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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

CEC, La providence et les causes secondes

dominicanus #La vache qui rumine (Année A)

306 Dieu est le Maître souverain de son dessein. Mais pour sa réalisation, Il se sert aussi du concours des créatures. Ceci n’est pas un signe de faiblesse, mais de la grandeur et de la bonté du Dieu Tout-puissant. Car Dieu ne donne pas seulement à ses créatures d’exister, il leur donne aussi la dignité d’agir elles-mêmes, d’être causes et principes les unes des autres et de coopérer ainsi à l’accomplissement de son dessein.


307 Aux hommes, Dieu accorde même de pouvoir participer librement à sa providence en leur confiant la responsabilité de " soumettre " la terre et de la dominer (cf. Gn 1, 26-28). Dieu donne ainsi aux hommes d’être causes intelligentes et libres pour compléter l’œuvre de la Création, en parfaire l’harmonie pour leur bien et celui de leur prochains. Coopérateurs souvent inconscients de la volonté divine, les hommes peuvent entrer délibérément dans le plan divin, par leurs actions, par leurs prières, mais aussi par leurs souffrances (cf. Col 1, 24). Ils deviennent alors pleinement " collaborateurs de Dieu " (1 Co 3, 9 ; 1 Th 3, 2) et de son Royaume (cf. Col 4, 11).


308 C’est une vérité inséparable de la foi en Dieu le Créateur : Dieu agit en tout agir de ses créatures. Il est la cause première qui opère dans et par les causes secondes : " Car c’est Dieu qui opère en nous à la fois le vouloir et l’opération même, au profit de ses bienveillants desseins " (Ph 2, 13 ; cf. 1 Co 12, 6). Loin de diminuer la dignité de la créature, cette vérité la rehausse. Tirée du néant par la puissance, la sagesse et la bonté de Dieu, elle ne peut rien si elle est coupée de son origine, car " la créature sans le Créateur s’évanouit " (GS 36, § 3) ; encore moins peut-elle atteindre sa fin ultime sans l’aide de la grâce (cf. Mt 19, 26 ; Jn 15, 5 ; Ph 4, 13).


Rencontre nationale sur la miséricorde à Lyon

dominicanus #Évènements
ROME, Mercredi 30 juillet 2008 (ZENIT.org) - Dans la continuité du premier Congrès mondial sur la miséricorde, qui a eu lieu à Rome en avril 2008, la première rencontre nationale sur la miséricorde se tiendra à Lyon, les 4 et 5 octobre, sous la présidence du cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, et de Mgr Albert-Marie de Monléon, évêque de Meaux, indique le site de la Conférence des évêques de France.


« L'ambition est de permettre à des personnes engagées de diverses manières dans l'Eglise (paroisse, mouvements, services, etc.) de réfléchir ensemble sur ce thème de la miséricorde, et de voir combien la miséricorde peut contribuer au dialogue interreligieux » explique Mgr de Monléon, évêque de Meaux et coordinateur pour la France du congrès de la miséricorde.

Au programme: une conférence du cardinal Philippe Barbarin sur « La miséricorde, un pont entre les religions » et différents carrefours.

Le premier carrefour, intitulé « Découvrir la Miséricorde dans la Bible », sera animé par Mgr Jean Legrez, évêque de Saint-Claude ; le second, « Miséricorde et solidarité », par Mgr Olivier de Berranger, évêque de Saint-Denis ; le troisième, « Miséricorde et sacrement de réconciliation » par Mgr Eric Aumonier, évêque de Versailles ; et enfin le quatrième, « Pastorale de la Miséricorde », par Mgr Albert-Marie de Monléon, évêque de Meaux.

Les inscriptions à la Rencontre nationale sur la Miséricorde sont ouvertes ! (cf. http://misericordefrance.cef.fr/index.htm)

CEC, Dieu réalise son dessein : la divine providence

dominicanus #La vache qui rumine (Année A)

 

302 La création a sa bonté et sa perfection propres, mais elle n’est pas sortie tout achevée des mains du Créateur. Elle est créée dans un état de cheminement (" in statu viæ ") vers une perfection ultime encore à atteindre, à laquelle Dieu l’a destinée. Nous appelons divine providence les dispositions par lesquelles Dieu conduit sa création vers cette perfection :

Dieu garde et gouverne par sa providence tout ce qu’Il a créé, " atteignant avec force d’une extrémité à l’autre et disposant tout avec douceur " (Sg 8, 1). Car " toutes choses sont à nu et à découvert devant ses yeux " (He 4, 13), même celles que l’action libre des créatures produira (Cc. Vatican I : DS 3003).


