Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

La mission centrale de l’Eglise - Homélie pour l’Ascension du Seigneur C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)

 

ascension-c-2007-xl.jpg 

 

L’Ascension est un mystère que nous ne méditons pas assez souvent. En fait, seulement ceux qui prient le Rosaire y pensent régulièrement. Pourtant, c’est une partie essentielle de la mission et du message du Christ. C’est le moment culminant, la "finale", l’apogée, le moment où la victoire du Christ est scellée au ciel pour toujours. Jésus monte au ciel comme un sacrifice vivant qui est à jamais le pont entre Dieu et l’humanité jusqu’à la fin du temps. C’est la raison pour laquelle les paroles qu’il prononce à cette occasion sont de la plus haute importance. Alors, que dit-il ? Deux choses.

 

D’abord il résume le message du salut. Il rappelle à ses Apôtres qu’il est venu dans le monde pour annoncer le salut, et ensuite pour le réaliser, l’accomplir, par sa souffrance, sa mort et sa résurrection. C’est la condition absolue pour que l’humanité puisse faire l’expérience tant désirée d’être sauvée du péché et de l’ignorance et d’avoir la paix du cœur.

 

Deuxièmement, il donne du travail à ses disciples. Il les appelle à être témoins de ces choses. Comme ils ne pourront pas remplir cette mission d’eux-mêmes et qu’ils auront besoin du Saint Esprit, il leur promet « une force, celle du Saint Esprit ». Mais ensuite, ils devront aller vers « toutes les nations » pour témoigner du Christ.

 

Ainsi, avec l’Ascension de Notre Seigneur, nous sommes au cœur de tout l’Evangile : le message du salut du Christ transmis à tous les hommes par le témoignage de l’Eglise.

 

Mais de quoi exactement les chrétiens ont-ils à rendre témoignage ? Juste avant de monter au ciel, Jésus parle de « la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations ».

 

Si le Christ n’était pas monté au ciel, nous ne pourrions pas annoncer cette conversion. Son Ascension achève l’œuvre de la réconciliation de l’humanité au pouvoir du péché avec Dieu, car c’est elle qui rétablit notre nature humaine dans sa relation avec Dieu. L’Ascension est le garant que le sacrifice du Christ sur la croix est pleinement agréé par le Père.

 

La réconciliation de l’humanité pécheresse avec Dieu a toujours été le problème principal que les religions ont essayé de résoudre. Dans l’Ancien Testament, les Israélites ont essayé d’obtenir cette relation par le sacrifice d’expiation. Ce sacrifice avait lieu dans le Saint des Saints, l’espace central de la tente de la Rencontre de Moïse, et ensuite du Temple de Jérusalem. Le Saint des Saints était séparé de l’autel où l’on offrait l’encens par un grand et épais rideau. Seul le Grand Prêtre était autorisé à franchir le rideau, et seulement une fois par an, le Jour de l’Expiation. Cet ancien rituel était la préfiguration de l’Ascension. Le Christ pénètre alors le véritable Saint des Saints, le centre de tout l’univers, le Ciel même. Mais au lieu d’en ressortir, il y demeure, dans sa nature humaine, comme notre représentant, comme le pont de la réconciliation durable de l’humanité avec Dieu. Par notre foi en Jésus nous n’avons plus aucun doute concernant le pardon de nos péchés, nous n’avons pas besoin d’attendre le Jour des Expiations, nous pouvons vivre constamment en relation avec Dieu.

 

Voilà ce dont nous devons être témoins. Voilà le message dont nous sommes les dépositaires : le désir le plus fort du cœur humain est exaucé, car le sacrifice du Christ a été agréé par le Père.

 

Notre mission ici-bas consiste donc à rendre témoignage au Christ. Elle nous permet de partager la joie des disciples après l’Ascension de Jésus :

 

« Ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie. »

 

Mais nous ne pouvons être des témoins efficaces du Christ que si nous demeurons unis à lui. Nous avons besoin de sa force divine pour remplir cette mission divine. C’est pourquoi Jésus nous dit, dans la première lecture :

 

« Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous… »

 

Le Christ est vrai Dieu et vrai homme. Pour être ses témoins, nous devons non seulement partager sa nature humaine, mais aussi sa nature divine. C’est l’une des raisons principales de son Ascension. Comme le dit la Préface (II) de la Prière Eucharistique de la Solennité :

 

« Il est monté au ciel pour nous rendre participants de sa divinité ».

 

En ce jour où l’Eglise nous rappelle quelle est notre mission et nous encourage à nous en acquitter avec un enthousiasme renouvelé, renouvelons notre engagement à demeurer unis au Christ, notre engagement à la prière du cœur tous les jours. Renouvelons notre engagement à ne jamais cesser d’approfondir le trésor de notre foi catholique. Renouvelons notre résolution à faire un usage fréquent et sincère des sacrements que Jésus nous a donné par sa mort et sa résurrection, spécialement l’Eucharistie et la Réconciliation.

 

Le jour de l’Ascension, le Christ nous envoie dans le monde d’aujourd’hui pour être ses témoins, tout comme il a envoyé ses Apôtres il y a deux mille ans. Le succès de cette mission est la seule chose qui puisse répondre aux aspirations les plus profondes de notre cœur. Et tout ce que nous avons à faire pour réussir aussi bien que les premiers Apôtres, c’est de rester étroitement unis au Christ, notre Seigneur.

avec l’Ascension de Notre Seigneur, nous sommes au cœur de tout l’Evangile : le message du salut du Christ transmis à tous les hommes par le témoignage de l’Eglise.

avec l’Ascension de Notre Seigneur, nous sommes au cœur de tout l’Evangile : le message du salut du Christ transmis à tous les hommes par le témoignage de l’Eglise.

Lectures pour l'Ascension du Seigneur Année C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : L'Ascension du Seigneur (Ac 1, 1-11)

 

Commencement du livre des Actes des Apôtres

 

ascension-c-2007-xl.jpg

 

Mon cher Théophile, dans mon premier livre j'ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement,
jusqu'au jour où il fut enlevé au ciel après avoir, dans l'Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu'il avait choisis.
C'est à eux qu'il s'était montré vivant après sa Passion : il leur en avait donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur était apparu, et leur avait parlé du royaume de Dieu.
Au cours d'un repas qu'il prenait avec eux, il leur donna l'ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d'y attendre ce que le Père avait promis. Il leur disait : « C'est la promesse que vous avez entendue de ma bouche.
Jean a baptisé avec de l'eau ; mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés d'ici quelques jours. »
Réunis autour de lui, les Apôtres lui demandaient : « Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir la royauté en Israël ? »
Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les délais et les dates que le Père a fixés dans sa liberté souveraine.
Mais vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. »
Après ces paroles, ils le virent s'élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée.
Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s'en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient :
« Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l'avez vu s'en aller vers le ciel. »
 
 

 

 

Psaume : Ps 46, 2-3, 6-7, 8-9

R/ Dieu monte parmi l'acclamation, le Seigneur aux éclats du cor

 

Tous les peuples, battez des mains,
acclamez Dieu par vos cris de joie !
Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,
le grand roi sur toute la terre.

