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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

Jean-Côme About, Commentaire de l'Évangile du cinquième dimanche du temps ordinaire A - 3

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Le dernier écueil est la finalité de notre action qui ne peut être que Dieu : « Afin que les hommes, voyant vos bonnes œuvres, en rendent gloire à votre Père qui est dans les cieux ». Le danger serait d’être loué comme bons et saints chrétiens par le fait de nos bonnes œuvres. L’effacement doit accompagner toute nos actions. Le Christ, lui, n’a, jamais fait rayonner sa lumière et sa sagesse hors de son propre centre, mais toujours à partir de celui du Père. 


Et ainsi le chrétien lui aussi doit avoir la conscience la plus profonde que tout ce qu’il peut transmettre lui a été offert par Dieu pour les autres. 


Être sel, être lumière … est la destinée baptismale de chacun. Seigneur, apprends-nous à y correspondre selon TA volonté.

Jean-Côme About, Commentaire de l'Évangile du cinquième dimanche du temps ordinaire A - 2

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Mais cette vocation engage une responsabilité aux yeux de tous : de véritablement correspondre au signe présenté car sinon le contre témoignage devient flagrant. La défaillance provoque un détournement de la vérité. Ainsi le disciple qui doit être sel, peut perdre sa force de saler ; il n’assaisonne plus rien, et toute la nourriture a un goût fade pour la communauté qui l’entoure. 

 
En disant « vous êtes » Jésus s’adresse par-là à l’Église ou à la communauté dans son ensemble, et aussi bien au chrétien individuel. Un chrétien qui ne vit pas les béatitudes ne rayonne plus rien ; il ne doit pas s’étonner d’être jeté à la rue et piétiné. 

 
De même pour la lumière mise sous le boisseau. Cette lumière de la parole peut être détournée ou travestie car on peut abuser de son prestige et de sa sagesse pour son seul profit, la transformant en fausse lumière puisqu’elle ne renverrait plus la foi de la communauté, à la force et à la lumière de Dieu. Ainsi celui qui met la lumière sous le boisseau est celui qui se met en lumière ou utilise la lumière de Dieu pour son profit et du coup fait immédiatement s’éteindre la lumière de Dieu par manque d’air : notre « boisseau » l’étouffe. 

 

(à suivre)

Jean-Côme About, Commentaire de l'Évangile du cinquième dimanche du temps ordinaire A - 1

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

homelie

 

 

Le Père Jean-Côme About commente l'Évangile du dimanche 6 février, cinquième du temps ordinaire. Évangile selon saint Matthieu chapitre 5, versets 13 à16.


Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait :

 
« Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n'est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent. »

 

Écoutez Radio Vatican : >> RealAudioMP3

 

Lire le commentaire

 
« Vous êtes le sel de la terre… Vous êtes la lumière du monde…. » Poursuivant son enseignement devant les foules, après avoir énoncé les Béatitudes, Jésus vient définir la condition de celui qui le suit, la responsabilité qui repose sur lui et la finalité de son action qui ne peut-être qu’action de grâce. 

 
Le chrétien a pour vocation d’être un signe, en ce monde, qui renvoie à Dieu. En suivant le Christ, il fait découvrir que ce Dieu est Père et il devient lui-même signe et compréhension de la révélation. 

 
Jésus, pour nous le faire comprendre, utilise trois images simples et évidentes. Elles indiquent toutes trois quelque chose de commun. Le sel n’est pas là pour lui-même mais pour assaisonner ; la lumière n’est pas là pour elle-même mais pour éclairer son entourage ; la ville sur la montagne est élevée afin d’être visible pour d’autres et indiquer le chemin. Le privilège de chacun consiste dans la possibilité de prodiguer quelque chose à d’autres êtres. Telle est la vocation de celui qui le suit : il devient un signe. 

