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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Lectures 22° dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A
Livre de Jérémie (Jr 20, 7-9)

20
07  Seigneur, tu as voulu me séduire, et je me suis laissé séduire ;
tu m'as fait subir ta puissance,
et tu l'as emporté.
A longueur de journée je suis en butte à la raillerie,
tout le monde se moque de moi.
08  Chaque fois que j'ai à dire la parole,
je dois crier,
je dois proclamer :
« Violence et pillage ! »
A longueur de journée, la parole du Seigneur
attire sur moi l'injure et la moquerie.
09  Je me disais : « Je ne penserai plus à lui,
je ne parlerai plus en son nom. »
Mais il y avait en moi comme un feu dévorant,
au plus profond de mon être.
Je m'épuisais à le maîtriser,
sans y réussir.






Psaume (Ps 62, 2, 3-4, 5-6, 8-9)

R/ Mon âme a soif de toi, Seigneur, mon Dieu

 

02  Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

03  Je t'ai contemplé au sanctuaire,
j'ai vu ta force et ta gloire.
04  Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

05  Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
06  Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

08  Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l'ombre de tes ailes.
09  Mon âme s'attache à toi,
ta main droite me soutient.



Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 12, 1-2)

12
01  Je vous exhorte, mes frères, par la tendresse de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu : c'est là pour vous l'adoration véritable.
02  Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait.



Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 16, 21-27)

16
21i  Pierre avait dit à Jésus : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. » À partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.
22  Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t'en garde, Seigneur ! cela ne t'arrivera pas. »
23  Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
24  Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive.
25  Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera.
26  Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s'il le paye de sa vie ? Et quelle somme pourra-t-il verser en échange de sa vie ?
27  Car le Fils de l'homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite.
 
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« Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

« Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Le Rocher et les Clefs, c'est quelqu'un, et pas n'importe qui - Homélie 21° dimanche du temps ordinaire A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile de ce XXI° dimanche du temps ordinaire. 

 

21 TOA ev

 


EVANGILE - Matthieu 16, 13 – 20 
Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.

 
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Lire le commentaire :

Ce 21° dimanche du temps ordinaire nous relate la profession de foi de Pierre et la réponse de Jésus qui l’institue pierre sur laquelle il va fonder son Église.


Deux images vont dominer : celle du rocher et celle des clefs. Toutes deux ont leur origine dans l’Ancien Testament et trouvent leur accomplissement dans la fondation qu’est Jésus-Christ. 


En premier lieu, le Rocher. C’est le fondement sur lequel on peut s’appuyer sans condition et de nombreux psaumes signifient que c’est Dieu lui-même : « Dieu seul mon salut, mon Rocher » dit le psaume 62. 


Sa parole divine est ce qui est parfaitement sûr et quand elle devient homme et s’incarne, quand elle devient ainsi le sauveur du peuple, alors le force de Dieu, la force du Rocher devient visible à tous : « ce Rocher, c’est le Christ » proclamera St Paul dans la première lettre aux Corinthiens ( 1 Cor, 10,4). 


Mais bien loin de conserver ce caractère unique et propre pour lui-même, Jésus, après la réponse de Pierre inspirée par le Père, va en donner part à celui-ci : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église ». L’Église aussi aura part à ce caractère sans condition : « Les portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle ». La transmission de cette propriété ne peut se réaliser que par la foi parfaite qui est due à la grâce du Père dans le ciel, et nullement par une bonne inspiration de Pierre. La foi en Dieu et dans le Christ, devient elle-même ferme comme le roc, uniquement par Dieu et le Christ eux-mêmes. C’est un fondement sur lequel non pas l’homme, mais le Christ bâtit son Église. 


En second lieu, les Clefs. La propriété d’être le rocher-fondement contient déjà le pouvoir des clefs car celui qui est fondé en Dieu reçoit le pouvoir d’exercer en son nom et il ne peut être lui-même que sûr, par la grâce de Dieu. Ainsi la clef de la maison de David est mise sur l’épaule d’Eliakim, choisi par Dieu, dans la première lecture : « s’il ouvre, personne ne fermera, s’il ferme, personne n’ouvrira ». Désormais c’est le Christ, qui, ayant reçu ce pouvoir du Père, donne part à l’homme Pierre, sur qui l’Église est bâtie, à ce pouvoir qui pénètre désormais dans l’au-delà : ce qu’il lie ou délie sera lié ou délié dans le ciel.


Mais il nous faut remarquer qu’aussi bien dans l’Ancienne que dans la Nouvelle alliance, chez le Christ et Pierre, c’est toujours une personne bien déterminée qui reçoit les clefs. Il ne s’agit pas d’une fonction impersonnelle comme pour une présidence, où, à la place du titulaire, un autre peut être choisi. Dans la fondation du Christ, il s’agit toujours d’une personne très déterminée qui détient les clefs : nul ne peut se procurer un passe-partout ou une clef de rechange qui pourrait ouvrir ou fermer. 


