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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

il est vivant !

L'art de lire les Ecritures. Cours pour analphabètes d'aujourd’hui

dominicanus #Il est vivant !

La liturgie doit de nouveau façonner la lecture et la compréhension de la Bible. Comme au temps du monachisme médiéval, créateur de la civilisation moderne. Timothy Verdon explique pourquoi, alors que le synode des évêques est arrivé à mi-parcours


par Sandro Magister



ROMA, le 16 octobre 2008 – A peu près à mi-parcours de ses travaux, le synode des évêques consacré à "La parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l’Eglise" a aussi demandé une consultation à la sociologie.

Cette consultation a eu lieu non pas dans la salle du synode, mais à proximité, dans la salle de presse du Saint-Siège. C’est là que, mardi 14 octobre, le professeur Luca Diotallevi, de l'Université Roma III, a présenté les résultats d’une grande enquête menée par GFK-Eurisko dans douze pays du monde: Etats-Unis, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Allemagne, France, Espagne, Italie, Pologne, Russie, Hong-Kong, Philippines, Argentine.

Le premier résultat est que les adultes de ces pays disent, à une large majorité, qu’ils ont fait l’expérience de Dieu, un Dieu qui "veille sur leur vie et les protège".

De plus, une majorité aussi large déclare qu’elle prie. La foi en Dieu n’est donc pas en régression. Au contraire, dans des pays comme la Russie et Hong-Kong, elle semble connaître une vigoureuse reprise.

Face à cette large et constante demande de sens religieux, la réponse des Eglises et des communautés chrétiennes apparaît faible. En effet, ayant pris la Bible comme instrument de mesure pour cette réponse, l’enquête montre qu’un petit nombre des personnes interrogées en ont lu au moins un passage au cours des douze derniers mois.

En Europe surtout, le contact avec la Bible a lieu presque uniquement à l’église, au moment de l'homélie. Dans deux pays seulement, la Bible est lue par une large majorité de la population: les Etats-Unis et les Philippines.

Bien que peu lue et peu connue, la Bible bénéficie d’une image très positive. A une large majorité, les personnes interviewées trouvent son contenu "réel", "intéressant", "vrai". Mais, en même temps, "difficile", ce qui met de nouveau en cause les responsabilités des Eglises.

Voici comment le professeur Diotallevi a résumé, en termes sociologiques, la leçon tirée de l'enquête:

"Le niveau de consommation de rites religieux a une énorme marge de croissance, mais l'offre religieuse est bien loin d’avoir satisfait toute la demande potentielle déjà présente".

* * *

Bien entendu, on peut aussi interpréter l'actuel analphabétisme biblique autrement que ne le fait la sociologie.

C’est ce qu’a fait, par exemple, Timothy Verdon dans un article magistral paru dans "L'Osservatore Romano" de dimanche 12 octobre.

Historien de l’art, Verdon dirige à Florence le service diocésain de la catéchèse par l’art et participe au synode des évêques en tant qu’expert. Dans cet article, il explique, aux points de vue artistique, liturgique et théologique, la perte de sens que les Saintes Ecritures ont subie aux époques moderne et contemporaine.

La reconstitution réalisée par Verdon est passionnante mais, pour bien la comprendre, il faut aussi se référer à son arrière-plan.

Qui est le grand discours lu par Benoît XVI à Paris, au Collège des Bernardins, le 12 septembre dernier:

> "Chercher Dieu et se laisser trouver par Lui"

Voici donc l'article de Verdon paru dans "L'Osservatore Romano" du 12 octobre 2008:


A la recherche du symbole perdu. L’analphabétisme biblique actuel

par Timothy Verdon


Alors que le synode des évêques médite sur la Parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l’Eglise, il peut être utile de réfléchir à ce que l’on pourrait appeler "l’analphabétisme biblique actuel", c’est-à-dire à la perte presque totale des instincts et techniques qui ont formé au fil des siècles l’approche chrétienne des écritures saintes.

Pour mesurer la gravité de cette situation, il suffit d’observer les livres enluminés que les monastères ont produits au Moyen Age pour la liturgie. L’homme moderne qui découvre de tels trésors dans le cadre d’une exposition ou d’un texte d’histoire de l’art ne conçoit peut-être même pas la distance qui nous sépare aujourd’hui du monde qui les a produits: entre notre expérience du livre et celle qu’en avait le Moyen Age, il existe en effet des différences si fondamentales que nous risquons de ne pas les percevoir. A l’ère d’Internet, le concept de "livre" commence déjà à nous échapper et, à la lumière d’études bibliques et liturgiques modernes, l’idée traditionnelle de "livre sacré" n’a plus le même poids que jadis. Concrètement, il est presque impossible aujourd’hui de concevoir l’autorité sacrale que pouvait avoir un texte biblique ou liturgique au Moyen Age.