 

(à suivre)

Congrégation pour le clergé, Homélie pour le 5e dimanche du Temps Ordinaire A - 3

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

 

La liturgie devient donc une célébration de la lumière, que l'homme juste peut rayonner dans le monde par son témoignage. Le juste, inondé de la lumière divine, devient à son tour un flambeau qui brille et qui réchauffe. Au contraire ceux qui malgré leur baptême, s'éloignent de la source de la lumière qu’est l'amour de Dieu, expriment l'absurdité d'une lumière suffoquée par le boisseau, le boisseau de leur incohérence et de leur défaut de mémoire dans la foi en un Dieu fait homme, qui a dit de lui-même : « Je suis la Lumière ».


Le témoignage de la foi ne passe pas seulement à travers les paroles, mais aussi à travers des oeuvres de paix et de justice. Le chrétien, sans se cacher ni devenir paresseux, doit être exposé à la lumière de Dieu, en particulier aux rayons bienfaisants du soleil eucharistique, pour s'en nourrir et, la Lumière une fois reçue, il ne doit pas « la capturer » ou l'emprisonner sous son « boisseau » personnel, mais il doit la rayonner sur tous ceux qui l'entourent.

Congrégation pour le clergé, Homélie pour le 5e dimanche du Temps Ordinaire A - 2

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

 

Dans l'Évangile enfin, Jésus lui-même compare ses disciples à une lampe qu’il faut mettre sur le lampadaire, pour qu'elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.


La référence au boisseau, sous lequel on cache parfois la lumière, souligne l'absurdité du geste : la lampe ne peut pas rester cachée ou couverte, autrement elle perd son sens et sa fonction.


La lumière doit resplendir, et la « lumière des hommes » correspond avec leurs bonnes œuvres, c'est-à-dire avec les actes d'amour et de justice.

 

(à suivre)


 

Congrégation pour le clergé, Homélie pour le 5e dimanche du Temps Ordinaire A - 1

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

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La Parole de Dieu de ce dimanche recourt à l'image de la lumière, pour parler de l'homme juste, qui craint le Seigneur.


L'homme de foi, qui se confie à Dieu, est un « homme lumineux ».


Ainsi, dans la première lecture, le prophète Isaïe décrit celui qui prend soin du pauvre comme un homme dont la lumière se lève comme l'aurore, et qui construit des relations de paix et de charité ; un homme dont la lumière brille dans les ténèbres.


On présente l'influence d'un homme juste et généreux, qui par sa vie exemplaire brise le gel d'une société refermée sur elle-même, qui ne s’occupe pas de ceux qui sont dans le besoin. L’intervention de cet homme, au contraire, est comparée à la chaleur et à la brillance de la lumière.


Le psaume accompagne ce thème en nous faisant prier : « Le juste resplendit comme une lumière ».


(à suivre)

Benoît XVI, 'Je vous conseille la lecture d'un livre extraordinaire' - Youcat dédicacé par le pape

dominicanus #Il est vivant !

C'est le catéchisme destiné aux très jeunes. Il sera lancé lors du rassemblement mondial de Madrid. Benoît XVI compte beaucoup sur lui et le recommande. "Parce qu'il nous parle de notre destin", plus captivant qu'un roman policier

 

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ROME, le 5 février 2011 – La rédaction et la publication d’un "Catéchisme de l’Église catholique" a été l’une des plus grandes entreprises du pontificat de Jean-Paul II. Mais c’est également l’une des moins comprises et des moins appréciées.

Celui qui était alors le cardinal Joseph Ratzinger a apporté à cette entreprise une contribution décisive.

Et l’un de ses tout premiers actes en tant que pape a justement été la publication, le 28 juin 2005, d’un Catéchisme bis : le "Compendium", une version plus courte du grand Catéchisme, concentrée en 598 questions et réponses.

Mais Benoît XVI revient à nouveau sur le sujet. Il s’apprête à publier une troisième version du Catéchisme, destinée aux jeunes de 14 à 20 ans et rédigée dans un langage prévu pour mieux leur convenir.

