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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Le Seigneur exauce toutes nos prières - Homélie 17° dimanche du Temps Ordinaire C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)
Nous aurons toujours besoin de Dieu.

Nous aurons toujours besoin de Dieu.

Dans le passage de l’Evangile de ce jour, Jésus dit des choses très audacieuses. Il affirme que tous ceux qui demandent recevront, que ceux qui cherchent trouveront, et qu’à tous ceux qui frappent, la porte s’ouvrira. Jésus est-il sérieux en disant cela ? Est-ce qu’il n’aurait pas dû dire : "presque tout le monde" ? Peut-il vraiment nous donner une telle garantie de manière aussi inconditionnelle ?

 

Oui, il le peut ! N’est-il pas tout-puissant et omniscient ? N’empêche que nous avons tendance à penser que c’est trop beau pour être vrai. Il nous est difficile de prendre ces paroles telles quelles, et à ne pas les interpréter comme on lirait un poème, en admirant leur beauté sans les prendre à la lettre.

 

Jésus savait que nous serions tentés d’en douter. Alors il les répète en prenant quelques exemples. Un père digne de ce nom pourrait-il torturer ses enfants en leur donnant des pierres au lieu de pain, ou un scorpion au lieu d’un œuf ? Bien sûr que non. Même si nous sommes tous des pécheurs, des hommes égoïstes, « mauvais », comme le dit Jésus, nous nous efforçons de donner de bonnes choses à ceux que nous aimons.

 

Eh bien, nous devrions pouvoir comprendre que Dieu, dont l’amour est libre de la moindre parcelle d’égoïsme, est beaucoup plus enclin à nous donner de bonnes choses, lui qui nous aime sans fin et sans mesure. De même que le Christ a répondu à la demande de ses disciples de leur apprendre à prier en leur donnant le Notre Père, la plus parfaite de toutes les prières, ainsi répondra-t-il à toute requête que nous lui adressons, plus généreusement que nous ne pourrions l’imaginer.

 

Oui, ceux qui demandent recevront, et ceux qui cherchent trouveront, car Dieu est tout simplement trop bon pour ne pas répondre à chacune de nos prières.

 

Et pourtant, il arrive que Dieu ne nous accorde pas ce que nous lui demandons. C’est alors que nous pouvons constater le niveau de notre maturité spirituelle. Les chrétiens immatures réagiront dans ce cas comme si Dieu n’avait pas entendu leur prière. Ils développeront un ressentiment contre Dieu. Et pour justifier leur réaction de dépit ils pourront même se persuader que Dieu n’existe pas. C’est une tendance qui est très présente dans la philosophie, l’art, la littérature et le monde du spectacle contemporains.

 

Et pourtant, cette réaction est fondamentalement égocentrique. Le seul moment où nous doutons de ce que Dieu entend nos prières, est quand il ne nous donne pas ce que nous lui demandons, quand nous le lui demandons. Si nous faisons une prière d’action de grâce ou de louange, par exemple, nous ne doutons jamais de ce que Dieu nous entend. La frustration qui résulte d’une prière prétendument non exaucée est le signe d’un manque de maturité spirituelle.

 

De chrétiens qui font preuve de plus de maturité savent que Dieu entend nos prières et répond à chacune d’elles. Mais cette réponse peut revêtir plusieurs formes, comme saint Augustin l’a enseigné depuis déjà très longtemps. Si nous demandons quelque chose à Dieu dans la prière, Dieu peut répondre de trois manières.

 

Il peut dire OK, et nous donner ce que nous lui demandons. Il peut aussi dire non, tout simplement, ce qui veut dire que ce que nous lui demandons n’est pas bon pour nous. Ce non est aussi une réponse à notre prière, et les parents savent que ce non requiert parfois davantage d’amour qu’un oui de facilité. Enfin, troisième possibilité, Dieu peut répondre OK, ... mais pas tout de suite.

 

Oui, non, et pas maintenant : voilà les trois manières dont Dieu peut répondre à nos demandes. Si nous gardons cela en mémoire, nous pourrons alors vaincre la tentation de nous mettre en colère quand Dieu ne nous donne pas exactement ce qui nous lui demandons quand nous le lui demandons.

 

Dans une culture où règne en maîtresse la confiance arrogante en la technologie et la science, il nous est bon de nous souvenir de cela. Nous ne sommes pas Dieu. Nous avons besoin de Dieu. Nous aurons toujours besoin de Dieu. Demander, chercher et frapper ne sont pas passés de mode avec l’invention de l’électricité! Dieu nous invite à reconnaître et à accepter ce besoin, et à prendre au sérieux son invitation à demander, à chercher et à frapper, pour lui donner plus de liberté d’agir dans notre vie.

 

Saint Jean Paul II recevait des milliers de lettres dans lesquelles les gens lui demandaient de prier à leurs intentions, pour leurs familles et leurs problèmes. Il avait une pile de papiers avec ces requêtes sur son prie-Dieu. Tout au long de la journée, au gré de ses multiples visites à la chapelle, il priait pour chacune de ces intentions autant qu’il pouvait. Les autres, il les confiait à l’intercession de la Vierge Marie.

 

C’est un signe de maturité spirituelle de s’approcher de Dieu dans la prière, avec persévérance et confiance avec tous nos besoins, matériels, sentimentaux et spirituels. Si nous ne le faisons pas, personnellement et en famille, cela veut dire probablement que nous sommes en train de nous éloigner de Dieu. Aujourd’hui, il nous invite chacun, chacune à revenir vers lui, à nous approcher, à persévérer dans la demande, à chercher, à frapper.

 

Au cours de cette Messe, nous prierons Dieu pour beaucoup de choses. Ensemble, nous prierons aussi la prière que Jésus a enseignée à ses disciples il y a deux mille ans. Aujourd’hui "élevons notre cœur" et promettons-lui que, désormais, nous continuerons à le faire chaque jour. Qu’est-ce qui pourrait davantage attendrir son Cœur de Père ?

