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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Lectures pour le 6° dimanche de Pâques C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : L'Église décide d'accueillir les païens sans leur imposer la loi juive (Ac 15, 1-2.22-29)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Certaines gens venus de Judée voulaient endoctriner les frères de l'Église d'Antioche en leur disant : « Si vous ne recevez pas la circoncision selon la loi de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. »
Cela provoqua un conflit et des discussions assez graves entre ces gens-là et Paul et Barnabé. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question.
Alors les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l'Église de choisir parmi eux des hommes qu'ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C'étaient des hommes qui avaient de l'autorité parmi les frères : Jude (appelé aussi Barsabbas) et Silas.
Voici la lettre qu'ils leur confièrent : « Les Apôtres et les Anciens saluent fraternellement les païens convertis, leurs frères, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie.
Nous avons appris que quelques-uns des nôtres, sans aucun mandat de notre part, sont allés tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi.
Nous avons décidé à l'unanimité de choisir des hommes que nous enverrions chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul
qui ont consacré leur vie à la cause de notre Seigneur Jésus Christ.
Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
L'Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d'autres obligations que celles-ci, qui s'imposent :
vous abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang, ou de la viande non saignée, et vous abstenir des unions illégitimes. En évitant tout cela, vous agirez bien. Courage ! »
 
 

 

 

 

Psaume : Ps 66, 2b-3, 5abd, 7b-8

 

R/ Dieu, que les peuples t'acclament ! Qu'ils t'acclament, tous ensemble !

 

Qu ton visage s'illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
sur la terre, tu conduis les nations.

Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que Dieu nous bénisse,
et que la terre tout entière l'adore !

 

 

 

 

 

2ème lecture : L'Agneau est la lumière du peuple de Dieu (Ap 21, 10-14.22-23)

 

 

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Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean, j'ai vu un ange qui m'entraîna par l'esprit sur une grande et haute montagne ; il me montra la cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d'auprès de Dieu.
Elle resplendissait de la gloire de Dieu, elle avait l'éclat d'une pierre très précieuse, comme le jaspe cristallin.
Elle avait une grande et haute muraille, avec douze portes gardées par douze anges ; des noms y étaient inscrits : ceux des douze tribus des fils d'Israël.
Il y avait trois portes à l'orient, trois au nord, trois au midi, et trois à l'occident.
La muraille de la cité reposait sur douze fondations portant les noms des douze Apôtres de l'Agneau.
Dans la cité, je n'ai pas vu de temple, car son Temple, c'est le Seigneur, le Dieu tout-puissant,et l'Agneau.
La cité n'a pas besoin de la lumière du soleil ni de la lune, car la gloire de Dieu l'illumine, et sa source de lumière, c'est l'Agneau.
 
 

 

 

Evangile : La promesse de la venue de l'Esprit (Jn 14, 23-29)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Le Seigneur ressuscité demeure au milieu des siens : il leur donne sa paix. Alléluia. (cf. Jn 14, 25.27)

 

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples: « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui.
Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui.
Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi : elle est du Père, qui m'a envoyé.
Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ;
mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne ; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez. »
 
 

 

 

 
 
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

 

La charité en politique ? - Homélie 5° dimanche de Pâques C

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
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    C'est dans la lumière de Pâques que nous venons d'entendre Jésus nous rappeler le "commandement nouveau" qu'il avait donné la veille de sa mort, alors que Judas venait de sortir pour consommer sa trahison.

     Peut-être ne percevez-vous pas spontanément le lien entre charité chrétienne et politique, et pourtant !

 
La charité, souvent réduite au domaine des relations de proximité, ou limitée aux seuls aspects subjectifs de l'agir pour l'autre, doit être reconsidérée selon sa valeur authentique de critère suprême et universel de l'éthique sociale tout entière. (Compendium de la doctrine sociale de l'Église, n. 204)

    Combien de personnes, en entendant parler de ou en parlant de ou en "faisant" la charité, s'en font une conception purement subjective, voire sentimentale, avec des conséquences désastreuses. Selon cette conception, par charité, il faudrait permettre aux femmes ayant une grossesse non désirée, surtout quand elles ont été violées, d'avorter. Par charité, il faudrait abréger les souffrances d'un mourant par une injection léthale. Par charité, il faudrait permettre à des couples homosexuels de se marier et d'adopter des enfants.

    Un prêtre belge, Mgr Schooyans, a publié dans ce contexte un livre intitulé: "Le terrorisme à visage humain" (*). Le terrorisme à visage humain, c'est un terrorisme qui se cache sous le voile d'une charité sans vérité, exercée envers des personnes ou des groupes de personnes, bien organisées en lobbies, visant à satisfaire leurs besoins purement égoïstes, matériels et individuels.

    Sans aller jusqu'à cet extrême, la charité, telle que nous la concevons, réclamons et exerçons, est une charité étroite, une charité qui ne peut pas déployer ses ailes.

 
Par bien des aspects, le prochain à aimer se présente « en société », de sorte que l'aimer réellement, subvenir à ses besoins ou à son indigence, peut vouloir dire quelque chose de différent par rapport au bien qu'on peut lui vouloir sur le plan purement inter-individuel: l'aimer sur le plan social signifie, selon les situations, se prévaloir des médiations sociales pour améliorer sa vie ou éliminer les facteurs sociaux qui causent son indigence. L'œuvre de miséricorde grâce à laquelle on répond ici et maintenant à un besoin réel et urgent du prochain est indéniablement un acte de charité, mais l'engagement tendant à organiser et à structurer la société de façon à ce que le prochain n'ait pas à se trouver dans la misère est un acte de charité tout aussi indispensable, surtout quand cette misère devient la situation dans laquelle se débattent un très grand nombre de personnes et même des peuples entiers; cette situation revêt aujourd'hui les proportions d'une véritable question sociale mondiale. (ibid. n. 208)

    Non seulement l'on a tendance à réduire le domaine de la charité aux personnes, mais on réduit les personnes à des individus, et la communauté à une masse (les "masses laborieuses"...) avec des besoins uniquement matériels qu'il s'agit, au nom de la "charité", d'assouvir.
 
L'homme est une personne, pas seulement un individu. Par le terme « personne » on désigne « une nature douée d'intelligence et de volonté libre »: c'est donc une réalité bien supérieure à celle d'un sujet qui s'exprime à travers les besoins produits par la simple dimension matérielle. De fait, bien que participant activement à l'œuvre tendant à satisfaire ses besoins au sein de la société familiale, civile et politique, la personne humaine ne trouve pas sa réalisation complète tant qu'elle ne dépasse pas la logique du besoin pour se projeter dans celle de la gratuité et du don, qui répond plus entièrement à son essence et à sa vocation communautaire. (ibid. n. 391)
 
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    La charité dont nous nous contentons est souvent une charité coupée de ses racines, coupée de Dieu, de Jésus Christ.
 
En ce qui concerne aussi la « question sociale », on ne peut accepter « la perspective naïve qu'il pourrait exister pour nous, face aux grands défis de notre temps, une formule magique. Non, ce n'est pas une formule qui nous sauvera, mais une Personne, et la certitude qu'elle nous inspire: Je suis avec vous! Il ne s'agit pas alors d'inventer un “nouveau programme”. Le programme existe déjà: c'est celui de toujours, tiré de l'Évangile et de la Tradition vivante. Il est centré, en dernière analyse, sur le Christ lui-même, qu'il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l'histoire jusqu'à son achèvement dans la Jérusalem céleste ». (ibid. n. 577)

    C'est pourquoi Jean-Paul II a pu dire que "Le politique est le champ le plus vaste de la charité et de la solidarité". Le cardinal Ricard le rappelait, en citant le Pape Pie XI, dans son discours d'ouverture d'une conférence des évêques français à Lourdes:
 
Nous voulons, en terminant, redire l’importance et la noblesse de l’engagement politique. Les disciples du Christ ne sauraient le déserter ni le décrier. Parce qu’ils se veulent « au service de tous et sans ambition de pouvoir, les chrétiens se sentent à l’aise dans une société démocratique et laïque. Ils lui apportent leur contribution, sans accepter que leur foi soit reléguée dans la "sphère du privé". Cette foi a une dimension humaine et sociale. La démocratie, pour être vivante, » doit faire « droit à ses références religieuses et philosophiques dans le débat public » . Le domaine de la politique n’est-il pas, selon la célèbre phrase du pape Pie XI, « le champ de la plus vaste charité, la charité politique » (Pie XI, A la Fédération universitaire catholique, 18 décembre 1927) ?

