
La cité n'a pas besoin de la lumière du soleil ni de la lune, car la gloire de Dieu l'illumine, et sa source de lumière, c'est l'Agneau.
 
 

 

 

Evangile : La promesse de la venue de l'Esprit (Jn 14, 23-29)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur ressuscité demeure au milieu des siens : il leur donne sa paix. Alléluia. (cf. Jn 14, 25.27)

 

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples: « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui.
Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui.
Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi : elle est du Père, qui m'a envoyé.
Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ;
mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne ; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez. »
 
 

 

 

 
 
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

 

La charité en politique ? - Homélie 5° dimanche de Pâques C

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
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    C'est dans la lumière de Pâques que nous venons d'entendre Jésus nous rappeler le "commandement nouveau" qu'il avait donné la veille de sa mort, alors que Judas venait de sortir pour consommer sa trahison.

     Peut-être ne percevez-vous pas spontanément le lien entre charité chrétienne et politique, et pourtant !

 
La charité, souvent réduite au domaine des relations de proximité, ou limitée aux seuls aspects subjectifs de l'agir pour l'autre, doit être reconsidérée selon sa valeur authentique de critère suprême et universel de l'éthique sociale tout entière. (Compendium de la doctrine sociale de l'Église, n. 204)

    Combien de personnes, en entendant parler de ou en parlant de ou en "faisant" la charité, s'en font une conception purement subjective, voire sentimentale, avec des conséquences désastreuses. Selon cette conception, par charité, il faudrait permettre aux femmes ayant une grossesse non désirée, surtout quand elles ont été violées, d'avorter. Par charité, il faudrait abréger les souffrances d'un mourant par une injection léthale. Par charité, il faudrait permettre à des couples homosexuels de se marier et d'adopter des enfants.

    Un prêtre belge, Mgr Schooyans, a publié dans ce contexte un livre intitulé: "Le terrorisme à visage humain" (*). Le terrorisme à visage humain, c'est un terrorisme qui se cache sous le voile d'une charité sans vérité, exercée envers des personnes ou des groupes de personnes, bien organisées en lobbies, visant à satisfaire leurs besoins purement égoïstes, matériels et individuels.

    Sans aller jusqu'à cet extrême, la charité, telle que nous la concevons, réclamons et exerçons, est une charité étroite, une charité qui ne peut pas déployer ses ailes.

 
Par bien des aspects, le prochain à aimer se présente « en société », de sorte que l'aimer réellement, subvenir à ses besoins ou à son indigence, peut vouloir dire quelque chose de différent par rapport au bien qu'on peut lui vouloir sur le plan purement inter-individuel: l'aimer sur le plan social signifie, selon les situations, se prévaloir des médiations sociales pour améliorer sa vie ou éliminer les facteurs sociaux qui causent son indigence. L'œuvre de miséricorde grâce à laquelle on répond ici et maintenant à un besoin réel et urgent du prochain est indéniablement un acte de charité, mais l'engagement tendant à organiser et à structurer la société de façon à ce que le prochain n'ait pas à se trouver dans la misère est un acte de charité tout aussi indispensable, surtout quand cette misère devient la situation dans laquelle se débattent un très grand nombre de personnes et même des peuples entiers; cette situation revêt aujourd'hui les proportions d'une véritable question sociale mondiale. (ibid. n. 208)

    Non seulement l'on a tendance à réduire le domaine de la charité aux personnes, mais on réduit les personnes à des individus, et la communauté à une masse (les "masses laborieuses"...) avec des besoins uniquement matériels qu'il s'agit, au nom de la "charité", d'assouvir.
 
L'homme est une personne, pas seulement un individu. Par le terme « personne » on désigne « une nature douée d'intelligence et de volonté libre »: c'est donc une réalité bien supérieure à celle d'un sujet qui s'exprime à travers les besoins produits par la simple dimension matérielle. De fait, bien que participant activement à l'œuvre tendant à satisfaire ses besoins au sein de la société familiale, civile et politique, la personne humaine ne trouve pas sa réalisation complète tant qu'elle ne dépasse pas la logique du besoin pour se projeter dans celle de la gratuité et du don, qui répond plus entièrement à son essence et à sa vocation communautaire. (ibid. n. 391)
 
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    La charité dont nous nous contentons est souvent une charité coupée de ses racines, coupée de Dieu, de Jésus Christ.
 
En ce qui concerne aussi la « question sociale », on ne peut accepter « la perspective naïve qu'il pourrait exister pour nous, face aux grands défis de notre temps, une formule magique. Non, ce n'est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu'elle nous inspire: Je suis avec vous! Il ne s'agit pas alors d'inventer un “nouveau programme”. Le programme existe déjà: c'est celui de toujours, tiré de l'Évangile et de la Tradition vivante. Il est centré, en dernière analyse, sur le Christ lui-même, qu'il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l'histoire jusqu'à son achèvement dans la Jérusalem céleste ». (ibid. n. 577)

    C'est pourquoi Jean-Paul II a pu dire que "Le politique est le champ le plus vaste de la charité et de la solidarité". Le cardinal Ricard le rappelait, en citant le Pape Pie XI, dans son discours d'ouverture d'une conférence des évêques français à Lourdes:
 
Nous voulons, en terminant, redire l’importance et la noblesse de l’engagement politique. Les disciples du Christ ne sauraient le déserter ni le décrier. Parce qu’ils se veulent « au service de tous et sans ambition de pouvoir, les chrétiens se sentent à l’aise dans une société démocratique et laïque. Ils lui apportent leur contribution, sans accepter que leur foi soit reléguée dans la "sphère du privé". Cette foi a une dimension humaine et sociale. La démocratie, pour être vivante, » doit faire « droit à ses références religieuses et philosophiques dans le débat public » . Le domaine de la politique n’est-il pas, selon la célèbre phrase du pape Pie XI, « le champ de la plus vaste charité, la charité politique » (Pie XI, A la Fédération universitaire catholique, 18 décembre 1927) ?