Cela s’applique aussi à tous ceux qui participent au ministère sacerdotal, dérivé des apôtres : dans une communauté, seul le curé (et ses auxiliaires ordonnés) détient la clef qu’il ne peut céder à personne, partager avec personne. Il peut répartir des tâches et des « ministères », mais ce n’est pas lui qui est bâti sur le rocher de la communauté. C’est la communauté, une partie de l’Église, qui est bâtie sur le rocher de Pierre, auxquels tous les ministres sacerdotaux ont part. 


Seigneur, donne-nous d’aimer la place que tu nous donnes et d’aimer l’Église telle que tu l’as fondée en nous confiant à la richesse de ta grâce qui la fait vivre et en accueillant ses manifestations de faiblesse humaine comme nos propres faiblesses.

Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.

Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.

Lectures 21e dimanche du temps ordinaire A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A

1ère lecture : Je te confierai les clefs de la maison de David (Is 22, 19-23)

Lecture du livre d'Isaïe

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Parole du Seigneur adressée à Shebna le gouverneur : « Je vais te chasser de ton poste, t'expulser de ta place.
Et, ce jour-là, j'appellerai mon serviteur, Éliakim, fils de Hilkias.
Je le revêtirai de ta tunique, je le ceindrai de ton écharpe, je lui remettrai tes pouvoirs : il sera un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda.
Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David : s'il ouvre, personne ne fermera ; s'il ferme, personne n'ouvrira.
Je le rendrai stable comme un piquet qu'on enfonce dans un sol ferme ; il sera comme un trône de gloire pour la maison de son père. »
 
 
 

Psaume :  Ps 137, 1-2a, 2bc-3, 6a.8

R/ Toi, le Dieu fidèle, poursuis ton oeuvre d'amour

 
De tout mon coeur, Seigneur, je te rends grâce : 
tu as entendu les paroles de ma bouche. 
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne. 

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité, 
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel, 
tu fis grandir en mon âme la force.
 

Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble.
Le Seigneur fait tout pour moi. 
Seigneur, éternel est ton amour : 
n'arrête pas l'oeuvre de tes mains.
 
 
 

2ème lecture : Profondeur insondable du mystère du salut (Rm 11, 33-36)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la science de Dieu ! 
Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables !
Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ?
Qui lui a donné en premier, et mériterait de recevoir en retour ?
Car tout est de lui, et par lui, et pour lui. 
À lui la gloire pour l'éternité ! Amen.
 
 

Evangile : « Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux »(Mt 16, 13-20)

 
 
Acclamation : Alléluia. Alléluia. Sur la foi de Pierre le Seigneur a bâti son Église, et les puissances du mal n'auront sur elle aucun pouvoir.Alléluia. (cf. Mt 16, 18)
 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 
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Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » 
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » 
Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie.
 
Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

La foi change tout - Homélie 20° dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile de ce 20ème dimanche du temps ordinaire. Évangile selon Saint Matthieu, chapitre 15, versets 21-28).

 

20 TOA ev


Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »

 
Ecoutez Radio Vatican : >> RealAudioMP3 

Lire le commentaire :

L’évangile de ce jour nous fait le récit de la rencontre de la cananéenne et de Jésus. Et l’attitude de Jésus nous semble très dure par rapport à cette femme qui demande l’aide d’une guérison pour sa fille possédée.
Bien qu’elle supplie, « Jésus ne répondit rien » nous dit l’évangile, comme s’il refusait de l’écouter. Nous avons bien du mal à imaginer Jésus méprisant. 
Ce n’est que lorsque les disciples sont agacés par ses cris que Jésus répond et objecte : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues d’Israël ». Là encore nos réflexes altruistes butent sur cette réponse de Jésus. 
Mais la femme ne se décourage pas, elle vient bloquer ses pas en se prosternant devant lui. « Seigneur, viens à mon secours » 
Jésus répond : « il n’est pas bien de prendre le pain des petits enfants pour le donner aux petits chiens ». Là de même, l’incompréhension surgit dans notre réflexion : comment Jésus peut-il comparer la cananéenne à un petit chien ? 
Mais il nous faut resituer le contexte et surtout comprendre la mission de Jésus. « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues d’Israël ». 
Nous oublions facilement que la mission terrestre de Jésus concerne réellement Israël : il est le peuple élu, autour duquel ensuite, une fois le peuple sauvé et parvenu à la vraie foi, les peuples païens devaient se rassembler et eux-mêmes découvrir le vrai Dieu et le salut. Et pour lui cette mission a un caractère exclusif : il a été envoyé pour cela et doit s’y consacrer entièrement.
C’est-à-dire qu’il ne peut pas agir en passant à côté de sa mission messianique mais uniquement à travers l’accomplissement de celle-ci.
Cette mission est accomplie à la croix, où rejeté par Israël, il souffre non seulement pour Israël, mais pour tous les pécheurs. Et le don de sa vie, dès lors, ne s’arrêtera plus à une communication de la révélation à un seul peuple mais à tous ceux qui vont croire en lui, en celui qui l’a envoyé et en son œuvre.

