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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Homélie 2 Avent A 2010 – Les catholiques sont appelés à être chrétiens

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

 

2-avent-A-ev-jpg

 

Le titre de cette homélie peut sembler quelque peu énigmatique, voire provocateur. Permettez-moi de préciser ma pensée.

 

Il y a deux manières de vivre notre foi catholique. Nous pouvons la vivre passivement ou personnellement. Si nous vivons notre foi de manière passive, nous sommes comme les Pharisiens et les Sadducéens qui étaient venus se faire baptiser par Jean dans le Jourdain. Ils étaient des personnages très en vue, religieusement et socialement parlant, en Israël. Ils comptaient, dirait-on aujourd’hui, parmi les membres les plus actifs de leur paroisse. Ils savaient ce qu’il convenait de faire quand ils allaient à l’église, ils connaissaient toutes les prières. Aux yeux des autres, ils apparaissaient comme des modèles de la religion. Ils se targuaient d’être les enfants d’Abraham. Bref, culturellement parlant, ils étaient de bons Juifs. Ils étaient issus de familles juives et observaient les coutumes juives.

 

Mais voilà qu’arrive Jean Baptiste. Il les avertit qu’être de culture juive n’est pas suffisant :

 

« Produisez donc un fruit qui exprime votre conversion,  et n'allez pas dire en vous-mêmes : 'Nous avons Abraham pour père' ; car, je vous le dis : avec les pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham. »

 

Leur religion était une religion de façade, illusoire, car sans conversion réelle.

 

Nous sommes constamment tentés de faire la même erreur. Nous sommes facilement victimes de la même illusion. Et le démon le sait très bien. Peu à peu, nous pouvons nous complaire en nous-mêmes parce que nous allons à la messe, que nous recevons les sacrements, que nous faisons partie de tel mouvement d’Eglise, parce que les autres nous considèrent comme de bons catholiques.

 

Mais la foi catholique, c’est beaucoup plus que cela. Etre catholique, c’est être "chrétien", c’est être un authentique disciple du Christ ; c’est cultiver des liens d’amitié avec Jésus, d’une amitié qui soit en même temps personnelle et ecclésiale, car de même qu’on n’honore pas le Dieu d’Abraham si on rejette le Christ, de même on n’honore pas le Christ si on rejette l’Eglise.

Une foi de façade ressemble à ces fleurs artificielles qui sont très bien faites, à tel point qu’on dirait qu’elles sont vraies, mais qui ne portent jamais de fruits. Jean Baptiste nous appelle aujourd’hui de la part du Seigneur à ne pas nous contenter des apparences, et à nous convertir en profondeur. C’est alors seulement que nous pourrons changer le monde. C’est si nous changeons d’abord nos cœurs. Quand nous mourrons, nous voudrions tous laisser derrière nous une famille, une commune, un pays, une paroisse plus beaux. Nous avons tous le désir de faire de notre vie quelque chose de durable. C’est un désir naturel, car c’est Dieu qui l’a mis dans nos cœurs. C’est pour cela que la description d’un monde nouveau que nous avons entendue dans la 1e lecture est si parlante :

 

« Le loup habitera avec l'agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira. La vache et l'ourse auront même pâturage, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage. Le nourrisson s'amusera sur le nid du cobra, sur le trou de la vipère l'enfant étendra la main. »

 

Aux Etats-Unis un jeune est entré dans un ordre religieux et a commencé une marche longue et difficile vers le sacerdoce. Avant d’entrer au séminaire, il a composé un petit mémoire dans lequel il décrit les raisons qui l’ont poussé à vouloir devenir prêtre :

 

"Une petite voix disait très doucement au fond de moi qu’il se pourrait que j’aie la vocation. Ma réponse initiale était un ‘non’ catégorique. Mais avec le temps, spécialement lors des attentats terroristes dans mon pays, je me suis mis à réfléchir beaucoup sur le vrai sens de la vie, sur ce qui valait vraiment la peine d’être vécu…"

 

Ce jeune, voyant les problèmes du monde, a ressenti le désir de faire quelque chose pour que ça change. Et la grâce de Dieu lui a montré ce que Dieu nous montre aujourd’hui : changer le monde d’une manière durable, cela signifie l’aider à correspondre à la volonté de Dieu qui est de tout réunir dans le Christ. C’est lui seul qui peut faire en sorte que le loup habite avec l’agneau. Et seuls les vrais chrétiens, et non pas les chrétiens pharisaïques, superficiels, peuvent rapprocher les autres du Christ.

 

Une manière de vivre notre foi en profondeur, c’est de cultiver une vertu qui est au cœur du Temps de l’Avent. Saint Paul met cette vertu en lumière dans la 2e lecture, tirée de la lettre aux Romains :

 

« … tout ce que les livres saints ont dit avant nous est écrit pour nous instruire, afin que nous possédions l’espérance grâce à la persévérance et au courage que donne l’Écriture. »

 

En d’autres mots, l’intervention de Dieu dans l’histoire du monde que nous méditons durant l’Avent devrait nous remplir d’un optimisme surnaturel, ce que saint Paul appelle l’espérance. L’espérance, c’est tout le contraire du découragement et du pessimisme. L’espérance, c’est la confiance que, quelles que soient les ténèbres qui nous entourent, la lumière du Christ ne s’éteindra jamais. Le démon a horreur de l’espérance. Ce qu’il aime, c’est le découragement, car le découragement engendre le cynisme et le désespoir. Le démon fait tout ce qu’il peut pour fixer notre attention sur les ténèbres, sur tout ce qui ne tourne pas rond en ce monde et dans notre entourage.

 

Le découragement, c’est le plus paralysant de tous les vices. Si nous cédons au découragement, notre foi devient comme morte, purement routinière. Alors, comment faire pour faire échec au démon, et pour se prémunir de la paralysie du cynisme et du découragement ? C’est très simple : en arrêtant de critiquer et de se plaindre. Il y a beaucoup de choses qui ne tournent pas rond dans le monde, dans l’Eglise, dans notre propre vie. Mais les critiques et les complaintes ne servent à rien, sinon à faire de nous des obsédés des ténèbres.