303 Le témoignage de l’Écriture est unanime : la sollicitude de la divine providence est concrète et immédiate, elle prend soin de tout, des moindres petites choses jusqu’aux grands événements du monde et de l’histoire. Avec force, les livres saints affirment la souveraineté absolue de Dieu dans le cours des événements : " Notre Dieu, au ciel et sur la terre, tout ce qui lui plaît, Il le fait " (Ps 115, 3) ; et du Christ il est dit : " S’Il ouvre, nul ne fermera, et s’Il ferme, nul n’ouvrira " (Ap 3, 7) ; " Il y a beaucoup de pensées dans le cœur de l’homme, seul le dessein de Dieu se réalisera " (Pr 19, 21).


304 Ainsi voit-on l’Esprit Saint, auteur principal de l’Écriture Sainte, attribuer souvent des actions à Dieu, sans mentionner des causes secondes. Ce n’est pas là " une façon de parler " primitive, mais une manière profonde de rappeler la primauté de Dieu et sa Seigneurie absolue sur l’histoire et le monde (cf. Is 10, 5-15 ; 45, 5-7 ; Dt 32, 39 ; Si 11, 14) et d’éduquer ainsi à la confiance en Lui. La prière des Psaumes est la grande école de cette confiance (cf. Ps 22 ; 32 ; 35 ; 103 ; 138 ; e.a.).


305 Jésus demande un abandon filial à la providence du Père céleste qui prend soin des moindres besoins de sens enfants : " Ne vous inquiétez donc pas en disant : qu’allons-nous manger ? qu’allons-nous boire ? (...) Votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela. Cherchez d’abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît " (Mt 6, 31-33 ; cf. 10, 29-31).



Vatican II (GS), Le Christ, Homme nouveau

dominicanus #La vache qui rumine (Année A)
22. § 4. Devenu conforme à l'image du Fils, Premier-né d'une multitude de frères (cf. Rom. 8, 29; Col. 1, 18), le chrétien recoit « les prémices de l'Esprit " (Rom. 8, 23), qui le rendent capable d'accomplir la loi nouvelle de l'amour (cf. Rom. 8, 1-11). Par cet Esprit, « gage de l'héritage » (Eph. 1, 14), c'est tout l'homme qui est intérieurement renouvelé, dans l'attente de « la rédemption du corps » (Rom. 8, 23) : « Si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts demeure en vous, Celui qui a ressuscité Jésus-Christ d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous » (Rom. 8, 11 ; cf. 2 Cor. 4, 14). Certes, pour un chrétien, c'est une nécessité et un devoir de combattre le mal au prix de nombreuses tribulations et de subir la mort. Mais, associé au mystère pascal, devenant conforme au Christ dans la mort, fortifié par l'espérance, il va au-devant de la résurrection (cf. Phil. 3, 10; Rom. 8, 17).

§ 5. Et cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ, mais bien pour tous les hommes de bonne volonté, dans le coeur desquels, invisiblement, agit la grâce (cf. Conc. Vatican II, Const. dogm. Lumen gentium, chap. II, n. 16 : AAS 57, 1965, p. 20). En effet, puisque le Christ est mort pour tous (cf. Rom. 8, 32) et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit-Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal.


Kiko Argüello, Renouvellement du baptême, réponse à la sécularisation

dominicanus #Il est vivant !
Le renouvellement du baptême, réponse à la sécularisation, selon Kiko Argüello

Initiateur du Chemin néocatéchuménal


ROME, Mardi 29 juillet 2008 (ZENIT.org) - A l'occasion de l'approbation définitive des statuts du Chemin néocatéchuménal, un de ses initiateurs, le peintre espagnol Kiko (Francisco Gómez) Argüello (photo), a accordé à ZENIT un entretien dans lequel il explique le cœur de ce moyen de redécouverte du sacrement du baptême présent sur les cinq continents.

Nous publions ci-dessous la première partie de cet entretien.



ZENIT - Que suscite la reconnaissance définitive des statuts ?


