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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21

"Le ciel est pour l'enfant" - Homélie 27° dimanche du Temps Ordinaire B

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
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       Deux mille ans nous séparent de l’époque où la scène de l’Évangile d’aujourd’hui s’est déroulée. Mais elle nous place dans une situation qui ne nous est pas étrangère, loin de là ! La question du mariage fait toujours la une de l’actualité dans de nombreux pays. Sa compréhension est toujours aussi importante que difficile pour l’humanité pécheresse. À entendre tout ce se dit et tout ce qui se fait – sous couvert de tolérance, de liberté et de progrès, – c’est le droit et le devoir de l’Église de rappeler à temps et à contretemps que c’est la vérité qui rend libre, et qu’on ne peut être chrétien (vrai disciple de Jésus) que dans la fidélité à sa parole, qui est vérité (cf. Jn 8, 32).

       Jésus, dans l’Évangile, se réfère au commencement, c’est-à-dire à la création. Même les païens n’ont aucune excuse, dit S. Paul, car ce que Dieu a d’invisible depuis la création du monde se laisse voir à l’intelligence à travers ses œuvres (Rm 1, 18 ss.) : Ils se sont laissé aller à des raisonnements qui ne mènent à rien, et les ténèbres ont rempli leurs cœurs sans intelligence. (…) Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ils ont adoré et servi les créatures au lieu du Créateur, lui qui est béni éternellement. C’est donc une morale qui concerne tout le monde, pas seulement les chrétiens.

       Or, il n’est pas rare de nos jours de voir des personnes qui se présentent comme chrétiens, comme catholiques même, et qui non seulement commettent des péchés inexcusables pour les païens, mais qui approuvent ceux qui les font (cf. Rm 1, 12). Dans le même temps, ils revendiquent le droit de pouvoir communier, se (re)marier, adopter des enfants, de devenir prêtres… Dans l’évangile, il n’est question que des hommes et des femmes qui déshonorent leurs corps dans l’adultère. Mais S. Paul mentionne aussi ceux qui le déshonorent dans des relations homosexuelles. Les personnes à tendance homosexuelle ont toujours existé – au temps de S. Paul, comme aujourd’hui – mais le soi-disant progrès c’est de ne plus en avoir honte et de faire du lobbying afin que les unions homosexuelles soient juridiquement reconnues.

       La vraie foi, elle, vient au secours de la vraie raison, sans pour autant la court-circuiter. N’oublions pas l’agencement des passages dans l’Évangile de S. Marc : c’est la question de la foi chrétienne qui entraîne la question de la morale chrétienne. Ce n’est qu’en découvrant qui est Jésus que l’on peut apprendre ce qu’il convient de faire pour le suivre. Si on ne sait plus qui est celui qu’on suit, on perd par le fait même la lumière du comment. Une morale ne peut être chrétienne qu’en dépendance de la foi chrétienne. Il s’ensuit que si la foi diminue, le sens moral se perd inévitablement. Comment, dans ce cas, être enfants de Dieu sans tache au milieu d’une génération égarée et pervertie et briller comme les astres dans l’univers (Ph 2, 15) ?

       Cette observation toute simple, mais très importante doit être gardée en mémoire si on veut comprendre quelque chose aux raisons de l’évolution des mentalités, pas seulement de nos jours, mais de tous les temps. De même que la foi n’est pas une réalité statique, de même la morale est appelée à évoluer, mais pas de manière indépendante. Ainsi, quand la foi baisse, le sens moral se dégrade. Si la foi grandit, il progresse.

       Aux pharisiens qui l’abordent pour le mettre dans l’embarras et qui se réclament non pas d’une prescription (Que vous a prescrit Moïse ?), mais d’une permission de Moïse (Moïse a permis de renvoyer sa femme), Jésus répond en disant qu’il ne s’agit ni d’une prescription, ni d’une permission, mais d’une concession. Au sujet du divorce, Moïse n’a rien prescrit du tout, et il n’a jamais donné une autorisation quelconque pour divorcer. Il a simplement pris acte d’une situation qui s’était de plus en plus dégradée, en formulant une loi pour limiter les dégâts et pour protéger la femme contre l’arbitraire de l’homme :
 

Soit un homme qui a pris une femme et consommé son mariage ; mais cette femme n'a pas trouvé grâce à ses yeux, et il a découvert une tare à lui imputer ; il a donc rédigé pour elle un acte de répudiation et le lui a remis, puis il l'a renvoyée de chez lui ; elle a quitté sa maison, s'en est allée et a appartenu à un autre homme. Si alors cet autre homme la prend en aversion, rédige pour elle un acte de répudiation, le lui remet et la renvoie de chez lui (ou si vient à mourir cet autre homme qui l'a prise pour femme), son premier mari qui l'a répudiée ne pourra la reprendre pour femme, après qu'elle s'est ainsi rendue impure. Car il y a là une abomination aux yeux de Yahvé, et tu ne dois pas faire pécher le pays que Yahvé ton Dieu te donne en héritage. (Dt 24, 1-4)
 

       En d’autres mots, si Moïse a dû légiférer au sujet du divorce, c’est que le peuple était tombé vraiment bien bas. Jésus le dit clairement : C’est en raison de votre endurcissement qu’il a formulé cette loi. S. Marc nous a déjà montré Jésus confronté à cet endurcissement : Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs… (Mc 3, 5) Pécher est une chose. Cela peut être l’effet d’une faiblesse momentanée. S’endurcir, c’est pécher volontairement et obstinément, en refusant d’ouvrir les yeux et de changer de conduite. L’endurcissement, comme l’ignorance affectée, nous dit le Catéchisme, "ne diminuent pas, mais augmentent le caractère volontaire du péché" (CEC 1859).

       Une législation peut parfois tolérer des comportements moralement inacceptables et peut parfois renoncer à réprimer ce qui provoquerait, par son interdiction, un dommage plus grave. Mais "elle ne doit jamais affaiblir la reconnaissance du mariage monogamique indissoluble comme unique forme authentique de la famille" (Compendium DSE, 229). "Le peuple de Dieu interviendra aussi auprès des autorités publiques afin que celles-ci, résistant à ces tendances qui désagrègent la société elle-même et sont dommageables pour la dignité, la sécurité et le bien-être des divers citoyens, s’emploient à éviter que l’opinion publique ne soit entraînée à sous-estimer l’importance institutionnelle du mariage et de la famille" (Familiaris Consortio, 81). À l’heure où l’on parle couramment de "mariages homosexuels" et de "familles recomposées", cette parole de l’Église ne doit pas être prise à la légère. Les valeurs humaines sont au moins aussi importantes que les valeurs économiques. Les chrétiens doivent donc faire entendre leur voix auprès des responsables politiques. Ne pas le faire est un péché d’omission qui peut avoir de lourdes conséquences pour l’avenir de l’humanité, plus lourdes que le réchauffement de la planète, qui commence à faire pas mal de vagues.

       Pour terminer, n’oublions pas la dernière partie de l’évangile. C’est même la plus importante aux yeux de S. Marc. Ce petit passage, d’apparence insignifiante, est, en réalité le cœur de toute cette partie de son Évangile, le centre de toute la vie morale du disciple de Jésus, la clé de tous les paradoxes évangéliques dans le domaine de la morale chrétienne. Les enfants, ce sont ces petits qui sont grands, ces derniers qui sont premiers, ces dépendants qui sont accueillants. L’enfant rappelle à tout homme – et d’abord au chrétien – que recevoir est plus important que faire, que les exigences de l’Amour de Dieu ne sont pas des exploits impossibles à accomplir, mais une grâce que tout le monde peut accueillir. En présence de cette grâce offerte, les actions humaines ne pourront jamais constituer une monnaie d’échange qui donnerait un droit quelconque pour entrer dans le Royaume. Voilà la révélation qui caractérise la morale chrétienne.

       Avant cette scène (9, 33 – 10, 12), c’est l’aspect de l’action des hommes qui est accentué. Il est question de celui qui expulse les démons au nom de Jésus ; de couper la main, le pied, d’arracher l’œil, bref, tout ce qui pourrait entraîner au péché ; et, dans la première partie du passage de ce jour, d’aller plus loin dans l’accomplissement des commandements que ce qui est simplement "permis" par la Loi de Moïse.

       Et pourtant, ce n’est ni la chasteté la plus parfaite, ni la pauvreté la plus radicale, ni l’obéissance la plus exacte aux commandements (tout cela qui est pourtant requis par le Seigneur à ceux qui veulent devenir ses disciples), qui donnent un droit quelconque à ce que Dieu se propose de donner gratuitement à ceux qui le lui demandent. C’est ce que Thérèse de Lisieux avait si bien compris. C’est ce que nous devons demander à ce "Docteur de l’Église" de nous enseigner, comme elle l’a enseigné aux novices de son couvent du Carmel. Un jour, l’une d’entre elles lui disait : "Quand je pense à tout ce que j’ai encore à acquérir pour devenir une bonne religieuse…" Et Ste Thérèse de répondre : "Dites plutôt : à perdre !". Et dans une de ses poésies (PN 24 ,9), en s’adressant à Jésus, elle écrit :


 

Rappelle-toi des divines tendresses
Dont tu comblas les plus petits enfants
Je veux aussi recevoir tes caresses
Ah ! donne-moi tes baisers ravissants
Pour jouir dans les Cieux de ta douce présence
Je saurai pratiquer les vertus d’enfance
N’as-tu pas dit souvent :
"Le Ciel est pour l’enfant ?…"
Rappelle-toi.


