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Publié par dominicanus

 

Quos Deus perdere vult, dementat prius” - coloro che Dio vuole perdere, prima li fa impazzire.
Codice Ratzinger: il "circo" degli argomenti pro-Bergoglio di fronte alla perfezione logica di Benedetto XVI

Écrit par Andrea Cionci (07/06/2022) - Traduction française autorisée: père Walter Covens

 

Beaucoup de remue-ménage au Vatican : nominations compulsives de cardinaux imaginaires, clins d'œil aux démissions, démantèlement de congrégations et les habituels revirements doctrinaux : le dernier en date concerne la famille ICI

 

Cela fait sourire de penser que tout cet activisme frénétique est complètement vain puisqu'il se déroule dans l'état de suspension légale du 'Pontificat d'exception' mentionné par Mgr Gänswein ICI en raison du  sede impedita qui dure depuis neuf ans. Un pape qui n'a jamais abdiqué, un autre qui n'a jamais été élu. Tout est inventé, ou plutôt, tout est "construit sur du sable", pour utiliser une expression évangélique.

 

Notre livre d'investigation "Codice Ratzinger" (ByoBlu 25 mai 2022), qui rassemble l'enquête menée pendant deux ans sur Libero et d'autres journaux, est devenu en dix jours le sixième best-seller italien et agit comme une sorte d'"antivirus" allant débloquer ces nœuds logiques qui résistaient dans l'esprit de nombreux observateurs, en Italie et à l'étranger. Le pape Benoît, pressé d'abdiquer, s'est retiré en 2013 plutôt in sede impedita. L'incompréhensible "ministère élargi" est donc enfin expliqué : il n'y a pas deux papes valides, mais un pape légitime-contemplatif et un pape illégitime-actif. L'émérite juridiquement inexistant est donc "celui qui mérite", le " distingué ", le "digne d'être pape", c'est-à-dire le pape légitime-contemplatif.  Vérifiez la signification dans le dictionnaire. La Declaratio de Benoît XVI n'est donc pas une renonciation (invalide) à la papauté, mais une annonce sincère et véridique d'un auto-exil in sede impedita mis en œuvre par l'inversion du munus/ministerium. ICI 

 

Il est clair qu'étant en "captivité", le pape Benoît ne peut pas le dire explicitement et il s'exprime donc en Ratzinger Code ICI. . Toute l'antipapauté de Bergoglio sera annulée et il y aura un schisme purificateur. Fin de l'histoire.

 

Deux ans de travail acharné pour mettre au jour un œuf de Colomb qui conduit les partisans obstinés de la vulgate bergoglienne au paroxysme, au point d'enregistrer une série de réactions déconfites qui font penser aux acrobaties de cirque

 

Qu'on se le dise sans amertume, mais les arguments - ou pseudo-arguments - de ceux qui ont des préjudices hostiles à cette réalité trouvent une allégorie parfaite dans les personnages de cirque les plus classiques.

 

Dans cet article, nous n'offenserons personne, nous ne citerons pas de noms - contrairement aux attaques ad personam qui proviennent des bergogliens et des una cum (conservateurs légitimistes de Bergoglio) - mais nous nous limiterons à décrire de manière plastique le patchwork d'arguments anti-logiques - des escalades sur des planches savonneuses - qui sont brandis comme des massues pour défendre l'anti-papauté bergoglienne - à tous égards - indéfendable.  

 

Et voici un florilège de ces véritables archétypes, patiemment sélectionnés au cours de deux années de diatribes sur la Magna Quaestio.

 

L'argument du jongleur : il émane généralement de quelqu'un qui s'amuse avec le munus et le ministerium, les faisant tourner indifféremment, presque hypnotiquement, prétendant que l'un vaut autant que l'autre, qu'ils sont parfaitement interchangeables, et que Benoît a utilisé à volonté, pour ne pas se répéter, les deux entités en lesquelles se décompose la fonction papale, dans un jeu linguistique nonchalant.  Ceci malgré le fait que le cardinal Ratzinger, en 1983, avait introduit dans le droit canonique romain la dichotomie munus/ministerium, dont les éléments présentent une diversité juridique perturbatrice et inconciliable.