L’ouvrage est intitulé "YouCat", acronyme de "Youth Catechism", catéchisme des jeunes. Ce projet est né en Autriche, sous la supervision du cardinal archevêque de Vienne, Christoph Schönborn. La langue d’origine du livre est donc l’allemand. Des traductions en douze autres langues sont en cours et seront publiées peu à peu dans les différents pays à partir du mois de mars prochain. L'édition italienne a été supervisée par le patriarche de Venise, Angelo Scola, et elle a été imprimée par Città Nuova, la maison d’édition des Focolarini. Le lancement en grand de "YouCat" aura lieu lors des Journées Mondiales de la Jeunesse programmées à Madrid du 16 au 21 août. À cette occasion, chaque jeune en trouvera un exemplaire dans son "sac de pèlerin".

Le schéma du "YouCat" est le même que celui du grand Catéchisme. Tout d’abord les articles du "Credo", puis les sept sacrements, ensuite les dix commandements et enfin le "Notre Père".

Le livre aura comme introduction une préface de Benoît XVI, en forme de lettre. Le mensuel "Il Messaggero di Sant'Antonio" l'a publiée en avant-première et "L'Osservatore Romano" a fait de même le 2 février, fête de clôture du temps de Noël.

Cette préface est remarquablement intéressante, comme c’est souvent le cas pour les textes que le pape Ratzinger écrit personnellement, dans un langage direct, sans réticences.

Le pape y retrace l’histoire de la naissance du grand Catéchisme, en soulignant l'audace de l'entreprise. Et il explique pourquoi il a voulu cette nouvelle version, destinée aux jeunes.

On ne peut pas dire si le "YouCat" aura du succès. Mais jusqu’à présent le grand Catéchisme lui-même n’a pénétré que faiblement dans le corps de l’Église. Et il en est de même pour le Compendium.

Au cours des dernières décennies, les diverses Églises nationales ont consacré beaucoup d’énergie à la production de leurs textes de catéchèse, mais presque toujours en se fondant sur des critères éloignés sinon opposés à ceux du Catéchisme voulu par Wojtyla et Ratzinger. Le résultat a été presque partout un échec.

La conséquence c’est que la transmission de la doctrine chrétienne aux nouvelles générations est aujourd’hui l’un des trous noirs les plus dramatiques de la pastorale de l’Église.

C’est un trou noir qui sert d’arrière-plan à la préface écrite par Benoît XVI pour "YouCat". Par exemple quand il exhorte les jeunes à "être bien plus profondément enracinés dans la foi que la génération de vos parents".

C’est une préface à lire en totalité. La voici.

 

Sandro Magister




"JE VOUS CONSEILLE LA LECTURE D’UN LIVRE EXTRAORDINAIRE"

par Benoît XVI


Chers jeunes amis ! Aujourd’hui je vous conseille la lecture d’un livre extraordinaire. Il est extraordinaire par son contenu mais aussi par son processus d’élaboration, que je désire vous décrire en quelques mots, pour que vous puissiez en comprendre la particularité.

Le "YouCat" tire son origine, pour ainsi dire, d’un autre ouvrage qui remonte aux années 80. C’était, pour l’Église et aussi pour la société mondiale, un moment difficile où s’annonçait la nécessité de nouvelles orientations pour trouver une route vers l’avenir. Après le concile Vatican II (1962-1965) et dans le climat culturel changé, beaucoup de gens ne savaient plus correctement ce que les chrétiens devaient vraiment croire, ce que l’Église enseignait, si elle pouvait enseigner quelque chose "tout court", et comment tout cela pouvait s’adapter au nouveau climat culturel.

Le christianisme en tant que tel n’est-il pas dépassé ? Aujourd’hui peut-on raisonnablement être croyant ? Voilà des questions que beaucoup de chrétiens se posent aujourd’hui encore. Le pape Jean-Paul II prit alors une décision audacieuse : il décida que les évêques du monde entier allaient écrire un livre qui permettrait de répondre à ces questions.

Il me confia la mission de coordonner le travail des évêques et de veiller à ce qu’un livre naisse des contributions des évêques : je veux dire un vrai livre, pas la simple juxtaposition d’une multitude de textes. Ce livre devait porter le titre traditionnel de "Catéchisme de l’Église catholique" et pourtant être quelque chose d’absolument stimulant et nouveau ; il devait montrer ce que l’Église catholique croit aujourd’hui et comment on peut croire de manière raisonnable.