Kiko Argüello - Une grande joie et une profonde gratitude envers le Seigneur et la Vierge Marie qui nous ont toujours aidés. Mais surtout à Pierre en la personne de Benoît XVI qui a ratifié les statuts.


Pour nous, cette reconnaissance est la confirmation de quarante années de cheminement à travers le monde. Des bidonvilles de Palomeras Altas, à Madrid (Espagne), à Rome dans le petit quartier latin, en attendant que le Seigneur manifeste sa volonté, mais également dans un des quartiers les plus pauvres de Lisbonne. Jusqu'à cette approbation définitive, il y a eu un parcours de souffrances, de persécutions, de procès, etc., qui a fini par porter des fruits.

 


ZENIT - Dans le décret d'approbation il est dit que le Chemin néocatéchuménal répond aux intuitions du Concile Vatican II. En quel sens ?


Kiko Argüello - Nous pensons que le Chemin a été suscité par Dieu pour mettre en pratique le Concile dans la vie des paroisses. A la première réunion que nous avons eue avec la Congrégation pour le culte divin, alors que nos célébrations étaient examinées pour la première fois (à l'époque on accusait le Chemin de « répéter » le sacrement du baptême, ce qui n'était pas vrai), le comité d'experts, chargé d'élaborer l'Ordo Initiationis Christianae Adultorum, a été très surpris de voir ce que nous faisions car l'Esprit Saint était déjà en train de le réaliser ce qu'ils cherchaient à mettre en place.


Le père Gottardo Pasqualetti, expert en liturgie, était venu assister à une de nos messes. Par la suite, le secrétaire de la Congrégation m'appela pour m'avertir qu'ils allaient faire une laudatio en latin pour toute l'Eglise. Il y était dit que si Dieu ne suscite pas de charismes qui mettent en pratique le concile il est impossible de le réaliser.


Lorsque la Congrégation s'est mise à étudier le Chemin, la première chose qu'elle a remarqué c'est que c'était un don de Dieu pour porter le concile Vatican II dans les paroisses, et non un projet humain. D'ailleurs le texte de la laudatio le dit : si après le Concile de Trente, Dieu n'avait pas suscité des charismes pour mettre en œuvre la réforme conciliaire, cela aurait été très difficile, et cela était également vrai pour le Concile Vatican II: « praeclarum exemplar... dans les communautés néocatéchuménales ».


Un autre aspect c'est l'amour pour les Ecritures, dont parlait la Constitution Dei Verbum. Dans le Chemin, cet aspect-là est évident. On y trouve des clefs herméneutiques d'interprétation des Ecritures qui permettent de redécouvrir l'Ancien Testament en rapport avec le Nouveau Testament, au-delà du fait que cela peut aider au renouvellement liturgique, pastoral, etc..


A noter aussi l'esprit œcuménique qui est né à travers le Chemin. L'Eglise orthodoxe s'est montrée particulièrement intéressée.

 


ZENIT - Pourquoi la catéchèse baptismale est-elle la clef pour évangéliser l'homme aujourd'hui ?


Kiko Argüello - Parce que le baptême nous ouvre les portes de l'Eglise, de notre participation à la nature divine. Comme dit saint Paul, « l'amour du Christ nous presse, à la pensée que, si un seul est mort pour tous alors tous sont morts. Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux ».


Le problème de l'homme aujourd'hui c'est qu'à cause du péché originel, il vit tout pour lui-même, il s'est mis au centre de l'univers, en remplaçant Dieu comme centre de son être, et il ne se rend pas compte qu'il vit en esclave, condamné à vivre pour lui-même. Ceci provoque une souffrance profonde, car la vérité est tout autre. La vérité est que Dieu est l'amour total, le don total de soi à l'autre révélé en Jésus Christ ; que l'homme souffre parce qu'il n'aime pas comme le Christ nous aime.


Dans des pays où l'on a nié la transcendance pendant des années, où Dieu a été renié, comme dans les anciens pays communistes, le taux de suicides est très élevé, car le bonheur consiste à vivre dans la vérité, et la vérité c'est l'amour. Et ce péché originel ne peut être éliminé que grâce au baptême.