« C’est vrai Seigneur » réponds la cananéenne car elle voit la mission de Jésus et la comprend comme prépondérante. 
« Mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leur maître». Réponse merveilleuse qui achève de convaincre Jésus de la foi de cette femme : elle se met à la dernière place tout comme le centurion païen de capharnaüm : « Seigneur, ne te dérange pas davantage, je ne suis pas digne ».
Et la foi opère ce qui n’était pas prévu : « Femme, ta foi est grande, que tout se passe pour toi comme tu le veux ». 


La foi change tout et trouve toujours une réponse en Dieu.
Seigneur, suscite en nous cette foi si attentive qu’elle appelle ta tendresse de Père et nous rend visible le salut auquel tu nous destines.

Lectures 20e dimanche du Temps Ordinaire Année A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A

1ère lecture : Dieu accueille les étrangers qui viennent le prier (Is 56, 1.6-7)

Lecture du livre d'Isaïe

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Parole du Seigneur :
Observez le droit, pratiquez la justice. Car mon salut est approche, il vient, et ma justice va se révéler.

Les étrangers qui se sont attachés au service du Seigneur pour l'amour de son nom et sont devenus ses serviteurs, tous ceux qui observent le sabbat sans le profaner et s'attachent fermement à mon Alliance,
je les conduirai à ma montagne sainte. Je les rendrai heureux dans ma maison de prière, je ferai bon accueil, sur mon autel, à leurs holocaustes et à leurs sacrifices, car ma maison s'appellera « Maison de prière pour tous les peuples ».
 
 

 

Psaume :  Ps 66, 2b-3, 5abd, 7b-8

R/ Dieu, que les peuples t'acclament ! Qu'ils t'acclament, tous ensemble !

 
Que ton visage s'illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre, 
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie, 
car tu gouvernes le monde avec justice ; 
sur la terre, tu conduis les nations.
 

Dieu, notre Dieu, nous bénit. 

Que Dieu nous bénisse, 
et que la terre tout entière l'adore !
 
 
 

 

2ème lecture : Le rôle des Juifs dans la nouvelle Alliance (Rm 11, 13-15.29-32)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères, 
je vous le dis à vous, qui étiez païens : dans la mesure même où je suis apôtre des païens, ce serait la gloire de mon ministère de rendre un jour jaloux mes frères de race, et d'en sauver quelques-uns.
Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu quand ils ont été mis à l'écart, qu'arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !

Les dons de Dieu et son appel sont irrévocables.
Jadis, en effet, vous avez désobéi à Dieu, et maintenant, à cause de la désobéissance des fils d'Israël, vous avez obtenu miséricorde ; de même eux aussi, maintenant ils ont désobéi à cause de la miséricorde que vous avez obtenue, mais c'est pour que maintenant, eux aussi, ils obtiennent miséricorde.
Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire miséricorde à tous les hommes.
 
 

 

 

Evangile : Jésus exauce la prière d'une étrangère (Mt 15, 21-28)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur redresse les accablés, le Seigneur protège l'étranger. Heureux qui met en lui son espoir ! Alléluia. (Ps 145, 5.8-9)

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

 

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Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander : « Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! »
Jésus répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui : « Seigneur, viens à mon secours ! »
Il répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. -
C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! » Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.

 

 

Lectures pour l'Assomption de la Vierge Marie

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A
Livre de l'Apocalypse (Ap 11, 19a; 12, 1-6a.10ab)

11
19ai  Le Temple qui est dans le ciel s’ouvrit, et l’arche de l’Alliance du Seigneur apparut dans son Temple.

12
01  Un signe grandiose apparut dans le ciel :
une Femme,
ayant le soleil pour manteau,
la lune sous les pieds,
et sur la tête une couronne de douze étoiles.
02  Elle était enceinte et elle criait,
torturée par les douleurs de l'enfantement.
03  Un autre signe apparut dans le ciel :
un énorme dragon, rouge feu,
avec sept têtes et dix cornes,
et sur chaque tête un diadème.
04  Sa queue balayait le tiers des étoiles du ciel,
et les précipita sur la terre.
Le Dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter,
afin de dévorer l'enfant dès sa naissance.
05  Or, la Femme mit au monde un fils, un enfant mâle,
celui qui sera le berger de toutes les nations,
les menant avec un sceptre de fer.
L'enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son Trône,
6a  et la Femme s'enfuit au désert,
où Dieu lui a préparé une place.
10a  Alors j'entendis dans le ciel une voix puissante,
qui proclamait :
10b  « Voici maintenant le salut,
la puissance et la royauté de notre Dieu,
et le pouvoir de son Christ ! »



Psaume (Ps 44, 11-12a, 12b-13, 14-15a, 15b-16)

R/ Heureuse es-tu, Vierge Marie, dans la gloire de ton Fils.
11  Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille ;
oublie ton peuple et la maison de ton père :
12a  le roi sera séduit par ta beauté.