Je fus épouvanté par cette mission et je dois reconnaître qu’il me parut douteux qu’un pareil projet puisse réussir. Comment pouvait-il se faire que des auteurs dispersés dans le monde entier parviennent à produire un livre qui soit lisible ? Comment des hommes qui vivaient sur des continents différents d’un point de vue non seulement géographique mais également intellectuel et culturel pouvaient-ils produire un texte pourvu d’une unité interne et qui soit compréhensible sur tous les continents ?

À cela s’ajoutait le fait que les évêques devaient écrire non pas simplement en tant qu’auteurs individuels, mais en tant que représentants de leurs confrères et de leurs Églises locales.

Je dois avouer qu’aujourd’hui encore le fait que ce projet ait fini par réussir me paraît miraculeux. Nous nous rencontrions pendant une semaine trois ou quatre fois par an et nous discutions passionnément des portions de texte qui s’étaient développées entre deux rencontres.

La première tâche a été de définir la structure du livre : il devait être simple, pour que chacun des groupes d’auteurs puisse avoir une mission claire et qu’il ne soit pas obligé d’insérer de force ses propos dans un système compliqué.

C’est la structure même de ce livre. Elle est tirée simplement d’une expérience catéchétique longue de plusieurs siècles : que croyons-nous ? Comment célébrons-nous les mystères chrétiens ? Comment avons-nous la vie dans le Christ ? Comment devons-nous prier ?

Je ne veux pas vous expliquer maintenant comment nous avons confronté nos points de vue sur les très nombreuses questions jusqu’à ce qu’il en sorte un véritable livre. Pour un ouvrage de ce genre, il y a beaucoup de points qui prêtent à discussion : tout ce que font les hommes est insuffisant et peut être amélioré. Pourtant c’est un grand livre, un signe d’unité dans la diversité. À partir d’un grand nombre de voix nous avons pu former un chœur parce que nous avions en commun la partition de la foi, que l’Église nous a transmise depuis les apôtres à travers les siècles jusqu’à aujourd’hui.

Pourquoi tout cela ?

Déjà à ce moment-là, à l’époque de la rédaction du "Catéchisme de l’Église catholique", nous avons dû constater non seulement que les continents et les cultures des peuples qui y vivent sont différents, mais aussi qu’au sein de chaque société, il y a plusieurs "continents" : un ouvrier n’a pas la même mentalité qu’un paysan, un physicien qu’un philologue, un entrepreneur qu’un journaliste, un jeune qu’un vieux. Voilà pourquoi, dans le langage et dans la pensée, nous avons dû nous placer au-dessus de ces différences et, pour ainsi dire, chercher un espace commun aux différents univers mentaux. Cela nous a rendus de plus en plus conscients du fait que le texte demandait des "traductions" pour être adapté aux différents univers, afin de pouvoir atteindre les gens avec leurs mentalités et leurs problématiques différentes.

Depuis lors, des jeunes du monde entier se sont rencontrés aux Journées Mondiales de la Jeunesse (Rome, Toronto, Cologne, Sydney), des jeunes qui veulent croire, qui sont à la recherche de Dieu, qui aiment le Christ et qui souhaitent trouver des chemins communs. Dans ce contexte nous nous sommes demandé si nous ne devrions pas essayer de traduire le "Catéchisme de l’Église catholique" dans le langage des jeunes et faire pénétrer ses paroles dans leur monde. Bien sûr, il y a aussi beaucoup de différences entre les jeunes d’aujourd’hui ; c’est ainsi que, sous la conduite sûre de l’archevêque de Vienne, Christoph Schönborn, un "YouCat" a été élaboré pour les jeunes. J’espère que beaucoup d’entre eux se laisseront attirer par ce livre.

Il y a des gens qui me disent que le catéchisme n’intéresse pas la jeunesse d’aujourd’hui ; mais je crois que ce n’est pas vrai et je suis sûr d’avoir raison. La jeunesse n’est pas aussi superficielle qu’on lui reproche de l’être ; les jeunes veulent savoir en quoi consiste réellement la vie. Un roman policier est captivant parce qu’il nous entraîne dans un destin qui est celui d’autres personnes mais qui pourrait être aussi le nôtre ; ce livre-ci est captivant parce qu’il nous parle de notre propre destin et qu’il concerne donc chacun d’entre nous de près.

