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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

il est vivant !

RENVERSER LA VAPEUR

Walter Covens #Il est vivant !
Alea iacta est. Les dés sont jetés. Les jeux sont faits. Ou à peu près. À l'heure où j'écris ce billet, les derniers bureaux de vote ouverts fermeront leurs portes dans trois heures. Mais quel que soit le résultat, quel que soit le gagnant (ou la gagnante), son programme n'obéit pas au "commandement nouveau" que nous a donné Jésus et qui nous est rappelé dans l'évangile de la liturgie de ce dimanche.

Ce sont les Français et les Françaises qui en ont décidé ainsi. Je ne dis pas que ne fût-ce qu'un seul des douze présents au premier tour correspondait à ce critére. Ce que je veux dire, c'est que, même s'ils ne sont pas très nombreux, il y a des hommes et des femmes de conviction et de foi qui ont le ferme et sincère désir de mettre en oeuvre une politique compatible avec la Personne et l'enseignement du Roi de l'Univers, mais qui ont renoncé à se présenter par réalisme, sachant qu'ils/elles ne franchiraient pas le premier tour, tout en risquant de favoriser, par le morcellement des votes, l'élection du candidat (de la candidate) au programme qui s'en éloigne le plus.

Je pense surtout à Mme Christine Boutin, fondatrice du Forum des Républicains Sociaux (FRS), et qui a choisi de soutenir Nicolas Sarkozy dès le début de la campagne présidentielle, alors qu'elle s'était présentée elle-même comme candidate aux élections d'il y a cinq ans. Elle vient d'être confirmée par Benoît XVI comme consulteur pour la famille auprès du Vatican.

Ce que je veux dire, c'est aussi que si une Christine Boutin a été acculée à prendre une telle décision, c'est parce que, décidément, les chrétiens de France ne voient pas (encore?) la relation entre la foi de leur baptême et leur comportement électoral. Ils ont choisi Jésus comme Roi (puisqu'ils ont été baptisés, et qu'ils viennent de renouveler solennellement les promesses de leur baptême durant la veillée pascale). Mais ils sont nombreux à faire partie de la majorité favorable à l'avortement, et ils portent au deuxième tour, voire à la présidence (?), une candidate favorable à l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels et à l'euthanasie dite active (sous conditions).

Une fatalité? Voire... Aux États-Unis, les chrétiens, sous la houlette notamment d'un certain nombre d'évêques, s'activent depuis 1975 pour renverser la tendance mortifère d'une opinion publique pourtant plus ultralibérale encore qu'en Europe. Chaque paroisse catholique y a été invitée à mettre en place un comité provie, en lien avec un comité diocésain. Des évêques ont multiplié les prises de position, en admonestant publiquement des hommes politiques se donnant pour catholiques tout en étant provavortement. Ils n'ont pas peur de leur refuser la communion, conformément aux directives romaines (*) et d'interdire leurs diocésains de voter pour eux.

Résultat: les questions éthiques font partie des thèmes incontournables dans les débats électoraux aux États-Unis, alors qu'en France, on n'en souffle mot, comme nous avons encore pu le constater lors du débat très médiatisé de mercredi dernier.

Pour plus de précisions je vous renvoie au livre que vient de publier Thierry Boutet: L'engagement des chrétiens en politique, Édtions Privat 2007, p. 153-156: le chapitre intitulé

L'expérience américaine

.

* "Les politiciens qui favorisent l'avortement ne doivent pas communier et le prêtre doit leur refuser la communion." (Cardinal Francis Arinze, prfet de la Congrégation pour le culte divin, Zénit, 23 avril 2004).

NDLR: j'ai vérifié cette référence, mais je n'ai pas trouvé. Par contre, voyez le Cardinal Ratzinger, Mémorandum aux évêques américains à l'occasion des élections de 2004.

France - Elections présidentielles 2007

Walter Covens #Il est vivant !
IL EST VIVANT !

    Christ est vivant. Il règne, et son règne s'étend aussi sur la vie politique. Son Royaume n'est pas de ce monde, mais en rendant à César ce qui appartient à César, le chrétien doit rendre aussi à Dieu ce qui appartient à Dieu.