12b  Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.
13  Alors, fille de Tyr, les plus riches du peuple,
chargés de présents, quêteront ton sourire.

14  Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,
vêtue d'étoffes d'or ;
15a  on la conduit, toute parée, vers le roi.

15b  Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
16  on les conduit parmi les chants de fête :
elles entrent au palais du roi.


Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1Co 15, 20-27a)

15
20i  Le Christ est ressuscité d’entre les morts pour être parmi les morts le premier ressuscité.
21  Car, la mort étant venue par un homme, c'est par un homme aussi que vient la résurrection.
22  En effet, c'est en Adam que meurent tous les hommes ; c'est dans le Christ que tous revivront,
23  mais chacun à son rang : en premier, le Christ ; et ensuite, ceux qui seront au Christ lorsqu'il reviendra.
24  Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra son pouvoir royal à Dieu le Père, après avoir détruit toutes les puissances du mal.
25  C'est lui en effet qui doit régner jusqu'au jour où il aura mis sous ses pieds tous ses ennemis.
26  Et le dernier ennemi qu'il détruira, c'est la mort,
27a  car il a tout mis sous ses pieds.

Palma le Vieux (Iacopo Nigretti)
(Italie, 1480-1528)
Assomption


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 1, 39-56)

1
39  En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée.
40  Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
41  Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint,
42  et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
43  Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ?
44  Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi.
45  Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
46  Marie dit alors :
« Mon âme exalte le Seigneur,
47  mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
48  Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
49  Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
50  Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent.
51  Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
52  Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
53  Il comble de bien les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
54  Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
55  de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. »
56  Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.


Copyright AELF - 1980 - 2007 - Tous droits réservés



« Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ;Saint est son nom ! Son amour s'étend d'âge en âgesur ceux qui le craignent. » (Lc 1, 46, 50)

« Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ;Saint est son nom ! Son amour s'étend d'âge en âgesur ceux qui le craignent. » (Lc 1, 46, 50)

La foi : don gratuit - Homélie 19° dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Homélies Année A (2007-2008)
 

    Alors que nous venons de fêter Édith Stein (9 août), devenue sainte Thérèse Bénédicte de la Croix, nous arrivons aujourd'hui au début du chapitre 9 des Romains. Les chapitres 9, 10 et 11 de la lettre de saint Paul aux Romains sont un casse-tête, une croix pour les exégètes. Dans ces chapitres, saint Paul traite d'un problème douloureux pour lui, personnellement, sur le plan affectif, et pour les théologiens aussi, sur le plan intellectuel. Il s'agit du mystère de la non acceptation de Jésus comme Messie par le peuple juif dans son ensemble.

    Dieu avait préparé les juifs  à la venue du Messie, avec beaucoup de patience, pendant près de 2000 ans. Pourtant, quand Jésus est venu, il a suscité la controverse et le rejet, plus que l'accueil chaleureux. Paul énumère tous les privilèges dont le Peuple Élu avait bénéficié en exclusivité tout au long de l'Ancien Testament. Il rappelle le rôle unique que Dieu avait imparti au Peuple d'Israel dans l'Histoire du salut, en le préparant progressivement à donner au monde son Sauveur. Mais ensuite il consacre le reste de ces chapitres à affronter la réalité mystérieuse de cette nation, qui, dans son ensemble, n'a pas reconnu ni accepté le Messie lors de sa venue.

    De nombreux Juifs l'ont accueilli, parmi lesquels saint Paul lui-même, la Vierge Marie aussi, et les autres Apôtres, mais pas la communauté des Israélites en tant que communauté. Pourquoi pas ? Dieu a-t-il été infidèle à ses promesses, a-t-il abandonné le Peuple Élu, n'aurait-il pas pu changer leurs coeurs ? Durant les dimanches à venir nous allons suivre les réflexions et les conclusions de l'auteur, mais déjà aujourd'hui nous pouvons voir une implication de cette mystérieuse réalité : la foi, la foi qui nous met dans une vraie relation avec Dieu, mais qui n'est pas quelque chose d'automatique, et qui relève de la responsabilité personnelle de chacun. Sinon, vu de l'extériieur, nous pourrions paraître proches de Dieu, mais en reallité très éloignés de lui.

    Ceci est une des raisons pour lesquelles plusieurs confessions chrétiennes non catholiques rejettent la pratique du baptême des petits enfants. Pour ces chrétiens, la foi est un engagement personnel à suivre Jésus Christ, et le baptême symbolise cet engagement. C'est pourquoi, pour eux, cela n'a pas de sens de baptiser un bébé, parce que celui-ci est incapable d'un engagement personnel. Ils oublient que la foi (et le baptême) est beaucoup plus qu'un "engagement personnel", bien que la foi (et le baptême) soit aussi cela ! La foi est d'abord, et surtout, un don de Dieu, un effet de la grâce de Dieu. C'est ce qui fait que la foi n'est pas une "auto-médication", une manière de se sauver soi-même.