Dieu s'élève parmi les ovations,
le Seigneur, aux éclats du cor.
 
Sonnez pour notre Dieu, sonnez,
sonnez pour notre roi, sonnez !
 

Car Dieu est le roi de la terre :
que vos musiques l'annoncent !
 
Il règne, Dieu, sur les païens,
Dieu est assis sur son trône sacré.
 
 

 

 

 

2ème lecture : Le Christ est entré dans le sanctuaire du ciel (He 9, 24-28; 10, 19-23)

Lecture de la lettre aux Hébreux

Le Christ n'est pas entré dans un sanctuaire construit par les hommes, qui ne peut être qu'une copie du sanctuaire véritable ; il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu.
Il n'a pas à recommencer plusieurs fois son sacrifice, comme le grand prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n'était pas le sien ;
car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis le commencement du monde. Mais c'est une fois pour toutes, au temps de l'accomplissement, qu'il s'est manifesté pour détruire le péché par son sacrifice.
Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois, puis de comparaître pour le jugement,
ainsi le Christ, après s'être offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude, apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l'attendent.
C'est avec pleine assurance que nous pouvons entrer au sanctuaire du ciel grâce au sang de Jésus :
nous avons là une voie nouvelle et vivante qu'il a inaugurée en pénétrant au-delà du rideau du Sanctuaire, c'est-à-dire de sa condition humaine.
Et nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui est établi sur la maison de Dieu.
Avançons-nous donc vers Dieu avec un coeur sincère, et dans la certitude que donne la foi, le coeur purifié de ce qui souille notre conscience, le corps lavé par une eau pure.
Continuons sans fléchir d'affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis.
 
 

 

 

Evangile : Les dernières paroles et l'Ascension de Jésus (Lc 24, 46-53)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur s'élève parmi les ovations, il s'élève au plus haut des cieux. Alléluia. (cf. Ps 46, 6.10)

 

 

Ascension-C-ev.jpg

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Jésus ressuscité, apparaissant à ses disciples, leur disait : « Il fallait que s"accomplisse ce qui était annoncé par l"Écriture ; les souffrances du Messie, sa résurrection d"entre les morts le troisième jour,
et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
C'est vous qui en êtes les témoins.
Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus d'une force venue d'en haut. »
Puis il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit.
Tandis qu'il les bénissait, il se sépara d'eux et fut emporté au ciel.
Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie.
Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu.
 
 
 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

La fidélité, une grâce et un devoir - Homélie 6° dimanche de Pâques C

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
"Ayez surtout un grand respect pour l'institution du Sacrement du Mariage." (Benoît XVI)

"Ayez surtout un grand respect pour l'institution du Sacrement du Mariage." (Benoît XVI)

 

    Durant le temps pascal beaucoup de jeunes font leur profession de foi. Ils prennent publiquement l'engagement d'être fidèles tout au long de leur vie à la foi de leur baptême dans une charité vécue chaque jour et dans l'espérance de la vie éternelle.

    Dans l'évangile Jésus dit: "Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole". Il y a déjà plusieurs années, Benoît XVI méditait avec des dizaines de miliers de jeunes l'évangile du jeune homme riche qui avait posé une question à Jésus: "Que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle?" Jésus lui répond: "Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements" (Mt 19, 17). Benoît XVI commente:
 
Il part de la connaissance que le jeune homme a déjà certainement reçu de sa famille et de la synagogue : en effet, il connaît les commandements. Ils conduisent à la vie, ce qui veut dire qu'ils nous garantissent l'authenticité. Ce sont les grands indicateurs qui nous montrent la juste voie. Celui qui observe les commandements est sur le chemin de Dieu.

    L'éducation que les enfants reçoivent à la maison et à l'église, surtout à l'occasion de la messe, chaque dimanche, est fondamentale, mais elle n'est pas suffisante. C'est pourquoi l'Église, dans chaque paroisse, propose une catéchèse:
 
Mais nous ne possédons que des connaissances partielles. Pour comprendre le bien, nous avons besoin d'aides, que l'Eglise nous offre en de nombreuses occasions, surtout dans la catéchèse. Jésus lui-même montre ce qui est bon pour nous, en nous donnant sa première catéchèse.

    La question que pose Benoît XVI aux jeunes du Brésil, il la pose aussi à nous tous:
 
Chers jeunes, je veux entendre de vous aussi la réponse du jeune de l'Evangile : toutes ces choses, je les ai observées dès ma jeunesse. (...) Et vous, jeunes du Brésil et de l'Amérique latine, avez-vous déjà découvert ce qui est bon ? Suivez-vous les commandements du Seigneur ? Avez-vous découvert que cela est le véritable et unique chemin vers le bonheur ?

    Jésus est bon, donc il est exigeant, trop exigeant (et donc trop bon) à notre goût. Et c'est alors que notre profession de foi, que notre fidélité est mise en péril. À une époque où régnent en maîtres le matérialisme et l'individualisme, et en maîtresses la recherche du plaisir et du succès faciles, Jésus met la barre très haut: "Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole". Mais cette fidélité n'est pas impossible, puisque Jésus ajoute: "mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui." Tout devient possible, si Jésus et le Père viennent "demeurer" auprès de nous pour nous donner l'Esprit Saint, le Défenseur, le Consolateur. Nous pouvons demeurer, puisque Dieu demeure. Nous pouvons être fidèle, puisque Dieu est fidèle. La fidélité qu'il nous demande, il nous la donne comme un cadeau royal: l'Esprit Saint en Personne!