 

       Voilà pourquoi, après le petit passage sur les enfants, c’est la réceptivité humaine vis-à-vis de l’action de Dieu qui est soulignée. Suivre Jésus, c’est, au-delà de l’observance des commandements, adopter la pauvreté radicale qui est la sienne, sans aucun appui humain, et dans laquelle, à tout moment, et dès cette vie, il reçoit du Père le centuple, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Ce sera l’objet de l’évangile de dimanche prochain. En attendant, ne laissons pas passer le mois du Rosaire sans demander à l'Esprit Saint une ferveur renouvelée pour être fidèle (ou pour le devenir) à cette prière, dont Jean Paul II disait qu'elle était sa prière préférée.
Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas.

Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas.

Lectures 27° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

1ère lecture : Origine du mariage (Gn 2, 18-24)

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Lecture du livre de la Genèse

Au commencement, lorsque le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, il dit : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »
Avec de la terre, le Seigneur Dieu façonna toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les amena vers l'homme pour voir quels noms il leur donnerait. C'étaient des êtres vivants, et l'homme donna un nom à chacun.
L'homme donna donc leurs noms à tous les animaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.
Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l'homme s'endormit. Le Seigneur Dieu prit de la chair dans son côté, puis il le referma.
Avec ce qu'il avait pris à l'homme, il forma une femme et il l'amena vers l'homme.
L'homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes oset la chair de ma chair ! On l’appellera : femme. »
A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un.



Psaume : 127, 1-2, 3, 4.5c.6a


R/ Que le Seigneur nous bénisse tous les jours de notre vie !


Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !
Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! A toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d'olivier.

Voilà comment sera béni
l'homme qui craint le Seigneur.
Que le Seigneur te bénisse tous les jours de ta vie,
et tu verras les fils de tes fils.



2ème lecture : Jésus, notre Sauveur et notre frère (He 2, 9-11)


Lecture de la lettre aux Hébreux

Jésus avait été abaissé un peu au-dessous des anges, et maintenant nous le voyons couronné de gloire et d'honneur à cause de sa Passion et de sa mort. Si donc il a fait l'expérience de la mort, c'est, par grâce de Dieu, pour le salut de tous.
En effet, puisque le créateur et maître de tout voulait avoir une multitude de fils à conduire jusqu'à la gloire, il était normal qu'il mène à sa perfection, par la souffrance, celui qui est à l'origine du salut de tous.
Car Jésus qui sanctifie, et les hommes qui sont sanctifiés, sont de la même race ; et, pour cette raison, il n'a pas honte de les appeler ses frères.





Evangile : L'indissolubilité du mariage - Les privilèges des petits enfants (brève : 2-12) (Mc 10, 2-16)


Acclamation : Si nous demeurons dans l'amour, nous demeurons en Dieu : Dieu est amour. (1 Jn 4, 16)



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Un jour, des pharisiens abordèrent Jésus et pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? »
Jésus dit : « Que vous a prescrit Moïse ? »
Ils lui répondirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d'établir un acte de répudiation. »
Jésus répliqua : « C'est en raison de votre endurcissement qu'il a formulé cette loi.
Mais, au commencement de la création, il les fit homme et femme.
A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère,
il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu'un.
Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! »
De retour à la maison, les disciples l'interrogeaient de nouveau sur cette question.
Il leur répond : « Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d'adultère envers elle.
Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable d'adultère. »
On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement.
Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
Amen, je vous le dis : celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas. »
Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.




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QUANDO A TOLERÀNCIA DESPOSA O RADICALISMO - 26° DOMINGO COMUM (ano B)

Walter Covens #homilias em português
26 TOB ev
       Já vimos nos domingos precedentes que a questão da fé : " Quem sou eu ? " chega a esta : " Como seguir Jesus ? ". Quem confessa Jesus como Messias tem então de o seguir : é lógico. Mas qual é exactamente o carácter messiánico de Jesus. O que é que quer dizer : " seguir ? "

       No princípio, o neofito mostra um maravilho entusiasmo. Mas esse entusiasmo não passa, em grande parte, de ilusões bem como de ideias erradas a respeito do modo escolhido por Jesus para cumprir a sua missão messiânica. Jesus já tinha devido chamar à ordem Pedro, o autor legítimo da profissão de fé dos Doze, mas que, a seguir, tinha ousado fazer a Jesus " censuras vivas " ao ouví-lo falar em sofrimentos, rejeição, morte e ressurreição : " Os teus pensamentos não são os de Deus, mas sim os dos homens ", tinha respondido o Messias.

       Hoje João é aquele cujos pensamentos são demesiado humanos, apesar de julgar agir bem ao impedir alguém de expulsar os espíritos maus em nome de Jesus : " Pois, não é daqueles que nos seguem". Antes de falar na resposta de Jesus, reparemos uma alteração significativa no modo de falar de João. Não diz : " Não é daqueles que TE seguem ", mas sim : " Não é daqueles que NOS seguem ". O erro de João é este : pensar que, para seguir Jesus, é necessário nos seguir, a NÓS, isto é : o grupo dos Doze, e que é necessario seguir de maneira material.

       Essa alteração há-de ser uma oportunidade para lembrar uma verdade importante, não só para João, mas também para todos nós. Seguir Jesus, antes da Ressurreição, significava andar fisicamente atrás dele. Depois, as coisas mudaram : a presença sensível de Jesus já não é. Nestas condições, seguir Jesus recebe um sentido novo : é viver conforme os seus ensinamentsos e o seu exemplo, docilmente, no espírito filial, fruto da acção do Espírito recebido no Pentecostes. Da mesma maneira que a verdadeira família de Jesus não é uma familia carnal, assim os verdadeiros discípulos não são os mais próximos de Jesus no espaço ou no tempo. Aquela proximidade, quando existe, pode acompanhar ilusões perigosas : " Então havereis-de dizer : ‘Nós temos comido e bebido na tua presença, ensinaste nas nossas praças’. (O Senhor) responder-vos-á :’Não sei donde sois. Afastai-vos de mim, vós todos que fazeis o mal’ " (Lc 13,26-27)

       O carácter próprio do verdadeiro discípulo (podemos pensar na Virgem Maria) é uma fé activa (que se manifesta pela vida). " Quem faz a vontade de Deus, esse é quem é o meu irmão, a minha irmã, a minha mãe " (Mc 3,35) Já antes da Ressurreição, o Evangelho mostra-nos algumas pessoas bem decididas a seguir Jesus, mas que Jesus não o deixa fazer fisicamente, ao mesmo tempo que lhes explica que o essencial não está aqui.

       O homem possesso no país dos Generazenos suplica-o " para estar com ele. (Jesus) não consentiu mas disse-lhe : " Vai para a tua casa, junto dos teus, anuncia-lhes todo o que o Senhor fez por ti na sua misericórdia " (Mc 5,18-19). Já para os Apóstolos e demais contemporáneos, seguir Jesus necessita mais do que um par de pernas boas. E Judás, que estava bem provido disto, não é realmente o modelo…que se deva " seguir ".

       O modelo a seguir é S.Paulo, ele que se tornou discípulo de Jesus só depois do Pentecostes, e que, portanto, não tinha andado atrás de Jesus, nem comido nem bebido na presença dele.

       Ao escrever aos cristãos da comunidade que tinha fundada em Filipes, ele aponta no que é o mais importante : " Tende entre vós as disposições que se devem ter em Cristo Jesus : Ele, que era na condição de Deus, não quis reivindicar o seu direito de ser tratado como igual de Deus… " (Fil 2,5). Aqui está o que " seguir " quer dizer.

       Precisamente, no Evangelho deste dia, a quem chamam " discurso comunitário ", em S.Marcos, Jesus censura João, que o seguia de muito perto, fisicamente, com os outros Onze, mas que ficava muito longe de ter as disposições que se devem ter em Cristo Jesus. S.Marcos contou-nos que, junto com o seu irmão Tiago, já se tinha manifestado anteriormente partidário de métodos bastante drásticas. Jesus tinha-os qualificado de " filhos do trovão " (Mc 3,17). Ora, o mesmo João escandaliza-se por ter visto " alguém expulsar espiritos maus " em nome de Jesus, apesar de não ser daqueles que nos seguem. Nós quisemos impedí-lo " diz sem precisão do método usado. Jesus faz perceber a João que, na verdade, ele é quem não segue, quem apesar de seguir Jesus fisicamente, não tem " as disposições que se devem haver em Cristo Jesus ", enquanto que o outro, o que João olhava como ume pessoa importuna, se " não está contra nós " e se pelo contrário oferece aos que estão com Jesus " mesmo que seja só um copo de água em nome da sua pertença a Cristo ", aquele " não ficará sem recompensa ".