    Jésus nous a sauvés alors que nous étions encore pécheurs, et c'est son amour sauveur qui change nos coeurs, et non pas l'inverse. Voilà pourquoi l'Église catholique baptise les enfants en bas âge : à cause de la générosité inconditionnelle avec laquelle Dieu nous offre le salut, non pas comme une récompense pour quelque chose que nous aurions accompli, mais uniquement grâce à son amour pour nous.

    Comme chaque sacrement, le baptême, c'est Dieu qui agit principalement, c'est lui qui s'engage, et non pas l'homme. C'est la même confusion qui règne à propos de la confirmation. Quand je demande ce qu'est la confirmation, la plupart du temps, la réponse est : c'est quand on confirme son baptême. "On", ici, c'est l'homme. Même chose pour le mariage : si les mariés oublient que c'est Dieu d'abord qui s'engage dans leur mariage, et non pas eux, il n'est plus question de la grâce. Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner que l'engagement des époux ne tienne pas la route.

    Les Évangiles nous rapportent que plusieurs parents demandaient à Jésus de venir guérir leurs enfants malades ou mourants, alors que ces enfants eux-mêmes n'avaient rien demandé. Eh bien, de la même manière les parents catholiques, en demandant le baptême pour leur nouveau-né, demandent à Dieu de venir donner à leur enfant ce don de la grâce, alors qu'ils sont trop petits pour le demander eux-mêmes. Les chrétiens non catholiques qui critiquent le baptême des petits enfants sont dans l'erreur. Ils oublient que l'amitié avec Jésus commence avec un don gratuit : la grâce de Dieu.

    Par contre, ils ont raison de critiquer les Catholiques qui ne s'attachent qu'à un rituel purement extérieur sans entretenir une relation personnelle avec Jésus, sans prendre leur place dans la communauté de l'Église. Des parents qui demandent le baptême pour leurs enfants, mais qui ne leur donnent pas l'exemple d'une vie chrétienne authentique, qui ne leur apprennent pas à prier, qui ne particpent pas à la vie de leur paroisse et de la cité, etc ... ne font leur devoir qu'à moitié. Et nos frères chrétiens séparés ont raison alors de les rappeler à leur devoir. Si nous ne faisons rien pour développer personnellement la foi reçue au baptême, nous passerons inévitablement à côté de ce que Dieu a préparé pour nous dans son amour infini.

    Maintenant, il est possible que Dieu appelle certains d'entre nous à une intimité particulière avec lui, à une vocation particulière dans l'Église. Comme il l'a fait avec Élie dans la première lecture, et avec saint Paul lui-même, Dieu appelle certains à devenir des soldats spirituels dont la prière, le témoignage et le ministère protège et renouvelle constamment l'alliance conclue par Dieu avec son Peuple Élu, l'Église. Ce sont les prêtres, les missionnaires, les moines et moniales, religieux et religieuses, les laïcs consacrés ... qui sont autant de rappels pour les autres baptisés et pour le monde entier de l'amour que Dieu a pour chacun en particulier et de son action inlassable dans l'histoire des hommes.

    Si vous entendez cet appel - et cela peut être très jeune, dès l'âge de trois au quatre ans pour certains - n'attendez pas, ne doutez pas ! Allez trouver un prêtre, allez rencontrer le ou la responsable de telle communauté religieuse, de tel séminaire. Dieu atttend votre réponse ! Si elle est généreuse, Dieu ne se laissera pas vaincre en générosité. Et si vous en connaissez qui pensent être appelés par Dieu, priez pour eux, encouragez-les, soutenez-les. Et vous les parents, s'il s'agit de l'un (ou de plusieurs) de vos enfants, ne le(s) découragez jamais ! Cela peut être un sacrifice pour vous, surtout si Dieu les appelle dès leur plus jeune âge, mais, souvenez-vous, ces enfants ne vous appartiennent pas. Ils vous ont été confiés par Dieu et ils sont d'abord ses enfants à lui. Dieu vous les prête seulement; et s'il appelle votre fils ou votre fille à le suivre de plus près, lui-même prendra leur place dans votre famille, il vous bénira, car il est fidèle. Quant à vous tous, même si vous n'êtes pas appelés à consacrer votre vie à la prière et à l'apostolat, et si Dieu n'appelle aucun de vos enfants à lui donner leur vie d'une manière aussi radicale, vous devez néanmoins tous prier et servir, prendre une place active dans la vie de l'Église et de la société.