    Cette fidélité, n'est-ce pas la grâce de la confirmation? C'est cette grâce, ce cadeau qui, avec celui de l'Eucharistie achève notre initiation chrétienne, et rend possible notre fidélité, notre profession de foi. C'est ce cadeau que beaucoup d'entre nous avons déjà reçu. Qu'en avons-nous fait?  Allons-nous aider les jeunes à en vivre? Allons-nous répondre l'appel de Jésus? Allons-nous répondre à celui de Benoît XVI:
 
Soyez des hommes et des femmes libres et responsables ; faites de la famille un centre rayonnant de paix et de joie ; soyez des promoteurs de la vie, de son commencement à son déclin naturel ; protégez les personnes âgées, car elles méritent le respect et l'admiration pour le bien qu'elles vous ont fait. Le Pape s'attend également à ce que les jeunes cherchent à sanctifier leur travail, en l'accomplissant avec des compétences techniques et avec diligence, pour contribuer au progrès de tous leurs frères et pour illuminer avec la lumière du Verbe toutes les activités humaines (cf. Lumen gentium, n. 36). Mais, surtout, le Pape souhaite qu'ils sachent être les protagonistes d'une société plus juste et plus fraternelle, en remplissant leurs devoirs à l'égard de l'État : en respectant ses lois ; en ne se laissant pas emporter par la haine et par la violence ; en tentant d'être des exemples de conduite chrétienne dans leur milieu professionnel et social, en se distinguant par l'honnêteté dans les rapports sociaux et professionnels. Qu'ils se souviennent que l'ambition démesurée de richesse et de pouvoir conduit à la corruption de soi et des autres ; il n'y a pas de raisons valables qui justifient la tentative de faire prévaloir ses propres aspirations humaines, qu'elles soient économiques ou politiques, à travers la fraude et la tromperie.
 
(...) Ayez surtout un grand respect pour l'institution du Sacrement du Mariage. Il ne pourra pas y avoir de bonheur véritable dans les foyers si, dans le même temps, il n'y a pas de fidélité entre les époux. Le mariage est une institution de droit naturel, qui a été élevée par le Christ à la dignité de Sacrement ; c'est un grand don que Dieu a fait à l'humanité. Respectez-le, vénérez-le. Dans le même temps, Dieu vous appelle à vous respecter les uns les autres également lorsque vous tombez amoureux et vous vous fiancez, car la vie conjugale, qui par disposition divine est réservée aux couples mariés, sera une source de bonheur et de paix uniquement dans la mesure où vous saurez faire de la chasteté, en dehors et à l'intérieur du mariage, un rempart de vos espérances futures. Je vous répète ici à tous que « l'eros veut nous élever [...] vers le Divin, nous conduire au-delà de nous-mêmes, mais c'est précisément pourquoi est requis un chemin de montée, de renoncements, de purifications et de guérisons » (Lettre encyclique Deus caritas est [25 décembre 2005], n. 5). En peu de mots, il requiert un esprit de sacrifice et de renoncement pour un bien plus grand, qui est précisément l'amour de Dieu sur toutes les choses. Essayez de résister avec force aux pièges du mal existant dans de nombreux milieux, qui vous pousse à une vie dissolue, paradoxalement vide, en vous faisant égarer le don précieux de votre liberté et de votre vrai bonheur. Le véritable amour « cherchera toujours plus le bonheur de l'autre, il se préoccupera toujours plus de l'autre, il se donnera et il désirera “être pour” l'autre » (ibid., n. 7) et, pour cette raison, sera toujours plus fidèle, indissoluble et fécond.

    Mais l'Esprit Saint ne nous est pas donné pour nous-mêmes seulement, égoïstement. Quand Dieu nous donne l'Esprit Saint, il nous le donne pour nous envoyer vers les autres, ceux qui se sont égarés, pour faire de nous des apôtres de l'évangile:
 
Mais alors que je vous regarde, chers jeunes ici présents, qui rayonnez de joie et d'enthousiasme, c’est le regard de Jésus que je pose sur vous : un regard d'amour et de confiance, dans la certitude que vous avez trouvé la voie authentique. Vous êtes les jeunes de l'Eglise. Je vous envoie donc vers la grande mission d'évangéliser les jeunes garçons et filles qui errent dans ce monde, comme des brebis sans pasteur. Soyez les apôtres des jeunes. Invitez-les à marcher avec vous, à faire la même expérience de foi, d'espérance et d'amour ; à rencontrer Jésus pour se sentir réellement aimés, accueillis, avec la pleine possibilité de se réaliser. Qu'eux aussi découvrent les voies sûres des commandements et qu'en les parcourant, ils arrivent à Dieu.

L’Eglise est bien équipée - Homélie 6° dimanche de Pâques C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)

6-Paques-C-ev1.jpg

 

Que devons-nous faire dans l’Eglise en cas de divergences d’opinion ? C’est une question à laquelle était déjà confrontée la communauté chrétienne d’Antioche au premier siècle, comme saint Luc le relate dans le Livre des Actes. Contrairement à Jérusalem, Antioche était une ville cosmopolite, car située sur la route commerciale qui reliait les cités portuaires de la Palestine à l’Asie Mineure. Au sein d’une population païenne, composée de Grecs et de Romains y vivait une importante communauté juive. La première annonce de l’Evangile y avait suscité des conversions provenant de ces trois groupes : des Juifs, des Grecs et des Romains.

 

Au fur et à mesure que cette communauté chrétienne prenait de l’importance, un désaccord s’y faisait jour. Parmi les convertis d’origine juive, certains disaient que les païens qui devenaient chrétiens devaient observer la Loi mosaïque – la loi de l’Ancien Testament de la circoncision et les pratiques alimentaires. Mais d’autres étaient d’avis que, puisque le Christ a accompli toutes ces lois en lui-même, il n’était plus nécessaire de les observer. Les dissensions devenaient de plus en plus graves et menaçaient de diviser la communauté.

 

Le Saint Esprit avait-il commis une erreur ? Etait-il parti en vacances, incapable d’inspirer l’Eglise ? Non. Dieu savait que ce genre de désaccords surgiraient parmi les chrétiens, et il avait institué une structure hiérarchique par laquelle le Saint Esprit pourrait les résoudre. Les chrétiens d’Antioche envoient une délégation à Jérusalem, où Pierre et les autres Apôtres séjournent encore à ce moment-là. Pierre rassemble les Apôtres en une sorte de concile pour savoir comment gérer ce désaccord, et il est décidé que les chrétiens d’origine païenne ne devaient pas être soumis à la Loi de Moïse.

 

C’est ce que nous relate le passage des  Actes de ce jour. Il en ressort que les désaccords sont naturels et inévitables, et que, par sa structure hiérarchique, l’Eglise est bien équipée par Dieu pour les résoudre.