Lectures 17° dimanche du Temps Ordinaire C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : Abraham intercède pour la ville condamnée (Gn 18, 20-32)

Lecture du livre de la Genèse

Les trois visiteurs d'Abraham allaient partir pour Sodome. Le Seigneur lui dit : « Comme elle est grande, la clameur qui monte de Sodome et de Gomorrhe ! Et leur faute, comme elle est lourde !
Je veux descendre pour voir si leur conduite correspond à la clameur venue jusqu'à moi. Si c'est faux, je le reconnaîtrai. »
Les deux hommes se dirigèrent vers Sodome, tandis qu'Abraham demeurait devant le Seigneur.
Il s'avança et dit : « Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le pécheur ?
Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Vas-tu vraiment les faire périr ? Est-ce que tu ne pardonneras pas à cause des cinquante justes qui sont dans la ville ?
Quelle horreur, si tu faisais une chose pareille ! Faire mourir le juste avec le pécheur, traiter le juste de la même manière que le pécheur, quelle horreur ! Celui qui juge toute la terre va-t-il rendre une sentence contraire à la justice ?»
Le Seigneur répondit: « Si je trouve cinquante justes dans Sodome, à cause d'eux je pardonnerai à toute la ville. »
Abraham reprit : « Oserai-je parler encore à mon Seigneur, moi qui suis poussière et cendre ?
Peut-être, sur les cinquante justes, en manquera-t-il cinq : pour ces cinq-là, vas-tu détruire toute la ville ? » Il répondit : « Non, je ne la détruirai pas, si j'en trouve quarante-cinq. »
Abraham insista : « Peut-être en trouvera-t-on seulement quarante ? » Le Seigneur répondit : « Pour quarante, je ne le ferai pas. »
Abraham dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère, si j'ose parler encore : peut-être y en aura-t-il seulement trente ? » Il répondit : « Si j'en trouve trente, je ne le ferai pas. »
Abraham dit alors : « Oserai-je parler encore à mon Seigneur ? Peut-être en trouvera-t-on seulement vingt ? » Il répondit : « Pour vingt, je ne détruirai pas. »
Il dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère : je ne parlerai plus qu'une fois. Peut-être en trouvera-t-on seulement dix ? » Et le Seigneur répondit : « Pour dix, je ne détruirai pas la ville de Sodome. »
 
 

 

 

 

Psaume : Ps 137, 1-2a, 2bc-3, 6-7ab, 7c-8

 

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R/ Tu écoutes, Seigneur, quand je crie vers toi

 

De tout mon coeur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force. 


Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ;
de loin, il reconnaît l'orgueilleux. 

Si je marche au milieu des angoisses, tu me fais vivre,
ta main s'abat sur mes ennemis en colère.

Ta droite me rend vainqueur. 

Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n'arrête pas l'oeuvre de tes mains.

 

 

 

2ème lecture : La croix du Christ, source de notre vie (Col 2, 12-14)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens

 

Frères,
par le baptême, vous avez été mis au tombeau avec lui, avec lui vous avez été ressuscités, parce que vous avez cru en la force de Dieu qui a ressuscité le Christ d'entre les morts.
Vous étiez des morts, parce que vous aviez péché et que vous n'aviez pas reçu de circoncision. Mais Dieu vous a donné la vie avec le Christ : il nous a pardonné tous nos péchés.
Il a supprimé le billet de la dette qui nous accablait depuis que les commandements pesaient sur nous : il l'a annulé en le clouant à la croix du Christ.
 
 

 

 

 

Evangile : Enseignements de Jésus sur la prière (Lc 11, 1-13)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Animés par l'Esprit qui fait de nous des fils, nous appelons Dieu : Notre Père. Alléluia. (cf. Rm 8, 15)
 
 
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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : 'Père,que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés,c ar nous-mêmes nous pardonnonsà tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation.' »
Jésus leur dit encore : « Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : 'Mon ami, prête-moi trois pains :
un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir.'
Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond : 'Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain',
moi, je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut.
Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte.
Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre.
Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ?
ou un scorpion, quand il demande un oeuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
 

 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

C’est la grâce qui donne de la valeur à nos actions - Homélie 16° dimanche du Temps Ordinaire C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)

 

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Un sarment ne peut pas porter du fruit s’il n’est pas relié à la vigne. Le Christ nous a rappelé cette vérité au cours de la Dernière Cène, disant qu’il était la vigne, et nous les sarments, et que nous devions toujours rester unis à la vigne. Sa rencontre avec Marthe et Marie dans l’Evangile de ce jour nous rappelle cette même leçon, une leçon que Marthe avait vraiment besoin d’apprendre. Ce que Marthe avait besoin d’apprendre n’est pas qu’il faut travailler pour le Christ. Cela, elle le faisait, et très généreusement. Ce qu’elle ne savait pas, ou qu’elle avait oublié, c’est que ce qu’elle faisait pour le Christ devait découler de ce qu’elle est pour lui : une amie vraie et dévouée.

 

Il est facile de surcharger notre agenda avec tant et tant d’activités et d’engagements - je parle d’activités qui sont bonnes, et d’engagements pour la bonne cause – mais de perdre de vue le vrai but de notre vie : connaître, aimer et suivre le Christ un peu plus chaque jour. Ce n’est qu’ainsi que notre vie prendra tout son sens. Ce n’est qu’ainsi que nous serons en mesure d’aider les autres à trouver le sens de leur vie. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons trouver la joie que nous désirons.

 

Jésus ne nous dit donc pas que nous ne devons rien faire, que nous ne devons pas rendre service, travailler dur et honorer nos engagements. Non, Jésus ne réprimande pas Marthe pour son travail. Il la réprimande parce qu’elle s’inquiète et s’agite dans son travail. Elle s’est tellement laissé prendre pour faire ce travail, qu’elle a perdu de vue la raison pour laquelle elle le fait. Elle est comme un sarment qui essaie désespérément de porter du fruit par lui-même.