       Aqui ainda, S.Paulo mostra-nos o exemplo a seguir ao prosseguir mais longe naquele lógica da verdadeira tolerância, ao contrário do espírito sectário. Na carta aos Filipenses, só alguns versículos antes do trecho acima citado, escreve : " Alguns anunciam Cristo com a segunda intenção de me prejudicar, mas outros fazem-no sinceramente ; de qualquer modo, uma vez que Cristo é anunciado, alegro-me, e alegrar-me-ei sempre " (1,18), portanto mesmo que não recebam deles o mínimo copo de água, mesmo que estejam contra ele.

       O que importa, não é a relação : " alguns "-Paulo, mas sim a relação " alguns "-Jesus . (Reparemos no entanto que se trata daqueles que " anunciam Cristo ", e daqueles que " realizam milagres ". Fala-se muito facilmente para os aplicar ao diálogo interreligioso, portanto com aqueles que não actuam em nome de Cristo. Não é totalmente a mesma coisa (Cf. G.S. 44)

       Quão lenta é nossa disposição para tornar nossos os sentimentos de Cristo Jesus ! No entanto, Deus tinha começado desde havia muito tempo a ensiná-los aos que o queriam seguir (cf. 1a Leitura).

       Hoje, isso também faz questão na colaboração entre o Bispo e o seus sacerdotes. A tradição cristã sempre viu na efusão do Espírito de Moisés sobre os 70 anciãos uma figura da participação dos sacerdotes na missão sacerdotal, real e profética do Bispo. Está bem visto, da parte dum bispo dicesano, ter um " projecto pastoral ", elaborado ou não por ocasião dum sínodo diocesano. Às vezes manifesta-se a tendência a usar desse documento para contrariar toda a iniciativa julgada inadequada, não de acordo com o projecto pastoral, exactamente como se o Espírito Santo tivesse obrigação de respeitar os planos dos homens.

       Na Encíclica " Tertio millenio ineunte " (n.29) João Paulo II convidava os cristãos para " partir novamente de Cristo " ; escrevia : " Não se trata então de inventar um ‘programa novo’. O programa já existe : é o de sempre, o que vem do Evangelho e da Tradição viva. Centra-se, finalmente, no próprio Cristo, que deve ser conhecido, amado, imitado, afim de viver nele a vida trinitária e transformar com ele a história até ao seu fim na Jerusalém celeste. " Quem teima em tudo programar , organizar, canalizar, corre o risco de se esquecer da primazia da graça : " Há uma tentação que espreita desde sempre todo o caminho espiritual e a própria acção pastoral : a de estimar que os resultados só dependem da nossa capacidade de fazer e de programar. " (n.38) Não será a mesma mania que já manifestava João e que Jesus queria arrancar ?

       Isto alarga a questão do exercício dos carismas (como os da profecia e do exorcismo) pelo " povo de profetas ", isso é : todos os baptizados. Nenhuma planificação pastoral tinha previsto a eclosão da Renovação Carismática. Os pastores da Igreja so puderam maravilhar-se… e acompanhá-la com prudência, (tal como S.Paulo em Corinto) afim de evitar todos os excessos. Mas, apesar disso, não foram poucos, " os filhos do trovão " que manifestaram muito zelo e acharam que era necessário, " impedir" espalhar-se o fogo que Jesus veio acender na terra (cf. Lc 1,49) Pelo contrário, podemos verificar uma espécie de sectarismo da parte dos membros da " Renovação ", ao julgar que tudo passa pela " Renovação Carismática " e que fora dela não há salvação possível. A Acção católica conheceu também ela esse erro…

       A continuação do Evangelho lembra-nos que, se a tolerância e o respeito têm de presidir a tudo quanto se realiza em nome de Cristo, o próprio Cristo pede, pelo contrário, um rigor (ou intolerância) extremo quando se trata daqueles que provocam um escândalo dentro da comunidade, especialmente quando se diz respeito aos pequenos e aos fracos.

       Aliás S.Marcos aponta sempre na fraqueza do crente. Para ele, quem segue Jesus fica sempre fraco e pequeno.

       Esse rigor-intolerância deve primeiro exercer-se para si próprio. Pois quem empreendeu seguir Jesus pode provocar primeiro a sua própria ruina. Não devemos muito depressa adoçar nem diminuir as palavras tão radicais de Jesus. Quantos morreram num banho de sangue para não se comprometer com a manifestação do mal. Não devemos pensar que as oportunidades de praticar este radicalismo aparecem só em casos extremos. O martírio está presente também na vida de todos os dias, por exemplo na mortificação da lingua ou do olhar. " Cada quel será salgado pelo fogo ", qualquer for o modo. Por altura do baptismo, a renuncia " a Satanás, ao pecado e a todo o que leva ao mal " precede a pofissão de fé. Não nos esquecemos disso.

       Aquele radicalismo, como diz S.Francisco de Sales, não exclui uma paciência igualmente necessária para consigo próprio. A arte de seguir Jesus pela imitação dele, graças ao Espírito Santo implica também o difícil equilíbrio entre tolerância, rigor e paciência. Votos aos casados assim!!

Quand Tolérance épouse Radicalisme - Homélie 26° dimanche du Temps Ordinaire B

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
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Nous avons vu les dimanches précédents que la question de la foi : Qui suis-je ?, débouche sur une question de morale : Comment suivre Jésus ?. Celui qui reconnaît Jésus comme le Messie doit alors logiquement le suivre. Mais en quoi exactement consiste le caractère messianique de Jésus ? Et que veut dire : suivre ?

Au début, le néophyte fait preuve d’un bel enthousiasme. Mais cet emballement est dû en partie à bien des illusions et des fausses représentations concernant la manière dont Jésus va s'’acquitter de sa mission messianique. Jésus avait déjà dû rappeler à l’'ordre Pierre, détenteur pourtant des droits d’'auteur de la profession de foi des Douze, mais qui s’'était permis ensuite de faire à Jésus de vifs reproches en l'’entendant évoquer souffrances, rejet, mort et résurrection : Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes, avait répondu le Messie.

Aujourd’'hui, c’'est Jean dont les pensées sont trop humaines, quand il pense pourtant bien faire en voulant empêcher quelqu’'un de chasser des esprits mauvais au nom de Jésus, car, dit-il, il n’'est pas de ceux qui nous suivent. Avant de parler de la réponse de Jésus, remarquons un glissement significatif dans la manière de s’'exprimer de Jean. Il ne dit pas : il n'’est pas de ceux qui te suivent (Jésus), mais : il n’'est pas de ceux qui nous suivent. L’'erreur de Jean est de penser que pour suivre Jésus, il faut suivre nécessairement nous, c'’est-à-dire le groupe des Douze, et qu'’il faut les suivre d’'une manière matérielle.

Ce glissement sera l’'occasion d'’une mise au point importante non seulement pour Jean, mais pour nous tous. Suivre Jésus, avant la Résurrection, c’'était généralement marcher physiquement derrière lui. Après, les choses ont changé : la présence sensible de Jésus est enlevée. Suivre le Christ, dans ces conditions, suppose alors vivre selon ses enseignements et son exemple, avec docilité, dans cet esprit filial, fruit de l'’action de l’'Esprit répandu à la Pentecôte. De même que la vraie parenté de Jésus n’'est pas une parenté charnelle, de même les vrais disciples ne se caractérisent pas par une proximité spatiale ou temporelle avec Jésus. Cette proximité, quand elle existe, peut aller de pair avec des illusions dangereuses : Alors vous vous mettrez à dire :
"Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places." (Le Seigneur) vous répondra : "Je ne sais pas d'’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal" (Lc 13, 26-27).
 

L'’élément distinctif du vrai disciple de Jésus (on peut penser à la Vierge Marie) est une foi effective (qui se traduit en actes) : Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma soeœur, ma mère (Mc 3, 35). Dès avant la Résurrection, l’'Évangile nous montre certaines personnes bien décidées à suivre Jésus, mais à qui Jésus ne le permet pas physiquement, tout en leur montrant que l’'essentiel n'’est pas là. L'’homme possédé dans le pays des Géraséniens le supplie de pouvoir être avec lui. (Jésus) n’'y consentit pas, mais il lui dit : "Rentre chez toi, auprès des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde" (Mc 5, 18-19). Déjà pour les Apôtres et les autres contemporains, suivre Jésus nécessitait plus qu'’une bonne paire de jambes. Et Judas, qui en était bien pourvu, n’'est pas vraiment le modèle … "à suivre".

Le modèle à suivre est S. Paul, lui qui est devenu disciple de Jésus seulement après la Pentecôte, et qui n'’a donc pas marché derrière Jésus, ni mangé et bu en sa présence. Écrivant aux chrétiens de la communauté qu'’il avait fondée à Philippes, il met l'’accent sur ce qui est le plus important : Ayez entre vous les dispositions que l’'on doit avoir dans le Christ Jésus : lui qui était dans la condition de Dieu, il n’'a pas jugé bon de revendiquer son droit d’'être traité à l'’égal de Dieu… (Ph 2, 5 ss.). Voilà ce que suivre veut dire.

