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Praedicatho homélies à temps et à contretemps
Homélies du dimanche, homilies, homilieën, homilias. "C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient" 1 Co 1,21 LA PLUPART DES ILLUSTRATIONS DE CE BLOG SONT TIRÉES DE https://www.evangile-et-peinture.org/ AVEC LA PERMISSION DE L'AUTEUR

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Neuvaine de préparation à la Fête-Dieu, Un peu d’histoire…

Walter Covens #Prières
Neuvaine de préparation à la Fête-Dieu
Du jeudi 31 mai au vendredi 8 juin 2007



Un peu d’histoire…

    L'institution de la Fête-Dieu est pour beaucoup due à une religieuse dont le confesseur devient pape: sainte Julienne de Mont-Cornillon (1192-1258), en Belgique.

    Urbain IV institua la fête du Corpus Domini par la bulle "Transiturus de hoc mundo" et confia alors à St Thomas d'Aquin la rédaction de textes liturgiques pour cette solennité qu'il fixait au jeudi après l'octave de la Pentecôte. La fête fut ensuite confirmée par le pape Clément V en 1314.

    Mais en amont, le pape Urbain IV avait été, en Belgique, le confesseur de sainte Julienne de Mont Cornillon: c'est à elle que revient le mérite d'avoir demandé au pape l'institution de cette fête.

    Orpheline, elle avait été recueillie à l’âge de cinq ans, avec sa sœur Agnès, d’un an son aînée, par les Augustines du Mont-Cornillon, près de Liège. Comme les religieuses soignaient les lépreux, elles vécurent d’abord en retrait, à la ferme. Mais à quatorze ans, Julienne fut admise parmi les sœurs.

    Une vision dont elle fut favorisée deux ans plus tard est à l’origine de ses efforts pour faire instituer la Fête-Dieu en l’honneur du Saint-Sacrement.

    Cependant, devenue prieure, Julienne se heurtait à de cruelles incompréhensions: on la traitait de fausse visionnaire. Ses visions, et son interprétation rigoureuse de la règle augustinienne, la firent chasser deux fois du monastère.

    La première fois, l’évêque la rappela. La seconde, en 1248, elle se réfugia dans le Namurois, auprès d’un monastère cistercien, avant d’embrasser la vie d’ermite recluse, à Fosses.

    L’abbaye cistercienne de Villers, entre Bruxelles et Namur, lui offrit une sépulture, aussi l’iconographie la représente-t-elle parfois revêtue de l’habit des Cisterciennes.

    Cependant, relayés par la bienheureuse Eve de Liège (+ v. 1266), ses efforts ne furent pas vains, car la fête du Saint-Sacrement fut introduite dans son diocèse. Et elle allait être étendue à toute l’Eglise par Urbain IV, six ans après sa mort. C’est lui qui a célébré la première fête solennelle à Orvieto, avec une grande solennité.

    La solennité du « Corpus Domini » remonte en effet à 1264, lorsque, accueillant les dévotions eucharistiques nées aux XIIe et XIIIe siècles, en réaction contre les doctrines hérétiques quant à la présence du Christ sous les espèces consacrées.

    C’est aussi à cette époque que remonte le « miracle de Bolsena », ville du bord du lac qui porte son nom, dans le Latium, au nord de Rome. Un prêtre de Bohème, Pierre de Prague, vint à douter de la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie, alors qu’il célébrait la messe: il vit alors des gouttes de sang couler de l’hostie, tachant le linge d’autel, et la pierre. Informé du fait, le pape demanda qu’on lui remette les linges sacrés et il fit lui-même le déplacement pour les recevoir, accompagné de toute la cour pontificale.

    Les événements sont relatés par les fresques de la cathédrale d'Orvieto. Une grande partie des reliques y sont conservées: l'hostie, le corporal et les purificatoires de lin.

    A Bolsena, on peut encore voir l'autel du miracle dans la basilique Sainte-Christine, ainsi que quatre pierres tachées de sang.

    A Rome, c’est à la fin du XVe siècle, sous Nicolas V, que l’on commença à célébrer la fête par une procession de Saint-Jean à Sainte-Marie. La tradition s’est ensuite maintenue pendant trois siècles. Mais en 1870, année de la prise de Rome, l’usage est tombé dans l’oubli jusqu’à ce qu’elle soit reprise par Jean-Paul II en 1979.



*  Les textes indiqués ci-après pour chaque jour de la neuvaine sont tirés de l’exhortation apostolique post-synodale « Sacramentum Caritatis » (Sacrement de l’amour) du Pape Benoît XVI.  Ils sont donnés au prêtre comme un point d’appui pour enrichir et développer l’homélie lors de la messe quotidienne.  Ces textes ont été choisis en fonction des thèmes et de l’une de lectures de la messe du jour (première lecture ou l’évangile) ayant comme but la préparation spirituelle de tous les fidèles à la Fête Dieu 2007.

La messe du bon Larron

Walter Covens #Prières
Messe du Bon Larron

Antienne d'ouverture

L'un des malfaiteurs suspendus à la croix disait à Jésus: «Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras comme Roi.»


Prière

Dieu de puissance et de miséricorde, toi qui justifies les pécheurs, nous te supplions humblement: par le regard aimant de ton Fils qui attira le Bon Larron, appelle-nous à la vraie pénitence et donne-nous cette gloire éternelle dont il reçut alors la promesse. Par Jésus Christ ...


Première lecture (appel à la conversion)
Lecture du Livre d'Isaïe (1,16-18)

Lavez-vous, purifiez-vous. Otez de ma vue vos actions mauvaises. Cessez de faire le mal! Apprenez à faire le bien, recherchez le droit, portez secours à l'opprimé, faites justice à l'orphelin, défendez la veuve. Venez donc et discutons, dit le Seigneur. Si vos péchés sont comme l'écarlate, ils deviendront blancs comme la neige. S'ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine.
Parole du Seigneur.


Psaume (31,1-2a.5.l0b-ll)

Refrain: Heureux le pécheur pardonné!

Heureux le pécheur pardonné, relevé de sa faute! Heureux l'homme que le Seigneur ne tient plus pour coupable!
J'ai dit: «Je vais confesser au Seigneur les péchés que j'ai commis.»
Et toi, tu m'as déchargé de ma faute.
Le Seigneur entoure de sa grâce ceux qui comptent sur lui. Exultez, les justes!
Hommes droits, chantez votre allégresse!

Evangile (acclamation)

Alléluia! Alléluia!
«Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras comme Roi! » (Lc 23,42).
(Aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis.)


Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 23,39-43)

En ce temps-là, l'un des malfaiteurs suspendus à la croix injuriait Jésus:
- N'es-tu pas le Messie? Sauve-toi toi-même, et nous aussi!
Mais l'autre lui fit des reproches:
 - Tu n'as donc aucune crainte de Dieu; tu es pourtant un condamné, toi aussi! Et puis, pour nous, c'est juste: après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons, mais lui, il n'a rien fait de mal.
Et il disait:
- Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras comme roi. Jésus lui répondit:
- Vraiment, je te le déclare, aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le paradis.


Prière sur les offrandes

Que cette Victime, nous t'en supplions, Seigneur, nous pu­rifie de toutes nos fautes, puisque sur r autel de la croix elle a enlevé le péché du monde. Par Jésus Christ ...


Antienne de communion

«Vraiment, je te le déclare, aujourd'hui, avec mal, tu seras dans le paradis.»


Prière après la communion

Que cette communion à tes mystères, Seigneur Jésus, nous achemine vers ce bonheur que, dans ta miséricorde, tu as promis au Bon Larron, alors que tu étais suspendu à la croix. T ai qui règnes ...

Propre de Lyon
(Le 12 octobre, ou en dehors des fêtes de Ire classe sur semaine)

André Daigneault, Le Bon Larron, mystère de miséricorde, Éd. Anne Sigier 2000, p. 175-174

Père André Daigneault, Le Bon Larron et l'unité des chrétiens

Walter Covens #Prières
    Sommes-nous prêts en Occident à donner au Bon Larron la place que lui donnent les chrétientés de tradition byzantine - surtout russe -, où le peuple chrétien se reconnaît en cette émouvante figure du «pauvre type qui a la foi» (Dostoïevsky) ?

    Le Bon Larron, en effet, peut devenir une arche d'alliance entre les Eglises-sœurs d'Occident et d'Orient, car il bénéficie en cette dernière d'une immense popularité.

    Nous sommes émerveillés de la place centrale que les différents rites d'Orient - byzantin, alexandrin ou copte, syriaque, arménien, maronite et chaldéen - lui ont réservée auprès du Christ rédempteur.

    Attachons-nous d'abord à la découvrir dans la liturgie byzantine. Le souvenir du Bon Larron y est partout présent.

Chaque jour

    A l'office de none, à l'heure où le Christ a promis le paradis au larron, deux tropaire sont lus, ainsi que la prière de saint Basile le Grand qui l'évoque.
        
1er tropaire:

Voyant l'Auteur de la vie pendu sur une croix, le larron s'écriait: «S'il n'était Dieu incarné, celui qui est crucifié avec nous, le soleil n'aurait pas caché ses rayons et la terre ébranlée n'aurait pas chancelé. Mais toi qui as tout supporté, souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton Royaume.» Gloire au Père ...

2e tropaire:

Entre les deux larrons se trouvait ta croix, balance de justice ... Allégé de ses fautes, le Bon Larron fut mené vers la connaissance de Dieu.

Prière de saint Basile de Grand:

Ô Maître et Seigneur Jésus Christ, notre Dieu, lent à la colère devant nos fautes, tu nous as menés jusqu'à l'heure présente où, pendu au bois vivifiant, tu as ouvert au Bon Larron l'entrée du paradis et détruit la mort par ta mort. Prends aussi pitié de nous, tes serviteurs indignes et pécheurs, car nous avons péché et nous ne sommes pas dignes de lever les yeux et de regarder les hauteurs du ciel. Oui, nous avons abandonné les voies de la justice et nous avons marché selon la volonté de notre cœur. Mais nous implorons ta bonté inouïe: épargne-nous, Seigneur, selon ta grande miséricorde, et sauve-nous à cause de ton saint Nom, car nos jours se sont écoulés dans la vanité. Arrache-nous à la main de l'Adversaire, efface nos péchés et mortifie nos pensées charnelles; ainsi, rejetant le vieil homme, nous revêtirons le nouveau et vivrons pour toi, notre Maître et Défenseur; alors, suivant tes préceptes, nous parviendrons au repos éternel, à la demeure de tous les bienheureux. Car c'est toi le bonheur véritable et la joie de ceux qui t'aiment, ô Christ, notre Dieu, et nous te rendons grâce, à toi, à ton Père sans commencement, et à ton Esprit très saint, bon et vivifiant, et toujours dans les siècles des siècles. Amen.

Chaque dimanche

    Les béatitudes sont chantées avant les lectures scritpturaires. Leur chant est encadré par le verset: «Dans ton Royaume, Seigneur, souviens-toi de nous!»

    Il est accompagné de tropaires dont le premier est toujours relatif au Bon Larron. Il y en a huit. Voici, par exemple, le quatrième tropaire :

A cause de l'Arbre défendu, Adam fut exilé du paradis, mais par l'Arbre de la croix le larron y entra, car l'un goûtant de son fruit méprisa le commandement du Créateur, l'autre partageant ta crucifixion confessa ta divinité. Souviens-toi de moi dans ton Royaume.

Tous les ans, à l'office du vendredi saint

    Ce jour est expressément le jour liturgique de la fête du Bon Larron, ainsi que le Synaxaire (= martyrologe) qui est lu aux matines le mentionne:

Le saint et grand vendredi, nous célébrons les saintes souffrances que notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ endura pour notre salut: les crachats, les soufflets, la flagellation, les insultes, les moqueries, le manteau de pourpre, le roseau, l'éponge, le vinaigre, les clous, la lance et surtout la croix et la mort, qu'il accepta librement pour nous sauver; et nous y ajoutons la mémoire de la confession par laquelle le Bon Larron, crucifié avec lui, trouva le salut sur la croix.

Verbe de Dieu, vivant aujourd'hui sur la croix, tu souffres que la mort prenne le Dieu de Vie; la clé du Bon Larron ouvre le paradis, Seigneur, en ton Royaume, souviens-toi de moi!

- Aux matines

    C'est la première partie de l'office, récitée avant le jour. Les béatitudes y sont chantées très solennellement, avec tropaires intercalés:

Heureux les doux ...
   
À cause de l'Arbre défendu ... (cf. tropaire qui est lu chaque dimanche).
 
Heureux les affamés ...

Les impies achetèrent aux disciples l'Affamé de justice, et comme un criminel présentèrent au jugement de Pilate, en criant: «Crucifie celui qui a donné la manne à nos pères dans le désert.» Et nous, imitons le Bon Larron et crions avec foi: «Seigneur, souviens-toi ... »
   
Heureux les miséricordieux ...
  
Un peuple injuste, révolté contre Dieu, s'adresse à Pilate et lui crie furieusement: «Crucifie, crucifie le Christ miséricordieux! Libère plutôt Barabbas.» Et nous, imitons le sage Larron, en criant comme lui: «Seigneur, souviens-toi de nous dans ton Royaume.»

Heureux les persécutés ...

O Christ, toute la création tremble de te voir crucifié; les fondements de la terre chancellent d'effroi, les astres perdent leur éclat, le voile du Temple se déchire en deux, les montagnes tremblent et se fendent les rochers; et nous, fidèles avec le Bon Larron, nous te crions: «Seigneur, souviens-toi de nous dans ton Royaume.»

Soyez dans la joie et l'allégresse ...

Seigneur, exalté sur la croix, tu as brisé la puissance de la mort, effaçant la cédule écrite contre nous; accorde-nous la repentance du Larron et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, de te crier comme lui: «Seigneur, souviens-toi de nous dans ton Royaume.»

    Un des évangiles qui suit est celui de Luc 23, 32-49. Puis sont lus: le Synaxaire cité plus haut, et enfin le tropaire de l'Exapostilaire:

Au Bon Larron,  Seigneur, tu as fait gagner au dernier moment ton royaume et tu as jugé digne  du paradis : et par l’Arbre de la croix,  illumine-moi , Seigneur, et sauve- moi.

- À sexte

    Partie de l'office qui est célébrée à la sixième heure du jour (midi): lecture de l'évangile de Luc (23,32-49).

- À none

    Dernière partie de l'office, célébrée après la neuvième heure (3 heures de l'après-midi).

    L'office de none est plus solennel qu'aux jours ordinaires. Après les psaumes particuliers à ce jour, il compose le même tropaire: «Voyant l'Auteur de la vie ...» qu'aux jours de la semaine, les béatitudes, encadrées de la prière du Bon Larron: «Dans ton Royaume, souviens-toi de nous, Seigneur», et la prière de saint Basile.