    Par la voix de Benoît XVI dans son Exhortation Apostolique Sacramentum Caritatis (n. 83), l'Église nous appelle tous à une "cohérence eucharistique":
 
Il est important de relever ce que les Pères synodaux ont appelé cohérence eucharistique, à laquelle notre existence est objectivement appelée. En effet, le culte agréable à Dieu n'est jamais un acte purement privé, sans conséquence sur nos relations sociales: il requiert un témoignage public de notre foi. Évidemment, cela vaut pour tous les baptisés, mais s'impose avec une exigence particulière pour ceux qui, par la position sociale ou politique qu'ils occupent, doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales, comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d'éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. Ces valeurs ne sont pas négociables. Par conséquent, les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine. Cela a, entre autres, un lien objectif avec l'Eucharistie (cf. 1 Co 11, 27-29). Les Évêques sont tenus de rappeler constamment ces valeurs; cela fait partie de leur responsabilité à l'égard du troupeau qui leur est confié.

    Aux États-Unis, contrairement à ce qui se passe en Europe, les chrétiens sont en train de réussir un renversement de l'opinion publique au sujet de la question du respect de la vie. La conférence épiscopale états-unienne, dès 1975, a rédigé un "plan pastoral pour les actions en faveur de la vie". Dans la version révisée de 2001 on peut lire:
 
"Les décisions concernant l'avortement doivent être inversées (reversed)."
 
    Les évêques ne se sont pas contentés d'une déclaration de principe. Dans chaque paroisse il y a un comité pro-vie en lien avec un comité diocésain. De nombreux évêques états-uniens, en accord avec les directives romaines, refusent - et appellent leurs prêtres à refuser - la communion aux politiciens qui favorisent l'avortement. Résultat: les questions éthiques sont au coeur du débat politique, tandis qu'en France, le sujet est passé sous silence. Les militants états-uniens, tout comme les dissidents de l'Europe de l'Est du siècle dernier, démontrent que les chrétiens peuvent agir sur une opinion publique contraire à la foi et à la loi naturelle, à condition qu'ils soient soutenus par leur hiérarchie (cf. Thierry Boutet, L'engagement des chrétiens en politique, Éd. Privat 2007, p. 153-156).

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Par la Croix vers la Lumière - Homélie 5° dimanche de Pâques C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)
la voie vers la Résurrection passe par les douleurs de la Croix

la voie vers la Résurrection passe par les douleurs de la Croix

L’Eglise, telle une bonne mère, est bien avisée de nous donner sept semaines pleines de Temps pascal. Nous avons bien besoin de ce temps prolongé pour méditer ce que le Christ nous enseigne par sa passion et sa résurrection. Les plantes ont besoin de passer du temps en pleine terre pour absorber progressivement la lumière du soleil et la transformer en nourriture. De la même manière, nos âmes ont besoin d’une exposition prolongée à la lumière de la révélation du Christ, pour pouvoir absorber les grâces que le Seigneur veut nous donner.

 

Aujourd’hui, particulièrement, il nous rappelle la structure fondamentale de la vie chrétienne : la Croix et la Résurrection. Nous avons déjà rencontré ce thème au cours des derniers dimanches, mais Dieu veut que nous y revenions.

 

Saint Luc, l’auteur de la Première Lecture tirée des Actes des Apôtres, résume la prédication de Paul et Barnabé en une seule phrase :

 

« ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : "Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu." »

 

En d’autres mots, ce n’est que par la Croix que nous pouvons connaître la Résurrection ; ce n’est que par l’amour dans le renoncement que nous pouvons faire l’expérience de la joie chrétienne.

 

 

Jn 13

 

 

Dans la deuxième lecture, saint Jean nous transmet le même message, mais en sens inverse. Il décrit le ciel, là où les saints vivent en communion parfaite avec Dieu. La caractéristique principale de cette vie est que Dieu « essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort n'existera plus ; et il n'y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu. »

 

La première création, c’est celle que nous voyons de nos yeux. C’est notre vie ici et maintenant en tant que membres de l’Eglise encore en chemin. Cette vie-là passera ; elle ne durera pas toujours. Mais pour l’instant, elle est une "vallée de larmes", de douleur et de deuil.

 

Ceci est pour nous une grande consolation. Cela veut dire que nous n’avons pas à faire semblant de tout avoir. Cela veut dire que Dieu sait que la vie n’est pas facile, et tant mieux. Car c’est dans les difficultés de la vie qu’il veut nous enseigner son "art de vivre". Notre société est tellement obsédée par le plaisir, le confort, la santé, la hantise de rester jeune et les apparences que même les chrétiens ont tendance à l’oublier, et facilement nous nous laissons aller à penser que la seule vie qui vaille la peine d’être vécue est une vie sans douleurs.

 

L’exemple des saints est là pour nous rappeler qu’en fait, c’est le contraire qui est vrai : que ce n’est que par la Croix que nous pouvons atteindre la Lumière.

 

Vous avez peut-être déjà entendu parler de Marthe Robin. Le premier livre, ou, du moins, l’un des premiers livres qui ait été écrit sur elle après sa mort en 1981, est intitulé : « La Croix et la Joie ».