 

Pour faire partie de l’Eglise, il faut “entrer dans l’espérance”, comme le disait Jean Paul II, et Benoît XVI après lui, dans Spe salvi, nous devons apprendre à arrêter de nous plaindre pour commencer à faire quelque chose de constructif, en Eglise, car il n’y a pas de problèmes sans solution. C’est ainsi que pensent et que vivent les vrais chrétiens, en vrais disciples du Christ, dont la puissance et la sagesse sont sans limites.

 

http://www.wikio.fr

Lectures du 2° dimanche de l'Avent A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A
Livre d'Isaïe (Is 11, 1-10)

11
01  Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David,
un rejeton jaillira de ses racines.
02  Sur lui reposera l'esprit du Seigneur :
esprit de sagesse et de discernement,
esprit de conseil et de force,
esprit de connaissance et de crainte du Seigneur,
03  qui lui inspirera la crainte du Seigneur.
Il ne jugera pas d'après les apparences,
il ne tranchera pas d'après ce qu'il entend dire.
04  Il jugera les petits avec justice,
il tranchera avec droiture en faveur des pauvres du pays.
Comme un bâton, sa parole frappera le pays,
le souffle de ses lèvres fera mourir le méchant.
05  Justice est la ceinture de ses hanches ;
fidélité, le baudrier de ses reins.
06  Le loup habitera avec l'agneau,
le léopard se couchera près du chevreau,
le veau et le lionceau seront nourris ensemble,
un petit garçon les conduira.
07  La vache et l'ourse auront même pâturage,
leurs petits auront même gîte.
Le lion, comme le boeuf, mangera du fourrage.
08  Le nourrisson s'amusera sur le nid du cobra,
sur le trou de la vipère l'enfant étendra la main.
09  Il ne se fera plus rien de mauvais ni de corrompu
sur ma montagne sainte ;
car la connaissance du Seigneur remplira le pays
comme les eaux recouvrent le fond de la mer.
10  Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David,
sera dressée comme un étendard pour les peuples,
les nations la chercheront,
et la gloire sera sa demeure.
 


Psaume (Ps 71, 1-2, 7-8, 12-13, 17)

              
R/ Voici venir un jour sans fin de justice et de paix
01  Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
02  Qu'il gouverne ton peuple avec justice,
qu'il fasse droit aux malheureux !

07  En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu'à la fin des lunes !
08  Qu'il domine de la mer à la mer,
et du Fleuve jusqu'au bout de la terre !

12  Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
13  Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.

17  Que son nom dure toujours ;
sous le soleil, que subsiste son nom !
En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ;
que tous les pays le disent bienheureux !

 

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 15, 4-9)

15
04i  Frères, tout ce que les livres saints ont dit avant nous est écrit pour nous instruire, afin que nous possédions l’espérance grâce à la persévérance et au courage que donne l’Écriture.
05  Que le Dieu de la persévérance et du courage vous donne d'être d'accord entre vous selon l'esprit du Christ Jésus.
06  Ainsi, d'un même coeur, d'une même voix, vous rendrez gloire à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ.
07  Accueillez-vous donc les uns les autres comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu, vous qui étiez païens.
08  Si le Christ s'est fait le serviteur des Juifs, c'est en raison de la fidélité de Dieu, pour garantir les promesses faites à nos pères ; mais, je vous le déclare,
09  c'est en raison de la miséricorde de Dieu que les nations païennes peuvent lui rendre gloire ; comme le dit l'Écriture :
Je te louerai parmi les nations,
je chanterai ton nom.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 3, 1-12)

3
01  En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée :
02  « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. »
03  Jean est celui que désignait la parole transmise par le prophète Isaïe :
A travers le désert, une voix crie :
Préparez le chemin du Seigneur,
aplanissez sa route.

04  Jean portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
05  Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain venaient à lui,
06  et ils se faisaient baptiser par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés.
07  Voyant des pharisiens et des sadducéens venir en grand nombre à ce baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ?
08  Produisez donc un fruit qui exprime votre conversion,
09  et n'allez pas dire en vous-mêmes : 'Nous avons Abraham pour père' ; car, je vous le dis : avec les pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham.
10  Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu.
11  Moi, je vous baptise dans l'eau, pour vous amener à la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu ;
12  il tient la pelle à vanner dans sa main, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier. Quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s'éteint pas. »
 
Copyright AELF - 1980 - 2006 - Tous droits réservés




 

Un Avent différent - Homélie 1er dimanche de l'Avent A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

 

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Cet Avent est différent de tous les autres Avents que nous avons vécus tout au long de notre vie. Il est différent, parce que nous sommes différents. Au cours de cette dernière année nous avons changé. Nous avons vécu bien des événements en un an. C’était peut-être, une année de succès, de joies, de progrès, ou une année d’échecs et de péchés, ou encore une année de souffrances et d’épreuves. En tout cas, quels que soient les événements que nous avons pu vivre, ils nous ont affectés. Nous avons acquis de nouvelles expériences, de nouvelles connaissances, et, espérons-le, un peu plus de sagesse et un amour plus profond pour Dieu et notre prochain.

 

Quand, une fois encore, nous tournons les yeux vers l’Avent, vers les trois venues du Christ : sa première venue il y a 2000 ans ; sa dernière venue, le jour que nous ne connaissons pas ; et sa venue permanente, par sa grâce, sa providence, les sacrements – quand nous tournons notre regard vers ces trois venues du Christ, nous verrons quelque chose de nouveau, de différent.

 

Jésus Christ est Dieu, beauté, puissance, bonté et vérité infinies. Nous ne pourrons jamais le connaître totalement. Il est un trésor inépuisable de grandeur. Grâce à l’expérience de la vie que nous avons acquise au cours de cette année écoulée, nous sommes prêts maintenant pour découvrir des nouvelles facettes de ce trésor, de nouvelles dimensions de sagesse, de force et de joie.

 

La Providence divine nous a préparés tout au long de cette année écoulée, pour que nous puissions apprendre du nouveau sur Dieu et son projet de salut, des choses qu’il ne pouvait pas nous montrer avant, parce que nous n’étions pas prêts.

 

Les trois venues du Christ ont toutes le même but : restaurer et approfondir notre amitié avec Dieu. Jésus n’a de cesse d’approfondir notre amitié avec lui durant ces semaines à venir.

