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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Nous laisser conduire de nos ténèbres à la lumière - Homélie 3° dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Homélies Année A (2007-2008)
3 TOA 1ev
 
 
    Nous retrouvons à partir de ce dimanche la lecture de l'Évangile de saint Matthieu. Arrêtons-nous donc un instant pour nous rappeler des choses fondamentales qu'il est indispensable d'avoir en mémoire pour bien comprendre cet évangile. Écoutons ce que nous en dit un exégète averti, le cardinal Martini (Bible et vocation, p. 109 ss.) :
L'Église a toujours considéré la vocation chrétienne comme une suite d'initiations au mystère chrétien : initiations qui s'étendent depuis un point de départ jusqu'à un point d'arrivée, en franchissant des étapes intermédiaires. À mon avis, tout cela est très bien exprimé dans les quatre évangiles considérés comme "manuels" pour ces différents moments ou étapes de l'initiation chrétienne.


    Jésus dit que "le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat" (Mc 2, 27). Nous pourrions dire la même chose des évangiles : les évangiles ont été faits pour l'homme et non pas l'homme pour les évangiles ! Et c'est pour cela qu'il y en a quatre, parce que cela correspond à un besoin humain. Écoutons encore le cardinal Martini :

Nous pouvons retrouver dans le mystère chrétien quatre étapes d'une ascèse, étapes qui se rattachent facilement aux quatre évangiles. La première étape est celle du catéchuménat qu'on peut mettre en relation avec l'évangile de Marc, ou évangile de l' "initiation catéchuménale". La deuxième étape est celle de l' "illumination" (retenez bien ce mot !) ou du baptême, en relation avec l'évangile de Matthieu ou "évangile de l'Église", parce qu'il contient tout ce qui est nécessaire pour insérer le nouveau baptisé dans la communauté. La troisième étape est celle de l' "évangélisation" ou du témoignage, en relation à l'évangile de Luc et aux Actes des Apôtres, dans lesquels est contenu tout ce qui contribue à la formation de l'évangélisateur. La quatrième étape est celle du "sacerdoce" ou du "christianisme adulte", en relation à l'évangile de Jean parce que celui-ci contient ce qui peut éduquer à la maturité de la foi, au "sacerdoce" chrétien. (pour l'Évangile de Jean cf. Cardinal Martini, Voici votre roi.)


    L'Évangile de saint Marc est le plus ancien, et a donc été utilisé dès le début pour annoncer le Christ aux non-croyants, pour les acheminer vers la conversion et le baptême. Il fait comprendre aux catéchumènes quel chemin ils sont appelés à faire. C'est le manuel de la préparation au baptême. C'est aussi ce manuel que nous devons sans cesse reprendre pour ne pas tomber dans la routine, pour ne pas nous contenter d'une connaissance superficielle du mystère chrétien, pour une "nouvelle évangélisation", comme on dit aujourd'hui. L'évangélisation de ceux qui sont déjà baptisés, mais qui ne vivent pas leur baptême, parce qu'ils sont tombés dans la routine, est une tâche très importante pour l'Église aujourd'hui.

    Cette première étape est exigeante, mais la deuxième ne l'est certainement pas moins (cf. deuxième lect.), et toujours à remettre en chantier aussi. C'est pour nous aider à la parcourir que nous est donné l'évangile de saint Matthieu, qui est l'"Évangile de l'Église".

L'évangile de Matthieu aide le catéchiste à donner au nouveau baptisé une connaissance ordonnée, systématique et organique du mystère chrétien. Il offre au nouveau baptisé toute l'instruction nécessaire pour sa pleine insertion dans la communauté. (Martini)


    Pour comprendre, il suffit de lire la finale de cet évangile :

Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. (Mt 28, 19-20)


    Ce qui est demandé au catéchumène, c'est principalement de reconnaître Dieu dans la personne de Jésus. Ce qui est demandé au néophyte, c'est de reconnaître la personne de Jésus dans l'Église. Combien y a-t-il de baptisés qui n'ont jamais fait ce pas, ou qui ne le font que timidement, avec bien des hésitations. Voilà donc "la sauce" à laquelle nous allons être mangés durant cette année A du cycle liturgique, qui revient tous les trois ans. Et nous en avons bien besoin !

Le Christ est la Lumière des nations ; aussi, en annonçant l'Évangile à toute créature (cf. Mc 16, 15), le saint Concile réuni dans l'Esprit-Saint désire-t-il ardemment illuminer tous les hommes de la lumière du Christ qui resplendit sur le visage de l'Église.


    Vous avez reconnu là une affirmation que j'ai déjà citée et que vous avez donc pu reconnaître assez facilement : c'est le début de la constitution dogmatique sur l'Église du Concile Vatican II (Lumen gentium). Ce désir de l'Esprit, c'est un ordre pour l'Église :

Ce devoir, les conditions actuelles l'imposent à l'Église avec une urgence accrue : il importe en effet que la communauté humaine, toujours plus étroitement unifiée par de multiples liens sociaux, techniques, culturels, puisse atteindre également sa pleine unité dans le Christ.


    Il y a les États-Unis d'Amérique, les Nations Unies, l'Union Européenne. Et que dire de l'Internet (la toile mondiale) ? ...

    Un peu plus loin (n. 2) le Concile affirme :

Par une disposition tout à fait libre et mystérieuse de sa sagesse et de sa bonté, le Père éternel a créé l'univers. Il a voulu élever les hommes jusqu'au partage de la vie divine. Et une fois qu'ils eurent péché en Adam, il ne les abandonna pas ; sans cesse il leur offrit des secours pour leur salut en considération du Christ rédempteur, "qui est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute créature" (Col. 1, 15).