    Dans ces extraits de l'extraordinaire office du vendredi saint de la liturgie byzantine, nous avons ce dialogue de l'Eglise avec son Sauveur, tout au long de la Passion. Le Bon Larron y est présent, depuis la contemplation du moment de la crucifixion jusqu'à la récapitulation finale.

    Tous ces textes démontrent combien le Bon Larron est vivant dans la tradition orientale, et d'une façon toute naturelle, puisque son souvenir est associé à celui du Christ en croix. C'est une des merveilles de l'office byzantin qui semble comme inspiré par l'Esprit Saint.

    Pour nous faire une plus juste idée du culte et de la dévotion envers le Bon Larron dans les Eglises d'Orient, il serait utile d'approfondir l'iconographie. Par exemple, la barre transversale de la croix byzantine signifie la balance de justice qui s'incline vers le Bon Larron.

    Prenons encore l'exemple de la liturgie syriaque. Comme les autres liturgies d'Orient, elle est soucieuse de faire mémoire du Bon Larron, de l'associer au Christ rédempteur et de l'évoquer dans la prière pathétique qu'elle fait monter vers lui. Elle s'adresse même directement au Larron qu'elle appelle «fleur précoce de l'Arbre de la croix ... fruit du bois du Golgotha ...»

Tropaire du vendredi saint:

Aujourd'hui, vendredi, tu as jugé le Larron digne du paradis!
O, Seigneur, par le bois de la croix, illumine-moi et sauve-moi!

Répons:

Seigneur, tu as pris comme compagnon de route un Larron aux mains souillées de sang. Compte-nous avec lui, toi qui es bon et ami des hommes. Le larron sur la croix ne dit qu'une brève parole, mais montrant une grande foi il fut sauvé. Il fut le premier à ouvrir les portes du paradis et à y entrer. Toi qui as reçu son repentir, Seigneur, gloire à toi.

Adam fut exilé du paradis, car il méprisa l'ordre du Créateur. Mais le Larron, crucifié avec le Christ, confessa le Dieu caché en s'écriant: «Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton Royaume.»

Sedro:

Gloire à toi, Christ notre Dieu, toi qui t'es fait semblable à nous en toutes choses hormis le péché. Tu es mis en croix entre deux brigands, et l'univers est ébranlé. Le jour disparaît et le ciel s'obscurcit, le voile du Temple se déchire et les pierres se fendent.

Hier, tu donnais ton Corps en nourriture à tes disciples, et ils te regardent mourir de loin. Pierre, le premier des apôtres, a fui le premier, ainsi qu'André; et Jean, qui a reposé sur ton côté, n'a pas empêché un soldat de percer ce côté de sa lance. Lazare n'est pas là, lui que tu as appelé à la vie; l'aveugle à qui tu as ouvert les yeux ne t'a pas pleuré; et le boiteux qui pouvait marcher, grâce à toi, n'a pas couru après toi. Seul un Larron, crucifié à tes côtés, te confesse et t'appelle son roi.

O Larron, fleur précoce de l'Arbre de la croix, tu es le premier fruit de l'Arbre du Golgotha! En voyant le Christ suspendu à la croix, tu t'es écrié: «S'il n'était pas Dieu incarné, le soleil n'aurait pas caché ses rayons! Mais toi qui soutiens toutes choses, souviens-toi de moi dans ton Royaume! »

O Larron, prends la croix de ton Seigneur et marche vers l'Eden. Prends la croix sur tes épaules et marche vers les chérubins! Ils reconnaîtront le signe de la vie. Prends la croix de ton Seigneur et chante un chant nouveau, car aujourd'hui tu entreras dans la joie de ton Maître. Aujourd'hui, au pied de la croix est jugée toute l'humanité en la personne de deux malfaiteurs, car le premier confesse ses péchés, tandis que le second devient l'accusateur de Dieu auprès des hommes et le calomniateur des hommes auprès de Dieu.

C'est pourquoi, Seigneur, nous te supplions avec le Bon Larron: souviens-toi aussi de nous dans ton Royaume ! Toi qui, accablé d'opprobres, as changé le cœur du Larron, change aussi notre cœur et ouvre-nous la porte du paradis. Car c'est une gloire pour ton Royaume que ses portes soient ouvertes aux prostituées et aux pécheurs.

Aussi, avec tous les rachetés, nous te louons, ainsi que ton Père et ton Esprit Saint, maintenant et dans les siècles des siècles.

    A l'heure de l' œcuménisme, il est bon de se rappeler cette longue tradition des Eglises d'Orient, lesquelles, a déclaré le pape Jean-Paul II à Tours, sont porteuses d'une grande lumière pour tous.

    Cette tradition, elles l'ont héritée des Pères de l'Église, qui sont nos Pères dans la foi et qui, nous le savons, ont su témoigner au Bon Larron un amour de prédilection.

    En ce qui concerne le rite romain, il paraît difficile d'insérer dans sa liturgie du vendredi saint la mention de celui que le Christ a «canonisé». Le texte inspiré par Vatican II est centré sur la personne du Christ. Aussi, nous ne trouverons jamais dans la liturgie latine du vendredi saint la mention du Bon Larron, telle que nous la trouvons dans les liturgies orientales, spécialement la liturgie byzantine. La liturgie latine réserve ce jour au seul souvenir des souffrances de Jésus.

    D'où la nécessité de compenser cette absence par une fête particulière du Bon Larron, comme il existe une fête de Notre Dame des Douleurs, le 15 septembre.

    Le rite ambrosien mérite une mention spéciale. Là aussi, on se souvient beaucoup du Bon Larron, surtout le jeudi saint et à Pâques. C'est avec l'accent émouvant de saint Ambroise que l'on adresse au Christ cette prière vibrante:

«Non tibi dabo osculum sicut et Juda, sed sicut latro, confitento te, dicam: memento mei, Domine, in regno tuo.»

    Toujours à propos de la dimension œcuménique du Bon Larron, il convient de citer ce témoignage d'un pasteur de l'Eglise réformée de France qui confiait à un père abbé cistercien que le seul personnage auquel les protestants - qui sont très attachés à l'Ecriture sainte - accorderaient volontiers une dévotion, c'est le Bon Larron, car, précisait-il, il est le seul cas de canonisation réalisée par le Seigneur Jésus lui-même, et consignée dans le Nouveau Testament.

Le Bon Larron, mystère de miséricorde, Éd. Anne Sigier 2000, p. 166-174

Le Pardon dans l'Esprit-Saint, Prière

Walter Covens #Prières
Voici une prière qui vous aidera à avancer sur le chemin du pardon pour être vraiment fils du Père.
Veuillez réciter cette prière de pardon et de libération pendant 9 jours consécutifs et vous présenter aux Sacrements de Réconciliation et de l’Eucharistie.
(Cette démarche spirituelle ne peut se substituer au Sacrement de Réconciliation, ni dispenser la personne des autres secours sacramentels offerts par l'Église.)

AUGUSTE REINE DES CIEUX,
Souveraine Maîtresse des Anges, vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement, envoyez vos légions saintes, pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme.

"QUI EST COMME DIEU?"

Ô Bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance. Ô divine Mère, envoyez les saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi.

Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous !

JE VOUS SALUE MARIE. . . (dites une dizaine de chapelet)

(Prière dictée par Marie au père Cestas, le 13 janvier 1864)

LE PARDON DANS L'ESPRIT-SAINT

    De moi-même, je ne puis pardonner vraiment comme Tu nous le demandes. C'est pourquoi j'implore l'aide de ton Amour et la puissance de ton Sang qui nous donne accès à ta Miséricorde. JE PARDONNE A TOUTES LES PERSONNES QUI M'ONT BLESSE(E) DE QUELQUE FACON QUE CE SOIT, CONSCIEMMENT OU INCONSCIEMMENT. Je pardonne en particulier à (N) tout le mal qu'il (elle) a pu me faire. Je lui remets toute dette envers moi, sans condition aucune et pour toujours.

    Je Te prie Seigneur-Jésu, de le (la) bénir et de le (la) combler de ta grâce dès aujourd'hui et pour toujours. Seigneur Jésus, Toi qui es Miséricorde, je mets ma confiance en Toi. Remplis-moi, je t'en prie, de ta Paix et de ta joie, et répands-les également sur lui (elle). Je Te le demande par les mérites de tes Saintes Plaies et de ta Croix glorieuse. Je te rends grâce de tout ce que ton Amour m'accorde aujourd'hui, de tout ce que Tu feras encore demain en moi, et de ce que Tu feras dans cette personne à qui je pardonne. AMEN.

AUTO-PARDON
    En ton Nom, Seigneur Jésus, par la puissance de l'Esprit saint et pour la Gloire du Père, je Te demande pardon de tous mes péchés. Guéris-moi de toute blessure laissée par mes péchés. Je m'accepte tel(le) que je suis avec mes défauts, mes limites et aussi avec les qualités que Tu m'as données. Je m'aime tel(le) que je suis, parce que Toi, Jésus, Tu m'aimes d'un Amour personnel et sans retour; Tu m'as aimé(e) le premier, et rien, en dehors de ma propre infidélité, ne pourra me séparer de l'amour, que Tu as pour moi! AMEN.


AUTO-LIBÉRATION
    En ton Nom, Seigneur Jésus, par la puissance de l'Espit-Saint et pour la Gloire du Père, libère-moi de toute peur, de toute crainte, angoisse ou anxiété. Jésus, Mon Sauveur, libère-moi par-dessus tout de toute haine, orgueil et agressivité, de toute rancune et désir de vengeance. Délivre-moi aussi de tout sentiment de culpabilité, d'insécurité et d'infériorité. Je reconnais humblement que Tu es mon Unique Libérateur!
    Jésus Miséricorde, j'ai confiance en Toi!

AUTO-BENEDICTION
    Seigneur Jésus, purifie-moi dans ton Sang précieux, par la puissance de ton Esprit-Saint. Viens établir ta seigneurie sur tout mon être. Dépouille-moi de tout orgueil, de toute vanité, de tout ce qui fait obstacle à l'action de ton Esprit-Saint, et viens le remplacer maintenant par ton Esprit d'Humilité et de Sainteté. Seigneur Jésus, fais descendre sur moi tes bénédictions et ton Amour!

    Je me livre entièrement à Toi je Te cède toute la place en moi. Seigneur Jésus, tout ce que Tu fais, Tu le fais par Amour, parce que Tu es l'AMOUR; et Tu n'es que Miséricorde pour nous tous !

    Jésus Miséricorde, j'ai confiance en Toi!
et je suis maintenant tout à Toi, pour toujours!


Publié par: L'EAU VIVE
Centre de formation charismatique
11 Est, St-André, Granby, Qué. J2G 8R 8
Canada

Chemin de Croix traditionnel et biblique

Walter Covens #Prières

Chemin de prière pour le carême - Le chemin de croix

chemin.de.croix

 

Le chemin de la croix, la Via Crucis (du latin, "Voie de la croix", dite aussi Chemin de douleur), est un rite chrétien, de l’église catholique et de l’église anglicane, qui retrace et commémore le parcours douloureux du Christ, le menant à la cruxifiction sur le Golgotha. Certains font remonter l’histoire de cette dévotion aux visites de Marie, mère de Jésus, sur les lieux de la Passion à Jérusalem, mais la plupart des historiens attribue le début de cette dévotion spécifique à François d’Assie ou à la tradition franciscaine.

 

Pour lire la suite cliquez ci-dessous :



Chemin de prière pour le carême - Le chemin de croix

Vous y trouverez aussi la liste des stations du chemin de croix traditionnel et du chemin de croix bibilique (avec les références de l'évangile).

Stabat Mater (3)

Walter Covens #Prières
Frison (Nederland)

1 Stabat Mater dolorosa iuxta crucem lacrimosa dum pendebat Filius
Sa't de mem yn djip fertriet njonken it krús te gûlen stiet dêr't har soan oan hinget
2 Cuius animam gementem contristatam et dolentem pertransivit gladius
As in swurd sa hurd as stiel flymje eangst en pine har troch hert en siel
3 O quam tristis et afflicta fuit illa benedicta Mater Unigeniti
O hoe tryst yn harsels ferlern is de útferkeazen mem om de iennichstberne
4 Quae moerebat et dolebat et tremebat cum videbat nati poenas incliti
O hoe taast it har yn' t hert en wat griist it har bot oan dit tramtearjen fan har soan
5 Quis est homo qui non fleret Christi Matrem si videret in tanto supplicio?
Wa wurde net de eagen wiet dy't each yn each mei Jezus en Syn mem Marije stiet
6 Quis non posset contristari Matrem Christi contemplari dolentum cum filio?
Wa soe net diele it fertriet seach er de leafde fan de mem dy't om har bern sa ynlik skriemt
7 Pro peccatis suae gentis vidit Iesum in tormentis et flagellis subditum
Foar de minsken mei har kwea sjocht hja Jezus warleas lijen gisels strymje Him de lea
8 Vidit suum dulcem natum moriendo desolatum dum emisit spiritum
Wylst de geast al fan him wykt sjocht hja hoe't har leave soan oan de marteldea beswykt
9 Eia Mater, fons amoris, me sentire vim doloris fac ut tecum lugeam
O mem, jo leafdeswelle meitsje dat ik jo pine fiel dat ik yn jo roujen diel
10 Fac ut ardeat cor meum in amando Christum Deum ut sibi complaceam
Lit myn hert fan leafde baarne Kristus wol ik yn my drage mei myn siele Him behage
11 Sancta Mater, istud agas crucifixi fige plagas cordi meo valide
Mem jou yn jo hillichheid dat de krúsdea fan jo soan yn myn hert begroeven leit
12 Tui nati vulnerati tam dignati pro me pati poenas mecum divide
Dat ik de pinen diele mocht fan de wûnen fan jo soan dy't foar my dit offer brocht
13 Fac me vere tecum flere crucifixo condolere donec ego vixero
Mei jo skrieme is myn wil mei jo treure by it krús oant de dea my helje sil
14 Iuxta crucem tecum stare et te libenter sociare in planctu desidero
Njonken jo by't krús te stean Mei jo diele it fertriet Wie foar my it heechst geniet
15 Virgo virginum praeclara mihi iam non sis amara fac me tecum plangere
Jo dy't sa ferheven binne lit my no dochs net allinne wol ik mei jo gûle kinne
16 Fac ut portem Christi mortem passionis fac consortem et plagas recolere
Dat ik Kristus' dea ferstean mei syn wûnen my foar eagen lij en oan Syn side stean
17 Fac me plagis vulnerari cruce hac inebriariob amorem filii
Wylst Syn wûnen my ferwûnje sil Syn leafde yn my brûze bin ik fan it krús berûze
18 Inflammatus et accensus, per te, Virgo, sim defensus in die iudicii
Wol dan jo myn foarspraak wêze as hellefjoer ea wanke mocht op de dei fan it eingerjocht
19 Fac me cruce custodiri, morte Christi praemoniri confoveri gratia
Meitsje dat it krús my hoedet Kristus'dea my krêften jout Dat my Syn genede noedet
20 Quando corpus morietur fac ut animae donetur paradisi gloria. Amen
As it lichem stjerre moat Jou dan dat de siele hat De hearlikheid fan't paradys


Magyar (Hongrois)

    A Stabat Mater 13. századi katolikus himnusz, Jacopone da Todi szerzeménye, egyike a legismertebb középkori énekeknek. Máriának a keresztfa mellett átélt fájdalmáról szól. A címe az első sorából adódik: Stabat mater dolorosa (szó szerinti fordításban: „Állt a fájdalommal terhes anya”).
    Sok zeneszerző is megzenésítette, többek közt, Franz Joseph Haydn, Antonín Dvořák, Antonio Vivaldi, Gioacchino Rossini, Giovanni Battista Pergolesi, Arvo Pärt és Domenico Scarlatti. A Quattro Pezzi Sacri részeként Verdi is írt hozzá zenét.