 

Une des choses que vous avez certainement déjà remarquées quand vous voyagez, c’est que les habitudes engendrent l’indifférence. Quand nous visitons une ville comme Paris, par exemple, comme touriste ou comme pèlerin, nous sommes touchés par la beauté des anciennes églises, monuments, œuvres d’art. On a tendance à penser que les Parisiens connaissent et apprécient ces trésors qui les entourent encore davantage que nous, puisqu’ils ils sont à leur porte. En fait, si vous leur posez la question, vous vous apercevez bien vite que, souvent, vous qui avez passé quelques jours en tant que touriste ou pèlerin, vous en savez plus que ceux qui habitent sur place ! Quel dommage ! Ceux qui ont le plus d’opportunités pour profiter de ces trésors les ignorent souvent totalement !

 

La même chose peut nous arriver à nous, non seulement en tant que Martiniquais, mais en tant que catholiques, dans un sens spirituel. Nous pouvons nous habituer aux vérités révélées et aux œuvres de Dieu à tel point que nous oublions combien elles sont admirables, merveilleuses, étonnantes. On dit souvent que les convertis de fraîche date sont les catholiques les plus fervents, justement parce qu’ils voient la beauté et la valeur de notre foi avec un regard neuf.

 

L’Avent, c’est l’Eglise qui nous invite à rafraîchir notre manière de voir les merveilles que Dieu a faites, qu’il fait et qu’il fera.

 

Nous tous qui sommes ici aujourd’hui, nous croyons que Dieu a des nouvelles choses à nous montrer durant cet Avent, qu’il a de nouvelles énergies à nous accorder, une nouvelle sagesse à nous enseigner. Sinon, à quoi bon être ici ?

 

Mais en même temps, nous sommes bien placés pour savoir comment nous sommes. Nous savons que, par le passé, nos temps de l’Avent n’ont pas été aussi enrichissants qu’ils auraient dû l’être. Que pouvons-nous faire pour que cet Avent soit différent, pour qu’il réponde aux attentes de Dieu ? Dieu fera sa part, mais comment faire la nôtre ?

 

Notre part consiste à faire deux choses. D’abord, nous devons renouveler notre engagement à passer du temps chaque jour avec Jésus pour prier. Cela peut être très simple, ne fût-ce que dix ou quinze minutes pour lire un bon livre, ou pour méditer un passage de la Bible. Si nous ne prenons même pas ce temps très court pour être uniquement avec Dieu, il sera pratiquement impossible de l’entendre parler à notre cœur.

 

Ensuite, nous devons partager notre foi. La meilleure façon de rafraîchir notre conscience de tout ce que Dieu a fait dans l’histoire du monde et de notre vie, c’est de le partager avec d’autres. Tant de nos voisins, de nos collègues, de membres de notre famille sont éloignés du Christ ! Leur vie est dépourvue de l’espérance et du sens que le Christ seul peut donner. Durant cet Avent, nous devrions être les messagers de Dieu, tout comme les anges ont été les messagers de Dieu pour les bergers la première nuit de Noël, pour leur la Bonne Nouvelle avec nos paroles et notre souci actif des autres.

 

Dans quelques instants, Jésus va une nouvelle fois se donner à nous dans la Sainte Communion. Promettons-lui alors de suivre son exemple avec courage en le donnant aux autres durant ce temps de l’Avent.

 

 


Et toujours d'actualité : mon homélie de 2007 - Laisons-nous plonger dans le bain de l'espérance

 

 

L’Avent, c’est l’Eglise qui nous invite à rafraîchir notre manière de voir les merveilles que Dieu a faites, qu’il fait et qu’il fera.

L’Avent, c’est l’Eglise qui nous invite à rafraîchir notre manière de voir les merveilles que Dieu a faites, qu’il fait et qu’il fera.

Lectures du 1° dimanche de l'Avent A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A

1ère lecture : Le Seigneur rassemble toutes les nations dans la paix éternelle du royaume de Dieu (Is 2, 1-5)

 

Lecture du livre du prophète Isaïe

    Parole d’Isaïe,
– ce qu’il a vu au sujet de Juda et de Jérusalem.


    Il arrivera dans les derniers jours
que la montagne de la maison du Seigneur
se tiendra plus haut que les monts,
s’élèvera au-dessus des collines.
Vers elle afflueront toutes les nations
    et viendront des peuples nombreux.
Ils diront : « Venez !
montons à la montagne du Seigneur,
à la maison du Dieu de Jacob !
Qu’il nous enseigne ses chemins,
et nous irons par ses sentiers. »
Oui, la loi sortira de Sion,
et de Jérusalem, la parole du Seigneur.


    Il sera juge entre les nations
et l’arbitre de peuples nombreux.
De leurs épées, ils forgeront des socs,
et de leurs lances, des faucilles.
Jamais nation contre nation
ne lèvera l’épée ;
ils n’apprendront plus la guerre.


    Venez, maison de Jacob !
Marchons à la lumière du Seigneur.


    – Parole du Seigneur.

 

 

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Psaume : Ps 121 (122), 1-2, 3-4ab, 4cd-5, 6-7, 8-9

 

R/ Dans la joie, nous irons
à la maison du Seigneur.

(cf. Ps 121, 1)

 

Quelle joie quand on m’a dit :
« Nous irons à la maison du Seigneur ! »
Maintenant notre marche prend fin
devant tes portes, Jérusalem !

 

Jérusalem, te voici dans tes murs :
ville où tout ensemble ne fait qu’un !
C’est là que montent les tribus,
les tribus du Seigneur.

 

C’est là qu’Israël doit rendre grâce
au nom du Seigneur.
C’est là le siège du droit,
le siège de la maison de David.

 

Appelez le bonheur sur Jérusalem :
« Paix à ceux qui t’aiment !
Que la paix règne dans tes murs,
le bonheur dans tes palais ! »

 

À cause de mes frères et de mes proches,
je dirai : « Paix sur toi ! »
À cause de la maison du Seigneur notre Dieu,
je désire ton bien.

