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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

Père Cantalamessa: Le trésor caché et la perle précieuse

dominicanus #Homélies Année A (2007-2008)
Il y a un trésor gratuit qui vous attend, déclare le P. Cantalamessa


Commentaire de l’évangile du dimanche 27 juillet

ROME, Vendredi 25 juillet 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le commentaire de l'Evangile du dimanche 27 juillet, proposé par le père Raniero Cantalamessa OFM Cap, prédicateur de la Maison pontificale.

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13, 44-52

Le trésor caché et la perle précieuse

Que voulait dire Jésus avec les deux paraboles du trésor caché et de la perle précieuse ? Plus ou moins ceci. L'heure décisive de l'histoire a sonné. Le royaume de Dieu est apparu sur la terre ! Concrètement, il s'agit de lui, de sa venue sur la terre. Le trésor caché, la perle précieuse n'est autre que Jésus lui-même. C'est comme si Jésus, à travers ces paraboles, voulait dire : le salut est venu jusqu'à vous gratuitement, selon une initiative de Dieu. Prenez la décision, serrez-la de toutes vos forces, ne la laissez pas s'échapper. C'est un temps de décision.

Cela me rappelle ce qui se produisit le jour où se termina la deuxième guerre mondiale. Dans les villes, les partisans ou les alliés ouvrirent les entrepôts où l'armée allemande en déroute avait stocké ses provisions. La nouvelle se répandit jusque dans les campagnes comme une traînée de poudre et les gens arrivèrent en courant pour prendre tout ce qui leur semblait bon. Ils repartirent, qui avec des couvertures, qui avec des produits alimentaires. Je crois qu'avec ces deux paraboles, Jésus voulait créer un climat similaire, comme pour dire : « Courrez tant qu'il est encore temps ! Il y a un trésor gratuit qui vous attend, une perle précieuse. Ne laissez pas l'occasion s'échapper ». Mais dans le cas de Jésus, l'enjeu est infiniment plus sérieux. On joue le tout pour le tout. Le royaume est la seule chose qui puisse nous sauver du risque suprême de la vie qui est celui d'échouer dans ce qui est la raison même de notre existence en ce monde.

Nous vivons dans une société qui vit d'assurances. On s'assure contre tout. Dans certains pays, c'est devenu une sorte de manie. On s'assure même contre le risque de mauvais temps pendant les vacances. Parmi toutes ces assurances, la plus fréquente est l'assurance sur la vie. Mais réfléchissons un peu : à qui sert une telle assurance et contre quoi nous assure-t-elle ? Contre la mort ? Sûrement pas ! Elle assure qu'en cas de décès, quelqu'un reçoive une indemnisation. Le royaume des cieux est lui aussi une assurance sur la vie et contre la mort, mais une assurance réelle, qui profite non seulement à celui qui reste mais aussi à celui qui part, à celui qui meurt. « Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra », dit Jésus. On comprend aussi alors l'exigence radicale que suppose une « affaire » comme celle-là : tout vendre, tout donner. En d'autres termes, être prêts, si nécessaire, à n'importe quel sacrifice. Non pas pour payer le prix du trésor et de la perle, qui par définition « n'ont pas de prix », mais pour en être dignes.

Dans chacune de ces deux paraboles il y a, en réalité, deux acteurs : un acteur que l'on voit, qui va, vend, achète, et un acteur caché, sous-entendu. L'acteur sous-entendu est l'ancien propriétaire qui ne se rend pas compte qu'il y a un trésor dans son champ et le vend au premier venu ; c'est l'homme ou la femme qui possédait la perle précieuse sans avoir conscience de sa valeur, et qui la cède au premier acheteur de passage, peut-être en échange d'une collection de fausses pierres. Comment ne pas voir là un avertissement à nous, peuple du vieux continent européen, qui sommes en train de solder notre foi et notre héritage chrétien ?

Mais la parabole ne dit pas qu'un « homme vendit tout ce qu'il avait et se mit à la recherche d'un trésor caché ». Nous savons comment finissent les histoires qui commencent ainsi : on perd ce qu'on avait et on ne trouve aucun trésor. Des histoires de naïfs, de visionnaires. Non : un homme trouva un trésor et, pour cette raison, vendit tout ce qu'il possédait pour l'acheter. Il faut par conséquent avoir trouvé le trésor pour avoir la force et la joie de tout vendre. Il faut - même si la parabole ne le dit pas - avoir d'abord rencontré Jésus, l'avoir rencontré de manière personnelle, convaincue. L'avoir découvert comme un ami et un sauveur. Après, ce sera facile de tout vendre. On le fera « rempli de joie » comme l'agriculteur dont parle l'évangile.

Catherine de Sienne: Comment le Saint Esprit vient à son secours (5)

dominicanus #La vache qui rumine (Année A)
    Ouvrez la porte de votre ineffable charité, cette charité que vous nous avez déjà donnée par votre Verbe (Jn 10,7). En vérité, je sais que déjà vous ouvrez avant même que nous frappions! Ouvrez donc! C'est avec l'affection, c'est avec l'amour que vous-même avez donnés à vos serviteurs, qu'ils heurtent à cette porte et qu'ils vous appellent, tout remplis d'ardeur pour votre honneur et le salut des âmes. Donnez-leur le pain de vie, le fruit du sang de votre Fils unique, qu'ils vous demandent pour la gloire et l'honneur de vôtre nom et pour le salut des âmes! Ne reviendra-t-il pas à votre nom, plus de gloire et de louange, à sauver tant de créatures, qu'à les laisser s'obstiner dans leur endurcissement?

    A vous, Père éternel, tout est possible! Bien que vous nous ayez créés sans nous, vous ne voulez pas nous sauver sans nous. Je vous prie donc, de retourner leur volonté et de la disposer à vouloir ce qu'ils ne veulent pas: je vous le demande par votre infinie miséricorde! Vous nous avez créés de rien! Maintenant que nous sommes, faites-nous miséricorde, réparez les vases que vous avez créés et formés à votre image et ressemblance. Restaurez-les dans la grâce, par la miséricorde et le sang de votre Fils, le doux Christ Jésus.


Dialogue, chapitre 25

Homosexualité, pédérastie, viol sur mineur: qui a peur de la vérité ?

dominicanus #actualités
Sedcontra.fr, le site des “chercheurs de sens”, est resté inaccessible aujourd’hui sur internet de 5 heures du matin à 15 heures 32… La veille avait été mis en ligne le numéro avec un important dossier sur la face cachée des “sexualités périphériques” : un dossier qui fait retour sur l’époque où les revendications homosexuelles et pédérastiques font irruption ensemble dans la société française, comme arme révolutionnaire de destruction de la famille et, à travers elle, de toute la société.

Qui veut empêcher cette analyse et ces informations d'être publiées, à l’heure où les homosexuels réclament le droit au mariage et à l’adoption ?

"Nous n’avons pas la réponse nominale, estime Hugues de Blignières, dit Hugues Kéraly, mais le lobby des Gays a des alliés partout… Ne leur permettez pas d’imposer silence à ceux qui osent maintenir un critère moral dans leur jugement sur l’évolution des “faits de société”. Rendez-vous sur notre site et abonnez-vous à Sedcontra.fr pour manifester votre solidarité contre cette nouvelle forme de censure, d’autant plus insidieuse sur le Web qu’il est presque impossible d’en localiser l’origine et de s’en protéger efficacement."

Voici l'article qui fait peur.