C'est pourquoi il est très important de rappeler les hommes à leur foi, par le biais de la prédication, l'annonce du kérygme, l'annonce du Christ mort et ressuscité. Lorsque Pierre fait cette annonce, le jour de la Pentecôte, les hommes sont pris d'émotion et lui demandent ce qu'ils doivent faire. Pierre leur répond : « Faites-vous baptiser et vous recevrez le don de l'Esprit saint ».


Les premiers fonts baptismaux étaient des piscines (le concile parle à nouveau d'immersion) dans lesquels les néophytes descendaient par des marches. Cette première forme de baptême représente parfaitement le sens de ce sacrement, la mort du vieil homme et la résurrection à une vie nouvelle, à l'homme régénéré par l'Esprit saint, qui peut aimer et se donner. C'est pourquoi le Christ crucifié est la vraie image de l'homme libre.

 


ZENIT - C'est donc cela la réponse à la sécularisation ?


Kiko Argüello - Bien sûr. Comment l'homme peut-il se libérer du péché originel qui agit en lui ? Seul le Christ peut libérer l'homme, faire en sorte qu'il puisse aimer les autres, qu'il participe à sa nature divine. C'est quelque chose de merveilleux qui change la vie de l'homme. Il faut le raconter au monde tout entier, il faut ré-évangéliser le monde.


Comme disait le pape Jean Paul II, cette nouvelle évangélisation nécessite de nouvelles méthodes, de nouveaux contenus, et c'est ce qu'a suscité Dieu à travers ce Chemin. Maintenant que les statuts ont été approuvés, nous pouvons offrir le Chemin aux évêques et à toute l'Eglise, pour faire avancer la nouvelle évangélisation.

 


ZENIT - Le Chemin est différent, dans sa forme juridique, des autres mouvements existants, vu que ce n'est pas une association de fidèles. Pourriez-vous expliquer quel type de profil a été adopté ?


Kiko Argüello - Une des nouveautés du Chemin, comme l'a expliqué Mgr Arrieta, membre du Conseil pontifical pour les textes législatifs, c'est le fait qu'on lui ait reconnu une personnalité juridique publique, ce qui veut dire que nous agissons au nom de l'Eglise.


La forme adoptée est celle d'une fondation de biens spirituels. Jusqu'ici, les fondations avaient été créées sur la base de patrimoines de type matériel, contrairement au Chemin qui gère un bien de l'Eglise qui est le catéchuménat des adultes, selon les étapes indiquées par ses initiateurs.


Le chemin s'appuie sur l'évêque diocésain vu qu'il a plein pouvoir pour ce qui est de l'initiation chrétienne. Le Chenin ne possède donc aucun bien matériel. C'est le diocèse qui est le titulaire des biens. Le Chemin est, comme le précise le décret d'approbation, un instrument, un itinéraire de catéchèses que l'on offre à l'évêque pour l'évangélisation de ceux qui sont loin de l'Eglise.


Propos recueillis par Inmaculada Álvarez

Vatican II (LG), Marie, modèle de l'Eglise

dominicanus #La vache qui rumine (Année A)

63. En outre, la bienheureuse Vierge est liée intimement à l'Eglise par le don et la charge de la maternité divine qui l'unit à son Fils, le Rédempteur, de même que par les grâces et les fonctions singulières dont elle est investie. La Mère de Dieu est la figure de l'Eglise, comme l'enseignait déjà saint Ambroise, et cela dans l'ordre de la foi, de la charité et de l'union parfaite avec le Christ (18). En effet, dans le mystère de l'Eglise, qui reçoit, elle aussi, avec raison, les noms de Mère et de Vierge, la bienheureuse Vierge Marie est venue la première, offrant d'une manière éminente et singulière le modèle de la Vierge et de la Mère (19). Car, dans la foi et l'obéissance, elle engendra sur terre le Fils même de Dieu, sans commerce charnel, mais sous l'action de l'Esprit-Saint; nouvelle Eve, elle a cru, non plus au serpent ancien, mais au messager de Dieu, d'une foi qu'aucun doute n'altéra. Elle enfanta le Fils que Dieu a établi premier-né d'un grand nombre de frères (Rom. 8, 29), c'est-à-dire des fidèles. Aussi coopère-t-elle, dans son amour de mère, à les engendrer et à les éduquer.


(18) S. Arnbrosius, Expos. Lc. II, 7: PL 15, 1555.