    Par la voix de Benoît XVI dans son Exhortation Apostolique Sacramentum Caritatis (n. 83), l'Église nous appelle tous à une "cohérence eucharistique":
 
Il est important de relever ce que les Pères synodaux ont appelé cohérence eucharistique, à laquelle notre existence est objectivement appelée. En effet, le culte agréable à Dieu n'est jamais un acte purement privé, sans conséquence sur nos relations sociales: il requiert un témoignage public de notre foi. Évidemment, cela vaut pour tous les baptisés, mais s'impose avec une exigence particulière pour ceux qui, par la position sociale ou politique qu'ils occupent, doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales, comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d'éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes. Ces valeurs ne sont pas négociables. Par conséquent, les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine. Cela a, entre autres, un lien objectif avec l'Eucharistie (cf. 1 Co 11, 27-29). Les Évêques sont tenus de rappeler constamment ces valeurs; cela fait partie de leur responsabilité à l'égard du troupeau qui leur est confié.

    Aux États-Unis, contrairement à ce qui se passe en Europe, les chrétiens sont en train de réussir un renversement de l'opinion publique au sujet de la question du respect de la vie. La conférence épiscopale états-unienne, dès 1975, a rédigé un "plan pastoral pour les actions en faveur de la vie". Dans la version révisée de 2001 on peut lire:
 
"Les décisions concernant l'avortement doivent être inversées (reversed)."
 
    Les évêques ne se sont pas contentés d'une déclaration de principe. Dans chaque paroisse il y a un comité pro-vie en lien avec un comité diocésain. De nombreux évêques états-uniens, en accord avec les directives romaines, refusent - et appellent leurs prêtres à refuser - la communion aux politiciens qui favorisent l'avortement. Résultat: les questions éthiques sont au coeur du débat politique, tandis qu'en France, le sujet est passé sous silence. Les militants états-uniens, tout comme les dissidents de l'Europe de l'Est du siècle dernier, démontrent que les chrétiens peuvent agir sur une opinion publique contraire à la foi et à la loi naturelle, à condition qu'ils soient soutenus par leur hiérarchie (cf. Thierry Boutet, L'engagement des chrétiens en politique, Éd. Privat 2007, p. 153-156).

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Par la Croix vers la Lumière - Homélie 5° dimanche de Pâques C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)
la voie vers la Résurrection passe par les douleurs de la Croix

la voie vers la Résurrection passe par les douleurs de la Croix

L’Eglise, telle une bonne mère, est bien avisée de nous donner sept semaines pleines de Temps pascal. Nous avons bien besoin de ce temps prolongé pour méditer ce que le Christ nous enseigne par sa passion et sa résurrection. Les plantes ont besoin de passer du temps en pleine terre pour absorber progressivement la lumière du soleil et la transformer en nourriture. De la même manière, nos âmes ont besoin d’une exposition prolongée à la lumière de la révélation du Christ, pour pouvoir absorber les grâces que le Seigneur veut nous donner.

 

Aujourd’hui, particulièrement, il nous rappelle la structure fondamentale de la vie chrétienne : la Croix et la Résurrection. Nous avons déjà rencontré ce thème au cours des derniers dimanches, mais Dieu veut que nous y revenions.

 

Saint Luc, l’auteur de la Première Lecture tirée des Actes des Apôtres, résume la prédication de Paul et Barnabé en une seule phrase :

 

« ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : "Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu." »

 

En d’autres mots, ce n’est que par la Croix que nous pouvons connaître la Résurrection ; ce n’est que par l’amour dans le renoncement que nous pouvons faire l’expérience de la joie chrétienne.

 

 

Jn 13

 

 

Dans la deuxième lecture, saint Jean nous transmet le même message, mais en sens inverse. Il décrit le ciel, là où les saints vivent en communion parfaite avec Dieu. La caractéristique principale de cette vie est que Dieu « essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort n'existera plus ; et il n'y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu. »

 

La première création, c’est celle que nous voyons de nos yeux. C’est notre vie ici et maintenant en tant que membres de l’Eglise encore en chemin. Cette vie-là passera ; elle ne durera pas toujours. Mais pour l’instant, elle est une "vallée de larmes", de douleur et de deuil.

 

Ceci est pour nous une grande consolation. Cela veut dire que nous n’avons pas à faire semblant de tout avoir. Cela veut dire que Dieu sait que la vie n’est pas facile, et tant mieux. Car c’est dans les difficultés de la vie qu’il veut nous enseigner son "art de vivre". Notre société est tellement obsédée par le plaisir, le confort, la santé, la hantise de rester jeune et les apparences que même les chrétiens ont tendance à l’oublier, et facilement nous nous laissons aller à penser que la seule vie qui vaille la peine d’être vécue est une vie sans douleurs.

 

L’exemple des saints est là pour nous rappeler qu’en fait, c’est le contraire qui est vrai : que ce n’est que par la Croix que nous pouvons atteindre la Lumière.

 

Vous avez peut-être déjà entendu parler de Marthe Robin. Le premier livre, ou, du moins, l’un des premiers livres qui ait été écrit sur elle après sa mort en 1981, est intitulé : « La Croix et la Joie ».

 

Née en 1902 ; elle lutte dès l’âge de 16 ans contre une maladie provoquant des douleurs intolérables, qu’on diagnostiquera en 1942 comme étant une "encéphalite épidémique". Alitée, elle perd peu à peu l’espoir d’une guérison. Le 29 mars 1928, elle dit :

 

« Pour moi, Pâques me trouvera dans mon lit, dans mon pauvre lit où j’y suis si mal, où je m’écorche tant ; enfin la vie est courte, une autre plus longue et plus heureuse nous attend ; quelle douce consolation, n’est-ce pas ? »

 

Avec la souffrance physique, il y a la solitude à assumer :

 

« Mes journées s’écoulent uniformément monotones et semblables, étant les trois quarts du temps seule… »

 

Quelques mois après, la maladie progressant, Marthe connaît le découragement :

 

« Les étapes de mon existence ont été écrites sur un tableau noir. La vie s’est chargée de m’enlever mes illusions et de détruire mes plans. » (18 août 1928)

 

Mais voilà que, un jour de décembre cette année-là, Marthe Robin vit, au moment de l’accueil du Sacrement des Malades un moment décisif à partir duquel tout va s’éclairer et prendre un sens. Cette maladie qui aurait pu la conduire à une lente et sûre destructions de sa personne à tous les niveaux devient, aussi paradoxal que cela puisse paraître, le tremplin vers une nouvelle vie qui va se construire autrement :

 

« Après des années d’angoisses, après bien des épreuves, physiques et morales, j’ai osé, j’ai choisi le Christ Jésus… Le Cœur Sacré de Jésus en croix est la demeure inviolable que j’ai choisie sur la terre. »

 

Marthe a donc trouvé la réponse à la question du sens de son existence de malade. Sa vie continuera de se dérouler dans la maladie, mais désormais intégrée et acceptée dans la joie :

 

« Tout mon être accepte la souffrance, la presque entière incapacité physique plus généreusement, plus amoureusement toujours ; et dans un bien plus grand abandon, plus de détachement, plus de renoncement à tout. Néanmoins,  combien la pauvre nature a de la peine quelquefois à constater son entière impuissance et une infinité de choses qui font comme le canevas de la vie. Mais on demeure quand même très calme, on sourit avec joie et avec amour, malgré les douleurs qui étouffent, malgré les déchirements qui torturent et les souffrances lancinantes, malgré les désolantes épreuves et l’amer dégoût, quand on aime Jésus et qu’on l’aime d’amour pur. »

 

La vocation de Marthe Robin est hors du commun, mais son "canevas" est celui de toute vocation chrétienne, y compris celle de chacun de nous : la Croix et la Résurrection ; par la Croix vers la Lumière.