1. Áll a fájdalomnak anyja, Kín az arcát könnybe vonja. Úgy siratja szent Fiát.
2. Gyász a lelkét meggyötörte, Kín és bánat összetörte, Tôrnek éle járta át.
3. Ó mi nagy volt ama drága Szûzanya szomorúsága, Egyszülött szent magzatán!
4. Mennyit sírt és hogy kesergett, Látván azt a nagy keservet, Azt a nagy kínt szent Fián.
5. Ki ne sírna, melyik ember, Hogyha ennyi gyötrelemben Látja lankadozni ôt?
6. Ki ne sírna Máriával, Hogyha látja szent Fiával Szenvedni a szent Szülôt!
7. Népét hogy megmossa szennytôl, Látta tenger gyötrelemtôl Roskadozni Jézusát.
8. Látta édes egy szülöttét, Halálos nagy elepedtét, Látta, hogy halálra vált.
9. Szeretetnek szent kútfôje, Add, a fájdalomnak tôre Járjon át a lelkemen.
10. Hogy szívemben lángra kelne Krisztusomnak szent szerelme. Segíts neki tetszenem.
11. Esdek, hogy szívembe véssed, Szûzanyám, nagy szenvedésed S az Átvertnek sebeit.
12. Gyermekednek, a sebzettnek, Ki miattam szenvedett meg, Osszam meg gyötrelmeit.
13. Add meg, kérlek, hogy mig élek, Együtt sirjak mindig véled S azzal, ki a fán eped.
14. A keresztnél veled állni, Gyászban veled eggyé válni: Erre ûz a szeretet.
15. Dicsô szûze szent szûzeknek, Hadd ízleljem kelyhedet meg: Add nekem fájdalmaid:
16. Add tisztelnem, add viselnem, S nem felednem: holt Szerelmem Krisztusomnak kínjait.
17. Sebeivel sebesítsen, Szent mámorba részegítsen Buzgó vérével Fiad.
18. Hogy ne jussak ama tûzbe, Védj meg engem, drága Szûz te, Ha az ítélet riad.
19. Krisztusom, ha jô halálom, Anyád szeme rám találjon, És elhívjon engemet.
20. S hogyha testem porba tér meg, Lelkem akkor a nagy égnek



Maltais

Stabat Mater dolorosa iuxta crucem lacrimosa dum pendebat Filius
Hemm wehidha I-omm imnikkta tibki w tolfoq hdejn il-ghuda waqt li binha kien mislub
2 Cuius animam gementem contristatam et dolentem pertransivit gladius
Il-qalb taghha qed titniehed kollha diqa w kollha niket u minfuda dritt mis-sejf
3 O quam tristis et afflicta fuit illa benedicta Mater Unigeniti
Kemm imnikkta, kemm imdejqa kellha tkun dil-mara mbierka l-omm ta' l-iben il-wahdien
4 Quae moerebat et dolebat et tremebat cum videbat nati poenas incliti
   Quae moerebat et dolebat Pia Mater dum videbat nati poenas incliti
Qieghda tibki b'qalb maqsuma u titrieghed meta tilmah lil dan l-iben kollu wgigh
5 Quis est homo qui non fleret Matri Christi si videret in tanto supplicio?
Min hu l-bniedem li kif jara lil dil-mara l-omm ta' Kristu f'dan in-niket ma jibkix?
6 Quis non posset contristari Matrem Christi contemplari dolentum cum filio?
Min se jonqos li jitnikket meta jahseb fl-omm ta' Kristu tbati mieghu dan l-wgigh?
7 Pro peccatis suae gentis vidit Iesum in tormentis et flagellis subditum
Ghall-htijiet li ghamlu niesu rat lil binha f'dil-hruxija, ratu jgarrab dan is-swat
8 Vidit suum dulcem natum moriendo desolatum dum emisit spiritum
Rat lill-iben helu taggha qed imut mitluq hemm wahdu waqt li jaghti l-ahhar nifs
9 Eia Mater, fons amoris, me sentire vim doloris fac ut tecum lugeam
Inti omm, l-ghajn ta' l-imhabba, 'tini s-sahha nhoss dan-niket, nibki mieghek jiena wkoll
10 Fac ut ardeat cor meum in amando Christum Deum ut sibi complaceam
B'hafna nar imla l-qalb tieghi biex inhobb lil Kristu Alla halli noghgbu kif nixtieq
11 Sancta Mater, istud agas crucifixi fige plagas cordi meo valide
Ommi mqaddsa roddli talbi: 'tini l-griehi ta' l-imsallab biex iwettqu 'l din il-qalb
12 Tui nati vulnerati tam dignati pro me pati poenas mecum divide
Aqsam mieghi dawn il-griehi ta' dan ibnek kollu dmija li ghalija ried imut
13 Fac me vere tecum flere crucifixo condolere donec ego vixero
     Fac me tecum, pie, flere crucifixo condolere donec ego vixero
Jiena mieghek irrid nibki u nitnikket ma' l-imsallab tul iz-zmien li nibqa' haj
14 Iuxta crucem tecum stare te libenter sociare in planctu desidero
     Iuxta crucem tecum stare et me tibi sociare in planctu desidero
Taht salibu nibqa' mieghek, bla ma qatt nitilqek wahdek, f'dan il-biki hekk nixtieq
15 Virgo virginum praeclara mihi iam non sis amara fac me tecum plangere
Inti l-mara l-aktar safja, la tonqosx li troddli xewqti halli miehek nibki jien
16 Fac ut portem Christi mortem passionis eius sortem et plagas recolere
     Fac ut portem Christi mortem passionis fac consortem et plagas recolere
Hallli ngorr il-mewt ta' Kristu, halli tmissni x-xorti tieghu ta' dal-griehi w dal-wegghat
17 Fac me plagis vulnerari cruce hac inebriari ob amorem filii
     Fac me plagis vulnerari fac me cruce inebriari et cruore filii
Ha nitwegga' b'dawn il-griehi, waqt li nhobb minn qalbi 'l ibnek u nissahhar mis-salib
18 Inflammatus et accensus, per te, Virgo, sim defensus in die iudicii
     Flammis ne urar succensus, per te, Virgo, sim defensus in die iudicii
     Flammis orci ne succendar, per te, Virgo, fac, defendar in die iudicii
Kollni hegga, kollni hrara, xebba, fik insib il-fidwa meta jasal jum il-haqq
19 Fac me cruce custodiri morte Christi praemuniri confoveri gratia
     Christe cum sit hinc (iam) exire da per matrem me venire ad palmam vicoriae
Is salib halli jharisni, u mewt Kristu troddli s-sahha biex insib ir-rizq mixtieq
20 Quando corpus morietur fac ut animae donetur paradisi gloria. Amen
Meta jmutli dan il-gisem hu hsieb ruhu biex tinghata sebh u hena fis-smewwiet. Amen

Norsk

1 Stabat Mater dolorosa iuxta crucem lacrimosa dum pendebat Filius
Den sørgende moren stod gråtende ved korset mens hennes Sønn hang der.
2 Cuius animam gementem contristatam et dolentem pertransivit gladius
Hennes sukkende, dystre og smertefylte sjel ble gjennomboret av et sverd.
3 O quam tristis et afflicta fuit illa benedicta Mater Unigeniti
hvor trist og forpint var ikke den Enbårnes velsignede mor.
4 Quae moerebat et dolebat Pia Mater dum videbat nati poenas incliti
Hvor hun ventet, sørget og led, den fromme mor, da hun så sin navngjetne Sønns kvaler.
5 Quis est homo qui non fleret Matri Christi si videret in tanto supplicio?
Hvem vil vel ikke gråte når han ser Kristi mor i så stor en nød?
6 Quis non posset contristari Matrem Christi contemplari dolentum cum filio?
Hvem kan la være å ta del i smerten og betrakte Kristi fromme mor som lider med sin Sønn?
7 Pro peccatis suae gentis vidit Iesum in tormentis et flagellis subditum
For sitt folks synders skyld ser hun Jesus bli pint og underkastet pisken.
8 Vidit suum dulcem natum moriendo desolatum dum emisit spiritum
Hun så sin milde sønn forlatt i døden da hans sjel forlot hans legeme.
9 Eia Mater, fons amoris, me sentire vim doloris fac ut tecum lugeam
Å, moder, kjærlighetes kilde, la meg kjenne din smertes kraft og sørge med deg.
10 Fac ut ardeat cor meum in amando Christum Deum ut sibi complaceam
La mitt hjerte brenne av kjærlighet til Kristus, min Gud, slik at jeg kan behage ham.
11 Sancta Mater, istud agas crucifixi fige plagas cordi meo valide
Hellige mor, jeg ber deg, preg den korsfestedes sår uutslettelig i mitt hjerte.
12 Tui nati vulnerati tam dignati pro me pati poenas mecum divide
La meg få dele din sårede Sønns kvaler – han, som med verdighet led så meget for meg.
13 Fac me vere tecum flere crucifixo condolere donec ego vixero
La meg gråte inderlig med deg og føle din medlidenhet med den korsfestede så lenge jeg lever.
14 Iuxta crucem tecum stare et me tibi sociare in planctu desidero
Det er min lengsel å stå under korset med deg og ta del i din klage.
15 Virgo virginum praeclara mihi iam non sis amara fac me tecum plangere
Hellige jomfru over alle jomfruer, vær ikke lenger bitter for min skyld, men la meg klage med deg.
16 Fac ut portem Christi mortem passionis fac consortem et plagas recolere
La meg bære Kristi død, ta del i hans lidelse og betrakte hans sår.
17 Fac me plagis vulnerari cruce hac inebriari ob amorem filii
La meg såres med hans sår, la meg beruses av korset og av Sønnens blod.
18 Inflammatus et accensus, per te, Virgo, sim defensus in die iudicii
La mitt hjerte gløde i meg, og vær du, o jomfru, min forsvarer på dommens dag.
19 Fac me cruce custodiri morte Christi praemuniri confoveri gratia
La meg finne vern ved korset, befestes ved Kristi død og omhylles av nåde.
20 Quando corpus morietur fac ut animae donetur paradisi gloria. Amen
Når legemet dør, la da paradisets herlighet bli gitt til min sjel. Amen



Polski

1 Stabat Mater dolorosa iuxta crucem lacrimosa dum pendebat Filius
Stala Matka bolejaca, kolo krzyza lzy lejaca, gdy na krzyzu wisial Syn
2 Cuius animam gementem contristatam et dolentem pertransivit gladius
A jej dusza potyrana, rozplakana, poszarpana miecz przeszywal ludzkich win
3 O quam tristis et afflicta fuit illa benedicta Mater Unigeniti
O, jak smutna, jak podcieta byla Matka Boza swieta, cicha w zalamaniu rak
4 Quae moerebat et dolebat et tremebat cum videbat nati poenas inclyti
   Quae moerebat et dolebat Pia Mater dum videbat nati poenas inclyti
O, jak drzala i truchlala i bolala, gdy patrzala na synowskich tyle mak
5 Quis est homo qui non fleret Matri Christi si videret in tanto supplicio?
I ktoz widzac tak cierpiaca lza nie zacmi sie goraca, nie drgnie, taki czujac noz
6 Quis non posset contristari Matrem Christi contemplari dolentum cum filio?
I ktoz widzac nie ubroczy, widzac jak do krzyza oczy wzbila z bolu dretwa juz
7 Pro peccatis suae gentis vidit Iesum in tormentis et flagellis subditum
Ach, za ludzkiego rodu winy jak katowan byl jedyny, meki kazdy niosla dzial
8 Vidit suum dulcem natum moriendo desolatum dum emisit spiritum
I widziala jak rodzony jej umieral opuszczony, zanim Bogu dusze dal
9 Eia Mater, fons amoris, me sentire vim doloris fac ut tecum lugeam
O Matko, zrodlo wszechmilosci, daj mi uczuc moc zalosci, niechaj z Toba dzwigne bol
10 Fac ut ardeat cor meum in amando Christum Deum ut sibi complaceam
Chrystusowe ukochanie niech w mym sercu ogniem stanie, krzyza dzieje we mnie wtul
11 Sancta Mater, istud agas crucifixi fige plagas cordi meo valide
Matko, Matko milosiernie wejrzyj Syna Twego ciernie w serce moje wraz jak w cel
12 Tui nati vulnerati tam dignati pro me pati poenas mecum divide
Rodzonego, meczonego, Syna Twego ofiarnego kazn owocna ze mna dziel
13 Fac me vere tecum flere crucifixo condolere donec ego vixero
     Fac me tecum pie flere crucifixo condolere donec ego vixero
Spraw, niech placze z Toba razem, krzyza zamkne sie obrazem az po moj ostatni dech.
14 Iuxta crucem tecum stare te libenter sociare in planctu desidero
     Iuxta crucem tecum stare et me tibi sociare in planctu desidero
Niechaj pod nim razem stoje, dziele Twoje krwawe znoje. Twa bolescia zmywam grzech
15 Virgo virginum praeclara mihi iam non sis amara fac me tecum plangere
Panno slodka racz mozolem niech me serce z Toba spolem na Golgocki idzie sklon
16 Fac ut portem Christi mortem passionis eius sortem et plagas recolere
      Fac ut portem Christi mortem passionis fac consortem et plagas recolere
Niech smierc przyjme z katow reki, uczestnikiem bede meki, razow krwawych zbiore plon
17 Fac me plagis vulnerari cruce hac inebriari ob amorem filii
     Fac me plagis vulnerari fac me cruce inebriari et cruore filii
Niechaj broczy cialo moje, krzyzem niechaj sie upoje niech z milosnych zyje tchnien
18 Inflammatus et accensus, per te, Virgo, sim defensus in die iudicii
     Flammis ne urar succensus, per te, Virgo, sim defensus in die iudicii
     Flammis orci ne succendar, per te, Virgo, fac, defendar in die iudicii
W morzu ognia zapalony, z Twojej reki niech oslony puklerz wezme w sadu dzien
19 Fac me cruce custodiri morte Christi praemuniri confoveri gratia
     Christe cum sit hinc (iam) exire da per matrem me venire ad palmam vicoriae
Chrystus niech mi bedzie grodem, krzyz niech bedzie mym przewodem, laska pokrop, zycie daj!
20 Quando corpus morietur fac ut animae donetur paradisi gloria. Amen
Kiedy cialo me sie skruszy, oczyszczonej w ogniu duszy glorje zgotuj niebo, raj.
Traditional Translation
Stoi Matka obolała, Łzy pod krzyżem przepłakała, Gdy na krzyżu Syn jej mrze.
Jakże w duszy jest zmartwiona, Zasmucona, zachmurzona, Aż ją poprzeszywał miecz.
Jakże smutnej i strapionej Matce tej błogosławionej Jednorodzonego mieć.
I nie łamać się ginącej Tej pobożnej, tej widzącej Jednorodzonego śmierć.
Co za człowiek, co nie płacze, Kiedy Matkę tę zobaczy W udręczeniu ‑ takim, o
Kto niezdolny współczuć czule Bólom Matki Syna bóle? Czy ma takie serce kto?
Widzi Matka: Syn Jej Jezus Bicze przyjął i krzyż przeniósł Za calutki ludzki grzech.
Widzi słodkie swe Rodzone Tak śmiertelnie opuszczone, Jak ostatni traci dech.
Matko, źródło ukochania Daj mi siłę wspól czuwania Twym bólom, żalom Twym.
Serce sobie upodoba, U Chrystusa kochać Boga; Sercu memu spraw to Ty.
Matko święta, niechby ono Przybijano i dręczono, Niech zasiłki Twoje ma.
Zrób mnie godnym uproszenia, Udzielenia, udręczenia Z Twego Rodzonego ran.
Daj pobożne z Twymi łzami Mieć Twój ból z Ukrzyżowanym, Póki tym nie przejmiesz mnie.
Niech pod krzyżem z Tobą stoję, Niech łzy Twoje będą moje, Tego Twego płaczu chcę.
Panno z Panien Najjaśniejsza, Już mi nie bądź boleśniejsza, Tylko daj i mnie łzy lać.
Niech Chrystusa śmierć przeniosę, Męki zniosę do pomocy, Niech to przejdę jeszcze raz.
Zrób mnie zbitym, poranionym, Uniesionym, przpojonym Krzyżem Syna, Syna krwią.
Płomień ognia mnie nie spali: Najjaśniejsza mnie ocali, Na ten ostateczny Sąd.
Chryste, a gdy i Ty wyjrzysz, Daj przez Matkę i mnie przybyć Do zwycięskich Twoich palm
A gdy ciało będzie zmarłe, Spraw, niech duszy będzie dane Twoje nieba pełnie chwał. Amen1.