Homosexualité, pédérastie, viol sur mineur:
retour aux sources d’un “amalgame” obligé


Vingt-six associations “lesbiennes, gaies, bi et trans” et plusieurs milliers d’intellectuels de gauche viennent de saisir la Halde contre la décision du gouvernement d’inclure “l’orientation sexuelle” des personnes dans les fichiers tenus par les services de police et des Renseignements Généraux: les militants du lobby Gay seraient particulièrement visés… Ce décret réveille la question du lien souvent caché par les statistiques entre toutes les formes de déviance sexuelle et la sécurité des personnes, notamment des enfants. Sedcontra.fr vous propose de sortir ici un moment des sentiers battus de la propagande médiatique pour entrer dans le fond du dossier.




 


Contrairement à une idée répandue par les Gays, l’homosexualité au sens “propre” n’était pas bien notée chez les Grecs de l’Antiquité. On y tenait les relations sexuelles entre hommes mûrs pour efféminées et indignes du véritable citoyen. L’institution qui a créé la légende est d’une autre nature, et relève clairement d’une forme particulière de pédophilie: “l’éphébophilie”. L’adulte prend en charge l’éducation civique et politique d’un adolescent, voire son initiation à la sagesse philosophique, et si les dérapages sexuels sont nombreux, ils n’en constituent pas pour autant l’essentiel de la relation.


Socrate est “pédophile” au sens premier et non peccamineux du terme parce qu’il aime ses jeunes disciples de l’aristocratie hellénique, apprécie leur beauté et leur compagnie, mais c’est aussi un homme marié qui s’interdit pour sa part tout commerce physique avec eux. Sa condamnation à mort n’a pour cause que ses railleries “politiquement incorrectes” sur les dieux des Athéniens, son puissant esprit critique et la jalousie que soulevait son grand prestige intellectuel auprès des étudiants. C’est le premier et le plus grand des “sedcontristes” recensés par l’histoire de la philosophie.


Sans doute Socrate reste-t-il en son siècle une fort belle exception, dont de nombreux éducateurs religieux et laïcs peuvent encore s’inspirer. La pédérastie existait bien chez les Grecs, comme relation passionnelle et charnelle d’un amant masculin adulte (l’éraste) avec un jeune garçon (l’éromène), invité par cette voie à la découverte de sa virilité… L’usage contemporain ne fait plus de distinction entre la “pédophilie” des Grecs (amour des enfants) et la “pédérastie” (pratique sexuelle) parce qu’il devient de plus en plus difficile à admettre, dans la logique des pures jouissances égocentristes, qu’on puisse aimer une jeune personne sans vouloir aussitôt la posséder charnellement. Mais l’opinion publique n’est pas prête encore à tout avaler: les militants homosexuels ont parfaitement compris l’intérêt qu’ils ont à se désolidariser désormais des “pédérastes”, frein encore puissant à la reconnaissance sociale qu’ils réclament à grands cris.


Entre homosexualité, pédérastie et viol sur mineurs la frontière cependant est fragile – comme le savent tous les criminologues et tous les policiers du monde – mais la loi et la Halde qui protègent la première n’ont pas encore admis les secondes au rang des droits imprescriptibles de la personne humaine… Si vous traitez un homosexuel de “pédéraste”, ce dernier est en droit aujourd’hui de vous faire condamner pour “injure homophobe” devant les tribunaux!

 


Quand la revendication pédérastique ne se cachait pas


Le plus grand serial-killer de l’histoire de France, Gilles de Rais, était un homosexuel notoire qui a trouvé l’aboutissement de sa perversion en sodomisant, torturant et assassinant cent-quarante enfants dans ses châteaux. Gabriel Matzneff, icône numéro un des lobbys homosexuels, ne s’en émeut aucunement: “Ce n’est pas parce qu’un malade mental étrangle de temps à autres un petit garçon que les bourgeois sont autorisés à faire porter le chapeau à tous les pédérastes et à priver leurs enfants de la joie d’être initiés au plaisir, seule éducation sexuelle qui ne soit pas un mensonge et une foutaise.” (Source: Les moins de seize ans, Editions Léo Scheer, 1974.) – Le plaisir de qui, s’il vous plaît? Celui du violeur, ou de l’enfant qu’il a dépucelé?


Une autre icône de l’époque rapporte ainsi son expérience d’aide-éducateur dans un jardin d’enfants “autogéré” de Francfort: “Il m’est arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : – Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m'avez-vous choisi, moi, et pas d'autres gosses ? Mais s'ils insistaient, je les caressais quand même. (…) J'avais besoin d'être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu'ils dépendent de moi.” (Source: Daniel Cohen-Bendit, Le Grand Bazar, Belfond, 1975.) Un éducateur qui ouvre ou laisse ouvrir sa braguette par les tout-petits dont il a la charge dans un jardin d’enfants, avant de se mettre lui-même à les “caresser” pour qu’ils “dépendent de lui”, peut-il être qualifié d’autre chose que de “pédéraste”, quel que soit la douceur de son comportement, et l’amour vraiment trouble qu’il porte à son métier?


En réalité, dès la fin des années soixante, les revendications homosexuelles et pédérastiques font irruption ensemble dans la société française, comme arme révolutionnaire de destruction de la famille et, à travers elle, de toute la société. Le FHAR (Front homosexuel d’action révolutionnaire) est contemporain du CARP (Comité d’action pédérastique révolutionnaire) baptisé dans les toilettes de la Sorbonne en mai 1968: il fait cause commune avec lui. Les gros bras du Parti Communiste qui visitaient alors la Sorbonne s’en disaient eux-mêmes épouvantés… Les meilleurs spécialistes d’histoire contemporaine nous le rapportent aujourd’hui sans passion:


"Les années qui suivent mai 68 marquent une rupture avec l’ère de la honte. La presse et la radio ne font pas exception qui explorent les silences de l’intimité et dénoncent les tabous. C’est pourquoi la publicité nouvelle faite à la pédophilie prend une dimension politique : en l’inscrivant dans une remise en question radicale de l’ordre social et moral, les défenseurs d’une pratique pédophile exempte de violence et de contrainte tentent de lui attribuer une légitimité et d’en faire une véritable culture. Leitmotiv: les enfants ont aussi droit à la sexualité. Cette revendication trouve une niche écologique à l’ombre des mouvement alternatifs, de l’antipsychiatrie et du militantisme homosexuel. Du Front homosexuel d’action révolutionnaire au magazine Gai Pied, tous réclament, avec Michel Foucault, la reconnaissance des sexualités périphériques. (...) Libération est, pour la presse écrite, le fer de lance résolument provocateur de cette revendication du “tout politique” dans laquelle la sexualité pédophile occupe une place de choix. Assurant la promotion de Gabriel Matzneff et Tony Duvert, le quotidien publie les petites annonces de ceux qui cherchent des mineurs de 12 à 18 ans, des témoignages de lecteurs, des dessins assez explicites et annonce la naissance du Front de libération des pédophiles (FLIP) en mai 77. (…) Sans subir les foudres de la justice, Le Monde et Le Nouvel Observateur participent eux aussi à cette promotion d’une sexualité qui ne tiendrait plus l’enfance en lisière." (Source: Anne-Claude Ambroise-Rendu, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Nanterre : Crimes et délits. Une histoire de la violence de la Belle Époque à nos jours, Nouveau Monde éditions, 2006.)