 

Aujourd’hui l’Eglise nous rappelle encore une fois que c’est le canevas de la vie chrétienne. On peut se demander pourquoi. D’une part, c’est un enseignement que nous avons tendance à oublier très facilement, et nous avons donc bien besoin de ce rappel. Mais d’autre part, Dieu veut que nous ne laissions pas passer cette occasion, et que nous n’oubliions pas encore cette fois.

 

Saint Luc écrit dans les Actes que Paul et Barnabé rendaient visite aux diverses communautés chrétiennes pour affermir le courage des disciples et pour les exhorter à persévérer dans la foi. Dieu ne nous demanderait-il pas de faire ce qu’ont fait Paul et Barnabé, et à affermir le courage de quelqu’un qui ploie sous le fardeau de sa croix ? Nous vivons tous avec des personnes qui ont besoin d’être encouragées par l’amour de Jésus.

 

N’est-ce pas pour cette raison, entre autres, que l’Eglise a choisi le passage de l’Evangile de ce jour dans lequel le Christ nous rappelle son "commandement nouveau" :

 

« Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. »

 

Aujourd’hui le Saint Esprit nous envoie, comme il a envoyé Paul et Barnabé, pour affermir et exhorter ceux qui sont peut-être en train de flancher. Il nous donnera pour cela la force et la sagesse mêmes du Christ dans la Sainte Communion. Promettons-lui d’en faire un bon usage, pour répandre au moins auprès d’une personne cette Bonne Nouvelle que la voie vers la Résurrection passe par les douleurs de la Croix.

Lectures pour le 5° dimanche de Pâques C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : Voyages missionnaires (Ac 14, 21b-27)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Paul et Barnabé, revenus à Iconium et à Antioche de Pisidie, affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. »
Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent vers Attalia,
et prirent le bateau jusqu'à Antioche de Syrie, d'où ils étaient partis ; c'est là qu'ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l'oeuvre qu'ils venaient maintenant d'accomplir.
A leur arrivée, ayant réuni les membres de l'Église, ils leur racontaient tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations païennes la porte de la foi.
 
 

 

 

 

Psaume : Ps 144, 8-9, 10-11, 12-13ab

 

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R/ Béni sois-tu à jamais, Seigneur, Dieu de l'univers !

 

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses oeuvres.

Que tes oeuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l'éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.
 
 

 

 

 

2ème lecture : La nouvelle création (Ap 21, 1-5a)

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean, j'ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et il n'y avait plus de mer.
Et j'ai vu descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux.
Et j'ai entendu la voix puissante qui venait du Trône divin ; elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ;i l demeurera avec eux, et ils seront son peuple, Dieu lui-même sera avec eux.
Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort n'existera plus ; et il n'y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu. »
Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. »
 
 
 

 

 

 

Evangile : Le commandement nouveau (Jn 13, 31-33a.34-35)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Dieu est amour. Aimons-nous les uns les autres, comme Dieu nous aime. Alléluia. (cf. 1 Jn 4, 8.11)

 

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Juda fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ; et il la lui donnera bientôt.
Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs : Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi.
Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps.
Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples, quand Judas fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l"homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps.
Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.
Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres. »
 
 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

 

Ecoute! Dieu t’appelle aujourd’hui - Homélie 4° dimanche de Pâques C - Dimanche des vocations

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)

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Les Actes des Apôtres nous relatent aujourd’hui un moment de la vie de l’Eglise primitive, il y a 2000 ans. La foi chrétienne est en train de se répandre dans tout le bassin méditerranéen, en premier lieu dans les communautés juives. Saint Luc nous brosse le tableau d’une communauté de croyants vivants et enthousiastes: des chrétiens qui sont conscients de devoir partager avec le plus de personnes possible la Bonne Nouvelle qu’ils ont entendue; des chrétiens remplis de joie; des chrétiens qui sont pourtant confrontés à la persécution, la jalousie, les calomnies des autres; des chrétiens qui, par ailleurs, ne sont pas parfaits eux-mêmes. Dans les chapitres précédents nous pouvons lire que, déjà dans l’Eglise primitive, il y avait des chrétiens malhonnêtes. Même remplis de l’Esprit Saint, les chrétiens n’en demeurent pas moins des êtres humains, avec toutes leurs faiblesses. C’est ce que nous constatons tres douloureusement aujourd’hui encore.

 

Le conseil donné par Paul et Barnabé est toujours d’actualité. Ils nous exhortent à ne pas nous décourager, plus précisément à demeurer fidèles à la grâce de Dieu. Paul et Barnabé n’exhortent pas en premier lieu à faire des efforts ascétiques. Il s’agit ici de bien autre chose que de serrer les dents, même si cela peut parfois être nécessaire. La persévérance consiste surtout à faire preuve d’une attitude d’ouverture à la grâce de Dieu, à la proposition d’un Amour personnel qui est Dieu et qui nous est offert en permanence comme un cadeau. Il s’agit donc de recevoir quelque chose (quelqu’un), bien plus que de faire ou de donner.

 

La question qui se pose alors est la suivante: en quoi consiste cette grâce capable de nous faire déborder de joie, qui nous donne la force de persévérer et d’aller dans le monde pour partager l’Evangile avec d’autres? Cette grâce aurait-elle quelque rapport avec le noyau de l’Evangile lui-même? C’est en tout cas dans cette direction que l’Evangile de cette Journée Mondiale de Prière pour les Vocations nous invite à chercher la réponse.

 

« Mes brebis écoutent ma voix ; moi je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle. »

 

 

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Faisons trois remarques à propos de cette parole bien connue du chapitre 10 de Saint Jean:

 

  1. Le Seigneur nous connaît. Il nous aime. On ne peut connaître quelqu’un que si on l’aime. Le Seigneur nous connaît “par coeur”. Son désir est de nous donner la vie, la vie en abondance. Celui qui aime quelqu’un désire pour cette personne ce qu’il y a de meilleur. Un papa ou une maman donnerait tout pour le bonheur de ses enfants. Combien plus Jésus pour nous!
  2. Le Seigneur nous connaît. Il nous aime. Et c’est pourquoi il nous appelle. Peut-être l’essentiel de la Bonne Nouvelle consiste-t-il dans le fait que Dieu nous appelle chacun d’une manière unique. Il n’appelle pas “en général”. Il ne nous appelle pas de manière arbitraire comme des numéros quand on fait la queue devant le guichet d’une administration quelconque. Non! Quand Jésus appelle, il le fait, animé d’un désir d’amour personnel pour chacun. La plupart des hommes sont appelés à incarner l’Amour infini de Dieu pour l’humanité dans l’alliance du mariage. Mais Jésus appelle aussi certains à le suivre dans le sacerdoce ou la vie consacrée. Il en a été ainsi depuis le commencement de l’Eglise. Deux mille ans plus tard, rien n’a changé. Encore aujourd’hui, des hommes et des femmes sont appelés à une vie consacrée, toute donnée à Dieu. Est-ce que nous y croyons? Est-ce que nous osons croire en cette façon qu’a Dieu de s’intéresser à chacun de nous en particulier?
  3. Ce qui nous amène au troisième point: les brebis écoutent la voix du berger et elles le suivent. La confiance (la foi) des brebis dans leur berger est si grande qu’elles sont prêtes à mettre leur vie dans la balance. Elles ne se contentent pas de belles paroles, ni de pieux désirs. Elles montrent leur confiance dans le concret de l’existence de chaque jour. Sommes-nous prêts à annoncer cette Bonne Nouvelle de l’appel personnel d’un Dieu d’Amour dans le monde d’aujourd’hui, et, surtout, à y croire et à en vivre nous-mêmes? Avons-nous l’audace de croire à la radicalité de l’amour de Dieu en paroles et en actes, et de permettre ainsi aux jeunes à leur tour de découvrir la Bonne Nouvelle de leur vocation?

