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Publié par dominicanus

 

Commentary and Rebuttal by Br. Alexis Bugnolo
UNPACKING BISHOP SCHNEIDER’S ROSARY OF LIES, ERRORS AND DECEPTIONS

Écrit par Fr. Alexis Bugnolo (14/06/2022) - Traduction française autorisée : père Walter Covens

 

Commentaire et réfutation par Fr. Alexis Bugnolo

 

 

Il m'est personnellement pénible de devoir, une fois de plus (traduction française ICI), mettre la plume sur le papier, pour ainsi dire, et réfuter les arguments stupides d'un prélat que j'admirais autrefois comme l'un des meilleurs des meilleurs de l'Église. Alors qu'il a pris les positions correctes contre Amoris Laetitia et les arguments ridicules de la FSSPX dans leur Magazine, sur le sujet du "poison vaccin", il est plus souvent qu'autrement tombé dans le soutien des thèses théologiques et morales les plus ridicules sur des sujets controversés (voir ICI pour la couverture par FromRome.info des interventions notoires de l'évêque).

 

Mais parce que j'aime Jésus-Christ plus que n'importe quel évêque de l'Église, chaque fois que l'on s'écarte gravement de la vérité sur un sujet aussi important que celui de savoir qui est le pape et quels sont les principes catholiques par lesquels nous devons reconnaître qui est le pape, je sais que je suis dans l'obligation grave de m'exprimer, étant donné que je connais ces principes et que je suis connu pour les défendre.

 

Premièrement, nous savons qui est l'authentique successeur de saint Pierre non pas par un jugement privé, une opinion publique, des sondages, des enquêtes, des réflexions théologiques, des articles de journaux, des reportages télévisés. Non, nous savons qui est le successeur authentique de saint Pierre par la conformité des actes publics avec les canons et les lois publiés de l'Église qui déterminent le processus de son élection ou de sa renonciation.  Et cette conformité doit être précise et exacte et non pas une conformité dont on prétend simplement qu'elle existe. Elle doit être prima facie, comme on dit dans les milieux judiciaires, c'est-à-dire qu'elle doit paraître conforme à première vue.  - Et il ne peut en être autrement, car puisque l'Église est visible, la concorde de l'Église doit être et ne peut être fondée que sur des actes et des lois publics non ambigus, et leur conformité.

 

Deuxièmement, vous pouvez argumenter jusqu'à ce que votre visage soit bleu en enfer pour toute l'éternité par tout autre moyen, mais votre argumentation est sans valeur. L'argumentation ne prouve pas qui est le vrai pape. Seuls les faits et les lois le font. (Ici, par faits, j'entends des paroles ou des actions documentées ou documentables).

 

Et troisièmement, par conformité avec la loi, je fais référence à l'accomplissement d'une exigence légale.

 

 

Mgr Schneider propose l'erreur du traditionalisme, comme son faux principe de discernement

 


Il est donc clair comme de l'eau de roche que toute la thèse de Mgr Scheider est "false from the get go" (NDT : fausse dès le départ) comme on dit dans certaines parties des Etats-Unis : à savoir, lorsqu'il dit, que dire que le Pape Benoît XVI est le vrai Pape est contraire à la Tradition.  Parce que la tradition, qu'elle soit sacrée et divine ou simplement ecclésiastique, n'est pas un premier principe immédiat auquel il faut avoir recours pour déterminer qui est le successeur authentique de Saint Pierre. Les faits et le droit le sont. Cet argument est le revers de l'argument moderniste commun, qui dit que vous devriez rejeter une certaine pratique ou doctrine catholique, parce qu'elle est contraire au progrès de l'Église dans les temps modernes.  Et par cette comparaison avec son erreur contraire, nous voyons que Mgr Schneider fait appel à l'erreur du traditionalisme, qui a été condamnée à Vatican I : cette erreur dit que toute vérité vient de la tradition.

 

Si les faits et le droit disent que Benoît XVI est toujours le pape - et que cette conclusion ne vous plaît pas - vous ne pouvez pas avoir recours à la tradition pour proposer une réponse différente à la question.  Ce n'est pas ainsi que fonctionnent les actes juridiques. Mais c'est ainsi que des enfants gâtés qui n'ont jamais grandi tentent de diriger des gouvernements et même l'Église.