 


Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 13, 11-14)

13

11i  Frères, vous le savez : c’est le moment, l’heure est venue de sortir de votre sommeil.
Car le salut est plus près de nous maintenant qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants.
12  La nuit est bientôt finie, le jour est tout proche. Rejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la lumière.
13  Conduisons-nous honnêtement, comme on le fait en plein jour, sans ripailles ni beuveries, sans orgies ni débauches, sans dispute ni jalousie,
14  mais revêtez le Seigneur Jésus Christ ; ne vous abandonnez pas aux préoccupations de la chair pour satisfaire ses tendances égoïstes.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 24, 37-44)
 
 
1-Avent-A-ev.jpg


24
37i  Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « L’avènement du Fils de l’homme ressemblera à ce qui s’est passé à l’époque de Noé.
38  A cette époque, avant le déluge, on mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche.
39  Les gens ne se sont doutés de rien, jusqu'au déluge qui les a tous engloutis : tel sera aussi l'avènement du Fils de l'homme.
40  Deux hommes seront aux champs : l'un est pris, l'autre laissé.
41  Deux femmes seront au moulin : l'une est prise, l'autre laissée.
42  Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra.
43  Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
44  Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra.
 
Copyright AELF - 1980 - 2006 - Tous droits réservés

Homélie 34 T.O.C. 2007: En un mot: tout ! - Christ Roi de l'Univers (Lc 23, 35-43)

dominicanus #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)


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   Comme je vous l'avais déjà rappelé l'année dernière la solennité du Christ Roi, qui termine l'année liturgique, a été instituée par le Pape Pie XI, pour affirmer la souveraine autorité du Christ sur les hommes et les institutions. Pie XI l'avait fixée au dimanche qui précède la Toussaint. Mais Paul VI l'a transférée au dernier dimanche de l'année liturgique pour mettre l'accent sur le caractère cosmique et eschatologique de la royauté du Christ.

Cette dimension cosmique et eschatologique est magnifiquement exprimée par saint Paul (cf. 2° lect.), d'abord dans l'ordre de la rédemption :

Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres, il nous a fait entrer dans le royaume de son Fils bien-aimé,
par qui nous sommes rachetés et par qui nos péchés sont pardonnés.

Et plus loin :
Il a voulu tout réconcilier par lui et pour lui,
sur la terre et dans les cieux,
en faisant la paix par le sang de sa croix.

Cet aspect trouve un écho dans la préface de la solennité :
Tu as consacré Prêtre éternel et Roi de l'univers ton Fils unique, Jésus Christ, notre Seigneur, afin qu'il s'offre lui-même sur l'autel de la Croix en victime pure et pacifique, pour accomplir les mystères de notre rédemption.

Saint Paul chante aussi la royauté du Christ dans l'ordre de la création :
c'est en lui que tout a été créé
dans les cieux et sur la terre,
les êtres visibles
et les puissances invisibles :
tout est créé par lui et pour lui.

En lui ... par lui et pour lui : cela évoque la conclusion de la prière eucharistique, la doxologie finale, où le célébrant dit (ou chante) :
Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puisssant, dans l'unité du Saint Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.
Et l'assemblée répond :
Amen !

    Chaque eucharistie est ainsi une célébration du Christ Roi en tant qu'auteur souverain de la rédemption et de la création. Elle actualise cette royauté, en la rendant accessible à tous. Ne pas être fidèle à l'eucharistie dominicale, cela revient à ne pas accepter et à rejeter la royauté du Christ ! Car celui qui est notre Roi, celui qui est le Roi de l'univers, ce n'est pas un roi lointain ou absent ; c'est un roi qui s'est fait chair et qui est venu camper parmi nous (cf. Jn 1, 14) ; en nous voyant il nous dit : "Aujourd'hui il faut que j'aille demeurer chez toi !" (Lc 19, 5) ; il est venu marcher sur nos chemins afin que nous lui demandions de rester avec nous (cf. Lc 24, 29).

    Encore faut-il, quand nous le célébrons, que nous ne l'honorions pas des lèvres seulement, mais de tout notre coeur (cf. Is 29, 13 ; Mc 7, 6). Considérer la participation (ou "l'assistance" !) à la messe du dimanche comme une manière de se débarrasser du bon Dieu
pour le reste de la semaine, ainsi que le disait le curé d'Ars à ses paroissiens, c'est de l'hypocrisie. L'hypocrisie n'honore pas Dieu, et elle ne sauve personne. Les chrétiens, c'est comme les automobilistes :  s'ils sont seulement "du dimanche", ils ne savent pas conduire, ils ne savent pas SE conduire.

    Entrer dans une église et faire une profonde génuflexion (que beaucoup ne font même plus), ça n'est pas quelque chose d'anodin, vous voyez ! C'est reconnaître que celui qui est là dans le tabernacle est notre roi et vouloir se soumettre à lui. Quand nous faisons cette génuflexion nous exprimons par l'attitude de notre corps que nous nous engageons à faire sa volonté et à vivre selon ses commandements avec tout l'amour de notre pauvre coeur et à chaque instant de notre vie.

    Venir à la messe, ce n'est pas s'engager envers le Christ pendant une heure, une heure et demie ou deux heures et demie (ça dépend de l'endroit) et parce qu'on est "obligé". Non ! c'est s'engager envers lui pendant toute la semaine, pendant toute notre vie et de tout notre coeur, parce qu'il est celui qui nous a sauvés, celui qui nous a pardonné, celui "de qui nous tenons la vie, la croissance et l'être" (6° préface des dimanches), c'est-à-dire tout.

    Tout ... Voilà le mot clé, le mot de passe, en quelque sorte, pour entrer dans le Royaume du Christ. Un bon petit exercice que vous pouvez tous faire aujourd'hui, chez vous, en famille, pourquoi pas, c'est de reprendre d'abord la deuxième lecture et de regarder combien de fois ce mot "tout" revient. Ensuite, vous pouvez aller plus loin en essayant de repérer dans les textes de la bible et de la messe d'aujourd'hui et de la liturgie dans son ensemble d'autres exemples où ce mot est utilisé par rapport à Dieu, au Christ, et à nous.

    Tout, c'est le mot qui dit tout ! C'est tout l'ordre de la rédemption. C'est tout l'ordre de la création. Jésus est le Roi de tous les hommes de tout âge, de toute race, de tous les pays. Il est le roi de tout l'homme, corps et âme. Il est le roi, non seulement des hommes, mais de l'univers, c'est-à-dire du monde minéral, végétal, animal ... Voyez comment cela s'exprime dans la liturgie : les pierres, les fleurs ... Il y a des églises où le chien du curé est couché près de l'autel pendant toute la messe. Chez nous le monde animal est représenté seulement par les moustiques. Chacun ses goûts ! Il est le roi de l'univers. Y-a-t-il d'autres planètes où il y a une forme de vie que la terre ? L'Église ne l'exclut pas. Mais si c'est le cas, nous savons déjà que le Christ en est le roi !