 

L’Eglise de Jésus Christ a besoin de prêtres, de diacres et de consacré(e)s. Plus que jamais! Pas d’abord pour boucher les trous, mais pour témoigner d’une manière spéciale de cette Bonne Nouvelle de Dieu qui appelle chaque être humain à la plénitude de la vie.

 

Pour terminer, n’oublions pas que ce dimanche est avant tout la Journée Mondiale de Prière pour les Vocations. Alors prions pour demander la grâce de pouvoir vivre chacun notre vocation personnelle dans le mariage, le célibat, même non choisi, le sacerdoce, la vie consacrée, de manière à éveiller chez les jeunes chrétiens de nos paroisses et de nos communautés le désir de répondre eux aussi pleinement à leur propre vocation.

 

Ecoute! Dieu t’appelle aujourd’hui - Homélie 4° dimanche de Pâques C - Dimanche des vocations

Lectures 4° dimanche de Pâques C - Journée mondiale de prière pour les vocations

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : L'Évangile annoncé aux païens (Ac 13, 14.43-52)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Paul et Barnabé étaient arrivés à Antioche de Pisidie. Le Jour du sabbat, ils entrèrent à la synagoque. 
Quand l'assemblée se sépara, beaucoup de Juifs et de convertis au judaïsme les suivirent. Paul et Barnabé, parlant avec eux, les encourageaient à rester fidèles à la grâce de Dieu.
Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent tant de monde, ils furent remplis de fureur ; ils repoussaient les affirmations de Paul avec des injures.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C'est à vous d'abord qu'il fallait adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens.
C'est le commandement que le Seigneur nous a donné :J'ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi,le salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre.
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux que Dieu avait préparés pour la vie éternelle devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Mais les Juifs entraînèrent les dames influentes converties au judaïsme, ainsi que les notables de la ville ; ils provoquèrent des poursuites contre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire.
Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium,
tandis que les disciples étaient pleins de joie dans l'Esprit Saint.
 
 

 

 

 

Psaume : Ps 99, 1-2, 3, 5

 

R/ Tu nous guideras aux sentiers de vie, tu nous ouvriras ta maison, Seigneur

 

Acclamez le Seigneur, terre entière, 
servez le Seigneur dans l'allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !
 

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.
 

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d'âge en âge.
 
 

 

 

 

2ème lecture : La joie éternelle des rachetés (Ap 7, 9.14b-17)

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

 

 

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Moi, Jean, j'ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l'Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main.
L'un des Anciens me dit :« Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau.
C'est pourquoi ils se tiennent devant le trône de Dieu,et le servent jour et nuit dans son temple.Celui qui siège sur le Trône habitera parmi eux.
Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif,la brûlure du soleil ne les accablera plus,
puisque l'Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire vers les eaux de la source de vie.Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »
l'un des Anciens me dit: « ils viennent de la grande épreuve; ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau.
 
 

 

 

 

Evangile : Le Bon Pasteur donne la Vie à ses brebis (Jn 10, 27-30)

Acclamation : Alléluia. Alléluia. Jésus, le bon Pasteur, connaît ses brebis et ses brebis le connaissent : pour elles il a donné sa vie. Alléluia. (cf. Jn 10, 14-15)

 

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jésus avait dit aux Juifs : « Je suis le Bon Pasteur (le vrai berger). » Il leur dit encore : « Mes brebis écoutent ma voix ; moi je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père.
Le Père et moi, nous sommes UN. »

 

 

 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

"Que Dieu nous garde fidèles à l'Esprit que nous avons reçu" - Homélie 3° dimanche de Pâques C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)

Au moment où saint Jean écrit son évangile, les premières persécutions faisaient déjà rage. Les Empereurs romains avait entrepris d’exécuter les chrétiens pour trahison, car ils refusaient d’adorer les dieux des Romains. Un des principaux thèmes dans les écrits de saint Jean, c’est la capacité de l’Eglise de grandir et de tenir bon dans les épreuves, même en temps de persécution.

 

 

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Ceci ressort du passage de l’évangile que nous venons d’entendre, dans l’image du filet plein de poissons – une analogie de l’Eglise qui apparaît plus d’une fois dans les Evangiles. Les Apôtres se sentent totalement paumés en ces jours qui suivent la Résurrection avant de recevoir le Saint Esprit. Alors ils décident de partir à la pêche. Puis le Seigneur se manifeste à eux et leur fait cadeau d’une pêche miraculeuse, comme il l’avait déjà fait trois années auparavant. Au moment où Pierre tire le filet sur le rivage, saint Jean mentionne un détail curieux : le filet contient cent cinquante-trois gros poissons. Et malgré ce nombre, le filet qui est "plein à craquer" ne craque pas. C’est un miracle dans le miracle ! Normalement, autant de gros poissons auraient dû déchirer le filet, mais le filet a tenu.

 

Le filet, c’est l’Eglise. Il est rempli de croyants que le Christ rassemble dans l’océan du temps et de l’histoire par le ministère de Pierre et de ses successeurs, les papes. Et c’est Pierre qui tire cette communauté surnaturelle sur les rivages de l’éternité à la fin du temps, quand tous feront la fête avec le Seigneur.

 

Malgré les souffrances, les scandales et les péchés, en dépit des obstacles, des défis et des persécutions, l’Eglise de Jésus Christ continuera sa croissance, son expansion par le ministère de Pierre, et elle demeurera intacte jusqu’à l’heure où elle parviendra aux rivages du ciel. Le filet de Pierre ne se déchirera pas.

 

 

***

 

 

Notre culture est tellement obnibulée par l’actualité et les manchettes des journaux, que nous perdons facilement de vue cette perspective. Quelques brefs rappels historiques pourront suffire pour rétablir la bonne perspective.

 

Le simple fait que l’Eglise a tenu bon depuis vingt siècles, en restant fidèle à la même doctrine, les mêmes formes de culte (les sept sacrements) et la même structure (les évêques, unis sous la direction du pape, au service des croyants) tient, hors conteste, de l’ordre du miracle. Et ce miracle apparaît d’autant plus merveilleux si l’on jette un rapide coup d’œil sur les obstacles et les adversaires qu’elle a surmontés.

 

L’Empire romain a essayé d’éradiquer la chrétienté pendant trois siècles. L’Empire s’est écroulé, l’Eglise a tenu bon.

 

Au Moyen Âge, l’Empire de l’Islam s’est étendu sur un territoire plus grand que celui de Rome et a conquis de nombreux territoires chrétiens. Il a envahi l’Europe et essayé d’exterminer l’Eglise. Cet Empire a périclité, mais l’Eglise a tenu bon.

 

Au 16e siècle, la plus grand partie de l’Europe du Nord s’est rebellée contre l’Eglise catholique. C’est ce qu’on a appelé la Réforme protestante. Dans certains pays, être catholique était passible de peine de mort. Pourtant, aujourd’hui, l’Eglise catholique demeure la plus importante communauté chrétienne, et même en Europe du Nord, l’Eglise catholique tient bon.