 

Une humble obéissance à la véritable Eglise du Christ est le signe d’un véritable amour pour le Christ. Cela se vérifie chez tous les saints dans leur manière de réagir dans les controverses qui n’ont pas manqué à chaque époque. Dans le Haut Moyen Âge, une des controverses majeures a été au sujet de l’Eucharistie. Parmi les chrétiens il y avait une proportion importante de convertis d’origine païenne qui avaient conservé des tendances superstitieuses. Ces tendances ont été la cause d’un déséquilibre dans la dévotion eucharistique des catholiques privés d’une bonne catéchèse. Au lieu de voir dans l’Eucharistie la présence sacramentelle et aimante du Christ, ils la considéraient comme une sorte de quimbois. L’Eglise s’est efforcée de corriger cette erreur. Mais certains théologiens on fait de l’excès de zèle, en exagérant en sens contraire, et disant que le Christ est présent dans l’Eucharistie de manière symbolique seulement. L’Eglise s’est efforcée de corriger cette erreur également.

 

 

thomasdaquin-urbain-iv_Lorenzo.jpg

S. Thomas d'Aquin et le Pape Urbain IV

Lorenzo Lotto, 1508


 

Thomas d’Aquin, l’un des plus grands théologiens de l’Eglise, était plus intelligent et plus instruit que tous les papes de son époque. Et pourtant il a toujours défendu leur enseignement officiel, dans cette controverse, comme en d’autres. Ses dernières paroles en mourant montrent très bien comment une véritable amour du Christ se vérifie dans une humble docilité à l’enseignement du Magistère de l’Eglise du Christ. Voici ce qu’il dit au moment de recevoir la sainte communion pour la dernière fois :


"Je vous reçois, ô salut de mon âme. C'est par amour de vous que j'ai étudié, veillé des nuits entières et que je me suis épuisé ; c'est vous que j'ai prêché et enseigné. Jamais je n'ai dit un mot contre Vous. Je ne m'attache pas non plus obstinément à mon propre sens ; mais si jamais je me suis mal exprimé sur ce sacrement, je me soumets au jugement de la sainte Église romaine dans l'obéissance de laquelle je meurs."

 

Cette autorité pour résoudre les désaccords (le charisme certain de vérité), que le Christ a donnée à son Eglise, est la raison pour laquelle des pasteurs protestants se convertissent au catholicisme aujourd’hui encore.

 

 

Marcus-Grodi.jpg

 

 

Parmi les plus connus il y a Marcus Grodi (photo), aux Etats-Unis, animateur d'une émission hebdomadaire sur EWTN, le plus important réseau de télévision catholique au monde. Sa conversion a commencé à l’occasion d’une crise alors qu’il était encore un pasteur presbytérien. (Les Presbytériens sont l’une des plus de 20.000 dénominations chrétiennes issues de la Réforme protestante.) Voici comment il exprime son dilemme :


“Chaque dimanche je me tenais à mon pupitre pour interpreter les Ecritures pour mon assemblée, sachant que dans un rayon de vingt kilometers de mon église, il y avait des douzaines d’autres pasteurs protestants qui tous croyaient que la Bible seule est l’unique autorité pour la doctrine et pour l’action, mais chacun enseignait quelque chose de différent de ce que moi, j’étais en train d’enseigner.

Mon interprétation de l’Ecriture est-elle la bonne, ou pas ? Voilà la question que je me posais. Peut-être un de ces autres pasteurs a-t-il raison, et alors je suis en train d’induire en erreur ces gens qui m’écoutent et me font confiance. Je savais aussi que j’aurais à rendre des comptes non seulement pour mes propres actes, mais pour ma manière de conduire le troupeau qu’il m’avait confié. Suis-je en train d’enseigner la vérité ou l’erreur ? C’est ce que je demandais continuellement au Seigneur. Je pensais être dans la vérité, mais comment pouvais-je en être sûr ?"


C’est comme s’il était dans la communauté d’Antioche, mais contrairement à Paul et Barnabé, il n’avait personne vers qui se tourner pour apaiser ses doutes et ses désaccords. Il était incapable de trouver la paix du cœur, parce que son église n’était pas équipée pour la lui donner. A la longue, Dieu l’a mené, à travers sa crise, vers l’Eglise catholique, l’Eglise que Jésus a équipée d’une autorité garantie par l’Esprit Saint.


Nous autres, nous sommes membres de la même Eglise que celle des chrétiens d’Antioche au premier siècle. Comme eux, et comme les chrétiens de tous les temps, nous avons nos désaccords, même si les sujets sont autres. Jusqu’il y a peu, par exemple, la recherche sur les cellules-souche et la contraception artificielle n’étaient même pas possible. Durant les époques à venir, les sujets seront encore autres, mais l’Eglise sera la même, toujours bien équipée pour résoudre les désaccords.

 

Si nous cherchons vraiment cette paix du cœur dont Jésus parle dans l’Evangile, sa paix à lui, et non pas celle du monde, si, vraiment, nous voulons faire l’expérience de cette paix, nous le pouvons. Tout ce que nous avons à faire est de nous laisser conduire par l’Esprit Saint. C’est lui que Jésus nous a donné pour nous rappeler tout ce qu’il nous a dit, et pour nous enseigner toute chose.


Et où pouvons-nous trouver le Saint Esprit ? Dans l’instrument qu’il s’est choisi : le Magistère de l’Eglise catholique. Ainsi, au milieu de nos propres difficultés et désaccords, nous devrions toujours faire ce que les chrétiens d’Antioche, saint Thomas d’Aquin, Marcus Grodi et tant d’autres ont toujours fait ou ont fini par faire : s’en référer à Pierre et aux Apôtres, au Pape et aux Evêques en communion avec le Pape. Leur enseignement officiel ne nous conduira jamais dans l’erreur, parce qu’il est garanti par le Christ lui-même. Mais si nous abandonnons cet enseignement pour suivre les modes éphémères et les gourous du moment, nous n’avons aucune garantie.


Nous sommes certains que le Christ vient à nous aujourd’hui dans la Sainte Communion, car c’est ce que l’Eglise nous enseigne. Quand il viendra à vous, renouvelez votre engagement à rester fidèles en étant fidèles à l’Eglise catholique, même en des moments difficiles – comme il y a eu des moments difficiles pour les chrétiens d’Antioche. Alors nous pourrons accueillir la paix que Jésus voudrait tant nous donner.