    Voyez aussi comment la liturgie implique tout notre corps. Je vous ai parlé de la génuflexion. Il y a la position assise et debout. À certaines occasions, il y a même la position couchée, le vendredi saint, et au moment de la litanie des saints pour les ordinations.

    La liturgie parle à nos cinq sens : la vue et l'ouïe, le toucher et l'odorat, le goût. Tout cela, c'est la royauté universelle du Christ.

    Dans le temps aussi, la royauté du Christ s'étend à toutes les époques de l'univers, à toutes les périodes de notre vie aussi. Il y en a qui disent : Oui, je veux bien, mais pas tout ... de suite. Et ils se réclament de l'exemple du bon larron de l'évangile. Jésus, disent-ils, est miséricordieux. On aura toujours le temps de s'arranger avec lui. Pour l'instant, profitons de la vie ! Cela aussi est de l'hypocrisie. S'ils croient que Jésus est si bon, pourquoi continuent-ils d'enfoncer des clous dans sa chair par leur vie de péché ?

    Ce qu'ils oublient, c'est que le bon larron n'a rencontré son roi qu'à la fin de sa vie, au moment de mourir. Nous, nous l'avons rencontré depuis quand ? - Depuis notre baptême ! Très bien. C'est le jour de notre baptême que Dieu "nous a arrachés au pouvoir des ténèbres" et qu'il "nous a fait entrer dans le royaume de son Fils bien-aimé" (2° lect.). Ce qu'ils oublient aussi, c'est que pendant le temps qui lui restait à vivre, le bon larron a reconnu ses péchés, supporté sa souffrance et défendu le Christ contre les moqueries de son compagnon de ténèbres. Alors faisons-en autant.

    Est-ce que vous vous souvenez de ce que nous avons demandé au Seigneur dimanche dernier dans la prière d'ouverture de la messe ?


 
Accorde-nous, Seigneur, de trouver notre joie dans notre fidélité:
Car c'est un bonheur durable et profond de servir constamment le créateur de tout bien.

Et le jour de la Présentation de la Vierge Marie :
 
Puisque nous célébrons la mémoire de la très sainte Vierge Marie,
Accorde-nous, Seigneur, par son intercession, le bonheur de vivre dès maintenant en ta présence et d'avoir part un jour à la plénitude de ta grâce.

Et aujourd'hui :
 
Dieu éternel, tu as voulu fonder toutes choses en ton Fils bien-aimé, le Roi de l'univers;
Fais que toute la création, libérée de la servitude, reconnaisse ta puissance et te glorifie sans fin.
   
    Vous voyez, ces prières-là, nous ne pouvons pas les réciter du bout des lèvres. Cela n'aurait aucun sens.

 

Pour lire l'homélie de l'année dernière :

SOLENNITÉ DU CHRIST ROI DE L'UNIVERS: DE L'APOSTASIE AU TÉMOIGNAGE (Jn 18, 33-37)


 

 

Le bon larron a reconnu ses péchés, supporté sa souffrance et défendu le Christ contre les moqueries de son compagnon de ténèbres.

Le bon larron a reconnu ses péchés, supporté sa souffrance et défendu le Christ contre les moqueries de son compagnon de ténèbres.

Lectures du 34° dimanche du temps ordinaire C - Christ Roi de l'Univers

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

Deuxième livre de Samuel (2S 5, 1-3)

5

01  Toutes les tribus d'Israël vinrent trouver David à Hébron et lui dirent : « Nous sommes du même sang que toi !
02  Dans le passé déjà, quand Saül était notre roi, tu dirigeais les mouvements de l'armée d'Israël, et le Seigneur t'a dit : 'Tu seras le pasteur d'Israël mon peuple, tu seras le chef d'Israël.' »
03  C'est ainsi que tous les anciens d'Israël vinrent trouver le roi à Hébron. Le roi David fit alliance avec eux, à Hébron, devant le Seigneur. Ils donnèrent l'onction à David pour le faire roi sur Israël.


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Psaume (Ps 121, 1-2, 3-4, 5-6a.7a)

            
R/ Ton règne, Seigneur, est un règne de paix

01  Quelle joie quand on m'a dit :
« Nous irons à la maison du Seigneur ! »
02  Maintenant notre marche prend fin
devant tes portes, Jérusalem !

03  Jérusalem, te voici dans tes murs :
ville où tout ensemble ne fait qu'un!
04  C'est là que montent les tribus,
les tribus du Seigneur, *
là qu'Israël doit rendre grâce
au nom du Seigneur.

05  C'est là le siège du droit, *
le siège de la maison de David.
6a  Appelez le bonheur sur Jérusalem
7a  Que la paix règne dans tes murs

 


Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens (Col 1, 12-20)

1

 

12i  Frères, rendez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part, dans la lumière,à l’héritage du peuple saint.
13  Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres, il nous a fait entrer dans le royaume de son Fils bien-aimé,
14  par qui nous sommes rachetés et par qui nos péchés sont pardonnés.
15  Il est l'image du Dieu invisible,
le premier-né par rapport à toute créature,
16  car c'est en lui que tout a été créé
dans les cieux et sur la terre,
les êtres visibles
et les puissances invisibles :
tout est créé par lui et pour lui.
17  Il est avant tous les êtres,
et tout subsiste en lui.
18  Il est aussi la tête du corps,
c'est-à-dire de l'Église.
Il est le commencement,
le premier-né d'entre les morts,
puisqu'il devait avoir en tout la primauté.
19  Car Dieu a voulu que dans le Christ
toute chose ait son accomplissement total.
20  Il a voulu tout réconcilier par lui et pour lui,
sur la terre et dans les cieux,
en faisant la paix par le sang de sa croix.