Suédois (Svensko?) (Swedish)

Modern stod med krossat hjärta vid det kors, där gränslös smärta, Sonen led för syndig värld.
Gruvlig ångest henne brände, och hon modershjärtat kände genomborrat av ett svärd.
 Huru sorgsen, hur bedrövad, övergiven, tröst berövad, var Guds moder i sin nöd!
Vem kan fatta vad hon lidit, huru hennes hjärta svidit under Sonens bittra död?
Kan du stå vid hennes sida utan att med henne lida under folkets spe och hån?
Kan du tårlös se den smärta, vilken sargar moderns hjärta, lidande med älskad Son?
För oss fallna mänskor plågad, smärtans kalk, till brädden rågad hon nu Sonen tömma ser.
Och hon hör emellan ropen av den grymma pöbelhopen, huru han till Fadern ber.
Jesu moder, kärleks källa, då jag ser dig tårar fälla, vill jag gråta ock med dig.
Dina kval må mig förtära! Honom älska, honom ära, o Maria, lär du mig.
Helga moder, lär mig känna Jesu kval, att de må bränna djupt sig in i uti min själ.
Han i smärta har sig vridit, han för mig har döden lidit. Låt mig i hans kval få del.
Moder, låt med dig mig gråta, ty att Gud må mig förlåta, syndens straff din Son nu bär.
Låt vid korset mig få dröja. Ödmjukt där jag knä vill böja vid din sida, moder kär.
Helga Jungfru, ärorika, skulle mina krafter svika, hjälp mig du att härda ut.
Dina kval må mig förtära, ödmjukt vill jag korset bära, tåligt intill livets slut.
Låt mig känna Jesu smärta, kärlek brinne i mitt hjärta för hans kors och för hans blod.
Var mig när i varje fara, mig från evig död bevara, helga moder, huld och god.
Lär mig korset trofast bliva, det allena kan mig giva hjälp uti min sista nöd:
så att, fri från stoftet, anden svävar till de sälla landen, där ej finnes någon död.



 Modern stod så djupt bedrövad
bredvid korset, tårbedövad,
   medan sonen hängde där.
Fyllt av suckar, sorg och smärta
genomborrat hennes hjärta
   liksom av en klinga är.

O, hur hon av sorgen dignat,
denna kvinna, Gud välsignat,
   den enfödde sonens mor!
Hon av sorg och bävan snaras,
då för henne uppenbaras
   kval för hennes ättling stor.

Vore var och en ej tårad,
om han Kristi moder sårad
   då såg i stort elände?
Skulle var och en ej lida,
därest han nu modern blida
   med sonen pinas kände?

För den synd hans folk förövat
såg hon hur man Jesus prövat
   med gissel allehanda.
Sonen ljuv men övergiven
såg hon dö och ensam bliven
   när han upp gav sin anda.

Moder, du vår kärleks källa,
låt mig känna plågan välla
   och få dela din smärta!
Gör så jag av iver brinner
Kristus till behag och vinner
   hans kärlek i mitt hjärta!

Helga moder, du må laga
att jag korsets plågor taga
   kan i djupet av min själ!
Slag som har i sonen svidit -
pinorna för mig han lidit -
   lär mig känna dessa väl!

Mina tårar fälls med dina,
låt mig känna korsets pina
   så länge jag leva skall.
Jämte dig vid korset bida,
gärna ställas vid din sida
   vill jag under klagan all.

Jungfrurs jungfru, härligt klara,
ej blott du må sorgsen vara:
   låt mig med få klaga!
Låt mig bära Kristi plåga,
känna dödens heta låga
   och kvalen på mig taga!

Gör att slagen mot mig brusar
och att korset mig berusar
   med hans blod i mitt sinne!
Brinnande av nit, förklarad,
blive jag av dig försvarad,
   när domens dag är inne!

Låt mig bli av korset vaktad,
genom Kristi död bli aktad;
   hans nåd må mig beskärma!
När jag kroppsligen skall sluta,
jungfru, låt min själ få njuta
   av paradisets värma!

Amen!

Stabat Mater (2)

Walter Covens #Prières
Esperanto

STABAT MATER DOLOROSA

1. Staris la patrino plore
ĉe la kruco endolore,
dum pendadis ŝia fil’;

(2) ŝian koron ĝemadantan,
malĝojegan, angorantan,
trafis glavo, dorn-pikil’.

3. Kiom estis afliktata
Dipatrino la benata,
atendante apud Li!

(4) Dum, anime lamentante,
Liajn vundojn kunsentante,
daŭre Lin rigardis ŝi.

5. Kiu homo ne ploradus,
se li tie ŝin vidadus
en tioma kor-mizer’?

(6) Kiu, Kriston rigardante,
la patrinon pripensante,
ne kuniĝus en sufer’?

7. Pro la pekoj de aliaj
venis la turmentoj Liaj,
skurĝo-batoj, agoni’;

(8) ŝi Lin vidis kondamnita,
kaj de ĉiu forlasita;
dum surkruce mortis Li.

9. Kristo, tuŝu mian koron,
ke, vidante ŝian ploron,
kunlamentu ankaŭ mi;

(10) pliardigu mian amon,
brulu ĝi en freŝan flamon,
ke mi plaĉu nur al Vi.


Slovenscii (slovène)

    Stabat Mater - MATI ŽALOSTNA JE STALA

1.
Mati žalostna je stala, zraven križa se jokala, ko na njem je visel Sin.
V grenko žalost zatopljen je nje duša, prebodena z mečem silnih bolečin.
O, kaj žalosti prestati morala je sveta Mati, ko njen Sin je rešil svet.

V žalosti vzdihuje bleda, ko v trepetu Sina gleda, kaj trpi na les razpet.
Komu potok solz ne lije, ko bridkosti zre Marije, grenke nad morja bridkost?
Kdo prisrčno ne žaluje, ko to Mater premišljuje, njenih boli velikost?

Vidi Jezusa trpeti, grehe ljudstva nase vzeti, šibam vdati se voljno.
V Sina le pogled upira, ko ves zapuščen umira, k smrti nagne že glavo.
Kristus, ko bo treba umreti, daj po Materi presveti večne slave rajski dom. Amen.

2.
Mati, vir ljubezni prave, naj občutim te težave in s teboj žalujem zdaj.
Daj, da bo srce se vnelo in za Jezusa gorelo mi v ljubezni vekomaj.
Sveta Mati, to te prosim, rane Kristusa naj nosim, vtisni v moje jih srce.

Sinu tvojemu so rane v odrešenje moje dane, tudi mene naj bole.
Naj s teboj sedaj žalujem, Križanega objokujem, ko v dolini solz živim.
S tabo poleg križa stati, s tabo združen žalovati v bridkem joku hrepenim.

Ko pa smrt telo mi vzame, dušo mojo naj objame večne slave rajski dom. Amen.

3.
Prosim, hvaljena Devica, ti mi bodi tolažnica, daj mi delež bolečin.
Daj mi, da bom vse življenje rad premišljal to trpljenje, ko je umiral božji Sin.
Mene križ naj obtežuje, mene s tugo napolnjuje sveta kri njegovih ran.

Ti pa varuj, Mati ljuba, da moj del ne bo poguba, kadar pride sodni dan.
Kristus, ko bo treba umreti, daj po Materi presveti, da skušnjave zmagal bom.
Ko pa smrt telo mi vzame, mojo dušo naj objame večne slave rajski dom. Amen.



Flamand - Hollandais

    Stabat Mater

Naast het kruis, met wenende ogen,
stond de moeder, diep bewogen,
wijl haar Zoon te sterven hing.

Dwars toen door het zuchtend harte,
overstelpt van wee en smarte,
drong het zwaard der marteling.

O hoe droef, hoe vol van rouwen,
was de zegenrijkste Vrouwe,
moeder van de eenge Zoon!

Hoe zij leed, de diepbedroefde, tere moeder,
wijl zij toefde bij die Zoon,
aan ’t kruis tentoon.

Wie toch die niet wenen zoude,
zo hij ’t bitter leed aanschouwde
dat Maria’s hart verscheurt!

Wie die zonder medelijden
Christus ’moeder zou zien lijden,
daar zij met haar Zoon zo treurt!

Voor de zonden van de zijnen
zag zij Jezus in de pijnen,
door de gesels gekastijd,

Zag haar dierbaar kind in’t sterven
ook zijn Vaders troost nog derven,
heel verlaten al die tijd.

Christus, om van hier te scheiden,
laat uw moeder mij geleiden
waar de zegepraal mij wacht.

Laat mij, moeder, bron van liefde,
voelen ’t leed dat u doorgriefde,
dat ik met u medeween.

Doe mijn hart voor Jezus branden,
vlecht gijzelf de liefdesbanden,
dat ik God behaag alleen.

Moeder, wil dit heil bewerken:
des Gekruisten wondemerken
diep te prenten in mijn hart.

Zoveel heeft in ziel en leden
gaarne uw Zoon voor mij geleden:
laat mij delen in zijn smart.

Laat als kind met u mij wenen,
medelijdend mij verenen
met uw Zoon, mijn leven lang.

Staan bij ’t kruis aan uwe zijde,
en er klagen, met u lijden,
niets wat ik zozeer verlang.

Als mijn lichaam komt te sterven,
laat mijn ziele dan verwerven
’s hemels blijde gloriepracht.

Maagd der maagden, nooit volprezen,
wil mij niet ongunstig wezen,
laat mij jammeren zoals gij.

Laat mij Christus’ doodstrijd strijden,
deelgenoot van al zijn lijden.
’t diep gevoelen zoals Hij.

Laat zijn wonden mij doorsteken
en voor ’t kruis in liefde ontsteken
en voor ’t bloed van uwe Zoon.

Wil mij aan het vuur onttrekken,
met uw voorspraak, Maagd,
mij dekken als ik staan zal voor zijn troon.

Laat het heilig kruis mij hoeden,
Christus’ dood komt mij ten goede,
zijn genade zij mijn prijs.

Als mijn lichaam komt te sterven,
laat mijn ziele dan verwerven
’s hemels blijde gloriepracht.



Español

    Stabat Mater (Estaba la madre) es un himno católico del siglo XIII atribuido a Jacopone da Todi. Esta plegaria que comienza con las palabras Stabat Mater dolorosa (estaba la Madre sufriendo) medita sobre el sufrimiento de María la Madre de Jesús durante la crucifixión de éste.

    Es uno de las composiciones literarias a la que más se le ha puesto música; cerca de 200 compositores diferentes. Múltiples compositores de distintas épocas de género, de estilos y de visión musical han compuesto en base a este texto medieval. Entre los Compositores se cuentan Rossini, Franz Liszt, Krzysztof Penderecki, Giovanni Pierluigi da Palestrina, Francis Poulenc, Domenico Scarlatti, Antonio Vivaldi, Alessandro Scarlatti y Antonín Dvořák, siendo el más famoso


"Stabat Mater" está asociada en particular con las Estaciones de la Cruz. Cuando se rezan las Estaciones en público, es decir, en iglesia o en procesión al aire libre, es de costumbre cantar estrofas de este himno mientras uno camina de una Estación a la otra.

Stabat Mater, letra en español

1. Estaba la Madre dolorosa
junto a la Cruz, llorosa,
en que pendía su Hijo.

2. Su alma gimiente,
contristada y doliente
atravesó la espada.

3. ¡Oh cuán triste y afligida
estuvo aquella bendita
Madre del Unigénito!

4. Languidecía y se dolía
la piadosa Madre que veía
las penas de su excelso Hijo.

5. ¿Qué hombre no lloraría
si a la madre de Cristo viera
en tanto suplicio?

6. ¿Quién no se entristecería
a la Madre contemplando
con su doliente Hijo?