Voilà pourquoi je vous dis : étudiez le catéchisme ! C’est ce que je souhaite de tout mon cœur.

Cette aide au catéchisme ne vous flatte pas ; elle ne vous offre pas des solutions faciles ; elle exige de vous une nouvelle vie ; elle vous présente le message de l’Évangile comme la "perle précieuse" (Matthieu 13, 45) pour laquelle il faut donner tout ce que l’on possède. Voilà pourquoi je vous dis : étudiez le catéchisme avec passion et persévérance ! Sacrifiez votre temps pour lui ! Étudiez-le dans le silence de votre chambre, lisez-le à deux, si vous êtes amis, formez des groupes et des réseaux d’étude, échangez vos idées sur Internet. Continuez à dialoguer de toutes les manières à propos de votre foi !

Vous devez connaître ce que vous croyez ; vous devez connaître votre foi aussi précisément qu’un informaticien connaît le système d’exploitation d’un ordinateur ; vous devez la connaître comme un musicien connaît son morceau. Oui, vous devez être bien plus profondément enracinés dans la foi que la génération de vos parents, pour pouvoir résister avec force et décision aux défis et aux tentations de ce temps.

Vous avez besoin de l’aide divine si vous ne voulez pas que votre foi se dessèche comme une goutte de rosée au soleil, si vous ne voulez pas succomber aux tentations du consumérisme, si vous ne voulez pas que votre amour se noie dans la pornographie, si vous ne voulez pas trahir les faibles et les victimes d’abus et de violences.

Si vous vous consacrez avec passion à l’étude du catéchisme, je voudrais vous donner encore un dernier conseil : vous savez tous comment la communauté des croyants a été blessée, ces derniers temps, par les attaques du mal, par le péché qui a pénétré à l’intérieur, ou plutôt au cœur de l’Église. N’en faites pas un prétexte pour fuir devant Dieu ; vous êtes vous-mêmes le corps du Christ, l’Église ! Apportez le feu intact de votre amour dans cette Église à chaque fois que les hommes en auront assombri le visage. "Soyez d’un zèle sans nonchalance, dans la ferveur de l’Esprit, au service du Seigneur" (Romains 12, 11).

Dieu a appelé à l’aide d’Israël, au moment le plus sombre de son histoire, non pas les grands et les gens considérés, mais un jeune nommé Jérémie ; Jérémie s’est senti investi d’une mission trop lourde pour lui : "Ah, mon Seigneur et mon Dieu, je ne sais pas porter la parole, je suis un enfant !" (Jérémie 1, 6). Mais Dieu ne s’est pas laissé abuser : "Ne dis pas : 'Je suis un enfant'. Va là où je t’envoie, et tout ce que je t’ordonnerai, dis-le" (Jérémie 1, 7).

Je vous bénis et je prie chaque jour pour vous tous.



La grande édition du Catéchisme, publiée en 1992 :

> Catéchisme de l'Église Catholique

L'édition abrégée, présentée sous forme de questions et réponses, publiée en 2005 :

> Compendium

À propos des illustrations qui accompagnent le "Compendium" :

> Un catechismo per la civiltà dell’immagine [Un catéchisme pour la civilisation de l’image] (5.7.2005)


www.chiesa
Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

Jean-Côme About, Commentaire de l'Évangile du quatrième dimanche du temps ordinaire A - 3

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

Relisons ses mots : « Heureux les pauvres de cœurs : le Royaume des cieux est à eux ». En premier lieu, Jésus énumère les états de fait qu’il a constaté et qui semblent inhérents à notre condition humaine : les pauvres de cœur, les doux, les pleurants, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de paix, les persécutés pour la justice etc. Et en ces termes il nous dit : « acceptez-vous comme vous êtes » car Dieu vous prend tels que nous êtes. 