 

 


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 23, 35-43)

23

 

 

35i  On venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à regarder. Les chefs ricanaient en disant : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
36  Les soldats aussi se moquaient de lui. S'approchant pour lui donner de la boisson vinaigrée,
37  ils lui disaient : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! »
38  Une inscription était placée au-dessus de sa tête : « Celui-ci est le roi des Juifs. »
39  L'un des malfaiteurs suspendus à la croix l'injuriait : « N'es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même, et nous avec ! »
40  Mais l'autre lui fit de vifs reproches : « Tu n'as donc aucune crainte de Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
41  Et puis, pour nous, c'est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n'a rien fait de mal. »
42  Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. »
43  Jésus lui répondit : « Amen, je te le déclare : aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

 

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Les trois confidences de Jésus à propos de l’avenir - Homélie 33° dimanche du Temps Ordinaire C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)

 

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L’Eglise nous rappelle aujourd’hui la signification de cette petite phrase du Credo que nous professons solennellement dans le Symbole des Apôtres : "Il (Jésus) viendra juger les vivants et les morts". C’est l’heure à laquelle toutes les injustices de l’histoire des hommes seront rectifiées une fois pour toutes. Ceux qui ont refusé l’amitié du Christ et qui ont méprisé ou abusé de leur prochain ne trouveront pas de place dans le monde de la rédemption qu’ils ont fui. Ceux qui auront porté leur croix avec le Christ seront guéris de toutes leurs blessures et ils recevront la plénitude de la vie.

 

Mais les Apôtres voulaient aussi savoir le jour et l’heure. Ils demandent :

 

« Maître, quand cela arrivera-t-il ? »

 

Ils étaient curieux, tout comme nous. Jésus ne répond pas directement. Mais il donne la trame des événements qui se répéteront tout au long de la période finale de l’histoire humaine, l’âge de l’Eglise. C’est ainsi qu’il indique les trois points critiques qui concernent l’avenir.

  1. Il reviendra dans la gloire pour parachever le Royaume éternel qu’il a fondé par l’Eglise.
  2. En attendant, il envoie ses disciples – les Apôtres et les chrétiens de tous les âges – pour inviter tous les hommes au festin du Royaume.
  3. Bien que cette mission rencontrera bien des obstacles et des oppositions, et occasionnera beaucoup de souffrances et d’humiliations, il continuera de travailler dans et par ses disciples fidèles avec la puissance du Saint Esprit.

Voilà les confidences que fait le Seigneur de la vie et de l’histoire à ses fidèles disciples. Voilà exactement ce que nous avons besoin de savoir à propos de l’avenir. Cela suffit pour que nous puissions affronter les inévitables épreuves de la vie avec confiance et avec joie, en restant attentifs à ce qui est vraiment important : suivre le Christ et aider les autres à le suivre.

 

Dans les cultures préchrétiennes et non chrétiennes, on peut remarquer un vif intérêt et une grande angoisse pour tout ce qui concerne l’avenir. C’est tout à fait normal. Nous avons été créés pour la vie éternelle en communion avec Dieu. Le péché originel nous a coupés de cette vie. Mais notre désir profond est toujours là. Il se manifeste dans tous les efforts que nous faisons pour soulever le voile de la mort et du temps.

 

Malheureusement, le démon essaie souvent de corrompre cette curiosité, en suscitant un désir malsain de prévoir et de contrôler l’avenir. En fait, l’intérêt croissant pour toutes les pratiques qui relèvent de l’occulte et de la superstition et qui s’accompagnent de fausses promesses d’une connaissance cachée et d’une maîtrise de l’avenir, constitue un des signes qui témoignent d’une déchristianisation de notre société actuelle. Des librairies respectées proposent à la vente tout une littérature sur le tarot, des prophéties célestes, le spiritisme, le Wicca, le Magick, le néo-paganisme et autres techniques pour un "contrôle cosmique". Ces pratiques sont considérées maintenant comme étant socialement acceptables, voire même populaires, y compris par un certain nombre de catholiques.

 

Or, Jésus nous a déjà dit tout ce que nous avons besoin de savoir concernant l’avenir. Il nous a enseigné tout ce qu’il faut savoir pour pouvoir influencer notre avenir. Faire des pactes avec des puissances occultes pour en savoir plus équivaut à gifler le Seigneur. C’est une offense contre le premier commandement, qui nous prescrit d’aimer le Dieu un et unique de tout notre cœur, et de lui accorder toute notre confiance.

 

Sans doute que la révélation du Christ n’apparaît pas toujours de manière aussi "tape à l’œil" que les mensonges du démon. Sans doute que suivre le Seigneur demande plus de maîtrise de soi et exige moins de complaisance envers soi-même. Mais au bout du compte, le Christ apporte la vie, et le démon la mort.

 

Il y a un danger qui vient de la connaissance même de ce que le Christ nous a enseigné concernant l’avenir. Les chrétiens de Thessalonique - ceux à qui saint Paul adresse la lettre dont nous avons entendu un extrait dans la deuxième lecture – ont été les premiers d’une longue liste de chrétiens tout au long de l’histoire de l’Eglise, qui ont été menacés par ce danger. Ils croyaient fermement dans la seconde venue du Christ. Ils étaient persuadés que cette venue pourrait avoir lieu n’importe quel jour. Le résultat, c’est que certains ont commencé à être paresseux. Ils ont négligé leurs responsabilités familiales, sociales et spirituelles. Ils se disaient : "Si Jésus vient bientôt, à quoi bon se fatiguer pour gagner sa vie, pour promouvoir une société plus juste et pour annoncer l’évangile ? De toute manière, bientôt ce sera le dernier jour."

 

Dans la deuxième lecture, saint Paul corrige cette interprétation erronée. Il dit à ces gens-là de se mettre au travail et de cesser de semer le désordre. Nous sommes exposés, nous aussi, à une tentation similaire. Nous pouvons abuser de notre connaissance privilégiée de l’amour de Dieu et de ses projets pour l’avenir en nous en servant comme une excuse pour être paresseux. Au lieu de nous acquitter de notre mission de rendre témoignage dans le monde par une foi authentique et vécue, nous nous disons que Dieu est miséricordieux et qu’il aura pitié de tout le monde. Au lieu de nous efforcer de combattre et de vaincre le péché en suivant le Christ, nous nous persuadons que Dieu nous pardonnera bien. Au lieu de faire fructifier au maximum les talents que nous avons reçus pour en faire bénéficier l’Eglise et toute la société, nous les détournons de leur but pour construire chacun son petit royaume égoïste et confortable.

 

Jésus nous a fait connaître l’avenir, non pas pour nous fournir une excuse pour notre paresse, mais afin de nous stimuler et nous encourager pour promouvoir ce qui est vrai et bon avec toutes les ressources de notre amour. Alors, aujourd’hui, en renouvelant notre profession de foi dans le Royaume qui vient, renouvelons aussi notre engagement à l’édifier avec le secours de l'Esprit Saint.

