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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Lectures pour la Solennité de l'Epiphanie

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : Les nations païennes marchent vers la lumière de Jérusalem(Is 60, 1-6)


--piphanie-2008.jpg



Lecture du livre d'Isaïe

 Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi.
Regarde : l'obscurité recouvre la terre,l es ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi.
Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore.
Lève les yeux, regarde autour de toi : tous, ils se rassemblent, ils arrivent ;tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur les bras.
Alors tu verras, tu seras radieuse, ton coeur frémira et se dilatera. Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations.
Des foules de chameaux t'envahiront, des dromadaires de Madiane et d'Épha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l'or et l'encens et proclamant les louanges du Seigneur




Psaume : 71, 1-2, 7-8, 10-11, 12-13


epiphanie_psaume.jpg


R/ Parmi toutes les nations, Seigneur, on connaîtra ton salut.


Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
 
Qu'il gouverne ton peuple avec justice,
qu'il fasse droit aux malheureux !
 

En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu'à la fin des lunes !
 
Qu'il domine de la mer à la mer,
et du Fleuve jusqu'au bout de la terre !
 

Les rois de Tarsis et des Iles apporteront des présents.
Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.
 
Tous les rois se prosterneront devant lui,
tous les pays le serviront.
 

Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
 
Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.



2ème lecture : L'appel au salut est universel (Ep 3, 2-3a.5-6)


Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens

Frères, vous avez appris en quoi consiste la grâce que Dieu m'a donnée pour vous :
par révélation, il m'a fait connaître le mystère du Christ.
Ce mystère, il ne l'avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l'a révélé maintenant par l'Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes.
Ce mystère, c'est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile


Evangile : Les mages païens viennent se prosterner devant Jésus (Mt 2, 1-12)


Acclamation : Alléluia. Alléluia. Nous avons vu se lever son étoile, et nous sommes venus adorer le Seigneur. Alléluia. (cf. Mt 2, 2)


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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent :
« A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Sur ces paroles du roi, ils partirent.Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant.
Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie.
En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.


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Bon réveillon! Vœux pieux dans un pays en agonie - Homélie Sainte Marie, Mère de Dieu (Nouvel An)

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012
Marie est devenue Mère de Dieu en disant "fiat" au moment de l'Annonciation, mais ce "fiat", combien de fois n'a-t-elle pas dû le répéter en marchant sur le chemin étroit et escarpé de la volonté de Dieu tout au long de sa vie?

Marie est devenue Mère de Dieu en disant "fiat" au moment de l'Annonciation, mais ce "fiat", combien de fois n'a-t-elle pas dû le répéter en marchant sur le chemin étroit et escarpé de la volonté de Dieu tout au long de sa vie?

    Une semaine après Noël, et au lendemain de la Fête de la Sainte Famille, en ce premier janvier, nous voici à nouveau réunis près de la crèche. À l'occasion de Noël, déjà, et encore pour le Nouvel An (jusqu'au 31 janvier, nous dit-on) nous avons l'occasion d'échanger nos voeux à ceux que nous aimons ... plus ou moins, sincèrement ... Les hommes politiques et d'Église, la banque où nous avons placé nos petites économies (si nous en avons), les journalistes et les animateurs d'émissions télévisées, tous y vont de leur petite littérature. Les cadeaux, ça peut coûter cher. Les voeux, même "les meilleurs", ça ne coûte rien, sinon (et de moins en moins souvent, à l'ère de l'Internet) le prix d'une carte et d'un timbre poste. On s'ingénie à inventer de belles phrases, avec une mulitiplication d'adjectifs, de superlatifs: une vraie inflation, un feu d'artifice, comme ceux que nous avons pu voir à minuit, mais à bon marché!

Comme le disait le cardinal Martini dans une de ces homélies de Noël,

 


"Nous parlons de voeux sincères, cordiaux, très cordiaux, fervents, très fervents; les superlatifs trahissent la précarité des émotions, la distance qui sépare les paroles des sentiments qu'on voudrait réellement communiquer. Nous formulons de très beaux voeux de santé, de paix, de bonheur, mais il n'est pas rare que la langue trahisse la conscience que nous avons de la nature éphémère de ces belles paroles. En somme, nous avons l'impression embarrassante de donner dans un formalisme verbeux. Et nous nous demandons d'où vient cette tension, typique des grandes célébrations, entre le besoin anxieux de formuler des voeux et d'exprimer des sentiments puissants, et, à l'inverse, la retenue, voire la peur qui nous pousse à douter de la sincérité ou même de la courtoisie de ces formules."
 


    On parle même de "voeux pieux". Ce sont des voeux sans espoir de réalisation... Dans les voeux qu'adressait à ses ouailles Mgr Méranville, l'archevêque de la Martinique en décembre 2006, on trouve un certain écho de ce que disait l'ancien archevêque de Milan en 1990:
 


"Au seuil de la nouvelle année 2007 nous échangeons des voeux. Ce n'est pas simplement pour respecter les convenances. Car, au-delà de leur formalisme, ces voeux expriment surtout notre désir d'être heureux. Et parce que nous ignorons ce que l'année qui débute nous réserve, nous voulons pour ainsi dire, de cette mainère, conjurer le mauvais sort. Nous savons bien que les souhaits n'ont pas d'efficacité magique. Il ne suffit pas de les exprimer pour qu'ils se réalisent. Néanmoins, en les formulant, ils agissent un peu à la manière de la méthode Coué et gardent un indéniable pouvoir d'autosuggestion."
 