 
En second lieu, qualifiant ces états de fait d’heureux, il nous fait comprendre qu’ils ne seront jamais une fin en soi mais qu’ils peuvent devenir la source d’un bonheur. Mais un bonheur qui ne vient pas de nous-mêmes, qui ne dépend pas de nous. Il n’est pas dit : « vous serez heureux… si » mais « heureux »… cela vous est ou vous sera donné.


En troisième lieu, leur finalité, leur accomplissement se trouve en Dieu et là est la clef du bonheur : offrir sa confiance en sachant que la raison profonde de ces états de fait ont leur explication en Dieu et sont déjà sujets de mon bonheur tant que je les garde en Dieu. Heureux si vous vivez et accomplissez cela à cause de moi !


Seigneur, en m’acceptant tu me fais correspondre à ton humanité et à toute l’humanité de mes frères. En te remettant toute ma confiance dans la foi tu me fais correspondre à ta divinité et me révèle toute ta divinité en mes frères. Accorde-moi de vivre une de tes béatitudes pour mettre la joie de ton Royaume dans le cœur de mes frères.

 

(fin)

Jean-Côme About, Commentaire de l'Évangile du quatrième dimanche du temps ordinaire A - 2

dominicanus #Homélies Année A 2010-2011

« Heureux les pauvres de cœurs : le Royaume des cieux est à eux ; Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés ; Heureux si l’on vous insulte, si l’on vous persécute à cause de moi. Réjouissez-vous… »

Jésus vient de monter sur la montagne et devant une grande foule il énonce les huit béatitudes, les paroles de vie et surtout les paroles de notre bonheur. 


En ces quelques termes, nous avons l’impression que notre conception de la vie s’effondre avec grand fracas. Là où nous placions notre bonheur : la culture de soi, l’originalité, le respect de nous-mêmes et un modus vivendi avec les autres et Dieu, en aucun de ces cas, Jésus ne corrobore nos prétentions ! Au contraire, ce qui nous fait peur et mal, voilà ce qui est source de bonheur et chemin du Royaume. Est-il si loin de nous ? Sommes-nous si loin du bonheur du Royaume ?

 

(à suivre)

Benoît XVI, Message pour la Journée Mondiale du Malade 2011

dominicanus #Il est vivant !

journee-du-malade.JPG

 

“C'est par ses blessures que vous avez été guéris” (1P 2,24)

 

Chers frères et chères sœurs,

 

Le 11 février de chaque année, lorsqu'est célébrée la mémoire de la bienheureuse Vierge de Lourdes, l'Eglise propose la Journée Mondiale du Malade. Conformément à la volonté du vénérable Jean-Paul II, cette circonstance devient une occasion propice pour réfléchir sur le mystère de la souffrance et, surtout, pour sensibiliser davantage nos communautés et la société civile à l'égard de nos frères et sœurs malades. Si tout homme est notre frère, d'autant plus celui qui est le plus faible, celui qui souffre et celui qui a besoin de soins doivent-ils être au centre de notre attention, afin qu'aucun d'eux ne se sente oublié ou marginalisé ; en effet, "la mesure de l'humanité se détermine essentiellement dans son rapport à la souffrance et à celui qui souffre. Cela vaut pour chacun comme pour la société. Une société qui ne réussit pas à accepter les souffrants et qui n'est pas capable de contribuer, par la compassion, à faire en sorte que la souffrance soit partagée et portée aussi intérieurement est une société cruelle et inhumaine" (Lettre encycl. Spe salvi, 38). Que les initiatives qui seront promues dans chaque diocèse à l'occasion de cette Journée soient un encouragement pour rendre toujours plus efficaces les soins envers ceux qui souffrent, dans la perspective aussi de la célébration solennelle – prévue en 2013 – au Sanctuaire marial d'Altötting, en Allemagne.