Entre 1968 et la fin des années quatre-vingt, toute l’intelligentsia de gauche signe donc des pétitions en faveur de l’abaissement de l’âge légal des rapports sexuels et pour la libération des derniers pédophiles incarcérés par la République: José Artur, Bernard Kouchner, André Glusksman, Bertrand Delanoë et Jack Lang sont du nombre, aux côtés de Sartre, Beauvoir, Robbe-Grillet, Sollers, Foucault, Derrida, Barthes, et même de la catholique Françoise Dolto, qui n’aurait jamais dû se fourvoyer dans cette odieuse revendication… Dans leur idée, tous les fondements et tous les verrous de l’ordre naturel doivent sauter en même temps. “A bas la société des hétéro-flics! A bas la sexualité réduite à la famille procréatrice!” proclame la revue Tout (n°12, avril 1971). Toutes les formes de déviance (sodomie, lesbianisme, bisexualité, transexualité, sado-masochisme, pédérastie, zoophilie, coprophagie) doivent donc être légitimées, normalisées et légalisées en même temps. Une seule limite, par concession aux “droits de l’homme et du citoyen”: le consentement du partenaire… Mais que vaut le consentement d’un névrosé sexuel, violé par son père ou son oncle à l’âge de dix ans? Que vaut le consentement des garçons et des filles d’un jardin d’enfants?


La société française n’a pas souscrit encore à la totalité du projet. Il n’y a aucune raison d’en conclure que ses promoteurs auraient renoncé aujourd’hui à le faire progresser. Quand le narcisisme et la jouissance bestiale l’emportent sur l’amour et le bonheur du prochain, le prochain lui-même n’existe plus, et il ne subsiste aucune raison de limiter à une norme quelconque le champ d’expérimentation des plaisirs du sexe dans son environnement.

 


Les sexualités “périphériques” se donnent toujours la main


On nous dira que l’homosexualité entre adultes consentants, seule déviance actuellement consolidée par la loi, peut consacrer l’équilibre d’un couple d’hommes ou de femmes sans nuire à la sécurité des autres citoyens. Voilà du moins ce que penserait aujourd’hui, d’après certains sondages, un Français sur deux. (J’ai des doutes légitimes sur l’échantillon.)


Ce consensus, s’il est réel, ne change rien au fond de la question: les sexualités dites “périphériques”, en tant que telles, se donnent nécessairement la main. La constatation est de simple bon sens, pour qui veut bien y réfléchir un peu. On ne s’affranchit pas d’une norme vieille de plusieurs millénaires dans toutes les sociétés civilisées pour stationner à vie au premier carrefour des “sexualités périphériques” et le trouver suffisant. Dissocier de façon radicale l’homosexualité de la pédérastie, et la pédérastie elle-même des agressions potentielles contre les enfants, a aussi peu de sens que de vouloir établir des barrières infranchissables entre tourisme hétérosexuel, injection intraveineuse et sida, comme entre obsession hétérosexuelle, bestialité et inceste, ou encore entre gourmandise effrénée, boulime chronique et obésité.


L’attirance homosexuelle n’a rien d’un mal, ni encore moins d’un péché, la cause est entendue. A la seule condition toutefois (comme pour les plaisirs de la table) de se montrer capable de la sublimer. L’homosexuel actif saute en somme la même barrière que le boulimique: il s’affranchit d’une norme qui met l’appétit des bonnes choses au service du corps et de l’esprit; une norme que toutes les cultures du monde considèrent depuis toujours comme requise, non seulement pour la propagation de l’espèce humaine, mais aussi pour l’équilibre personnel et l’épanouissement social de chacun d’entre nous. En déifiant sa pulsion sexuelle, pour en faire le centre de son univers mental et du cercle de ses relations sociales, l’homosexuel actif ne devient pas nécessairement un agresseur, mais il se met lui-même sans le savoir en position de fragilité: en position potentielle et parfois exponentielle d’agressé… C’est du moins ce que constatent aujourd’hui les chercheurs du très sérieux Institut National d’Etudes Démographiques (INED):


 “Les personnes qui ont eu des partenaires du même sexe déclarent beaucoup plus de rapports forcés ou de tentatives que celles qui n’ont eu que des partenaires de l’autre sexe. C’est le cas de 44% des femmes ayant eu des rapports homosexuels dans leur vie (contre 15 % des hétéro sexuelles), et de 23% des hommes qui ont eu des  rapports homosexuels (contre 5% des hétérosexuels). L’immense majorité de ces agressions se sont produites avant 18 ans.” (Source : Les violences sexuelles en France : quand la parole se libère, par Nathalie Bajos, Michel Bozon et l’équipe CSF, in Population & Sociétés, n° 445, mai 2008.)

 


Les agresseurs sont rarement inconnus


La même enquête de l’INED, sans faire le lien avec le thème précédent, aboutit à la conclusion formelle et tout-à-fait alarmante que les agressions sexuelles sur mineurs sont aujourd’hui en forte progression :


“Les déclarations de rapports contraints survenus avant l’âge de 18 ans sont celles qui ont le plus augmenté entre 2000 et 2006, en particulier les agressions survenues avant l’âge de 15 ans, et ce dans tous les groupes d’âges, que l’on considère les tentatives ou les rapports forcés. Ce sont d’ailleurs les déclarations d’agressions perpétrées par le père ou le beau-père, ou un  homme de la parenté, qui connaissent la plus forte augmentation entre 2000 et 2006 (…) L’enquête fait apparaître également des niveaux importants de violences sexuelles subies par les hommes dans l’enfance et l’adolescence. Ces événements sont relativement peu déclarés ou rapportés à des tiers : la mobilisation sociale à leur propos n’en est qu’à ses débuts.” (Source : Population & Sociétés, op. cit., loc. cit.)


C’est dans ce contexte que les militants de la “périphérie sexuelle” réclament aujourd’hui le bénéfice du mariage et de l’adoption des enfants. Un contexte où les agressions pédérastiques par un parent ou par un “proche” au sein du foyer familial ne cessent de se multiplier, selon le témoignage parfaitement crédible des associations de défense des enfants maltraités et de tous les experts qui ont abordés la question :


“Quelques soient les critères d'inclusions dans les cohortes, les taux de connaissance des agresseurs par les victimes sont très élevés (en Europe : Raupp et Eggers, 1993 : 90% en population générale; Ciavaldini, 1999 : 75% en population infractante). Pour un peu plus d'un tiers, c'est un lien d'autorité et dans moins des deux tiers des cas c'est un lien de parenté ; moins de 10% seraient des inconnus (Raupp et Eggers, 1993). Lorsqu'il est question de tentative de viol, dans un peu plus d'un quart des cas, l'homme est considéré, non comme un "proche", mais simplement comme une "connaissance" et dans un peu moins d'un quart des cas c'est un "inconnu"; le conjoint est concerné pour 16% des occurrences, et presque autant concerne un “autre parent” (ni ascendant direct ni descendant) ou un proche (15%). En cas de viol, le lien d'intimité se précise : un tiers de conjoints au moment des faits, 8% d'ex-conjoints, autant “d'autres parents”, 6% de proches et 5% de pères ou beaux-pères, alors que les hommes connus – non proches – ne représentent plus que 20% des auteurs et les inconnus 15% (Jaspard, 2000).”Les agressions sexuelles, données épidémiologiques générales, 5ème Conférence de consensus de la Fédération Française de Psychiatrie, Paris, 2001.) (André Ciavaldini, docteur en psychologie clinique, enseignant à l’Université de Grenoble 2 :

Il n’existe pas de statistiques sur “l’orientation sexuelle” des agresseurs en milieu familial, et il serait bien temps de les établir, quoi qu’en disent la Halde et le CNIL réunies… Mais nous savons avec certitude que les homosexuels et les pédérastes – même s’ils ne le revendiquent plus – communient dans la même révolte, la même volonté d’en finir avec “l’ordre établi”. Ils forment une famille unie et solidaire contre ce qu’ils appellent aujourd’hui encore la “tyrannie de l’ordre hétéro”. Ils bénéficient toujours de puissants soutiens dans le monde enseignant, celui des arts et des lettres, comme auprès des organes qui fabriquent l’opinion. Si le Président Sarkozy maintient son engagement électoral de n’autoriser jamais ni le mariage ni l’adoption au sein des couples homosexuels, il sera ainsi le seul à replacer et maintenir ce débat sur le socle sacré dont il n’aurait jamais dû sortir: celui de l’intérêt des enfants.