 

Le résultat était prévisible : la frustration, l’énervement, l’impatience, la colère. A moins d’être "connecté" au Christ et à sa grâce, à moins de nous nourrir en permanence de sa Parole, à moins de faire tout ce que nous faisons par amitié pour lui (la seule chose nécessaire), aucune de nos actions, même nos BA (nos "bonnes" actions) ne peuvent avoir une valeur durable. Et seule cette valeur durable pour nous donner la paix du cœur.

 

C’est la leçon qu’enseignait aussi saint Philippe Néri. Sa sainteté et sa bonne humeur avait fait de lui le prêtre le plus recherché de la ville de Rome au milieu du 16e siècle. Il était le conseiller des papes et des cardinaux, des rois et des ducs, et aussi des mendiants et des boulangers. Aimé et respecté de tous, il a réformé une ville corrompue presqu’à lui tout seul.

 

Un jour, un jeune homme vient le voir. Il venait de réussir son examen au barreau. Après des années d’études, ce jeune homme avait enfin obtenu son diplôme, et était sur le point de commencer une carrière prometteuse. Il faisait aussi la cour à une belle jeune fille très convoitée. Il était débordant d’enthousiasme en décrivant ses projets optimistes : d’abord il voulait postuler pour un poste de greffier, et ensuite épouser cette jeune fille. Philippe Néri lui pose la question : "Et après ?" Alors le jeune homme poursuit, expliquant qu’il avait l’intention de gravir une à une les marches du succès professionnel et fonder une famille. Saint Philippe lui demande : "Et après ?" Le jeune homme fronce alors les sourcils et réfléchit un instant. Puis il commence à bredouiller en parlant de la perspective de devenir un juge célèbre et d’avoir des petits-enfants, mais ce n’était plus avec le même enthousiasme. Philippe sourit, le regarde droit dans les yeux, et dit : "Et après ?" Arrivé à ce point, le jeune homme regarde le saint avec confusion. Il était paniqué. Il n’avait jamais pensé aussi loin en avance. Il s’est éloigné lentement pour réfléchir. Le lendemain, il a rejoint L’Oratoire de saint Philippe et il est devenu un saint prêtre.

 

Nous ne sommes pas tous appelés à devenir prêtres ou à nous engager dans la vie consacrée, mais nous sommes tous appelés à mettre Jésus à la première place. Tôt ou tard, seule « la meilleure part » demeurera, et si ce n’est pas cette part que nous avons choisie, nous resterons à la porte, dans le froid.

 

Nous sommes tous unis à la vigne, ou, du moins, c’est ce que nous désirons. C’est pour cela que nous sommes ici. Mais il est possible que nous soyons des sarments desséchés, avec seulement un tout petit peu de sève. Si nous voulons que notre vie porte plus de fruit, nous avons besoin de beaucoup de sève, nous devons être davantage unis à la vigne. Voilà l’unique chose nécessaire.

 

La première chose que nous avons à faire en ce sens, c’est de faire le bilan de notre état spirituel. Il y a un thermomètre révélateur pour ce temps de vacances. Nous avons tous besoin de vacances. Nous avons besoin de "changer de têtes", de changer de rythme. Nous avons besoin de nous détendre, de profiter de la compagnie de bons amis et de notre famille, de profiter des beautés enchanteresses de la nature. C’est dans ce contexte que nous pouvons apprendre beaucoup sur nous-mêmes. Une des choses que nous pouvons voir clairement, c’est quelle est l’importance que nous accordons à l’amitié du Christ pour nous. Quand nous avons des vacances, on a plus de temps libre. Est-ce que nous consacrons une partie de ce temps pour être avec le Christ ? Nous avons à prendre des décisions concernant la destination de nos vacances et le genre d’activités. La possibilité de participer à la messe du dimanche fait-elle partie de nos préoccupations ? On a plus de temps pour lire ou peut-être regarder  des films, des  spectacles et des documentaires : la beauté de notre vocation chrétienne fait-elle partie de ses activités ?

 

Aujourd’hui, l’Eglise nous rappelle que ce qui est le plus nécessaire pour notre bien-être, c’est d’avoir une relation d’amitié intime et dynamique avec le Christ. Au cours de cette Messe, le Seigneur renouvelle son engagement envers nous. Faisons le point de l’état de nos cœurs, et si nous constatons avoir commis la même erreur que Marthe, promettons-lui d’apporter les corrections qui s’imposent au cours de cette nouvelle semaine. Jésus ne manquera pas de nous aider.

Jésus ne réprimande pas Marthe pour son travail. Il la réprimande parce qu’elle s’inquiète et s’agite dans son travail.

Jésus ne réprimande pas Marthe pour son travail. Il la réprimande parce qu’elle s’inquiète et s’agite dans son travail.

Lectures 16° dimanche du Temps Ordinaire C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : Abraham donne l'hospitalité à Dieu, qui lui promet un fils (Gn 18, 1-10a)

 

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Lecture du livre de la Genèse

Aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham, qui était assis à l'entrée de la tente. C'était l'heure la plus chaude du jour.
Abraham leva les yeux, et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui. Aussitôt, il courut à leur rencontre, se prosterna jusqu'à terre et dit:
« Seigneur, si j'ai pu trouver grâce à tes yeux, ne passe pas sans t'arrêter près de ton serviteur.
On va vous apporter un peu d'eau, vous vous laverez les pieds, et vous vous étendrez sous cet arbre.
Je vais chercher du pain, et vous reprendrez des forces avant d'aller plus loin, puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! » Ils répondirent : « C'est bien. Fais ce que tu as dit. »
Abraham se hâta d'aller trouver Sara dans sa tente, et il lui dit : « Prends vite trois grandes mesures de farine, pétris la pâte et fais des galettes. »
Puis Abraham courut au troupeau, il prit un veau gras et tendre, et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.
Il prit du fromage blanc, du lait, le veau qu'on avait apprêté, et les déposa devant eux ; il se tenait debout près d'eux, sous l'arbre, pendant qu'ils mangeaient.
Ils lui demandèrent : « Où est Sara, ta femme ? » Il répondit : « Elle est à l'intérieur de la tente. »
Le voyageur reprit : « Je reviendrai chez toi dans un an, et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. »
 
 

 

 

 

Psaume : Ps 14, 1a.2, 3bc-4ab, 5

R/ Tu es proche, Seigneur : fais-nous vivre avec toi

 

Seigneur, qui séjournera sous ta tente ?
Celui qui se conduit parfaitement, 
qui agit avec justice
et dit la vérité selon son coeur.
 