Justement, dans l’'Évangile de ce jour, qu’'on a pu appeler le "discours communautaire" dans S. Marc, Jésus corrige Jean, qui suivait Jésus au plus près, physiquement, avec les Onze autres, mais qui était loin d’'avoir les dispositions que l’'on doit avoir dans le Christ Jésus. S. Marc nous a raconté qu’'avec son frère, Jacques, il s'’était déjà montré partisan de méthodes assez drastiques précédemment. Jésus les avait appelés fils du tonnerre (Mc 3, 17). Eh bien, ce même Jean se scandalise parce qu'il a vu quelqu’'un chasser des esprits mauvais au nom de Jésus, alors qu'’il n'’est pas de ceux qui nous suivent. Nous avons (mon frère et moi ?) voulu l’'en empêcher, dit-il, sans préciser, cette fois, la méthode employée. Jésus fait comprendre à Jean qu’'en réalité, c’'est lui qui ne le suit pas, que c'’est lui qui, tout en suivant Jésus physiquement, n'’a pas les dispositions que l’'on doit avoir dans le Christ Jésus, alors que l’'autre, celui que Jean considérait comme persona non grata, s'’il n'’est pas contre nous, et si, au contraire, il donne à ceux qui sont avec Jésus ne fût-ce qu'’un verre d’'eau au nom de (leur) appartenance au Christ, celui-là ne restera pas sans récompense.

Là encore, S. Paul nous montre l'’exemple à suivre en allant plus loin dans cette logique de la vraie tolérance, tout à l’'opposé de l’'esprit sectaire. Dans la lettre aux Philippiens, à peine quelques versets avant le passage cité plus haut, il écrit : Certains annoncent le Christ avec l’'arrière-pensée de me faire du tort, d’'autres le font avec sincérité ; de toute façon, du moment que le Christ est annoncé, je m’'en réjouis, et je m’'en réjouirai toujours (1, 18), donc même sans recevoir d’'eux un verre d’eau, et même s’'ils sont contre lui… Ce qui est important, ce n’'est pas la relation : "certains"-Paul, mais la relation : "certains"-Jésus. (Notons pourtant qu’il s'’agit bien de ceux qui annoncent le Christ, et de ceux qui font des miracles. On invoque ces passages un peu trop facilement pour les appliquer au dialogue interreligieux, donc avec ceux qui ne se réclament pas du Christ. Ce n’'est pas tout à fait la même chose – cf. G.S. 44.)

Qu'’elle est lente, notre disposition à faire nôtres les sentiments du Christ Jésus ! Pourtant, Dieu s’'y était pris depuis longtemps pour les inculquer à ceux qui voulaient le suivre (cf. première lect.).

Aujourd’'hui, cela pose concrètement la question de la collaboration entre l’'évêque et ses prêtres. La tradition chrétienne a toujours vu dans l’'effusion de l’'Esprit de Moïse sur les 70 anciens une figure de la participation par les prêtres à la fonction sacerdotale, royale et prophétique de l’'évêque. Il est de bon ton, pour un évêque diocésain d'’avoir un "projet pastoral", élaboré ou non lors d’'un synode diocésain. Quelquefois se manifeste la tendance à se prévaloir de ce document pour stigmatiser toute initiative jugée inadéquate, non conforme au projet pastoral, comme si l’'Esprit Saint était tenu d'’observer les plans des hommes.

Dans son encyclique Tertio millennio ineunte (n. 29), Jean Paul II, en invitant les chrétiens à "repartir du Christ" écrivait :
 
"Il ne s'agit pas alors d'inventer un ‘nouveau programme’. Le programme existe déjà : c'est celui de toujours, tiré de l'Évangile et de la Tradition vivante. Il est centré, en dernière analyse, sur le Christ lui-même, qu'il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l'histoire jusqu'à son achèvement dans la Jérusalem céleste."
 
À force de vouloir tout programmer, organiser, canaliser, on risque d'’oublier le primat de la grâce :
 
"Il y a une tentation qui depuis toujours tend un piège à tout chemin spirituel et à l'action pastorale elle-même : celle de penser que les résultats dépendent de notre capacité de faire et de programmer." (n. 38).
 
N'’est-ce pas cette même manie que manifestait déjà Jean et que Jésus veut extirper ?

Cela pose plus largement la question de l’'exercice des charismes (comme ceux de la prophétie et de l’'exorcisme) par le peuple de prophètes, c’'est-à-dire : tous les baptisés. Aucune planification pastorale n'’avait prévu l’'éclosion du Renouveau charismatique. Les pasteurs de l’'Église n’'ont pu que s’'en émerveiller, tout en l’'accompagnant, comme S. Paul l’'a fait à Corinthe, avec la nécessaire prudence, pour éviter tout débordement. Mais ils n'’ont pas été rares, les "fils du tonnerre" qui ont fait de l'’excès de zèle, et qui, sous prétexte que cette nouveauté n’'était pas prévue dans les projets pastoraux, ont voulu "empêcher" le feu, que Jésus est venu allumer sur la terre (cf. Lc 12, 49), de se répandre. Inversement, l’'on peut observer une espèce de sectarisme de la part de membres du Renouveau qui ne jurent que par le Renouveau, jugeant qu'’en dehors de leur mouvance, il n'’y a point de salut. L'’Action catholique a d'ailleurs connu, elle aussi, cette dérive…...

La suite de l’'Évangile nous rappelle que, si la tolérance et le respect doivent présider à tout ce qui se fait au nom du Christ, le même Christ réclame, au contraire, une extrême rigueur (ou intolérance) quand il s’'agit de ceux qui causent un scandale dans la communauté, spécialement quand sont concernés les petits et les faibles. C'’est l’'époque de la rentrée des catéchismes. Entre le verre d’'eau et le scandale, il faut choisir. À chacun de voir ce qu’'il (elle) peut faire pour les enfants, et pour prendre une part active à leur éducation chrétienne.. À chacun aussi de vérifier sérieusement s’il (si elle) n’'est pas concerné(e) par la mise en garde sévère de Jésus, et, le cas échéant, de couper net ce qui doit être coupé. D'’ailleurs, S. Marc souligne la fragilité du croyant, quel que soit son âge. Celui qui suit Jésus est toujours un faible et un petit.

Cette rigueur-intolérance est d’'abord à exercer envers soi-même. Car celui qui a commencé à suivre Jésus peut entraîner d’'abord sa propre perte. N’'allons pas trop vite édulcorer et minimiser les paroles extrêmement radicales de Jésus. Combien sont morts dans un bain de sang pour ne pas se compromettre avec la manifestation du mal. Mais n'’allons pas non plus penser que les occasions de pratiquer ce radicalisme ne se présentent que dans ces cas extrêmes. Le martyre est aussi dans la vie de tous les jours, par exemple dans la mortification de la langue ou du regard. Tout homme sera salé au feu (Mc 9, 49), d’'une manière ou d’'une autre. Lors du baptême, la renonciation à Satan, au péché, et à tout ce qui conduit au péché précède la profession de foi. Ne l'’oublions pas.

Ce radicalisme, comme le fait remarquer S. François de Sales, n'’exclut pas une tout aussi nécessaire patience envers soi-même. L’'art de suivre Jésus en l'’imitant sous la mouvance du Saint Esprit réside aussi dans le difficile équilibre entre tolérance, rigueur et patience. Vive les mariés !
Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.

Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.

Le péché, c’est sérieux. La miséricorde aussi! - Homélie 26° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Homélies Année B (2008-2009)

Il est bon, de temps en temps, de méditer les réalités qui nous dérangent. C’est ce à quoi nous invite la liturgie d’aujourd’hui. A travers les lectures de ce dimanche, elle met l’accent sur une vérité toute simple de notre foi catholique : le péché, c’est sérieux !

 

Dans la deuxième lecture saint Jacques nous explique clairement que si quelqu’un passe sa vie sur terre à exploiter les autres, mentant, trichant, accumulant des richesses, il pourra jouir des fruits de ses crimes pour un moment, mais il n’échappera pas au jugement pour toujours. Saint Jacques écrit qu’il pleurera et se lamentera à cause des malheurs qui l’attendent.

 

Jésus est tout aussi clair. Il enseigne que si quelqu’un commet un péché sans s’en repentir, il ira en enfer. Le terme "géhenne" se réfère à une vallée près de la ville de Jérusalem qui avait servi à des sacrifices humains à l’époque où les rois de l’Ancien Testament avaient apostasié.

 

 

Au temps de Jésus cette vallée était devenue une sorte d’incinérateur public en plein air. Les ordures, y compris les cadavres d’animaux et de criminels, étaient jetées dans la vallée et progressivement consumés par un feu couvant en permanence. C’est ainsi que la géhenne est devenue le symbole de l’état d’éternelle séparation de l’âme avec Dieu, et de la destruction qui l’accompagne. Selon Jésus, voilà où conduit le péché si on se repent pas.