    Voilà, si l'on suit l'analyse du Cardinal Martini, le propos de l'Évangile de saint Marc. Voici celui de saint Matthieu (c'est la suite de la constitution conciliaire) :

D'autre part, ceux qu'il a choisis, le Père avant tous les siècles les "a d'avance connus et prédestinés à reproduire l'image de son Fils, pour que celui-ci soit le premier-né d'un grand nombre de frères" (Rom. 8, 29). Et ceux qui ont foi dans le Christ, il a voulu les rassembler en la sainte Église qui, préfigurée dès l'origine du monde, admirablement préparée dans l'histoire du peuple d'Israël et l'ancienne Alliance, établie en ces temps qui sont les derniers, a été manifestée par l'effusion de l'Esprit et sera glorieusement achevée à la fin des siècles. Alors seulement, comme on peut le lire dans les saints Pères, tous les justes depuis Adam, "depuis le juste Abel jusqu'au dernier élu" seront rassemblés auprès du Père dans l'Église universelle.

    Ce passage du Concile est, me semble-t-il, un très beau commentaire de l'évangile que nous venons d'entendre, et notamment du verset qui est une citation du Livre d'Isaïe que nous avons entendu dans la première lecture :

Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée, toi le carrefour des païens : le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort, une lumière s'est levée.


    Cette lumière, dit le Concile, c'est "la lumière du Christ", mais elle "resplendit sur le visage de l'Église", dont l'Esprit Saint désire "illuminer tous les hommes" (le "pays de Zabulon et de Nephtali ... le carrefour des païens).

    Un soir, ou plutôt une nuit, j'avais laissé un commentaire sur un blog français, dont l'auteur était en train de dormir (décalage horaire !), mais qui, avant de s'endormir, avait souhaité une bonne nuit à tous ces lecteurs. Dans mon commentaire j'écrivais que je lui envoyais mon ange pour aider le sien à la garder sur tous ses chemins. Ce matin, en me réveillant, je me suis aperçu que la personne avait posté une réponse sur l'un de mes blogs :

Je voulais juste vous dire pour qu'il n'y ait pas de rejet ou méprise de votre part que je suis athée et de façon irrévocable ce qui ne m'empêche nullement de vous lire et d'avoir un profond respect pour la religion et ceux ou celles qui ont la foi.


    "Athée" ... "de façon irrévocable" ... Nous nous trouvons bien au carrefour des païens d'aujourd'hui...

    Eh bien, que voyons-nous dans la suite du passage de l'évangile ? Saint Matthieu nous y résume non seulement l'activité missionnaire de Jésus, mais il nous montre Jésus appelant à lui ses premiers disciples. En fait, ils ne sont pas encore appelés "disciples". Jésus leur demande seulement de venir derrière lui, mais en ajoutant qu'il fera d'eux des pêcheurs d'hommes, des pêcheurs de païens. D'emblée, Jésus les associe à sa mission.

    La façon dont saint Matthieu nous présente la scène est une façon d'affirmer que la communauté chrétienne pour laquelle il écrit, aux confins de la Syrie et de la Palestine, s'origine dans la prédication de Jésus, et dans nulle autre, et qu'écouter cette prédication engage à faire du Royaume la préoccupation essentielle. Le Royaume, c'est Jésus qui nous libère, qui nous invite à quitter le tout de notre vie quotidienne pour qu'il puisse la transfigurer.

Commencer à le suivre, c'est venir lui présenter nos maladies, nos tourments, nos aliénations, nos paralysies, afin qu'il les guérisse. N'est-ce pas dans cette situation concrète que la célébration eucharistique, chaque dimanche, nous rassemble ? Savons-nous discerner l'absolu du Royaume et nous laisser conduire de nos ténèbres à la lumière ? (Jean Radermakers)
Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.

Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.

Lectures 3° dimanche du Temps Ordinaire Année A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A
Livre d'Isaïe (Is 8, 23 - 9,3)

8
23  Dans les temps anciens,
le Seigneur a couvert de honte
le pays de Zabulon et le pays de Nephtali ;
mais ensuite,
il a couvert de gloire
la route de la mer, le pays au-delà du Jourdain,
et la Galilée, carrefour des païens.
9
Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière;
    sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre une lumière a resplendi.
2  Tu as prodigué l'allégresse, tu as fait grandir la joie;
    ils se réjouissent devant toi comme on se réjouit en faisant la moisson,
    comme on exulte en partageant les dépuilles des vaincus.

Car le joug qui pesait sur eux, le bâton qui meurtrissait leurs épaules,
    le fouet du chef de corvée,
    tu les as brisés comme au jour de la victoire sur Madiane.

 
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Psaume (Ps 26, 1, 4abcd, 13-14)
R/ Le Seigneur est lumière et salut
01  Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ? *
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

4a  J'ai demandé une chose au Seigneur,
4b  la seule que je cherche :
4c  habiter la maison du Seigneur
4d  tous les jours de ma vie, *

13  Mais j'en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants. *
14  « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »



 
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1Co 1, 10-13.17)

1
10  Frères, je vous exhorte au nom de notre Seigneur Jésus Christ à être tous vraiment d'accord ; qu'il n'y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensées et de sentiments.
11  J'ai entendu parler de vous, mes frères, par les gens de chez Cloé : on dit qu'il y a des disputes entre vous.
12  Je m'explique. Chacun de vous prend parti en disant : « Moi, j'appartiens à Paul », ou bien : « J'appartiens à Apollos », ou bien : « J'appartiens à Pierre », ou bien : « J'appartiens au Christ ».
13  Le Christ est-il donc divisé ? Est-ce donc Paul qui a été crucifié pour vous ? Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ?
17  D'ailleurs, le Christ ne m'a pas envoyé pour baptiser, mais pour annoncer l'Évangile, et sans avoir recours à la sagesse du langage humain, ce qui viderait de son sens la croix du Christ.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 4, 12-23)
3 TOA 1ev