    Durant cette Eucharistie, comme lors de chaque messe, écoutons attentivement cette "voix d'un fin silence" (c'est la traduction du texte hébreu, rendu par la Septante par le "murmure d'une brise légère"), tout comme Élie, saint Paul, la Vierge Marie, dont nous allons célébrer l'Assomption dans quelques jours, pour que Dieu puisse parler à notre coeur sur la montagne où il nous a tous appelés. Et si notre foi est sur le point de sombrer, dans les tempêtes de ce monde, crions vers Jésus : 
« Seigneur, sauve-moi ! » 
 
« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »

« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »

Lectures 19° dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A
Premier livre des Rois (1R 19, 9a.11-13a)

19
09ai  Lorsque le prophète Élie fut arrivé à l’Horeb, la montagne de Dieu, il entra dans une caverne et y passa la nuit.
11  La parole du Seigneur lui fut adressée : « Sors dans la montagne et tiens-toi devant le Seigneur, car il va passer. » A l'approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu'il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n'était pas dans l'ouragan ; et après l'ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n'était pas dans le tremblement de terre ;
12  et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n'était pas dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d'une brise légère.
13a  Aussitôt qu'il l'entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l'entrée de la caverne.
 


Psaume (Ps 84, 9ab-10, 11-12, 13-14)

R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut
9a  J'écoute : que dira le Seigneur Dieu ? +
9b  Ce qu'il dit, c'est la paix pour son peuple et ses fidèles ; *
10  Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

11  Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s'embrassent ;
12  la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

13  Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
14  La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 9, 1-5)

9
01i  Frères, j’affirme ceci dans le Christ, car c’est la vérité, je ne mens pas, et ma conscience m’en rend témoignage dans l’Esprit Saint.
02  J'ai dans le coeur une grande tristesse, une douleur incessante.
03  Pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais même être maudit, séparé du Christ :
04  ils sont en effet les fils d'Israël, ayant pour eux l'adoption, la gloire, les alliances, la Loi, le culte, les promesses de Dieu ;
05  ils ont les patriarches, et c'est de leur race que le Christ est né, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni éternellement. Amen.



Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 14, 22-33)

14
22i  Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules.
23  Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul.
24  La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.
25  Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.
26  En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient : « C'est un fantôme », et la peur leur fit pousser des cris.
27  Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! »
28  Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau. »
29  Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
30  Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! »
31  Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »
32  Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.
33  Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »
 
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« Seigneur, sauve-moi ! »

« Seigneur, sauve-moi ! »

Grands vainqueurs ! - Homélie 18° dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Homélies Année A (2007-2008)
 

“Quel peut être l’objectif de cette année jubilaire sinon de nous pousser à mieux connaître l’enseignement de saint Paul de Tarse ? Malheureusement beaucoup de catholiques ne connaissent rien d’autre de saint Paul que les extraits tirés de ses Lettres qui sont proclamés le dimanche en deuxième lecture à la messe. Ces textes, sortis de leur contexte, ne laissent pas beaucoup de trace dans la mémoire de ceux qui les écoutent, et encore moins dans leur façon de vivre. Cette année jubilaire devra donc être, avant tout et pour nous tous, l'occasion de relire ou de lire les Actes des Apôtres et les Lettres de saint Paul”.

    C’est ce que recommandait Son Exc. Mgr Hubert Coppenrath, Archevêque de Papeete (Tahiti), dans les colonnes du périodique catholique polynésien Le Semeur Tahitien” en parlant de l’Année paulinienne (
28 juin 2008 - 29 juin 2009).

    Les quelques versets de la Lettre de saint Paul aux Romains de la
deuxième lecture de ce dimanche sont parmi les plus mémorables qu'il ait jamais écrits. Il estime qu'aucune puissance de l'univers n'est capable de nous séparer de l'amour du Christ. En d'autres mots, Dieu, qui connaît chacun de nos péchés et chacune de nos inclinations au péché (que nous-mêmes, nous ignorons la plupart du temps) ne cesse jamais de nous aimer !

    Mais ce n'est pas tout. Suit une liste impressionnante de souffrances et de calamités, comme, par exemple la guerre, la faim, l'injustice, la mort, la misère, la peur et la dépression. Et il proclame que l'amour de Dieu est plus fort que toutes ces horreurs, hélas quotidiennes et banalisées dans notre monde de péché.

    Remarquez que saint Paul ne blâme pas Dieu pour ces tragédies, pour ces souffrances. Il ne lève pas la main contre Dieu en disant : "Seigneur, pourquoi permets-tu tout cela ?", ou bien :  "Si tu existais, tout cela n'arriverait pas !", ou bien encore : "Qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu ?". Dans sa sagesse, saint Paul comprend que même les plus innocents, les plus saints parmi le peuple, sont non seulement affectés mais infectés par le péché.

    Mais ce qui importe avant tout, plus que la souffrance, c'est que Dieu nous aime avec fidélité. Le démon veut se servir de la souffrance et du mal pour nous éloigner de Dieu et pour nous entraîner dans l'amertume, le désespoir, l'égocentrisme et la dureté de coeur. Un chrétien saura se déjouer de ces pièges. Il sait que les souffrances en ce monde sont temporaires, que la gloire attend ceux qui persévèrent jusqu'au bout avec le Christ par-delà le Vendredi Saint jusqu'au Dimanche de Pâques. C'est ainsi qu'un chrétien, confronté à la souffrance, ne répond pas au mal par la vengeance mais par l'amour, à la souffrance non par le désespoir, mais par la persévérance, par l'espérance, dans les pas du Seigneur, qui lui donne part à sa victoire sur le mal :

"Oui, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés."