    Mêmes précautions oratoires quand il écrivait aux prêtres:
 


"Ces voeux et ses souhaits répétés chaque année peuvent ressembler à de simples formalités. D'autant qu'au fil des ans, loin de s'améliorer, les choses et la vie semblent aller de mal en pis. La contagion du défaitisme et la tentation de baisser les bras nous guettent tous."
 


Décidément, voilà deux analyses bien sombres de la tradition d'échanger nos voeux à Noël et au Nouvel An! Mais elles ne sont pas excessives. Elles reflètent bien une réalité vécue sur le terrain que l'on s'empresse à vouloir cacher. J'en veux pour preuve ce témoignage d'une pharmacienne à Paris (31 décembre 2014) :

 

Lexomil, temesta, valium ... Top des délivrances du jour. Le tout en dépannage de quelques comprimés avec la bénédiction de ma boss pour éviter les défenestrations intempestives de la Saint Sylvestre. 
Je mesure avec une certaine perplexité et une immense tristesse, la détresse qu'engendrent ces fêtes imposées car elles font resurgir la face la plus noire de l'âme humaine . 
Ma boss elle même était perplexe, en 40 ans de métier, elle n'avait pas vécu une telle journée . S'adressant à ma collègue: 
- V, par pitié, arrêtez de souhaiter un bon réveillon à ces gens au bord du suicide. 
- Vous m'ôtez les mots la bouche, madame .
- On ferme : là basta ! Ce pays est à l'agonie .

 

Il ne faut donc pas se débarrasser trop facilement de ce qui est incontestablement une réalité de plus en plus répandue. Ayons plutôt le courage de l'accueillir sereinement pour en faire notre profit. Ayons "le courage d'avoir peur" (M.D. Molinié). Cette peur que nous essayons, bien maladroitement, de manière presque dérisoire, d'exorciser par nos voeux, ne la nions pas, ne la fuyons pas. Regardons-la en face! C'est vrai que "nous sommes une génération traumatisée par tant de chocs", tant d'incertitudes... Et aujourd'hui, la mortification pour nous la plus nécessaire et la plus salutaire, ce n'est pas la mortification de la chair par des cilices, des flagellations... C'est la mortification de la confiance, de l'abandon à la Providence.


La Vierge Marie et saint Joseph, quand Jésus est né, ont dû souffrir bien des privations. Ils ont eu froid, ils ont eu faim. Mais le plus difficile, le plus exigeant pour eux, c'était l'abandon confiant au Père. Marie est devenue Mère de Dieu en disant "fiat" au moment de l'Annonciation, mais ce "fiat", combien de fois n'a-t-elle pas dû le répéter en marchant sur le chemin étroit et escarpé de la volonté de Dieu tout au long de sa vie? Saint François de Sales, que l'on appelle justement le Docteur de l'abandon, voit dans l'attitude de Jésus lui-même une école de l'abandon chrétien. Cet abandon n'est pas simplement l'abandon musulman, ni même la résignation de Job dans l'Ancien Testament. C'est l'abandon de celui qui est baptisé dans le Sang de Jésus.

 

Le 1er janvier 1931 (elle avait alors 28 ans, et était paralysée depuis l'adolescence, recroquevillée dans son petit divan), Marthe Robin faisait noter sans son journal intime:
 


"Que me réserve cette nouvelle année, je l'ignore et ne veux point le savoir non plus. (Si tout le monde en disait autant, ce serait la fin des horoscopes et des "diseuses de bonne aventure"!).
Je m'abandonne au secours qui jamais ne m'a manqué. Ma première pensée est un cri du coeur: "Mon Dieu, soyez béni dans tout ce que vous me demandez, j'accepte, j'aime tout. Celui qui est la Force aidera, enveloppera ma faiblesse. Ce qui importe c'est de ne rien vouloir et de tout accepter, rien demander, tout aimer. C'est le fiat chaque jour renouvelé... c'est l'ascension douloureuse mais joyeuse sans arrêt ou retour... c'est l'amour toujours plus sous le soleil de l'amour divin. (...) Je m'abandonne en toute simplicité et amour en Jésus miséricordieux. Il sait mieux que moi tous mes besoins et tout ce qu'Il Lui faut. Que cela me suffise. Ne rien regretter, de ce qui a été ou pas été, rien n'est inutile, tout sert à quelque chose. Je bénis et bénirai mon Dieu de tout ce que je suis, de tout ce que j'ai fait ou plutôt de tout ce qu'il a fait par moi... pour moi."

 


    On parle beaucoup d'engagement aujourd'hui. On dit: "Il faut s'engager, le chrétien doit s'engager". Or, écrit le Père Molinié, un vieux Père dominicain:
 