Il en est de même pour les miniatures qui ornent les textes. Notre époque, saturée d’images aux couleurs brillantes dans les revues, dans les journaux, à la télévision - photos instantanées, prises en direct, images produites par ordinateur - n’arrive pas à saisir la surprise, la délicieuse fraîcheur de miniatures aux couleurs limpides, étincelantes d’or, qu’entourent les colonnes serrées du texte d’un manuscrit. Nous ne savons pas non plus retrouver le rapport intellectuel et affectif qui subsiste entre l’image fixe et un texte ancien que l’on connaissait, que l’on aimait, auquel on croyait.

Pourtant, pendant plus de mille ans d’histoire de l’Europe, les livres ont toujours été perçus précisément dans le contexte d’une foi intensément vécue, profondément méditée, nourrie par des textes si anciens qu’ils semblaient "éternels": des textes qui plaçaient le lecteur à la frontière entre sa propre situation et des réalités universelles, le contexte liminal que nous pouvons simplement définir par le mot "prière". Les livres liturgiques servaient en effet à la prière en communauté et les Bibles à la "lectio divina" qui, à son tour, était nourrie et en quelque sorte façonnée par la liturgie et la dévotion.

Par liturgie, nous entendons ici l’ensemble des rites ecclésiaux avec, au centre, la liturgie eucharistique ou messe. Les textes de la messe, qui changent en fonction des fêtes ou des périodes de l’année, imposent en effet une sorte de "lectio divina" communautaire, une souplesse dans l’interprétation de l’événement ou du personnage célébré, que l’on doit qualifier de contemplative. Tout est constamment ramené au centre mystique de la foi chrétienne - le sacrifice de soi que Jésus a accompli en mourant sur la croix - et à la vie nouvelle de sa résurrection. Même pendant la nuit de Noël, les textes de la messe obligent à lier la joie d’une naissance au fait dramatique de la mort sur la croix; le petit corps dans la mangeoire, le corps de l’homme adulte crucifié, le "Corpus Christi" réellement présent dans le pain eucharistique et le "Corps Mystique" que forme la communauté réunie par la prière ne font plus qu’un. Voilà pourquoi, sur la fresque de la basilique d’Assise représentant saint François qui dépose l’Enfant dans la mangeoire de la crèche de Greccio, cette mangeoire est placée sous une grande croix et à côté de l’autel.

Cette façon de voir - et de comprendre - les rapports de causalité entre des événements historiques, métahistoriques et surnaturels, est différente de la nôtre: c’était une façon de voir - et de comprendre - qui influençait la manière de lire et donc aussi d’imaginer et de représenter les contenus des textes.

Prenons l’exemple de l’illustration reproduite ci-dessus: une superbe lettrine peinte du bréviaire du XIVe siècle qui se trouve à la bibliothèque municipale Queriniana de Brescia. C’est le "B" du premier mot du psaume 1 en latin de la Vulgate: "Beatus vir qui non abiit in consilio impiorum", heureux l'homme qui ne va pas au conseil des impies. Les pères de l’Eglise lisaient le début de ce psaume en pensant au Christ. Ainsi, le miniaturiste du "B" utilise les vides dans cette initiale pour évoquer toute la vie du Christ, avec des scènes de l’annonciation, de la nativité, de la crucifixion et de la sépulture. En plaçant les mots "Beatus vir" dans l’initiale et au bord en dessous de ces scènes, l’artiste anonyme associe la "béatitude" du rapport de l’homme avec Dieu - le sujet du psaume - avec Jésus-Christ.