 

Née en 1902 ; elle lutte dès l’âge de 16 ans contre une maladie provoquant des douleurs intolérables, qu’on diagnostiquera en 1942 comme étant une "encéphalite épidémique". Alitée, elle perd peu à peu l’espoir d’une guérison. Le 29 mars 1928, elle dit :

 

« Pour moi, Pâques me trouvera dans mon lit, dans mon pauvre lit où j’y suis si mal, où je m’écorche tant ; enfin la vie est courte, une autre plus longue et plus heureuse nous attend ; quelle douce consolation, n’est-ce pas ? »

 

Avec la souffrance physique, il y a la solitude à assumer :

 

« Mes journées s’écoulent uniformément monotones et semblables, étant les trois quarts du temps seule… »

 

Quelques mois après, la maladie progressant, Marthe connaît le découragement :

 

« Les étapes de mon existence ont été écrites sur un tableau noir. La vie s’est chargée de m’enlever mes illusions et de détruire mes plans. » (18 août 1928)

 

Mais voilà que, un jour de décembre cette année-là, Marthe Robin vit, au moment de l’accueil du Sacrement des Malades un moment décisif à partir duquel tout va s’éclairer et prendre un sens. Cette maladie qui aurait pu la conduire à une lente et sûre destructions de sa personne à tous les niveaux devient, aussi paradoxal que cela puisse paraître, le tremplin vers une nouvelle vie qui va se construire autrement :

 

« Après des années d’angoisses, après bien des épreuves, physiques et morales, j’ai osé, j’ai choisi le Christ Jésus… Le Cœur Sacré de Jésus en croix est la demeure inviolable que j’ai choisie sur la terre. »

 

Marthe a donc trouvé la réponse à la question du sens de son existence de malade. Sa vie continuera de se dérouler dans la maladie, mais désormais intégrée et acceptée dans la joie :

 

« Tout mon être accepte la souffrance, la presque entière incapacité physique plus généreusement, plus amoureusement toujours ; et dans un bien plus grand abandon, plus de détachement, plus de renoncement à tout. Néanmoins,  combien la pauvre nature a de la peine quelquefois à constater son entière impuissance et une infinité de choses qui font comme le canevas de la vie. Mais on demeure quand même très calme, on sourit avec joie et avec amour, malgré les douleurs qui étouffent, malgré les déchirements qui torturent et les souffrances lancinantes, malgré les désolantes épreuves et l’amer dégoût, quand on aime Jésus et qu’on l’aime d’amour pur. »

 

La vocation de Marthe Robin est hors du commun, mais son "canevas" est celui de toute vocation chrétienne, y compris celle de chacun de nous : la Croix et la Résurrection ; par la Croix vers la Lumière.

 

Aujourd’hui l’Eglise nous rappelle encore une fois que c’est le canevas de la vie chrétienne. On peut se demander pourquoi. D’une part, c’est un enseignement que nous avons tendance à oublier très facilement, et nous avons donc bien besoin de ce rappel. Mais d’autre part, Dieu veut que nous ne laissions pas passer cette occasion, et que nous n’oubliions pas encore cette fois.

 

Saint Luc écrit dans les Actes que Paul et Barnabé rendaient visite aux diverses communautés chrétiennes pour affermir le courage des disciples et pour les exhorter à persévérer dans la foi. Dieu ne nous demanderait-il pas de faire ce qu’ont fait Paul et Barnabé, et à affermir le courage de quelqu’un qui ploie sous le fardeau de sa croix ? Nous vivons tous avec des personnes qui ont besoin d’être encouragées par l’amour de Jésus.

 

N’est-ce pas pour cette raison, entre autres, que l’Eglise a choisi le passage de l’Evangile de ce jour dans lequel le Christ nous rappelle son "commandement nouveau" :

 

« Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. »

 

Aujourd’hui le Saint Esprit nous envoie, comme il a envoyé Paul et Barnabé, pour affermir et exhorter ceux qui sont peut-être en train de flancher. Il nous donnera pour cela la force et la sagesse mêmes du Christ dans la Sainte Communion. Promettons-lui d’en faire un bon usage, pour répandre au moins auprès d’une personne cette Bonne Nouvelle que la voie vers la Résurrection passe par les douleurs de la Croix.

Lectures pour le 5° dimanche de Pâques C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : Voyages missionnaires (Ac 14, 21b-27)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Paul et Barnabé, revenus à Iconium et à Antioche de Pisidie, affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. »
Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent vers Attalia,
et prirent le bateau jusqu'à Antioche de Syrie, d'où ils étaient partis ; c'est là qu'ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l'oeuvre qu'ils venaient maintenant d'accomplir.
A leur arrivée, ayant réuni les membres de l'Église, ils leur racontaient tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations païennes la porte de la foi.
 
 

 

 

 

Psaume : Ps 144, 8-9, 10-11, 12-13ab

 

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R/ Béni sois-tu à jamais, Seigneur, Dieu de l'univers !

 

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses oeuvres.

Que tes oeuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l'éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.
 
 

 

 

 

2ème lecture : La nouvelle création (Ap 21, 1-5a)

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean, j'ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et il n'y avait plus de mer.
Et j'ai vu descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux.
Et j'ai entendu la voix puissante qui venait du Trône divin ; elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ;i l demeurera avec eux, et ils seront son peuple, Dieu lui-même sera avec eux.
Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort n'existera plus ; et il n'y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu. »
Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. »
 
 
 

 

 

 

Evangile : Le commandement nouveau (Jn 13, 31-33a.34-35)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Dieu est amour. Aimons-nous les uns les autres, comme Dieu nous aime. Alléluia. (cf. 1 Jn 4, 8.11)

 

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Juda fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ; et il la lui donnera bientôt.
Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs : Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi.
Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps.
Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l"homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps.
Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.
Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres. »
 
 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

 

Ecoute! Dieu t’appelle aujourd’hui - Homélie 4° dimanche de Pâques C - Dimanche des vocations

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)