7. Por los pecados de su gente
vio a Jesús en los tormentos
y doblegado por los azotes.

8. Vio a su dulce Hijo
muriendo desolado
al entregar su espíritu.

9. Ea, Madre, fuente de amor,
hazme sentir tu dolor,
contigo quiero llorar.

10. Haz que mi corazón arda
en el amor de mi Dios
y en cumplir su voluntad.

11. Santa Madre, yo te ruego
que me traspases las llagas
del Crucificado en el corazón.

12. De tu Hijo malherido
que por mí tanto sufrió
reparte conmigo las penas.

13. Déjame llorar contigo
condolerme por tu Hijo
mientras yo esté vivo.

14. Junto a la Cruz contigo estar
y contigo asociarme
en el llanto es mi deseo.

15. Virgen de Vírgenes preclara
no te amargues ya conmigo,
déjame llorar contigo.

16. Haz que llore la muerte de Cristo,
hazme socio de su pasión,
haz que me quede con sus llagas.

17. Haz que me hieran sus llagas,
haz que con la Cruz me embriague,
y con la Sangre de tu Hijo.

18. Para que no me queme en las llamas,
defiéndeme tú, Virgen santa,
en el día del juicio.

19. Cuando, Cristo, haya de irme,
concédeme que tu Madre me guíe
a la palma de la victoria.

20. Y cuando mi cuerpo muera,
haz que a mi alma se conceda
del Paraíso la gloria.

Amén.



Basco

STABAT MATER - Basque text
The Basque language is spoken in the North-Western part of Spain.

Translations: Two versions of the Stabat Mater:
a) by Jean Duvoisin, 1864 (first lines)
b) by Nikolas Ormaetxea “Orixe”, 1951 (second lines)

1 Stabat Mater dolorosa iuxta crucem lacrimosa dum pendebat Filius
Jesus ona gurutzean Itzaturik ikustean, Ama zagon nigarrez.
Zutik Gurutze ondoan Ama samiña zegoan, ta Semea zintzilik.

2 Cuius animam gementem contristatam et dolentem pertransivit gladius
Oinhazerik gaitzenean, Lantzaz joa bihotzean, Ethendu zen auhenez.
Aren anima ituna ezpatak urratu zuna, an zegoan larririk.

3 O quam tristis et afflicta fuit illa benedicta Mater Unigeniti
Zenbat ahal zen samina, Ama saindu haren mina, Atsekabez bethea!
Ain estu ta atsekabea Seme Bakardun Andrea Amarik onen ua.

4 Quae moerebat et dolebat et tremebat cum videbat nati poenas inclyti
   Quae moerebat et dolebat Pia Mater dum videbat nati poenas inclyti
Han zagoen auhenetan, Nigar eta hesturetan Ikustean semea.
Oiñazez eta naigabez Seme kuttunaren lanez zegoen kupitua.

5 Quis est homo qui non fleret Matri Christi si videret in tanto supplicio?
Hanbateko oinhazean, Ama haren ikustean, Nork ez duke nigarrik?
Nork ez du negar egingo Jesusen Ama alango oiñazez ikusita.

6 Quis non posset contristari Matrem Christi contemplari dolentum cum filio?
Ama! semei begiratuz, Nor ez egon minez, doluz, Nigarretan urthurik?
Ama Semêk ikustean biak oiñaze berean elkarrekin josita?

7 Pro peccatis suae gentis vidit Iesum in tormentis et flagellis subditum
Ikusi du azotatzen, Gure gatik estiratzen, Bere seme eztia.
Beretarren erruekin zigorka zutela zekin Jesus bere maitea.

8 Vidit suum dulcem natum moriendo desolatum dum emisit spiritum
Ikusi du hagoratzen, Herioak akhabatzen, Zeru lurrez utzia.
Iñortxok ere ez laguntzen, ta azken arnasak ematen ikusi zun Semea.

9 Eia Mater, fons amoris, me sentire vim doloris fac ut tecum lugeam
Amodio ithurria, Emadazut min bizia, Pairatzeko zurekin.
Ots, Ama, maite-iturri. Zurekin oiñaze bizi ar dezadan egizu.

10 Fac ut ardeat cor meum in amando Christum Deum ut sibi complaceam
Jainkoaren gogokotzat, Amodioz Jesusentzat Egizu erre nadin.
Sutu Kristoren maitean biotz au, ta Aren aurrean atsegiña nagizu.

11 Sancta Mater, istud agas crucifixi fige plagas cordi meo valide
Sar dizazut bihotzean, Jesus onak gurutzean Hartu duen zauria.
Ama, nere biotzari Kristoren zauriak jarri, otoi, mami mamian.

12 Tui nati vulnerati tam dignati pro me pati poenas mecum divide
Zure seme zaurthuaren Ene gatik jasan penen Emadazut erdia.
Seme orren neke lana erdiz bialdu nigana, ain maite naun sarian.

13 Fac me vere tecum flere crucifixo condolere donec ego vixero
     Fac me tecum pie flere crucifixo condolere donec ego vixero
Hil arteo, haren minez, Deithoratzen nigar zinez, Nagon bethi zurekin.
Zurekin negar bizian naukazu, ta Aren zorian, ilko naizenaraiño.

14 Iuxta crucem tecum stare te libenter sociare in planctu desidero
     Iuxta crucem tecum stare et me tibi sociare in planctu desidero
Nahi nuke zurekilan Habearen itzalean Nere goitza egin.
Zurekin Gurutz ondoan lagunduz, negar malkoan nagon bizi naizaiño.

15 Virgo virginum praeclara mihi iam non sis amara fac me tecum plangere
Birjinarik ederrena, Onhets zazu ene pena, Zurearekin baltsan.
Birjiñetan ederrena, zakida Zu samurrena, neri negar eragin.

16 Fac ut portem Christi mortem passionis eius sortem et plagas recolere
     Fac ut portem Christi mortem passionis fac consortem et plagas recolere
Jaun onaren gurutzea, Harek jasan oinhazea, Iduk bezat gogotan.
Kristoren neke, eriotz, zauriak artzeko, biotz aul au kementsu egin.

17 Fac me plagis vulnerari cruce hac inebriari ob amorem filii
     Fac me plagis vulnerari fac me cruce inebriari et cruore filii
Haren zauriz zaurt banedi Gurutzeaz ere hordi, Zure semea gatik.
Zauri ni, Zure zauriez, zora ni, Zure odolez, Gurutz iturripean.

18 Inflammatus et accensus, per te, Virgo, sim defensus in die iudicii
     Flammis ne urar succensus, per te, Virgo, sim defensus in die iudicii
     Flammis orci ne succendar, per te, Virgo, fac, defendar in die iudicii
Ama ona, zain nazazu, Zure haurra beira zazu, Ifernuko garretik.
Su garrak erre ez nazaten nere alde jarri, arren, Ama, azken egunean.

19 Fac me cruce custodiri morte Christi praemuniri confoveri gratia
     Christe cum sit hinc (iam) exire da per matrem me venire ad palmam vicoriae
Egidazu gurutzeaz Semearen pairamenaz Hazkartzeko grazia.
Emendik irtetekoan, Amaren bidez ni noan, Kristo, garaipenera.

20 Quando corpus morietur fac ut animae donetur paradisi gloria. Amen
Hiltzen naizen oreneko, Emadazut arimako Aingeruen gloria.
Nere gorputz au iltzean, anima doala egan Zeruko pozetara.



Breton


STABAT MATER - Breton text
Translator: unknown, probably end of 19th century, extract of Breton missal of the diocese of Quimper et Léon.
As several versions of the Stabat Mater exist, these variations in the Latin text are given per line. As several versions of one line exist, I do not know which line is translated into Breton! According to Joël Moyaux of France in stanzas 3, 13, 14, 16, 17 and 18 the second lines has been used.

1 Stabat Mater dolorosa iuxta crucem lacrimosa dum pendebat Filius
En he zar ar vamm glac'haret 'kichen he mab er groaz savet, Mari a wele dourek
2 Cuius animam gementem contristatam et dolentem pertransivit gladius
He c'halon baour keun a anken, trist ha klemmus enn he feden, gant eur c'hleze zo treuzet
3 O quam tristis et afflicta fuit illa benedicta Mater Unigeniti
O na pegen trist oa neuze, pebez enkrez a c'houzanve, Mamm benignet hor zalver
4 Quae moerebat et dolebat et tremebat cum videbat nati poenas inclyti
   Quae moerebat et dolebat Pia Mater dum videbat nati poenas inclyti
Ar vamm ze ken karantezuz, a rank hirvoudi truezuz, dirak poaniou ker skrijuz
5 Quis est homo qui non fleret Matri Christi si videret in tanto supplicio?
Piou a zaelou c'houfe miret, Mamm Jesus ma c'helfe gwelet, en eur mor a boan beuzet
6 Quis non posset contristari Matrem Christi contemplari dolentum cum filio?
E koan e vefe ho kalon dirak Mamm nn Doue guirion, ken ankeniet, hog e mab
7 Pro peccatis suae gentis vidit Iesum in tormentis et flagellis subditum
Gwelet a ra Jesus skoet gant skourjezou, ha dispennet, evit pec'hejou an dud
8 Vidit suum dulcem natum moriendo desolatum dum emisit spiritum
Gwelet a ra he mab karet, breman gant ann hholl dilezet, pa ma o vervel er groaz
9 Eia Mater, fons amoris, me sentire vim doloris fac ut tecum lugeam
Allas! Mamm keun o garantezm lakit em c'halon kalz truez, me fell d'in ganeoc'h gwela
10 Fac ut ardeat cor meum in amando Christum Deum ut sibi complaceam
Tommit va c'halon 'vit Jesus grit d'in beza karantezuz me fell d'in plijout d'ezhan
11 Sancta Mater, istud agas crucifixi fige plagas cordi meo valide
O Mamm Santel plijet ganeoc'h enn hor c'halon skriva dounnoc'h, gouliou va Jesus er groaz
12 Tui nati vulnerati tam dignati pro me pati poenas mecum divide
Roit d'in-me ive eul loden euz ar boan hag euz an anken 'neuz gouzonvel evidhon
13 Fac me vere tecum flere crucifixo condolere donec ego vixero
     Fac me tecum pie flere crucifixo condolere donec ego vixero
Grit ma skuillin daelou zantel, eveld'hoc'h ho bete mervel, kaout sanj euz ar groas Jesus
14 Iuxta crucem tecum stare te libenter sociare in planctu desidero
     Iuxta crucem tecum stare et me tibi sociare in planctu desidero
A vreman ganeoc'h me jommo, a ganeoc'h daelou me skuillo e kichen ar groaz santel
15 Virgo virginum praeclara mihi iam non sis amara fac me tecum plangere
Gwerc'hez dreist ann oll gwerc'hezed o pet madelez em andret deskit d'in ganeoc'h gwela
16 Fac ut portem Christi mortem passionis eius sortem et plagas recolere
     Fac ut portem Christi mortem passionis fac consortem et plagas recolere
Grit  d'in kroaz va zalver dougen, kaout perz enn he boan hag anken, kaout sonj euz he c'houliou
17 Fac me plagis vulnerari cruce hac inebriari ob amorem filii
     Fac me plagis vulnerari fac me cruce inebriari et cruore filii
Grit d'in tanvia he oll boaniou, krena terzien he c'houliou, dre garantez evithan
18 Inflammatus et accensus, per te, Virgo, sim defensus in die iudicii
     Flammis ne urar succensus, per te, Virgo, sim defensus in die iudicii
     Flammis orci ne succendar, per te, Virgo, fac, defendar in die iudicii
Mirit na ven en tan devet Gwerc'hez, mar plij, va difennet, pa zeui ar varn diveza
19 Fac me cruce custodiri morte Christi praemuniri confoveri gratia
     Christe cum sit hinc (iam) exire da per matrem me venire ad palmam vicoriae
Ha c'houi, Jesus, pa vinn maro, dre ho mamm hag enn he hano, digorit d'in dor ann env
20 Quando corpus morietur fac ut animae donetur paradisi gloria. Amen
Va c'horf d'an douar vo roet, mes va ene enn env pignet 'gavo joa er baradoz. Amen


Dutch

1
De diepbedroefde Moeder
Stond wenend bij het kruis
Terwijl haar Zoon daar hing.

2
Haar klagende ziel,
Medelijdend en vol smart,
Werd als door een zwaard doorstoken

3
O hoe bedroefd en aangedaan
Was die gezegende
Moeder van de Enig-geborene!

4
Die rouwde en treurde,
En beefde terwijl zij zag
(de vrome Moeder, terwijl ze zag)
De foltering van haar glorieuze zoon

5
Welk mens zou niet huilen
Bij het zien van Christus' Moeder
In zo'n marteling?

6
Wie zou niet mede lijden
Bij het aanschouwen van de vrome Moeder
Lijdend samen met haar Zoon?

7
Voor de zonden van zijn volk
Zag zij Jesus bij de folteringen
En een geseling ondergaan

8
Zag zij haar geliefde zoon
Sterven in eenzaamheid
Toen hij de geest gaf

Ach Moeder, bron van liefde
Laat mij de kracht van het verdriet voelen
Opdat ik met U treuren kan

10
Maak dat mijn hart gaat branden
Bij het houden van Christus de Heer,
Opdat ik Hem behage

11
Heilige Moeder, zorg ervoor,
Grif de wonden van de gekruisigde
Diep in mijn hart

12
Van uw gewonde zoon
Die zich verwaardigde zo voor mij te lijden,
Deel met mij zijn pijnen

13
Laat mij oprecht met u wenen
(Laat mij, vrome, met u wenen)
De gekruisigde beklagen
Zolang ik leef

14
Met U bij het kruis staan
En gretig te delen
(En met U te delen)
In uw klagen wil ik

15
Uitverkoren Maagd der Maagden
Moge U voor mij niet meer verbitterd zijn
Laat mij met U klagen

16
Laat mij dragen Christus dood
En het lot van zijn lijden
(En deelhebben aan zijn lijden)
En zijn wonden gedenken

17
 Laat zijn wonden mij wonden
Het kruis mij in een roes brengen
(Laat mij in een roes brengen door het kruis)
Wegens liefde voor de Zoon
(En het bloed van de Zoon)

18
In vlam gezet en aangestoken,
(Dat de vlammen mij niet verteren)
(Dat de vlammen van de dood mij niet raken)
Door U, Maagd, moge ik verdedigd worden
Op de dag des oordeels
 
19
Laat het kruis mij beschermen
(Laat het kruis mij ondersteunen)
Christus' dood mij wapenen
(Christus' dood mij redden)
En mij met Genade vervullen
(En de genade mij overspoelen)

19a
Christus, als het tijd is hier te vertrekken
Laat mij door uw Moeder toekomen
De zegepalm.

20
Als mijn lichaam sterft
Maak dat mijn ziel gegeven wordt
De glorie van het Paradijs

Stabat Mater (1)

Walter Covens #Prières
STABAT MATER

Stabat Mater est un hymne catholique composé au treizième siècle, attribué au moine italien Jacopone da Todi qui médite sur la souffrance de Marie lors de la crucifixion de Jésus-Christ. Le nom de la prière est une abréviation de Stabat mater dolorosa, son premier vers en latin, qui signfie «La Mère des douleurs se tenait debout». C'est un poème latin médiéval avec beaucoup de poésie ; les croyants et les artistes considèrent que c'est l'expression classique d'une nouvelle piété empathique et sentimentale qui a rapproché les chrétiens vers la Passion du Christ à travers le thème de la Mater Dolorosa.