    Il y a eu, dans l'histoire de la basilique de Saint-Paul-hors-les-murs à Rome, un évènement hautement symbolique qui illustre bien cette vérité.  Il y a bientôt deux cents ans, cette magnifique basilique a été entièrement détruite par un incendie. C'est de cette basilique que notre Saint-Père le Pape Benoît XVI a vait ouvert l'année paulinienne. Après l'incendie de 1823, elle a été entièrement reconstruite au-dessus du tombeau de saint Paul. Le feu avait commencé dans la toiture, faite de grosses poutres de bois. Un ouvrier qui était en train de réparer les poutres à l'intérieur de la basilique a renversé sa lanterne à huile. Rapidement le feu s'est répandu et a transformé l'édifice en un four géant. La température était si élevée que les grosses colonnes de marbre qui soutenaient la toiture ont éclaté et se sont écrasées. En l'espace de quelques heures l'antique basilique était réduite en un tas de ruines fumantes. Elle avait résisté à des tremblements de terre, aux invasions des barbares et aux inondations pendant quatorze siècles. La voilà maintenant anéantie, sauf ...

    Comme dans beaucoup de basiliques antiques, dans la basilique Saint-Paul il y avait un grand arc de triomphe au-dessus de l'autel, et sur cette arche une mosaïque du Christ en gloire, entouré d'anges, de saints, de martyrs. Quand la fumée s'est enfin dissipée et que l'on commençait à voir un peu clair dans ce tas de ruines l'on s'est aperçu avec étonnement que l'arc était resté debout, solide et inébranlable, au beau milieu des ruines, comme pour rappeler au monde entier que, quelles que soient les tragédies qui s'abattent sur cette terre, l'amour du Christ n'abandonne jamais les hommes, que cet amour, tel un puissante colonne, soutiendra l'Église de l'Eucharistie jusqu'à l'heure de la victoire finale sur la souffrance, la mort et toute forme de mal.

    Cela ne veut pas dire que nous sommes censés aimer les souffrances et les catastrophes qui s'abattent sur le monde, et dont nous avons tous notre part. Cela signifie simplement que dans le Christ, par l'assurance que nous avons de son amour tout-puissant, nous sommes à même de souffrir avec dignité et noblesse, sachant que cette souffrance a un sens. Chaque chrétien prie comme en écho la prière de Jésus à Gethsémani :


"Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux." (Mt 26, 39)

    Quand tout va bien, c'est facile de croire que rien ne peut nous séparer de l'amour de Dieu. Mais quand les malheurs s'abattent sur nous, notre foi est mise à rude épreuve. Il importe donc de nous y préparer, comme les sportifs se préparent pour la Coupe du Monde, le tour de France (et de la Martinique), des yoles rondes, ou pour les Jeux Olympiques.

    Saint Paul y fait explicitement allusion :

"Vous savez bien que, dans les courses du stade, tous les coureurs prennent le départ, mais un seul gagne le prix. Alors, vous, courez de manière à l'emporter. Tous les athlètes à l'entraînement s'imposent une discipline sévère ; ils le font pour gagner une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas. Moi, si je cours, ce n'est pas sans fixer le but ; si je fais de la lutte, ce n'est pas en frappant dans le vide. Mais je traite durement mon corps, et je le réduis en esclavage, pour ne pas être moi-même disqualifié après avoir annoncé aux autres la Bonne Nouvelle." (1 Co 9, 24-27)

    Les chasseurs de talents, que ce soit dans le domaine du sport ou de l'art, l'ont compris : il importe de commencer jeune, même très jeune, mais progressivement. Alors, ce que je vais dire, cela regarde aussi les enfants, sans excès, bien sûr, pour eux comme pour nous !

    Le premier entraînement consiste à faire chaque jour des petits sacrifices en les unissant au grand sacrifice du Christ sur la Croix. Ceci nous apprendra à voir les choses comme Jésus les voit et à trouver la présence du Seigneur même dans les ténèbres de la souffrance. L'idée est très simple : trouver quelque chose à offrir à Jésus comme un petit cadeau, tout comme lui a choisi la Croix par amour pour nous. Par exemple, éteindre la radio ou la télévision pendant quelques minutes, ou boire de l'eau plate au lieu d'une boisson gazeuse ou d'un verre de vin au déjeuner.