 

©Emmanuel Barbier/Sedcontra, 24 juillet 2008

Sur le même sujet, voir ci-dessous notre précédent dossier :

Comment l'agnosticisme engendre des monstruosités



Hugues de Blignières, dit Hugues Kéraly
SARL Sed Contra: 5, rue de Douai 75009 Paris
Mél.:  hdeblignieres@noos.fr
Adresse du site : http://sedcontra.fr

Catherine de Sienne: Comment le Saint Esprit vient à son secours (4)

dominicanus #La vache qui rumine (Année A)
    Ouvrez donc! Elargissez, brisez les coeurs endurcis de vos créatures, non à cause d'elles qui  frappent pas, mais à cause de votre infinie Bonté, mais à cause de l'amour de vos serviteurs qui frappent, en vous implorant pour eux! Donnez-leur, Père éternel! Voyez, ils sont là, à cette porte de votre Vérité, qui demandent (Ap 3,20)! Et que demandent-ils? Le sang de votre Vérité qui est elle-même la porte! Ils veulent ce sang dans lequel vous avez lavé l'iniquité (Ap 1,5) et effacé la tache du péché d'Adam. Il est à nous, ce sang, puisque vous nous en avez fait un bain! Vous ne pouvez pas, vous ne voulez pas le refuser à qui vous le demande. Donnez donc le fruit de ce sang, à vos créatures. Placez dans là balance le prix du sang de votre Fils, et que les démons de l'enfer ne puissent emporter vos brebis!

    Oh! n'est-ce pas vous, le bon Pasteur, qui nous avez donné le vrai Pasteur, votre Fils unique, qui, sur votre commandement, a donné sa vie pour tes brebis (Jn 10,11) et les a lavées dans son sang? C'est ce sang, que vous demandent vos serviteurs, avec un grand désir, en frappant à cette porte. C'est par ce sang, qu'ils vous supplient de faire miséricorde au monde, et de faire refleurir à nouveau la sainte Eglise, en lui envoyant ces fleurs embaumées, que sont les bons et saints pasteurs, pour que la bonne odeur qu'ils répandent dissipe l'infection des fleurs mauvaises et fétides. Père éternel, vous avez dit vous-même, que, pour l'amour que vous portez à vos créatures raisonnables, vous aurez égard aux prières de vos serviteurs, à leurs travaux, aux souffrances qu'ils endurent, sans avoir péché, pour faire miséricorde au monde et réformer votre Eglise! C'est la consolation qu'attendent vos serviteurs. Ne tardez donc plus à jeter sur nous le regard de votre miséricorde! Répondez-nous, ô Vous qui voulez nous répondre avant même que nous vous invoquions, répondez-nous avec la voix de votre miséricorde!


Dialogue, chapitre 25


Catherine de Sienne: Comment le Saint Esprit vient à son secours (3)

dominicanus #La vache qui rumine (Année A)
    O amour ineffable! Vous m'avez donné, en me dévoilant ces choses, une médecine douce et amère, pour me guérir de mon infirmité, pour m'arracher à mon ignorance et à ma tiédeur, pour ranimer mon zèle et provoquer un ardent désir de recourir à vous! En me montrant ainsi votre Bonté et les outrages que vous recevez de tous les hommes, mais spécialement de vos ministres, vous avez voulu me faire verser, sur moi-même, pauvre pécheresse, et sur ces morts qui vivent si misérablement, un torrent de larmes, qui jailliront de la connaissance de votre infinie Bonté (Jr 8,23). Je ne veux donc pas, O Père éternel, foyer d'amour ineffable et d'ardente charité, je ne veux pas cesser un instant, de faire des voeux pour votre honneur et le salut des âmes! Je ne veux pas que mes yeux s'arrêtent de pleurer, et je vous demande en grâce, qu'ils soient comme deux fleuves de cette eau qui jaillit de vous, l'Océan de paix!

    Grâces, grâces vous soient rendues, à vous, Père, pour avoir exaucé mn demande, et aussi pour m'avoir accordé ce que je ne connaissais pas, ce que je ne demandais pas. En me fournissant un sujet de larmes, vous m'avez invitée à offrir devant vous, de doux et d'ardents désirs, tout chargés d'amour, avec mes humbles et continuelles prières. Je vous demande donc, maintenant, de faire miséricorde au monde et à votre sainte Eglise, en vous suppliant d'accomplir vous-même, ce que vous-même me faites demander. Oh! misérable que je suis, quelle douleur en mon âme d'être cause de tous ces maux! Faites miséricorde au monde, ne tardez plus, laissez-vous fléchir, exaucez enfin le désir de vos serviteurs! Hélas! N'est-ce pas vous-même qui provoquez leurs cris? Écoutez donc leur voix! N'est-ce pas votre Vérité qui a dit: "Appelez, et il vous sera répondu; frappez et il vous sera ouvert, demandez et l'on vous donnera (Mt 7,7 ; Mc 11,24 ; Lc 11,9-10)" ? O Dieu éternel, vos serviteurs font appel à votre miséricorde, répondez-leur donc! Ne sais-je pas que la Miséricorde est tellement divine que vous ne pouvez refuser de l'accorder à qui vous la demande? Ils frappent à la porte de votre Vérité, parce que dans votre Vérité, votre Fils unique, ils ont connu l'amour ineffable que vous avez pour l'homme. S'ils frappent à la porte, votre charité de feu ne doit donc pas, ne peut pas, refuser d'ouvrir à qui frappe avec persévérance!


Dialogue, chapitre 25

Catherine de Sienne: Comment le Saint Esprit vient à son secours (2)

dominicanus #La vache qui rumine (Année A)
    Je désirais l'accomplissement de la promesse que vous m'aviez faite, et vous m'avez accordé beaucoup plus, en me donnant ce que je ne savais pas vous demander. Vous m'avez fait connaître ainsi que le coeur de l'homme ne peut tant demander ni tant désirer, que vous ne lui donniez encore davantage. Je vois que vous êtes le Dieu infini et éternel, et que nous, nous sommes ceux qui ne sont pas. C'est parce que vous êtes infini, et nous finis, que vous donnez à votre créature raisonnable plus qu'elle ne peut et sait désirer. La mesure de son désir n'égale jamais la mesure, suivant laquelle vous savez, pouvez et voulez exaucer l'âme, et la rassasier de ce qu'elle ne vous a pas demandé. Encore moins, peut-elle mettre dans sa prière, cette amabilité et cette douceur avec laquelle vous donnez.

