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C'est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient. Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire. Crédit peintures: B. Lopez

"C'est le silence qui tue" - Robert Prevost a-t-il été victime d'abus sexuels ?

« On nous a assez exhortés à nous taire. Criez de mille voix ! Je vois que le monde est pourri par le silence… Dites la vérité à tue-tête. C'est le silence qui tue. »

Sainte Catherine de Sienne

 

Robert Prevost a-t-il été victime d'abus sexuels ?

 

 

Pour comprendre l'incapacité des autorités ecclésiastiques à résoudre le problème des abus sexuels et leur dissimulation subséquente de ces abus, il faut saisir que le problème trouve son origine dans les structures infiltrées de l'Église catholique. Autrement dit, la plupart des prêtres pédophiles qui ont abusé, violé et sodomisé d'innombrables enfants, majoritairement des adolescents, étaient eux-mêmes victimes de prédation. En des décennies de travail sur les cas d'abus sexuels commis par des membres du clergé, je n'ai jamais rencontré ni interrogé un seul prêtre pédophile qui n'ait pas lui-même subi d'abus sexuels durant sa formation sacerdotale. Cela explique à la fois pourquoi ils abusent à leur tour de jeunes gens et pourquoi les autorités ecclésiastiques ont systématiquement couvert ces abus.

 

Prenons l'exemple d'un prêtre que nous appellerons « Bill » et d'un évêque que nous appellerons « Léon ».

 

À 13 ans, Bill entra dans un séminaire où, sous couvert de bienveillance, un professeur l'initia à l'homosexualité. Comme la plupart des victimes, Bill ne voulut pas révéler à ses parents son orientation homosexuelle, un phénomène fréquent chez les garçons abusés durant leur développement psychosexuel, avant même d'avoir eu une relation affective ou physique avec une femme. En restant au séminaire et en devenant prêtre, Bill ne put jamais laisser sa famille et ses amis découvrir qu'il était, comme beaucoup d'autres, attiré par les personnes du même sexe. Percevant ses douze années d'expériences sexuelles avec des prêtres et des séminaristes comme des marques d'amour et d'amitié, il reproduisit plus tard, une fois prêtre, ces mêmes agissements avec des garçons de sa paroisse. Lorsqu'un de ces garçons dénonça ses agressions à Mgr Léon, son supérieur, ce dernier envoya Bill suivre une « thérapie » et conclut un accord à l'amiable avec la victime. Plus tard, Mgr Léon a affecté le père Bill à une autre paroisse, tout comme d'innombrables prêtres homosexuels sont mutés après avoir été surpris en train d'utiliser l'application de rencontres gay Grindr.

 

Si cela peut expliquer pourquoi de nombreux prêtres abusent de jeunes garçons, comme ils l'ont eux-mêmes été, pourquoi la plupart des évêques, à l'instar de notre Mgr Léon dans le cas mentionné plus haut, dissimulent-ils ces abus au lieu d'exclure définitivement les agresseurs du sacerdoce ? La réponse tient au fait que plus de 80 % des évêques américains, à l'instar du Pape et des responsables du Vatican, sont soupçonnés d'être homosexuels, ce qui leur permet de comprendre des prêtres comme le Père Bill, car non seulement ils sont attirés par les personnes du même sexe, mais la quasi-totalité d'entre eux ont eu des relations homosexuelles avant et après leur ordination. On ne peut s'empêcher de remarquer que le décret d'excommunication de Mgr Carlo Maria Viganò est intervenu de manière suspecte, peu après que ce dernier ait accusé le pape François d'avoir abusé de novices lorsqu'il était maître des novices au noviciat jésuite d'Argentine.

 

Quelle est la probabilité, par exemple, que Robert Prevost, qui a quitté sa famille à Chicago pour étudier dans un séminaire augustinien du Michigan, ait été manipulé et abusé comme Bill ? Il est important de noter que le séminaire catholique fréquenté par Prevost avait accueilli un prêtre pédophile notoire, le Père Nelson Daniel Rupp. Et si Prevost a effectivement été manipulé, cela pourrait-il expliquer pourquoi il continue de dissimuler les abus sataniques présumés de Lisa Roers par le Père Dennis Hanneman d'Omaha, ainsi que les agissements de plus de 160 Évêques accusés de manière crédible d'abus sur des enfants et des adultes vulnérables ?

 

La plupart des associations de défense des victimes d'abus sexuels, comme le Réseau des survivants d'abus commis par des prêtres (SNAP), qui a déposé une plainte Vos Estis contre le Pape Léon avant son élection, estiment que ce dernier fait partie du problème et non de la solution en matière de prédation sexuelle et d'inconduite homosexuelle au sein de l'Église catholique.

 

 

 

À titre d'exemple récent, on peut citer la nomination scandaleuse par Léon de Mgr Edgar Peña Parra, alors substitut aux affaires générales du Secrétariat d'État (soit la deuxième plus haute autorité du Secrétariat), au poste de Nonce apostolique en Italie. En 2002, au Venezuela, Peña Parra a été dénoncé pour avoir abusé de deux petits séminaristes et pour son implication dans la mort violente de deux homosexuels. Ces abus ont été confirmés par le Recteur du grand séminaire de Maracaibo de l'époque, le Père Enrique Pérez, où les faits se seraient déroulés, ainsi que par un comité de laïcs qui a transmis un dossier conséquent au Secrétariat d'État. Le fait que Léon promeuve plusieurs Prélats accusés d'avoir commis des abus et de les avoir dissimulés laisse à penser qu'il a lui-même été victime d'abus durant ses douze années de formation dans l'ordre des Augustins.

 

Concernant l'affaire Lisa Roers, sur laquelle j'ai souvent écrit, j'exhorte les Fidèles de l'archidiocèse d'Omaha à suivre l'exemple des Catholiques du Diocèse de Buffalo qui ont manifesté devant la Chancellerie pour exiger la démission de Mgr Richard Malone, coupable d'avoir couvert des abus, et celui des catholiques du diocèse de Richmond qui ont manifesté devant la Cathédrale et devant l'Ambassade du Vatican à Washington pour réclamer la destitution de Mgr Barry Knestout, suite à la suspension injuste du Père Mark White, prêtre qui a courageusement dénoncé les agissements de responsables ecclésiastiques dissimulant des cas de pédophilie. Voici un lien vers une vidéo relatant l'affaire Lisa Roers, intitulée « La prière de la proie » (The Prayer of the Prey), que j'invite les fidèles d'Omaha à visionner.

 

Concernant ce que je considère comme le problème numéro un auquel l'Église catholique est confrontée aujourd'hui, la remarque suivante de la grande Sainte Catherine de Sienne, qui circule beaucoup ces derniers temps dans les médias catholiques engagés, est plus que jamais d'actualité et parle d'elle-même :

« On nous a assez exhortés à nous taire. Criez de mille voix ! Je vois que le monde est pourri par le silence… Dites la vérité à tue-tête. C'est le silence qui tue. »

 

 

Lire aussi :

VATICAN : LE SOUS-SECRÉTAIRE D'ÉTAT APPELÉ À DÉMISSIONNER POUR TENTATIVE DE RÉTABLIR UN PRÊTRE PÉDOPHILE DANS SON MINISTÈRE

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