Lectures pour le 6° dimanche de Pâques C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : L'Église décide d'accueillir les païens sans leur imposer la loi juive (Ac 15, 1-2.22-29)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Certaines gens venus de Judée voulaient endoctriner les frères de l'Église d'Antioche en leur disant : « Si vous ne recevez pas la circoncision selon la loi de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. »
Cela provoqua un conflit et des discussions assez graves entre ces gens-là et Paul et Barnabé. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question.
Alors les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l'Église de choisir parmi eux des hommes qu'ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C'étaient des hommes qui avaient de l'autorité parmi les frères : Jude (appelé aussi Barsabbas) et Silas.
Voici la lettre qu'ils leur confièrent : « Les Apôtres et les Anciens saluent fraternellement les païens convertis, leurs frères, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie.
Nous avons appris que quelques-uns des nôtres, sans aucun mandat de notre part, sont allés tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi.
Nous avons décidé à l'unanimité de choisir des hommes que nous enverrions chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul
qui ont consacré leur vie à la cause de notre Seigneur Jésus Christ.
Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations que celles-ci, qui s'imposent :
vous abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang, ou de la viande non saignée, et vous abstenir des unions illégitimes. En évitant tout cela, vous agirez bien. Courage ! »
 
 

 

 

 

Psaume : Ps 66, 2b-3, 5abd, 7b-8

 

R/ Dieu, que les peuples t'acclament ! Qu'ils t'acclament, tous ensemble !

 

Qu ton visage s'illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
sur la terre, tu conduis les nations.

Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que Dieu nous bénisse,
et que la terre tout entière l'adore !

 

 

 

 

 

2ème lecture : L'Agneau est la lumière du peuple de Dieu (Ap 21, 10-14.22-23)

 

 

6-paques-c-2007-xl.jpg

 

 

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean, j'ai vu un ange qui m'entraîna par l'esprit sur une grande et haute montagne ; il me montra la cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d'auprès de Dieu.
Elle resplendissait de la gloire de Dieu, elle avait l'éclat d'une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin.
Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes gardées par douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d'Israël.
Il y avait trois portes à l'orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l'occident.
La muraille de la cité reposait sur douze fondations portant les noms des douze Apôtres de l'Agneau.
Dans la cité, je n'ai pas vu de temple, car son Temple, c'est le Seigneur, le Dieu tout-puissant,et l'Agneau.
La cité n'a pas besoin de la lumière du soleil ni de la lune, car la gloire de Dieu l'illumine, et sa source de lumière, c'est l'Agneau.
 
 

 

 

Evangile : La promesse de la venue de l'Esprit (Jn 14, 23-29)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur ressuscité demeure au milieu des siens : il leur donne sa paix. Alléluia. (cf. Jn 14, 25.27)

 

amour.jpg

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples: « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui.
Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui.
Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi : elle est du Père, qui m'a envoyé.
Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ;
mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne ; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez. »
 
 

 

 

 
 
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

 

Através da Cruz para a Luz - Homilia do quinto Domingo da Páscoa C 2010

dominicanus #homilias em português

 

Jn 13

 

A Igreja, como uma boa mãe, é bem avisada em dar-nos um total de sete semanas de Páscoa. Precisamos, realmente, deste tempo para meditar sobre o que Cristo nos ensina através de sua paixão e ressurreição. As plantas precisam passar muito tempo na terra para absorver a luz solar gradualmente e convertê-la em alimento. Da mesma forma, nossa alma precisa de uma exposição prolongada à luz da revelação de Cristo, para absorver as graças que o Senhor quer nos dar.

 

Hoje especialmente, Ele nos lembra da estrutura fundamental da vida cristã : a Cruz e a Ressurreição. Nós já encontramos este tema nos últimos Domingos, mas Deus quer que voltamos nisso.

 

São Lucas, o autor da Primeira Leitura, tirada dos Atos dos Apóstolos, resume a pregação de Paulo e Barnabé em uma frase : « Eles exortou-os a perseverar na fé, dizendo:" Temos de passar por muitas dificuldades para entrar no reino de Deus ".  » Em outras palavras, é somente através da cruz que podemos conhecer a Ressurreição, é somente por amor e através da renúncia que podemos experimentar a alegria cristã.

 

Na Segunda Leitura, São João nos diz a mesma mensagem, mas em sentido inverso. Ele descreve o céu, onde os santos vivem em perfeita comunhão com Deus. A principal característica desta vida é que Deus « enxugará toda lágrima de seus olhos, e a morte não existirá mais; e não haverá mais luto nem pranto, nem dor, porque a primeira criação já terá desaparecido. »

 

A primeira criação é o que vemos com nossos olhos. É a nossa vida aqui e agora como membro da Igreja, ainda na estrada. Essa vida vai passar e não vai durar para sempre. Mas por agora, ela é um « vale de lágrimas », de dor e de luto.

 

Isso é uma grande consolação para nós. Isso significa que nós não temos que fingir ter tudo. Significa que Deus sabe que a vida não é fácil, ainda bem ! Por que através dessas dificuldades da vida, ele quer nos ensinar seu « estilo de vida  ». Nossa sociedade é tão obcecada pelo prazer, o conforto, a saúde, a obsessão de permanecer jovem e manter aparências que até mesmo os cristãos tendem a esquecê-lo. Facilmente nós deixamo-nos ir pensando que a única vida que vale a pena de ser vivida é uma vida sem dor.

 

O exemplo dos santos é para nos lembrar que, na verdade o oposto é verdadeiro: que é só através da Cruz que podemos alcançar a Luz. Vocês podem já ter ouvido falar de Marthe Robin. O primeiro livro, ou pelo menos, um dos primeiros livros já escritos sobre ela após sua morte, em 1981, é intitulado « A Cruz e a Alegria. »

 

Nascido em 1902, lutou desde a idade de 16 anos contra uma doença que provoca uma dor insuportável; doença que foi diagnosticada em 1942 como uma « encefalite epidémica ». Permanecendo o temp todo na cama, progressivamente ela perdeu a esperança de uma cura. Dia 29 de março de 1928, ela disse :

 

« Para mim, a Páscoa vai encontrar-me na minha cama, na minha tão pobre cama, onde me corto em pedaço; enfim, a vida é curta, mas uma outra mais longa e feliz nos espera, que doce consolo, não é ? »

 

Com o sofrimento físico, há também a solidão que se tem que assumir:

 

« Meus dias passam uniformemente monótonos e similares, sendo sozinha a maioria do tempo... »

 

Poucos meses depois, com a doença progredindo, Martha conhece o desânimo :

 

« As fases da minha vida foram escritas num quadro-negro. A própria vida se encarregou em tirar minhas ilusões e destruir meus planos ». (18 de agosto de 1928)

 

Mas acontece então, num dia em dezembro daquele ano, Martha Robin viu no momento da recepção do Sacramento dos Enfermos um momento decisivo a partir do qual tudo vai se iluminar e fazer sentido. Esta doença, que poderia ter conduzido-a a uma lenta e constante destruição da sua pessoa em todos os níveis é, por paradoxal que pareça, o trampolim para uma vida nova que vai ser construída de forma diferente :