    J'ai donc été éclairée de votre lumière sur votre Grandeur et votre Charité, par l'amour même que VOUS avez en pour toute la race humaine, et particulièrement pour vos oints, qui doivent être, en cette vie, les anges de la terre. Vous m'avez montré la vertu et le bonheur de ceux de vos christs qui ont vécu dans la sainte Église comme des lampes ardentes, ornées de la perle de la justice, et j'ai mieux compris par là, la faute de ceux qui vivent dans le désordre. J'en ai conçu une grande tristesse, et pour l'offense qui vous est faite et pour le dommage qui en résulte pour le monde entier. Car ils sont une cause de perdition pour le monde, aux yeux duquel ils apparaissent comme le miroir du vice, quand ils devraient être le miroir de la vertu. Et comme à moi misérable, qui suis la cause et l'instrument de bien des péchés, vous avez montré leur iniquité et confié vos plaintes, j'en ai éprouvé une intolérable douleur.


Dialogue, chapitre 25

Catherine de Sienne: Comment le Saint Esprit vient à son secours (1)

dominicanus #La vache qui rumine (Année A)
Mille excuses pour ce retard dans la mise en ligne, dû à l'interruption de ma connexion internet, suite à un petit orage. C'est comme ça dans les îles ...



    Alors cette âme, comme enivrée, haletante, et embrasée d'amour, le coeur blessé d'une grande douleur, se tournait vers la souveraine et éternelle Bonté: "O Dieu éternel, disait-elle, O Lumière au-dessus de toute lumière et foyer de toute lumière! O Feu au-dessus de tout autre feu, Feu qui seul brûle sans se consumer! Feu qui consume dans l'âme tout péché et tout amour-propre, Feu qui ne consume pas l'âme, mais la nourrit d'un amour insatiable, puisqu'en la rassasiant, vous ne la rassasiez pas, elle vous désire toujours; et plus elle vous désire plus elle vous possède, plus elle vous cherche et plus elle vous trouve, plus elle vous goûte, O Feu souverain, Feu éternel, abîme de Charité!

    O Bien suprême et éternel, qui vous a donc porté, vous le Dieu infini, à m'éclairer de la lumière de votre Vérité, moi votre petite créature? Nul autre que vous-même, O Feu d'amour! L'Amour, toujours, l'Amour seul, vous a poussé et vous pousse encore à créer à votre image et ressemblance vos créatures raisonnables, et à leur faire miséricorde, en les comblant de grâces infinies et de dons sans mesure. O Bonté au-dessus de toute bonté, vous seul êtes souverainement bon! Et, cependant, vous nous avez donné le Verbe, votre Fils unique, pour qu'il vécût avec nous (Mt 19,17), en contact avec notre être de corruption et nos ténèbres! De ce don quelle fut la cause? L'amour car vous nous avez aimés avant que nous ne fussions (Jr 31,3). O Grandeur éternelle! O! grandeur de Bonté. Vous vous êtes abaissée, vous vous êtes faite petite, pour faire l'homme grand. De quelque côté que je me tourne, je ne trouve qu'abîme et feu de votre Charité.

    Est-ce moi, pauvre misérable, qui pourrai reconnaître ces grâces et cette ardente Chanté que vous m'avez témoignée et que vous me témoignez encore, avec tant d'amour, à moi en particulier, en dehors de la charité générale et de l'amour que vous avez pour vos créatures? Non, certes: Vous seul, très doux et tendre Père, serez reconnaissant pour moi. C'est le sentiment de votre Charité elle-même, qui vous rendra grâce à ma place (Rm 8,26): car moi, je suis celle qui ne suis pas. Si je disais que je suis quelque chose par moi-même, je mentirais sur ma tête; menteuse, je serais fille du démon qui est le père du mensonge (Jn 8,44). Vous seul, êtes Celui qui est. L'existence et toutes les grâces que vous avez ajoutées à mon être, c'est de vous que je les tiens, c'est vous qui me les avez données et me les continuez, par amour, sans que j'y aie aucun droit.

    O Père très doux, quand la race humaine était là gisante et blessée par le péché d'Adam, vous lui avez envoyé le médecin (Mt 9,12 ; Lc 5,31), votre cher Fils, le Verbe d'amour. Et quand j'étais abattue moi-même, languissante dans la négligence et une épaisse ignorance, vous le très doux et très suave médecin, le Dieu éternel, vous m'avez donné une suave et douce et amère médecine, pour me guérir et me tirer de mon infirmité. Elle était suave, parce que c'est, avec votre charité, avec votre suavité que vous vous êtes manifesté à moi, vous la douceur au-dessus de toute douceur. Vous avez éclairé l'oeil de mon intelligence par la lumière de la très sainte foi, et dans cette lumière, suivant qu'il vous plut de me le découvrir, j'ai connu l'excellence et la grâce que vous avez conférées à la race humaine en vous donnant à elle tout entier, vrai Dieu et vrai homme, dans le corps mystique de la sainte Église. J'ai appris ainsi la dignité de vos ministres, établis par vous, pour vous distribuer vous-même à nous.

Dialogue, chapitre 25


Benoît XVI, Trompés par l'athéisme, se laisser réveiller par la Parole

dominicanus #La vache qui rumine (Année A)
3. Des oeuvres créées on s'élève donc vers la grandeur de Dieu, vers sa miséricorde pleine d'amour. C'est ce que nous enseignent les Pères de l'Eglise, la Tradition chrétienne retentissant constamment à travers leur voix.

Ainsi, saint Basile le Grand, dans l'une des pages initiales de sa première homélie sur l'Hexaméron, dans laquelle il commente le récit de la création selon le premier chapitre de la Genèse, s'arrête pour prendre en considération la sage action de Dieu, et arrive à reconnaître dans la bonté divine le moteur de la création. Voici quelques-unes des expressions tirées d'une longue réflexion du saint Evêque de Césarée de Cappadoce:

""Au commencement Dieu créa le ciel et la terre". Ma parole s'abandonne,  écrasée  par la merveille de cette pensée" (1, 2, 1:  Sur la Genèse [Homélies sur l'Hexaméron], Milan 1990, pp. 9.11). En effet, même si certains, "trompés par l'athéisme qu'ils avaient en eux, imaginèrent l'univers privé de guide et d'ordre, comme en proie au hasard", le saint écrivain en revanche "nous a immédiatement illuminé l'esprit par le nom de Dieu au début du récit, en disant:  "Au commencement Dieu créa". Et quelle beauté dans cet ordre!" (1, 2, 4:  ibid., p. 11). "Donc, si le monde a un commencement et a été créé, cherche celui qui lui a donné son début et qui en est le Créateur... Moïse te l'a dit à travers son enseignement en imprimant dans nos âmes comme un sceau et un philactère le très saint nom de Dieu, et disant:  "Au commencement Dieu créa". La nature bienheureuse, la bonté exempte d'envie, celui qui est l'objet d'amour de la part de tous les êtres raisonnables, la beauté plus que tout autre désirable, le commencement des êtres, la source de la vie, la lumière de l'intellect, la sagesse inaccessible, en somme, "au début, il créa le ciel et la terre"" (1, 2, 6-7:  ibid., p. 13).

Je trouve que les paroles de ce Père du IVe siècle sont d'une surprenante actualité lorsqu'il dit:  "Certains, trompés par l'athéisme qu'ils avaient en eux, imaginèrent l'univers privé de guide et d'ordre, comme en proie au hasard". Combien sont-ils ces "certains" aujourd'hui. Ceux-ci, trompés par l'athéisme, croient qu'il est scientifique de penser que tout est privé de guide et d'ordre, comme en proie au hasard. A travers les Ecritures Saintes, le Seigneur réveille la raison qui dort et nous dit:  au commencement était la Parole créatrice. Au commencement, la Parole créatrice - cette Parole qui a tout créé, qui a créé ce projet intelligent qu'est le cosmos - est également amour.