4
12  Quand Jésus apprit l'arrestation de Jean Baptiste, il se retira en Galilée.
13  Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord du lac, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
14  Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe :
15  Pays de Zabulon et pays de Nephtali,
route de la mer et pays au-delà du Jourdain,
Galilée, toi le carrefour des païens :
16  le peuple qui habitait dans les ténèbres
a vu se lever une grande lumière.
Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort,
une lumière s'est levée.
17  A partir de ce moment, Jésus se mit à proclamer : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. »
18  Comme il marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac : c'étaient des pêcheurs.
19  Jésus leur dit : « Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes. »
20  Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
21  Plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père, en train de préparer leurs filets. Il les appela.
22  Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.
23  Jésus, parcourant toute la Galilée, enseignait dans leurs synagogues, proclamait la Bonne Nouvelle du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

 
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Tous appelés à la sainteté - Homélie 2° dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

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La mission de Jean Baptiste consistait à aider le peuple d’Israël à se préparer pour pouvoir reconnaître et recevoir Jésus comme le Messie annoncé. Dieu avait équipé Jean pour cette mission en lui permettant de voir le Saint Esprit descendre sur le Christ à l’occasion de son baptême. Cela avait été pour Jean une vision décisive.

 

Des siècles auparavant, à l’époque où Israël avait été infidèle au Seigneur, lors de la destruction du premier Temple, le prophète Ezéchiel avait déjà vu la présence, la gloire de Dieu quitter le Temple. Avec Jean Baptiste, le dernier d’une longue lignée de prophètes, cette présence divine revient enfin. Jean voit la présence visible de Dieu qui revient vers Israël au moment où le Saint Esprit descend sur le Christ sous la forme d’une colombe. L’Ancienne Alliance, fondée sur la Loi, n’avait pas pu rétablir la pleine communion entre Dieu et l’homme. Mais dans le Christ, une Alliance Nouvelle a été instaurée, et cette communion est devenue permanente.

 

Quand des chrétiens sont baptisés, ils entrent dans cette communion. Nous avons été oints avec le Saint-Chrême, qui symbolise le venue de ce même Esprit en nos cœurs, tout comme il était descendu sur le Christ lors de son baptême. Et à la confirmation, une deuxième onction avec ce même Chrême est l’instrument de la pleine effusion du Saint Esprit, tout comme il est descendu sur le Apôtres à la Pentecôte. Sous l’Ancienne Alliance, le Temple matériel avait été rempli de la présence et de la gloire de Dieu. Sous la Nouvelle Alliance, durant le temps de l’Eglise, chaque chrétien devient, dans le Christ, un Temple de la présence de Dieu sur la terre.

 

C’est pourquoi tous les chrétiens partagent la même vocation fondamentale : celle qui consiste à devenir saints, à conformer notre vie à l’Esprit-Saint qui habite en nos cœurs. C’est exactement ce que saint Paul veut dire quand il écrit aux Corinthiens :

 

« vous qui avez été sanctifiés dans le Christ Jésus, vous les fidèles qui êtes, par appel de Dieu, le peuple saint… »

 

Le mot employé par saint Paul et qui est traduit en français par "saint" est le mot grec "hagios", qui veut dire littéralement "mis à part", "séparé". Dans l’Antiquité, ce mot évoquait tout ce qui est exclusivement réservé à Dieu, tout ce qui revêt de ce fait une beauté particulière et nécessite un respect spécial, comme, par exemple, les églises. Aujourd’hui, les rues de Rome sont à peu près comme les rues de toute grande ville moderne : remplie de trafic de voitures, de cris et de bruits de tout genre. Mais en vous promenant dans quelque rue étroite, voilà que vous débouchez soudain sur une vaste place, et une façade de marbre resplendissant se dresse en face de vous, majestueuse, noble, et exerce sur vous un pouvoir d’attraction mystérieux.

 

Si vous poussez la porte d’entrée, le bruit de la ville s’estompe, et vous voilà pris par une force, une impression d’ordre et d’harmonie. Vous respirez la bonne odeur de l’encens et vous êtes envahi par un silence invitant à la prière, au respect, à la révérence. Les magnifiques statues, les piliers impressionnants, les tableaux de maître et les mosaïques, tout vous parle et vous invite à l’humilité. En regardant devant vous, vous yeux découvrent le point d’attraction central de tout l’édifice, le tabernacle, la présence réelle de Jésus Christ dans l’Eucharistie.

 

Notre monde est plein de bruit, de corruption, d’activité frénétique, et voilà que vous rencontrez un chrétien. C’est comme quand vous voyez une magnifique façade en marbre qui se dégage dans la grisaille. Vous avez rencontré quelqu’un qui n’est pas comme les autres, quelqu’un de simple, de noble, qui exerce sur vous une attraction mystérieuse. Si vous faites sa connaissance, vous constatez une belle harmonie de vertus, de maîtrise de soi, de considération, de foi et d’espérance, d’humilité et de sagesse… Et puis vous découvrez la source de toutes ces vertus : Jésus Christ. C’est cela, la sainteté à laquelle nous sommes appelés. Nous sommes les Temples du Dieu vivant, et ce Dieu vivant veut faire de nous des édifices durables à sa gloire.

 

Comment pouvons-nous grandir dans cette sainteté à laquelle nous sommes appelés ? Uniquement en suivant l’exemple d’humilité de Jean Baptiste. Saint Jean disait aux gens qui venaient se faire baptiser par lui :

 

« Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était. »

 

Il acceptait tout simplement le fait de ne pas être Dieu, de ne pas être le Seigneur. Il reconnaissait que Jésus est plus grand que lui, et il l’acceptait. Jésus est plus grand que nous. C’est lui, le Roi, pas nous. C’est lui, le Seigneur, et nous sommes ses amis, ses frères et ses sœurs, ses ambassadeurs, mais pas ses égaux. Il a plus de sagesse que nous, et nous devons le suivre. Le suivre, cela veut dire : lui obéir, obéir à son commandement d’aimer Dieu et notre prochain comme nous-mêmes, de pardonner à ceux qui nous ont offensés, d’être dociles aux enseignements de l’Eglise, même ceux qui sont contraires à l’esprit de notre époque, comme ceux qui concernent le mariage et la morale sexuelle.

