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Publié par dominicanus

 

"I messaggi in Codice Ratzinger sono decine e decine, già trattati dal sottoscritto e presto usciranno in un libro"
Lettera al prof. Feser sul codice Ratzinger: spiego perché Bergoglio non è il papa

"Il y a des dizaines et des dizaines de messages en Ratzinger Code, que j'ai déjà déjà traités, et qui seront bientôt publiés dans un livre."

Écrit par Andrea Cionci (25/04/2022) - Traduction française autorisée: père Walter Covens

 

 

Le professeur Edward Feser est un philosophe et écrivain américain, une voix qui fait autorité dans le monde catholique-conservateur aux États-Unis. Il a récemment publié un article qui stigmatise l'hypothèse du soi-disant "bénévacantisme", c'est-à-dire la position qui soutient que Benoît XVI n'a jamais abdiqué. Nous souhaitons lui répondre en l'informant des derniers résultats de notre enquête.

 

Lettre au professeur Edward Feser
 


Cher professeur Feser,

 

Je suis un journaliste italien et j'écris pour trois des journaux nationaux les plus connus. J'ai lu avec intérêt votre article sur "la futilité et le scandale du bénévacantisme".

 

Ici, en Italie, nous avons beaucoup avancé sur la question des "deux papes", avec une enquête que j'ai réalisée dans les journaux Libero, ByoBlu, RomaIT, qui a duré deux ans, comprenant plus de 200 articles et qui a fait appel à la contribution de nombreux spécialistes : théologiens, latinistes, canonistes, psychologues, linguistes, historiens, etc.

 

 

Si le Pape Benoît avait vraiment voulu abdiquer...

 


Tout d'abord, deux considérations très banales. La première est que si le pape Benoît avait vraiment voulu abdiquer, comme le veut le récit officiel, compte tenu de la discrétion, de la modestie et de la correction de l'homme, il n'aurait certainement pas fait tous ces gâchis : rester avec son nom pontifical, vêtu de blanc, au Vatican, sous une papauté émérite canoniquement inexistante. Dans quel but ? Par vanité ? Juste pour le plaisir de confondre un milliard ou plus de fidèles ? ICI

 

Deuxième considération : puisque le soussigné prétend depuis deux ans que lui seul est le pape et que Bergoglio est un usurpateur, lorsque le Saint-Père Benoît m'a répondu par lettre, il aurait sans doute dû me contredire dans les termes les plus forts, mais au lieu de cela il m'a envoyé une phrase très polie "Malgré toute notre bonne volonté, il n'est pas possible de vous recevoir", dans une lettre accompagnée de son blason de pape régnant. La seule réponse qu'il a pu envoyer est celle de la situation canonique que j'ai identifiée. ICI

 

 

Le renoncement de Benoît XVI au ministerium

 


Ce que j'ai constaté, c'est que le pape Benoît XVI, poussé à l'abdication par la mafia de Saint-Gall et victime d'une sorte de mutinerie générale à la Curie, a appliqué en 2013 un plan anti-usurpation préparé depuis 1983, date à laquelle, l'empruntant au droit dynastique allemand (le fameux Fürstenrecht), le cardinal Ratzinger avait importé dans le droit canon romain la distinction entre le titre et l'exercice pratique du pouvoir, munus et ministerium. ICI

 

Si l'on renonce au munus, selon le canon 332.2, il y a abdication. Cette abdication doit cependant être simultanée, car le munus est l'investiture que Dieu lui-même accorde (ou retire) et il est évident que Dieu ne peut donner des missions à durée déterminée, comme à un majordome. Benoît XVI, lui, a fait exactement le contraire : il a renoncé au ministère, reportant l'entrée en vigueur de cette renonciation à 17 jours plus tard, sans d'ailleurs rien ratifier du tout après l'"heure X", 20 heures. En quelle occasion un évêque pourrait-il renoncer de manière différée à son seul pouvoir pratique sans rien ratifier ensuite sur le plan juridique ? Seulement dans le cas d'un auto-exil in sede impedita, canon 412, précisément. ICI

 

 

Siège de Rome et siège de Saint-Pierre

 


Dans la Declaratio, Benoît XVI a toujours parlé du "Siège de Rome" et du "Siège de Saint-Pierre", comme l'a identifié le juriste Arthur Lambauer. Étant donné que seul le "Siège apostolique" possède la personnalité juridique qui puisse être laissé vacant et que la renonciation au ministère ne produit aucun Siège vacant, le verbe latin vacet doit être traduit (encore plus correctement littéralement) par : "Siège vide". En fait, Benoît XVI a pris l'hélicoptère à 17 heures le 28 février, laissant le siège physique de Rome vide à 20 heures.