 

« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »

« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »

Lectures du 33° dimanche du temps ordinaire C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C
Livre de Malachie (Ml 3, 19-20)

3
19  Voici que vient le jour du Seigneur, brûlant comme une fournaise. Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l'impiété, seront de la paille. Le jour qui vient les consumera, déclare le Seigneur de l'univers, il ne leur laissera ni racine ni branche.
20  Mais pour vous qui craignez mon Nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement.
 
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Psaume (Ps 97, 5-6, 7-8, 9)

               
R/ Il vient, le Seigneur, gouverner le monde avec justice
05  jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
06  au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !

07  Que résonnent la mer et sa richesse,
le monde et tous ses habitants ;
08  que les fleuves battent des mains,
que les montagnes chantent leur joie,

09  à la face du Seigneur, car il vient
pour gouverner la terre, *
pour gouverner le monde avec justice
et les peuples avec droiture !

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens (2Th 3, 7-12)

3
07i  Frères, vous savez bien, vous, ce qu’il faut faire pour nous imiter. Nous n’avons pas vécu parmi vous dans l’oisiveté ;
08  et le pain que nous avons mangé, nous n'avons demandé à personne de nous en faire cadeau. Au contraire, dans la fatigue et la peine, nuit et jour, nous avons travaillé pour n'être à la charge d'aucun d'entre vous.
09  Bien sûr, nous en aurions le droit ; mais nous avons voulu être pour vous un modèle à imiter.
10  Et quand nous étions chez vous, nous vous donnions cette consigne : si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus.
11  Or, nous apprenons que certains parmi vous vivent dans l'oisiveté, affairés sans rien faire.
12  A ceux-là, nous adressons dans le Seigneur Jésus Christ cet ordre et cet appel : qu'ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu'ils auront gagné.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 21, 5-19)
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21
05i  Certains disciples de Jésus parlaient du Temple, admirant la beauté des pierres et les dons des fidèles. Jésus leur dit:
06  « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »
07  Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe que cela va se réaliser ? »
08  Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom en disant : 'C'est moi', ou encore : 'Le moment est tout proche.' Ne marchez pas derrière eux !
09  Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas : il faut que cela arrive d'abord, mais ce ne sera pas tout de suite la fin. »
10  Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume.
11  Il y aura de grands tremblements de terre, et çà et là des épidémies de peste et des famines ; des faits terrifiants surviendront, et de grands signes dans le ciel.
12  Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon Nom.
13  Ce sera pour vous l'occasion de rendre témoignage.
14  Mettez-vous dans la tête que vous n'avez pas à vous soucier de votre défense.
15  Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction.
16  Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d'entre vous.
17  Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom.
18  Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
19  C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie.


 
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Le danger de se faire un dieu à son image - Homélie 32 TOC

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)
Notre Dieu est-il le dieu des morts ou le Dieu des vivants?

Notre Dieu est-il le dieu des morts ou le Dieu des vivants?

Les Sadducéens étaient, politiquement parlant, la classe dirigeante en Israël. Dans le domaine religieux, ils étaient beaucoup moins stricts que les Pharisiens. Ils collaboraient aussi avec les autorités romaines, qui en avaient fait des gens riches et très influents. Leurs contacts fréquents avec la société romaine (païenne) avait fini par contaminer leur foi, affectant leur représentation de Dieu. C’est ainsi qu’ils ne croyaient pas à la résurrection. Ils se représentaient le ciel d’une manière trop humaine. Ils prêtaient à Dieu des restrictions humaines. Or, le ciel est une réalité d’un tout autre ordre que la terre. Dieu, lui, est infiniment plus sage, plus puissant, plus créateur que l’homme le plus génial qui soit. C’est ce que Jésus nous rappelle.

 

Il indique que Dieu est transcendant, et que, donc, les limites humaines de temps et d’espace ne s’appliquent pas à lui. Il indique que quand nous irons au ciel, nous aurons part à cette transcendance plus pleinement que tant que nous sommes sur cette terre.

 

Nous ressemblons aux Sadducéens. Le monde dans lequel nous vivons est marqué par des influences non chrétiennes qui risquent de contaminer notre foi. C’est pour cette raison que nombre de catholiques sont devenus ces dernières années des catholiques "de bistrot". Nous admettons les enseignements de l’Eglise qui s’accordent avec la mentalité de notre époque, comme, par exemple, l’importance de se mettre au service des pauvres et d'accueillir les immigrants. Mais nous avons beaucoup plus de peine à accepter les enseignements qui sont à contre-courant de cette mentalité, notamment ceux qui concernent le domaine de la morale sexuelle. Quand nous faisons un tri dans ces enseignements, nous commettons la même erreur que les Sadducéens : nous ne permettons pas à Dieu d’être Dieu. Nous le rabaissons à notre niveau. Ce faisant, nous passons à côté des choses plus grandes que Dieu veut nous donner, les seules qui puissent assouvir les désirs les plus intimes de notre cœur.

 

Vous avez peut-être déjà eu l’occasion d’entendre cette histoire. Un groupe de chrétiens marchent ensemble, dans la même direction dans un paysage austère, en route vers le ciel. Ils portent tous une lourde croix en bois, comme celle que portait Jésus. Tous sont courbés sous le poids du fardeau qu’ils portent. Ca n’a pas l’air d’être très confortable… Voilà que l’un d’eux s’arrête, dépose sa croix et fait à Dieu cette prière : "Seigneur, je veux te suivre, mais cette croix est vraiment trop lourde. Je t’en prie, allège-là." N’entendant aucune réponse, il prend une scie et raccourcit sa croix d’une trentaine de centimètres. Puis il reprend la route avec sa croix allégée. Mais il la trouve encore trop inconfortable. Il s’arrête de nouveau pour faire une prière : "Seigneur, tu sais que je t’aime, mais je ne suis pas assez fort pour porter cette croix. Elle est vraiment trop lourde !" De nouveau, il prend sa scie et enlève encore soixante centimètres. Puis, tout content, il reprend son chemin. Soudain, il arrive au bord d’un ravin. Un profond abîme sépare les deux côtés du ravin, et il ne sait pas comment faire pour continuer la route qui conduit au ciel. Alors il regarde pour vois comment font les autres, et il voit qu’ils mettent leur croix au-dessus du précipice pour s’en servir comme d’un pont pour arriver de l’autre côté. Voulant les imiter il couche sa croix, mais il s’aperçoit avec horreur que celle-ci n’est pas assez longue. Il manque quatre-vingt-dix centimètres. En faisant une croix à sa mesure, il s’était coupé de Dieu, exactement comme les Sadducéens.