 

90% du temps, nous pouvons savoir exactement ce que Dieu veut que nous fassions. Notre conscience nous le dit, le Catéchisme nous l’apprend, les Dix Commandements nous le rappellent. 10% du temps, nous devons prendre le temps de réfléchir, de prier, de demander conseil, parce que nous ne voyons pas clair.

 

Si nous obéissons à la volonté du Seigneur, même si ça fait mal, si nous reconnaissons sa seigneurie et si nous le suivons, au lieu de vouloir que ce soit lui qui nous suive, alors nous découvrirons et nous pourrons rayonner les joies indescriptibles de la sainteté.

 

Aujourd’hui, quand Jésus renouvelle le don qu’il nous fait dans la Sainte Communion, renouvelons aussi le don de nous-mêmes, et prions de tout notre cœur : Que ton Règne vienne, pas le mien ; que ta volonté soit faite dans ma vie, comme au ciel.

Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu.

Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu.

Lectures 2° dimanche du Temps Ordinaire Année A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A
Livre d'Isaïe (Is 49, 3.5-6)
 
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49
03i  Parole du Serviteur de Dieu. Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je me glorifierai. »
05  Maintenant le Seigneur parle,
lui qui m'a formé dès le sein de ma mère
pour que je sois son serviteur,
que je lui ramène Jacob
et que je lui rassemble Israël.
Oui, j'ai du prix aux yeux du Seigneur,
c'est mon Dieu qui est ma force.
06  Il parle ainsi :
«C'est trop peu que tu sois mon serviteur
pour relever les tribus de Jacob
et ramener les rescapés d'Israël :
je vais faire de toi la lumière des nations,
pour que mon salut
parvienne jusqu'aux extrémités de la terre.»



Psaume (Ps 39, 2abc.4ab, 7-8a, 8b-9, 10cd.11cd)
 
 
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                  R/ Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté
2a  D'un grand espoir
2b  j'espérais le Seigneur : *
2c  il s'est penché vers moi
4a  Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,
4b  une louange à notre Dieu. *

07  Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ; *
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
8a  alors j'ai dit : « Voici, je viens.

8b  « Dans le livre, est écrit pour moi
09  ce que tu veux que je fasse. *
Mon Dieu, voilà ce que j'aime :
ta loi me tient aux entrailles. »

10c  vois, je ne retiens pas mes lèvres,
10d  Seigneur, tu le sais.
11c  j'ai dit ton amour et ta vérité
11d  à la grande assemblée.

 
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1Co 1, 1-3)

1
01  Moi, Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être Apôtre du Christ Jésus, avec Sosthène notre frère, je m'adresse à vous
02  qui êtes, à Corinthe, l'Église de Dieu, vous qui avez été sanctifiés dans le Christ Jésus, vous les fidèles qui êtes, par appel de Dieu, le peuple saint, avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre.
03  Que la grâce et la paix soient avec vous, de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ le Seigneur.



Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 1, 29-34)
 
 
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1
29i  Comme Jean Baptiste voyait Jésus venir vers lui, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ;
30  c'est de lui que j'ai dit : Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était.
31  Je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l'eau, c'est pour qu'il soit manifesté au peuple d'Israël. »
32  Alors Jean rendit ce témoignage : « J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui.
33  Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit : 'L'homme sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint.'
34  Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage : c'est lui le Fils de Dieu. »
 
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Marie, étoile de l'espérance (Mt 2, 1-12) - Homélie Épiphanie

dominicanus #Homélies Année A (2007-2008)
Aucune autre étoile ne peut faire ce que fait Jésus :  tout en demeurant la "gloire d'Israël", il est la lumière qui éclaire toutes les nations et toutes les générations.

Aucune autre étoile ne peut faire ce que fait Jésus :  tout en demeurant la "gloire d'Israël", il est la lumière qui éclaire toutes les nations et toutes les générations.

    Vivre sous une bonne étoile, dormir à la belle étoile, voir des étoiles, voir dans les étoiles, suivre son étoile  ... : voilà autant d'expressions françaises qui sont entrées dans le langage courant. Nous parlons aussi des étoiles du cinéma, du sport. On les appelle plus souvent des stars. Il y a des danseurs ou des danseuses étoile. Peut-être ne manquez-vous jamais une émission de la Star Academy (Star Ac pour les intimes) pour assister à la naissance de nouvelles étoiles.

    Dans l'évangile de l'Épiphanie, c'est aussi une étoile naissante qui conduit les mages au Messie :
Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui,
disent les mages venus d'Orient à Hérode lors de leur arrivée à Jérusalem.

    Attention ! Ne confondons pas tout : ce n'est pas un horoscope qu’auraient tiré les mages qui les a incités à partir. Le Christ n'est pas déterminé par l'étoile. Il est le Créateur du ciel et de la Terre et il utilise les évènements et les hommes, ici les mages, pour se révéler à nous :
Un astre brille dans le ciel. Alors est détruite toute magie et l’ignorance dissipée ... Les mages n'hésitent pas à quitter leurs idoles pour adorer l’auteur des étoiles. (Saint Ignace d'Antioche)
    Ils vont même jusqu'à tout quitter, comme Abraham, sans savoir où ils vont.