 

Ces commentaires de saint Jacques et de Jésus n’ont pas pour but de nous culpabiliser. Il ne s’agit pas d’une quelconque technique de manipulation psychologique. Ils ne font que nous rendre attentifs aux faits : le péché, le fait de s’éloigner de Dieu volontairement et de s’écarter de ses commandements, a des conséquences. Ces conséquences ne sont pas bonnes, et nous devrions tous nous efforcer de les éviter.

 

Une des raisons pour lesquelles Jésus a voulu mourir comme il est mort est qu’il voulait nous montrer visuellement le caractère destructeur du péché. Strictement parlant, Jésus aurait pu nous sauver en ne versant qu’une seule goutte de son sang, et même par un seul acte d’obéissance. Comme il était vrai homme, cet acte d’obéissance aurait compensé l’acte de désobéissance d’Adam. Comme il était vrai Dieu, cet acte aurait eu un mérite et une valeur infinis, suffisants pour compenser la désobéissance d’Adam et pour restaurer la relation entre Dieu et la race humaine que le péché avait rompue.

 

Mais le projet de Dieu était autre. Il a choisi la voie de l’obéissance qui l’a conduit dans l’œil du cyclone dévastateur d’une douleur et d’une souffrance indescriptible que nous appelons la Passion.

 

En 2004 le film La Passion du Christ a voulu nous montrer combien les souffrances de la passion du Christ étaient horribles. Peu d’hommes aujourd’hui ont été témoins d’une flagellation ou d’une crucifixion. Ce film nous a permis de mieux nous rendre compte de tout ce que le Seigneur a voulu souffrir pour nous sauver de nos péchés.

 

 

 

 

Beaucoup de critiques de cinéma ont dit que le film était trop violent. Si on ne connaît pas les raisons des souffrances du Christ, ces critiques sont compréhensibles. Mais une de ces raisons est précisément qu’il voulait que nous sachions combien le péché est horrible. Le démon nous le fait miroiter sous des apparences séductrices, alors qu’en réalité le péché détruit et flagelle nos âmes, tout comme les fouets et la croix on détruit et lacéré le corps du Christ. Chaque fois que nous voyons un crucifix, nous devrions nous dire que nos péchés, c’est sérieux, qu’ils ont de graves conséquences.

 

Mais dans cette Eucharistie, l’Eglise nous rappelle également autre chose : que la miséricorde de Dieu, c’est sérieux aussi. Le péché est destructeur, terrible, diabolique. Mais Jésus a vaincu le péché. C’est pourquoi nous disons qu’il est notre Sauveur. Le Catéchisme (420) dit :

 

« La victoire sur le péché remportée par le Christ nous a donné des biens meilleurs que ceux que le péché nous avait ôtés : " La où le péché a abondé, la grâce a surabondé " (Rm 5, 20). »

 

La destruction causée par le péché dans notre vie n’est pas le dernier mot de l’histoire. Dieu peut nous pardonner – il n’est jamais trop tard. Il peut nous sauver. Il peut prendre les ruines laissées pas nos péchés et les rebâtir pour arriver à un résultat plus magnifique que nous puissions imaginer. Nous devons juste lui donner sa chance.

 

Comment cela ? Le premier pas est tellement simple, mais parfois si dur: aller se confesser à un prêtre. Dieu connaît déjà nos péchés ; il sait combien ils empêchent notre progrès spirituel et abîment notre âme ; il sait aussi que nous avons besoin de sa grâce pour les vaincre. C’est la raison pour laquelle il a inventé la confession, pour nous donner une chance de recommencer, aussi souvent que nous en avons besoin.

 

Beaucoup d’entre nous savent déjà cela, et recourent fréquemment au grand cadeau de la confession. Mais il  y a aussi beaucoup de gens qui ne le font pas – et pour cette raison souffrent beaucoup intérieurement, faisant l’éxpérience des ravages du péché. Peut-être qu’une parole d’encouragement, une invitation, un partage d’expérience de notre part est tout ce dont Dieu a besoin pour les ramener et leur donner ce nouveau départ.

 

Le péché, c’est sérieux, mais la miséricorde rédemptrice infinie est encore plus importante. Voilà le message de la Messe d’aujourd’hui et de chaque Messe. Cette semaine emportons ce message en sortant de la Messe, apportons-le au monde qui nous entoure, et permettons à la grâce de Dieu de remporter de nouvelles victoires.

Liturgie de la Parole 26° Dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

1ère lecture : L'Esprit de Dieu souffle où il veut (Nb 11, 25-29)


Lecture du livre des Nombres

Le Seigneur descendit dans la nuée pour s'entretenir avec Moïse. Il prit une part de l'esprit qui reposait sur celui-ci, et le mit sur les soixante-dix anciens du peuple. Dès que l'esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser, mais cela ne dura pas.
Or, deux hommes étaient restés dans le camp ; l'un s'appelait Eldad, et l'autre Médad. L'esprit reposa sur eux ; bien que n'étant pas venus à la tente de la Rencontre, ils comptaient parmi les anciens qui avaient été choisis, et c'est dans le camp qu'ils se mirent à prophétiser.
Un jeune homme courut annoncer à Moïse : « Eldad et Médad prophétisent dans le camp ! »
Josué, fils de Noun, serviteur de Moïse depuis sa jeunesse, prit la parole : « Moïse, mon maître, arrête-les ! »
Mais Moïse lui dit : « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux, pour faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! »



Psaume : 18, 8, 10, 12-13, 14

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R/ La loi du Seigneur est joie pour le cœur.


La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ; 
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

La crainte qu'il inspire est pure,
elle est là pour toujours ; 
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables.

Aussi ton serviteur en est illuminé ;
à les garder, il trouve son profit.
Qui peut discerner ses erreurs ?
Purifie-moi de celles qui m'échappent.

Préserve aussi ton serviteur de l'orgueil :
qu'il n'ait sur moi aucune emprise. 
Alors je serai sans reproche,
pur d'un grand péché.



2ème lecture : Contre la richesse (Jc 5, 1-6)


Lecture de la lettre de saint Jacques

Écoutez-moi, vous, les gens riches ! Pleurez, lamentez-vous, car des malheurs vous attendent.
Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés des mites,
votre or et votre argent sont rouillés. Cette rouille vous accusera, elle dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé de l'argent, alors que nous sommes dans les derniers temps !
Des travailleurs ont moissonné vos terres, et vous ne les avez pas payés ; leur salaire crie vengeance, et les revendications des moissonneurs sont arrivées aux oreilles du Seigneur de l'univers.
Vous avez recherché sur terre le plaisir et le luxe, et vous avez fait bombance pendant qu'on massacrait des gens.
Vous avez condamné le juste et vous l'avez tué, sans qu'il vous résiste.



Evangile : Contre le sectarisme et contre le scandale (Mc 9, 38-43.45.47-48)


Acclamation : Ta parole, Seigneur, est vérité : dans cette vérité, consacre-nous. (Jn 17, 17)



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jean, l'un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent. »
Jésus répondit : « Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;
celui qui n'est pas contre nous est pour nous.
Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.
Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on le jette à la mer.
Et si ta main t'entraîne au péché, coupe-la. Il vaut mieux entrer manchot dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux mains dans la géhenne, là où le feu ne s'éteint pas.
Si ton pied t'entraîne au péché, coupe-le. Il vaut mieux entrer estropié dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne.
Si ton oeil t'entraîne au péché, arrache-le. Il vaut mieux entrer borgne dans le royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne,
là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas. »

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25° DOMINGO COMUM (ANO B) – QUANDO A CRIANÇA APARECE

Walter Covens #homilias em português
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       Um pároco duma freguesia de França relata como o bispo dele, um dia, lhe aconselhou fazer estudar o Evangelho de S.Marcos às crianças da catequese. Conforme o conselho do bispo, o pároco trabalhou o comentário dum monge benedictino belga, o qual apresenta o evangelho de S.Marcos como sendo organizado à volta de duas perguntas : " Quem é Jesus ? " - " Como andar atrás dele ? ". O padre fala nisso com as catequistas, que respondem : " Pois não ! Senhor Padre! É muito abstracto para crianças de 6ème et alunos mais interessados pelos factos de sociedade e pelos problemas da sua idade… "

       Pouco tempo depois disso, havia nesta freguesia um dia de preparação para a Profissão de Fé. Da parte da manhã, o padre, que queria seguir os conselhos do seu bispo mais do que os das catequistas, pede às crianças para trabalharem sobre o " prólogo " de S.Marcos : o Baptismo de Jesus (" Tu és o meu Filho muito amado "). De tarde, antes das confissões, ele explica o episódio de Jesus a expulsar os demónios : " Sou sacerdote desde há quase 25 anos… e nunca tive confissões como esta vez ", disse ele. A partir daí as crianças começaram a " esvaziar o seu saco " e a dizer todos os venenos que tinham absorvido mediante " góticos satanistas " e sítios " pornos ", seguidos de tentativas de suicídio ou de fuga. Pela primeira vez da sua vida, com mais de 60 jovens, não houve o mínimo problema de disciplina. Nunca os cadernos tinham sido tão limpos e bem ilustrados.