Il ne fait pas de tort à son frère
et n'outrage pas son prochain.
 
A ses yeux, le réprouvé est méprisable
mais il honore les fidèles du Seigneur.


Il prête son argent sans intérêt, 
n'accepte rien qui nuise à l'innocent.
L'homme qui fait ainsi
demeure inébranlable.

 

 

 

 

 

2ème lecture : Le mystère du Christ s'accomplit dans la vie de l'Apôtre (Col 1, 24-28)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens

Frère,
je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous, car ce qu'il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l'accomplis dans ma propre chair, pour son corps qui est l'Église.
De cette Église, je suis devenu ministre, et la charge que Dieu m'a confiée, c'est d'accomplir pour vous sa parole,
le mystère qui était caché depuis toujours à toutes les générations, mais qui maintenant a été manifesté aux membres de son peuple saint.
Car Dieu a bien voulu leur faire connaître en quoi consiste, au milieu des nations païennes, la gloire sans prix de ce mystère : le Christ est au milieu de vous, lui, l'espérance de la gloire !
Ce Christ, nous l'annonçons : nous avertissons tout homme, nous instruisons tout homme avec sagesse, afin d'amener tout homme à sa perfection dans le Christ.
 
 

 

 

 

Evangile : Marthe et Marie accueillent Jésus chez elles (Lc 10, 38-42)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Heureux qui entend la voix du Seigneur et lui ouvre sa porte : il a trouvé son bonheur et sa joie. Alléluia. (cf. Ap 3, 20)

 

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison.
Elle avait une soeur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma soeur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée. 
»
 
 

 

 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

Une leçon de vie toute simple - Homélie 15° dimanche du Temps Ordinaire C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)
"Souvenez-vous la vie chrétienne est une vie d’action, et non de paroles et de rêves..."

"Souvenez-vous la vie chrétienne est une vie d’action, et non de paroles et de rêves..."

Une des propriétés essentielles de Dieu est sa simplicité. La leçon du Christ dans l'évangile d'aujourd'hui est toute simple !

 

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. »

 

Cette leçon est à la portée de tout le monde. Chacun peut la mettre en application, même un Samaritain. Les Samaritains étaient considérés par les Juifs du temps de Jésus comme des citoyens de seconde classe. Cette leçon résume tout le sens de la vie avec une simplicité tellement désarmante !

 

Malheureusement, nous n’aimons pas beaucoup la simplicité. Comme le docteur de la loi de l’évangile, nous harcelons Jésus de nos questions :

 

« Et qui donc est mon prochain ? »

 

Jésus ne perd pas patience avec ce docteur qui lui pose des questions. Il ne perd pas patience avec nous non plus. Il nous donne la parabole pour expliquer ce que cela veut dire. Et tout au long des siècles, il a continué de nous donner des explications complémentaires : les paroles et les exemples de milliers de saints, l’enseignement de l’Eglise à chaque époque, l’aiguillon de notre conscience…

 

Mais nous persistons à nous compliquer l’existence. Nous nous persuadons que c’est compliqué d’apprendre cette leçon, comme si une partie de nous-mêmes ne voulait pas l'apprendre. Pourquoi ? Qu’est-ce qui nous retient de faire nôtres une fois pour toutes les critères de Jésus ? Nous avons tous notre propre marque déposée d’égoïsme, et l’égoïsme engendre dans notre vie des zones d’ombre qui nous arrangent. Quand on s’y habitue et qu’on en prend son parti, la simple et limpide lumière de la vérité du Christ nous dérange et nous fait mal aux yeux. Mais au fond de notre cœur, nous percevons bien que cette simplicité sonne juste. Nous ne pouvons pas ne pas voir le portrait lumineux et clair du bon Samaritain. Nous comprenons parfaitement ce que cela veut dire. Et puis, nous entendons comment Jésus résume cette leçon de vie en disant:

 

« Va, et toi aussi fais de même. »

 

C’est exactement ce dont parle Moïse dans la première lecture. Le secret du bonheur et de l’accomplissement de la vie n’est pas au-dessus de nos forces. Il n’est pas hors de notre atteinte dans les cieux ou au-delà des mers. Il n’est pas nécessaire de partir à la recherche d’un  gourou insaisissable sur les sommets du Tibet, comme Bruce Wayne dans le film Batman Begins. Pas besoin de faire la chasse aux documents secrets cachés par des franc-maçons il y a 500 ans, comme le Da Vinci Code voudrait nous le faire croire. Nous n’avons pas à localiser un trésor enfoui quelque part, je ne sais où, contrairement à ce que pensaient les Pirates des Caraïbes :

 

" "Quinze marins, sur l'bahut du mort, yop la hou, une bouteille de rhum..."

 

Nous avons reçu le don de connaître le sens de la vie. Jésus nous en a fait cadeau avec le simple commandement :

 

« Fais ainsi et tu auras la vie. »

 

Ce qui est vraiment passionnant dans cette vie, ce dont on peut vraiment tirer satisfaction, ne vient pas d’une quête sans fin, tout comme le secret d’un bon repas n’est pas dans des mets raffinés achetés à prix d'or, mais dans le sens du partage :

 

« Mieux vaut un plat de légumes là où il y a de l’amour, qu’un bœuf gras assaisonné de haine » (Pr 15, 17).