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Les Actes des Apôtres nous relatent aujourd’hui un moment de la vie de l’Eglise primitive, il y a 2000 ans. La foi chrétienne est en train de se répandre dans tout le bassin méditerranéen, en premier lieu dans les communautés juives. Saint Luc nous brosse le tableau d’une communauté de croyants vivants et enthousiastes: des chrétiens qui sont conscients de devoir partager avec le plus de personnes possible la Bonne Nouvelle qu’ils ont entendue; des chrétiens remplis de joie; des chrétiens qui sont pourtant confrontés à la persécution, la jalousie, les calomnies des autres; des chrétiens qui, par ailleurs, ne sont pas parfaits eux-mêmes. Dans les chapitres précédents nous pouvons lire que, déjà dans l’Eglise primitive, il y avait des chrétiens malhonnêtes. Même remplis de l’Esprit Saint, les chrétiens n’en demeurent pas moins des êtres humains, avec toutes leurs faiblesses. C’est ce que nous constatons tres douloureusement aujourd’hui encore.

 

Le conseil donné par Paul et Barnabé est toujours d’actualité. Ils nous exhortent à ne pas nous décourager, plus précisément à demeurer fidèles à la grâce de Dieu. Paul et Barnabé n’exhortent pas en premier lieu à faire des efforts ascétiques. Il s’agit ici de bien autre chose que de serrer les dents, même si cela peut parfois être nécessaire. La persévérance consiste surtout à faire preuve d’une attitude d’ouverture à la grâce de Dieu, à la proposition d’un Amour personnel qui est Dieu et qui nous est offert en permanence comme un cadeau. Il s’agit donc de recevoir quelque chose (quelqu’un), bien plus que de faire ou de donner.

 

La question qui se pose alors est la suivante: en quoi consiste cette grâce capable de nous faire déborder de joie, qui nous donne la force de persévérer et d’aller dans le monde pour partager l’Evangile avec d’autres? Cette grâce aurait-elle quelque rapport avec le noyau de l’Evangile lui-même? C’est en tout cas dans cette direction que l’Evangile de cette Journée Mondiale de Prière pour les Vocations nous invite à chercher la réponse.

 

« Mes brebis écoutent ma voix ; moi je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle. »

 

 

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Faisons trois remarques à propos de cette parole bien connue du chapitre 10 de Saint Jean:

 

  1. Le Seigneur nous connaît. Il nous aime. On ne peut connaître quelqu’un que si on l’aime. Le Seigneur nous connaît “par coeur”. Son désir est de nous donner la vie, la vie en abondance. Celui qui aime quelqu’un désire pour cette personne ce qu’il y a de meilleur. Un papa ou une maman donnerait tout pour le bonheur de ses enfants. Combien plus Jésus pour nous!
  2. Le Seigneur nous connaît. Il nous aime. Et c’est pourquoi il nous appelle. Peut-être l’essentiel de la Bonne Nouvelle consiste-t-il dans le fait que Dieu nous appelle chacun d’une manière unique. Il n’appelle pas “en général”. Il ne nous appelle pas de manière arbitraire comme des numéros quand on fait la queue devant le guichet d’une administration quelconque. Non! Quand Jésus appelle, il le fait, animé d’un désir d’amour personnel pour chacun. La plupart des hommes sont appelés à incarner l’Amour infini de Dieu pour l’humanité dans l’alliance du mariage. Mais Jésus appelle aussi certains à le suivre dans le sacerdoce ou la vie consacrée. Il en a été ainsi depuis le commencement de l’Eglise. Deux mille ans plus tard, rien n’a changé. Encore aujourd’hui, des hommes et des femmes sont appelés à une vie consacrée, toute donnée à Dieu. Est-ce que nous y croyons? Est-ce que nous osons croire en cette façon qu’a Dieu de s’intéresser à chacun de nous en particulier?
  3. Ce qui nous amène au troisième point: les brebis écoutent la voix du berger et elles le suivent. La confiance (la foi) des brebis dans leur berger est si grande qu’elles sont prêtes à mettre leur vie dans la balance. Elles ne se contentent pas de belles paroles, ni de pieux désirs. Elles montrent leur confiance dans le concret de l’existence de chaque jour. Sommes-nous prêts à annoncer cette Bonne Nouvelle de l’appel personnel d’un Dieu d’Amour dans le monde d’aujourd’hui, et, surtout, à y croire et à en vivre nous-mêmes? Avons-nous l’audace de croire à la radicalité de l’amour de Dieu en paroles et en actes, et de permettre ainsi aux jeunes à leur tour de découvrir la Bonne Nouvelle de leur vocation?

 

L’Eglise de Jésus Christ a besoin de prêtres, de diacres et de consacré(e)s. Plus que jamais! Pas d’abord pour boucher les trous, mais pour témoigner d’une manière spéciale de cette Bonne Nouvelle de Dieu qui appelle chaque être humain à la plénitude de la vie.

 

Pour terminer, n’oublions pas que ce dimanche est avant tout la Journée Mondiale de Prière pour les Vocations. Alors prions pour demander la grâce de pouvoir vivre chacun notre vocation personnelle dans le mariage, le célibat, même non choisi, le sacerdoce, la vie consacrée, de manière à éveiller chez les jeunes chrétiens de nos paroisses et de nos communautés le désir de répondre eux aussi pleinement à leur propre vocation.