 

Au 17e siècle, un nouvel Empire islamique, celui des Turcs, essaie de nouveau d’écraser la civilisation chrétienne. Cet Empire a disparu, l’Eglise demeure.

 

Au 18e siècle, la Révolution française a essayé à son tour de faire disparaître l’Eglise en France, faisant des centaines, voire des milliers de martyrs. La tempête de la Révolution a passé, l’Eglise a tenu bon.

 

Au 19e siècle, voilà Napoléon qui part à la conquête du continent européen. Il usurpe la hiérarchie de l’Eglise, et emprisonne deux papes dans ses efforts de mettre la main sur l’Eglise catholique. Napoléon et son Empire ont passé, l’Eglise demeure.

 

Au 20e siècle, le communisme soviétique a essayé de faire table rase de l’Eglise catholique sur l’ensemble de son territoire, tout comme Hitler et le nazisme. Ces régimes se sont écroulés, l’Eglise demeure.

 

Aujourd’hui, la saga continue en Afrique, au Moyen Orient, en Chine, au Vietnam, à Cuba… En Occident ce sont les médias qui font tout ce qu’ils peuvent pour discréditer l’Eglise catholique. L’Eglise a tenu bon, et elle tiendra toujours bon, comme le Christ l’a promis. Pierre tirera le filet sur le rivage, plein de gros poissons, et le filet ne se déchirera pas.

 

***

 

Comment faire pour rester à l’intérieur de l’Eglise qui demeurera jusqu’à la fin ? Comment être sûr de ne jamais se perdre ? Le Christ a fait en sorte que le suivre, c’est suivre Pierre. C’est à Pierre et à ses successeurs, les papes, que le Christ a confié la tâche de paître le troupeau. Et pourtant, aujourd’hui encore, il y a dans le monde beaucoup de chrétiens qui veulent sincèrement suivre le Christ sans suivre Pierre. Il ne nous appartient pas de les juger, ces chrétiens qui ne sont pas catholiques. Mais nous savons une chose : c’est que la volonté du Christ était, et est toujours, que ceux qui croient en lui le suivent en suivant Pierre. Alors, pourquoi y a-t-il tant de chrétiens qui ne suivent pas Pierre ?

 

Une des raisons est qu’ils voient que beaucoup de chrétiens qui disent suivre Pierre ne vivent pas en vrais chrétiens. Et, malheureusement, c’est vrai : souvent nous faisons comme s’il suffisait d’avoir l’étiquette, d’avoir sa carte de membre. Mais si nous suivons Pierre, si nous nous appelons chrétiens catholiques, c’est parce que le Christ nous le demande ; c’est parce que le Christ a confié la responsabilité du troupeau à Pierre ; c’est parce que le Christ a rempli le filet de Pierre de poissons et que ce filet le s’est pas déchiré, et que c’est encore Pierre qui a tiré le filet sur le rivage.

Mais voilà qu'aujourd'hui Pierre semble se taire. Benoît XVI, lors de sa renonciation, s'est imposé le silence. Il ne parle plus, du moins en principe. Car contrairement à ce qu'il avait dit en renonçant au ministère - mais non à l'office - pétrinien, il vient de reprendre la parole à l'occasion de la crise des abus sexuels, en livrant son analyse, autrement plus profonde que celle qui est sorti de la réunion des évêques, mais dont ceux-ci n'ont tenu aucun compte. En ont-ils seulement eu connaissance? Sans entrer dans des considérations qui nous mèneraient trop loin, voici la lettre qu'écrit un prêtre italien à Benoît XVI pour lui manifester à la fois sa perplexité et sa gratitude. Je précise qu'il s'agit d'un prêtre suspendu a divinis !

MOI, PRÊTRE SUSPENDU A DIVINIS, JE DIS À MES SUPÉRIEURS: RÉVEILLEZ VOUS!


www.aldomariavalli.it 
18 avril 2019
http://benoit-et-moi.fr/2019/benot-xvi/lettre-ouverte-dun-pretre-a-benoit-xvi.html pour la traduction française

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J'ai reçu d'un religieux, le Père Gabriele Rossi des Fils de l'Amour Miséricordieux, la lettre que vous trouverez plus bas. Il s'agit d'une lettre ouverte à Benoît XVI, écrite avec le cœur, le Jeudi Saint, par un prêtre suspendu a divinis parce qu'il a ouvertement exprimé ses idées sur la situation actuelle de l'Église catholique. En remerciant l'auteur, je vous propose la lettre avec une pensée pour tous les prêtres qui, en ce jour saint, renouvellent les promesses faites au moment de l'ordination.


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Très Saint-Père, 
j'espère que vous me pardonnerez pour mon audace.

Je suis un prêtre de 62 ans, suspendu a divinis pour les raisons que je vous dirai plus tard. Je vous écris sous cette forme publique parce que je n'ai aucune possibilité de vous parler de vive voix; et parce que je voudrais donner la parole à beaucoup d'autres prêtres et religieux qui, pour les mêmes raisons, ont été réduits au silence et écartés, plus ou moins comme moi.

LES NOTES
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Je vous écris pour vous remercier d'avoir écrit et, surtout, d'avoir publié vos "Notes" sur la question des abus sexuels dans l'Église. 

J'avoue que, au-delà du contenu dramatique que ces pages tentent d'affronter, leur lecture méditée a produit en moi un sentiment de soulagement profond, comme une sorte de libération intérieure. Et cela pour deux raisons: parce qu'elles nous démontrent - au cas où il le faudrait - que vous continuez à suivre avec la plus grande attention tous les événements de l'Église; et parce qu'elles nous offrent divers enseignements vraiment magistraux : certains directs et explicites, d'autres voilés mais quand même déchiffrables.

D'une part, en effet, les Notes traitent de ces abus, décrivent leurs causes et leurs effets mortifères, indiquent la seule solution possible (le retour à Dieu), et donnent des suggestions au niveau de la procédure canonique.

D'autre part, les Notes - malgré leur forme humble - nous apportent des réponses aux principaux doutes et aux principales questions qui ont troublé la vie de l'Église ces dernières années, et auxquels personne n'a voulu répondre officiellement.

«Un authentique acte de gouvernement», selon certains. «Le seul document catholique, depuis maintenant six ans», selon d'autres. De là le soulagement profond dont je vous parlais.

LES DEUX VOIES
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En comparant les considérations des Notes avec les indications pontificales qui dictent actuellement la loi, on en tire deux approches de fond profondément différentes et opposées. On a l'impression d'être arrivé à un carrefour d'où partent deux routes: l'une qui, en descendant vers le bas, devient de plus en plus large et marécageuse; l'autre qui, en gravissant la montagne (au sommet de laquelle - si je ne m'abuse - devrait se dresser «une grande croix») [cf. "Le message de Fatima": troisième partie du secret] devient de plus en plus étroite et rocailleuse. En attendant, on croit entendre les paroles de l'Évangile : «Entrez par la porte étroite, car large est la porte et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et beaucoup sont ceux qui y entrent. Comme étroite est la porte et exigu le chemin qui mène à la vie, et peu sont ceux qui les trouvent! (Mt 7, 13-14). Je vais essayer d'expliquer le concept.

Ici - dans les Notes - il est dit que les abus, en particulier ceux sur les mineurs, sont le fruit final de la révolution sexuelle de 1968, de la diffusion criminelle de la pornographie et de la légitimation théorique et pratique de l'homosexualité, même dans les milieux ecclésiastiques. , au contraire - dans le Magistère actuel - la faute est imputée à un cléricalisme non spécifié ; et la formation de groupes de LGBT catholiques est encouragé par tous les moyens.

Ici, on défend vent debout Veritatis splendor de Jean-Paul II et on enseigne que, la morale ayant un caractère objectif, il y a de mauvaises actions qui ne peuvent jamais devenir bonnes, même si la conscience personnelle le prétend;  au contraire, on boycotte par tous les moyens le document précité est; et l'on adopte sans vergogne l'éthique de situation, qui ne considère pas l'action en elle-même, mais juge au cas par cas, en fonction des buts de l'action individuelle et de possibles causes de dispense.