 

C’est quand nous découvrons cette vérité et que nous essayons d’en vivre que commence vraiment la vie. Cela peut être impressionnant, car, comme le disait Spider-Man, une grande puissance va de pair avec une grande responsabilité. La vérité est la plus grande puissance qui soit. Le Christ nous l’offre dans une clarté, une simplicité parfaite. Recevoir ce cadeau veut dire en accepter la responsabilité. Nous aimons la parabole, mais la partie « Va, et toi aussi fais de même » nous dérange. Alors nous devons faire confiance au Seigneur pour commencer à vivre cette vérité simple et puissante. Saint Vincent Pallotti, un noble italien qui, devenu prêtre, a consacré sa vie au service des pauvres, disait ceci :

 

"Souvenez-vous la vie chrétienne est une vie d’action, et non de paroles et de rêves. Qu’il y ait peu de mots et beaucoup d’action, et que les actions soient bien faites. »

 

Notre mentalité moderne a érigé beaucoup d’obstacles qui nous empêchent de mettre en pratique cette simple consigne pour une vie pleine de sens. Parmi les plus grands, il y a la société de consommation. Il est heureux que la civilisation moderne a permis la production d’une abondance de biens matériels. Mais cette abondance n’est pas sans danger. Elle a créé une culture qui nous fait penser que nous avons besoin de nouveaux produits pour être heureux dans la vie. Insensiblement, cette société de consommation fait de nous des esclaves de la consommation. Que ce soit l’ordinateur dernier cri, le jeu vidéo qui vient de sortir, le dernier film, un nouveau gadget…, nous sommes constamment sollicités par des messages séducteurs qui essaient de nous convaincre que si nous l’avons, nous commencerons enfin à vivre. Mais la vraie vie n’est pas conditionnée par plus de biens de consommation. Ces biens ne sont pas mauvais en eux-mêmes, s’ils nous permettent de suivre le Christ en glorifiant Dieu. Mais ce n’est pas ce que nous dit la publicité…

 

La vraie vie, c’est de suivre le Christ, de vivre comme lui. Jésus promet au docteur de la loi que s’il met en pratique la simple formule d’aller et de "faire ainsi", il "vivra". Voilà ce que nous devons tous désirer : suivre le Christ, vivre notre vie selon le projet de Dieu. Moins nous serons esclaves de la société de consommation, plus nous serons libres pour mettre en pratique la simple formule du Christ.

 

Durant cette Messe, demandons au Seigneur de nous montrer comment simplifier notre vie. En le recevant dans la Sainte Communion, demandons-lui la force de combattre la société de consommation, le courage de gérer notre budget et notre temps, en famille et individuellement, pour que toutes nos ressources puissent nous aider à "à faire ainsi". Si nous faisons cela, Jésus nous assure que nous vivrons.

 

Lectures 15° dimanche du Temps Ordinaire C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : La loi de Dieu dans le coeur de l'homme (Dt 30, 10-14)

 

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Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple d"Israël : « Écoute la voix du Seigneur ton Dieu, en observant ses ordres et ses commandements inscrits dans ce livre de la Loi ; reviens au Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme.
Car cette loi que je te prescris aujourd'hui n'est pas au-dessus de tes forces ni hors de ton atteinte.
Elle n'est pas dans les cieux, pour que tu dises : « Qui montera aux cieux nous la chercher et nous la faire entendre, afin que nous la mettions en pratique ? »
Elle n'est pas au-delà des mers, pour que tu dises : « Qui se rendra au-delà des mers nous la chercher et nous la faire entendre, afin que nous la mettions en pratique ? »
Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton coeur afin que tu la mettes en pratique. »
 
 

 

 

 

Psaume : Ps 18, 8, 9, 10, 11

R/ Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance !

 

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ; 
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.
 

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le coeur ; 
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.
 

La crainte qu'il inspire est pure,
elle est là pour toujours ; 
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :
 

plus désirables que l'or,
qu'une masse d'or fin, 
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.
 
 

 

 

 

2ème lecture : Primauté du Christ dans la création et dans l'Église (Col 1, 15-20)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens

Le Christ est l'image du Dieu invisible, le premier-né par rapport à toute créature,
car c'est en lui que tout a été créé dans les cieux et sur la terre, les êtres visibles et les puissances invisibles :tout est créé par lui et pour lui.
Il est avant tous les êtres, et tout subsiste en lui.
Il est aussi la tête du corps, c'est-à-dire de l'Église. Il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, puisqu'il devait avoir en tout la primauté.
Car Dieu a voulu que dans le Christ toute chose ait son accomplissement total.
Il a voulu tout réconcilier par lui et pour lui,sur la terre et dans les cieux,en faisant la paix par le sang de sa croix.
 
 

 

 

 

Evangile : La loi d'amour : le bon Samaritain (Lc 10, 25-37)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Voici le commandement nouveau : Celui qui aime Dieu, qu'il aime aussi son frère. Alléluia. (cf. Jn 5, 21)

 

 

15 TOC

 

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? »
Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ? »
L'autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. »
Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. »
Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? »
Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l'autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l'autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié.
Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant : 'Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.'
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »
 

 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Jésus joue collectif - Homélie 14° dimanche du Temps Ordinaire C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)
"Je suis convaincu qu’il y a un grand besoin pour toute l’Eglise de redécouvrir la joie de l’évangélisation..."

"Je suis convaincu qu’il y a un grand besoin pour toute l’Eglise de redécouvrir la joie de l’évangélisation..."