(19) Cf. Ps.-Petrus Dam., Serm. 63: PL 144, 861 AB. - Godefridus a S. Victore, In nat. B. M., Ms. Paris Mazarine, 1002, fol. 109 r. - Gerhohus Reich., De gloria et honore Filii hominis, 10: PL. 194, 1105 AB.



Les Journées Mondiales de la Jeunesse : une nouvelle Pentecôte

dominicanus #Il est vivant !
Angélus du dimanche 27 juillet

Texte intégral


ROME, Dimanche 27 juillet 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte de la méditation que le pape Benoît XVI a prononcée avant la prière de l'Angélus, ce dimanche, en présence des pèlerins réunis dans la cour interne de la résidence pontificale de Castel Gandolfo. Le pape a fait un bilan de son voyage à Sydney pour la XXIIIe Journée mondiale de la jeunesse.



AVANT L'ANGELUS


Chers frères et sœurs,


Je suis rentré lundi dernier de Sydney, en Australie où s'est déroulée la XXIIIe Journée mondiale de la jeunesse. J'ai encore dans les yeux et dans le cœur cette expérience extraordinaire au cours de laquelle il m'a été donné de rencontrer le visage jeune de l'Eglise : c'était comme une mosaïque multicolore, formée de garçons et de filles provenant de toutes les régions du monde, tous réunis par l'unique foi en Jésus Christ. « Young pilgrims of the world - les jeunes pèlerins du monde » : c'est ainsi que les appelaient les gens, avec cette belle expression qui reprend l'essentiel de ces journées internationales commencées par Jean-Paul II. Ces rencontres constituent en effet les étapes d'un grand pèlerinage à travers la planète, pour montrer que la foi dans le Christ fait de nous tous des enfants de l'unique Père qui est dans les cieux, et des bâtisseurs de la civilisation de l'amour.


La prise de conscience de la place centrale de l'Esprit Saint, protagoniste de la vie de l'Eglise et du chrétien, a été une caractéristique de la rencontre de Sydney. Le long chemin de préparation dans les Eglises particulières avait suivi comme thème la promesse faite par le Christ aux apôtres : « Vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins » (Ac 1, 8). Les 16, 17 et 18 juillet, dans les églises de Sydney, les nombreux évêques présents ont exercé leur ministère, en proposant des catéchèses dans les différentes langues : ces catéchèses sont des moments de réflexion et de recueillement indispensables pour que cet événement ne reste pas seulement une manifestation externe, mais laisse une marque profonde dans les consciences. La veillée, au cœur de la ville, sous la Croix du sud, a été une invocation chorale à l'Esprit Saint ; et enfin, durant la grande célébration eucharistique de dimanche dernier, j'ai conféré le sacrement de la confirmation à 24 jeunes de divers continents, dont 14 Australiens, en invitant toutes les personnes présentes à renouveler les promesses de leur baptême. Cette Journée mondiale s'est ainsi transformée en une nouvelle Pentecôte, de laquelle est repartie la mission des jeunes, appelés à être les apôtres des jeunes de leur âge, comme tant de saints et de bienheureux, en particulier le bienheureux Piergiorgio Frassati, dont les reliques, placées dans la cathédrale de Sydney, ont été vénérées par un pèlerinage ininterrompu de jeunes. Chaque garçon et fille a été invité à suivre leur exemple, à partager l'expérience personnelle de Jésus, qui transforme la vie de ses « amis » par la force de l'Esprit Saint, l'Esprit de l'amour de Dieu.


Je voudrais aujourd'hui à nouveau remercier les évêques d'Australie, en particulier l'archevêque de Sydney, le cardinal Pell, pour le grand travail de préparation et pour l'accueil chaleureux qu'ils m'ont réservé, ainsi qu'à tous les autres pèlerins. Je remercie les autorités civiles australiennes pour leur précieuse collaboration. Je remercie spécialement tous ceux qui, dans toutes les régions du monde, ont prié pour cet événement, assurant son succès. Que la Vierge Marie récompense chacun avec les plus belles grâces. Je confie également à Marie le temps de repos que je prendrai à partir de demain à Bressanone, dans les montagnes du Haut-Adige. Restons unis dans la prière !