       Era no ano passado. Este ano, ele continua com S.Lucas. Tem o projecto de estudar os 4 evangelhos no espaço de 4 anos. No fim de 4 anos, o coração daqueles jovens há-de ser bem alimentado e preparado para enfrentar as tempestades.

       Em princípio, lembro-vos isto mais uma vez, o objectivo da liturgia da Palavra, nos domingos do Tempo Comum é este : ajudar- nos a todos – e não só as crianças da catequese- a fazer uma leitura continua dos três evangelhos sinópticos. Infelizmente, nestes últimos domingos, assim como nos seguintes, há bastantes excepções. Já houve um corte entre o 24° e o 25° domingo. Haverá mais um entre o 30° e o 31°. Por isso é que é muito importante não perder de vista a continuação dos evangelhos do 25° até ao 28° domingo ; caso contrário, os trechos proclamados não passavam de anedotas sem pés nem cabeça, das quais se tentaria em vão tirar lições para hoje.

       Na secção anterior, já o disse na homilia de domingo passado, o problema central era : " AQUELE JESUS, QUEM É, AFINAL ? " É portanto esta a questão da FÉ. A secção nova, que começa com o evangelho de hoje responde à esta pergunta : " QUAL O COMPORTAMENTO CARACTERÍSTICO DOS DISCÍPULOS DE CRISTO ? " Vamos, pois, tentar perceber o movimento, bem como a estructura dessa parte do evangelho, que é do campo da moral..

       Esse trecho (9,33 – 10,31) fica entre " o segundo e o terceiro anúncio da Paixão " (9,30-32 e 10,32-34) Antes de mais nada, vamos tentar rapidamente -(não é nada complicado, como vamos ver ; e podereis fazer o exercício em casa com os vossos filhos)- reparar o vocabulário significativo daquela parte. O que chama primeiro a nossa atenção, é isto : a utilização frequente da expressão " entrar na vida ", " entrar no Reino ". Ora nunca Jesus diz qual é aquele reino. Só diz que temos de o procurar, de esperar por ele, de o acolher. Portanto, é uma realidade misteriosa e desconcertante, a respeito da qual Jesus só diz a que se assemelha, mas nunca o que ela é. Para saber o que é o Reino de Deus, temos que seguir Jesus, e mais nada !

       No evangelho de domingo passado, Jesus confessado como Messias pelos Doze, lançara uma chamada inaudita : " Se alguém quiser andar atrás de mim, renuncie a si mesmo, tome a sua cruz e siga-me (8,34). A moral cristã, afinal, não é outra coisa a não ser esta : formar com Jesus, confessado como Messias, como Filho do homem sofredor, uma comunidade de vida até ao fim. Quem quiser desatar a moral cristã da pessoa de Cristo, já não é cristão, uma vez que a moral cristã é precisamente esta : um convite para ser e para viver " como Jesus ".

       O que acabo de lembrar é imprescindível para depois perceber as regras do comportamento ( o caminho a seguir, a moral) que darão aos discípulos de Cristo a possibilidade de entrar na Vida, de entrar no Reino de Deus. Essas regras estão apresentadas com forma de paradoxos, como que um derrubamento total dos valores habitualmente admitidos pelos homens. Por exemplo, no evangelho de hoje, Jesus diz : " Se alguém quer ser o primeiro, seja o último de todos e o servidor de todos (9,35). Encontraremos outra vez esse paradoxo ( procedimento de inclusão) no fim desta secção (10,31). Há outros entre os dois. Podereis notá-los em casa.

       Estes paradoxos manifestam o derrubamento dos valores feito pela moral cristã, em relação com a moral humana. Frente a estas exigências, a reacção habitual é dizer assim : " Não é nada evidente, Senhor Padre ! " Aquele receio diante das dificuldades da vida cristã aflora no texto evangélico cada vez que se fala da Paixão de Jesus, aqui em 9,32 : " Os discípulos não percebiam essas palavras e tinham medo de o interrogar ". Cada vez que a Igreja lembra tal ou tal exigência da moral cristã, é a mesma reacção, o mesmo medo que se manifesta.

       Um exemplo entre muitos outros : a proclamação, no ano de 1968, da Encíclica " Humanae vitae " pelo Papa Paulo VI ; (Publicarei esta semana nas ‘Homilias a tempo e a contratempo’ o texto escrito pelo Padre Pio ao Papa 11 dias antes de morrer, e publicado no " Osservatore Romano " uma semana mais tarde, como que um testamento…) Todo o contexto dessa encíclica do papa, por um lado, e da carta do Pe Pio por ocasião da publicação dela, por outro lado, são, acho eu, uma ilustração perfeita daquele clima de medo diante das exigências da moral cristã, as quais são finalmente as exigências da Cruz de Cristo. Surge então a tentação de desobediência. Quantos cristãos, católicos, não cairam nessa tentação e continuam a cair ? O tema da encíclica evidentemente não dizia respeito ao Padre Pio, que tinha feito o voto de castidade, Mas ele obedeceu intelectualmente, ao invês doutros sacerdotes e religiosos, que ousaram , nessa altura, ensinar abertamente o contrário daquilo que dizia o papa. Além disso, tinha sofrido muito apesar de fielmente por causa daquela submissão quando foi alvo de acusações e de sanções injustas da parte, nomeadamente, de alguns bispos. Era capaz,portanto, de experimentar pessoalmente a Paixão de Cristo !

       Seguir Cristo, nestas condições, quer que seja a vocação de cada pessoa, é dizer com Ele : " Deve-se ". " Pela primeira vez ensinou-lhes que devia o Filho do homem sofrer muito, ser rejeitado pelos anciãos e escribas, ser morto, e depois de três dias, ressuscitar " (8.31) Aquele " devia " não tem nada de comum com a fatalidade. Está no evangelho de domingo passado.

       No evangelho de hoje, é a segunda vez : " O Filho do hemem é entregue às mãos dos homens ; matá-lo-ão e, três dias depois de morrer, ressuscitará ". Na Cruz, não é primeiro o sofrimento físico que dá medo, é o sofrimento espiritual da obediência (ser entregue), da renúncia à vontade própria, aos raciocinios próprios, sobretudo quando Jesus é seguido para ser " o maior, o primeiro ". Mas não é o querer ser grande que é oposto à vontade de Deus e à moral cristã. A obediência ( e a humilidade, que anda com ela) não consiste no aniquilamento próprio, não é, como pensava Nietzsche, a virtude dos fracos : " Eis que vos ensino o " Sobre-Homem ", escrevia. O Sobre-Homem é o sentido da terra. Que a vossa vontade diga : Que o Sobre-Homem seja o sentido da terra " (em " Also sprach Zarathustra ", livro que o próprio Nietzsche apresenta com que um " 5° evangelho ")

       No Reino de Deus, os obedientes são quem reinam, as crianças são quem governam. Por isso é que Jesus pega numa criança : " colocou-o no meio deles, beijou-o e disse : ‘Quem acolhe em meu nome uma criança como esta, acolhe-me. E quem me acolhe não me acolhe a mim, mas acolhe Aquele que me enviou. Sto Hilário diz : " Através da palavra ‘criança’, o Senhor significa todos quantos acreditam pela fé depois de escutar… como crianças, que seguem o pai, amam a mãe, confiam no que lhes dizem. O costume e a vontade de tais disposições encaminham-nos para o Reino dos Céus. Se nos convertemos à simplicidade das crianças, irradiamos à nossa volta a humildade do Senhor ".

       No domingo que vem, vamos celebrar a festa de Santa Teresinha do Menino Jesus e da Santa Face. Peçamos-he esta graça. No meu " blog " : " Marie, éToile de l’évangélisation " encontrareis todos os dias desta semana uma oração de novena que vos poderá ajudar neste sentido. Boa caminhada com Jesus ! E chegados à casa, não tenhais receio de lhe fazer perguntas. Ele veio não só para caminhar, mas tambm para ficar convosco.



(Tradução G.Jeuge)

Quand l'enfant paraît... - Homélie 25° dimanche du Temps Ordinaire B

Walter Covens #homélies (patmos) Année B - C (2006 - 2007)
Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux...

Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux...

 
       Un curé de paroisse en France raconte comment son évêque, un jour, lui conseille de faire travailler l’'évangile de S. Marc aux enfants du catéchisme. Suivant les recommandations de l'’évêque, le curé travaille le commentaire d’'un moine bénédictin belge qui présente l’'évangile de S. Marc comme étant construit autour de deux questions : "Qui est Jésus ?" - "Comment marcher à sa suite ?" Il en parle aux catéchistes qui lui disent : "Ah non ! Mr le Curé ! c'’est trop abstrait pour des 6èmes et des collégiens plus intéressés par les faits de société et les problèmes de leur âge… ...