 

« Depois anos de angústia, após várias provas, físicas e morais, eu ousei, eu escolhi Jesus Cristo ... O Sagrado Coração de Jesus na cruz é a morada inviolada que eu escolhi na terra. »

 

Martha tem encontrado então a resposta para a questão do significado de sua vida de doente. Sua vida continuará a se desdobrar na doença, mas agora integrada e aceitada com alegria :

 

« Todo o meu ser aceita o sofrimento e a minha incapacidade física quase total, de maneira mais generosa e sempre mais carinhosa: isso num maior abandono, um maior desapego, uma maior renúncia a tudo. No entanto, como a natureza tem dificuldade há vezes em constatar o seu desamparo, e uma infinidade de coisas que são como a tela da vida. Mas a gente permanece ainda muito calma, a gente dá sorriso com alegria e amor, apesar da dor que sufoca, apesar das dilacerações que torturam e dos sofrimentos lancinantes, apesar das provas desoladores e do desgosto amargo, quando amamos a Jesus e o amamos de amor puro. »

 

A vocação de Marthe Robin é fora do comum, mas a sua « tela » é de toda a vocação cristã, incluindo cada um de nós: a Cruz e a Ressurreição, através da Cruz para a Luz.

 

Hoje a Igreja nos lembra novamente que isso é o modelo da vida cristã. É de se perguntar o porquê. Por um lado, é uma lição que nós tendemos a esquecer muito facilmente, então nós realmente precisamos ouvir esse lembrete. Mas por outro lado, Deus quer que não deixamos passar esta oportunidade, e não nos esquecemos disso novamente.

 

São Lucas escreve nos Atos que Paulo e Barnabé visitaram várias comunidades cristãs para fortalecer a coragem dos discípulos, exortando-os a perseverar na fé. Será que Deus não está exigindo de nós que façamos o que foi feito por Paulo e Barnabé, e reforçar a coragem de quem se dobra sob o peso da sua cruz ? Nós todos vivemos com pessoas que precisam de ser incentivadas pelo amor de Jesus.

 

Será que não é por essa razão, entre outras, que a Igreja escolheu a passagem do Evangelho de hoje em que Cristo nos lembra de seu « mandamento novo » :

 

« Dou-vos um novo mandamento : que vos ameis uns aos outros. Como eu vos amei, vós também deveis amar uns aos outros. »

 

Hoje o Espírito Santo nos envia, como ele enviou Paulo e Barnabé, para fortalecer e exortar aqueles que podem estar em processo de colapso. Para nós conseguirmos isso, ele nos derá a força e sabedoria do próprio Cristo na Santa Comunhão. Temos que prometer-lhe de fazer um bom uso disso para espalhar a Boa Nova mesmo que seja a uma só pessoa, de que o caminho para a ressurreição é através das dores da Cruz.

 


Blogs catholiques

La charité en politique ? - Homélie 5° dimanche de Pâques C

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
5-Paques-C-ev.jpg
    C'est dans la lumière de Pâques que nous venons d'entendre Jésus nous rappeler le "commandement nouveau" qu'il avait donné la veille de sa mort, alors que Judas venait de sortir pour consommer sa trahison.

     Peut-être ne percevez-vous pas spontanément le lien entre charité chrétienne et politique, et pourtant !

La charité, souvent réduite au domaine des relations de proximité, ou limitée aux seuls aspects subjectifs de l'agir pour l'autre, doit être reconsidérée selon sa valeur authentique de critère suprême et universel de l'éthique sociale tout entière. (Compendium de la doctrine sociale de l'Église, n. 204)

    Combien de personnes, en entendant parler de ou en parlant de ou en "faisant" la charité, s'en font une conception purement subjective, voire sentimentale, avec des conséquences désastreuses. Selon cette conception, par charité, il faudrait permettre aux femmes ayant une grossesse non désirée, surtout quand elles ont été violées, d'avorter. Par charité, il faudrait abréger les souffrances d'un mourant par une injection léthale. Par charité, il faudrait permettre à des couples homosexuels de se marier et d'adopter des enfants.

    Un prêtre belge, Mgr Schooyans, a publié dans ce contexte un livre intitulé: "Le terrorisme à visage humain" (*). Le terrorisme à visage humain, c'est un terrorisme qui se cache sous le voile d'une charité sans vérité, exercée envers des personnes ou des groupes de personnes, bien organisées en lobbies, visant à satisfaire leurs besoins purement égoïstes, matériels et individuels.

    Sans aller jusqu'à cet extrême, la charité, telle que nous la concevons, réclamons et exerçons, est une charité étroite, une charité qui ne peut pas déployer ses ailes.

Par bien des aspects, le prochain à aimer se présente « en société », de sorte que l'aimer réellement, subvenir à ses besoins ou à son indigence, peut vouloir dire quelque chose de différent par rapport au bien qu'on peut lui vouloir sur le plan purement inter-individuel: l'aimer sur le plan social signifie, selon les situations, se prévaloir des médiations sociales pour améliorer sa vie ou éliminer les facteurs sociaux qui causent son indigence. L'œuvre de miséricorde grâce à laquelle on répond ici et maintenant à un besoin réel et urgent du prochain est indéniablement un acte de charité, mais l'engagement tendant à organiser et à structurer la société de façon à ce que le prochain n'ait pas à se trouver dans la misère est un acte de charité tout aussi indispensable, surtout quand cette misère devient la situation dans laquelle se débattent un très grand nombre de personnes et même des peuples entiers; cette situation revêt aujourd'hui les proportions d'une véritable question sociale mondiale. (ibid. n. 208)

    Non seulement l'on a tendance à réduire le domaine de la charité aux personnes, mais on réduit les personnes à des individus, et la communauté à une masse (les "masses laborieuses"...) avec des besoins uniquement matériels qu'il s'agit, au nom de la "charité", d'assouvir.

L'homme est une personne, pas seulement un individu. Par le terme « personne » on désigne « une nature douée d'intelligence et de volonté libre »: c'est donc une réalité bien supérieure à celle d'un sujet qui s'exprime à travers les besoins produits par la simple dimension matérielle. De fait, bien que participant activement à l'œuvre tendant à satisfaire ses besoins au sein de la société familiale, civile et politique, la personne humaine ne trouve pas sa réalisation complète tant qu'elle ne dépasse pas la logique du besoin pour se projeter dans celle de la gratuité et du don, qui répond plus entièrement à son essence et à sa vocation communautaire. (ibid. n. 391)
5-Paques-C-ev2.jpg

    La charité dont nous nous contentons est souvent une charité coupée de ses racines, coupée de Dieu, de Jésus Christ.