 

Une des raisons pour lesquelles beaucoup de nos frères et sœurs catholiques ne sont pas avec nous à la messe aujourd’hui, est qu’ils sont tombés dans le piège de Sadducéens. Ils se sont fabriqué un dieu à leur mesure. Par conséquent, ils sont satisfaits de leur relation avec Dieu, tant qu’ils ne sont pas des assassins ou des terroristes. Ils se contentent de choisir au buffet des enseignements de l’Eglise catholique ceux qui leur plaisent, un petit morceau de sagesse par ici, une petite gorgée par là, mais sans jamais s’engager envers le Christ. Ils ont complètement oublié qu’ils s’insèrent dans une perspective beaucoup plus large, et que Dieu veut leur donner tellement plus : la vie éternelle.

 

Comment pouvons-nous les aider ? Premièrement, nous devrions prier pour eux. Le fait que, dans cette église, il y a trois fois plus de monde pour la Toussaint ou pour Noël que maintenant, cela devrait nous interpeller, car cela veut dire que ces frères et ces sœurs qui sont là à Noël, mais pas les autres dimanches se sont laissé séduire par un monde anti-chrétien, et qu’ils ont mis leur amitié avec Jésus à la seconde place. Nous devrions tous prier pour que Dieu les ramène à la maison.

 

Deuxièmement, nous devons nous efforcer de comprendre toujours mieux les enseignements de l’Eglise, surtout ceux que le monde rejette. Mieux nous les comprendrons, et mieux nous serons capables d’aider les autres à les comprendre pour les aider à sortir de leur torpeur sadducéenne.

 

Enfin, nous pouvons les inviter. Les inviter à la messe et/ou à la confession, peut-être. Le début de l’Avent, dans tout juste quelques semaines, serait une occasion favorable, ou la fête patronale de notre paroisse, par exemple. Qui pourra dire le nombre de gens qui arrêteront de se faire un dieu à leur image pour peu que nous les aidions à prendre la pleine mesure de sa sagesse et de son amour ? Aujourd’hui, promettons donc à Dieu de tenter l’expérience.

Lectures 32° dimanche du Temps Ordinaire C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

 

Deuxième livre des Martyrs d'Israël (2M 7, 1-2.9-14)

 

7

 

01 Sept frères avaient été arrêtés avec leur mère. A coups de fouet et de nerf de boeuf, le roi Antiochus voulut les contraindre à manger du porc, viande interdite.

02 L'un d'eux déclara au nom de tous : « Que cherches-tu à savoir de nous ? Nous sommes prêts à mourir plutôt que de transgresser les lois de nos pères. »

09 Le deuxième frère lui dit, au moment de rendre le dernier soupir : « Tu es un scélérat, toi qui nous arraches à cette vie présente, mais puisque nous mourons par fidélité à ses lois, le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. »

10 Après celui-là, le troisième fut mis à la torture. Il tendit la langue aussitôt qu'on le lui ordonna, et il présenta les mains avec intrépidité,

11 en déclarant avec noblesse : « C'est du Ciel que je tiens ces membres, mais à cause de sa Loi je les méprise, et c'est par lui que j'espère les retrouver. »

12 Le roi et sa suite furent frappés du courage de ce jeune homme qui comptait pour rien les souffrances.

13 Lorsque celui-ci fut mort, le quatrième frère fut soumis aux mêmes tortures.

14 Sur le point d'expirer, il parla ainsi : « Mieux vaut mourir par la main des hommes, quand on attend la résurrection promise par Dieu, tandis que toi, tu ne connaîtras pas la résurrection pour la vie éternelle. »

 

 

 

Psaume (Ps 16, 1.3ab, 5-6, 8.15)

 

 

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R/ Le jour viendra, Seigneur, où je m'éveillerai en ta présence

 

01 Seigneur, écoute la justice ! +

Entends ma plainte, accueille ma prière :

mes lèvres ne mentent pas.

3a Tu sondes mon coeur, tu me visites la nuit,

3b tu m'éprouves, sans rien trouver ;

 

05 j'ai tenu mes pas sur tes traces :

jamais mon pied n'a trébuché.

06 Je t'appelle, toi, le Dieu qui répond :

écoute-moi, entends ce que je dis.

 

08 Garde-moi comme la prunelle de l'oeil ;

à l'ombre de tes ailes, cache-moi,

15 Et moi, par ta justice, je verrai ta face :

au réveil, je me rassasierai de ton visage.

 

 

 

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens (2Th 2, 16-17; 3, 1-5)

 

2

 

16i Frères, laissez-vous réconforter par notre Seigneur Jésus Christ lui-même et par Dieu notre Père, lui qui nous a aimés et qui, dans sa grâce, nous a pour toujours donné réconfort et joyeuse espérance ;

17 qu'ils affermissent votre coeur dans tout ce que vous pouvez faire et dire de bien.

 

3

 

01 Priez aussi pour nous, frères, afin que la parole du Seigneur poursuive sa course, et qu'on lui rende gloire partout comme chez vous.

02 Priez pour que nous échappions à la méchanceté des gens qui nous veulent du mal, car tout le monde n'a pas la foi.

03 Le Seigneur, lui, est fidèle : il vous affermira et vous protégera du Mal.

04 Et, dans le Seigneur, nous avons pleine confiance en vous : vous faites et vous continuerez à faire ce que nous vous ordonnons.

05 Que le Seigneur vous conduise à l'amour de Dieu et à la persévérance pour attendre le Christ.

 

 

 

Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 20, 27-38)

 

 

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20

 

27 Des sadducéens - ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de résurrection - vinrent trouver Jésus,

28 et ils l'interrogèrent : « Maître, Moïse nous a donné cette loi : Si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant, qu'il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère.

29 Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ;

30 le deuxième,

31 puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d'enfants.

32 Finalement la femme mourut aussi.

33 Eh bien, à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme ? »

34 Jésus répond : « Les enfants de ce monde se marient.

35 Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas,

36 car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection.

37 Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur : le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob.

38 Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en effet pour lui. »

 

 

 

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