Latinus (Latin)
Stabat mater dolorosa
Iuxta Crucem lacrimosa,
dum pendebat Filius.
Cuius animam gementem,
contristatam et dolentem,
pertransivit gladius.
O quam tristis et afflicta
fuit illa benedicta
Mater Unigeniti.
Quae maerebat et dolebat,
Pia Mater cum videbat
Nati poenas incliti.
Quis est homo qui non fleret,
Matrem Christi si videret
in tanto supplicio?
Quis non posset contristari,
Christi Matrem contemplari
dolentem cum Filio?
Pro peccatis suae gentis
vidit Iesum in tormentis
et flagellis subditum.
Vidit suum dulcem natum
moriendo desolatum,
dum emisit spiritum.
Eia Mater, fons amoris,
me sentire vim doloris
fac, ut tecum lugeam.
Fac ut ardeat cor meum
in amando Christum Deum,
ut sibi complaceam.
Sancta mater, istud agas,
crucifixi fige plagas
cordi meo valide.
Tui nati vulnerati,
tam dignati pro me pati,
poenas mecum divide.
Fac me tecum pie flere,
crucifixo condolere,
donec ego vixero.
Iuxta crucem tecum stare,
et me tibi sociare
in planctu desidero.
Virgo virginum praeclara,
mihi iam non sis amara:
fac me tecum plangere.
Fac ut portem Christi mortem,
passionis fac consortem,
et plagas recolere.
Fac me plagis vulnerari,
fac me cruce inebriari,
et cruore Filii.
Flammis ne urar succensus
per te Virgo, sim defensus
in die judicii
Christe, cum sit hinc exire,
da per matrem me venire
ad palmam victoriae.
Quando corpus morietur,
fac ut animae donetur
Paradisi gloria.




Français
Debout, la Mère des douleurs,
Près de la croix était en larmes,
Quand son Fils pendait au bois.
Alors, son âme gémissante,
Toute triste et toute dolente,
Un glaive la transperça.
Qu'elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Fils de Dieu !
Dans le chagrin qui la poignait,
Cette tendre Mère pleurait
Son Fils mourant sous ses yeux.
Quel homme sans verser de pleurs
Verrait la Mère du Seigneur
Endurer si grand supplice ?
Qui pourrait dans l'indifférence
Contempler en cette souffrance
La Mère auprès de son Fils ?
Pour toutes les fautes humaines,
Elle vit Jésus dans la peine
Et sous les fouets meurtri.
Elle vit l'Enfant bien-aimé
Mourir tout seul, abandonné,
Et soudain rendre l'esprit.
Ô Christ, à l'heure de partir,
Puisse ta Mère me conduire
À la palme des vainqueurs.
Ô Mère, source de tendresse,
Fais-moi sentir grande tristesse
Pour que je pleure avec toi.
Fais que mon âme soit de feu
Dans l'amour du Seigneur mon Dieu :
Que je lui plaise avec toi.
Mère sainte, daigne imprimer
Les plaies de Jésus crucifié
En mon cœur très fortement.
Pour moi, ton Fils voulut mourir,
Aussi donne-moi de souffrir
Une part de ses tourments.
Donne-moi de pleurer en tout vérité,
Comme toi près du crucifié,
Tant que je vivrai !
Je désire auprès de la croix
Me tenir, debout avec toi,
Dans ta plainte et ta souffrance.
À l'heure où mon corps va mourir,
À mon âme, fais obtenir
La gloire du paradis.


Russe
Текст и перевод


Stabat Mater — римский католический гимн, автором которого считается итальянский поэт XIII века Якопоне да Тоди. Свое название текст получил по своим первым строкам Stabat Mater dolorosa, означающим «Стояла мать скорбящая». Первая его часть повествует о страданиях Девы Марии во время распятия Иисуса Христа, а вторая представляет собой страстную мольбу грешника о даровании ему рая после смерти.

Ниже приводится латинский текст и его перевод на русский язык.
Stabat mater dolorosa
iuxta Crucem lacrimosa,
dum pendebat Filius.
Стояла Мать скорбящая
Возле креста в слезах,
Когда на нем висел Сын,

Cuius animam gementem,
contristatam et dolentem
pertransivit gladius.
Чью душу стенающую,
Сочувствующую и страдающую,
Пронзил меч.

O quam tristis et afflicta
fuit illa benedicta,
mater Unigeniti!
О, как печальна и сокрушенна
Была Она, благословенная
Мать Единорожденного!

Quae maerebat et dolebat,
pia Mater, dum videbat
nati poenas inclyti.
Как горевала и страдала
Благочестивая Мать, когда видела
Муки Сына восславленного.

Quis est homo qui non fleret,
matrem Christi si videret
in tanto supplicio?
Кто из людей не заплакал бы,
Мать Христа увидев
В таких мучениях?

Quis non posset contristari
Christi Matrem contemplari
dolentem cum Filio?
Кто может не посочувствовать
Матери Христа, наблюдая
Страдания Её вместе с Сыном?

Pro peccatis suae gentis
vidit Iesum in tormentis,
et flagellis subditum.
За грехи своего рода
Видела она Иисуса, в муках
Плетям подставленного,

Vidit suum dulcem Natum
moriendo desolatum,
dum emisit spiritum.
Видела Сына милого, родного,
Умирать оставленного,
Испускающего дух.

Eia, Mater, fons amoris
me sentire vim doloris
fac, ut tecum lugeam.
О, Мать, источник любви!
Дай мне почувствовать силу страданий
И скорбеть вместе с Тобой.

Fac, ut ardeat cor meum
in amando Christum Deum
ut sibi complaceam.
Заставь гореть сердце моё
В любви к Христу Богу
И с собой быть в согласии.

Sancta Mater, istud agas,
crucifixi fige plagas
cordi meo valide.
Святая Мать, сделай это —
Распятого муки
В моём сердце укрепи.

Tui Nati vulnerati,
tam dignati pro me pati,
poenas mecum divide.
Твоего раненого сына,
Достойно принявшего муки за меня,
Страдания со мною раздели.

Fac me tecum pie flere,
crucifixo condolere,
donec ego vixero.
Позволь мне рыдать с Тобою,
Сострадать распятому,
Пока я буду жив.

Iuxta Crucem tecum stare,
et me tibi sociare
in planctu desidero.
У креста с Тобою стоять,
Тебе всей душой сопутствовать
В плаче хочу.

Virgo virginum praeclara,
mihi iam non sis amara,
fac me tecum plangere.
Дева из дев Пресветлая!
Как бы мне ни было горько самому,
Позволь мне рыдать с Тобою.

Fac, ut portem Christi mortem,
passionis fac consortem,
et plagas recolere.
Позволь разделить с Тобой смерть Христа,
Страсти сделай долей моей
И раны освежи.

Fac me plagis vulnerari,
fac me Cruce inebriari,
et cruore Filii.
Пусть меня ранят ударами,
Дай мне упиться крёстной мукой
Из-за любви к Сыну.

Flammis ne urar succensus,
per te, Virgo, sim defensus
in die iudicii.
В пламени я не сгорю, зажженный
Тобою, Дева, и буду защищён
В день Страшного суда.

Christe, cum sit hinc exire,
da per Matrem me venire
ad palmam victoriae.
Христос, когда бренный мир покинуть будет суждено,
Позволь Твоей Матери
Привести меня к победе.

Quando corpus morietur,
fac, ut animae donetur
paradisi gloria. Amen.
Когда тело умрёт,
Даруй моей душе
Райскую славу. Аминь.


Portugais

Stabat Mater (do latim "Estava a Mãe") é um hino católico do século 13 atribuído a Jacopone da Todi.
O hino começa com as palavras Stabat Mater dolorosa ("estava a Mãe dolorosa"), e fala do sofrimento de Maria, mãe de Jesus, durante a crucifixão. Existe também o hino "Stabat Mater speciosa" ("estava a Mãe formosa"), atribuído ao mesmo autor, que contempla as alegrias de Maria junto ao presépio.

    Stabat Mater - Estava a Mãe dolorosa

Estava a Mãe dolorosa,
Junto da Cruz, lacrimosa,
Enquanto Jesus sofria.

Uma longa e fria espada,
Nessa hora atribulada,
O seu coração feria.
 
Oh! quão triste e quão aflita
Padecia a Mãe bendita,
Entre blasfémias e pragas.

Ao olhar o Filho Amado,
De pés e braços pregado,
Sangrando das Cinco Chagas!

Quem é que não choraria,
Ao ver a Virgem Maria,
Rasgada em seu coração.

Sem poder em tal momento
Conter as fúrias do vento
E os ódios da multidão?

Firme e heróica no seu posto,
Viu Jesus pendendo o rosto,
Soltar o alento final.

Ó Cristo, por vossa Mãe,
Que é nossa Mãe também,
Dai-nos a palma imortal.

Maria, fonte de amor,
Fazei que, na vossa dor,
Convosco eu chore também.
 
Fazei que o meu coração
Seja todo gratidão
A Cristo, de quem sois Mãe.

Do vosso olhar vem a luz
Que me leva a ver Jesus
Na sua imensa agonia.

Convosco, ó Virgem, partilho
Das penas do vosso Filho,
Em quem minha alma confia.

Mãos postas, à vossa beira,
Saiba eu, a vida inteira,
Guiar por Vós os meus passos.

Junto da Cruz eu quero estar
e a Vós me associar
com lágrimas de compaixão.

E quando a morte vier,
Eu me sinta adormecer
No calor dos vossos braços.



Italiano

Lo Stabat Mater (dal latino per Stava la madre) è un inno - più precisamente una sequenza - cattolica del XIII secolo attribuito a Jacopone da Todi (sec. XIII; ma la questione é controversa).
Tale preghiera, che inizia con le parole Stabat Mater dolorosa ("Stava la Madre soffrendo") medita sulle sofferenze di Maria, madre di Gesù, durante la crocifissione e la Passione di Cristo.
È importante notare che, anche se il testo è in latino, la struttura ritmica è già quella italiana: non si hanno sillabe lunghe e corte, ma una serie di ottonari rimati AABCCB, con alcune rime interne.
E' recitata in maniera facoltativa durante la messa dell'Addolorata (15 settembre) e le sue parti formano gli inni latini della stessa festa. Prima della Riforma liturgica era utilizzata nell'ufficio del venerdì della settimana di passione (Madonna dei sette dolori - venerdì precedente la Domenica delle Palme). Ma popolarissima era soprattutto perché accompagnava il rito della Via Crucis e la processione del Venerdì Santo. Un canto amatissimo dai fedeli, non meno che da intere generazioni di musicisti colti (si pensi solo a Scarlatti, Pergolesi, Rossellini ).


Stava Madre dolorosa
a la croce lagrimosa,
dov'era il suo Filio;

la cui anima piangente,
abattuta e dolente       5
trapassò il gladio.

O quanto tristạ e aflitta
fue quella beneditta
Madre de l'Unigenito,

che piangeva e doleva       10
e tremava, ché vedeva
le pene al Figliuol inclito.

Qual è l'uomo che non piagnesse
se questa Madre vedesse
nel tormento asprissimo?       15

Chi non si può contristare,
pia Madre, contemplare
il tuo dolore grandissimo?

Pe' peccati di sue genti
Iesú vide ne' tormenti       20
e ne' flagelli suddito.

Vide il suo dolce nato
moriente desolato
quando amise il spirito.

E però, fonte d'amore,       25
fa' ch'io senta il tuo dolore,
fammi teco piagnere;

Fa' ch'egli arda il cor mio
in amare Cristo Dio
e 'l suo compiacer cogliere.       30

Santa Madre, fammi questo,
le suo piaghe io abbia presto
al core si ch'elle vagliano;

del tuo nato traforato,
al morire per me degnato,       35
le pene in me compartano.

Fammi sempre piagner teco,
al Crocifisso doler meco,
mentre ch'io viverò;

a la Croce teco stare       40
volentieri acompagnare
pianto con desiderio.

Virgo de le vergine preclara,
a me non esser avara,
fammi teco piagnere.       45

Fa' ch'io porti in Cristo morte
de la sua passion la sorte
e le piaghe raccogliere;

da le piaghe essere piagato,
da la Croce inebriato,       50
ne l'amor del Filio.

Infiamato ed acceso,
per te, Madre, io sia diffeso
nel dí del iudicio.

Fa' che la Croce mi guardi       55
e la passion raguardi
a ciò ch'io trovi grazia.

Quando il corpo será morto,
fa' che l'anima abbia porto
di Paradiso e gloria.       60


Magyar

A Stabat Mater 13. századi katolikus himnusz, Jacopone da Todi szerzeménye, egyike a legismertebb középkori énekeknek. Máriának a keresztfa mellett átélt fájdalmáról szól. A címe az első sorából adódik: Stabat mater dolorosa (szó szerinti fordításban: "Állt a fájdalommal terhes anya").

A szöveg magyarul
[szerkesztés] Sík Sándor fordítása
Kis átalakítással ma ezt használják a magyar keresztény egyházakban.

Áll a fájdalomnak anyja,
Kín az arcát könnybe vonja.
Úgy siratja szent Fiát.

Gyász a lelkét meggyötörte,
Kín és bánat összetörte,
Tőrnek éle járta át.

Ó mi nagy volt ama drága
Szűzanya szomorúsága,
Egyszülött szent magzatán!

Mennyit sírt és hogy kesergett,
Látván azt a nagy keservet,
Azt a nagy kínt szent Fián.

Ki ne sírna, melyik ember,
Hogyha ennyi gyötrelemben
Látja lankadozni őt?

Ki ne sírna Máriával,
Hogyha látja szent Fiával
Szenvedni a szent Szülőt!

Népét hogy megmossa szennytől,
Látta tenger gyötrelemtől
Roskadozni Jézusát.

Látta édes egy szülöttét,
Halálos nagy elepedtét,
Látta, hogy halálra vált.

Szeretetnek szent kútfője,
Add, a fájdalomnak tőre
Járjon át a lelkemen.

Hogy szívemben lángra kelne
Krisztusomnak szent szerelme.
Segíts neki tetszenem.

Esdek, hogy szívembe véssed,
Szűzanyám, nagy szenvedésed
S az Átvertnek sebeit.

Gyermekednek, a sebzettnek,
Ki miattam szenvedett meg,
Osszam meg gyötrelmeit.

Add meg, kérlek, hogy mig élek,
Együtt sirjak mindig véled
S azzal, ki a fán eped.

A keresztnél veled állni,
Gyászban veled eggyé válni:
Erre űz a szeretet.

Dicső szűze szent szűzeknek,
Hadd ízleljem kelyhedet meg:
Add nekem fájdalmaid:

Add tisztelnem, add viselnem,
S nem felednem:
holt Szerelmem Krisztusomnak kínjait.