"La seule manière correcte d'inviter à l'engagement n'est pas de chanter les louanges de l'engagement, mais celles de l'objet envers lequel on s'engage. (...) Le véritable engagé ne parle pas de son engagement, il parle de son trésor, de la Réalité qui compte pour lui. (...) Ceux qui se raccrochent à la nature humaine, à ce qui reste de bon et de solide dans l'homme, s'appuient à mes yeux sur du sable. La génération actuelle connaît une telle mise en question, un tel désemparement, un tel effondrement de ce qui parraissait le plus solide, qu'au point de vue humain il n'y a plus de salut possible. L'équilibre nerveux est trop atteint, on ne sait plus ce que veut dire la fidélité à une parole donnée, à une promesse... Il est stérile de déplorer tout cela. Si nous aimions vraiment Jésus-Christ, nous nous réjouirions qu'il n'y ait pas de solution, mais qu'il n'y ait plus que Lui, le Sauveur. C'est la bonne manière d'être moderne, et c'est la seule. Même s'ils se laissent tromper par des mirages, les jeunes récament des réalités. La seule que nous puissions leur offrir, c'est l'amour de Dieu. Quand il n'y a plus rien à faire humainement, c'est la seule chose qu'on peut donner; si on ne l'a pas, on n'a rien, on mérite d'être balayé et foulé aux pieds. C'est vrai en face des mourants, des malades, des prisonniers, qui ont tout perdu, des désespérés en général. C'est vrai en fin de compte pour la génération actuelle. Si nous voulons être "actuels", il ne faut pas nous attacher aux valeurs humaines qui s'effondrent, si bonnes soient-elles. (...) Jeunes ou vieux, si nous n'allons pas vers le Sauveur et sa grâce, nous n'avons plus rien. C'est toujours une erreur de s'attacher à des valeurs humaines, mais aujourd'hui c'est mortel parce qu'elles s'écroulent. La pire manière d'être 'de son temps', c'est d'être humaniste. Il y a des époques où c'est possible, où ce n'est pas catastrophique. C'est après tout un bon chemin de commencer par aimer l'homme dans sa vérité, pour s'élever progressivement vers le Royaume. Mais aujourd'hui c'est peut-être une rêverie dangereuse car elle dispense de chercher le vrai remède. Cette génération déséquilibrée ne sera pas 'humaine': elle sera divine ou démoniaque, surnaturelle ou décomposée."
 


    Voilà un son de cloche qu'on n'entend pas tous les jours, surtout pas un premier janvier. Ce sont des paroles vigoureuses qui secouent. Mais je tenais à vous les livrer aujourd'hui. Je les confie à l'intercession de la Mère de Dieu qui est aussi notre Mère. La vocation du prêtre, n'est-elle pas de vous donner Jésus comme lui seul peut vous le donner Mais ce n'est pas la seule manière. Marie n'était pas prêtre. Joseph non plus. Ils ont donné Jésus, et rien d'autre, tout en faisant leur devoir d'état d'époux et d'épouse, de père et mère, de charpentier et de femme au foyer, fidèlement, jusqu'au bout.

    Alors, par leur intercession, et avec toute l'Église, prions, et demandons à Dieu, non pas comme le monde: "surtout la santé"; mais comme la liturgie nous l'apprend: surtout la fidélité à l'Évangile:

 


"Dieu qui es la vie sans commencement ni fin,nous te confions cette année nouvelle;
Demeure auprès de nous jusqu'à son terme:qu'elle nous soit, par ta grâce, un temps de bonheur,et plus encore, un temps de fidélité à l'Évangile."

(oraison de la messe pour commencer une année nouvelle)

La famille et la vie consacrée - Homélie

dominicanus
Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.

Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.

 

L'année B, pour le dimanche de la sainte Famille, nous méditons déjà le mystère de la Présentation du Seigneur au Temple. C'est une occsasion, durant cette année de la vie consacrée pour prier, méditer et parler de la vie consacrée, et de mettre en valeur l'importance du mariage et de la famille pour l'éveil des vocations.

L'on pourra s'inspirer de mon homélie sur la Présentation

Lectures Sainte Famille Année B

dominicanus

1ère lecture : « Ton héritier sera quelqu’un de ton sang » (Gn 15, 1-6 ; 21, 1-3)

 

Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là, 
la parole du Seigneur fut adressée à Abram dans une vision : 
« Ne crains pas, Abram ! 
Je suis un bouclier pour toi. 
Ta récompense sera très grande. »
Abram répondit : 
« Mon Seigneur Dieu, que pourrais-tu donc me donner ? 
Je m’en vais sans enfant, 
et l’héritier de ma maison, c’est Élièzer de Damas. » 
Abram dit encore :
« Tu ne m’as pas donné de descendance, 
et c’est un de mes serviteurs qui sera mon héritier. »
Alors cette parole du Seigneur fut adressée à Abram :
« Ce n’est pas lui qui sera ton héritier, 
mais quelqu’un de ton sang. »
Puis il le fit sortir et lui dit : 
« Regarde le ciel, 
et compte les étoiles, si tu le peux... » 
Et il déclara : 
« Telle sera ta descendance ! »
Abram eut foi dans le Seigneur 
et le Seigneur estima qu’il était juste.
Le Seigneur visita Sara 
comme il l’avait annoncé ; 
il agit pour elle comme il l’avait dit. 
Elle devint enceinte, 
et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse, 
à la date que Dieu avait fixée. 
Et Abraham donna un nom 
au fils que Sara lui avait enfanté : 
il l’appela Isaac.

– Parole du Seigneur.

 

Psaume : 104 (105), 1-2, 3-4, 5-6, 8-9

 

R/ Le Seigneur, c’est lui notre Dieu ;
il s’est toujours souvenu de son alliance.
104, 7a.8a

 

 

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,
vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.

 

2ème lecture : La foi d’Abraham, de Sara et d’Isaac (He 11, 8.11-12.17-19)

 

Lecture de la lettre aux Hébreux

Frères,
grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : 
il partit vers un pays 
qu’il devait recevoir en héritage, 
et il partit sans savoir où il allait.

Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, 
fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance 
parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses. 
C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, 
a pu naître une descendance aussi nombreuse 
que les étoiles du ciel 
et que le sable au bord de la mer, 
une multitude innombrable.

Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve, 
Abraham offrit Isaac en sacrifice. 
Et il offrait le fils unique, 
alors qu’il avait reçu les promesses 
et entendu cette parole :
C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom.
Il pensait en effet 
que Dieu est capable même de ressusciter les morts ; 
c’est pourquoi son fils lui fut rendu : 
il y a là une préfiguration.

– Parole du Seigneur.

 

Evangile : « L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse » (Lc 2, 22-40)

 
Acclamation :

Alléluia. Alléluia. 
À bien des reprises, Dieu, dans le passé,
a parlé à nos pères par les prophètes ;
à la fin, en ces jours où nous sommes, 
il nous a parlé par son Fils.
Alléluia.

(He 1, 1-2)
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse 
pour la purification, 
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem 
pour le présenter au Seigneur, 
selon ce qui est écrit dans la Loi : 
Tout premier-né de sexe masculin 
sera consacré au Seigneur. 
Ils venaient aussi offrir 
le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : 
un couple de tourterelles 
ou deux petites colombes. 

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. 
C’était un homme juste et religieux, 
qui attendait la Consolation d’Israël, 
et l’Esprit Saint était sur lui. 
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce 
qu’il ne verrait pas la mort 
avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. 
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. 
Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus 
pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, 
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, 
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant 
s’étonnaient de ce qui était dit de lui. 
Syméon les bénit, 
puis il dit à Marie sa mère : 
« Voici que cet enfant 
provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. 
Il sera un signe de contradiction 
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : 
ainsi seront dévoilées les pensées
qui viennent du cœur d’un grand nombre. » 

Il y avait aussi une femme prophète, 
Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. 
Elle était très avancée en âge ; 
après sept ans de mariage, 
demeurée veuve, 
elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. 
Elle ne s’éloignait pas du Temple, 
servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. 
Survenant à cette heure même, 
elle proclamait les louanges de Dieu 
et parlait de l’enfant 
à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, 
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, 
rempli de sagesse, 
et la grâce de Dieu était sur lui. 

– Acclamons la Parole de Dieu.

ou lecture brève

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse 
pour la purification, 
les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem 
pour le présenter au Seigneur, 

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, 
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, 
rempli de sagesse, 
et la grâce de Dieu était sur lui. 

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur...

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur...

Noël, un mystère en quatre messes - Homélie

dominicanus #Homélies Année A (2007-2008)

 

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   Que célébrons-nous quand nous célébrons Noël ? Quel est l'objet, le contenu de cette fête ? La naissance de Jésus, me répondrez-vous tous en choeur. Et c'est vrai. Mais incomplet. Car à Noël nous ne fêtons pas uniquement l'instant passé de la naissance de Jésus, mais Celui qui est né alors comme étant aujourd'hui "le Seigneur".

    À l'époque où il n'y avait qu'une seule messe de Noël, cette fête ne s'appelait d'ailleurs pas "in nativitate Domini", mais tout simplement "natale Domini" et huit jours plus tard "octava Domini", et non pas "octava natalis Domini". Il ne faut donc pas s'étonner du fait que l'ancienne (et unique) messe de Noël romaine, notre "messe du jour", ne fasse que peu de cas des évènements extérieurs qui se déroulent à Bethléhem, et qu'elle préfère se focaliser sur le fait que le Logos éternel du Père a adopté notre chair. (C'est pour la même raison que la "proskynèse" des mages devant le Dieu qui s'est fait homme est au centre de la liturgie byzantine de Noël, tandis que l'évènement de la naissance elle-même constitue le thème de la veillée.)

    Des trois messes de Noël que nous connaissons aujourd'hui, celle de la nuit, celle de l'aurore et celle du jour, la plus ancienne est donc celle du jour, comme l'atteste saint Grégoire le Grand, la plus récente étant celle de l'aube. De Rome les trois messes se répandent ensuite dans tout l'Occident, mais au début sans obligation de les célébrer tous les trois.

    La mystique médiévale rapportera les trois messes de Noël à une triple naissance du Seigneur. C'est ainsi que Tauler distingue la naissance, dans la nuit des temps, du Logos issu du Père, telle qu'elle est célébrée de nuit, de la naissance du Fils issu de la Vierge, telle qu'elle est célébrée à l'aube, et de la naissance, tous les jours, de Dieu dans l'âme du fidèle, telle qu'elle est célébrée de jour.

    Le chiffre trois pour les messes a été repris par le missel de 1970, mais à titre facultatif et non plus comme obligation. La messe de minuit est marquée par l'Évangile de la naissance du Seigneur (Lc 2, 1-14). La messe de l'aurore poursuit cet Évangile (Lc 2, 15-20). Dans cette messe, la symbolique de la lumière apparaît encore plus nettement que dans la première messe. Dans la troisième messe, c'est le prologue de l'Évangile selon saint Jean (Jn 1, 1-18) qui détermine le climat de la célébration et qui fait ressortir l'importance de la fête de Noël pour la rédemption de l'homme, comme une sorte d'antidote contre la place envahissante du romantisme et du contexte de la société de consommation qui faussent toute la fête de Noël jusqu'à son noyau même.

    Fait également partie de la liturgie de Noël la "Missa in vigilia", la messe de la veille au soir, le 24 décembre, avec comme Évangile la généalogie de Jésus (Mt 1, 1-25), qui est le même dans toutes les années A, B, et C. Cette messe fait vraiment partie de la fête de Noël et non plus, comme autrefois, du temps de l'Avent, quand elle était célébrée le 24 au matin. Maintenant elle est célébrée après le premières Vêpres de Noël et avec le chant du Gloria, et aussi les ajouts dans les prières eucharistiques.  Le problème est que, dans les paroisses, elle est presque toujours délaissée - à tort - au profit de la messe de la nuit ... qui n'est plus célébrée à minuit. C'est dommage !