 

 

L'évêque Schneider fait appel à l'erreur morale du Tutiorisme, pour appliquer son faux principe

 


Ensuite, l'évêque Schneider avance son erreur traditionaliste sur le dos d'un principe moral exagéré connu sous le nom de tutiorisme, qui soutient que dans chaque décision morale, on doit toujours faire le choix de ce qui est le plus sûr.  Ce principe est erroné car il conduit à la névrose et à une pharisaïsation de soi, où c'est l'individu qui détermine ce qui est bien et mal et non Dieu.

 

Cette erreur n'est pas facile à discerner par ceux qui sont adonnés au libertinage car il ne leur vient jamais à l'esprit d'y réfléchir. Mais c'est l'erreur exacte de leur propre vice, puisqu'il insiste sur le fait qu'il est moralement mauvais de ne pas être obsédé par le fait de voir le mal possible en toute chose. Les super-scrupuleux tombent facilement dans une paralysie complète du jugement en adoptant l'erreur du tutiorisme, par exemple.

 

Mais pour qu'il n'y ait pas de malentendus, je vais donner quelques exemples.

 

Le tutioriste soutiendra qu'en se brossant les dents, il ne faut jamais le faire par vanité et qu'il faut s'abstenir de tout brossage de dents jusqu'à ce que l'on puisse le faire sans vanité, même si cela devait faire pourrir les dents.


Encore une fois, le turioriste, soutiendra qu'il est trop dangereux d'aller en public, parce qu'en étant dans les lieux publics vous pourriez être tenté par l'impureté, et ainsi ils omettent de remplir même les devoirs de leur état, quand ceux-ci exigent un certain recours aux lieux publics pour obtenir les nécessités de la vie ou pour remplir les devoirs religieux.


Le turiorisme, hélas, est une forme d'orgueil très trompeuse, car la seule chose dont le turioriste ne s'inquiète jamais, c'est le mauvais usage de sa propre discrétion pour déterminer ce qui est bien ou mal, sûr ou dangereux. Il se fie toujours à son propre jugement, et non à celui de Dieu, de l'Église ou des hommes sages et prudents, tels que les saints et les pasteurs.

 

Et c'est précisément l'erreur morale dans laquelle tombe Mgr Schneider en élaborant tout son argument, à savoir qu'au nom de la sécurité, nous devrions rejeter la thèse selon laquelle Benoît XVI est toujours le pape.

 

 

L'évêque Schneider commet une erreur grossière de médecine légale

 


Une fois encore, au début de son discours ridicule, Mgr Schneider élabore un argument contre l'admission d'une preuve prima facie (à savoir que lorsque le pape Benoît XVI a renoncé, il a annoncé la renonciation au ministerium, mais n'a pas renoncé au munus). Contre ce problème évident que tous ont d'ignorer ce fait, Monseigneur propose un principe selon lequel vous pouvez ignorer tous les faits (comme c'est pratique !):

 

Le principe de légalité appliqué ad litteram (à la lettre) ou celui du positivisme juridique n'était pas considéré dans la grande pratique de l'Église comme un principe absolu, puisque la législation de l'élection papale n'est qu'une loi humaine (positive), et non une loi divine (révélée).

La loi humaine qui régit l'accession à la fonction papale ou la destitution de la fonction papale doit être subordonnée au plus grand bien de toute l'Église, qui dans ce cas est l'existence réelle du chef visible de l'Église et la certitude de cette existence pour tout le corps de l'Église, clergé et fidèles.

 

Maintenant, il est clair que toute personne qui soutient que le pape Benoît XVI reste le seul et vrai pape, n'a pas à faire appel à un tel argument, qui cherche à renverser la lettre de la loi ou le sens clair des documents, et dit qu'ils doivent être lus pour servir le plus grand bien de l'Église.

 

Cette approche de la loi de l'Église est comme le garçon qui croit que toutes les lois sont comme les règlements des bibliothèques, ou que les lois contre le meurtre sont des lois qui régissent les feux de la circulation.  Ce qui n'est tout simplement pas le cas. Oui, il existe des normes, des règlements et des lois, mais tous n'ont pas la même force contraignante, car tous n'existent pas dans le même but.  Les normes sont consultatives, les règlements sont bureaucratiques et les lois sont juridiquement contraignantes, par exemple pour rendre une infraction criminelle, même si ce n'est qu'un délit.