L’ancien mode de lecture avait en outre une dimension de parabole que nous risquons de perdre, à l’heure des études bibliques "scientifiques". L’antienne du "Benedictus" pour les louanges de la solennité de l’Epiphanie, par exemple, relie de manière tout à fait suggestive les trois événements bibliques qui, dans leur suite chronologique, constituent ensemble la première manifestation du Christ au monde: l’arrivée des mages apportant leurs présents au nouveau-né Jésus (Matthieu 2, 1-12); le baptême de Jésus à trente ans dans le Jourdain (Matthieu 3, 13-17; Marc 1, 9-11; Luc 3, 21-22); l’eau changée en vin aux noces de Cana (Jean 2, 1-12). Mais l’auteur anonyme de l’antienne inverse la chronologie et place les noces avant le baptême, en disant: "Aujourd’hui, l’Epoux céleste s’unit à son Eglise que le Christ lave de son péché dans le Jourdain". Ayant ainsi évoqué le mariage de Dieu et avec son peuple conformément à la promesse des prophètes, mais aussi l’obligation pour "l’époux" de purifier son "épouse", en la lavant (cf. Ephésiens, 5, 25-27), l’auteur introduit alors les Mages, qu’il fait arriver avec leurs présents comme des invités à la fête nuptiale dont les convives se réjouiront de l’eau transformée en vin – premier miracle du Christ, à Cana: "Hodie caelesti Sponso juncta est Ecclesia, quoniam in Iordane lavit eius crimina: currunt cum munere Magi ad regales nuptias, et ex acqua facto vino laetantur conviviae, alleluia!". Ce qui signifie: "Aujourd’hui, l’Eglise s’est unie à l’Epoux céleste, qui l’a lavée de ses péchés dans le Jourdain. Les Mages accourent avec leurs présents aux noces royales dont les convives se réjouissent de la transformation de l’eau en vin. Alléluia!".

Le premier et le dernier mot de l’antienne – "hodie" et "alléluia" – font comprendre ce mode de lecture. Ici, les textes du Nouveau Testament ont été interprétés à la lumière de la liturgie. Une liturgie où le sens du temps change, si bien que des événements passés et qui se suivent même entre eux sont vécus de manière extatique dans l’unique "aujourd’hui" de Dieu. Cela a pour effet de transformer des superpositions historiques impossibles en mystères simultanés et entremêlés. Chaque événement éclaire tous les autres, dans l’unique projet du Père révélé par la vie-mort-résurrection du Christ: voilà la "forma mentis" sous-jacente à d’innombrables images chrétiennes, depuis les catacombes jusqu’au XXIe siècle.

L'initiale enluminée et l'antienne de l'Epiphanie sont toutes deux le fruit de l'imagination monastique et cette origine est d’une importance fondamentale. Le monachisme est en soi une œuvre d'art: il rend visible et tangible une intensité particulière de la vie chrétienne, parce que le moine veut être, comme le Christ, icône ou image de la beauté de Dieu. Le monastère est le lieu où, avec l’aide de confrères qui ont la même vision intérieure, l'œuvre peut être tranquillement menée à bien, dans une sorte de laboratoire de l'âme.

La plus répandue des formulations occidentales de la vie monastique, la "Regula monachorum" de saint Benoît de Nursie, se réfère explicitement à cette analogie quand elle compare le monastère à un atelier d’artisan et présente la vie des moines toute entière comme un processus de création (Regula 4, 75-78). Cette affirmation fait aussi écho à une tradition plus ancienne selon laquelle la vie de tout croyant est embellie "par l'or des bonnes actions et les mosaïques de la foi persévérante". Les moines diffèrent des autres chrétiens, au moins dans la pensée de saint Benoît, par la profondeur de leur engagement: ils investissent toutes leurs énergies humaines dans leur projet spirituel et leurs "outils" sont les préceptes moraux de la vie chrétienne, "instrumenta artis spiritalis" (Regula 4, 75).

Même si ces phrases sont clairement métaphoriques, rien d’étonnant à ce que la métaphore se soit transformée en une réalité et que les monastères soient devenus des centres de développement des arts, ce que prévoyait d’ailleurs saint Benoît (cf. le chapitre 57 de la règle, sur "Les artisans au monastère"). Un climat de créativité dans un domaine d’activité suscite une même créativité dans d’autres secteurs. De plus la vie monastique favorise la production d'art sacré parce que, excluant les distractions profanes, elle permet à l'artiste de s’immerger dans les Ecritures et les actions sacramentelles qui donnent couleur et forme à sa foi, en lui garantissant de plus un "public" dévot et préparé.