 

L'argument de l'homme canon : c'est celui qui "tire la langue" en pensant avoir des preuves concluantes en main, puis s'effondre sur le mur. Par exemple, un universitaire a écrit un article dans lequel il se vantait d'avoir la preuve que Benoît XVI était l'ex pape, car une lettre qu'il avait reçue de lui portait la mention "pape émérite". Qui plus est, il a exposé des photos et des médailles sous l'apparence de PAPE EX-REGNANT, avec les initiales Pater Patrum, que le vrai pape lui avait envoyées en 2015, deux ans après sa prétendue démission.   Pas mal comme but contre son camp.

 

L'argument du contorsionniste : selon cette thèse, Bergoglio est catholique parce qu'il est pape, puisque le pape est toujours catholique. Donc, puisqu'il n'y a qu'un seul pape, et que c'est François, Benoît XVI n'est plus pape. Ainsi, les innovations non catholiques de Bergoglio ne sont que des "blagues", ou des "expressions linguistiques malheureuses", ou redéfinies comme catholiques de toute façon parce qu'elles sont "faites par le pape, qui ne se trompe pas lui-même et ne nous trompe pas". Ça n'a du sens qui si on marche sur la tête.

 

L'argument du prestidigitateur, également connu sous le nom de "sede-privationniste" : le pape "est visible, mais n'est pas là". Bergoglio serait formellement pape, mais en substance il n'est pas là. Malheur au magicien s'il tente de convaincre le magicien que Bergoglio n'est pas vraiment là canoniquement, puisque le pape précédent n'a pas abdiqué.

 

L'argument du magicien : à ne pas confondre avec l'argument du magicien. Le magicien sait exactement quelles étaient les intentions du pape Ratzinger. C'est quelqu'un qui a la boule de cristal et qui dit "une telle stratégie n'aurait pas de sens, donc elle n'a pas eu lieu", ou même "Benoît n'aurait jamais fait une telle chose, donc il ne l'a pas fait". Comme c'est pratique.

 

L'argument du dompteur de lions. Il a tendance à être autoritaire, il utilise le fouet pour faire rentrer son interlocuteur dans le rang : "le pape est unique et il est clair que c'est François, il n'y a pas de discussion, ça suffit, tu ne te permets pas de dire autre chose, tu ne dis pas de mal du pape". Mais, précisément, on dit que Bergoglio n'est PAS le pape...

 

L'argument de l'homme fort. Il s'agit généralement d'un cogneur : celui qui affuble gratuitement ses interlocuteurs d'épithètes telles qu'imbécile, idiot, fou, hébété, âne, sans argumenter le moins du monde. On tente de mettre l'adversaire sur la sellette avec la force brute, mais l'effet obtenu est exactement le contraire.

 

L'argument de la femme canon : il s'agit essentiellement d'une version féminine de l'homme fort, une intimidation plus subtile qui s'exprime non pas par des insultes grossières, mais par des jugements moraux lourds et écrasants. Habituellement, par galanterie, on offre courtoisement à l'argument femme canon la possibilité de répondre, mais l'invitation n'est pas acceptée : la place cédée est trop étroite et inhospitalière.

 

L'argument du dompteur de puces : c'est souvent un érudit, celui qui s'en tient à des minuties microscopiques en essayant de délégitimer l'ensemble de la reconstruction. Par exemple : "Ah, si vous écrivez que le Concile d'Ephèse a commencé en mai 431 au lieu de début juin, tout votre travail est nul". Une stratégie aussi légèrement irritante - comme la piqûre d'une puce - qu'inutile.

 

L'argument du mime : quoi que vous lui proposiez, cordialement et amicalement, il ne parle pas. Il fait des grimaces, il bouge, mais il ne réagit pas, il ne répond pas aux lettres ouvertes ou aux lettres privées. Tout au plus dit-il : "Je ne suis pas convaincu", par gestes, mais n'explique pas pourquoi.