    Y a-t-il un vote chrétien ? Posée ainsi la question peut prêter au débat. En tout cas, le vote des chrétiens peut être décisif pour l'issue de ces élections. La politique n'est pas une science exacte. Elle n'est pas non plus une théologie. C'est pourquoi, la plupart du temps, la hiérarchie de l'Eglise ne donne pas de consigne de vote. Elle éclaire les consciences.

    C'est dans ce but que je publie à partir d'aujourd'hui et jusque dimanche, des textes de réflexion qui vous demanderont un effort intellectuel, c'est évident. Mais près de 40 % des électeurs étant toujours indécis, et au-delà des discours politiques et des débats à la télévision, ces textes, j'en suis certain, auront de quoi vous guider dans votre devoir électoral.

    Oui, Jésus est vivant ! Alors ne l'enfermons pas dans nos pratiques de piété, mais invitons-le aussi à prendre part dans la vie politique de ces cinq prochaines années.

    Et, puisque le Christ est vivant, n'oublions pas la prière. Elle a son mot à dire dans les urnes ! Avec saint Thomas More, sainte Jeanne d'Arc et tant d'autres chrétiens que l'Eglise nous propose comme modèles, prions avec confiance et audace.  N'oublions pas de demander la prière de nos enfants. Il n'ont pas l'âge pour voter, mais ils ont l'âge pour prier ... pour que dans votre vote, vous ne les oubliiez pas. La vie humaine dès les débuts, n'est-ce pas l'enjeu électoral numéro un ? Votons pour nos enfants, votons pour la vie ! CHRIST EST VIVANT ! ALLELUIA !

Des cendres qui brûlent et qui font des vagues

Walter Covens #Il est vivant !
Des cendres qui brûlent et qui font des vagues

Vendredi dernier, à la cathédrale de Fort-de-France, imposition des cendres. Comme chaque année partout à la Martinique, la Guadeloupe et en Guyane (cf. message de Carême de Mgr Méranville).
En effet, au temps où la fin du Carnaval faisait encore concurrence au mercredi des cendres, les gens  avaient fini par penser que les cendres de la liturgie du mercredi étaient les reliques de saint Vaval. On avait beau leur expliquer que ce sont les rameaux bénis de l'année précédente et non l'incinération du défunt héros de carnaval qui fournissent les cendres pour l'entrée en Carême. Peine perdue.
Grâce à l'indult obtenu de Rome en bonne et due forme, au paradis des Antilles le Carême commence dès lors le vendredi seulement, avec deux jours de retard sur le reste du monde catholique.
Cette année pourtant, les Martiniquais ont eu des raisons, sinon "sérieuses", du moins convaincantes, de revenir à leurs croyances ancestrales. Voilà-t-il pas que plusieurs personnes qui ont reçu les cendres à la cathédrale vendredi ont eu le front brûlé ! Troublant non ?
Une enquête est en cours. Un échantillon a été envoyé pour analyses à Paris, nous dit-on.
Le Père Valard, curé de la cathédrale, lors d'une brève apparition au journal télévisé d'une chaîne locale, a estimé, lui, que les personnes qui sont les premières concernées (celles qui ont eu le front brûlé) ont bien pris la chose. Il a invité à une lecture positive de ce "signe". Selon lui il peut nous inviter à dépasser une certaine routine pour rejoindre la souffrance du Christ sur la Croix.
En attendant, tout le monde y va de son petit commentaire personnel. Vive la liberté d'exression ! Vu la mentalité magico-religieuse qui imprègne encore largement l'inconscient collectif des Antillais, ceux-ci n'ont pas manqué d'y déceler un signe d'un autre genre. Ne serait-ce pas un mauvais coup du démon ? Le résultat, au bas mot, d'un sortilège quelconque ?
Dans l'évangile de la liturgie de ce jour Jésus dit :
Cette génération est une génération mauvaise : elle demande un signe, mais en fait de signe, il ne lui sera donné que celui de Jonas. (Mc 11, 29 ss.)
Pauvre Jésus... Ce n'est pas la conversion qui intéresse les gens, mais le sensationnel. Bavarder des cendres brûlantes de la cathédrale, voilà, ma foi, une manière fort pieuse et élégante de passer à côté du Carême.
Alors, merci Jésus ! À défaut d'avoir changé une pierre en pain, tu nous as au moins donné cette année de quoi meubler nos conversations pieuses pour nous dispenser de nous convertir et de croire à la Bonne Nouvelle.

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