 

De Castel Gandolfo, où il a dit à 17h30 qu'il ne serait plus le "pontife souverain" (et pas le Souverain Pontife), c'est-à-dire qu'il ne serait plus le pape dans le siège le plus élevé (il y en aurait un autre, illégitime, plus en vue), ICI a également annoncé l'heure à laquelle il entrerait en sede impedita, à 13 heures le 1er mars, avec une référence subtile mais infaillible à l'ancien système de temps papal.

 

En outre, dans une deuxième phrase objective de la Declaratio, le pape Benoît a précisé que le prochain Souverain Pontife (à sa mort ou à son abdication régulière) "doit être élu par ceux à qui il appartient de le faire". Parfaitement : le prochain vrai pape qui succédera à Benoît doit être élu uniquement par les vrais cardinaux d'avant 2013, comme l'a également confirmé récemment Monseigneur Viganò ICI.

 

 

Obéissance à François

 


En fait, comme le montre le livre Dernières Conversations (2016), Benoît n'a jamais prêté allégeance à Bergoglio. Lorsque M. Seewald lui demande : "Comment pourrait-il jurer obéissance à François ?", Benoît XVI répond : "Le pape est le pape, peu importe qui il est".

 

Le pape Ratzinger a, pourrait-on dire, "soumis à la tentation" ses ennemis qui, dominés par la soif de pouvoir, n'ont vu que du feu lors de la première déclaration qui ressemblait à une démission.. et s'y sont brûlés. En effet, depuis que Benoît XVI est resté le pape in sede impedita, avec l'investiture divine, le munus, Bergoglio exerce abusivement le pouvoir et s'est fait antipape. Preuve en est que les canonistes du Vatican et de l'Université de Bologne ont été mis au travail précisément pour chercher une solution à propos du pape émérite et du pape empêché ICI. Benoît XVI n'a pas du tout "fui devant les loups", il s'est soi-disant retiré et les modernistes sont eux-mêmes tombés dans le piège.

 

 

Le Ratzinger Code

 


L'autre pilier de mon enquête, outre l'aspect canonique exposé ci-dessus, est cependant le fameux Ratzinger Code : une expression de circonstance pour définir un système typique de communication subtile mais ironiquement logique par lequel le Pape Benoît, au cours des 9 dernières années, a confirmé exactement le sede impedita ICI. Puisque dans un tel statut le pape est un prisonnier, confiné et non libre de s'exprimer, Benoît ne parle qu'à ceux qui ont "des oreilles pour entendre" en utilisant le même style communicatif du Christ avec ses ennemis : amphibologies, malentendus initiaux, références à l'Écriture ICI.

 

Et c'est ici que s'explique le discours étrange et apparemment incompréhensible de Mgr Gänswein en 2016 :

 

"Comme au temps de Pierre, aujourd'hui aussi l'Église une, sainte, catholique et apostolique continue à n'avoir qu'un seul pape légitime. Et pourtant, depuis trois ans, nous vivons avec deux successeurs de Pierre vivant parmi nous - qui ne sont pas en relation de concurrence l'un avec l'autre, et pourtant tous deux avec une présence extraordinaire."

 

Il n'y a qu'un seul pape légitime ... mais il y a deux papes. Comment cela est-il possible ? Évidemment : IL Y A UN PAPE LÉGITIME ET UN PAPE ILLÉGITIME ! Ils ne sont pas en concurrence parce que l'un est pape et l'autre non.

 

 

Il n'y a pas deux Papes

 


Et le secrétaire de poursuivre :

 

"Depuis l'élection de son successeur François le 13 mars 2013, il n'y a donc pas deux papes, mais de facto un ministère élargi - avec un membre actif et un membre contemplatif".

 

Il n'y a pas deux papes, c'est-à-dire qu'un seul EST le pape. Il y a un MEMBRE qui EST le pape sans être le pape (Bergoglio) et un qui EST le seul pape légitime. C'est pourquoi il utilise le mot indistinct "membre" et utilise parfaitement les verbes auxiliaires. C'est là que réside le mystère du ministère étendu. Il ne s'agit pas d'une question canonique, mais d'une question historique, théologique et eschatologique.

 

Puis il y a un retentissant "petit coup de pouce" canonique de Gänswein-Ratzinger :

 

"Le mot clé de cette Declaratio est munus petrinum, traduit - comme cela arrive la plupart du temps - par "ministère pétrinien".

 

Et pourtant, munus, en latin, A UNE MULTIPLICITÉ DE SIGNIFICATIONS : il peut signifier service, tâche, guide ou don, voire prodige". Gänswein se réfère précisément au fait que munus, qui est traduit par le mot ministère (ainsi que ministerium) est la clé pour comprendre son siège empêché.