 


APRES L'ANGELUS


Après la prière de l'Angélus le pape a salué les pèlerins en différentes langues. Voici ce qu'il a dit en français :


Je vous salue cordialement, chers pèlerins francophones ! A la question de Salomon qui demandait à Dieu quel était le véritable trésor, le Christ répond par les trois paraboles de l'Évangile d'aujourd'hui. Elles décrivent l'absolue nécessité de la recherche de Dieu et la richesse de son abondance de grâces et de bénédictions. Durant ce temps des vacances, je vous invite à faire tout votre possible pour chercher Dieu et pour faire de Lui le centre de votre vie. Avec la Bénédiction Apostolique.


[© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana - Traduction réalisée par Zenit]

 

Paris propose un pèlerinage Paris-Lourdes pour suivre le pape

dominicanus #Évènements
Il encourage les personnes intéressées à s’inscrire rapidement

ROME, Lundi 28 juillet 2008 (ZENIT.org) - A l'occasion de la visite du pape en France le diocèse de Paris organise un pèlerinage Paris-Lourdes pour permettre à ceux qui le souhaitent de suivre le pape jusqu'à Lourdes.


Le site officiel de la visite du pape à Paris* dans la colonne de droite de ce blog) précise qu'il reste des places pour une formule complète : TGV + hébergement à Lourdes.


Il invite les personnes intéressées à s'inscrire rapidement.


Le diocèse de Paris propose une formule pèlerinage de Paris à Lourdes en TGV au départ de Paris le samedi 13 septembre 2008 après la messe sur l'Esplanade des Invalides, retour le lundi 15 septembre dans la soirée.


Infomations : 01 45 49 67 12 du lundi au vendredi de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 17 h ou à : parislourdes@papeaparis.org


Inscriptions : Téléchargez le bulletin d'inscription à retourner avec votre règlement à Archevêché de Paris - Pèlerinages diocésains, 7 rue Saint-Vincent, 75018 PARI


*
voir module <LE PAPE A PARIS> dans la colonne de droite de ce blog. Vous pourrez y trouver toutes les infos régulièrement mis à jour concernant la visite de Benoît XVI.

Vatican II (LG), Le dessein du Père qui veut sauver tous les hommes

dominicanus #La vache qui rumine (Année A)
2. Par une disposition tout à fait libre et mystérieuse de sa sagesse et de sa bonté, le Père éternel a créé l'univers. Il a voulu élever les hommes jusqu'au partage de la vie divine. Et une fois qu'ils eurent péché en Adam, il ne les abandonna pas; sans cesse il leur offrit des secours pour leur salut en considération du Christ rédempteur, "qui est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute créature" (Col. 1, 15). D'autre part, ceux qu'il a choisis, le Père avant tous les siècles les "a d'avance connus et prédestinés à reproduire l'image de son Fils, pour que celui-ci soit le premier-né d'un grand nombre de frères" (Rom. 8, 29). Et ceux qui ont foi dans le Christ, il a voulu les rassembler en la sainte Eglise qui, préfigurée dès l'origine du monde, admirablement préparée dans l'histoire du peuple d'Israël et l'ancienne Alliance (1), établie en ces temps qui sont les derniers, a été manifestée par l'effusion de l'Esprit et sera glorieusement achevée à la fin des siècles. Alors seulement, comme on peut le lire dans les saints Pères, tous les justes depuis Adam, "depuis le juste Abel jusqu'au dernier élu" (2) seront rassemblés auprès du Père dans l'Eglise universelle.


(1) Cf. S. Cyprianus, Epist. 64, 4: PL 3, 1017. CSEL (Hartel), III B, p. 720. S. Hilarius Pict., In Mt. 23, 6: PL 9, 1047. S. Augustinus, passim. S. Cyrillus Alex., Glaph. in Gen. 2, 10: PG 69, 110 A

(2) Cf. S. Gregorius M., Hom. in Evang. 19, 1: PL 76, 1154 B. S. Augustinus, Serm. 341, 9, 11: PL 39, 1499 s. S. Io. Damascenus. Adv. Iconocl. Il: PG 96, 1357.


Père Cantalamessa: Le trésor caché et la perle précieuse

dominicanus #Homélies Année A (2007-2008)
Il y a un trésor gratuit qui vous attend, déclare le P. Cantalamessa


Commentaire de l’évangile du dimanche 27 juillet

ROME, Vendredi 25 juillet 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le commentaire de l'Evangile du dimanche 27 juillet, proposé par le père Raniero Cantalamessa OFM Cap, prédicateur de la Maison pontificale.