 

Il existe des normes dans les bibliothèques, comme celle de rester tranquille. Il existe des règlements sur la façon de remplir votre demande de permis de conduire. Et puis il y a la loi contre le meurtre.  Et si vous imaginez, en tant qu'adulte, que chacune est également contraignante ou non, vous n'avez qu'une compréhension enfantine de la question.  Car dans les bibliothèques, on peut et on doit parfois parler. La règle du silence n'est que pratique. Dans les bureaux d'immatriculation des véhicules à moteur, les règlements sur la façon de remplir votre demande sont contraignants, mais si vous les enfreignez, vous n'irez pas en prison, vous n'obtiendrez simplement pas votre permis.  Mais pour ce qui est du meurtre, vous ne pouvez pas dire que quelqu'un qui a commis un tel crime ne devrait pas être poursuivi, simplement parce que cela sert le bien commun, car il ne sert jamais le bien commun de tolérer le meurtre.

 

Et de toute évidence, les lois papales sur les élections papales ou le canon concernant les renonciations papales sont de ce dernier type : c'est une loi, pas une norme ni un règlement.

 

Et donc, je dois dire : Non, Monseigneur Schneider : dans l'Eglise catholique, les lois signifient ce qu'elles signifient, indépendamment de ce que vous voulez qu'elles signifient ou du résultat que vous voulez obtenir.  Car comme le disent tous les saints, "Je préférerais que le monde périsse, plutôt que Dieu soit offensé par un de mes péchés".  Voilà la vraie religion. Rien ne peut être justifié simplement parce qu'il permet d'obtenir un résultat que nous souhaitons. C'est païen.  Un catholique juge les choses sur la base des jugements de Dieu révélés dans l'Écriture et contenus dans la Tradition sacrée. Les choses sont bonnes et mauvaises en elles-mêmes et par elles-mêmes, indépendamment même des circonstances et des intentions ou des objectifs.  Si seuls les intentions déterminaient ces choses, nous pourrions faire ce que nous voulons, et non ce que la volonté divine a ordonné.

 

Et, en ce qui concerne le fait d'avoir un pape valide, que toute l'Église peut reconnaître comme tel, ce n'est jamais pour le bien de l'Église qu'un quelconque canon ou loi concernant son élection ou sa renonciation soit violé !

 

 

L'insistance de Mgr Schneider à propos d'un chef visible de l'Église

 


Oui, l'Église doit avoir une tête visible, mais la façon dont l'évêque veut que ce principe soit appliqué va jusqu'à tous les excès et tous les extrêmes.  Je crois qu'il ne soit pas nécessaire de faire remarquer aux lecteurs de FromRome.Info que dans une discussion sur lequel des deux prétendants vivants et parlants à la papauté est le vrai, une discussion sur la visibilité n'a aucun sens. - J'ai presque l'impression qu'il dit cela pour offenser le pape Benoît XVI - Au contraire, oui, l'Église doit avoir un chef visible, mais son existence et son unité ne sont pas ébranlées en soi par le fait de ne pas en avoir, car cela se produit après la mort de chaque pape, avant que son successeur ne soit élu.  L'unité de l'Église n'est pas non plus ébranlée par le fait qu'un vrai pape reste un prétendant à la papauté contre les fausses prétentions d'un antipape.  Penser le contraire reviendrait à renverser la vérité.

 

Et lorsqu'on réfléchit à la manière scandaleuse dont Bergoglio a utilisé sa prétention à la papauté pour détruire l'Église, avancer l'argument que, puisqu'il est plus visiblement la tête, il devrait être le pape, est simplement une prudence maligne de style mafieux qui reviendrait à dire que, puisque le criminel qui vous a volé la ferme, de facto, est le meilleur gestionnaire de sa destruction, le propriétaire perd tous ses droits.  Qui argumente de la sorte, sinon un marxiste et un démon ?

 

 

L'incompréhension totale de l'évêque Schneider de l'Ecclesia supplet lors des Schismes papaux

 


Ensuite, l'évêque fait appel à un faux argument ad absurdum.  En effet, il tente d'argumenter que puisque les nominations d'un antipape sont canoniquement invalides, l'unité de l'Église ou la visibilité de l'Église seraient en quelque sorte endommagée par un tel événement.  Il écrit comme s'il n'y avait jamais eu d'antipapes nommant des évêques ou des cardinaux. Il imagine que la consécration des évêques et la confection des sacrements se sont arrêtées pendant le Grand Schisme. Il semble également penser que l'Église a considéré, après coup, que toutes ces nominations invalides et ces sacrements illicites l'étaient pour toujours.