 

 

Munus et Ministerium

 


Comme nous l'avons écrit hier ICI, si munus peut avoir plusieurs sens, dont celui de don, de cession, de titre, et pas seulement d'exercice pratique, ministerium est utilisé en droit canonique UNIQUEMENT comme un exercice pratique. En distinguant les deux entités, Ratzinger a donc exclu toute synonymie et n'a renoncé qu'à l'exercice pratique, pas au titre, et s'est donc exilé a sede impedita. Pour cette raison, ce n'est que dans la traduction allemande de la Declaratio où l'on utilise Amt (munus) et Dienst (ministerium) que les deux entités sont interverties, probablement pour confondre le clergé allemand méfiant ICI.

 

C'est ce qui explique également la papauté émérite, qui n'a aucun statut juridique, mais qui se veut un simple adjectif qualificatif pour distinguer entre les deux le vrai pape : du verbe "emereo", celui qui mérite, qui a le droit d'être pape.

 

 

Sede Impedita

 


Le but du Sede Impedita ? Permettre au modernisme, à l'hérésie et à l'apostasie dans l'Église d'apparaître au grand jour, et séparer le bon grain de l'ivraie lorsque le Siège empêché est découvert : "séparer les croyants des non-croyants", comme il l'a dit au Herder Korrespondenz ICI.

 

On comprend ici, en plus de la complaisance que Ratzinger réserve à Bergoglio, (comme le Christ avec Judas) tout le gigantesque dessein eschatologique millénaire dont Benoît XVI est le protagoniste : son "ministère élargi" est commun avec l'antipape usurpateur, avec le pape illégitime, et Benoît l'accueille parce que Bergoglio aussi a un rôle (inconscient) à jouer dans la coopération avec la vérité. Tout comme Judas, pourrait-on dire, a participé au sacrifice du Christ.

 

L'hypothèse de l'erreur substantielle et involontaire que vous avez identifiée est donc totalement à écarter car, au cours de ces neuf années, le pape Benoît a communiqué à l'extérieur avec le Ratzinger Code dans des livres, des lettres, des interviews, des déclarations, de manière subtilement logique, mais très claire et sans équivoque. Parfois avec des amphibologies, en disant "il n'y a qu'un seul pape" sans expliquer lequel, d'autres fois avec des références historiques comme lorsque dans "Dernières conversations" il a écrit :

 

"Aucun pape n'a démissionné pendant mille ans et même au premier millénaire c'était une exception".

 

 

La démission du Pape

 


Étant donné que six papes ont abdiqué au cours du premier millénaire et quatre au cours du second, la seule façon d'interpréter correctement cette phrase est de se référer exactement au type particulier de démission de Benoît : du ministerium. En fait, au cours du premier millénaire, avant la Réforme grégorienne, deux papes, Benoît VIII et Grégoire V, ont dû démissionner du ministère parce qu'ils avaient été chassés par des antipapes, mais seulement temporairement. ICI (traduction anglaise)

 

Il y a des dizaines et des dizaines de messages en Ratzinger Code, que j'ai déjà déjà traités et qui seront bientôt publiés dans un livre. Certaines sont extrêmement subtiles, comme celle sur le carnaval, dans laquelle Benoît XVI explique qu'il a choisi le 11 février par rapport au lundi du carnaval allemand ; d'autres sont purement logiques, comme "l'énigme de la mozzetta rouge" ; d'autres encore sont très simples, comme lorsque, à la question : "Selon la prophétie de Malachie, pourriez-vous être le dernier des papes tel que nous les connaissons ?", Benoît XVI répond : "Tout est possible". Et le pape François n'est donc pas son successeur ? Non.

 

Mais il y a aussi les "messages zéro" qui ne demandent aucun effort, comme lorsque Benoît XVI a envoyé sa bénédiction apostolique en février (prérogative exclusive du pape régnant) ou comme dans la lettre envoyée par la Secrétairerie d'État à une femme :

 

"Chère Madame,

Le pape émérite Benoît XVI a reçu votre aimable lettre du 21 octobre dernier, dans laquelle vous souhaitiez lui adresser des témoignages d'affection filiale. Reconnaissant les sentiments de dévotion exprimés, le Souverain Pontife vous encourage à tourner votre regard avec une confiance toujours plus grande vers le Père céleste...".

 

Comme le stipule le texte, le pape émérite est le souverain pontife ICI.

Il y a beaucoup de questions qui ont besoin d’un résumé attentif pour être digérées

Il s'agit de nombreuses questions qui nécessitent un résumé précis pour être bien comprises. Dans cet article de questions/réponses ICI, je pense avoir illustré tout cela d'une manière adéquatement résumée.

 

Avec des salutations cordiales de Rome,

 

Andrea Cionci

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