Dans l’histoire du christianisme, les fruits culturels du monachisme ne se limitent pas aux moines. En effet le silence et la vie retirée des monastères n’ont pas éloigné la masse des fidèles, ils l'ont attirée. L’histoire monastique confirme l’attrait que les moines ont toujours suscité dans de larges groupes sociaux. Bien avant qu’Alcuin n’enseignât ou qu’Anselme n’écrivît, les habitants d’Alexandrie d'Egypte allaient écouter saint Antoine l’Ermite dans le désert et les Romains envoyaient leurs fils chez saint Benoît. Même quand l'âge d'or de la culture monastique a commencé à décliner, à partir des XIIIe et XIVe siècles, l'idéal d’une solitude pleine de prière est resté comme un exemple pour les ordres religieux actifs de la fin du Moyen Age et pour les laïcs à qui ils prêchaient.

On peut dire sans exagération que les conquêtes formelles des moines - leur art et leur architecture, leurs pratiques en matière de liturgie et de dévotion, leurs structures d’organisation et leurs méthodes éducatives, agricoles et commerciales - ont imprégné la conscience culturelle de l'Europe. Plus encore, la vie monastique elle-même, considérée comme choix social créatif et libre, s’est profondément gravée dans l'imaginaire des chrétiens, au point que certaines des aspirations les plus fondamentales de notre civilisation ne sont compréhensibles qu’à la lumière de l’"entreprise" monastique.

Dans tout cela, il est important de noter le double rôle de l'imagination. La vie monastique demande un effort d'imagination à ceux qui la choisissent en devenant moines; elle en demande aussi un à ceux qui ne deviennent pas moines, c’est-à-dire à la société chrétienne en général. Celui ou celle qui renonce aux biens légitimes de la vie et se retire pour chercher Dieu dans le silence et la prière a besoin d’une forte capacité d’"imagination" sociale et morale pour continuer à croire à "ces choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, mais que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment" (1 Corinthiens 2, 9): ce passage est d’ailleurs cité dans la règle de saint Benoît (4, 77). C’est surtout dans les rapports parfois problématiques avec les confrères que l’imagination, en plus de la foi, permet au moine de sentir que "chaque fois que vous avez fait cela à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait" (Matthieu, 25, 40; cf. Regula 36, 3).

Par un effort identique d'imagination, ceux qui n’entrent pas au monastère ont choisi, à travers les siècles, de voir dans les moines des "sages" et des "prophètes" plutôt que de dangereux dissidents en marge de la société. Les chrétiens - de ceux qui, par milliers, sont allés écouter la parole d’Antoine l’abbé dans le désert égyptien à ceux qui, par centaines de milliers, lisent aujourd’hui Thomas Merton ou Enzo Bianchi - ont toujours cru que la solitude des moines n’implique pas le mépris pour autrui et que leur silence peut faire jaillir une sagesse au service de l’homme.

Cette confiance, émouvante dans sa simplicité, fait entrevoir la plus importante fonction du monachisme dans l’imaginaire des chrétiens, celle de "symbole" qui sanctifie ce qui s’en approche. Ceux qui viennent en visite dans un monastère ont, comme les moines eux-mêmes, l’impression que, dans le recueillement contemplatif du cloître, les lieux et les objets prennent quelque chose des intentions et du dévouement des habitants de ces lieux. Les objets, même humbles, sont soudain perçus comme des signes qui révèlent la solidarité entre l'homme et le sacré, les barreaux d’une échelle qui va de la terre au ciel. C’est dans cet esprit que saint Benoît dit que même les outils ordinaires du monastère doivent être traités comme si c’étaient des vases sacrés pour la liturgie (Regula 31, 10).

C’est une façon de voir sacramentelle, dans laquelle la surface des choses devient transparente pour révéler une perspective infinie et donne de l’efficacité aux images. Une représentation de la Dernière Cène dans le réfectoire d’un couvent, comme celle que Léonard de Vinci a peinte à Santa Maria delle Grazie, à Milan, n’est pas seulement décorative, c’est aussi un objet fonctionnel qui communique et nourrit la foi dont elle est née. Les choix opérationnels dans la genèse formelle de l'œuvre, qui relèvent normalement du domaine de l’histoire de l'art, sont ici associés à d’autres choix qui ne sont pas esthétiques, mais existentiels.

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Le "journal du pape" dans lequel est paru l'article:

> L'Osservatore Romano

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Sur ces sujets, voir www.chiesa:

> Focus ARTS ET MUSIQUE

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La documentation relative au synode, sur le site du Vatican:

> Synode des Evêques - Bulletin

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Traduction française par Charles de Pechpeyrou, Paris, France.
(www.chiesa)

De retour de Lourdes (pèlerinage du Rosaire)

dominicanus #Il est vivant !

