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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Jean-Côme About, Commentaire de l'Évangile du 33e dimanche ordinaire

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)

Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile selon saint Luc (21, 5-19) de ce 33e dimanche du temps ordinaire: >> RealAudioMP3

 

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En ce trente-troisième dimanche du temps ordinaire, l’évangile nous invite à une lecture profonde des signes des temps. Non pour nous affoler et nous mettre dans la crainte et la peur mais au contraire pour nous inciter à rester ferme dans la foi.


Jésus se trouve face au temple et ses disciples s’extasient devant sa beauté.


Il est vrai que le temple est le lieu unique de la présence de Dieu où chacun peut se rendre pour le rencontrer, et il symbolise l’unité de la communauté qui reçoit son identité de lui.


Et voilà que Jésus déclare : « il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit ». On peut imaginer le coup de tonnerre que cela signifie : Dieu ne sera plus au milieu de son peuple et ce peuple sera anéanti dans son identité !


Pour tout croyant, cela signifie que Dieu a rompu son alliance ou qu’il l’a laissé se rompre. Alors que va-t-il devenir ?


Mais non-content de prédire cela, Jésus surenchérit en décrivant de faux-prophètes qui entraineront les foules dans l’erreur. Il annonce que les nations se dresseront les unes contre les autres ; que les soubresauts de la terre et les maladies se multiplieront et que de grands signes surviendront.


On a l’impression de relire les événements de notre époque et beaucoup voudrait y lire la fin des temps. Sommes-nous dans les temps derniers de l’apocalypse ? Est-ce la fin du monde ?
Bien sûr que non : la forme littéraire d’annonce de grandes catastrophes peut s’appliquer à toutes les époques et à toutes les histoires des nations !


Le genre apocalyptique n’est pas la pour apeurer mais pour révéler.


Et que nous révèle donc Jésus ?


Que sa bonne nouvelle n’apportera pas forcement la paix en ce monde, mais ira jusqu’à engendrer la division. Car il faudra le choisir radicalement et ne pas tergiverser avec les compromis de ce monde. Et plus les puissances terrestres augmenteront et plus leur opposition à la bonne nouvelle deviendra absolue.


Le paradoxe ne fera que s’amplifier : alors que Jésus a déclaré bienheureux les faibles et les artisans de paix, dans les Béatitudes, voilà que leur présence fait se dresser plus hautes les vagues de l’histoire du monde. Ils sont marginalisés à tel point que le monde les rend insignifiants : seuls comptent la puissance du pouvoir. Jésus le vivra lui-même : alors que sa personne révèle le Fils de Dieu, les « à mort » de la foule ne deviennent que plus pressants. Face à la vérité, l’histoire du monde répond par une révolte de plus en plus violente.


C’est pourquoi la persécution ne sera pas un épisode occasionnel mais un « existential » c’est-à-dire une « accroche à son existence » pour le chrétien dans l’Église du Christ. Car sa vie et son message sont de telle nature que la puissance de ce monde s’y opposera toujours.


« On portera la main sur vous et on vous persécutera…Vous serez livrés par vos parents, vos frères, et ils feront mettre à mort certains de votre famille… ce sera pour vous l’occasion de rendre témoignage. Mettez-vous dans la tête que vous n’avez pas à vous soucier de votre défense. Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction ».


Seigneur, je n’ai pas peur que les événements adviennent car tu es là, mais fais que je ne défaille pas lorsque j’ai ou j’aurai à témoigner de la Vérité, de ta seule vérité lorsque le monde ne voudra pas.

 

(Radio Vatican)

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