    Tout à la fin de la Bible, dans le dernier chapitre de l'Apocalypse, mot qui veut dire "Révélation", Jésus se présente lui-même sous le signe de l'Étoile :
Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange vous apporter ce témoignage au sujet des Églises. Je suis le descendant, le rejeton de David, l’Étoile resplendissante du matin. (22, 16)

    Dans la première lecture (livre d'Isaïe) déjà, la lumière de cette étoile est aperçue de loin, attirant vers elle ceux qui vivent dans les ténèbres.
Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. Regarde : l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore.

    Dans l'évangile, d'autres prophéties viendront préciser : celle de Zacharie, peu de temps avant l'apparition de l'étoile, lors de la naissance de Jean Baptiste :
Telle est la tendresse du coeur de notre Dieu : grâce à elle, du haut des cieux, un astre est venu nous visiter ; il est apparu à ceux qui demeuraient dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, pour guider nos pas sur le chemin de la paix.
    Puis vient celle de Siméon lors de la Présentation au Temple :
Mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël, ton peuple.

    Aucune autre étoile ne peut faire ce que fait Jésus :  tout en demeurant la "gloire d'Israël", il est la lumière qui éclaire toutes les nations et toutes les générations. Il est, comme nous le professons dans le Credo, "lumière né de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu. C'est pourquoi le Concile Vatican II affirme, tout au début de la Constitution sur l'Église (Lumen Gentium) :
Le Christ est la Lumière des nations ; aussi, en annonçant l'Évangile à toute créature (cf. Mc 16, 15), le saint Concile réuni dans l'Esprit-Saint désire-t-il ardemment illuminer tous les hommes de la lumière du Christ qui resplendit sur le visage de l'Église.

    Mais il ajoute aussitôt :
Celle-ci (l'Église), pour sa part, est dans le Christ comme un sacrement ou, si l'on veut, un signe et un moyen d'opérer l'union intime avec Dieu et l'unité de tout le genre humain ; elle se propose donc, en suivant de près la doctrine des précédents Conciles, de faire connaître avec plus de précision à ses fidèles et au monde entier sa nature et sa mission universelle.

    Voilà toute la mission, la raison d'être de l'Église : être le signe et l'instrument dont Jésus se sert pour éclairer toute l'humanité. Il n'y a donc ni opposition ni contradiction entre "la Lumière" et les témoins de la Lumière (cf. Jn 1, 7-9). Jésus dit : "Je suis la Lumière du monde" (Jn 8, 12). C'est le même Jésus qui dit à ses disciples : "Vous êtes la lumière du monde" (Mt 5, 14). C'est pour cela que nous avons été baptisés et confirmés. C'est pour cela que nous sommes rassemblés pour l'eucharistie chaque dimanche : pour être des étoiles dans la nuit de ce monde, pour montrer à tous ceux qui sont dans les ténèbres de l'erreur le chemin vers le Christ.

    Saint Paul (cf. 2° lect.) a été l'un de ces témoins hors pair que le Seigneur a suscité au commencement de l'Église pour éclairer les nations. Mais encore bien plus que lui et obéissant à une vocation unique, il y a, dans l'Église, et comme son modèle, la Vierge Marie, appelée, elle aussi, dans les litanies, "étoile du matin". En conclusion de la constitution Lumen Gentium, le même Concile affirme que :
sur cette terre, jusqu'à ce que vienne le jour du Seigneur (cf. 2 P 3, 10), elle brille, devant le Peuple de Dieu en marche, comme un signe d'espérance certaine et de consolation.

    C'est pourquoi,
Quand l'Église considère le rôle de la Vierge Marie dans l'histoire du salut, elle l'appelle souvent "notre espérance" ou "mère de l'espérance" : elle se dit "heureuse de la nativité de la Vierge Marie qui fit lever sur le monde l'espérance et l'aurore du salut" (PC du 8 septembre) ; dans le mystère de l'Assomption, elle évoque, en reprenant presque à la lettre les termes déjà cités de Lumen Gentium la Vierge Marie qui "guide et soutient l'espérance de ton peuple en chemin" (Pf) ; dans la messe votive en l'honneur de le Marie, mère de l'Église, elle chante Marie, "élevée dans la gloire du ciel, (qui) accompagne et protège l'Église (...) dans sa marche vers la patrie". (Messes en l'honneur de la Vierge Marie, n° 37, Sainte Marie, mère de l'espérance)

    Quoi d'étonnant si Benoît XVI termine lui aussi son encyclique sur l'espérance, Spe salvi, en évoquant et en priant la Vierge Marie, "étoile de l'espérance" et qui est donc aussi l'étoile de l'évangélisation.

N.B. 1 : Demain et après-demain je mettrai en ligne sur ce blog les deux paragraphes de l'encyclique évoqués dans cette homélie.

N.B. 2 : Pour mieux "coller" au mystère de l'Épiphanie, j'ai volontairement sauté un passage important de l'encyclique Spe salvi. J'y reviendrai au moment opportun.

Lectures Épiphanie du Seigneur

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A
Livre d'Isaïe (Is 60, 1-6)

60
01  Debout, Jérusalem !
Resplendis :
elle est venue, ta lumière,
et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi.
02  Regarde : l'obscurité recouvre la terre,
les ténèbres couvrent les peuples ;
mais sur toi se lève le Seigneur,
et sa gloire brille sur toi.
03  Les nations marcheront vers ta lumière,
et les rois, vers la clarté de ton aurore.
04  Lève les yeux, regarde autour de toi :
tous, ils se rassemblent, ils arrivent ;
tes fils reviennent de loin,
et tes filles sont portées sur les bras.
05  Alors tu verras, tu seras radieuse,
ton coeur frémira et se dilatera.
Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi
avec les richesses des nations.
06  Des foules de chameaux t'envahiront,
des dromadaires de Madiane et d'Épha.
Tous les gens de Saba viendront,
apportant l'or et l'encens
et proclamant les louanges du Seigneur.