    Que dire de l'Évangile que nous venons d'entendre en cette veille de Noël? L'intention de l'évangéliste n'est pas d'évoquer pour nous les préludes de l'histoire de Jésus, mais de nous dévoiler le sens de cette histoire. L'annonce qui a été faite à Joseph, c'est à nous, en définitive, qu'elle est destinée. C'est nous qui entendons aujourd'hui la bonne nouvelle de la naissance d'un "sauveur".

    Cette bonne nouvelle sera pour nous une nouvelle décevante, si nous n'espérons qu'une libération de nos servitudes terrestres ("la petite espérance" dont parle Benoît XVI dans Spe salvi). Jésus est venu pour "sauver le peuple de ses péchés". La naissance du Christ n'est une bonne nouvelle que pour celui qui a acueilli la promesse de l'Alliance et qui désire être purifié de tout ce qui l'empêche de répondre pleinement à l'invitation de Dieu qui veut épouser son peuple (1° lect.). En Jésus, Dieu nous redit sa présence et nous rappelle notre vocation qui est d'être son épouse et de faire sa joie, d'être des témoins de son amour qui transforme, comme saint Paul le rappelle dans la deuxième lecture en évoquant la figure de Jean Baptiste.

    Nous aussi, nous devons préparer les chemins du Seigneur, bien que nous n'en soyons pas dignes. Préparer la venue du Seigneur, c'est rendre les hommes capables d'accueillir celui qui est venu enlever le péché du monde, c'est frayer pour lui un chemin là où il n'y en a pas encore, chez ceux qui sont proches et ceux qui sont loin. C'est soi-même accepter l'incessante conversion pour être jugé digne de devenir les serviteurs de l'espérance et de la fête à laquelle Dieu convoque l'humanité entière, et qui est anticipée dans l'eucharistie.

    Sur ce chemin le Seigneur, aujourd'hui, nous a donné un bon guide en la personne de Benoît XVI. En présence de ses plus proches collaborateurs, les cardinaux de la curie romaine, dans le discours qu'il leur avait adressé à l'occasion de la présentation des vœux de Noël en 2007, il était revenu sur les objectifs de son voyage dans le plus grand pays d'Amérique Latine: remettre l'Église en situation de mission et annoncer Jésus à tous les peuples du monde. Y compris les musulmans. Y compris le Dalaï Lama.

Lire:

Quand la Parole se fait Symbole - Homélie 4° dimanche de l'Avent B

dominicanus #Homélies Année B 2011-2012
Quand la Parole se fait Symbole - Homélie 4° dimanche de l'Avent B

 

 

 

"Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph; le nom de la vierge était Marie." L'ange lui dit en entrant: 'Je te salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.' Bouleversée par ces paroles, elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation."



Voici un passage d'évangile bien connu: celui qui relate le mystère de l'incarnation du Verbe de Dieu.La relation entre les deux mystères de l'incarnation et de la naissance du Fils de Dieu est claire: il s'agit du début et de la fin de la présence physique de l'Enfant-Jésus dans le sein de sa mère, Marie. C'est tout le temps de la gestation du foetus de l'Enfant-Dieu, comptabilisé pendant une durée de neuf mois., du 25 mars (Solennité de l'Annonciation) au 25 décembre (Noël). Or, tout cela nous plonge dans une symbolique très riche et parlante...

Aux environs du 21 mars de chaque année, nous sommes au temps de l'équinoxe de printemps. La durée de la nuit égale la durée du jour. Il n'y a pas une minute de lumière ou d'obscurité en plus. Mais, à partir du 25 mars, la durée du jour dépasse la durée de la nuit. Symboliquement cela veut dire que la Lumière de la Vérité, qui est le Verbe de Vie, inaugure son triomphe sur les ténèbres du Mal. Ce triomphe durera jusqu'au solstice d'été, qui se situe aux alentours du 21 juin.

Au même moment, c'est-à-dire à l'équinoxe de printemps, Elisabeth, la cousine de Marie, en est à son sixième mois:

"Elisabeth, ta parente, vient de concevoir, elle aussi, un fils dans sa vieillesse; et celle qu'on disait stérile est à son sixième mois." (Lc 1, 36)

Saint Luc avait déjà commencé son récit en disant: "Au sixième mois..." (1, 26). Visiblement, il y a là quelque chose d'important. En effet, l'enfant que la cousine de Marie va bientôt mettre au monde n'est rien moins que Jean, le Baptiste, le Précurseur du Christ, celui qui doit rendre témoignage à la Lumière qui vient dans le monde!

Trois mois après l'incarnation du Verbe, Jean vient au monde (le 24 juin). Or, le 24 juin, c'est le premier jour où, après avoir constamment augmenté jusqu'au 21 juin, la durée du jour diminue: le 24 juin, nous perdons une minute de lumière, en faveur d'une minute d'obscurité supplémentaire. Et ce phénomène va durer imperturbablement jusqu'au 21 décembre suivant... Il faudra attendre le 25 décembre exactement, c'est-à-dire le jour de Noël, pour que la durée du jour commence à croître de nouveau, et que la durée de la nuit décroisse pareillement.