 

Ecoute! Dieu t’appelle aujourd’hui - Homélie 4° dimanche de Pâques C - Dimanche des vocations

Lectures 4° dimanche de Pâques C - Journée mondiale de prière pour les vocations

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : L'Évangile annoncé aux païens (Ac 13, 14.43-52)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Paul et Barnabé étaient arrivés à Antioche de Pisidie. Le Jour du sabbat, ils entrèrent à la synagoque. 
Quand l'assemblée se sépara, beaucoup de Juifs et de convertis au judaïsme les suivirent. Paul et Barnabé, parlant avec eux, les encourageaient à rester fidèles à la grâce de Dieu.
Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent tant de monde, ils furent remplis de fureur ; ils repoussaient les affirmations de Paul avec des injures.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C'est à vous d'abord qu'il fallait adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens.
C'est le commandement que le Seigneur nous a donné :J'ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi,le salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre.
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux que Dieu avait préparés pour la vie éternelle devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Mais les Juifs entraînèrent les dames influentes converties au judaïsme, ainsi que les notables de la ville ; ils provoquèrent des poursuites contre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire.
Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium,
tandis que les disciples étaient pleins de joie dans l'Esprit Saint.
 
 

 

 

 

Psaume : Ps 99, 1-2, 3, 5

 

R/ Tu nous guideras aux sentiers de vie, tu nous ouvriras ta maison, Seigneur

 

Acclamez le Seigneur, terre entière, 
servez le Seigneur dans l'allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !
 

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.
 

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d'âge en âge.
 
 

 

 

 

2ème lecture : La joie éternelle des rachetés (Ap 7, 9.14b-17)

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

 

 

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Moi, Jean, j'ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l'Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main.
L'un des Anciens me dit :« Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau.
C'est pourquoi ils se tiennent devant le trône de Dieu,et le servent jour et nuit dans son temple.Celui qui siège sur le Trône habitera parmi eux.
Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif,la brûlure du soleil ne les accablera plus,
puisque l'Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire vers les eaux de la source de vie.Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »
l'un des Anciens me dit: « ils viennent de la grande épreuve; ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau.
 
 

 

 

 

Evangile : Le Bon Pasteur donne la Vie à ses brebis (Jn 10, 27-30)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Jésus, le bon Pasteur, connaît ses brebis et ses brebis le connaissent : pour elles il a donné sa vie. Alléluia. (cf. Jn 10, 14-15)

 

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jésus avait dit aux Juifs : « Je suis le Bon Pasteur (le vrai berger). » Il leur dit encore : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »

 

 

 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

"Que Dieu nous garde fidèles à l'Esprit que nous avons reçu" - Homélie 3° dimanche de Pâques C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)

Au moment où saint Jean écrit son évangile, les premières persécutions faisaient déjà rage. Les Empereurs romains avait entrepris d’exécuter les chrétiens pour trahison, car ils refusaient d’adorer les dieux des Romains. Un des principaux thèmes dans les écrits de saint Jean, c’est la capacité de l’Eglise de grandir et de tenir bon dans les épreuves, même en temps de persécution.

 

 

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Ceci ressort du passage de l’évangile que nous venons d’entendre, dans l’image du filet plein de poissons – une analogie de l’Eglise qui apparaît plus d’une fois dans les Evangiles. Les Apôtres se sentent totalement paumés en ces jours qui suivent la Résurrection avant de recevoir le Saint Esprit. Alors ils décident de partir à la pêche. Puis le Seigneur se manifeste à eux et leur fait cadeau d’une pêche miraculeuse, comme il l’avait déjà fait trois années auparavant. Au moment où Pierre tire le filet sur le rivage, saint Jean mentionne un détail curieux : le filet contient cent cinquante-trois gros poissons. Et malgré ce nombre, le filet qui est "plein à craquer" ne craque pas. C’est un miracle dans le miracle ! Normalement, autant de gros poissons auraient dû déchirer le filet, mais le filet a tenu.

 

Le filet, c’est l’Eglise. Il est rempli de croyants que le Christ rassemble dans l’océan du temps et de l’histoire par le ministère de Pierre et de ses successeurs, les papes. Et c’est Pierre qui tire cette communauté surnaturelle sur les rivages de l’éternité à la fin du temps, quand tous feront la fête avec le Seigneur.

 

Malgré les souffrances, les scandales et les péchés, en dépit des obstacles, des défis et des persécutions, l’Eglise de Jésus Christ continuera sa croissance, son expansion par le ministère de Pierre, et elle demeurera intacte jusqu’à l’heure où elle parviendra aux rivages du ciel. Le filet de Pierre ne se déchirera pas.

 

 

***

 

 

Notre culture est tellement obnibulée par l’actualité et les manchettes des journaux, que nous perdons facilement de vue cette perspective. Quelques brefs rappels historiques pourront suffire pour rétablir la bonne perspective.

 

Le simple fait que l’Eglise a tenu bon depuis vingt siècles, en restant fidèle à la même doctrine, les mêmes formes de culte (les sept sacrements) et la même structure (les évêques, unis sous la direction du pape, au service des croyants) tient, hors conteste, de l’ordre du miracle. Et ce miracle apparaît d’autant plus merveilleux si l’on jette un rapide coup d’œil sur les obstacles et les adversaires qu’elle a surmontés.

 

L’Empire romain a essayé d’éradiquer la chrétienté pendant trois siècles. L’Empire s’est écroulé, l’Eglise a tenu bon.

 

Au Moyen Âge, l’Empire de l’Islam s’est étendu sur un territoire plus grand que celui de Rome et a conquis de nombreux territoires chrétiens. Il a envahi l’Europe et essayé d’exterminer l’Eglise. Cet Empire a périclité, mais l’Eglise a tenu bon.

 

Au 16e siècle, la plus grand partie de l’Europe du Nord s’est rebellée contre l’Eglise catholique. C’est ce qu’on a appelé la Réforme protestante. Dans certains pays, être catholique était passible de peine de mort. Pourtant, aujourd’hui, l’Eglise catholique demeure la plus importante communauté chrétienne, et même en Europe du Nord, l’Eglise catholique tient bon.

 

Au 17e siècle, un nouvel Empire islamique, celui des Turcs, essaie de nouveau d’écraser la civilisation chrétienne. Cet Empire a disparu, l’Eglise demeure.