 

Ce qu'il ignore complètement, c'est qu'après la fin de ces anciens schismes papaux, les papes ont accordé ex post facto la nomination des cardinaux, la nomination des évêques et la confection des sacrements à la licéité canonique par un acte appelé sanatio in radice.  Il ne s'agit pas d'une condensation de l'immoralité de ces actes, mais d'un acte monarchique du Vicaire du Christ pour le bien de ceux qui, en bonne conscience, ont été trompés par des menteurs. Ceux qui savaient que l'antipape était un antipape ne sont pas par cet acte de sanatio excusés du péché ou de l'obligation de se repentir. Ni même de l'obligation de démissionner de leurs fonctions, à moins que le pape ne leur accorde une indulgence personnelle ou générale. Les papes accordent généralement une telle sanatio après chaque schisme papal, parce qu'il suffit que tous les évêques, le clergé et les fidèles reconnaissent le seul vrai pape comme pape, et qu'il n'est pas nécessaire de punir canoniquement chaque pécheur, car cela provoquerait trop de querelles, alors que la paix de l'Église ne l'exige pas. C'est Dieu qui rendra les punitions dans de tels cas, et les papes ont toujours choisi la voie de la miséricorde et ont été très cléments dans leurs punitions, après des schismes papaux, en les limitant à l'antipape lui-même et à ses plus proches partisans ou sbires.

 

Mgr Schneider prend le problème à l'envers, lorsqu'il soutient au contraire que nous pouvons présumer une sanatio in radice après une démission invalide, parce que la paix de l'Église l'exige. Nous ne pouvons pas présumer une telle chose. Un tel acte est réservé au seul Vicaire du Christ. Et il doit être un acte juridique écrit, sinon il n'a pas d'existence.

 

 

L'évêque Schneider continue dans l'ignorance des événements de l'an1046 

 


Même après avoir été publiquement corrigé par de nombreuses personnes, Mgr Schneider continue d'ignorer les faits de 1046 après J.-C., lorsque lors du Concile de Sutri, 3 "papes" ou plus exactement, des prétendants papaux, ont été déposés.  Il semble penser que Grégoire VI a obtenu la papauté de manière invalide à cause de la simonie.  Il a le droit d'avoir son opinion. Mais comme il n'y a presque jamais eu de lois invalidant les élections papales sur la base de la simonie - ni à l'époque, ni aujourd'hui : la seule fois étant la bulle de Paul IV où cela déterminait une élection invalide ; cette clause a été annulée par son successeur suivant parce qu'elle introduirait trop de doute quant à la validité de toute élection - je pense qu'il serait difficile de soutenir une telle opinion.  Oui, Henri III, roi des Allemands a demandé à Grégoire VI de démissionner parce qu'il ne voulait pas être couronné empereur par quelqu'un ayant la puanteur de la simonie sur les mains, et Grégoire l'a fait, parce que les élections et nominations épiscopales obtenues par la simonie étaient canoniquement invalides et toujours tenues pour telles, son comportement n'était en aucun cas moralement défendable. Mais le pape n'est pas un simple évêque, et l'Église romaine a toujours insisté sur le fait que les lois générales applicables aux évêques ne s'appliquent pas au pontife romain.   C'est pourquoi l'Église reconnaît Grégoire VI comme un véritable pape, même s'il a lui-même reconnu qu'il avait obtenu la papauté par simonie et qu'il n'avait donc aucun droit moral au titre.

 

Mais vous ne pouvez pas appliquer ce cas à la controverse actuelle sur qui est le pape : Benoît XVI ou François, car il existe une loi PAPALE et un canon papal, qui concernent la validité de l'élection et de la démission du pape, qui n'ont tous deux pas été respectés !

 

 

Le faux-fuyant de Mgr Schneider de 1378

 


Mgr Schneider fait ensuite perdre du temps à son auditoire en discutant de l'élection papale de 1378, dont personne ne doutait de la validité, jusqu'à ce que les cardinaux français découvrent que le nouveau pape était pro-italien.  Ils ont alors inventé une excuse pour leur désobéissance, et ont prétendu de manière pharisaïque que certaines circonstances de l'élection la rendaient invalide, et ont immédiatement élu un autre antipape. Il argumente comme si ce qu'ils ont fait avait une certaine légitimité.  Et il sous-entend que ceux qui soutiennent que Benoît XVI est le pape sont dans une situation similaire consistant à revendiquer une défaillance passée de la forme légale et à inventer une excuse pour refuser l'allégeance au nouveau pape.

 

Ceci est totalement absurde. Les cardinaux font un vœu solennel en conclave pour élire quelqu'un qui recevra le munus pétrinien. Si le pape reste en vie et n'a pas renoncé au munus, leur vœu ne légitime pas leur action illégale d'élire un autre dans ces circonstances. En fait, Mgr Schneider a complètement inversé le cas moral. Ce sont les Cardinaux du Conclave de 2013 qui ont imité les Cardinaux français de 1378, car ils ont tous procédé à l'élection illicite, illégale et illégitime d'un autre pape, alors que le vrai pape qu'ils avaient tous précédemment élu et soutenu était toujours vivant et n'avait pas démissionné.