Laissons-nous donc réveiller par cette Parole de Dieu; prions pour qu'elle illumine également notre esprit, afin que nous puissions percevoir le message du créé - inscrit également dans notre coeur - selon lequel le commencement de tout est la sagesse créatrice et cette sagesse est amour, est bonté:  "Car éternel est son amour".


Audience générale du 9 novembre 2005

Homélie du P. Thomas Rosica à Sydney, Veillée de prière et d’adoration

dominicanus #Homélies Année A (2007-2008)
En présence des reliques du bienheureux Pier Giorgio Frassati

ROME, Mercredi 16 juillet 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte de l'homélie prononcée par le père Thomas Rosica, président de la télévision catholique du Canada Sel et Lumière, lors de la veillée de prière et d'adoration qu'il a présidée lundi 14 juillet dans la Cathédrale St Mary à Sydney en présence de plus de 900 jeunes, à la veille de l'ouverture officielle des JMJ.

 


Chers amis,

Chère Wanda,

Nièce du bienheureux Pier Giorgio Frassati,

Quel honneur et quel privilège d'être avec vous ici ce soir à la cathédrale St. Mary de Sydney en Australie ! Conduits par un groupe de jeunes canadiens de CCO (Catholic Christian Outreach), l'un des mouvements étudiants catholiques les plus remarquables de notre nation, nous nous sommes rassemblés pour adorer Jésus, don de Dieu pour la vie du monde. Des jeunes du monde entier viennent aussi ici pour prier autour de la dépouille mortelle du bienheureux Pier Giorgio Frassati au cours des Journées mondiales de la jeunesse 2008.

Nous venons d'entendre quel est le plan pour le christianisme dans ce magnifique texte des Béatitudes de l'Évangile de Matthieu (5, 1-12). Les Béatitudes dans le sermon du Christ sur la montagne sont une recette pour la sainteté extrême. Chaque crise que l'Église affronte, chaque crise à laquelle le monde doit faire face, est une crise de la sainteté, est une crise de saints.

S'il y a une époque où les jeunes hommes et femmes ont besoin d'authentiques héros, c'est la nôtre. L'Église croit que les saints et les bienheureux, leurs prières et leurs vies, sont pour les personnes sur la terre, que la sainteté, comme un honneur terrestre n'est pas convoitée par les saints et les bienheureux eux-mêmes.

Qu'est-ce qui fait que le bienheureux Pier Giorgio Frassati est si unique et si spécial ? Il est né en 1901, au tournant du siècle dernier à Turin, en Italie. Le 4 juillet 2008 a marqué le 83ème anniversaire de l'entrée de Pier Giorgio Frassati dans la vie éternelle. Athlétique, plein de vie, toujours entouré d'amis qu'il inspirait par sa vie, Pier giorgio n'a pas choisi de devenir prêtre ou religieux, préférant donner témoignage à l'évangile comme laïc. Il n'a jamais fondé un ordre religieux ou initié un nouveau mouvement ecclésial. Il n'a pas dirigé d'armée et n'a jamais été élu à un poste public. La mort est venue avant qu'il ait pu recevoir son diplôme universitaire. (Le diplôme lui a été remis à titre posthume en 2001). Il n'a jamais eu la chance de commencer une carrière ; en fait, il n'avait pas même découvert ce que sa vocation pouvait être. C'était simplement un jeune homme amoureux de sa famille et de ses amis, amoureux des montagnes et de la mer, mais surtout amoureux de Dieu.

Grâce aux Journées mondiales de la jeunesse, Pier Giorgio est devenu un saint patron pour des millions de jeunes à travers le monde, et plus spécialement pour le mouvement « Catholic Christian Outreach » au Canada.

Regardons trois points saillants de la vie de ce jeune bienheureux qui combine de manière remarquable l'engagement politique, la solidarité, le travail pour la justice sociale, la piété et la dévotion, l'humanité et la bonté, la sainteté et la banalité, la foi et la vie.

 



La vie de prière de Pier Giorgio et son amour de l'Eucharistie

Pier Giorgio Frassati a développé une vie spirituelle profonde qu'il n'a jamais hésité à partager avec ses amis. Ses amis se souviennent qu'il disait : Vivre sans Foi, sans un héritage à défendre, sans constamment lutter pour la vérité, n'est pas vivre, mais « vivoter » ; nous ne devons jamais juste « vivoter ».

L'Eucharistie et la Vierge Marie étaient les deux pôles de sa vie spirituelle. Il a ressenti mystérieusement un grand désir d'être prêt du Saint Sacrement. Il l'a suivi dans les processions et pris part avec enthousiasme aux Congrès eucharistiques. Mais par-dessus tout, il aimait passer de longues heures en adoration nocturne. Et sa joie était tellement plus grande quand il réussissait à amener devant le Saint Sacrement, ses amis, les jeunes qu'il connaissait, et les pauvres dont il s'occupait. Au cours des veillées eucharistiques, le visage de Pier Giogio pouvait être transfiguré par la joie et la consolation de voir des centaines de jeunes hommes et femmes qui étaient venus à la communion.

Sa vie spirituelle, comme la nôtre, était fondée sur les sacrements. Mais il est allé au-delà de ce qui était simplement « demandé » : messe dominicale, la confession de pure forme avant Noël et/ou Pâques, et probablement une petite pénitence de carême comme le renoncement aux bonbons.

Le Rosaire, la Liturgie des heures, la lectio divina et les retraites annuelles faisaient autant partie de sa vie que le ski, l'escalade en montagne et le vélo. Sa vie de prière était son « pain quotidien », comme elle devrait l'être pour tous ceux qui désirent devenir des saints. C'était un athlète et il savait bien que pour « atteindre l'objectif », comme il aimait à le dire, il devait se pousser lui-même au-delà de l'ordinaire s'il voulait être un champion.

Dans une lettre qu'il a écrite (le 29 juillet 1923) aux membres de « la Jeunesse Catholique » de Pollone, un village de montagne au nord de Turin, Pier Giogio dit :

« ...Je vous exhorte avec toute la force de mon âme à vous approcher de la Table eucharistique aussi souvent que possible. Nourri de ce Pain des anges duquel vous tirerez la force de vaincre dans les luttes contre les passions et contre toutes adversités, parce que Jésus-Christ a promis à ceux qui se nourrissent de la très Sainte Eucharistie, la vie éternelle et les grâces nécessaires pour l'obtenir.

Et quand vous deviendrez totalement consumé par ce Feu eucharistique, vous serez capable de remercier avec une plus grande reconnaissance le Seigneur Dieu qui vous a appelé à faire partie de son troupeau, et vous allez recevoir une paix que ceux qui sont heureux selon le monde n'ont jamais goûtée. Parce que le vrai bonheur, jeunes gens, ne consiste pas dans les plaisirs du monde et les réalités de la terre, mais dans la paix de la conscience, que nous avons seulement si nous sommes pur dans le cœur et dans l'esprit. »

Ces mots démontrent une maturité spirituelle remarquable et un grand amour pour l'Eucharistie, en particulier compte tenu du fait qu'ils viennent d'un jeune homme qui avait seulement vingt-deux ans.