Ici, on réaffirme que l'Eucharistie est la présence vivante et réelle parmi nous de la passion, de la mort et de la résurrection du Seigneur; et l'on s'inquiète l'abaissement irrespectueux qu'elle subit en de nombreuses occasions. Là, au contraire, on tend à éliminer jusqu'aux signes extérieurs d'adoration (sauf à s'agenouiller ensuite gauchement et avec peine devant n'importe qui; et l'affirme que la Sainte Communion accueille même des personnes divorcées remariées qui vivent more uxorio, ainsi que des époux protestants de fidèles catholiques.

Ici, on répond avec clarté et autorité à chacun des cinq dubia de 2016, formulés par les quatre cardinaux pour contrer la confusion doctrinale et pastorale produite par Amoris laetitia, au contraire, on est incapable de le faire; jouant sur l'ambiguïté de certaines "notes" [de pied de page] du document, afin de lancer des processus de bouleversement "en taches de léopard" et mettre tout le monde devant le fait accompli.

Ici, on déclare que le martyre, en tant que sommet du témoignage dû au Seigneur, «est une catégorie fondamentale de l'existence chrétienne»; et on rend honneur aux martyrs de tous les temps, témoins du Dieu vivant; là, au contraire, on cherche passivement le consensus du monde; on dénonce par intérêt le danger du prosélytisme missionnaire et le Catholicisme romain est dilué dans une fraternité humaine utopique, comprise comme une nouvelle religion universelle amorphe et incolore.

Voilà les deux voies qui s'ouvrent actuellement devant nous.

CONTINUITÉ OU RUPTURE?
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Très Saint-Père, je n'ai nulle prétention d'enseigner quoi que ce soit à quiconque, encore moins à ceux qui sont plus hauts que moi. J'ai pourtant le vague sentiment que les deux approches mentionnées ci-dessus sont radicalement inconciliables, car elles sont opposées l'une à l'autre. Et cela pouvait être compris dès 2016, sis eulement quelqu'un avait soigneusement analysé le fameux chapitre VIII d'Amoris laetitia. Et c'est précisément à partir de cette date que, comme beaucoup d'autres, j'ai commencé à exprimer ma perplexité face au nouveau cours théorique et pratique qui devait être imposé à l'Église ; jusqu' à ce qu'en décembre dernier, précisément pour ces raisons, mes supérieurs m'infligent la suspension a divinis.

Pour beaucoup, ces préoccupations interprétatives sont totalement exagérées, car on pourrait - et même on devrait - ménager la chèvres et le chou. Pour d'autres, y compris moi-même, nous ne sommes pas ici en présence d'une continuité de fond entre le magistère d'hier et celui d'aujourd'hui, mais devant une rupture dramatique dans sa transmission et son développement. Et que ce dernier soupçon soit bien fondé, je le déduis aussi du fait que les Notes, par quatre fois, font allusion à l'affirmation que certains voudraient «créer ou inventer une autre Église». Et qui seront ces mystérieux personnages ?

Mes chers supérieurs, réveillez-vous! Comment ne pas répondre à un tel appel d'un Souverain Pontife qui reste tel devant Dieu et devant les hommes et qui, poussé par sa conscience, se voit contraint de parler à nouveau à ces enfants que la Divine Providence a confiés à son soin pastoral? Comment fait-on?!

Et puis, que dire du Manifeste de la Foi, publié par le Cardinal Müller en février dernier, pour défendre une transmission correcte de la foi catholique, menacée sur tous les fronts par une prétendue primauté de la pastorale sur la doctrine?

Réveillez-vous! Et cessez d'être des aveugles qui guident d'autres aveugles (cf. Mt 15, 14), soucieux seulement de plaire aux puissants du jour, pour avoir à le maximum de fragments de pouvoir Vous n'auriez aucun pouvoir s'il ne vous avait pas été donné d'en haut (cf. Jn 19, 11)!

AUJOURD'HUI, JEUDI SAINT
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Très Saint-Père, cette année - étant donné ma suspension canonique - je ne me suis pas senti le coeur de participer à la messe chrismale, avec l'évêque et tous les autres prêtres diocésains et religieux, célébrée hier soir dans la cathédrale de cette ville, la veille du Jeudi Saint; et donc je n'ai pas pu renouveler les promesses prévues par le rite.

Avec votre permission, j'aimerais le faire idéalement en ce moment. C'est pourquoi je viens avec mes pensées et mon cœur en votre présence, je baise votre main et votre pied, et je confirme entre vos mains mes promesses sacerdotales. Et tant que j'y suis, je renouvelle aussi mes vœux religieux et mon adhésion au Magistère officiel de l'Église, tel qu'il a été cristallisé dans le Catéchisme de l'Église catholique, promulgué par Jean-Paul II.

J'espère que le Seigneur l'agréera, et vous aussi.

Très Saint-Père, en demandant votre bénédiction paternelle, je voudrais vous assurer de ma pauvre prière, surtout à la Sainte Messe, où, d'habitude, je prononce aussi votre nom: que le Seigneur et la Sainte Vierge vous donnent la force physique et spirituelle pour affronter le dernier tronçon de cette montée abrupte, jusqu'à «la grande croix». Avec l'aide du Ciel, nous aussi, nous essaierons de monter avec vous, sans faire demi-tour.

Sainteté, mes vœux les plus chaleureux pour votre anniversaire et pour l'anniversaire de votre élection pontificale! Et Bonne Pâque de Résurrection, à vous... et à toute l'Église !

 

Père Gabriele Rossi, FAM
Fermo, 18 avril 2019, Jeudi Saint

 

Nous devrions désirer attirer tous les hommes dans le filet de Pierre, car c’est ce filet seul qui est garanti sans déchirures. Cela n’est possible que si nous-mêmes nous suivons Pierre pour la bonne raison : pour que, dans nos cœurs, nos paroles et nos actions, nous ne égarions jamais de la voie du Christ.

 

Aujourd’hui, en accueillant Jésus dans nos cœurs une nouvelle fois grâce au ministère de l’Eglise, cette Eglise qui a enduré vingt siècles de tempêtes sous la conduite sûre de Pierre, promettons de ne jamais sauter par-dessus bord, et d’être les témoins fidèles de cette vérité que la voie de Pierre est la voie assurée vers le Christ. "Que Dieu nous garde fidèles à l'Esprit que nous avons reçu" (rite de l'aspersion baptismale).

"Que Dieu nous garde fidèles à l'Esprit que nous avons reçu" - Homélie 3° dimanche de Pâques C

Lectures pour le 3° dimanche de Pâques C

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année C

1ère lecture : Les Apôtres persécutés à Jérusalem (Ac 5, 27b-32.40b-41)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Les Apôtres comparaissaient devant le grand conseil ; le grand prêtre les interrogea :
« Nous vous avions formellement interdit d'enseigner le nom de cet homme-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Voulez-vous donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ? »
Pierre, avec les Apôtres, répondit alors : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes.
Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le pendant au bois du supplice.
C'est lui que Dieu, par sa puissance, a élevé en faisant de lui le Chef, le Sauveur, pour apporter à Israël la conversion et le pardon des péchés.
Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l'Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »
Les Apôtres comparaissaient devant le grand conseil ; le grand prêtre les interrogea :
On interdit alors aux Apôtres, après les avoir fouettés, de parler au nom de Jésus, puis on les relâcha.
Mais eux, en sortant du grand conseil, repartaient tout joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus.
 
 

 

 

Psaume : Ps 29, 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13

 

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R/ Je t'exalte, Seigneur, toi qui me relèves

Quand j'ai crié vers toi, Seigneur,
mon Dieu, tu m'as guéri ;
Seigneur, tu m'as fait remonter de l'abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu'un instant,
sa bonté toute la vie.