 

14 TOC ev

 

 

La désignation par le Christ de soixante-douze disciples (certains manuscrits grecs portent soixante-dix) pour collaborer à sa mission est une action d’une profonde signification biblique. Quand Moïse conduit le peuple d’Israël vers la Terre Promise, Dieu lui demande de désigner soixante-dix anciens pour avoir part à l’esprit de Moïse et être ses auxiliaires. Plus tard, le Sanhédrin, l’instance dirigeante d’Israël au retour de l’exil à Babylone, était composé de 71 anciens. Le nombre 72 peut même avoir encore un autre sens. Le Livre de la Genèse décrit la division du monde non-juif en 70 nations. Ainsi, le choix par Jésus de 72 disciples pourrait refléter l’universalité de sa mission rédemptrice. Elle inclut le 70 nations païennes, plus la nation d’Israël, et, peut-être, son Eglise, le nouveau Peuple de Dieu. Un total de 72.

 

En suivant cette trame, le Christ, nouveau Moïse, montre qu’il accomplit l’Ancienne Alliance. Cette insistance de l’Ancien et du Nouveau Testament sur le fait que Dieu choisit des collaborateurs pour l’aider à construire son Royaume, montre quelque chose d’essentiel au sujet du Seigneur : il est un joueur d’équipe. Il n’est pas venu seulement pour annoncer la Bonne Nouvelle, mais pour instituer son Eglise, l’association de ses disciples, ses collaborateurs, pour assurer la continuité de l’annonce jusqu’aux extrémités de la terre, jusqu’à la fin du temps. Jésus sauve le monde, mais pas tout seul. Il veut le faire avec notre aide. Depuis le pape jusqu’au dernier des croyants baptisés, nous avons tous part à la même mission : aider le Christ à construire son Royaume.

 

Cela devrait être notre plus grande joie. Comme le disait Benoît XVI :

 

"Je suis convaincu qu’il y a un grand besoin pour toute l’Eglise de redécouvrir la joie de l’évangélisation, de devenir une communauté inspirée d’un zèle missionnaire pour que Jésus soit mieux connu et aimé." (Lettre à l’Assemblée pan-asiatique pour la culture, organisée par le Cardinal Paul Poupard, 15 novembre 2006)

 

Une des manières dont Jésus montre qu’il est un joueur collectif, c’est qu’il partage avec nous sa propre expérience. Ces 72 disciples dont nous venons d’entendre parler, étaient invités à partager la mission du Christ. Ceux-ci ont généreusement accepté, et, à cause de cela, ils ont eu part à la victoire même du Christ. Ils sont revenus en se réjouissant, étonnés que même les démons leur étaient soumis. Nous pouvons tous avoir part à l’expérience des victoires du Christ, pourvu que nous ayons assez de courage pour répondre à son invitation, pour sortir comme "ouvriers dans la récolte", pour répandre la Bonne Nouvelle de l’évangile.

 

Mais le Christ ne se contente pas de nous donner part à ses victoires. Il nous donne part également à ses souffrances, sa croix. Nous avons tous des amis intimes et pas si intimes. Souvent, la différence est que nous amis intimes sont prêts à partager leurs épreuves avec nous, et nous avec eux. Des amis qui souffrent ensemble sont plus soudés. Jésus veut avoir cette intimité avec nous.

 

C’est ce à quoi fait allusion saint Paul dans la deuxième lecture, quand il écrit aux Galates:

 

« Que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste mon seul orgueil. »

 

Ce que saint Paul estime le plus, c’est qu’il a eu part au rejet, aux souffrances du Christ. Il est un des rares saints dans l’histoire qui a eu part aux plaies mêmes du Christ. A part son martyre à Rome vers l’an 68, Paul avait reçu le don des stigmates, l’apparition sur ses propres mains et pieds des plaies du Christ sur la croix. C’est ainsi que la plupart des exégètes interprètent la phrase que nous venons d’entendre dans la Deuxième Lecture :

 

« je porte dans mon corps la marque des souffrances de Jésus. »

 

Jésus n’est pas comme les divinités païennes dont on disait qu’ils résidaient sur le Mont Olympe et qui manipulaient avec nonchalance les chétifs humains sur la terre. Jésus est le Roi de l’Univers qui a fait de nous des partenaires dans sa mission, des ambassadeurs officiels de son Royaume.

 

Parfois nous oublions que Jésus veut que nous soyons des membres actifs de son Eglise. Parfois nous pensons que l’Eglise est une sorte de station d’essence, un endroit om nous pouvons aller faire le plein spirituel. C’est vrai, bien sûr, mais ce n’est pas tout. Aujourd’hui Jésus nous rappelle que nous sommes ses collaborateurs, ouvriers avec lui, ses coéquipiers. Et dans son équipe, il n’y a personne sur le banc des remplaçants. Plus nous participons activement à la mission du Christ d’étendre son Royaume par nos paroles, nos prières et notre exemple de vie chrétienne, plus nous aurons part à la joie du Christ. Si, courageusement, nous sortons comme ambassadeurs du Christ, nous reviendrons en nous réjouissant, comme les 72 disciples.

 

Cela peut être aussi simple que de faire un petit plaisir à son voisin, ou aussi exigeant que d’aller visiter un prisonnier, trouver un abri pour une maman célibataire, ou inviter un incroyant à venir à la messe.

 

En poursuivant cette Eucharistie, demandons au Saint Esprit d’éclairer notre intelligence afin que chacun puisse faire un bilan de son amitié avec le Seigneur. Nous sommes tous ici parce que nous aimons le Christ et parce que nous voulons le suivre de plus près. Jésus veut la même chose. En le recevant dans la Sainte Communion, demandons-lui de faire de nous de meilleurs disciples, de nous envoyer en mission au cours de cette semaine pour apporter la Bonne Nouvelle à quelqu’un qui a besoin de l’entendre.