 

 

Mgr Schneider reprend ensuite 1378 et réinterprète 1294

 


Quelques instants après avoir fait appel à 1378, Schneider prétend que nous avons oublié ce qu'il prétendait être la position correcte, à savoir soutenir un pape régnant, et propose le cas de la renonciation papale faite par Saint Célestin V le 13 décembre de l'année de Notre Seigneur, 1294.

 

Ce jour-là, Célestin V, par un décret écrit et signé, a renoncé à la papauté.  Personne ne doutait de l'existence de l'acte et de sa signature par le pape.  Dans tout son comportement par la suite, il s'est comporté comme un ermite : il a ôté les habits pontificaux, renoncé à la dignité et quitté Rome. Il a même accepté d'être assigné à résidence par son successeur pour empêcher les fidèles de l'approcher.  Cet acte était canoniquement explicite. J'en ai rendu compte ICI.

 

Il n'y avait donc pas besoin d'une sanatio in radice, et Boniface VIII n'en a jamais accordé. Aucun pape ne l'a fait depuis.

 

Ce cas n'aurait jamais dû être mentionné par Mgr Schneider, car si vous soutenez qu'une renonciation à la papauté canoniquement valide et explicite ne devrait pas être remise en question, alors vous devez soutenir de même qu'une renonciation à la papauté canoniquement invalide et explicitement déficiente DEVRAIT ÊTRE REMISE EN QUESTION.  C'est la simple conversion logique.

 

 

En conclusion

 


Mgr Schneider tente d'étouffer la réflexion sur sa position absurde en disant qu'il n'y aura pas d'autre moyen pour Benoît XVI d'avoir un successeur, puisque Bergoglio a nommé la majorité des cardinaux, qui, s'ils sont invalides, signifient qu'il n'y aura plus jamais de successeur valide.  Cela équivaut à dire que puisqu'un voleur est maintenant en pleine possession de votre bague en diamant, il est inutile d'aller à la police pour signaler le crime et obtenir qu'elle la récupère.

 

Son principe moral échoue sur les vertus de zèle et de justice pour la Maison de Dieu. Il échoue également sur le plan du droit, car, hypothétiquement, si aucun cardinal électeur validement nommé ne rompait avec l'antipape dans les 20 jours suivant la mort de Benoît XVI, la loi papale pour les conclaves, qui est la seule pratique normative canoniquement valide pour l'élection du pape, cesserait ipso facto d'être contraignante, puisque dans le cas où il n'y a pas de cardinaux en communion avec l'Église, il n'y a pas d'obligation d'élire un pape via un conclave de cardinaux électeurs. Et donc, dans une telle hypothèse, le droit d'élire le Pape retournerait à sa source, c'est-à-dire la Tradition Apostolique au sein du Siège de Rome, où l'ensemble du peuple de Dieu dans le Diocèse, qui englobe Rome et les diocèses de la banlieue (qui en droit ne sont pas séparés de Rome), aurait le droit d'élire le Pontife Romain pour succéder à Benoît XVI. Et une telle élection serait légitime et licite, même si elle ne peut être qualifiée à proprement parler de canonique ou de non canonique. J'ai déjà abordé ce point à plusieurs reprises. Le droit d'élection revient à sa source, puisque le droit papal pour les élections n'est qu'une application de la Tradition Apostolique, qui ne peut être annulée par la coutume ni renversée par aucun acte papal, puisqu'elle se rapporte à la Tradition Sacrée elle-même, c'est-à-dire au Dépôt de la Foi. Ceci parce que l'Église romaine n'est pas l'Église de Rome, mais l'Église même que le Christ a fondée, avec une juridiction universelle, qui n'a pas été séparée en diocèses dans d'autres parties du monde.

 

Je pense que vous pouvez maintenant voir que l'évêque a simplement présenté un argument de type mafieux pour servir une usurpation de la papauté de style mafieux. Les profondeurs de la dépravation du jugement et de l'opinion auxquelles il s'est abaissé pour soutenir son opinion sont des plus honteuses.

 

Dans un âge meilleur, un évêque argumentant de la sorte finirait au pain et à l'eau dans un donjon papal. En attendant, je pense que la seule chose charitable à faire est de l'ignorer comme l'un des pires parmi les pires.

 

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