 

L'argument du monstre : il qualifie souvent le pape Benoît de "monstre", prétendument coupable de tromper tout le monde et d'envoyer des millions d'âmes en enfer. Peu importe si le plan christique brillant, mythique et auto-sacrifié du pape Ratzinger a été mis en pratique pour des causes d'urgence et précisément pour défendre l'Église et sauver des âmes. Non : Benoît est un monstre.

 

L'argument du fakir : commun à certains sede-vacantistes traditionnels aux pulsions masochistes. Pour eux, Bergoglio est une tragédie, mais il faut le garder même s'il n'est pas le pape. En bref, il faut souffrir en silence même s'il y a eu un conclave invalide et que le vrai pape est empêché. Un théologien actif sur les médias sociaux a récemment réussi à dire que Bergoglio est "un mauvais pape qui sert à châtier, c'est-à-dire qui rend chaste". Comme un cilice, en somme.

 

L'argument des jumeaux siamois : il y aurait deux papes, deux munus, deux pierres sur lesquelles le Christ a fondé l'Église. Dans cette optique, puisque le pape Benoît et Bergoglio s'embrassent en public, alors tout va bien. Il est inutile de rappeler que Jésus-Christ s'est même laissé embrasser par Judas et que son Vicaire, malgré ce qu'il a subi, aime son usurpateur. Dans la variante de la "théorie du médecin privé", il y a un Bergoglio-Giano à deux visages, dont l'un joue le rôle du pape et l'autre parle à titre personnel en contredisant les préceptes de la foi catholique (comme la position "personnelle" en faveur des unions civiles).  Cohérent.

 

L'argument de l'équilibriste : c'est celui qui fait illusion, il écoute, il semble très ouvert et équilibré, il semble peser sagement le pour et le contre, mais ensuite il n'est jamais convaincu, il ne prend jamais position, et il se raccroche à un fil d'opportunisme.

 

L'argument de la pyramide humaine : il est le partisan de l'Universalis ecclesiae adhaesio, c'est-à-dire cette doctrine selon laquelle, puisque les cardinaux, tous ensemble, ont accepté la réponse d'un conclave, alors cela guérit tout, même s'il y a eu des irrégularités dans l'élection de Bergoglio. Dommage qu'une telle doctrine ne puisse jamais s'appliquer à un non-conclave, convoqué avec un pape qui n'est pas mort et qui n'a pas abdiqué. Et l'Adhaesio s'effondre sur elle-même.

 

L'argument du trapéziste : il est celui qui s'en tient à un seul argument à la fois, oscille un peu, et lorsqu'il ne peut plus tenir, saute sur un autre argument, complètement déconnecté. Une attitude commune à ces erreur-substantialistes qui, lorsqu'on les presse de répondre sur les phrases codées de Ratzinger, sautent en guise de réponse en citant des textes vieux de 60 ans attribués au théologien Ratzinger.

 

L'argument du clown : c'est celui qui ricane et se moque de son adversaire à propos de son nom de famille, en le prononçant mal. Le type qui parle sans arrêt, en essayant de ridiculiser les autres. Comme c'est souvent le cas avec les clowns, il s'agit généralement d'une figure qui cache une certaine tristesse intérieure. Il suffit de dire que, par une ironie du sort, l'un des plus fervents moqueurs du nom de famille des autres est quelqu'un qui a abandonné le sien et l'a modifié au bureau d'enregistrement. Peut-être en avait-il honte ?

 

Il faut dire que dans plusieurs cas, il existe aussi des positions mixtes, des "combos" : comme le trapéziste-frappeur, ou le contorsionniste-jongleur, le mime-prestigidateur, ou le dompteur de lions. Il y en a vraiment pour tous les goûts.

 

En bref, cela rappelle cette phrase latine adoptée plus tard par le christianisme : "Quos Deus perdere vult, dementat prius" - ceux que Dieu veut perdre, il les rend d'abord fous.  

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