Lectures 14° dimanche du Temps Ordinaire C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : La joie de l'ère messianique (Is 66, 10-14)

Lecture du livre d'Isaïe

Réjouissez-vous avec Jérusalem, exultez à cause d'elle, vous tous qui l'aimez ! Avec elle soyez pleins d'allégresse, vous tous qui portiez son deuil !
Ainsi vous serez nourris et rassasiés du lait de ses consolations, et vous puiserez avec délices à l'abondance de sa gloire.
Voici ce que dit le Seigneur : Je dirigerai vers elle la paix comme un fleuve, et la gloire des nations comme un torrent qui déborde. Vous serez comme des nourrissons que l'on porte sur son bras, que l'on caresse sur ses genoux.
De même qu'une mère console son enfant, moi-même je vous consolerai, dans Jérusalem vous serez consolés.
Vous le verrez, et votre coeur se réjouira ; vos membres, comme l'herbe nouvelle, seront rajeunis. Et le Seigneur fera connaître sa puissance à ses serviteurs.
 
 

 

 

 

Psaume : Ps 65, 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20

R/ Terre entière, acclame Dieu, chante le Seigneur

 

 

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Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »

Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom.
 
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.
 

Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.
De là, cette joie qu'il nous donne.
 
Il règne à jamais par sa puissance.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu'il a fait pour mon âme.
Béni soit Dieu, qui n'a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour !
 
 
 
 

 

 

 

2ème lecture : La croix du Christ, orgueil du chrétien (Ga 6, 14-18)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Galates

Que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste mon seul orgueil. Par elle, le monde est à jamais crucifié pour moi, et moi pour le monde.
Ce qui compte, ce n'est pas d'avoir ou de ne pas avoir la circoncision, c'est la création nouvelle.
Pour tous ceux qui suivent cette règle de vie et pour le véritable Israël de Dieu, paix et miséricorde.
Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter. Car moi, je porte dans mon corps la marque des souffrances de Jésus.
Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit. Amen.
 
 
 

 

 

 

Evangile : Les soixante-douze en mission annoncent la joie du règne de Dieu (brève : 1-9) (Lc 10, 1-12.17-20)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Sur toute la terre est proclamé la Parole, et la Bonne Nouvelle aux limites du monde. Alléluia. (cf. Ps 18, 5)

 

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route.
Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison.'
S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira.
Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.'
Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, sortez sur les places et dites :
'Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous la secouons pour vous la laisser. Pourtant sachez-le : le règne de Dieu est tout proche.'
Je vous le déclare : au jour du Jugement, Sodome sera traitée moins sévèrement que cette ville. »
Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient : « Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom. »
Jésus leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair.
Vous, je vous ai donné pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et pouvoir sur toute la puissance de l'Ennemi ; et rien ne pourra vous faire du mal.
Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux. »
 
 

 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

La Règle d’Or pour une vraie liberté - Homélie 13° dimanche du Temps Ordinaire C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)

 

 

13 TOC

 

 

Deux parmi les disciples les plus proches de Jésus, Jacques et Jean, n’ont toujours pas compris leur Maître. Même au moment où celui-ci prend « prend avec courage la route de Jérusalem », pour accepter de se faire rejeter, humilier, torturer et exécuter, ils en étaient toujours au point de vouloir défendre sa seigneurie par la violence et la force. Ils ne manquaient pas de raisons. Jésus est le Seigneur, et il mérite le plus grand respect. Et donc, en le rejetant, la ville des Samaritains méritait un châtiment.

 

Mais, d’autre part, le Christ avait expliqué à de multiples reprises qu’il prenait la route de Jérusalem précisément pour se soumettre à ce rejet de la part de tout le peuple. C’est ainsi qu’il allait nous manifester la profondeur de son amour, par sa patience et son pardon inlassable, en s’abstenant de traiter ses ennemis comme ils le méritent. Si Jacques et Jean avaient détruit la ville, ils auraient pris exactement le chemin opposé. Ils se seraient empêtrés dans les chaînes de la vengeance et des représailles.

 

Jésus ne le leur permet pas. Il leur rappelle que sa mission ne consiste pas à condamner les pécheurs, mais uniquement à annoncer la Bonne Nouvelle par la parole et par l’exemple. Il ne détruit pas son prochain comme son prochain veut le détruire. Il lui donne encore une chance.

 

Voilà la vraie liberté de la vie dans l’Esprit, comme l’affirme saint Paul. Le Christ vit pour le Royaume de Dieu, et non pas pour un royaume d’égoïsme. Il n’est donc pas esclave de la soif de popularité, de puissance et de succès mondain qui, si souvent, perpétuent le cycle de la violence dans notre monde déchu. En d’autres mots, Jésus enseigne la Règle d’Or en paroles, mais aussi par l’exemple, dans tout ce qu’il fait. Aujourd’hui, l’Eglise nous invite à faire de même.

 

Saint Paul s’efforce d’inculquer la même leçon dans les cœurs des Chrétiens de Galatie. Il a consacré les quatre premiers chapitres de sa lettre pour les convaincre de ne pas retourner à l’esclavage des lois de l’Ancien Testament, qui n’étaient qu’une préparation à la loi de l’Evangile, la loi de la liberté authentique.

 

Mais il se rend compte que certains risquent d’interpréter cette liberté de travers, la voyant comme un affranchissement de toute restriction morale, une liberté de suivre toutes leurs tendances égoïstes. Ce n’est pas ça du tout, évidemment. Le péché, l’égoïsme sous toutes ses formes sont des types d’esclavage. Voilà ce que saint Paul s’attache à expliquer. Chaque fois que les membres d’une communauté s’attachent à vouloir suivre leurs inclinations égoïstes, ils finissent par se mordre, se dévorer, se détruire les uns les autres. Au lieu d’être dociles à l’enseignement de Paul, les Galates sombrent dans les dissensions internes. Alors saint Paul les exhorte à se mettre « par amour, au service les uns des autres. Car toute la Loi atteint sa perfection dans un seul commandement, et le voici : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

 

Combien de fois nous est-il arrivé d’oublier cette règle fondamentale de la foi, quand, comme les Galates, nous nous mettons à compliquer les choses plus que de raison. Or, si suivre le Christ était compliqué, seuls les professeurs et les génies pourraient devenir des saints, ce qui n’est pas le cas du tout. La vie chrétienne n’est pas réservée aux super-intelligents. Elle est pour tout le monde, y compris vous et moi.