Apparemment, au niveau du symbole, la naissance de Jean n'a aucun sens. Pourquoi celui qui doit rendre témoignage à la Lumière vient-il au monde au moment précis où la lumière du jour commence à décroître? La seule réponse qui convienne est celle qui consiste à dire que Jean vient au monde pour compléter - gratuitement, par la grâce de Dieu - Celui qui doit éclairer le monde, le Christ. Jean est comme un autre Christ. Jean tient la place du Christ quand ce dernier est caché ou "absent"!

Jean a dit: "Il faut qu'il croisse et que je diminue" (Jn 3, 30). Si Jean tient la place du Christ, c'est qu'il est une figure de l'Eglise qui, pendant que le Christ est "caché" au Ciel, caché à nos yeux comme il le fut dans le sein de Marie, tient, elle aussi, la place du Christ pour annoncer au monde entier la Bonne Nouvelle du salut. Dans l'attente du retour du Christ, l'Eglise, comme Jean, est appelée à diminuer, pour que le Christ croisse. L'Eglise, qui, dans le Christ, est la lumière du monde (cf. Mt 5, 14), s'efface et diminue en elle-même, pour tenir, aux yeux du monde, la place du Christ!

Dès que Jean est né, le Christ croît spirituellement en lui. Le témoin de la lumière du monde remplit déjà sa mission tandis que l'Enfant-Dieu est encore dans le sein de sa mère! Mais comme il n'y a pas deux christs, mais un seul, c'est bien plutôt Jean qui est dans le Christ, et donc en Marie, pour croître spirituellement par son témoignage à la Lumière du monde. Si donc l'Eglise, comme Jean, rend témoignage à la Lumière du monde, c'est en Marie, la mère de Jésus, que, spirituellement, l'Eglise croît dans le Christ, jusqu'à la fin de l'histoire!

S'il y a donc une symbolique qui relie les deux événements de l'Incarnation et de la Nativité, il s'agit bien de la vie spirituelle de l'Eglise dans le Christ, par Marie, avec Marie et en Marie. La fête de Noël célébrera bientôt le sommet et le couronnement de cette vie spirituelle: bientôt le Christ va venir; bientôt il va revenir, afin de donner à chacun des élus de Dieu la couronne de Gloire, cette Gloire qui est la sienne et qu'il tient de son Père. Amen, viens Seigneur Jésus!

Lectures 4° dimanche de l'Avent B

dominicanus
« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

« Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

1ère lecture : La royauté de David subsistera toujours devant le Seigneur (2 S 7, 1-5.8b-12.14a.16)

 

Lecture du deuxième livre de Samuel

Le roi David habitait enfin dans sa maison. 
Le Seigneur lui avait accordé la tranquillité 
en le délivrant de tous les ennemis qui l’entouraient. 
Le roi dit alors au prophète Nathan : 
« Regarde ! J’habite dans une maison de cèdre, 
et l’arche de Dieu habite sous un abri de toile ! » 
Nathan répondit au roi : 
« Tout ce que tu as l’intention de faire, 
fais-le, car le Seigneur est avec toi. »
Mais, cette nuit-là, 
la parole du Seigneur fut adressée à Nathan : 
« Va dire à mon serviteur David : 
Ainsi parle le Seigneur : 
Est-ce toi qui me bâtiras une maison 
pour que j’y habite ? 
C’est moi qui t’ai pris au pâturage, 
derrière le troupeau, 
pour que tu sois le chef de mon peuple Israël. 
J’ai été avec toi partout où tu es allé, 
j’ai abattu devant toi tous tes ennemis. 
Je t’ai fait un nom aussi grand 
que celui des plus grands de la terre. 
Je fixerai en ce lieu mon peuple Israël, 
je l’y planterai, il s’y établira 
et ne tremblera plus, 
et les méchants ne viendront plus l’humilier, 
comme ils l’ont fait autrefois, 
depuis le jour où j’ai institué des juges 
pour conduire mon peuple Israël. 
Oui, je t’ai accordé la tranquillité 
en te délivrant de tous tes ennemis. 

Le Seigneur t’annonce 
qu’il te fera lui-même une maison. 
Quand tes jours seront accomplis 
et que tu reposeras auprès de tes pères, 
je te susciterai dans ta descendance un successeur, 
qui naîtra de toi, 
et je rendrai stable sa royauté.
Moi, je serai pour lui un père ; 
et lui sera pour moi un fils. 
Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, 
ton trône sera stable pour toujours. » 

– Parole du Seigneur.

 

Psaume : 88 (89), 2-3, 4-5, 27.29

 

R/ Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante !

(cf. 88, 2a)

 

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : c’est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges. »

« Il me dira : ‘Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !’
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle. »

 

2ème lecture : Le mystère gardé depuis toujours dans le silence est maintenant manifesté (Rm 16, 25-27)

 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
à Celui qui peut vous rendre forts 
selon mon Évangile qui proclame Jésus Christ :
révélation d’un mystère 
gardé depuis toujours dans le silence, 
mystère maintenant manifesté 
au moyen des écrits prophétiques, 
selon l’ordre du Dieu éternel,
mystère porté à la connaissance de toutes les nations 
pour les amener à l’obéissance de la foi,
à Celui qui est le seul sage, Dieu, par Jésus Christ, 
à lui la gloire pour les siècles. Amen.

– Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38)

 

Alléluia. Alléluia. Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. Alléluia.