       Peu de temps après il y avait dans cette paroisse une journée de préparation à la profession de foi. Le matin, le prêtre, écoutant son évêque plutôt que ses catéchistes, amène les jeunes à travailler sur le prologue de S. Marc : le baptême de Jésus (Tu es mon Fils bien-aimé). L'’après-midi, en préparation aux confessions, il présente l’'épisode de Jésus qui chasse les démons : "En bientôt 25 ans de sacerdoce, je n’ai jamais eu de confessions comme cette fois-là…." À partir de là les enfants ont commencé à vider leur sac et à sortir tous les poisons qu'’ils avaient ingurgité par des "gothiques satanistes" et des sites porno, avec des tentatives de suicide ou des fugues à la clé. Pour la première fois de sa vie, sur plus de 60 jeunes, il n'’y a eu aucun problème de discipline. Jamais les cahiers n’'avaient été si bien tenus et illustrés.

       L'année suivante il a continué avec S. Luc. Le projet est de faire travailler les 4 évangiles en 4 ans. Au bout de 4 ans, leurs cœoeurs seront vraiment nourris et prêts à affronter les tempêtes !

       En principe, je vous le rappelle encore une fois, le propos de la liturgie de la Parole des dimanches du temps ordinaire est de nous aider tous –- et pas seulement les enfants du catéchisme -– à faire une lecture continue des trois évangiles synoptiques. Malheureusement, ces derniers dimanches, ainsi que les suivants, il y a pas mal d’'entorses à ce principe. Il y a eu une coupure entre le 23e et le 24e dimanche, et entre le 24e et le 25e. Il y en aura une autre entre le 30e et le 31e. C’'est pourquoi il est d'’autant plus important de ne pas perdre de vue l'’enchaînement des évangiles du dimanche, sous peine de réduire les passages qui seront proclamés à des anecdotes sans queue ni tête, dont on essaie tant bien que mal de tirer des leçons pour aujourd’'hui.

       Dans la section précédente, vous ai-je dit dans l'’homélie de dimanche dernier, la question centrale était : CE JÉSUS, QUI DONC EST-IL ? C'’est donc la question de la foi. La nouvelle section, qui commence avec l'’évangile de ce dimanche, répond à la question suivante : QUEL EST LE COMPORTEMENT QUI CARACTÉRISE LES DISCIPLES DU CHRIST? Nous allons donc essayer de saisir le mouvement et la structure de cette partie de l'’évangile qui est du domaine de la morale.

       Ce passage (9, 33 –- 10, 31) est compris entre les deuxième et troisième "annonces de la Passion" (9, 30-32 et 10, 32-34). Essayons d’abord – rapidement (ce n’'est pas très compliqué, vous pourrez faire l’'exercice vous-mêmes, chez vous, à la maison, avec vos jeunes)– de repérer le vocabulaire qui est significatif de cette partie. Ce qui frappe d’'abord, c’est l’'usage fréquent de l'’expression "entrer dans la vie", "entrer dans le royaume". Or, Jésus ne nous dit jamais ce qu'’est ce royaume ; il nous dit seulement qu'’il faut le chercher, l'’attendre, l'’accueillir. C'’est donc une réalité mystérieuse et déconcertante, dont Jésus nous dit seulement à quoi elle ressemble, mais jamais ce qu'’elle est. Pour savoir ce qu'’est le Royaume de Dieu, il faut suivre Jésus, voilà tout !

       Dans l'’évangile de dimanche dernier, Jésus, reconnu comme le Messie par les Douze, avait lancé cet appel inouï : Si quelqu'’un veut marcher derrière moi, qu'’il renonce à lui-même, qu'’il prenne sa croix, et qu'’il me suive (8, 34). La morale chrétienne, au fond, n'’est rien d'’autre que cela : former avec Jésus, reconnu comme Messie, comme fils de l’homme souffrant, une communauté de vie jusqu’'au bout. Si l’'on détache la morale chrétienne de la personne du Christ, elle cesse d’'être chrétienne, puisque la morale chrétienne a justement comme caractéristique fondamentale d'’être une invitation à être – et à vivre – "comme Jésus".

       Ce que je viens de vous rappeler là est indispensable pour comprendre ensuite les règles de conduite (la marche à suivre, la morale) qui permettront aux disciples de Jésus d'’entrer dans la Vie, d’'entrer dans le Royaume de Dieu. Ces règles de conduite sont présentées sous forme de paradoxes, comme un renversement total des valeurs habituellement reconnues par les hommes. Par exemple, dans l’'évangile de ce dimanche, Jésus dit : Si quelqu'’un veut être le premier, qu'’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous (9, 35). On retrouvera ce même paradoxe (procédé de l'’inclusion) à la fin de cette section (10, 31). Il y en a bien d'’autres dans entre deux. Vous pourrez les repérer chez vous, à la maison.

       Ces paradoxes dénotent le renversement des valeurs de la morale chrétienne par rapport à la morale humaine. Devant ces exigences, qui paraissent énormes, la réaction habituelle est de dire : "Ce n'’est pas évident, mon Père !" Cette appréhension devant les difficultés de la vie chrétienne effleure dans le texte de l'’évangile chaque fois qu’'est évoquée la Passion de Jésus, ici en 9, 32 : Les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’'interroger. Chaque fois que l'’Église rappelle telle ou telle exigence de la morale chrétienne, c’'est la même réaction, la même peur qui se manifeste.

       Un exemple parmi bien d’autres : la proclamation, en 1968, de l’'encyclique Humanae Vitae par le pape Paul VI. (Je publierai sur "Homélies à temps et à contretemps" le texte de la lettre écrite par le Padre Pio au pape onze jours avant sa mort, et publiée dans l’Osservatore romano une semaine après sa mort, comme un testament…). Tout le contexte de cette encyclique du pape, d'’une part, et de la lettre du Padre Pio à l’'occasion de sa publication, d'’autre part, sont, je crois, une parfaite illustration de ce climat de peur devant les exigences de la morale chrétienne, qui sont finalement les exigences de la Croix du Christ. Surgit alors la tentation de la désobéissance. Combien de chrétiens, de catholiques, n'’ont pas succombé à cette tentation et continuent de succomber. Le Padre Pio, ayant fait voeœu de chasteté, n'’était évidemment pas directement concerné par le thème de l’'encyclique. Mais il a obéi intellectuellement, contrairement à beaucoup d’autres prêtres et de religieux, qui se sont permis alors d'’enseigner ouvertement le contraire de ce que disait le pape. Et surtout, il avait vécu très douloureusement mais très fidèlement cette obéissance quand il a fait l’'objet d'’accusations et de sanctions injustes de la part, notamment, de certains évêques. Il vivait la Passion du Christ, lui.

       Suivre le Christ, dans ces conditions, quelle que soit la vocation particulière de chacun, c'’est dire avec lui : "il faut".
 
Pour la première fois il leur enseigna qu'’il fallait que le Fils de l’'homme souffre beaucoup, qu'’il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'’il soit tué, et que, trois jours après il ressuscite (8, 31).
 
Ce il fallait, cela n’a rien à voir avec la fatalité : c’'est le mystère de l’'obéissance. C'’est dans l’'évangile de dimanche dernier.

       Dans celui d’'aujourd'’hui, c’'est la deuxième fois :
 
Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera.
 
Dans la Croix, ce n’'est pas surtout la souffrance physique qui fait peur, c’'est la souffrance spirituelle de l’'obéissance (être livré), du renoncement à sa volonté propre, à ses raisonnements propres, surtout si on suit Jésus pour être le plus grand, le premier. Mais ce n’'est pas vouloir être grand qui est contraire à la volonté de Dieu et à la morale chrétienne. L’'obéissance (et l'’humilité qui va avec), ce n’'est pas pour s'’écraser, ce n’'est pas, comme le pensait Nietzsche, la vertu des faibles : "Voici, écrit-il, je vous enseigne le Surhomme. Le Surhomme est le sens de la terre. Que votre volonté dise : Que le Surhomme soit le sens de la terre" (dans Also sprach Zarathustra, livre que Nietzsche présente lui-même comme un "5e évangile", rien que ça !). 

       Dans le Royaume de Dieu, ce sont les obéissants qui règnent, ce sont les enfants qui gouvernent. C’'est pourquoi Jésus prend justement un enfant :
 
il le plaça au milieu d’'eux, l’'embrassa, et leur dit : "Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’'est moi qu'’il accueille. Et celui qui m’'accueille ne m’'accueille pas moi, mais Celui qui m'’a envoyé."
 
La contraception, et la mentalité qui l’'accompagne, n’'est pas vraiment la meilleure attitude pour l'’accueil des enfants. Le prétendu "mariage homosexuel" non plus.… Saint Hilaire dit :
 
"Par enfants, le Seigneur signifie tous ceux qui croient par la foi, après avoir écouté… comme les enfants, qui suivent leur père, aiment leur mère, tiennent pour vrai ce qu’'on leur dit. L'’habitude et la volonté de semblables dispositions nous acheminent vers le Royaume des cieux. Si nous revenons à la simplicité des enfants, nous rayonnons autour de nous l'’humilité du Seigneur". 