De retour de Lourdes, non seulement couvert de grâces, mais chargé aussi de nombreuses photos et vidéos, j'espère être en mesure de vous les montrer bientôt sur ce blog et sur Photoperso.

Jamais auparavant on n'a vu autant de pèlerins en même temps : 140.000 selon les estimations. J'ai eu la joie d'y rencontrer notamment de nombreux pèlerins de la Martinique (213). Un groupe haut en couleurs, de même que ceux de la Guadeloupe, de la Guyane et de la Réunion, que vous aurez la joie de découvrir bientôt.

Ave Maria !

Avis de décès

dominicanus #Il est vivant !
Avis de décès

Quelle grâce ! J'ai vécu un moment d'une densité extraordinaire. Ce jour-là, hier, deux personnes, ma soeur et une de mes belle-soeurs, m'avaient suggéré d'aller me reposer un peu, ou d'aller prendre l'air. J'avais répondu que je voulais d'abord célébrer la messe et renouveler le sacrement des malades qu'elle avait déjà reçu deux fois.

Il était 15h30. Et au moment où je lui ai donné une goutte du Précieux Sang, "cujus una stilla salvum facere totum mundum quit ab omni scellere"(dont une seule goutte suffit pour laver le monde entier de ses péchés), vers 16h00, maman a passé de ce monde au Père.

Non, je ne regrette pas d'avoir fait deux fois le voyage aller-retour Martinique-Belgique en si peu de temps.

La messe de funérailles sera célébrée mardi 9 septembre à 11h00, en Belgique.

Merci de votre prière.

P. Walter

Vingt-cinq ans de sacerdoce

dominicanus #Il est vivant !
Il y a vingt-cinq ans, je fus ordonné prêtre pour l'éternité par S.E. Mgr Henri Schwery, évêque de Sion, aujourd'hui cardinal-évêque émérite.

C'était à Hérémence, dans les montagnes valaisanes, à plus de 1.200 mètres d'altitude.

La veille, même pas vingt-quatre heures auparavant (hé oui, avec une dispense romaine), je fus ordonné diacre au Foyer de Charité de Bex, en face des Dents-du-Midi.

Avec mes parents et à ma famille, tous les amis d'alors, de maintenant et de toujours, la Très Sainte Vierge Marie et saint Joseph, saint Jean Baptiste, les saints Apôtres, saint Benoît et sainte Scholastique, saint François et sainte Claire,  saint François de Sales et sainte Jeanne de Chantal, saint Louis-Marie Grignion de Montfort et sainte Thérèse de Lisieux, les saints anges et tous les saints, Marthe Robin et le Père Finet, et avec vous aussi, cher(e) internaute, un grand Magnificat !



Es plus aigres fleurs et aspres espines ...

dominicanus #Il est vivant !

"L'abeille trouve naturellement es plus aigres fleurs et parmy les plus aspres espines le plus parfaict miel et le plus utile."

    Nous avons fêté aujourd'hui saint Bernard de Clervaux, "doctor mellifluus".




    La citation ci-dessus n'est pas de lui, mais de Jacques Amyot, évêque d'Auxerre au 16e siècle. L'internaute fidèle de ce blog aura remarqué mon silence inhabituel et soudain depuis quelques jours. La raison en est que j'ai dû d'urgence quitter ma paroisse martiniquaise pour me rendre au chevet de ma maman en Belgique. Et là, avec elle, ma soeur et mes deux frères, nous essayons de faire du miel.

    Du miel, on en trouve de toutes sortes : de lavande, d'acacia, de tilleul, de montagne, de sapin, etc... Nous, nous sommes spécialisés dans la fabrication du miel d'hôpital.

    Hôpital, aigre fleur, âpres épines, assurément, dont nous essayons de tirer un miel parfait et utile ... et gratuit.

    Mais c'est une activité si prenante qu'il ne me reste guère le temps de poursuivre la mise en ligne de mes homélies et textes de méditation au rythme habituel, ce dont vous voudrez bien m'excuser.





Entre le sport et l'Eglise, les valeurs communes existent

dominicanus #Il est vivant !
Loin des Jeux Olympiques voulus et imaginés par Pierre de Coubertin, Pékin est depuis vendredi la vitrine d’athlètes surentraînés et touchant souvent des salaires pharaoniques.


    Dans un autre contexte, alors que les championnats nationaux de football s’apprêtent à regagner leurs droits, la violence et le racisme sont souvent présents dans les stades.