Sebeivel sebesítsen,
Szent mámorba részegítsen
Buzgó vérével Fiad.

Hogy ne jussak ama tűzbe,
Védj meg engem, drága Szűz te,
Ha az ítélet riad.

Krisztusom, ha jő halálom,
Anyád szeme rám találjon,
És elhívjon engemet.

S hogyha testem porba tér meg,
Lelkem akkor a nagy égnek
Dicsőségét lelje meg.



Hébreu

סְטָאבָּט מָאטֶר הוא מזמור קתולי מהמאה ה-13 המיוחס ליאקופונה דה טודי. המזמור עוסק בסבלה של מרים, אמו של ישו, בזמן הצליבה. מקור שם המזמור בשורתו הראשונה - Stabat mater Dolorosa - עמדה אם הייסורים. ל"סטאבט מאטר" מעמד גבוה יותר כיום מכל שיר לטיני אחר מימי הביניים.

 [עריכה] תרגום השיר לעברית
אם מוכת יגון עומדת, מול הצלב בוכה, רועדת, שם תלוי יהושע.
את ליבה המתייפח להב הכאב פולח, מה נורא הוא יגונה.
מה נוּגה היא,מה סובלת הקדושה, האם לילד האחד ואין.
הכואבת, הדואבת, הרועדת למראהו של הבן המתייסר.
מי האיש עיניו יבֵשו כי יִראה אמו של ישו, נְמָקה ביגונה.
מי ימנע קולו מבכי עת יזכור את הצדקת החוזה בצער.
על חטאי עמו כיפר הוא, ראו איככה מתייסר הוא, בשוטים ילקו אותו.
ראו הבן החף מפשע, הגווע, חסר ישע, המוציא את נשמתו.
אם אהבה, הרשיני כאבך לשאת, למדיני כאן איתך להתאבל.
נא עיזרי לי, שאצליח לאהוב את המשיח, ואזכה בחסד אל.
אם קדושה במרום רקיע, את פצעיו של המושיע, לו חרט בתוך ליבי.
לו אוכל לחלוק בסבל שבעבורי סבל הוא, שכיפר על עווני.
לו ניתן לי באמת לבכות את בנך המת, כל עוד בחיים אני.
מול הצלב כאן לעמוד ויחדיו איתך לספוד, זה יהיה כל רצוני.
בתולה קדושה, אם חסד, אנא אל תהי כועסת, כי אבכה עימך יחדיו.
כך אשא זכרו של ישו, את מותו, את ייסוריו, בליבי אחקוק פצעיו.
בכל מכאוביו פִּצעיני, בשכרון הצלב מלאיני, באהבתי אליו.
כי תבער בי אש אלוה, את מחסה לי מגבוה, בהגיע יום הדין.
לו הצלב רק ישמרני, מות יהושע יזכני בחסדו ממרומים.
ובכלות גופי למוות, נשמתי תזכה לשבת, בגן עדן לעולמים.
 
מילות המזמור בלטינית


Suomi (finlandais)

Stabat Mater on katolinen hymni 1200-luvulta, jonka todennäköinen tekijä on Jacopone da Todi. Se käsittelee Marian kärsimystä Jeesuksen ristiinnaulitsemisen aikana. Nimi on lyhenne ensimmäisen rivin sanoista Stabat mater dolorosa ("Surullinen äiti seisoi"). Sitä pidetään yhtenä vaikuttavimmista keskiaikaisista latinankielisistä runoista.
 [muokkaa] Sanat ja suomennos
Stabat mater dolorosa
iuxta Crucem lacrimosa,
dum pendebat Filius.
Cuius animam gementem,
contristatam et dolentem
pertransivit gladius.
O quam tristis et afflicta
fuit illa benedicta,
mater Unigeniti!
Quae maerebat et dolebat,
pia Mater, dum videbat
nati poenas inclyti.
Quis est homo qui non fleret,
matrem Christi si videret
in tanto supplicio?
Quis non posset contristari
Christi Matrem contemplari
dolentem cum Filio?
Pro peccatis suae gentis
vidit Iesum in tormentis,
et flagellis subditum.
Vidit suum dulcem Natum
moriendo desolatum,
dum emisit spiritum.
Eia, Mater, fons amoris
me sentire vim doloris
fac, ut tecum lugeam.
Fac, ut ardeat cor meum
in amando Christum Deum
ut sibi complaceam.
Sancta Mater, istud agas,
crucifixi fige plagas
cordi meo valide.
Tui Nati vulnerati,
tam dignati pro me pati,
poenas mecum divide.
Fac me tecum pie flere,
crucifixo condolere,
donec ego vixero.
Iuxta Crucem tecum stare,
et me tibi sociare
in planctu desidero.
Virgo virginum praeclara,
mihi iam non sis amara,
fac me tecum plangere.
Fac, ut portem Christi mortem,
passionis fac consortem,
et plagas recolere.
Fac me plagis vulnerari,
fac me Cruce inebriari,
et cruore Filii.
Flammis ne urar succensus,
per te, Virgo, sim defensus
in die iudicii.
Christe, cum sit hinc exire,
da per Matrem me venire
ad palmam victoriae.
Quando corpus morietur,
fac, ut animae donetur
paradisi gloria. Amen.

Murehella haikialla
Seisoi äiti ristin alla,
Johon Poika naulitaan.
Sydän sykki surkiasti,
Kyyneleitä katkerasti
Silmä vuosi tulvanaan.
Voi sen tuskaa verratonta
Vaivattaissa viatointa
Ainokaista poikaansa!
Voipa määrää huokausten,
Kuin hän seisoi rinnatusten
Ristin kanssa rakkaansa!
Ken ei itkun pisaroita
Vuodattane katkeroita
Tätä huolta nähdessään!
Kumpa äitin neidellisen
Poika hurskas, taivaallinen
Käytetähän kärsimään!
Jesust’ äiti pilkattavan
Näki, ynnä kiusattavan
Synnin tähden maailman;
Kuuli hänen ristin alla
Nääntyenkin siunaamalla
Kiusaajansa kostavan.
Voi sit’ äitin kärsimystä!
Hänen kanssans’ yhdistystä
Etsiä minun pitää;
Palavalla sydämellä
Kyyneleillä kylvetellä
Herran ruumista pyhää.
Poveheni, äiti, paina
Haavat vuotamahan aina,
Joita vuosi poikasi,
Vuosi ruoskin suomittaissa
Sekä ristinnaulittaissa
Tähden suurten syntini!
Häntä tahdon katsastella,
Hartahasti huokaella
Päivieni päätteesen.
Kyyneltesi kumppaliksi
Ja surusi toveriksi
Jään mä ristin juurehen.
Mua ellys eroittako,
Luotasi pois luovuttako,
Pyhä, puhdas impyinen!
Veisata valitus-virttä
Tahdon, ja syleillä hirttä,
Joll’ on poikas’ ainoinen.
Mua hänen haavoissansa
Hautele, ja vaivallansa
Poies päästä synnistä,
Häntä kuulemaan kehoita,
Taivahan taloon osoita
Viimeisenä päivänä!
Ristinsä tukeni olkoon,
Kuolostansa mulle tulkoon
Turva vahva tuonelaan,
Että Luoja armahtaisi,
Sielu kurja onnen saisi
Käydessäni kuolemaan!
Suomentanut August Ahlqvist.

English

Stabat Mater is a thirteenth-century Roman Catholic hymn attributed to Jacopone da Todi. Its title is an abbreviation of the first line, Stabat mater dolorosa ("The sorrowful mother was standing"). The hymn, one of the most powerful and immediate of extant medieval poems, meditates on the suffering of Mary, Jesus Christ's mother, during his crucifixion


Stabat mater dolorosa
iuxta Crucem lacrimosa,
dum pendebat Filius.
At the Cross her station keeping,
stood the mournful Mother weeping,
close to Jesus to the last.

Cuius animam gementem,
contristatam et dolentem
pertransivit gladius.
Through her heart, His sorrow sharing,
all His bitter anguish bearing,
now at length the sword has passed.

O quam tristis et afflicta
fuit illa benedicta,
mater Unigeniti!
O how sad and sore distressed
was that Mother, highly blest,
of the sole-begotten One.

Quae maerebat et dolebat,
pia Mater, dum videbat
nati poenas inclyti.
Christ above in torment hangs,
she beneath beholds the pangs
of her dying glorious Son.

Quis est homo qui non fleret,
matrem Christi si videret
in tanto supplicio?
Is there one who would not weep,
whelmed in miseries so deep,
Christ's dear Mother to behold?

Quis non posset contristari
Christi Matrem contemplari
dolentem cum Filio?
Can the human heart refrain
from partaking in her pain,
in that Mother's pain untold?

Pro peccatis suae gentis
vidit Iesum in tormentis,
et flagellis subditum.
For the sins of His own nation,
She saw Jesus wracked with torment,
All with scourges rent:

Vidit suum dulcem Natum
moriendo desolatum,
dum emisit spiritum.
She beheld her tender Child,
Saw Him hang in desolation,
Till His spirit forth He sent.

Eia, Mater, fons amoris
me sentire vim doloris
fac, ut tecum lugeam.
O thou Mother! fount of love!
Touch my spirit from above,
make my heart with thine accord:

Fac, ut ardeat cor meum
in amando Christum Deum
ut sibi complaceam.
Make me feel as thou hast felt;
make my soul to glow and melt
with the love of Christ my Lord.

Sancta Mater, istud agas,
crucifixi fige plagas
cordi meo valide.
Holy Mother! pierce me through,
in my heart each wound renew
of my Savior crucified:

Tui Nati vulnerati,
tam dignati pro me pati,
poenas mecum divide.
Let me share with thee His pain,
who for all my sins was slain,
who for me in torments died.

Fac me tecum pie flere,
crucifixo condolere,
donec ego vixero.
Let me mingle tears with thee,
mourning Him who mourned for me,
all the days that I may live:

Iuxta Crucem tecum stare,
et me tibi sociare
in planctu desidero.
By the Cross with thee to stay,
there with thee to weep and pray,
is all I ask of thee to give.

Virgo virginum praeclara,
mihi iam non sis amara,
fac me tecum plangere.
Virgin of all virgins blest!,
Listen to my fond request:
let me share thy grief divine;

Fac, ut portem Christi mortem,
passionis fac consortem,
et plagas recolere.
Let me, to my latest breath,
in my body bear the death
of that dying Son of thine.

Fac me plagis vulnerari,
fac me Cruce inebriari,
et cruore Filii.
Wounded with His every wound,
steep my soul till it hath swooned,
in His very Blood away;

Flammis ne urar succensus,
per te, Virgo, sim defensus
in die iudicii.
Be to me, O Virgin, nigh,
lest in flames I burn and die,
in His awful Judgment Day.

Christe, cum sit hinc exire,
da per Matrem me venire
ad palmam victoriae.
Christ, when Thou shalt call me hence,
by Thy Mother my defense,
by Thy Cross my victory;

Quando corpus morietur,
fac, ut animae donetur
paradisi gloria. Amen.
When my body dies,
let my soul be granted
the glory of Paradise. Amen.



Deutsch

Das Stabat mater (nach dem Gedichtanfang: „Stabat mater dolorosa“, lat. „Es stand die Mutter schmerzerfüllt“) ist ein mittelalterliches Gedicht, das die Gottesmutter in ihrem Schmerz um den Gekreuzigten besingt. Die Verfasserschaft wird traditionell den Franziskanern Iacopone da Todi († 1306) oder Johannes Bonaventura († 1274) zugeschrieben.
Das Stabat mater wird am Fest der Sieben Schmerzen Mariä (15. September) sowie am Freitag nach dem ersten Passionstag als Sequenz gebetet oder gesungen.

Christi Mutter stand mit Schmerzen
Bei dem Kreuz und weint' von Herzen,
Als ihr lieber Sohn da hing.
Durch die Seele voller Trauer,
Seufzend unter Todesschauer
Jetzt das Schwert des Leidens' ging.

Welch ein Weh der Auserkornen
Da sie sah den Eingebornen
Wie Er mit dem Tode rang!
Angst und Trauer, Qual und Bangen,
Alles Leid hielt sie umfangen
Das nur je ein Herz durchdrang.
Quis est homo, qui non fleret,

Wer könnt' ohne Tränen sehen
Christi Mutter also stehen
In so tiefen Jammers Not?
Wer nicht mit der Mutter weinen,
Seinen Schmerz mit ihrem einen,
Leidend bei des Sohnes Tod?

Ach, für Seiner Brüder Schulden
Sah sie Jesus Marter dulden,
Geißeln, Dornen, Spott und Hohn.
Sah Ihn trostlos und verlassen
An dem blut'gen Kreuz erblassen,
Ihren lieben einz'gen Sohn.

Gib, o Mutter, Born der Liebe,
Daß ich mich mit dir betrübe,
Daß ich fühl die Schmerzen dein.
Daß mein Herz von Lieb entbrenne,
Daß ich nur noch Jesus kenne,
Daß ich liebe Gott allein.

Heilge Mutter, drück die Wunden,
Die dein Sohn am Kreuz empfunden,
Tief in meine Seele ein.
Ach, das Blut, das Er vergossen,
Ist für mich dahingeflossen;
Laß mich teilen Seine Pein.

Laß mit dir mich herzlich weinen,
Ganz mit Jesu Leid vereinen,
Solang hier mein Leben währt.
Unterm Kreuz mit dir zu stehen,
Dort zu teilen deine Wehen,
Ist es, was mein Herz begehrt.

O du Jungfrau der Jungfrauen,
Wollst in Gnaden mich anschauen,
Laß mich teilen deinen Schmerz.
Laß mich Christi Tod und Leiden,
Marter, Angst und bittres Scheiden
Fühlen wie dein Mutterherz.

Mach, am Kreuze hingesunken,
Mich von Christi Blute trunken
Und von Seinen Wunden wund.
Daß nicht zu der ew'gen Flamme
Der Gerichtstag mich verdamme,
Sprech für mich dein reiner Mund.

Christus, um der Mutter Leiden
Gib mir einst des Sieges Freuden
Nach des Erdenlebens Streit.
Jesus, wann mein Leib wird sterben,
Laß dann meine Seele erben
Deines Himmels Seligkeit! Amen



Dansk (Danois)

Stabat Mater er en passionssalme fra middelalderen, skrevet af Jacopone da Todi (1236-1306). Den skildrer Marias smerte, mens hun står ved korsets fod.
1.
Under Korset stod med Smerte,
Stod med giennemboret Hjerte,
Jesu Moder, dødningbleg!
Solen sortned, da han daaned,
Sorte Hjerter ham forhaaned,
Pine hans var dem en Leg.
   
2.
Rumme kan en Moders Smerte
Kun det ømme Moder-Hjerte,
Som begribes kun af Gud,
Dog er det kun Djævle-Øie,
Den kan ei til Taarer bøie,
Før endnu den bryder ud!
   