 

Au 18e siècle, la Révolution française a essayé à son tour de faire disparaître l’Eglise en France, faisant des centaines, voire des milliers de martyrs. La tempête de la Révolution a passé, l’Eglise a tenu bon.

 

Au 19e siècle, voilà Napoléon qui part à la conquête du continent européen. Il usurpe la hiérarchie de l’Eglise, et emprisonne deux papes dans ses efforts de mettre la main sur l’Eglise catholique. Napoléon et son Empire ont passé, l’Eglise demeure.

 

Au 20e siècle, le communisme soviétique a essayé de faire table rase de l’Eglise catholique sur l’ensemble de son territoire, tout comme Hitler et le nazisme. Ces régimes se sont écroulés, l’Eglise demeure.

 

Aujourd’hui, la saga continue en Afrique, au Moyen Orient, en Chine, au Vietnam, à Cuba… En Occident ce sont les médias qui font tout ce qu’ils peuvent pour discréditer l’Eglise catholique. L’Eglise a tenu bon, et elle tiendra toujours bon, comme le Christ l’a promis. Pierre tirera le filet sur le rivage, plein de gros poissons, et le filet ne se déchirera pas.

 

***

 

Comment faire pour rester à l’intérieur de l’Eglise qui demeurera jusqu’à la fin ? Comment être sûr de ne jamais se perdre ? Le Christ a fait en sorte que le suivre, c’est suivre Pierre. C’est à Pierre et à ses successeurs, les papes, que le Christ a confié la tâche de paître le troupeau. Et pourtant, aujourd’hui encore, il y a dans le monde beaucoup de chrétiens qui veulent sincèrement suivre le Christ sans suivre Pierre. Il ne nous appartient pas de les juger, ces chrétiens qui ne sont pas catholiques. Mais nous savons une chose : c’est que la volonté du Christ était, et est toujours, que ceux qui croient en lui le suivent en suivant Pierre. Alors, pourquoi y a-t-il tant de chrétiens qui ne suivent pas Pierre ?

 

Une des raisons est qu’ils voient que beaucoup de chrétiens qui disent suivre Pierre ne vivent pas en vrais chrétiens. Et, malheureusement, c’est vrai : souvent nous faisons comme s’il suffisait d’avoir l’étiquette, d’avoir sa carte de membre. Mais si nous suivons Pierre, si nous nous appelons chrétiens catholiques, c’est parce que le Christ nous le demande ; c’est parce que le Christ a confié la responsabilité du troupeau à Pierre ; c’est parce que le Christ a rempli le filet de Pierre de poissons et que ce filet le s’est pas déchiré, et que c’est encore Pierre qui a tiré le filet sur le rivage.

Mais voilà qu'aujourd'hui Pierre semble se taire. Benoît XVI, lors de sa renonciation, s'est imposé le silence. Il ne parle plus, du moins en principe. Car contrairement à ce qu'il avait dit en renonçant au ministère - mais non à l'office - pétrinien, il vient de reprendre la parole à l'occasion de la crise des abus sexuels, en livrant son analyse, autrement plus profonde que celle qui est sorti de la réunion des évêques, mais dont ceux-ci n'ont tenu aucun compte. En ont-ils seulement eu connaissance? Sans entrer dans des considérations qui nous mèneraient trop loin, voici la lettre qu'écrit un prêtre italien à Benoît XVI pour lui manifester à la fois sa perplexité et sa gratitude. Je précise qu'il s'agit d'un prêtre suspendu a divinis !

MOI, PRÊTRE SUSPENDU A DIVINIS, JE DIS À MES SUPÉRIEURS: RÉVEILLEZ VOUS!


www.aldomariavalli.it 
18 avril 2019
http://benoit-et-moi.fr/2019/benot-xvi/lettre-ouverte-dun-pretre-a-benoit-xvi.html pour la traduction française

* * *

J'ai reçu d'un religieux, le Père Gabriele Rossi des Fils de l'Amour Miséricordieux, la lettre que vous trouverez plus bas. Il s'agit d'une lettre ouverte à Benoît XVI, écrite avec le cœur, le Jeudi Saint, par un prêtre suspendu a divinis parce qu'il a ouvertement exprimé ses idées sur la situation actuelle de l'Église catholique. En remerciant l'auteur, je vous propose la lettre avec une pensée pour tous les prêtres qui, en ce jour saint, renouvellent les promesses faites au moment de l'ordination.


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Très Saint-Père, 
j'espère que vous me pardonnerez pour mon audace.

Je suis un prêtre de 62 ans, suspendu a divinis pour les raisons que je vous dirai plus tard. Je vous écris sous cette forme publique parce que je n'ai aucune possibilité de vous parler de vive voix; et parce que je voudrais donner la parole à beaucoup d'autres prêtres et religieux qui, pour les mêmes raisons, ont été réduits au silence et écartés, plus ou moins comme moi.

LES NOTES
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Je vous écris pour vous remercier d'avoir écrit et, surtout, d'avoir publié vos "Notes" sur la question des abus sexuels dans l'Église. 

J'avoue que, au-delà du contenu dramatique que ces pages tentent d'affronter, leur lecture méditée a produit en moi un sentiment de soulagement profond, comme une sorte de libération intérieure. Et cela pour deux raisons: parce qu'elles nous démontrent - au cas où il le faudrait - que vous continuez à suivre avec la plus grande attention tous les événements de l'Église; et parce qu'elles nous offrent divers enseignements vraiment magistraux : certains directs et explicites, d'autres voilés mais quand même déchiffrables.

D'une part, en effet, les Notes traitent de ces abus, décrivent leurs causes et leurs effets mortifères, indiquent la seule solution possible (le retour à Dieu), et donnent des suggestions au niveau de la procédure canonique.