    Le sport n'est donc pas un monde idéal, pourtant l’ Eglise et le sport partagent certaines valeurs. C'est ce que nous explique François-Xavier Amherdt, prêtre et arbitre de football.

    Ecoutez Radio Vatican :  >

Matteo Ricci, jésuite et missionnaire en Chine

dominicanus #Il est vivant !
    Quand on parle de l'annonce de l'Evangile en Chine, on pense immédiatement au jésuite italien Matteo Ricci. Au XVI° siècle, il a été le premier missionnaire chrétien à entrer en contact avec cour impériale depuis les nestoriens. Et il est parvenu à fonder une Église chinoise. Si ses efforts furent partiellement ruinés plus tard, il reste une figure intellectuelle et scientifique connue et respectée en Chine. Il est enterré à proximité de la Cité interdite.

Matteo Ricci, Guangqi Park, Shanghai

photo Mountain

    Alors que se tiennent les Jeux Olympiques de Pékin, nous avons demandé au père Pierre de Charentenay, jésuite rédacteur en chef de la Revue Etudes, de nous parler de ce symbole des contacts sino-occidentaux.
Ecoutez Radio Vatican : >

Chine: la minorité tibétaine, oui. Mais la minorité chrétienne ?

dominicanus #Il est vivant !
    Le monde entier a les yeux rivés sur Pékin et ses Jeux Olympiques. Si la minorité tibétaine a beaucoup fait parler d’elle, la minorité chrétienne quant à elle n’a pas déchaîné la passion des médias.

    Pourtant la situation de ces Catholiques de Chine, partagés entre Rome et l’Eglise « officielle » voulue par le Parti Communiste, est délicate.

L'église catholique de Mianzhu, détruite par le tremblement de terre - Seul le crucifix tient encore.
Photo: Jinde Charities/Faith News

    Le père Jean Charbonnier, après avoir passé trente ans en Chine, est aujourd’hui responsable du relais France Chine : il revient sur la place des Chrétiens dans la Chine d’aujourd’hui.  Ecoutez Radio Vatican : >

'Puisse la Chine s'ouvrir à l'Evangile' (Benoît XVI)

dominicanus #Il est vivant !
    Au cours de sa visite à Oies, lieu de naissance du missionnaire Saint Joseph Freinademetz, Benoît XVI fait de nouveau allusion à Pékin, en mettant l'accent sur le fait que "la foi n'est une aliénation pour aucune culture et pour aucun peuple".



    "Puisse la Chine s'ouvrir à l'Evangile". A la veille de l'ouverture des Jeux Olympiques, pour lesquels il souhaite, tout comme dimanche dernier, le plus grand succès, "eu égard à la dignité commune", Benoît XVI a abordé de nouveau hier après-midi le sujet de la liberté religieuse, cette fois de manière plus directe. C'était à l'occasion de sa visite à la ville de Oies, proche de Bressanone, dans les Alpes italiennes, où il passe ses vacances d'été. Oie évoque le souvenir de Saint Joseph Freinademetz, missionnaire de la Société du Verbe Divin (SVD) qui, en 1879, s'était rendu à Hong Kong pour vivre "comme Chinois parmi les Chinois", et qui, avant de mourir du typhus en 1908, avait écrivait à son ami : "Même au Paradis, je veux rester Chinois".

    Benoît XVI a dit qu'il est "un saint d'une très grande actualité, parce que nous savons que la Chine est en train de devenir de plus en plus importante dans la vie politique, économique et intellectuelle. Il est important que ce grand pays puisse s'ouvrir à l'Evangile.
Saint Joseph Freinademetz nous montre que la foi n'est une aliénation pour aucune culture ou pour aucun peuple, parce que toutes les cultures sont dans l'attente du Christ et ne sont pas détruites, mais plutôt portées à leur maturité par le Seigneur".


    Dans un petite église de montagne dédiée à un prêtre, représenté avec une longue barbe étroite et un chapeau rond, caractéristique des Chinois de son temps, le pape mettait l'accent sur le fait que "Saint Joseph désirait non seulement vivre et mourir comme un Chinois, mais voulait rester Chinois, même au ciel". "Ainsi", concluait-il, "il s'identifiait vraiment à ce peuple et à la certitude que ce peuple s'ouvrirait à la foi en Jésus Christ".