 

1. Je garde encore au fond du cœur le moment où, lors de ma visite pastorale à Turin, j'ai pu réfléchir et prier devant le Saint Suaire, devant ce visage souffrant, qui nous invite à méditer sur Celui qui a pris sur lui la passion de l'homme de tous les temps et de tous lieux, avec nos souffrances aussi, nos difficultés et nos péchés. Au cours de l'histoire, combien de fidèles sont passés devant cette toile sépulcrale qui a enveloppé le corps d'un homme crucifié, qui répond en tout et pour tout à ce que disent les Evangiles sur la passion et la mort de Jésus ! Le contempler est une invitation à réfléchir sur ce qu'a dit saint Pierre : "C'est par ses blessures que vous avez été guéris" (1 P 2,24). Le Fils de Dieu a souffert, est mort, mais il est ressuscité et c'est justement pour cela que ces plaies deviennent le signe de notre rédemption, du pardon et de la réconciliation avec le Père ; mais elles deviennent aussi un banc d'essai pour la foi des disciples et pour notre foi ; chaque fois que le Seigneur parle de sa passion et de sa mort, ils ne comprennent pas, ils refusent et s'opposent. Pour eux, comme pour nous, la souffrance reste toujours lourde de mystère, difficile à accepter et à porter. Les deux disciples d'Emmaüs avancent tristement, à cause des événements survenus ces jours-là à Jérusalem, et ce n'est que lorsque le Ressuscité marche à leurs côtés qu'ils s'ouvrent à une vision nouvelle (cf. Lc 24,13-31). L'apôtre Thomas aussi a des difficultés à croire à la voie de la passion rédemptrice : "Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets pas ma main dans son côté, je ne croirai pas" (Jn 20,25). Mais devant le Christ qui montre ses plaies, sa réponse se transforme en une émouvante profession de foi : "Mon Seigneur et mon Dieu !" (Jn 20, 28). Ce qui était d'abord un obstacle insurmontable, parce que signe de l'échec apparent de Jésus, devient – dans la rencontre avec le Ressuscité – la preuve d'un amour victorieux : "Seul un Dieu qui nous aime au point de prendre sur lui nos blessures et notre souffrance, surtout la souffrance de l’innocent, est digne de foi" (Message Urbi et Orbi, Pâques 2007).

 

2. A vous tous qui êtes malades et qui souffrez, je dis que c'est justement à travers les blessures du Christ qu'avec les yeux de l'espoir, nous pouvons voir tous les maux qui affligent l'humanité. En ressuscitant, le Seigneur n'a pas enlevé au monde la souffrance et le mal, mais il les a vaincus à la racine. A la force du Mal, il a opposé la toute-puissance de son Amour. Et il nous a indiqué alors que le chemin de la paix et de la joie, c'est l'Amour : "comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres" (Jn 13,34). Christ, vainqueur de la mort, est vivant parmi nous ! Et tandis qu'avec saint Thomas nous disons nous aussi : "Mon Seigneur et mon Dieu !", suivons notre Maître dans la disponibilité à donner notre vie pour nos frères (cf. 1 Jn 3,16) en devenant des messagers d'une joie qui ne craint pas la douleur, la joie de la Résurrection.

 

Saint Bernard affirme : "Dieu ne peut pas pâtir, mais il peut compatir". Dieu, la Vérité et l'Amour en personne, a voulu souffrir pour nous et avec nous ; il s'est fait homme pour pouvoir com-patir avec l'homme, réellement, dans la chair et dans le sang. Alors, dans toute souffrance humaine Quelqu'Un est entré, qui partage la souffrance et la patience; dans toute souffrance, se diffuse la con-solatio, la consolation de l'amour qui vient de Dieu qui participe, pour faire surgir l'étoile de l'espérance (cf. Lettre encycl. Spe salvi, 39).

 

Chers frères et chères sœurs, je vous redis ce message pour que vous en soyez les témoins à travers votre souffrance, votre vie et votre foi.