Le respect de Pier Giogio pour la vie et son sens de la justice sociale

À son époque, durant sa vie, Pier Giogio a affronté plusieurs de nos défis et de nos problèmes contemporains. Son amour de Dieu et son formidable sens de la solidarité l'ont rapproché des pauvres, des nécessiteux, des malades, des affamés et des sans-abris. Pier Giorgio Frassati avait un immense respect pour la vie humaine : de toute la vie, depuis les premiers moments jusqu'aux derniers. Il défendait constamment la vie là où elle était diminuée ou en état de siège.

À l'âge de 17 ans, en 1918, il a rejoint la Société Saint-Vincent-de-Paul et a consacré une grande partie de son temps libre pour servir les malades et les nécessiteux, les orphelins, et aidant les militaires démobilisé qui revenaient de la Première guerre mondiale. Le peu qu'il avait, Pier Giorgio l'a donné pour aider les pauvres, en utilisant même le prix de son billet de bus par charité et courant ensuite pour retourner chez lui afin d'être à l'heure pour les repas. Les pauvres et les souffrants étaient ses maîtres et il était littéralement leur serviteur, ce qu'il considérait comme un privilège. Il a souvent sacrifié ses vacances à la résidence d'été des Frassati à Pollone parce que, comme il disait, « si tout le monde quitte Turin, qui va prendre soin des pauvres ? »

Pier Giogio aimait les pauvres. Il ne s'agissait pas simplement de donner quelque chose aux personnes isolées, pauvres, malades - mais plutôt en se donnant tout entier. Il voyait Jésus en eux, et à un ami qui lui demandait comment il pouvait supporter d'entrer dans les lieux sales et malodorants où les pauvres vivaient, il répondit : « Rappelle-toi toujours que c'est à Jésus que tu vas : Je vois une lumière spéciale que nous ne devrions pas avoir autour des malades, des pauvres, des malheureux. »

Un journaliste allemand qui a observé le jeune Frassati à l'ambassade italienne a écrit, « Un soir à Berlin, avec une température de -12 °C, il a donné son manteau à un vieil homme pauvre frissonnant dans le froid. Son père, l'ambassadeur, l'a réprimandé, et lui a répondu simplement, « Mais tu vois Papa, il faisait froid. »

Dans la même lettre adressée aux membres de « la Jeunesse Catholique » de Pollone, Pier Giorgio a exhorté ses pairs en ces termes :

« L'apôtre saint Paul dit, « la charité du Christ a besoin de nous », et sans ce feu, qui petit à petit détruit notre personnalité jusqu'à ce que notre cœur ne batte que pour la peine des autres, nous ne serions pas chrétiens, et encore moins catholiques.

Enfin il y a l'apostolat de la persuasion. C'est l'un des plus beaux et des plus nécessaires. Vous les jeunes, approchez vos collègues de travail qui vivent leurs vies loin de l'Église et qui occupent leur temps libre non avec des passe-temps bénéfiques mais dans le vice. Persuadez ces gens malheureux de suivre les voies de Dieu, parsemées d'épines, mais aussi avec beaucoup de roses.

Mais si chacun de vous possédait ces dons au plus haut degré, et n'avait pas l'esprit de sacrifice dans l'abondance, vous ne seriez pas de bons catholiques. Nous devons tout sacrifier pour tout : nos ambitions et vraiment l'ensemble de nous-même, pour la cause de la Foi. »

Derrière le sourire extérieur de ce jeune homme énergique était dissimulée la vie extraordinaire d'un mystique. L'amour de Jésus motivait ses actions.


La souffrance de Pier Giorgio et sa mort

Juste avant de recevoir son diplôme universitaire en génie minier, il a contracté la poliomyélite, dont les médecins ont pronostiqué par la suite qu'il l'avait attrapé auprès des pauvres qu'il soignait. Sa maladie n'était pas connue. Ses parents, totalement pris par l'agonie, la mort et l'enterrement de sa grand-mère, n'avaient pas même soupçonné la paralysie. Deux jours avant la fin, sa mère lui a même reproché de ne pas l'aider dans ces moments difficiles.

Pas même ses derniers jours désespérant ne lui ont fait oublier ses amis les plus proches, les pauvres. Bien que couché sur son lit de mort, il a voulu leur apporter l'assistance matérielle habituelle. C'était le vendredi, le jour où il les visitait. Le 3 juillet 1925, un jour avant sa mort, la main déjà paralysée par la polio, Pier Giogio a demandé à sa sœur Luciana de prendre un petit paquet dans sa veste et avec une main à moitié paralysée il a écrit cette note pour Grimaldi : « Il y a ici les injections pour Converso. Le billet est pour Sappa. Je l'avais oublié ; renouvelle-le en mon nom ».

Nous savons que Pier Giorgio voulait tant voir Jésus qu'il disait : « Le jour de ma mort sera le plus beau jour de ma vie ». Le sacrifice de Pier Giogio fut accompli à sept heures du soir le 4 juillet 1925. Ses funérailles furent un triomphe. Les rues de Turin étaient remplies d'une multitude de personnes qui pleuraient et qui étaient inconnues de sa famille : le clergé et les étudiants, les pauvres et les nécessiteux qu'il avait servi généreusement pendant sept ans.

Dieu a donné a Pier Giorgio tous les attributs extérieurs qui auraient pu l'entraîner à faire les mauvais choix : une famille fortunée, une très belle allure, la virilité, la santé, être le seul héritier d'une famille puissante. Mais Pier Giorgio a entendu l'appel du Christ : « Viens et suis-moi » Il a anticipé de presque 50 ans la nouvelle compréhension et la nouvelle direction de l'Église quant au rôle des laïcs.

En béatifiant Pier Giorgio Frassati seul, place Saint-Pierre le 20 mai 1990, le pape Jean-Paul II l'a décrit comme « l'homme des huit Béatitudes » et il a dit dans son homélie :

« Par son exemple, il proclame qu'une vie vécue dans l'Esprit du Christ, L'Esprit des Béatitudes, est « bénie », et que seul celui qui devient un « homme ou une femme des Béatitudes » réussit à communiquer l'amour et la paix aux autres. Il répète qu'il faut vraiment renoncer à tout pour servir le Seigneur. Il témoigne que la sainteté est possible pour tous, et que seule la révolution de la charité peut susciter l'espoir d'un avenir meilleur dans le cœur des hommes. ...Il a quitté ce monde plutôt jeune, mais il a laissé une marque sur tout notre siècle, et pas seulement sur notre siècle. »


Conclusion

Ce soir, avec le Serviteur de Dieu Jean-Paul II, le jeune alpiniste de Pollone est à la fenêtre de la maison du Père et nous sourit, comme il intercède pour nous et pour les jeunes du monde qui sont venus à Sydney pour découvrir le Seigneur et ses saints dans la vaste communion des saints et la communauté de l'Église. Permettez-moi de conclure en parlant directement quelques instants à Pier Giorgio en votre nom.

Carissimo Pier Giorgio,

Je n'ai jamais eu le privilège de te rencontrer en personne. Celui qui t'as rencontré sait que dans tes yeux, dans tes gestes et dans tes actions, tu as toujours porté un morceau du ciel. Tu as partagé cela avec ceux qui te connaissaient à ton époque, et maintenant avec ceux d'entre nous qui t'ont connu durant de dernier siècle.