    Cette idée a été reprise par Benoît XVI également dans le livre d'or de la maison natale du saint : "Puisse le Seigneur donner, par l'intercession de Saint Joseph Freinademetz, beaucoup de vocations spirituelles et ouvrir la Chine de plus en plus à Jésus Christ".

    "La Chine", dans les notes introductives à la visite données par le directeur de Radio Vatican, le Père Federico Lombardi, "est présente à l'Eglise universelle. Le peuple chinois est tellement important pour toute l'humanité, et pour cette raison également pour la proclamation de la Parole de Dieu, que l'Eglise a toujours son coeur tourné vers la Chine, et le Saint-Père de même. La figure de Freinademetz est très importante : son itinéraire de compréhension et d'appréciation de la culture chinoise était telle qu'il était extrêmement aimé des Chinois, et c'est pourquoi je crois qu'il est une figure très significative, précisément pour la possibilité de se comprendre les uns les autres, de dialoguer, de porter le message spirituel à la Chine dans un total respect pour l'extraordinaire culture de ce grand pays".


Kiko Argüello, Renouvellement du baptême, réponse à la sécularisation

dominicanus #Il est vivant !
Le renouvellement du baptême, réponse à la sécularisation, selon Kiko Argüello

Initiateur du Chemin néocatéchuménal


ROME, Mardi 29 juillet 2008 (ZENIT.org) - A l'occasion de l'approbation définitive des statuts du Chemin néocatéchuménal, un de ses initiateurs, le peintre espagnol Kiko (Francisco Gómez) Argüello (photo), a accordé à ZENIT un entretien dans lequel il explique le cœur de ce moyen de redécouverte du sacrement du baptême présent sur les cinq continents.

Nous publions ci-dessous la première partie de cet entretien.



ZENIT - Que suscite la reconnaissance définitive des statuts ?


Kiko Argüello - Une grande joie et une profonde gratitude envers le Seigneur et la Vierge Marie qui nous ont toujours aidés. Mais surtout à Pierre en la personne de Benoît XVI qui a ratifié les statuts.


Pour nous, cette reconnaissance est la confirmation de quarante années de cheminement à travers le monde. Des bidonvilles de Palomeras Altas, à Madrid (Espagne), à Rome dans le petit quartier latin, en attendant que le Seigneur manifeste sa volonté, mais également dans un des quartiers les plus pauvres de Lisbonne. Jusqu'à cette approbation définitive, il y a eu un parcours de souffrances, de persécutions, de procès, etc., qui a fini par porter des fruits.

 


ZENIT - Dans le décret d'approbation il est dit que le Chemin néocatéchuménal répond aux intuitions du Concile Vatican II. En quel sens ?


Kiko Argüello - Nous pensons que le Chemin a été suscité par Dieu pour mettre en pratique le Concile dans la vie des paroisses. A la première réunion que nous avons eue avec la Congrégation pour le culte divin, alors que nos célébrations étaient examinées pour la première fois (à l'époque on accusait le Chemin de « répéter » le sacrement du baptême, ce qui n'était pas vrai), le comité d'experts, chargé d'élaborer l'Ordo Initiationis Christianae Adultorum, a été très surpris de voir ce que nous faisions car l'Esprit Saint était déjà en train de le réaliser ce qu'ils cherchaient à mettre en place.


Le père Gottardo Pasqualetti, expert en liturgie, était venu assister à une de nos messes. Par la suite, le secrétaire de la Congrégation m'appela pour m'avertir qu'ils allaient faire une laudatio en latin pour toute l'Eglise. Il y était dit que si Dieu ne suscite pas de charismes qui mettent en pratique le concile il est impossible de le réaliser.


Lorsque la Congrégation s'est mise à étudier le Chemin, la première chose qu'elle a remarqué c'est que c'était un don de Dieu pour porter le concile Vatican II dans les paroisses, et non un projet humain. D'ailleurs le texte de la laudatio le dit : si après le Concile de Trente, Dieu n'avait pas suscité des charismes pour mettre en œuvre la réforme conciliaire, cela aurait été très difficile, et cela était également vrai pour le Concile Vatican II: « praeclarum exemplar... dans les communautés néocatéchuménales ».


Un autre aspect c'est l'amour pour les Ecritures, dont parlait la Constitution Dei Verbum. Dans le Chemin, cet aspect-là est évident. On y trouve des clefs herméneutiques d'interprétation des Ecritures qui permettent de redécouvrir l'Ancien Testament en rapport avec le Nouveau Testament, au-delà du fait que cela peut aider au renouvellement liturgique, pastoral, etc..