(Lc 1, 38)

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu 
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, 
à une jeune fille vierge, 
accordée en mariage à un homme de la maison de David, 
appelé Joseph ; 
et le nom de la jeune fille était Marie. 
L’ange entra chez elle et dit : 
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, 
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. 
L’ange lui dit alors : 
« Sois sans crainte, Marie, 
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. 
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; 
tu lui donneras le nom de Jésus. 
Il sera grand, 
il sera appelé Fils du Très-Haut ; 
le Seigneur Dieu 
lui donnera le trône de David son père ; 
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, 
et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : 
« Comment cela va-t-il se faire, 
puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : 
« L’Esprit Saint viendra sur toi, 
et la puissance du Très-Haut 
te prendra sous son ombre ; 
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, 
il sera appelé Fils de Dieu. 
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, 
a conçu, elle aussi, un fils 
et en est à son sixième mois, 
alors qu’on l’appelait la femme stérile. 
Car rien n’est impossible à Dieu. » 
Marie dit alors : 
« Voici la servante du Seigneur ; 
que tout m’advienne selon ta parole. »

Alors l’ange la quitta.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

Quelles sont nos attentes pour Noël? - Homélie 3° dimanche de l’Avent B

dominicanus

Aujourd’hui, c’est le dimanche Gaudete. En latin, ‘gaudete' signifie: ‘réjouissez-vous’. Ce dimanche fut appelé ainsi depuis l’époque de saint Grégoire le Grand, au 6e siècle. La couleur liturgique de ce dimanche est le rose.

 

La joie qui vient de Dieu est plus profonde que des émotions passagères. C’est une joie qui provient du fait que nous savons que Jésus est toujours avec nous pour nous guider, nous aimer, au milieu des tribulations de ce monde.

 

Mais si nous attendons de Jésus qu’il nous apporte le ciel sur la terre, nous risquons de ne pas pouvoir le reconnaître, parce que ce n’est pas pour cela qu’il est venu. Le passage de l’évangile de ce jour nous en fournit un exemple.

 

Les prêtres, lévites et pharisiens qui viennent pour mener leur enquête au sujet de Jean Baptiste, ce sont les mêmes qui rejetteront plus tard le Christ et qui ont conspiré pour l’exécuter. Quand ils entendent des rumeurs à propos de Jean qui attire de grandes foules à qui il prêche le Messie, ils se méfient. Puisqu’il n’était pas des leurs, il ne pouvait pas être un messager de Dieu. Et quand ils lui posent des questions, ils ne font même pas attention à ses réponses. Et donc ils sont incapables d’accueillir le Christ quand il vient. 

 

Pourquoi? Parce qu’ils attendaient un messie politique, et non pas celui qui sauverait son peuple de ses péchés. Tout ce que Jean a pu dire est passé par le filtre de leur agenda personnel, et ils sont complètement passés à côté. Leurs opinions préconçues les empêchent d’entendre la Parole de Dieu annoncée par Jean. Ils ont entendu ses prophéties, mais en vain. 

 

 

Puisque nous sommes au cœur de ce temps de l’Avent, nous pouvons nous examiner pour voir quelles sont nos attentes pour Noël. À un niveau purement humain, on peut s’attendre à recevoir des cadeaux. Mais ces cadeaux ne sont que des signes du don incomparable que Dieu nous fait de son amitié avec nous en Jésus Christ. Dieu veut déverser sur nous un torrent d’amour pour Noël, mais si ce n’est pas cela que nous désirons, nous ne serons pas prêts pour l’accueillir. Cela veut dire trois choses.

 

D’abord, cela veut dire que nous devons éviter l’écueil des pharisiens. Nous ne devons pas penser que nous savons déjà tout, que nous comprenons comment Dieu va s’y prendre, ou que nous ne sommes pas concernés par une vraie rencontre transformante avec le Dieu vivant. Nous devons être persuadés que Dieu peut nous surprendre. 

 

Ensuite, cela signifie que nous devons consacrer à la prière un temps conséquent. Nous devons « fixer notre attention sur Jésus » (Hébreux 3,1) … pour nous accorder à la longueur d’ondes de Dieu, et nous permettre d’entendre sa voix. 

 

Enfin, pour corriger nos attentes pour Noël, nous devons consacrer du temps pour aider ceux qui sont démunis, ceux qui sont dans le besoin. Que ce besoin soit matériel, spirituel ou affectif, le meilleur moyen pour préparer le chemin du Seigneur, comme Jean lors du premier Noël, consiste à permettre à d’autres de faire l’expérience de la bonté de Dieu. En leur tendant la main, nous débroussaillons le chemin du Seigneur vers nous. Comme Jésus le dit (Lc 6,38): « Donnez, et il vous sera donné. »

 

Dans quelques instants, Jésus va nous tendre la main dans le sacrifice de la messe. Attisons notre désir de mieux le connaître, et d’ouvrir toute grande la porte de notre cœur à tout ce qu’il voudra nous donner.

 

Au milieu de vous  se tient celui que vous ne connaissez pas...

Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas...

Lectures 3° dimanche de l'Avent B

dominicanus

1ère lecture : « Je tressaille de joie dans le Seigneur » (Is 61, 1-2a.10-11)

Lecture du livre du prophète Isaïe

L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi
parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction.
Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, 
guérir ceux qui ont le cœur brisé,
proclamer aux captifs leur délivrance,
aux prisonniers leur libération,
proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur.

Je tressaille de joie dans le Seigneur,
mon âme exulte en mon Dieu.
Car il m’a vêtue des vêtements du salut,
il m’a couverte du manteau de la justice,
comme le jeune marié orné du diadème,
la jeune mariée que parent ses joyaux.
Comme la terre fait éclore son germe,
et le jardin, germer ses semences,
le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange
devant toutes les nations.