D'autre part, les Notes - malgré leur forme humble - nous apportent des réponses aux principaux doutes et aux principales questions qui ont troublé la vie de l'Église ces dernières années, et auxquels personne n'a voulu répondre officiellement.

«Un authentique acte de gouvernement», selon certains. «Le seul document catholique, depuis maintenant six ans», selon d'autres. De là le soulagement profond dont je vous parlais.

LES DEUX VOIES
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En comparant les considérations des Notes avec les indications pontificales qui dictent actuellement la loi, on en tire deux approches de fond profondément différentes et opposées. On a l'impression d'être arrivé à un carrefour d'où partent deux routes: l'une qui, en descendant vers le bas, devient de plus en plus large et marécageuse; l'autre qui, en gravissant la montagne (au sommet de laquelle - si je ne m'abuse - devrait se dresser «une grande croix») [cf. "Le message de Fatima": troisième partie du secret] devient de plus en plus étroite et rocailleuse. En attendant, on croit entendre les paroles de l'Évangile : «Entrez par la porte étroite, car large est la porte et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et beaucoup sont ceux qui y entrent. Comme étroite est la porte et exigu le chemin qui mène à la vie, et peu sont ceux qui les trouvent! (Mt 7, 13-14). Je vais essayer d'expliquer le concept.

Ici - dans les Notes - il est dit que les abus, en particulier ceux sur les mineurs, sont le fruit final de la révolution sexuelle de 1968, de la diffusion criminelle de la pornographie et de la légitimation théorique et pratique de l'homosexualité, même dans les milieux ecclésiastiques. , au contraire - dans le Magistère actuel - la faute est imputée à un cléricalisme non spécifié ; et la formation de groupes de LGBT catholiques est encouragé par tous les moyens.

Ici, on défend vent debout Veritatis splendor de Jean-Paul II et on enseigne que, la morale ayant un caractère objectif, il y a de mauvaises actions qui ne peuvent jamais devenir bonnes, même si la conscience personnelle le prétend;  au contraire, on boycotte par tous les moyens le document précité est; et l'on adopte sans vergogne l'éthique de situation, qui ne considère pas l'action en elle-même, mais juge au cas par cas, en fonction des buts de l'action individuelle et de possibles causes de dispense.

Ici, on réaffirme que l'Eucharistie est la présence vivante et réelle parmi nous de la passion, de la mort et de la résurrection du Seigneur; et l'on s'inquiète l'abaissement irrespectueux qu'elle subit en de nombreuses occasions. Là, au contraire, on tend à éliminer jusqu'aux signes extérieurs d'adoration (sauf à s'agenouiller ensuite gauchement et avec peine devant n'importe qui; et l'affirme que la Sainte Communion accueille même des personnes divorcées remariées qui vivent more uxorio, ainsi que des époux protestants de fidèles catholiques.

Ici, on répond avec clarté et autorité à chacun des cinq dubia de 2016, formulés par les quatre cardinaux pour contrer la confusion doctrinale et pastorale produite par Amoris laetitia, au contraire, on est incapable de le faire; jouant sur l'ambiguïté de certaines "notes" [de pied de page] du document, afin de lancer des processus de bouleversement "en taches de léopard" et mettre tout le monde devant le fait accompli.

Ici, on déclare que le martyre, en tant que sommet du témoignage dû au Seigneur, «est une catégorie fondamentale de l'existence chrétienne»; et on rend honneur aux martyrs de tous les temps, témoins du Dieu vivant; là, au contraire, on cherche passivement le consensus du monde; on dénonce par intérêt le danger du prosélytisme missionnaire et le Catholicisme romain est dilué dans une fraternité humaine utopique, comprise comme une nouvelle religion universelle amorphe et incolore.

Voilà les deux voies qui s'ouvrent actuellement devant nous.

CONTINUITÉ OU RUPTURE?
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Très Saint-Père, je n'ai nulle prétention d'enseigner quoi que ce soit à quiconque, encore moins à ceux qui sont plus hauts que moi. J'ai pourtant le vague sentiment que les deux approches mentionnées ci-dessus sont radicalement inconciliables, car elles sont opposées l'une à l'autre. Et cela pouvait être compris dès 2016, sis eulement quelqu'un avait soigneusement analysé le fameux chapitre VIII d'Amoris laetitia. Et c'est précisément à partir de cette date que, comme beaucoup d'autres, j'ai commencé à exprimer ma perplexité face au nouveau cours théorique et pratique qui devait être imposé à l'Église ; jusqu' à ce qu'en décembre dernier, précisément pour ces raisons, mes supérieurs m'infligent la suspension a divinis.

Pour beaucoup, ces préoccupations interprétatives sont totalement exagérées, car on pourrait - et même on devrait - ménager la chèvres et le chou. Pour d'autres, y compris moi-même, nous ne sommes pas ici en présence d'une continuité de fond entre le magistère d'hier et celui d'aujourd'hui, mais devant une rupture dramatique dans sa transmission et son développement. Et que ce dernier soupçon soit bien fondé, je le déduis aussi du fait que les Notes, par quatre fois, font allusion à l'affirmation que certains voudraient «créer ou inventer une autre Église». Et qui seront ces mystérieux personnages ?

Mes chers supérieurs, réveillez-vous! Comment ne pas répondre à un tel appel d'un Souverain Pontife qui reste tel devant Dieu et devant les hommes et qui, poussé par sa conscience, se voit contraint de parler à nouveau à ces enfants que la Divine Providence a confiés à son soin pastoral? Comment fait-on?!

Et puis, que dire du Manifeste de la Foi, publié par le Cardinal Müller en février dernier, pour défendre une transmission correcte de la foi catholique, menacée sur tous les fronts par une prétendue primauté de la pastorale sur la doctrine?