En ce qui concerne aussi la « question sociale », on ne peut accepter « la perspective naïve qu'il pourrait exister pour nous, face aux grands défis de notre temps, une formule magique. Non, ce n'est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu'elle nous inspire: Je suis avec vous! Il ne s'agit pas alors d'inventer un “nouveau programme”. Le programme existe déjà: c'est celui de toujours, tiré de l'Évangile et de la Tradition vivante. Il est centré, en dernière analyse, sur le Christ lui-même, qu'il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l'histoire jusqu'à son achèvement dans la Jérusalem céleste ». (ibid. n. 577)

    C'est pourquoi Jean-Paul II a pu dire que "Le politique est le champ le plus vaste de la charité et de la solidarité". Le cardinal Ricard le rappelait, en citant le Pape Pie XI, dans son discours d'ouverture d'une conférence des évêques français à Lourdes:

Nous voulons, en terminant, redire l’importance et la noblesse de l’engagement politique. Les disciples du Christ ne sauraient le déserter ni le décrier. Parce qu’ils se veulent « au service de tous et sans ambition de pouvoir, les chrétiens se sentent à l’aise dans une société démocratique et laïque. Ils lui apportent leur contribution, sans accepter que leur foi soit reléguée dans la "sphère du privé". Cette foi a une dimension humaine et sociale. La démocratie, pour être vivante, » doit faire « droit à ses références religieuses et philosophiques dans le débat public » . Le domaine de la politique n’est-il pas, selon la célèbre phrase du pape Pie XI, « le champ de la plus vaste charité, la charité politique » (Pie XI, A la Fédération universitaire catholique, 18 décembre 1927) ?

    Par la voix de Benoît XVI dans son Exhortation Apostolique Sacramentum Caritatis (n. 83), l'Église nous appelle tous à une "cohérence eucharistique":

Il est important de relever ce que les Pères synodaux ont appelé cohérence eucharistique, à laquelle notre existence est objectivement appelée. En effet, le culte agréable à Dieu n'est jamais un acte purement privé, sans conséquence sur nos relations sociales: il requiert un témoignage public de notre foi. Évidemment, cela vaut pour tous les baptisés, mais s'impose avec une exigence particulière pour ceux qui, par la position sociale ou politique qu'ils occupent, doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales, comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d'éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. Ces valeurs ne sont pas négociables. Par conséquent, les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine. Cela a, entre autres, un lien objectif avec l'Eucharistie (cf. 1 Co 11, 27-29). Les Évêques sont tenus de rappeler constamment ces valeurs; cela fait partie de leur responsabilité à l'égard du troupeau qui leur est confié.

    Aux États-Unis, contrairement à ce qui se passe en Europe, les chrétiens sont en train de réussir un renversement de l'opinion publique au sujet de la question du respect de la vie. La conférence épiscopale états-unienne, dès 1975, a rédigé un "plan pastoral pour les actions en faveur de la vie". Dans la version révisée de 2001 on peut lire:

"Les décisions concernant l'avortement doivent être inversées (reversed)."

    Les évêques ne se sont pas contentés d'une déclaration de principe. Dans chaque paroisse il y a un comité pro-vie en lien avec un comité diocésain. De nombreux évêques états-uniens, en accord avec les directives romaines, refusent - et appellent leurs prêtres à refuser - la communion aux politiciens qui favorisent l'avortement. Résultat: les questions éthiques sont au coeur du débat politique, tandis qu'en France, le sujet est passé sous silence. Les militants états-uniens, tout comme les dissidents de l'Europe de l'Est du siècle dernier, démontrent que les chrétiens peuvent âgir sur une opinion publique contraire à la foi et à la loi naturelle, à condition qu'ils soient soutenus par leur hiérarchie (cf. Thierry Boutet, L'engagement des chrétiens en politique, Éd. Privat 2007, p. 153-156).

* Liens :    Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...

Par la Croix vers la Lumière - Homélie 5° dimanche de Pâques C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)
la voie vers la Résurrection passe par les douleurs de la Croix

la voie vers la Résurrection passe par les douleurs de la Croix

L’Eglise, telle une bonne mère, est bien avisée de nous donner sept semaines pleines de Temps pascal. Nous avons bien besoin de ce temps prolongé pour méditer ce que le Christ nous enseigne par sa passion et sa résurrection. Les plantes ont besoin de passer du temps en pleine terre pour absorber progressivement la lumière du soleil et la transformer en nourriture. De la même manière, nos âmes ont besoin d’une exposition prolongée à la lumière de la révélation du Christ, pour pouvoir absorber les grâces que le Seigneur veut nous donner.

 

Aujourd’hui, particulièrement, il nous rappelle la structure fondamentale de la vie chrétienne : la Croix et la Résurrection. Nous avons déjà rencontré ce thème au cours des derniers dimanches, mais Dieu veut que nous y revenions.

 

Saint Luc, l’auteur de la Première Lecture tirée des Actes des Apôtres, résume la prédication de Paul et Barnabé en une seule phrase :

 

« ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : "Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu." »

 

En d’autres mots, ce n’est que par la Croix que nous pouvons connaître la Résurrection ; ce n’est que par l’amour dans le renoncement que nous pouvons faire l’expérience de la joie chrétienne.

 

 

Jn 13

 

 

Dans la deuxième lecture, saint Jean nous transmet le même message, mais en sens inverse. Il décrit le ciel, là où les saints vivent en communion parfaite avec Dieu. La caractéristique principale de cette vie est que Dieu « essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort n'existera plus ; et il n'y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu. »

 

La première création, c’est celle que nous voyons de nos yeux. C’est notre vie ici et maintenant en tant que membres de l’Eglise encore en chemin. Cette vie-là passera ; elle ne durera pas toujours. Mais pour l’instant, elle est une "vallée de larmes", de douleur et de deuil.

 

Ceci est pour nous une grande consolation. Cela veut dire que nous n’avons pas à faire semblant de tout avoir. Cela veut dire que Dieu sait que la vie n’est pas facile, et tant mieux. Car c’est dans les difficultés de la vie qu’il veut nous enseigner son "art de vivre". Notre société est tellement obsédée par le plaisir, le confort, la santé, la hantise de rester jeune et les apparences que même les chrétiens ont tendance à l’oublier, et facilement nous nous laissons aller à penser que la seule vie qui vaille la peine d’être vécue est une vie sans douleurs.

 

L’exemple des saints est là pour nous rappeler qu’en fait, c’est le contraire qui est vrai : que ce n’est que par la Croix que nous pouvons atteindre la Lumière.