3.
Kirken, med sit Moder-Hjerte,
Kiender bedst Marias Smerte,
Under Kors og Verdens Spot,
Men Eens Død for Alles Brøde
Galden nu dog kan forsøde,
Alting gjorde Jesus godt!
   
4.
Grandt han saae sin Moders Smerte,
Før den knuste hendes Hjerte,
Saae med Ynk det knakte Rør,
Har paa Korset hende givet
Søn, som ei skal miste Livet:
Den Discipel, som ei døer!
   
5.
Ja, for Kirkens Moder-Hjerte
Fryd i Sorg og Trøst i Smerte,
Er det Guddoms-Ord især:
Leve skal, til herlig kommer
Zions Brudgom, Verdens Dommer,
Den Discipel, han har kiær!
   
6.
Brist da aldrig, Moder-Hjerte!
Drukne kan du al din Smerte
I din Frelsers Kiærlighed!
Hvad end Sønnerne maae lide,
En Guds Søn er ved din Side,
Og hans Brødre døe i Fred!
   
7.
Saa har i sin Moders Hjerte
Jesus dulmet Dødens Smerte,
Med sin dybe Kiærlighed,
Derfor kun han vilde bløde,
Derfor stod han op af Døde,
Efterlod paa Jord sin Fred!
   
8.
Freden til sin Moders Hjerte
Jesus vandt ved Dødens Smerte,
Den er Kirkens Skat og Priis,
For den Fred hans Kæmper strede,
Med den Fred hans Vidner lede,
Gaae med den til Paradis!
   
9.
Vær velsignet, Moder-Hjerte!
Vær velsignet, Moder-Smerte!
Vær velsignet, Kvinde-Bryst!
I for Gud har fundet Naade,
Vandt, ved Christi Korses Gaade,
Hvad I savned: evig Trøst!


Csezky (Tchèque)

Stabat Mater dolorosa (Stála matka bolestná) je povaován za jeden z nejkrásnějších latinských hymnů všech dob. Je zaloen na proroctví Simeona, podle kterého meč probodne srdce matky Jeíše Krista (Lk. 2:35).
Hymnus pochází ze 13. století a býval připisován papei Innocentu III., který zemřel v r. 1216. Nejpravděpodobněji jej však napsal Jacopone da Todi (1230-1306), nejprve právník, básník a posléze mnich řádu sv. Františka.
V roce 1727 byla katolickou církví báseň oficiálně zařazena jako sekvence při mši na svátek Sv. Marie sedmibolestné (15. září).
Jímavá slova vyjadřující bolest matky nad ztrátou syna si získala nadčasovou platnost a stala se inspirací pro umělecké vyjádření všech ánrů v celém průběhu historie od 13. stol do současné

Stabat Mater dolorosa,
Stála Matka uplakaná
juxta crucem lacrimosa,
pod kříem jak bolest samá,
dum pendebat Filius.
v hořkých vzlycích pro Syna.


Cujus animan gementem,
Její srdce Bohu dané,
contristam et dolentem,
truchlící a zbědované
pertranivit gladius.
sedmerý meč protíná.


O quam tristis et afficta
aluplná, zarmoucená
fuit illa benedicta
nebem poehnaná ena,
Mater Unigeniti!
matka Boí, prostá vin.


Quae maerebat et dolebat
Hlavu sklání do svých dlaní,
pia Mater, dum videbat
pohled na kří vdy ji raní,
Nati poenas incliti.
trpí na něm její Syn.


Quis est homo, qui non fleret
Matko Boí, Matko naše,
Matrem Christi si videret
kdo nad Tebou nezapláče,
in tanto supplicio?
kdy Tě vidí v mukách stát.


Quis non posset contristari
Vidět Ukřiovaného,
Christi Matrem contemplari
Tebe v slzách vedle něho,
dolentem cum Filio?
nutí duši zaplakat.


Pro peccatis suae gentis
Naše vina Tvého Syna
vidit Jesum in tormentis
týrá tobě před očima,
et flagellis subditum.
vidíš Krista v krvi ran.


Vidit suum dulcem Natum
Vidíš jeho teskné rány,
moriendo desolatum
úzkost jeho umírání,
dum emisit spiritum.
smrt, v ní zůstal strašně sám.


Eia Mater, fons amoris,
Matko Boí, lásku dej mi,
me sentire vim doloris,
ké je tvůj a můj al stejný,
fac, ut tecum lugeam.
ké u sama netruchlíš.


Fac, ut ardeat cor meum
Dej, ať patřím Kristu Bohu,
in amando Christum Deum
den ze dne ať více mohu
ut sibi compleceam.
hořet láskou, být mu blí.


Sancta Mater, istud agas
Maria, do srdce mého
crucifixi fige plagas,
vtiskni rány Syna svého,
cordi meo valide.
jeho kří ké je i můj.


Tui Nati vulnerati,
On mé viny smýval svými
tam dignati pro me pati,
krvavými zraněními,
poenas mecum divide.
tento trest nám rozděluj.


Fac me tecum pie flere
S Tebou pláči, slza smáčí
crucifixo condolere
oči, jimi nevypláči
donec ego vixero.
soucit s Tebou, eno en.
Juxta crucem tecum stare,
Veď mě pod kří svého Syna,


et me tibi sociare
jen svou náruč rozepíná,
in planctu desidero.
s Tebou chci stát pod kříem.


Virgo virginum praeclara
Panno panen plná jasu,
mihi jam non sis amara:
neij sama trpkost času,
fac me tecum plangere.
přijmi, prosím, lásku mou.


Fac, ut portem Christi mortem
Maria má, ké Ty sama
passionis fac consortem
dáš mi nést smrt Krista Pána,
et plagas recolere.
přijmout ránu za ranou.


Fac me plagis vulnerari,
Ké mě jeho rány zraní
fac me cruce inebriari
a ké opojení dá mi
et cruore Filii.
jeho kří a jeho krev.


Flammis ne urar accensus,
A před Boím soudem stanu,
per Te, Virgo, sim defensus
přijď mi, Panno, na ochranu,
in die judicii.
vzdal ode mne Boí hněv.


Christe, cum sit hinc exire
Ké jsem kříem, smrtí Páně
de per Matrem me ventire
chráněn v lásce svrchované,
ad palmam victoriae.
milost buď mou záchranou.


Quando corpus morietur
Tělo zemře. Ty však, Panno,
fac, ut animae donetur
dej, ať je mi nebe přáno,
paradiasi gloria. Amen.
ké Bůh přijme duši mou. Amen



Catalano

Stabat Mater és un himne catòlic en llatí del segle XIII dedicat a Maria i atribuït a Jacopone da Todi. El seu nom és l'abreviació del primer vers del poema, Stabat mater dolorosa («Estava la mare dolorosa»). El tema de l'himne, un dels poemes conservats més impactants de la literatura llatina medieval, és una meditació sobre el patiment de Maria, mare de Jesús, durant la crucifixió. El Stabat Mater està associat especialment amb les estacions del Via Crucis; quan es resen les estacions en públic, és a dir, en església o en processó a l'aire lliure, és costum cantar estrofes d'aquest himne mentre els fidels caminen d'una estació a l'altra.

Stabat mater - Catalan translations

    Catalan is the language spoken in the part of Spain around Barcelona. The first one is from the Missal Roma I Versperal per a ús dels fidels (Barcelona 1951), the second one - by Dr.Josep Llovera - from Himnari Litúrgic Complet (Barcelona 1994),  both seemingly official publications to be used by Catalonian catholics.
1 Stabat Mater dolorosa iuxta crucem lacrimosa dum pendebat Filius
Prop de la creu dolorosa Maria estava i plorosa veient el seu Fill clavat
És la Mare dolorosa prop la creu, tota plorosa, d'on el Fill penja clavat

2 Cuius animam gementem contristatam et dolentem pertransivit gladius
Ah! gemegosa tenia pel glavi de profecia el seu cor atravessat.
La seva ànima, endolada, gemegant i contristada,punyent glavi ha traspassat.

3 O quam tristis et afflicta fuit illa benedicta Mater Unigeniti
Oh! Que trista i afligida fou Maria, l'escollida per Mare del Redemptor!
Oh quan trista i afligida era aquella beneÏda Mare del Fill únic seu;

4 Quae moerebat et dolebat Pia Mater dum videbat nati poenas incliti
¡Com s'entrista i plorava quan, compassiva, mirava son Fill en tan gran dolor!
Que gemia i es planyia, tot guaitant-se'l, Mare pia, al suplici, essent ell Déu..

5 Quis est homo qui non fleret Matri Christi si videret in tanto supplicio?
¿Quin  home no ploraría de veure patir Maria en suplici tan mortal?
Quin és l' home que, si veia el patir que del Crist feia Mare aital, ell no plorés?

6 Quis non posset contristari Matrem Christi contemplari dolentum cum filio?
¿Qui no ploraria encara veient el Fill i la Mare sofrint un dolor igual?
Que tristor no hagués pregona si del Crist Mare tan bona compadir son Fill veiés?

7 Pro peccatis suae gentis vidit Iesum in tormentis et flagellis subditum
Pels pecats d'un poble ingraat veié Jesús turmentat sota els assots  i en menyspreu.
Per les culpes del seu poble a turment sotmès innoble i a flagell Jesús veié.

8 Vidit suum dulcem natum moriendo desolatum dum emisit spiritum
Va veure el seu Fill molt car per nosaltres expirar abandonat en la creu.
El dolç fruit que tant amava, desolat morir guaitava, l'esprit quan ell reté.

9 Eia Mater, fons amoris, me sentire vim doloris fac ut tecum lugeam
O font d' amor, Mare meva, feu que senti jo sens treva el dolor que us afligi.
Eia!  Mare, d'amor vena, feu que senti jo la pena del contrit, i plori amb vós.

10 Fac ut ardeat cor meum in amando Christum Deum ut sibi complaceam
Que estigui encès el cor meu de tal amor envers Déu que a Ell sol desitgi servir.
Feu que el fred cor meu s'inflami de l'ardor amb què el Crist Déu ami per tal d'esser-li agradós.

11 Sancta Mater, istud agas crucifixi fige plagas cordi meo valide
Feu, o Mare, que imprimides tingui en el cor les ferides de Jesús crucificat.
Santa Made, les ferides feu, del Crucifix, sentides i gravades al meu cor.

12 Tui nati vulnerati tam dignati pro me pati poenas mecum divide
Que senti amb Vós els dolors que pati pels pecadors el vostre Fill benamat.
I del vulnerat Fill vostre, que amor tal, sofrint, em mostra, compartiu amb mi el dolor.

13 Fac me tecum pie flere crucifixo condolere donec ego vixero
Que el vostre plor m'estremeixi i a Jesucrist compadeixi per sempre mentre viuré.
Compassiu, feu que amb vós plori i el Crucificat honori, mentre el viure em durarà.

14 Iuxta crucem tecum stare et me tibi sociare in planctu desidero
Prop de la creu vull estar i en el vostre desempar plorant m'associaré.
Prop la creu, amb vós, estar-me i al plany vostre associar-me amb mon plany desitjo ja.

15 Virgo virginum praeclara mihi iam non sis amara fac me tecum plangere
O Verge la més insigne, mostreu-vos per mi benigne, amb Vós deixeu-me plorar.
Verge, entre les verges clara, amargor no us vegi encara, feu que, amb vós, em dolgui jo.

16 Fac ut portem Christi mortem passionis fac consortem et plagas recolere
Amb Jesús feu-me morir, les seves penes sentir i ses llagues venerar.
Que la mort del Crist jo porti, i acompanyi i aconhorti sos assots i passió.

17 Fac me plagis vulnerari fac me cruce inebriari et cruore filii
Amb tals llagues, ah, llagueu-me, amb la creu embriagueu-me, i amb la sang del vostre Fill.
Dels verdancs del Crist marqueu-me, embriac de la creu feu-me i la sang del vostre Nat.

18 Flammis ne urar succensus, per te, Virgo, sim defensus in die iudicii
I perqué el foc eternal no em cremi, al tribunal salveu-me de tot perill.
En el dia del judici feu-me'l, Verge, vós propici, que no sigui al flam llançat.

19 Christe cum sit hinc exire da per matrem me venire ad palmam vicoriae
Quan vingui, o Crist, l'ultim dia, feu que arribi, per Maria, a la palma triomfal.
En finar, oh Crist, mia vida, per la Mare feu-me crida a la palma triomfal.

20 Quando corpus morietur fac ut animae donetur paradisi gloria. Amen
Separada ja del cos l'anima, deu-li repòs en la glòria eternal. Aixi sia.
Quan el cos en terra mori, feu que l'anima us adori en el goig sempi



Arabe
ستابات ماتر (Stabat Mater) هي نوع من التآليف الموسيقية الغربية. الكلمة في أصلها لاتينية، ومعناها "الأم كانت واقفة"، في إشارة إلى السيدة العذراء ووقوفها أمام الصليب أثناء محنة السيد المسيح (حسب المعتقدات المسيحية). وحول هذا الموضوع تم كتابة العديد من المؤلفات الموسيقية التي

Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres

Walter Covens #Prières

La solennité du Sacré-Coeur de Jésus a été proclamée par Jean-Paul II "JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE POUR LA SANCIFICATION DES PRÊTRES". Mais, poussé par le sens commun de la foi, depuis bien plus longtemps, des chrétiens priaient : "Coeur Sacré de Jésus, donnez-nous de saints prêtres !"

Comme il est de notre devoir d'offrir au Coeur de Jésus "une juste réparation" pour nos péchés (cf. la deuxième prière d'ouverture au choix de la messe), de même il est de notre devoir, non seulement de prier pour les vocations sacerdotales, mais aussi pour la sanctification des prêtres.

Le saint Curé d'Ars disait que le prêtre est le don du Coeur de Jésus.

S. Thomas More écrivait, enfermé dans sa cellule de la Tour de Londres :

"Le Christ est également livré aux mains des pécheurs lorsque son très saint corps, dans le sacrement, est consacré et touché par des prêtres impudiques, débauchés et sacrilèges. Quand nous voyons se produire ces actes indignes - et ils ne se produisent hélas ! que trop souvent - estimons que le Christ lui-même nous redit : 'Pourquoi dormez-vous ? Veillez, levez-vous et priez pour ne pas entrer en tentation car le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs.' En effet, à partir des exemples donnés par les mauvais prêtres, la souillure des vices se répand facilement dans le peuple. Moins ceux dont la fonction est de veiller et de prier pour le peuple sont aptes à obtenir la grâce, plus le peuple a besoin, assurément de veiller, de se lever et de prier plus instamment pour lui-même, et non seulement pour lui-même mais aussi pour ce genre de prêtres. Car du grand bien qu'en tirera le peuple résultera que les mauvais prêtres s'amenderont."

Sans commentaire... mais avec d'autant plus de prière !

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