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Psaume (Ps 71, 1-2, 7-8, 10-11, 12-13)

                 
R/ Parmi toutes les nations, Seigneur, on connaîtra ton salut
01  Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
02  Qu'il gouverne ton peuple avec justice,
qu'il fasse droit aux malheureux !

07  En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu'à la fin des lunes !
08  Qu'il domine de la mer à la mer,
et du Fleuve jusqu'au bout de la terre !

10  Les rois de Tarsis et des Iles
apporteront des présents.
Les rois de Saba et de Seba
feront leur offrande.
11  Tous les rois se prosterneront devant lui,
tous les pays le serviront.

12  Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
13  Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.


Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens (Ep 3, 2-3a.5-6)

3
02i  Frères, vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :
3a  par révélation, il m'a fait connaître le mystère du Christ.
05  Ce mystère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes.
06  Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 2, 1-12)

2
01  Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
02  et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
03  En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui.
04  Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent :
05  « A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
06  Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. »
07  Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ;
08  puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
09  Sur ces paroles du roi, ils partirent.
Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant.
10  Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.
11  En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
12  Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.


 
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Menu pour le Nouvel An - Santé et Bon Appétit !

dominicanus #Humour
Menu pour le Nouvel An - Santé et Bon Appétit !

Hors d'oeuvre variés : Examens de conscience détaillé portant sur tous les événements et faits de l'année écoulée.

Entrée : Psaumes de la pénitence, arrosés d'amère et sincère contrition, pour toutes les fautes, manquements, négligences, péchés et imperfections auxquels on s'est laissé aller au cours de l'année qui s'achève.

Premier plat : Te Deum solennel d'action de grâces pour tous les bienfaits reçus de Dieu pendant l'année écoulée.

Trou normand : Examen particulier sur les points auxquels devront s'attacher spécialement les efforts des prochains mois.

Second plat : Promesses et résolutions faites à Dieu ; renouvellement des voeux et promesses du baptême entre les mains de la Vierge Marie.

Dessert : Veni Creator et invocations au Saint-Esprit pour demander les grâces de Dieu sur l'année qui va s'ouvrir.

Digestif : Miserere pour demander à Dieu le pardon des fautes qui vont être commises cette nuit.

Friandise finale : invocations au Coeur agonisant de Jésus pour tous ceux qui vont trouver la mort au cours des "festivités" et débauches de cette nuit et comparaître devant leur Souverain Juge sans y avoir été préparés...

Suivre l’exemple de Marie - Homélie Sainte Marie, Mère de Dieu

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

mariemeredieua

 

Les enfants ressemblent à leurs parents. L’exemple des parents leur apprend à devenir des hommes et des femmes à part entière. C’est la même chose dans notre vie spirituelle. Saint Paul (2e lect.) nous rappelle que, par la grâce de Dieu, nous sommes devenus les frères et les sœurs du Christ, et donc les enfants de Dieu. C’est le fruit du baptême. Quand nous avons été baptisés, nous sommes re-nés, surnaturellement. Dieu a infusé son ADN dans nos âmes. La vie spirituelle consiste à progressivement développer cet ADN, pour devenir des disciples adultes de Jésus Christ qui portent du fruit.

 

La solennité de ce jour nous rappelle que si nous sommes devenus spirituellement des frères et sœurs du Christ, nous sommes devenus également les enfants spirituels de Marie. La Vierge Marie est la mère de Jésus selon la chair, et elle est notre mère selon la grâce. Et tout comme nous apprenons de nos mamans selon la chair à devenir de bons adultes, ainsi nous apprenons de Marie à devenir de bons chrétiens. Elle est l’école "maternelle" vivante qui nous enseigne toute vertu qui conduit au bonheur et à la sainteté.

 

Dans l’évangile de ce jour elle nous enseigne l’une des vertus les plus importantes : la sagesse. Saint Luc nous dit comment Marie a répondu aux merveilles que Dieu a opérées en elle et autour d’elle : 

« Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. »

 

Tout comme les entrailles de Marie se sont ouvertes pour recevoir le Verbe du Dieu vivant au moment de l’Incarnation, ainsi son cœur était constamment ouvert pour accueillir ce que Dieu voulait lui dire à travers les événements de sa vie. Cette capacité et cette habitude de réfléchir dans notre cœur à l’action de Dieu dans notre vie est à la fois le signe et la source de la sagesse. Développer cette capacité est la condition indispensable pour devenir des disciples du Christ adultes, courageux et joyeux.

 

Nous avons tendance à nous laisser envahir par le bruit, les divertissements, le stress, les soucis égoïstes et les préoccupations matérielles du monde. A tout instant de la journée, si nous pouvions faire le scanner de notre âme, ce que nous verrions ressemblerait sans doute à un garage encombré de toutes sortes d’idées, de désirs, de regrets, d’espoirs et de pensées éparses, traînant par terre comme des vêtements sales, des jouets cassés et des magazines jamais lus.

 

La chambre intérieure de Marie n’était pas comme cela. Elle avait une vie bien remplie – après tout elle ne disposait pas d’un four à micro-ondes, d’une machine à laver le linge, d’un téléphone et d’autres moyens qui permettent à la ménagère moderne de gagner du temps. Et pourtant elle veillait à maintenir sa cellule intérieure propre et en ordre. Cela lui permettait d’entendre les messages que Dieu lui envoyait discrètement par les événements de sa vie. Elle « retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur ». Son cœur était comme la surface tranquille d’un lac profond : limpide et calme, capable de refléter fidèlement le ciel, le soleil et les arbres. Si quelqu’un lançait un caillou dans le lac de son cœur, elle l’absorbait par une profonde méditation, et bientôt, les remous momentanés et les grosses vagues disparaissaient, et son cœur était de nouveau dans la clarté et la lumière.