 

Nous reconnaissons tous la vérité derrière la Règle d’Or, et nous voulons faire l’expérience plus pleinement de la liberté qui en résulte. Mais personne d’entre nous ne la suit d’une manière parfaite. Comme Jacques et Jean, nous ne vivons pas intégralement selon la loi de l’Esprit. Quand d’autres nous maltraitent ou nous importunent, nous voulons les détruire. Habituellement nous n’appelons pas le feu du ciel sur eux, mais nous critiquons et nous jugeons les autres dans notre cœur et avec notre langue. Trop souvent, nous succombons à la tentation de dire du mal des autres, au sujet de ceux que nous connaissons personnellement ou des personnalités publiques que nous n’avons jamais rencontrées. Nous prenons du plaisir quand ils connaissent l’échec. Nous les considérons comme des adversaires, au lieu de les voir comme des frères et sœurs bien-aimés dans le Christ.

 

 

Changerons-nous un jour ? Le temps viendra-t-il où nous serons davantage semblables au Christ, donnant aux autres une nouvelle chance, autant qu’ils en ont besoin, comme Jésus le fait avec nous ? Nous le pouvons, avec la grâce de Dieu. Il a planté la semence de la vertu chrétienne en nos âmes, et il veut la faire grandir.

 

 

Une chose que nous pouvons faire pour la faire grandir plus rapidement est de faire attention à cet aspect de notre vie quand nous allons nous confesser. Dans ce sacrement, Dieu pardonne nos péchés et nous remplit de sa grâce sanctifiante au sein de notre faiblesse, exactement comme notre corps envoie du calcium vers un bras que nous avons cassé. Souvent, dans la confession, nous nous concentrons exclusivement sur les péchés évidents. A partir de maintenant, confessons aussi nos péchés plus subtils, les pensées destructives que nous entretenons, et les critiques destructives que nous répandons inutilement.

 

Si nous faisons cela, le Christ pourra nous envoyer sa grâce bienfaisante, là où nous en avons le plus besoin, pour que nous puissions mieux suivre son exemple, et ainsi faire l’expérience plus pleinement de la vraie liberté dans l’Esprit.

 

Deux parmi les disciples les plus proches de Jésus, Jacques et Jean, n’ont toujours pas compris leur Maître.

Deux parmi les disciples les plus proches de Jésus, Jacques et Jean, n’ont toujours pas compris leur Maître.

Lectures 13° dimanche du Temps Ordinaire C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : Élisée abandonne tout pour suivre Élie (1R 19, 16b.19-21)

 

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Lecture du premier livre des Rois

Le Seigneur avait dit au prophète Élie : « Tu consacreras Élisée, fils de Shafate, comme profète pour te succéder. »
Élie s'en alla. Il trouva Élisée, fils de Shafate, en train de labourer. Il avait à labourer douze arpents, et il en était au douzième. Élie passa près de lui et jeta vers lui son manteau.
Alors Élisée quitta ses boeufs, courut derrière Élie, et lui dit : « Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, puis je te suivrai. » Élie répondit : «Va-t'en, retourne là-bas ! Je n'ai rien fait. »
Alors Élisée s'en retourna ; mais il prit la paire de boeufs pour les immoler, les fit cuire avec le bois de l'attelage, et les donna à manger aux gens. Puis il se leva, partit à la suite d'Élie et se mit à son service.
 
 

 

 

Psaume : Ps 15, 1.2a.5, 7-8, 9-10, 2b-11

R/ Dieu, mon bonheur et ma joie !

 

Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait  de toi mon refuge.
J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m'avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m'abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Je n'ai pas d'autre bonheur que toi.
Tu m'apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !
 
 

 

 

2ème lecture : L'Esprit s'oppose à la chair et nous rend libres (Ga 5, 1.13-18)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Galates

Frères,
si le Christ nous a libérés,
c'est pour que nous soyons vraiment libres. Alors tenez bon, et ne reprenez pas les chaînes de votre ancien esclavage.
Vous avez été appelés à la liberté. Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte pour satisfaire votre égoïsme ; au contraire, mettez-vous, par amour, au service les uns des autres.
Car toute la Loi atteint sa perfection dans un seul commandement, et le voici :Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres.
Je vous le dis : vivez sous la conduite de l'Esprit de Dieu ; alors vous n'obéirez pas aux tendances égoïstes de la chair.
Car les tendances de la chair s'opposent à l'esprit, et les tendances de l'esprit s'opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire ce que vous voudriez.
Mais en vous laissant conduire par l'Esprit, vous n'êtes plus sujets de la Loi.
 
 

 

 

Evangile : Suivre Jésus sans condition sur la route de la Croix (Lc 9, 51-62)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Aujourd'hui le Seigneur nous appelle. Suivons-le sur les chemins de l'Évangile. Alléluia. (cf. 1 S 3, 9 ; Lc 9, 59)
 

 

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem.
Il envoya des messagers devant lui ; ceux-ci se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains pour préparer sa venue.
Mais on refusa de le recevoir, parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem.
Devant ce refus, les disciples Jacques et Jean intervinrent : « Seigneur, veux-tu que nous ordonnions que le feu tombe du ciel pour les détruire ? »
Mais Jésus se retourna et les interpella vivement.
Et ils partirent pour un autre village.
En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. »
Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête. »
Il dit à un autre : « Suis-moi. » L'homme répondit : « Permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. »
Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu. »
Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison. »
Jésus lui répondit : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu. »
 

 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

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