 

Vous avez peut-être déjà entendu parler de Marthe Robin. Le premier livre, ou, du moins, l’un des premiers livres qui ait été écrit sur elle après sa mort en 1981, est intitulé : « La Croix et la Joie ».

 

Née en 1902 ; elle lutte dès l’âge de 16 ans contre une maladie provoquant des douleurs intolérables, qu’on diagnostiquera en 1942 comme étant une "encéphalite épidémique". Alitée, elle perd peu à peu l’espoir d’une guérison. Le 29 mars 1928, elle dit :

 

« Pour moi, Pâques me trouvera dans mon lit, dans mon pauvre lit où j’y suis si mal, où je m’écorche tant ; enfin la vie est courte, une autre plus longue et plus heureuse nous attend ; quelle douce consolation, n’est-ce pas ? »

 

Avec la souffrance physique, il y a la solitude à assumer :

 

« Mes journées s’écoulent uniformément monotones et semblables, étant les trois quarts du temps seule… »

 

Quelques mois après, la maladie progressant, Marthe connaît le découragement :

 

« Les étapes de mon existence ont été écrites sur un tableau noir. La vie s’est chargée de m’enlever mes illusions et de détruire mes plans. » (18 août 1928)

 

Mais voilà que, un jour de décembre cette année-là, Marthe Robin vit, au moment de l’accueil du Sacrement des Malades un moment décisif à partir duquel tout va s’éclairer et prendre un sens. Cette maladie qui aurait pu la conduire à une lente et sûre destructions de sa personne à tous les niveaux devient, aussi paradoxal que cela puisse paraître, le tremplin vers une nouvelle vie qui va se construire autrement :

 

« Après des années d’angoisses, après bien des épreuves, physiques et morales, j’ai osé, j’ai choisi le Christ Jésus… Le Cœur Sacré de Jésus en croix est la demeure inviolable que j’ai choisie sur la terre. »

 

Marthe a donc trouvé la réponse à la question du sens de son existence de malade. Sa vie continuera de se dérouler dans la maladie, mais désormais intégrée et acceptée dans la joie :

 

« Tout mon être accepte la souffrance, la presque entière incapacité physique plus généreusement, plus amoureusement toujours ; et dans un bien plus grand abandon, plus de détachement, plus de renoncement à tout. Néanmoins,  combien la pauvre nature a de la peine quelquefois à constater son entière impuissance et une infinité de choses qui font comme le canevas de la vie. Mais on demeure quand même très calme, on sourit avec joie et avec amour, malgré les douleurs qui étouffent, malgré les déchirements qui torturent et les souffrances lancinantes, malgré les désolantes épreuves et l’amer dégoût, quand on aime Jésus et qu’on l’aime d’amour pur. »

 

La vocation de Marthe Robin est hors du commun, mais son "canevas" est celui de toute vocation chrétienne, y compris celle de chacun de nous : la Croix et la Résurrection ; par la Croix vers la Lumière.

 

Aujourd’hui l’Eglise nous rappelle encore une fois que c’est le canevas de la vie chrétienne. On peut se demander pourquoi. D’une part, c’est un enseignement que nous avons tendance à oublier très facilement, et nous avons donc bien besoin de ce rappel. Mais d’autre part, Dieu veut que nous ne laissions pas passer cette occasion, et que nous n’oubliions pas encore cette fois.

 

Saint Luc écrit dans les Actes que Paul et Barnabé rendaient visite aux diverses communautés chrétiennes pour affermir le courage des disciples et pour les exhorter à persévérer dans la foi. Dieu ne nous demanderait-il pas de faire ce qu’ont fait Paul et Barnabé, et à affermir le courage de quelqu’un qui ploie sous le fardeau de sa croix ? Nous vivons tous avec des personnes qui ont besoin d’être encouragées par l’amour de Jésus.

 

N’est-ce pas pour cette raison, entre autres, que l’Eglise a choisi le passage de l’Evangile de ce jour dans lequel le Christ nous rappelle son "commandement nouveau" :

 

« Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. »

 

Aujourd’hui le Saint Esprit nous envoie, comme il a envoyé Paul et Barnabé, pour affermir et exhorter ceux qui sont peut-être en train de flancher. Il nous donnera pour cela la force et la sagesse mêmes du Christ dans la Sainte Communion. Promettons-lui d’en faire un bon usage, pour répandre au moins auprès d’une personne cette Bonne Nouvelle que la voie vers la Résurrection passe par les douleurs de la Croix.

Lectures pour le 5° dimanche de Pâques C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : Voyages missionnaires (Ac 14, 21b-27)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Paul et Barnabé, revenus à Iconium et à Antioche de Pisidie, affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. »
Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent vers Attalia,
et prirent le bateau jusqu'à Antioche de Syrie, d'où ils étaient partis ; c'est là qu'ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l'oeuvre qu'ils venaient maintenant d'accomplir.
A leur arrivée, ayant réuni les membres de l'Église, ils leur racontaient tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations païennes la porte de la foi.
 
 

 

 

 

Psaume : Ps 144, 8-9, 10-11, 12-13ab

 

5-Paques-C-ps.jpg

 

R/ Béni sois-tu à jamais, Seigneur, Dieu de l'univers !

 

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses oeuvres.

Que tes oeuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l'éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.
 
 

 

 

 

2ème lecture : La nouvelle création (Ap 21, 1-5a)

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean, j'ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et il n'y avait plus de mer.
Et j'ai vu descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux.
Et j'ai entendu la voix puissante qui venait du Trône divin ; elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ;i l demeurera avec eux, et ils seront son peuple, Dieu lui-même sera avec eux.
Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort n'existera plus ; et il n'y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu. »
Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. »
 
 
 

 

 

 

Evangile : Le commandement nouveau (Jn 13, 31-33a.34-35)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Dieu est amour. Aimons-nous les uns les autres, comme Dieu nous aime. Alléluia. (cf. 1 Jn 4, 8.11)

 

Jn-13.jpg

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Juda fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ; et il la lui donnera bientôt.
Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs : Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi.
Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps.
Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l"homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps.
Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.
Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres. »
 
 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

 

#Praedicatho Homélies à Temps et à Contretemps a 10 ans !

dominicanus
10 ans !
10 ans !

10 ans !

"Malheur à moi si je n'annonce pas l'évangile", disait saint Paul.

Mais aussi: quel bonheur de l'annoncer! 

Merci de vous joindre à mon action de grâce pour les fruits que le Seigneur connaît et que, bien au-delà des statistiques, nous ne pouvons que deviner.

Père Walter Covens

Afficher plus d'articles

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>
RSS Contact