 

Son cœur était comme le caisson d’un violon : bien formé par sa foi et son amour, harmonieux et donc toujours prêt à reproduire en haute-fidélité les notes que Dieu voulait jouer sur les cordes de sa vie quotidienne.

 

Son cœur était comme un canoë parfaitement construit, solide et capable d’absorber les chocs par sa maîtrise d’elle-même, mais en même temps léger et flexible, exempt de soucis égoïstes et d’ambitions démesurées, pour pouvoir accueillir le Verbe de Dieu, et avancer agilement dans les courants de la vie.

 

Voilà à quoi ressemblait la vie intérieure de Marie, le secret de sa sagesse :

« Marie retenait tous ces événements, et les méditait dans son cœur ».

 

Mais Marie savait qu’il est difficile de désencombrer son cœur. Nous avons tendance à nous laisser absorber par les multiples soucis de la vie, à nous laisser distraire par les objets clinquants du monde, alors que ce ne sont pas les choses les plus importantes. Marie sait que nous avons besoin d’aide pour apprendre à méditer assidûment sur l’action de Dieu dans notre vie, et c’est cette aide qu’elle nous propose. Elle nous fournit l’outil pour développer notre vie intérieure, et cet outil est assorti d’une garantie de succès à 100%. Tous ceux qui se sont servi de cet outil se sont rapprochés de Dieu et ont grandi en sagesse, en courage et en joie. Cet outil, la Vierge Marie l’a donné à saint Dominique dans une vision au 13e siècle. Depuis lors, une multitude d’hommes et de femmes s’en sont servi, que ce soient des paysans sans culture ou des reines raffinées, des papes ou des évêques, des mamans ou des veuves, des marins ou des soldats.

 

Cet outil, nous le connaissons tous, mais nous ne nous en servons pas assez. Il s’appelle le Rosaire.

 

Le Rosaire est la clé qui nous permet d’entrer dans le cœur de Marie. Nous pouvons nous y asseoir comme pour prendre le thé avec elle dans son parloir, dans l’intimité d’un tête à tête. Nous pouvons nous entretenir avec elle en laissant la lumière du Christ éclairer nos ténèbres, et dissiper les nuages et les orages de notre cœur, en permettant à sa grâce de guérir et de fortifier ce qui est blessé et malade dans notre vie et dans le monde.

 

Il y a une tradition qui consiste à prendre une bonne résolution le jour du Nouvel An. Pourquoi ne pas prendre celle de passer cette année pour apprendre de notre mère spirituelle comment mettre de l’ordre, de la paix, de la sagesse dans notre vie, en gardant "toutes ces choses" pour les méditer dans notre cœur par le Rosaire. Si nous faisons ce petit pas pour nous rapprocher du Christ, lui fera certainement un pas de géant pour se rapprocher de nous.

 

Marie retenait tous ces événements, et les méditait dans son cœur

Marie retenait tous ces événements, et les méditait dans son cœur

Lectures Sainte Marie, Mère de Dieu - 1er janvier

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : Vœux de paix et de bonheur (Nb 6, 22-27)

 

Lecture du livre des Nombres

Le Seigneur dit à Moïse :
« Voici comment Aaron et ses descendants béniront les fils d'Israël :
'Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu'il se penche vers toi ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu'il t'apporte la paix !' C'est ainsi que mon nom sera prononcé sur les fils d'Israël, et moi, je les bénirai. »
 

Psaume : 66, 2b.3, 5abd, 7.8b

 

R/ Que Dieu nous prenne en grâce et qu'il nous bénisse !

 

Que son visage s'illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
sur la terre, tu conduis les nations.

La terre a donné son fruit ;
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Et que la terre tout entière l'adore !


 

2ème lecture : Le Fils de Dieu, né d'une femme (Ga 4, 4-7)

 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Galates

Frères, lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils ; il est né d'une femme, il a été sous la domination de la loi de Moïse pour racheter ceux qui étaient sous la domination de la Loi et pour faire de nous des fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : envoyé par Dieu, l'Esprit de son Fils est dans nos coeurs, et il crie vers le Père en l'appelant « Abba ! ». Ainsi tu n'es plus esclave, mais fils, et comme fils, tu es héritier par la grâce de Dieu.



 

Evangile : Jésus fils de Marie (Lc 2, 16-21)

 
Acclamation : Jadis, par les prophètes, Dieu parlait à nos pères ; aujourd'hui sa parole vient à nous en son Fils. (He 1, 1-2)
 
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Evangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand les bergers arrivèrent à Bethléem, ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son coeur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l'enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l'ange lui avait donné avant sa conception.



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Le Christ apporte la Joie et la Paix Véritables - Homélie pour la Nativité

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)
Le plus grand obstacle à la grâce du Christ dans notre vie, c’est une idée, une fausse idée.

Le plus grand obstacle à la grâce du Christ dans notre vie, c’est une idée, une fausse idée.

Les anges annoncent aux bergers qu’un Sauveur leur est né. Ils disent que c’est « une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple », puisque ce Sauveur apporte « paix sur terre aux hommes qu’il aime ».

 

La paix que le Christ apporte est la source de cette joie. Les deux vont toujours de pair. La joie est l’émotion que nous ressentons quand nous entrons en possession de bonnes choses. Mais si nous n’avons pas la paix, nous ne pouvons pas vraiment posséder quoi que ce soit. Sans la paix, il y a un conflit. Conflit, cela signifie que quelqu’un essaie de nous enlever les bonnes choses que nous possédons. L’agression engendre le trouble, l’instabilité, c’est-à-dire le contraire de la paix. Sans la paix il n’y a pas de joie. Le Christ est né pour nous donner la vraie joie, une joie durable, parce qu’il est venu pour établir une paix durable. Le Christ est Roi, tout-puissant, omniscient, et toute bonté. Quand quelqu’un devient son sujet, il ne doit plus rien craindre, car Dieu est son protecteur. Mais le Royaume du Christ n’est pas un royaume matériel, c’est un Royaume spirituel. Il n’est pas né dans un palais (ou un palace), il est né dans une étable…

 

La paix que le Christ apporte est intérieure, une paix spirituelle qui provient d’une conscience purifiée par son pardon, et d’un cœur qui sait que notre Père céleste nous aime. Personne ne peut enlever une conscience en paix ou la connaissance du fait que Dieu nous aime. Voilà la paix du Christ est durable, inviolable.