A noter aussi l'esprit œcuménique qui est né à travers le Chemin. L'Eglise orthodoxe s'est montrée particulièrement intéressée.

 


ZENIT - Pourquoi la catéchèse baptismale est-elle la clef pour évangéliser l'homme aujourd'hui ?


Kiko Argüello - Parce que le baptême nous ouvre les portes de l'Eglise, de notre participation à la nature divine. Comme dit saint Paul, « l'amour du Christ nous presse, à la pensée que, si un seul est mort pour tous alors tous sont morts. Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux ».


Le problème de l'homme aujourd'hui c'est qu'à cause du péché originel, il vit tout pour lui-même, il s'est mis au centre de l'univers, en remplaçant Dieu comme centre de son être, et il ne se rend pas compte qu'il vit en esclave, condamné à vivre pour lui-même. Ceci provoque une souffrance profonde, car la vérité est tout autre. La vérité est que Dieu est l'amour total, le don total de soi à l'autre révélé en Jésus Christ ; que l'homme souffre parce qu'il n'aime pas comme le Christ nous aime.


Dans des pays où l'on a nié la transcendance pendant des années, où Dieu a été renié, comme dans les anciens pays communistes, le taux de suicides est très élevé, car le bonheur consiste à vivre dans la vérité, et la vérité c'est l'amour. Et ce péché originel ne peut être éliminé que grâce au baptême.


C'est pourquoi il est très important de rappeler les hommes à leur foi, par le biais de la prédication, l'annonce du kérygme, l'annonce du Christ mort et ressuscité. Lorsque Pierre fait cette annonce, le jour de la Pentecôte, les hommes sont pris d'émotion et lui demandent ce qu'ils doivent faire. Pierre leur répond : « Faites-vous baptiser et vous recevrez le don de l'Esprit saint ».


Les premiers fonts baptismaux étaient des piscines (le concile parle à nouveau d'immersion) dans lesquels les néophytes descendaient par des marches. Cette première forme de baptême représente parfaitement le sens de ce sacrement, la mort du vieil homme et la résurrection à une vie nouvelle, à l'homme régénéré par l'Esprit saint, qui peut aimer et se donner. C'est pourquoi le Christ crucifié est la vraie image de l'homme libre.

 


ZENIT - C'est donc cela la réponse à la sécularisation ?


Kiko Argüello - Bien sûr. Comment l'homme peut-il se libérer du péché originel qui agit en lui ? Seul le Christ peut libérer l'homme, faire en sorte qu'il puisse aimer les autres, qu'il participe à sa nature divine. C'est quelque chose de merveilleux qui change la vie de l'homme. Il faut le raconter au monde tout entier, il faut ré-évangéliser le monde.


Comme disait le pape Jean Paul II, cette nouvelle évangélisation nécessite de nouvelles méthodes, de nouveaux contenus, et c'est ce qu'a suscité Dieu à travers ce Chemin. Maintenant que les statuts ont été approuvés, nous pouvons offrir le Chemin aux évêques et à toute l'Eglise, pour faire avancer la nouvelle évangélisation.

 


ZENIT - Le Chemin est différent, dans sa forme juridique, des autres mouvements existants, vu que ce n'est pas une association de fidèles. Pourriez-vous expliquer quel type de profil a été adopté ?


Kiko Argüello - Une des nouveautés du Chemin, comme l'a expliqué Mgr Arrieta, membre du Conseil pontifical pour les textes législatifs, c'est le fait qu'on lui ait reconnu une personnalité juridique publique, ce qui veut dire que nous agissons au nom de l'Eglise.


La forme adoptée est celle d'une fondation de biens spirituels. Jusqu'ici, les fondations avaient été créées sur la base de patrimoines de type matériel, contrairement au Chemin qui gère un bien de l'Eglise qui est le catéchuménat des adultes, selon les étapes indiquées par ses initiateurs.


Le chemin s'appuie sur l'évêque diocésain vu qu'il a plein pouvoir pour ce qui est de l'initiation chrétienne. Le Chenin ne possède donc aucun bien matériel. C'est le diocèse qui est le titulaire des biens. Le Chemin est, comme le précise le décret d'approbation, un instrument, un itinéraire de catéchèses que l'on offre à l'évêque pour l'évangélisation de ceux qui sont loin de l'Eglise.


Propos recueillis par Inmaculada Álvarez

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