    Le deuxième exercice consiste à fortifier notre coeur en allant vers ceux qui, comme nous, connaissent la souffrance, pour les aider à porter leur croix. Nous avons facilement tendance à nous isoler des autres quand ils souffrent (et quand nous souffrons nous-mêmes). Mais ce n'est pas notre vocation. Notre vocation est d'être comme le Christ, qui a franchi la distance entre le ciel et la terre pour nous réconforter, nous fortifier et nous sauver. Si nous avons des membres de notre famille ou des personnes de notre entourage qui sont âgés ou malades, nous devons les entourer avec amour, prendre soin d'eux et les encourager. Quand des amis, des collègues, des copains d'école encaissent des coups durs, nous devrions être les premiers pour être à leurs côtés, pour qu'ils sachent que Dieu ne les a pas abandonnés et ne les abandonnera jamais.

    Troisième exercice, et non le moindre : rester joyeux dans nos épreuves. Quand un sportif ou une équipe de sportifs gagne un championnat ou une épreuve, ils éxpérimentent la joie de la victoire. Mais dans ce monde déchu, ces victoires sont éphémères et après de grands triomphes on peut connaître des échecs retentissants. Et même au lendemain d'un succès, on aspire à remporter d'autres victoires. Telle yole pourra bien remporter quatre ou cinq victoires d'étape, si elle n'a pas la victoire finale, l'équipage sera frustré et aura des regrets. Un champion de la Martinique voudra devenir champion de France, et un champion de France voudra être champion d'Europe, voire du monde. Un champion du monde ne sera pas heureux s'il ne peut pas devenir champion olympique. Et celui qui est tout cela, il ne le sera pas toujours. Le jour viendra ou un 'jeune loup" le détrônera. Cela ne vaut pas que pour les sportifs. Même la joie terrestre la plus grande, celle d'aimer et d'être aimé, est éphémère, parfois à cause d'une infidélité, toujours par la mort. Voilà pourquoi les joies terrestres, même les plus nobles et les plus intenses, sont des sentiments qui passent.

    La joie chrétienne, elle, est plus qu'un sentiment. C'est une vertu (du latin 'virtus' = force). Elle est fondée sur cette assurance que rien, absolument rien, ne peut nous séparer de l'amour du Christ. Lui ne sera jamais infidèle. Il ne mourra jamais. Il est toujours avec nous pour nous aimer. Voilà pourquoi la joie d'être aimé par lui ne passera jamais. Voilà pourquoi les saints sont dans la joie, même au milieu des épreuves les plus douloureuses. Voilà pourquoi les martyrs rayonnent de joie au moment de leur exécution. Ils savent que l'amour du Christ est plus fort que tout mal et plus durable que toute souffrance.

    Au cours de cette eucharistie, Jésus va renouveler concrètement cet amour pour chacun de nous dans la Sainte Communion, dont le miracle des pains de
l'évangile n'est qu'un signe annonciateur. Ne manquons pas de lui rendre grâce, et demandons-lui d'augmenter notre foi en lui, pour que nous puissions vivre et répandre dans ce monde en détresse le feu brûlant de la vraie joie chrétienne, la joie de la victoire finale.
 
Grands vainqueurs ! - Homélie 18° dimanche du Temps Ordinaire A

Lectures 18° dimanche du Temps Ordinaire A

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année A
Livre d'Isaïe (Is 55, 1-3)

55
01  Vous tous qui avez soif, venez, voici de l'eau !
Même si vous n'avez pas d'argent, venez acheter et consommer,
venez acheter du vin et du lait sans argent et sans rien payer.
02  Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas,
vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ?
Écoutez-moi donc : mangez de bonnes choses,
régalez-vous de viandes savoureuses !
03  Prêtez l'oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez.
Je ferai avec vous une Alliance éternelle,
qui confirmera ma bienveillance envers David.
 



Psaume (Ps 144, 8-9, 15-16, 17-18)

R/ Tu ouvres la main : nous voici rassasiés
08  Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
09  la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses oeuvres.

15  Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :
tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;
16  tu ouvres ta main :
tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.

17  Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu'il fait.
18  Il est proche de ceux qui l'invoquent,
de tous ceux qui l'invoquent en vérité.



Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 35.37-39)

8
35i  Frères, qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le supplice ?
37  Oui, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés.
38  J'en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l'avenir,
39  ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur.



Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 14, 13-21)

14
13i  Jésus partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied.
14  En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de pitié envers eux et guérit les infirmes.
15  Le soir venu, les disciples s'approchèrent et lui dirent : « L'endroit est désert et il se fait tard. Renvoie donc la foule : qu'ils aillent dans les villages s'acheter à manger ! »
16  Mais Jésus leur dit : « Ils n'ont pas besoin de s'en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
17  Alors ils lui disent : « Nous n'avons là que cinq pains et deux poissons. »
18  Jésus dit : « Apportez-les moi ici. »
19  Puis, ordonnant à la foule de s'asseoir sur l'herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule.
20  Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze paniers pleins.
21  Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.


 
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Ils n'ont pas besoin de s'en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger.

Ils n'ont pas besoin de s'en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger.

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