Avec le soir viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie !
Tu as changé mon deuil en une danse,
mes habits funèbres en parure de joie !

Que mon cœur ne se taise pas,
qu'il soit en fête pour toi ;
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,
je te rende grâce !

 

 

 

 

 

2ème lecture : Gloire à l'Agneau immolé ! (Ap 5, 11-14)

 

Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean, dans ma vision, j'ai entendu la voix d'une multitude d'anges qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens :i ls étaient des millions, des centaines de millions.
Ils criaient à pleine voix : « Lui, l'Agneau immolé, il est digne de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et bénédiction. »
Et j'entendis l'acclamation de toutes les créatures au ciel, sur terre, sous terre et sur mer ; tous les êtres qui s'y trouvent proclamaient :« A celui qui siège sur le Trône, et à l'Agneau,bénédiction, honneur, gloire et dominationpour les siècles des siècles. »
Et les quatre Vivants disaient : « Amen ! » et les Anciens se prosternèrent pour adorer.
 
 

 

 

Evangile : Apparition au bord du lac : la pèche miraculeuse (brève : 1-14)(Jn 21, 1-19)

Acclamation :

Alléluia. Alléluia. Le Christ est ressuscité, le Créateur de l'univers, le Sauveur des hommes. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.
Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui.
Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils lui répondent : « Non. »
Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau.
 
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Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n'était qu'à une centaine de mètres.
En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré.
Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur.
Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson.
C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.
Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m'aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait : « Est-ce que tu m'aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t'aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.
 
 
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Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »
 

 

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Louer Dieu pour sa Miséricorde - Homélie 2° dimanche de Pâques C

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
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    Nous célébrons aujourd'hui le dimanche de la Divine Miséricorde. Pourquoi Jean-Paul II a-t-il voulu instituer cette fête? D'abord parce que Jésus lui-même a chargé une femme, Soeur Faustine Kowalska, religieuse polonaise, d'en demander l'instauration au Souverain Pontife. Souvenons-nous de la présence des femmes dans le mystère pascal. C'est à elles que le Seigneur ressuscité est apparu en premier. Ce sont elles aussi qui sont vénérées par l'Église byzantine en ce deuxième dimanche de Pâques, appelé le "dimanche des Myrophores" (porteuses d'aromates).

    Mais ensuite Jésus est apparu à des hommes, ceux qu'il avait choisi d'avance pour en faire les ministres de sa miséricorde, pour leur donner le pouvoir de pardonner les péchés, d'abord par le baptême: "Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés". La semaine dernière nous avons eu la joie de célébrer la miséricorde de Dieu par le baptême de nombreux adultes, jeunes et enfants dans le monde entier. 

    Mais la miséricorde de Dieu ne se manifeste pas seulement au début de notre vie chrétienne. Ceux qui ont déjà reçu les sacrements de l'initiation ont gardé leur fragilité et leur faiblesse, l'inclination au péché appelée concupiscence. La conversion n'est pas le combat d'un jour. C'est le combat de la seconde conversion, qui est un combat permanent et qui fait que nous avons de plus en plus besoin de la miséricorde.

    Quel est le péché le plus grave aux yeux de Dieu? La réponse donnée par saint Jean tout au long de son Évangile, c'est : le manque de foi ! C'est ce péché que Jésus ressuscité reproche à ses disciples. Il ne leur reproche pas de s'être enfui, et de l'avoir laissé tomber. Il leur reproche de ne pas croire en lui, même après sa résurrection : "Cesse d'être incrédule, sois croyant", dit-il à Thomas. Voilà la conversion pascale qui nous est demandée : cesser d'être incrédule et devenir croyant. Être incrédule : voilà une tentation bien moderne. Ne pas croire en la miséricorde parce que ce serait trop beau ou trop facile, ou trop humiliant, pas assez glorieux pour l'homme. L'Évangile selon saint Jean nous a été donné pour cela. Il a été écrit "pour que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom".
 
Cet effort de conversion n'est pas seulement une oeuvre humaine. Il est le mouvement du coeur contrit attiré et mu par la grâce à répondre à l'amour miséricordieux de Dieu qui nous a aimé le premier." (CEC 1428)

    À nous de croire à son Amour premier. Nous sommes donc invités en ce jour à rendre grâce pour la miséricorde de Dieu dont les hommes bénéficient gratuitement, non seulement pour les péchés commis avant le baptême, mais également après, par le sacrement de la réconciliation:
 
Les fidèles, dont l'âme éprouve une profonde affection, sont incités pour cette raison à commémorer les mystères du pardon divin et à les célébrer pleinement, et ils comprennent clairement la grande nécessité, ou plutôt le devoir que le peuple de Dieu loue la Divine Miséricorde à travers des formules de prière particulières et, dans le même temps, après avoir accompli avec une âme reconnaissante les oeuvres demandées et en ayant rempli les conditions requises, qu'il obtienne les avantages spirituels dérivant du Trésor de l'Eglise.

    Si nous n'éprouvons pas comme un besoin impérieux de louer Dieu pour sa Miséricorde infinie, c'est le signe que nous en abusons, que nous ne l'apprécions pas à sa juste valeur, que nous n'avons rien compris. Soit nous n'y avons même pas recours, soit nous nous en prévalons sans un repentir sincère et une ferme résolution de ne plus offenser le Seigneur.

    Saint Augustin avait déjà mis en garde contre ce deuxième danger quand il disait:
 
Parce que vous vous êtes confessé, parce que vous avez reçu l'absolution, vous croyez pouvoir mourir en sécurité : et moi, je vous dis que je suis beaucoup moins sûr que vous de votre avenir !

    En ce qui concerne le premier danger, qui consiste à vouloir remettre toujours à plus tard, jusqu'à l'heure de la mort, il disait:
 
Le repentir d'un malade est faible comme celui qui l'exprime ; et le repentir d'un moribond, comme je crains qu'il n'ait déjà perdu toute vie ! Mes chers enfants, celui d'entre vous qui veut trouver miséricorde devant Dieu, qu'il fasse pénitence dès maintenant, dans la force de l'âge, afin d’entrer aussi sain dans l'éternité !

    Dans les deux cas, l'homme pèche par manque de foi. Il ne fait pas confiance: il calcule. Le Saint Siège enseigne que
 
la Miséricorde Divine ... invite les fidèles à ressentir une douleur surnaturelle, et non pas purement psychologique, de leurs propres péchés, de sorte que, toujours avec l'aide de la grâce divine, ils formulent la ferme intention de ne plus pécher.

    Le repentir doit s'exprimer en action de grâce, non seulement par des prières, mais aussi par des oeuvres de charité :
 
Ainsi, les fidèles observeront plus parfaitement l'Esprit de l'Evangile, en accueillant en eux le renouveau illustré et introduit par le Concile oecuménique Vatican II: "Se souvenant de la parole du Seigneur: 'En ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres' (Jn 13, 35), les chrétiens ne peuvent pas former de souhait plus vif que celui de rendre service aux hommes de leur temps... Car la volonté du Père est qu'en tout homme, nous reconnaissions le Christ notre frère et que nous aimions chacun pour de bon, en action et en parole" (Const. past. Gaudium et spes, n. 93).

    Les bonnes oeuvres dont il nous sera demandé un compte particulier au jour du jugement sont les oeuvres de miséricorde. Voici, pour mémoire, la liste traditionnelle des oeuvres par lesquelles l'homme répond à la miséricorde divine et par lesquelles il secourt les besoins spirituels ou corporels du prochain.

    Les oeuvres de miséricorde corporelle sont :
 
1. donner à manger à ceux qui ont faim,
2. donner à boire à ceux qui ont soif,
3. vêtir ceux qui sont nus,
4. abriter les étrangers,
5. visiter les infirmes,
6. visiter les prisonniers,
7. ensevelir les morts.