Depuis 1925 quand tu as quitté cette terre pour retourner à la maison de ton Père, tu as continué ton œuvre en notre nom « dall'alto », d'en haut ! Quand tu étais en vie tu n'as jamais eu le privilège de venir à une Journée mondiale de la jeunesse. Tu les as regardées de loin, et bénies d'innombrables grâces.

Pendant de nombreuse année ton corps est resté caché dans la tombe familiale à Pollone, et ensuite il a été placé dans un coin sombre de la Cathédrale de Turin. Beaucoup de visiteurs n'ont même pas su que tu étais là ! J'étais l'un de ces visiteurs, il y a quelques années. Je ne pouvais simplement pas trouver où ils avaient laissé ton corps ! Un témoin si puissant et lumineux ne devrait jamais être caché, mais élevé pour qu'il inspire et qu'il soit imité.

Nous chrétiens catholiques croyons que le corps est le temps du Saint-Esprit, l'instrument de l'œuvre de Dieu, le cadre de la maison de Dieu en nous. Et nous savons, avec saint Paul, que « le corps, qui est notre demeure sur la terre, doit être détruit, mais que Dieu construit pour nous dans les cieux une demeure éternelle qui n'est pas l'oeuvre des hommes. En effet, actuellement nous crions notre souffrance, à cause de notre ardent désir de revêtir notre demeure céleste par-dessus l'autre, si toutefois le Seigneur doit nous trouver vêtus de notre corps, et non pas dévêtus. En effet, nous qui sommes dans cette demeure, nous sommes accablés et nous crions notre souffrance, car nous ne voudrions pas nous dévêtir, mais revêtir un vêtement par-dessus l'autre, pour que notre être mortel soit absorbé par la vie. (2 Corinthien 5, 2-4)

Ta présence parmi nous ce soir, à la fois aux cieux depuis ton point de vue à la fenêtre de la maison du Père et par l'intermédiaire de ta dépouille mortelle dans cette cathédrale, témoigne de ta mortalité qui a été engloutie par la vie nouvelle. Pier Giorgio, tu as failli ne pas être à Sydney ! Grâce à Dieu, l'Église d'Australie, avec l'aide de l'Esprit-Saint, l'a emporté sur toutes les forces qui ont tenté de t'empêcher d'assister à tes premières Journées mondiales de la jeunesse !

Comme nous vénérons ta dépouille mortelle, nous remercions le Seigneur Jésus qui t'as donné la vie, l'inspiration, la force, l'espérance et la couronne de gloire. Alors que nous réfléchissons sur ta jeunesse, ta simplicité, ta beauté, ta bonté et ton humanité, nous reconnaissons l'appel adressé à chacun de nous : être des hommes et des femmes des Béatitudes.

Merci Pier Giorgio d'avoir entendu les mots de Jésus et de les avoir fait tiens. Ton exemple m'a ému ainsi que des centaines de milliers d'autres et il nous a conduit à traduire les Béatitudes en Bonne Nouvelle dans nos propres vies. Sois avec nous pour cette grande expédition vers le ciel !

Pier Giorgio, aide-nous à œuvrer pour les cœurs simples, attentifs aux besoins des autres, et avec des liens d'amitié basés sur ce pacte qui ne connaît pas de frontières terrestres ou de limites dans le temps : l'union dans la prière. Si nous ne connaissons pas la route, et si nous abandonnons souvent le chemin, montre nous la voie « verso l'alto » qui monte vers le ciel !

Si en étant superficiel nous n'avons pas dans notre sac-à-dos tout ce dont nous avons besoin pour grimper, et si nous ne levons jamais notre regard parce que nous ne voulons pas franchir les premières étapes exigeantes pour rester sur le chemin, montre nous la voie « verso l'alto » qui monte vers le ciel !

S'il nous manque la force pour surmonter les passes les plus difficiles, ou si nous avons la force mais que nous préférons l'utiliser pour revenir en arrière, montre nous la voie « verso l'alto » qui monte vers le ciel !

Si nous ne nous arrêtons jamais pour nous nourrir du pain de la vie éternelle, et si nous n'épanchons pas notre soif à la fontaine de la prière, montre nous la voie « verso l'alto » qui monte vers le ciel !

Quand nous ne savons pas comment contempler la beauté des dons que nous avons reçus, et quand nous ne savons pas comment nous offrir nous-même aux autres, montre nous la voie « verso l'alto » qui monte vers le ciel !

Si nous avons commis de nombreux péchés, montre nous la voie « verso l'alto » qui monte vers le ciel !

Si nous manquons d'espérance, montre nous la voie « verso l'alto » qui monte vers le ciel !

Il y a trois ans, lors de la cérémonie d'ouverture des Journées mondiales de la jeunesse 2005 à Cologne en Allemagne, le pape Benoît XVI s'est adressé à la foule de jeunes du monde entier :

« Chers jeunes, l'Église a besoin de témoins authentiques pour la nouvelle évangélisation: des hommes et des femmes dont la vie a été transformée par la rencontre avec Jésus; des hommes et des femmes capables de communiquer cette expérience aux autres. L'Église a besoin de saints. Nous sommes tous appelés à la sainteté et seuls les saints peuvent rénover l'humanité. Beaucoup nous ont précédés sur ce chemin d'héroïsme évangélique et je vous exhorte à recourir souvent à leur intercession. »

C'est pourquoi nous sommes réunis dans cette grande cathédrale ! Que tous les jeunes qui ont voyagés à Sydney, et ceux d'entre nous qui ont été jeunes un certain temps, trouvent dans le bienheureux Pier Giorgio Frassati ce que le sermon de Jésus sur la colline de Galilée signifie véritablement.

Prie pour nous Pier Giorgio Frassati. Montre nous le chemin « verso l'alto », qui monte vers le ciel et au plus profond du cœur de Dieu. Apprends nous à être des saints pour l'Église et pour le monde !

Amen.

Benoît XVI, Le premier signe de l'amour de Dieu est dans la création

dominicanus #La vache qui rumine (Année A)
2. Le premier signe visible de cette charité divine - dit le Psalmiste - doit être recherché dans la création. Puis l'histoire entrera en scène. Le regard, rempli d'admiration et d'émerveillement, s'arrête tout d'abord sur la création:  les cieux, la terre, les eaux, la lune et les étoiles.

Avant encore de découvrir le Dieu qui se révèle dans l'histoire d'un peuple, il y a une révélation cosmique, ouverte à tous, offerte à toute l'humanité par l'unique Créateur, "Dieu des dieux" et "Seigneur des seigneurs" (cf. vv. 2-3).

Comme l'avait chanté le Psaume 18, "les cieux racontent la gloire de Dieu et l'oeuvre de ses mains, le firmament l'annonce; le jour au jour en publie le récit et la nuit à la nuit transmet la connaissance" (vv. 2-3). Il existe donc un message divin, secrètement inscrit dans la création et signe du hesed, de la fidélité amoureuse de Dieu qui donne à ses créatures l'existence et la vie, l'eau et la nourriture, la lumière et le temps.

Il faut avoir le regard limpide pour contempler cette révélation divine, en rappelant l'avertissement du Livre de la Sagesse, qui nous dit que "la grandeur et la beauté des créatures font, par analogie, contempler leur Auteur" (Sg 13, 5; cf. Rm 1, 20). La louange de prière naît alors de la contemplation des "merveilles" de Dieu (cf. Ps 135, 4) déployées dans la création et se transforme en hymne joyeux de louange et d'action de grâce au Seigneur. (à suivre)


Audience générale du 9 novembre 2005



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