       Tenez, le 1er octobre, ce sera la fête de Ste Thérèse de l'’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face. Si nous lui demandions cette grâce. N'ayez pas peur de poser des questions à Jésus. Il est venu non seulement pour marcher, mais pour demeurer avec vous. La maison, c'est chez vous, dans votre famille...

Le secret du succès - Homélie 25° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Homélies Année B (2008-2009)



Ce que Jésus nous enseigne par l’exemple depuis sa naissance, il nous l’enseigne maintenant en paroles. Et cet enseignement est d’une importance capitale : la nature du vrai succès. Quand Jésus et ses apôtres, après une longue journée de marche dans la chaleur et la poussière des routes de Galilée, s’asseyent pour prendre un peu de repos à Capharnaüm, Jésus sait bien ce dont ses disciples ont parlé en route : le succès, la gloire, la grandeur. Mais les apôtres sont trop gênés pour l’admettre ; ils sentent bien que leur penchant pour le succès mondain est trop egocentrique pour être digne d’éloges.


Mais la réplique de Jésus est étonnante. Il ne leur dit pas qu’ils ne devraient pas chercher l’excellence, aspirer aux grandes réalisations, poursuivre des projets ambitieux. Ce n’est pas cela que Jésus condamne. Il sait que c’est un besoin inné de la nature humaine. C’est même un des buts de notre vie : être un signe de la bonté de Dieu en réalisant de belles et grandes choses.


Ce n’est donc pas pour cela que Jésus reprend ses disciples. Mais il leur montre en quoi consiste la vraie grandeur. La mission de chaque baptisé n’est pas de poursuivre la renommée ou la fortune, la popularité, la puissance ou le succès du monde. Non, notre mission à nous, c’est plutôt la mission du Christ lui-même : celle qui consiste à servir les autres, à rendre les autres heureux, à aller à la rencontre de ceux qui sont faibles et nécessiteux, comme de petits enfants. La grandeur dans le Royaume de Dieu est synonyme d’humilité, une attitude du cœur qui fait placer l’intérêt d’autrui avant ses propres préférences, pour donner, et pas pour prendre.


Jésus ne dit pas à ses apôtres : "Ne poursuivez pas de grands projets", mais il leur montre où réside la vraie grandeur, celle qui est durable et vraiment bénéfique, en aimant les autres comme Jésus les a aimés. Jésus est le Roi-Serviteur ; nous, ses fidèles disciples, sommes appelés à suivre ses traces.


C’est une leçon qui nous est difficile à admettre. Nous baignons dans une culture de la séduction qui mesure le succès en termes financiers. Si nous sommes capables de gagner beaucoup d’argent, ou, du moins, si nous sommes capables de donner l’impression d’en gagner beaucoup, alors nous avons "réussi dans la vie". Ce n’est certainement pas l’idée que le Christ se fait de la réussite !


Mais, d’un autre côté, l’argent a bien une place dans l’idée chrétienne du succès. L’argent peut être bien utilisé comme il peut être mal utilisé. Être riche, en soi, n’est pas un péché, et l’argent peut même nous aider à avancer dans la voie du vrai succès, si nous l’utilisons avec sagesse.

 

 



C’est ce que saint Jean-Marie Vianney avait bien compris. Quand il a été nommé dans la petite paroisse d’Ars, le bâtiment de l’église était dans un piteux état. Il lui a fallu des années pour ramasser suffisamment d’argent afin de pouvoir la réparer et l’embellir. Au moment où les travaux de restauration étaient terminés, le saint était devenu célèbre. Des gens de toute l’Europe entreprenaient le pénible voyage vers Ars pour l’entendre prêcher et pour se confesser. Il passait souvent plus de dix heures par jour au confessionnal, et même alors, certains pèlerins devaient faire la queue pendant une semaine pour attendre leur tour. Tous ces pèlerins voulaient faire des dons au saint. Le saint curé acceptait ces dons, et même mendiait pour en avoir, non pas parce que sa paroisse en avait besoin, et encore moins pour s’enrichir lui-même, mais parce qu’il voulait faire des fondations missionnaires dans toutes les paroisses du diocèse. L’argent continuait d’affluer, mais sans jamais le séduire, l’ensorceler. Car il savait bien que le véritable succès ne réside pas dans le luxe ou le prestige, mais dans l’humble service du prochain – même de celui qu’il ne rencontrerait jamais.


La plupart d’entre nous sont capables d’entrevoir la beauté de l’humilité et de l’humble service des autres ; nous pouvons en avoir comme l’intuition. Mais mettre cette idée en pratique en permanence, voilà ce qui est beaucoup plus difficile. Nous voulons bien faire une B.A. de temps en temps, parce que cela flatte notre ego. Mais un réel progrès dans la maturité spirituelle requiert un engagement plus sérieux.


Le meilleur endroit pour réaliser cet engagement afin d’atteindre le vrai succès est à la maison. C’est dans nos relations familiales que notre penchant vers l’égoïsme remonte le plus facilement à la surface. Pour transformer ce penchant, le purifier en grandissant dans la vertu d’humilité, c’est donc sur se terrain, celui de la famille, que nous devons nous battre. Servir humblement son conjoint, ses frères et sœurs, ses parents : voilà la vertu chrétienne, voilà comment nous pouvons nous forger un cœur de chrétien. Les membres de notre famille nous connaissent bien. Ils sont au courant de nos accès de colère et de nos mauvaises habitudes. Par conséquent ils ne sont pas trop impressionnés quand nous faisons de temps en temps un B.A., quand nous rendons un petit service, quand il nous arrive de nous maîtriser occasionnellement et de maîtriser notre langue.


Voilà pourquoi la famille est le meilleur endroit pour grandir dans l’humilité et pour vraiment réussir sa vie. Servir les autres quand il n’y a pas de récompense, de reconnaissance, c’est la meilleure manière de suivre l’exemple du Christ et de purifier nos cœurs, car, ne l’oublions pas, son service à lui l’a conduit jusqu’à la croix. Quand, peu à peu, nous apprenons à penser aux autres avant de penser à nous-mêmes à l’intérieur des murs de notre maison, alors cela deviendra une seconde nature en dehors de notre maison. Et alors nous avancerons sur la voie rapide du véritable succès.


C’est au cours de cette Eucharistie que Jésus prend une fois de plus sa tenue de serviteur crucifié et ressuscité en se donnant à nous dans sa Parole, son Corps et son Sang. Demandons-lui de pouvoir devenir ce que nous entendons, ce que nous recevons de lui pour réussir notre vie.

Lectures 25° dimanche du Temps Ordinaire B

dominicanus #Liturgie de la Parole - Année B

1ère lecture : Les méchants complotent la mort du juste (Sg 2, 12.17-20)

 

Lecture du livre de la Sagesse

Ceux qui méditent le mal se disent en eux-mêmes : « Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s'oppose à notre conduite, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d'abandonner nos traditions.
Voyons si ses paroles sont vraies, regardons où il aboutira.
Si ce juste est fils de Dieu, Dieu l'assistera, et le délivrera de ses adversaires.
Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience.
Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu'un veillera sur lui. »
 
 


 

Psaume : 53, 3-4, 5.7b, 6.8

 

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R/ Seigneur, à mon aide, mon secours et mon sauveur !

Par ton nom, Dieu, sauve-moi,
par ta puissance rends-moi justice ;
Dieu, entends ma prière,
écoute les paroles de ma bouche.

Des étrangers se sont levés contre moi, 
des puissants cherchent ma perte :
ils n'ont pas souci de Dieu.
Par ta vérité, Seigneur, détruis-les !

Mais voici que Dieu vient à mon aide,
le Seigneur est mon appui entre tous.
De grand coeur, je t'offrirai le sacrifice,
je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !
 
 


 

2ème lecture : D'où viennent la paix et la guerre (Jc 3, 16-18 ; 4, 1-3)

 

Lecture de la lettre de saint Jacques

Frères,
la jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d'actions malfaisantes.
Au contraire, la sagesse qui vient de Dieu est d'abord droiture, et par suite elle est paix, tolérance, compréhension ; elle est pleine de miséricorde et féconde en bienfaits, sans partialité et sans hypocrisie.
C'est dans la paix qu'est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix. D'où viennent les guerres, d'où viennent les conflits entre vous ? N'est-ce pas justement de tous ces instincts qui mènent leur combat en vous-mêmes ?
Vous êtes pleins de convoitises et vous n'obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n'arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre.
Vous n'obtenez rien parce que vous ne priez pas ; vous priez, mais vous ne recevez rien parce que votre prière est mauvaise : vous demandez des richesses pour satisfaire vos instincts.
 
 
 


 

Evangile : Deuxième annonce de la Passion et appel à l'humilité (Mc 9, 30-37)

 
Acclamation : Par l'annonce de la Bonne Nouvelle, Dieu nous appelle à partager la gloire de notre Seigneur Jésus Christ. (2 Th 2, 14)
 
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu'on le sache.
Car il les instruisait en disant : « Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »
Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l'interroger.
Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait : « De quoi discutiez-vous en chemin ? »
Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.
S'étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »
Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa, et leur dit :
« Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé. »


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