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13, 44-52

Le trésor caché et la perle précieuse

Que voulait dire Jésus avec les deux paraboles du trésor caché et de la perle précieuse ? Plus ou moins ceci. L'heure décisive de l'histoire a sonné. Le royaume de Dieu est apparu sur la terre ! Concrètement, il s'agit de lui, de sa venue sur la terre. Le trésor caché, la perle précieuse n'est autre que Jésus lui-même. C'est comme si Jésus, à travers ces paraboles, voulait dire : le salut est venu jusqu'à vous gratuitement, selon une initiative de Dieu. Prenez la décision, serrez-la de toutes vos forces, ne la laissez pas s'échapper. C'est un temps de décision.

Cela me rappelle ce qui se produisit le jour où se termina la deuxième guerre mondiale. Dans les villes, les partisans ou les alliés ouvrirent les entrepôts où l'armée allemande en déroute avait stocké ses provisions. La nouvelle se répandit jusque dans les campagnes comme une traînée de poudre et les gens arrivèrent en courant pour prendre tout ce qui leur semblait bon. Ils repartirent, qui avec des couvertures, qui avec des produits alimentaires. Je crois qu'avec ces deux paraboles, Jésus voulait créer un climat similaire, comme pour dire : « Courrez tant qu'il est encore temps ! Il y a un trésor gratuit qui vous attend, une perle précieuse. Ne laissez pas l'occasion s'échapper ». Mais dans le cas de Jésus, l'enjeu est infiniment plus sérieux. On joue le tout pour le tout. Le royaume est la seule chose qui puisse nous sauver du risque suprême de la vie qui est celui d'échouer dans ce qui est la raison même de notre existence en ce monde.

Nous vivons dans une société qui vit d'assurances. On s'assure contre tout. Dans certains pays, c'est devenu une sorte de manie. On s'assure même contre le risque de mauvais temps pendant les vacances. Parmi toutes ces assurances, la plus fréquente est l'assurance sur la vie. Mais réfléchissons un peu : à qui sert une telle assurance et contre quoi nous assure-t-elle ? Contre la mort ? Sûrement pas ! Elle assure qu'en cas de décès, quelqu'un reçoive une indemnisation. Le royaume des cieux est lui aussi une assurance sur la vie et contre la mort, mais une assurance réelle, qui profite non seulement à celui qui reste mais aussi à celui qui part, à celui qui meurt. « Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra », dit Jésus. On comprend aussi alors l'exigence radicale que suppose une « affaire » comme celle-là : tout vendre, tout donner. En d'autres termes, être prêts, si nécessaire, à n'importe quel sacrifice. Non pas pour payer le prix du trésor et de la perle, qui par définition « n'ont pas de prix », mais pour en être dignes.

Dans chacune de ces deux paraboles il y a, en réalité, deux acteurs : un acteur que l'on voit, qui va, vend, achète, et un acteur caché, sous-entendu. L'acteur sous-entendu est l'ancien propriétaire qui ne se rend pas compte qu'il y a un trésor dans son champ et le vend au premier venu ; c'est l'homme ou la femme qui possédait la perle précieuse sans avoir conscience de sa valeur, et qui la cède au premier acheteur de passage, peut-être en échange d'une collection de fausses pierres. Comment ne pas voir là un avertissement à nous, peuple du vieux continent européen, qui sommes en train de solder notre foi et notre héritage chrétien ?

Mais la parabole ne dit pas qu'un « homme vendit tout ce qu'il avait et se mit à la recherche d'un trésor caché ». Nous savons comment finissent les histoires qui commencent ainsi : on perd ce qu'on avait et on ne trouve aucun trésor. Des histoires de naïfs, de visionnaires. Non : un homme trouva un trésor et, pour cette raison, vendit tout ce qu'il possédait pour l'acheter. Il faut par conséquent avoir trouvé le trésor pour avoir la force et la joie de tout vendre. Il faut - même si la parabole ne le dit pas - avoir d'abord rencontré Jésus, l'avoir rencontré de manière personnelle, convaincue. L'avoir découvert comme un ami et un sauveur. Après, ce sera facile de tout vendre. On le fera « rempli de joie » comme l'agriculteur dont parle l'évangile.

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