 

Cette paix intérieure peut aussi déborder et devenir une paix "politique", dès lors que suffisamment de personnes dans une communauté en sont remplis. Mais dans la perspective du Christ, cela est secondaire. Les royaumes terrestres et les conflits de ce monde passeront. Mais le Royaume du Christ, la communauté de ceux qui le suivent, l’Eglise, est pour toujours. Et donc, les anges n’hésitent pas à annoncer leur « bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple », car ils savent que Jésus Christ apporte vraiment une paix durable à quiconque lui permet d’être son Roi.

 

Benoît XVI écrit :

 

« Si personne ne m'écoute plus, Dieu m'écoute encore. Si je ne peux plus parler avec personne, si je ne peux plus invoquer personne – je peux toujours parler à Dieu. S'il n'y a plus personne qui peut m'aider – là où il s'agit d'une nécessité ou d'une attente qui dépasse la capacité humaine d'espérer, Lui peut m'aider. » (Spe salvi, 32)

 

Rien sur terre ne peut nous donner la paix intérieure et la joie que le Christ peut nous donner. Nous connaissons tous la belle histoire de Balthazar Picsou (Scrooge McDuck dans la version originale, elle-même basée sur "Un comte de Noël" de Charles Dickens). Scrooge était l’homme le plus riche de la ville. Il avait assez d’argent pour pouvoir acheter tout ce que le monde avait à offrir. Mais était-il heureux ? Etait-il en paix ? Pas du tout ! Il vivait constamment dans la crainte de perdre son argent. Il avait mis sa confiance dans l’argent, et donc il en accumulait tant qu’il pouvait. Il avait tout misé sur l’argent, et donc il était devenu misérable. Il ne pouvait pas apprécier ce qu’il possédait, parce qu’il avait peur de le perdre. Il ne voulait rien dépenser, parce qu’il avait peur de ne pas pouvoir récupérer la mise.

 

Tous les trésors matériels de ce monde sont comme ça. Que ce soit l’argent, une position sociale, la beauté, la réputation – tous ces trésors peuvent être perdus. Ils peuvent disparaître comme neige au soleil. Ils peuvent être volés ou cassés. Ils sont intrinsèquement passagers, et donc, si nous nous y attachons, quand nous y mettons notre confiance, nous devenons comme tonton Picsou – tendus, colériques, et hyper sensibles. En-dessous de la surface de la prospérité, nous devenons misérables.

 

Mais le Christ est notre trésor spirituel, et son Royaume est un Royaume spirituel, éternel. Le Christ s’est fait homme pour pouvoir devenir notre ami, une personne vivante dans notre vie, une présence vivante, spirituelle, qui ne nous laissera jamais tomber. Quand nous nous attachons à lui, quand nous comptons sur lui, marchant à sa suite, quand nous lui permettons d’être le Roi de notre vie, alors les soucis et les épreuves de ce monde ne peuvent pas nous enlever notre paix intérieure.

 

Scrooge McDuck a trouvé la paix intérieure et la joie quand, à l’exemple du Christ, il a partagé ses richesses avec ceux qui étaient dans le besoin, tout comme Jésus s’est donné à nous à Noël, pour être notre Sauveur.

 

Jésus ne veut pas seulement nous donner la joie de la paix véritable. Il nous montre aussi comment accepter le don de la grâce. Le plus grand obstacle à la grâce du Christ dans notre vie, c’est une idée, une fausse idée.

 

Notre monde moderne fait des progrès énormes dans les domaines de la science, de la technologie, des médias, de la médecine. Nous baignons dans une culture qui nous dit des centaines de fois par jour, dans la publicité, le cinéma, les médias, que nous pouvons avoir le ciel sur la terre. La possession d’une combinaison de tel et de tel produit, de tel article, nous vaudra une vie tranquille, agréable, à peu près sans peine. C’est un mensonge, mais nous le respirons comme l’air qui nous entoure, et nul  n’échappe à son influence.

 

C’est un mensonge car il relègue Jésus dans un compartiment, le compartiment religieux de notre vie, tandis que nous, nous demeurons au centre. Le mensonge consiste à nous promettre que le bonheur est au bout de nos efforts, à dimension humaine. C’est le même mensonge dont s’est servi le démon avec Adam et Eve au commencement de l’humanité.

 

Non ! Nous ne pouvons pas avoir le ciel sur la terre. Nous ne pouvons pas atteindre la joie et la paix profondes pour laquelle nous avons été créés à la force du poignet. Nous devons céder le siège du conducteur à Jésus. Le Roi, ce n’est pas nous, c’est lui. Et Jésus nous montre comment il est roi.

 

De même qu’il s’est dessaisi de sa gloire et des richesses célestes pour naître dans une étable obscure, nous devons nous dessaisir de nos désirs égoïstes et de nos petites priorités personnelles et passer notre vie à apporter le bonheur à tous ceux qui nous entourent. Croire en Jésus veut dire : le suivre, suivre ses commandements et son exemple.

 

Aujourd’hui nous allons réaffirmer notre foi en Jésus. Avec l’aide de sa grâce, engageons-nous aussi à sa suite.

Le Roi, ce n’est pas nous, c’est lui. Et Jésus nous montre comment il est roi.

Le Roi, ce n’est pas nous, c’est lui. Et Jésus nous montre comment il est roi.

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