Réveillez-vous! Et cessez d'être des aveugles qui guident d'autres aveugles (cf. Mt 15, 14), soucieux seulement de plaire aux puissants du jour, pour avoir à le maximum de fragments de pouvoir Vous n'auriez aucun pouvoir s'il ne vous avait pas été donné d'en haut (cf. Jn 19, 11)!

AUJOURD'HUI, JEUDI SAINT
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Très Saint-Père, cette année - étant donné ma suspension canonique - je ne me suis pas senti le coeur de participer à la messe chrismale, avec l'évêque et tous les autres prêtres diocésains et religieux, célébrée hier soir dans la cathédrale de cette ville, la veille du Jeudi Saint; et donc je n'ai pas pu renouveler les promesses prévues par le rite.

Avec votre permission, j'aimerais le faire idéalement en ce moment. C'est pourquoi je viens avec mes pensées et mon cœur en votre présence, je baise votre main et votre pied, et je confirme entre vos mains mes promesses sacerdotales. Et tant que j'y suis, je renouvelle aussi mes vœux religieux et mon adhésion au Magistère officiel de l'Église, tel qu'il a été cristallisé dans le Catéchisme de l'Église catholique, promulgué par Jean-Paul II.

J'espère que le Seigneur l'agréera, et vous aussi.

Très Saint-Père, en demandant votre bénédiction paternelle, je voudrais vous assurer de ma pauvre prière, surtout à la Sainte Messe, où, d'habitude, je prononce aussi votre nom: que le Seigneur et la Sainte Vierge vous donnent la force physique et spirituelle pour affronter le dernier tronçon de cette montée abrupte, jusqu'à «la grande croix». Avec l'aide du Ciel, nous aussi, nous essaierons de monter avec vous, sans faire demi-tour.

Sainteté, mes vœux les plus chaleureux pour votre anniversaire et pour l'anniversaire de votre élection pontificale! Et Bonne Pâque de Résurrection, à vous... et à toute l'Église !

 

Père Gabriele Rossi, FAM
Fermo, 18 avril 2019, Jeudi Saint

 

Nous devrions désirer attirer tous les hommes dans le filet de Pierre, car c’est ce filet seul qui est garanti sans déchirures. Cela n’est possible que si nous-mêmes nous suivons Pierre pour la bonne raison : pour que, dans nos cœurs, nos paroles et nos actions, nous ne égarions jamais de la voie du Christ.

 

Aujourd’hui, en accueillant Jésus dans nos cœurs une nouvelle fois grâce au ministère de l’Eglise, cette Eglise qui a enduré vingt siècles de tempêtes sous la conduite sûre de Pierre, promettons de ne jamais sauter par-dessus bord, et d’être les témoins fidèles de cette vérité que la voie de Pierre est la voie assurée vers le Christ. "Que Dieu nous garde fidèles à l'Esprit que nous avons reçu" (rite de l'aspersion baptismale).

"Que Dieu nous garde fidèles à l'Esprit que nous avons reçu" - Homélie 3° dimanche de Pâques C

Lectures pour le 3° dimanche de Pâques C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : Les Apôtres persécutés à Jérusalem (Ac 5, 27b-32.40b-41)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Les Apôtres comparaissaient devant le grand conseil ; le grand prêtre les interrogea :
« Nous vous avions formellement interdit d'enseigner le nom de cet homme-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Voulez-vous donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ? »
Pierre, avec les Apôtres, répondit alors : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes.
Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le pendant au bois du supplice.
C'est lui que Dieu, par sa puissance, a élevé en faisant de lui le Chef, le Sauveur, pour apporter à Israël la conversion et le pardon des péchés.
Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l'Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »
Les Apôtres comparaissaient devant le grand conseil ; le grand prêtre les interrogea :
On interdit alors aux Apôtres, après les avoir fouettés, de parler au nom de Jésus, puis on les relâcha.
Mais eux, en sortant du grand conseil, repartaient tout joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus.
 
 

 

 

Psaume : Ps 29, 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13

 

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R/ Je t'exalte, Seigneur, toi qui me relèves

Quand j'ai crié vers toi, Seigneur,
mon Dieu, tu m'as guéri ;
Seigneur, tu m'as fait remonter de l'abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu'un instant,
sa bonté toute la vie.

Avec le soir viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie !
Tu as changé mon deuil en une danse,
mes habits funèbres en parure de joie !

Que mon cœur ne se taise pas,
qu'il soit en fête pour toi ;
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,
je te rende grâce !

 

 

 

 

 

2ème lecture : Gloire à l'Agneau immolé ! (Ap 5, 11-14)

 

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean, dans ma vision, j'ai entendu la voix d'une multitude d'anges qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens :i ls étaient des millions, des centaines de millions.
Ils criaient à pleine voix : « Lui, l'Agneau immolé, il est digne de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et bénédiction. »
Et j'entendis l'acclamation de toutes les créatures au ciel, sur terre, sous terre et sur mer ; tous les êtres qui s'y trouvent proclamaient :« A celui qui siège sur le Trône, et à l'Agneau,bénédiction, honneur, gloire et dominationpour les siècles des siècles. »
Et les quatre Vivants disaient : « Amen ! » et les Anciens se prosternèrent pour adorer.
 
 

 

 

Evangile : Apparition au bord du lac : la pèche miraculeuse (brève : 1-14)(Jn 21, 1-19)

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Le Christ est ressuscité, le Créateur de l'univers, le Sauveur des hommes. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.
Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui.
Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils lui répondent : « Non. »
Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau.
 
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Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n'était qu'à une centaine de mètres.
En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré.
Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur.
Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson.
C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.
Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m'aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait : « Est-ce que tu m'aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t'aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.
 
 
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Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »
 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

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