    Les oeuvres de miséricorde spirituelle sont :
 
1. conseiller ceux qui en ont besoin,
2. instruire les ignorants,
3. exhorter les pécheurs
4. consoler les affligés
5. pardonner les offenses
6. supporter patiemment les personnes ennuyeuses
7. prier Dieu pour les vivants et pour les morts
Voilà la conversion pascale qui nous est demandée : cesser d'être incrédule et devenir croyant.
Voilà la conversion pascale qui nous est demandée : cesser d'être incrédule et devenir croyant.

Voilà la conversion pascale qui nous est demandée : cesser d'être incrédule et devenir croyant.

L’ultime révélation de la miséricorde divine - Homélie 2° dimanche de Pâques C

dominicanus #Homélies Année C (2009-2010)

 

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Pourquoi est-ce aujourd’hui le dimanche de la Miséricorde? Le 30 avril 2000, saint Jean Paul II a canonisé sœur Marie Faustine Kowalska, une religieuse polonaise qui avait reçu du Christ au début du vingtième siècle des révélations étonnantes au sujet de la divine miséricorde. Au cours de cette cérémonie, le pape a répondu à une des demandes que le Christ avait faites dans ces révélations : que l’Eglise tout entière réserve le deuxième dimanche de Pâques pour honorer et commémorer la miséricorde infinie de Dieu.

 

Comment cette miséricorde nous est-elle révélée dans les lectures de ce jour ? Tout d’abord, nous la voyons à l’œuvre dans l’attitude du Christ envers les hommes qui sont les apôtres qu’il avait choisis, mais qui l’avaient abandonné l’avant-veille. Ils l’avaient abandonné juste à moment le plus difficile, mais Jésus, lui, n’allait pas les abandonner. Il ne se laisse pas arrêter par les portes fermées, ni par celles du lieu où ils se tenaient, ni celles de leurs cœurs angoissés. Il ne les a pas livré à leur sort. Il leur apporte la paix. Et il leur renouvelle sa confiance en les confirmant dans leur mission :

 

« De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »

 

Nous voyons la miséricorde de Dieu dans la réaction du Christ envers les hommes qui l’avaient crucifié. Est-ce qu’il les anéantit en guise de vengeance ? Non. Au contraire, il leur envoie ses apôtres pour leur dire, à eux et à tous les pécheurs, à tous ceux qui, par leurs péchés, ont crucifié leur Dieu, qu’ils peuvent être sauvés, que Dieu ne les condamne pas :

 

« De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »

 

Et ensuite, pour que l’Eglise soit pleinement équipée pour communiquer ce message, Jésus leur donne l’ultime révélation de la miséricorde divine : il délègue aux apôtres le pouvoir divin de remettre les péchés :

 

« Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »

 

C’est l’institution explicite du sacrement de la confession, le sacrement grâce auquel l’océan infini de la miséricorde divine couvre les flaques boueuses de notre misère. C’est l’ultime révélation de la miséricorde divine.

 

 

Si on lit les récits des conversions à la foi catholique, ou des retours à la foi catholique, le thème qui revient tout le temps, c’est l’expérience de la miséricorde de Dieu dans le sacrement de la confession. Un des exemples dont j’ai eu connaissance ces jours-ci est particulièrement éloquent. Ca s’est passé en France, durant les années qui ont suivi la Révolution française.

 

Il s’agit d’un homme qui boîtait. Il avait été un soldat estimé dans l’armée de Napoléon, mais les blessures de guerre avait entraîné une fin précoce de sa carrière prometteuse. Alors il allait de village en village pour faire quelque chose qu’il détestait cordialement : mendier. Un soir il arrive dans un village de l’Ouest de la France et se dirige vers les marches de la porte d’entrée de l’église pour quémander quelques pièces auprès de ceux qui allaient à la messe, tout en les méprisant profondément pour leur foi en un Dieu qui avait pu laisser commettre les crimes abominables dont il avait été témoin.

 

Le lendemain matin, le prêtre trouvait le mendiant sur les marches de l’église, enveloppé d’un drap usagé. Après la messe, il l’invite à prendre le petit déjeuner chez lui, au presbytère. Le vieux soldat accepte à contrecœur, comme toujours quand on lui faisait la charité. Mais la faim, ainsi que la gentillesse du prêtre, le pressaient d’accepter.

 

Il est resté là plusieurs jours. La gentillesse du prêtre ne se démentait jamais. Le vieux soldat n’avait jamais rencontré autant d’amour désintéressé. Et il ne s’était jamais senti aussi misérable. Finalement il demande à se confesser. Un de ses péchés sortait du lot. Ce mendiant avait été l’homme de confiance au service d’une famille aristocratique. Le chef de cette famille s’était opposé sans succès à la Révolution. Sa femme et ses enfants ont confié leur vie au serviteur. Mais celui-ci, pour quelques pièces d’or, trahit la femme et les enfants de son maître et les voit un par un guillotinés. Seul le plus jeune parvient à s’enfuir par miracle, et personne ne l’avait jamais revu.

 

Les yeux baignés de larmes, l’étranger termine ainsi sa confession. Le prêtre lui donne l’absolution, le relève et l’embrasse. En levant les yeux, le pénitent aperçoit un portrait fixé au mur. C’était le portrait de la famille qu’il avait trahie. Choqué, il a un mouvement de recul. "Qui êtes-vous ?", demande-t-il. "Où avez-vous trouvé ce portrait ?" Le prêtre souriait. "Je suis le fils qui est resté en vie, mon ami. Et je te pardonne."

 

Le trésor le plus précieux, à nous, catholiques, c’est la révélation du Christ, une révélation de l’infinie miséricorde de Dieu, la seule force capable de pénétrer les murs de la douleur, de la haine, de la peur, du ressentiment… que nous avons érigé tout autour de nos cœurs.

 

 

Nous sommes les enfants de ce Dieu dont la miséricorde, la bonté et la puissance n’ont pas de frontières et sont inépuisables. Mais les enfants doivent ressembler à leurs parents. Nous avons connu la grâce de  pouvoir faire l’expérience de la miséricorde divine, par les sacrements, la prière, le fait de pouvoir entendre la Bonne Nouvelle de Jésus Christ. Mais il y a beaucoup de gens autour de nous qui n’ont pas reçu cette grâce, et qui l’ont oubliée.

 

On ne peut pas imaginer quelque chose qui ferait plaisir à Dieu davantage que notre engagement à répandre cette miséricorde tout au long de cette semaine, ne fût-ce qu’un tout petit peu. Nous avons tous des relations qui ne sont pas vraiment marqués par la miséricorde, des relations qui sont entachées par l’indifférence, l’envie et le ressentiment. Pourquoi ne pas, cette semaine, faire un premier pas vers la réconciliation, avec la prière, les paroles, les actions ? Pourquoi ne pas mettre nos pas dans ceux de Jésus, sans attendre que les autres le fassent, mais en témoignant par le courage et l’humilité de la miséricorde de Notre Seigneur ?

 

Dans ses conversations avec sainte Faustine, Jésus a promis de déverser sur la monde un torrent de miséricorde. C’est ce qu’il a fait et qu’il continue de faire. Mais ce torrent n’a pas encore atteint tous les cœurs. Durant cette semaine, soyons les canaux conscients de ce torrent de miséricorde pour irriguer un cœur flétri et desséché.

 

Si, au cours de cette messe, nous nous mettons au service du Christ pour cela, je suis certain qu’il nous donnera plein d’occasions pour le faire. Tout ce que nous avons à faire, c’est de garder sur nos lèvres, et surtout dans notre cœur, la prière qu’il a lui-même enseigné à sainte Faustine :

 

Jésus, j’ai confiance en toi.

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