 

3. Dans la perspective de la rencontre de Madrid en août prochain, pour la Journée Mondiale des Jeunes, je voudrais aussi tourner ma pensée particulièrement vers les jeunes, et plus spécialement vers ceux qui vivent l'expérience de la maladie. Souvent, la Passion, la Croix de Jésus, font peur parce qu'elles apparaissent comme étant la négation de la vie. En réalité, c'est exactement le contraire ! La Croix est le "Oui" de Dieu à l'homme, l'expression la plus haute et la plus intense de Son amour, et la source d'où jaillit la vie éternelle. Cette vie divine a jailli du cœur transpercé de Jésus. Il est le seul qui soit capable de libérer le monde du mal et de faire se diffuser son Royaume de justice, de paix et d'amour auquel nous aspirons tous (cf. Message pour la Journée Mondiale des Jeunes 2011, 3). Mes jeunes amis, apprenez à "voir" et à "rencontrer" Jésus dans l'Eucharistie, où il est réellement présent pour nous jusqu'à se faire nourriture pour le chemin ; mais sachez aussi le reconnaître et le servir dans les pauvres, les malades, les frères souffrants et en difficulté, qui ont besoin de votre aide (cf. ibid., 4). A vous tous, les jeunes, qui êtes malades ou non, je redis l'invitation à créer des ponts d'amour et de solidarité, pour que personne ne se sente seul, mais proche de Dieu et faisant partie de la grande famille de Ses enfants (cf. Audience générale, 15 novembre 2006).

 

4. Lorsque nous contemplons les plaies de Jésus, notre regard se tourne vers son cœur très saint, dans lequel l'amour de Dieu se manifeste de façon suprême. Le Sacré-Cœur, c'est le Christ crucifié, le côté ouvert par la lance d'où jaillissent le sang et l'eau (cf. Jn 19,34) et d'où "il fit naître les sacrements de l'Eglise, pour que tous les hommes, attirés vers son Cœur, viennent puiser la joie aux sources vives du salut" (Missel Romain, Préface du Sacré-Cœur). Et plus spécialement vous qui êtes malades, vous percevez la proximité de ce Cœur plein d'amour et vous puisez à cette source avec foi et dans la joie, en priant : "Eau du côté du Christ, lave-moi ; Passion du Christ, fortifie-moi ; O bon Jésus, exauce-moi ; Dans tes blessures, cache-moi" (Prière de Saint Ignace de Loyola).

 

5.A la fin de mon Message pour la prochaine Journée Mondiale du Malade, je désire vous exprimer mon affection, à tous et à chacun, en prenant part aux souffrances et aux espérances que vous vivez chaque jour en union avec le Christ crucifié et ressuscité, pour qu'il accorde la paix et la guérison du cœur. Avec lui, que veille aussi près de vous la Vierge Marie, que nous invoquons avec confiance comme la Santé des malades et la Consolatrice de ceux qui souffrent. Aux pieds de la Croix, se réalise en elle la prophétie de Siméon : son cœur de mère a été transpercé (cf. Lc 2,35). Du fond de l'abîme de sa douleur, participation à celle de son Fils, Marie a pu recevoir sa nouvelle mission : devenir la Mère du Christ dans ses membres. A l'heure de la Croix, Jésus lui présente chacun de ses disciples en disant : "Voici ton fils" (Jn 19,26-27). La compassion maternelle pour le Fils devient compassion maternelle pour chacun de nous, dans nos souffrances quotidiennes (cf. Homélie à Lourdes, 15 septembre 2008).

 

Très chers frères et très chères sœurs, en cette Journée Mondiale du Malade, j'invite aussi les Autorités à investir toujours davantage d'énergies dans des structures de santé aptes à aider et soutenir ceux qui souffrent, surtout les plus pauvres et les plus nécessiteux ; et, en adressant ma pensée à tous les diocèses, j'envoie un salut affectueux aux évêques, aux prêtres, aux personnes consacrées, aux séminaristes, aux agents de la santé, aux volontaires et à tous ceux qui se consacrent avec amour à soigner et soulager les plaies de chaque frère ou sœur malade, dans les hôpitaux ou dans les instituts de soin, dans les familles ; sachez toujours voir sur le visage des malades le Visage des visages : celui du Christ.

 

Je vous garde tous dans mes prière et donne à chacun une Bénédiction Apostolique spéciale.

 

Du Vatican, 21 novembre 2010, Fête du Christ Roi de l'Univers.

 

Benoît P.P. XVI

 

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