– Parole du Seigneur.

 

cantique : (Luc 1, 46b-48, 49-50, 53-54)

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.

Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour

 

2ème lecture : « Que votre esprit, votre âme et votre corps soient gardés pour la venue du Seigneur » (1 Th 5, 16-24)

 

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Frères,
soyez toujours dans la joie, 
priez sans relâche, 
rendez grâce en toute circonstance : 
c’est la volonté de Dieu à votre égard 
dans le Christ Jésus. 
N’éteignez pas l’Esprit, 
ne méprisez pas les prophéties, 
mais discernez la valeur de toute chose : 
ce qui est bien, gardez-le ; 
éloignez-vous de toute espèce de mal.
Que le Dieu de la paix lui-même 
vous sanctifie tout entiers ;
que votre esprit, votre âme et votre corps, 
soient tout entiers gardés sans reproche 
pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ. 
Il est fidèle, Celui qui vous appelle : 
tout cela, il le fera. 

– Parole du Seigneur.

 

Evangile : « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1, 6-8.19-28)

 

Alléluia. Alléluia. L’Esprit du Seigneur est sur moi : il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres. Alléluia.

(cf. Is 61, 1)

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
son nom était Jean.
Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

Voici le témoignage de Jean, 
quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem 
des prêtres et des lévites 
pour lui demander : 
« Qui es-tu ? » 
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : 
« Je ne suis pas le Christ. » 
Ils lui demandèrent : 
« Alors qu’en est-il ? 
Es-tu le prophète Élie ? » 
Il répondit : 
« Je ne le suis pas. 
– Es-tu le Prophète annoncé ? » 
Il répondit : 
« Non. »
Alors ils lui dirent : 
« Qui es-tu ? 
Il faut que nous donnions une réponse 
à ceux qui nous ont envoyés. 
Que dis-tu sur toi-même ? » 
Il répondit : 
« Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : 
Redressez le chemin du Seigneur, 
comme a dit le prophète Isaïe. » 
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. 
Ils lui posèrent encore cette question : 
« Pourquoi donc baptises-tu, 
si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » 
Jean leur répondit : 
« Moi, je baptise dans l’eau. 
Mais au milieu de vous 
se tient celui que vous ne connaissez pas ; 
c’est lui qui vient derrière moi, 
et je ne suis pas digne 
de délier la courroie de sa sandale. » 

Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, 
à l’endroit où Jean baptisait.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

 

Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones - 2008

Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.

Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.

Père Xavier Malle, L'Immaculée Conception, Marthe Robin, les enfants et la prière pour la France

dominicanus

Le 8 décembre 1947, fête de l’Immaculée Conception, dans la Drôme, le Père Finet entre dans la chambre de Marthe Robin vers 9h du matin et lui dit :« La France est foutue ! ». Marthe répond : « Non, Père, la Sainte Vierge va apparaître et demander la prière des petits enfants. » Ce même jour, à L’Ile-Bouchard, petit village de Touraine, un peu avant 13h, quatre petites filles entrent pour prier dans l’église paroissiale, sur la recommandation de leur maitresse. Elles témoigneront ensuite avoir vu « une belle Dame », qui leur a demandé de prier pour la France alors en grand danger et a promis du bonheur dans les familles. La demande de la prière pour la France et la promesse de bonheur dans les familles sont intimement liées et d’une brûlante actualité.

 

La Belle Dame confie à quatre jeunes enfants une question d’adulte : la situation de la France, à la veille d’une guerre civile. Elle va y revenir à quatre reprises pendant toute la semaine des évènements du 8 au 14 décembre 1947. Dès sa seconde manifestation, et ce sont ses premiers mots : « Dites aux petits enfants de prier pour la France qui en a grand besoin. » La quatrième fois, le mardi 9 à 13h, Marie réitère sa demande, sous une formulation légèrement différente : « Priez pour la France qui, ces jours-ci, est en grand danger. » Les enfants vont faire ce que la Belle Dame leur demande : inviter leurs amies de l’école à prier pour la France, et participer elles-mêmes à cette prière.

Est-il légitime de confier à la prière de petits enfants des questions de « grandes personnes » ? Demandez-vous à vos enfants de prier pour que papa ou maman retrouve un travail ? Pour dénicher la maison ou l’appartement dont vous avez besoin pour accueillir bébé à naître ? Bien sûr et vous avez raison !

- Il y a une pureté dans la demande des enfants, sans arrières pensées : ils prient pour leur pays, simplement, comme ils prient pour leur famille. C’est bien de cela qu’il s’agit ; notre pays est notre famille élargie.

- Il y a une foi spontanée dans leur prière. Ils ne doutent pas d’obtenir ce qu’ils demandent. Et effectivement la France a été sauvée : l’ordre de reprise du travail a été donné dès le mardi, sans qu’aujourd’hui encore on puisse en donner d’explication satisfaisante.

-Il y a une puissance de la prière des enfants sur le cœur de Dieu : « si vous ne redevenez comme ces petits enfants… » (Mt 18,3)

D’autant qu’en réalité, cette question de grande personne les regarde. C’était bien de leur avenir dont il s’agissait !

Comme en 1947, pense-t-on à demander plus particulièrement aux petits enfants de prier pour notre pays ? Pour allier les deux aspects évoqués au début, je vous propose de prier avec les petits enfants trois Je vous salue Marie pour les familles de France : un pour les papas, un pour les mamans et un pour les enfants.

Père Xavier Malle, L'Immaculée Conception, Marthe Robin, les enfants et la prière pour la France

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